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| Photo Céleste |
31 août 2021
A tout bientôt
27 juillet 2021
Pause
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20 juillet 2021
A la recherche du temps perdu
Les heures sont des fleurs l’une après l’autre écloses
Dans l’éternel hymen de la nuit et du jour ;
Il faut donc les cueillir comme on cueille les roses
Et ne les donner qu’à l’amour.
Gérard de Nerval
J'étais à Biscarrosse, un lieu superbe, bercé entre pins et sable. Je fêtais la vie avec mon amoureux, c'était doux et frais. On avait l'impression que rien de futile n'existait plus. Que tout était essentiel. Et l'océan, face à notre fenêtre, roulait ses vagues sur le bord du monde. Les nuages jouaient avec la plage. Inconscients des délires humains. C'était beau. Comme toutes ces choses qui nous semblent éternelles : la course des étoiles, les rochers de granit rose, le vent dans les blés...et les mimiques d'un bébé. Vous avez remarqué comme c'est mignon, un bébé, avec ses petites bouilles impayables, toujours les mêmes ? Quelle que soit l'époque et l'endroit. Comme si ces bouts de choux parlaient un langage universel, que l'on va s'ingénier à leur faire oublier dès qu'ils grandiront. Mais ça, c'est une autre histoire.
Pour l'atelier de la Licorne
05 juillet 2021
Une femme libre
Les gens honnêtes de l'époque avaient tôt fait de cataloguer les femmes libres, les Simone en pantalons, les Colette en fume-cigarettes, avec ces mots peu élégants et totalement inappropriés. Exagérés. En réalité, Marcelline devait sûrement faire un peu rêver les ménagères dans les chaumières. Sa vie aventureuse, racontée par ma mère, me fascinait quand j'étais adolescente.
Elle avait eu vingt ans en mil-neuf-cent-vingt. Cette belle concordance arithmétique, conjuguée à l'ambiance mythique des « années folles », la plaça sans doute sous une étoile particulière, toute scintillante des paillettes de Joséphine Baker et des cuivres du charleston. Un brin de fortune l'ayant quand même mise à l'abri des basses contingences matérielles, elle put assurer ses besoins matériels sans l'aide de personne. Bref, ma riche aïeule de Roquebrune mena la vie, comme on dit.
De combien de beaux jeunes hommes tremblants fit-elle tourner la tête ? Combien de rendez-vous galants sur cette belle plage de Cap-Martin où elle vivait, elle en coupe garçonne et eux en knicker-bocker à carreaux ? Combien de passions dévorantes, d'étreintes sensuelles et de mauvaises rencontres aussi ? Combien de coeurs brisés par son indifférence ? Et combien de petits matins tristes après une nuit de folie ?
Le revers de la médaille de cette existence insouciante vouée au plaisir, c'est que Marcelline ne connut jamais le bonheur d'être mère. Ni celui de vivre un amour partagé avec un amoureux. Ou une amoureuse.
Certains mois, elle dut subir aussi les affres de celle qui attend désespérément la preuve qu'elle n'est pas enceinte, et sans doute, une fois ou deux dans cette existence périlleuse, la déchirure atroce de la faiseuse d'anges.
Pourtant, on raconte qu'elle ne regretta jamais ses choix, farouchement libre jusqu'au bout. Vivante et effrontée.
Assise sur la plage, quelque cent ans plus tard, le coeur bercé de ressac et la peau caressée de lumière, je me suis sentie libre et heureuse. Pas de la même façon que Marcelline, non. Mais sans aucun regret moi non plus. Heureuse d'avoir su concilier toutes ces choses si contradictoires, les études, la carrière, la morale, la maternité, l'aventure, l'éducation, l'indépendance, la sexualité, et l'Amour... Une vie de femme c'est cela, quoi qu'on en dise, et même si ça évolue peu à peu : un combat quasi permanent pour concilier l'inconciliable.
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28 juin 2021
Clic clac !
19 juin 2021
Petits cahiers d'amour
J'ai commencé un cahier de jardin. J'y raconte la vie de mes fleurs avec passion. Leurs noms étranges ou jolis, leurs couleurs. Mais aussi, les soins à leur prodiguer, les dates de leurs poussées de croissance et celles de leur mise en repos, et puis leurs préférences : les fougueuses qui adorent le soleil à s'en faire péter la corolle, les timides qui n'aiment que la fraîcheur des sous-bois. Et puis les indécises qui minaudent, mi-ombre, mi-soleil, éventées doucement par une brise délicate mais blessées par le Mistral.
Mon amie Dolce Vita me trouve méthodique. Je crois que je suis surtout une poétesse du jardinage. Pas certaine d'être toujours très orthodoxe dans mes pratiques...Mais quelle importance ? Où que mon regard se pose, je m'arrange pour y trouver du bonheur.
J'ai toujours aimé les petits cahiers, sans doute une réminiscence de ce métier de jardinière d'âmes qui fut le mien. J'entends tousser au fond de la salle : un vieux délire d'institutrice, penseront certains. Sans doute. Cette odeur subtile de papier neuf, de crayons neufs, de gommes neuves, cette odeur d'encre, ce parfum de rentrée des classes m'ont envoûtée toute ma vie. Commencer un cahier est un plaisir de gourmet. J'ai fait des cahiers de tout.
Mes cahiers d'adolescentes racontaient ma vie de lycéenne, enflammée de coups de coeur et ternie d'ombres grises. J'ai eu des cahiers d'accords de guitare, des cahiers de gourmandise, d'escapades, de croquis, dans lesquels j'ai crayonné des portraits maladroits, des paysages émouvants.
En classe, mes cahiers journaux* étaient des oeuvres d'art. Un de mes inspecteurs me dit un jour qu'il n'avait jamais vu cela en trente ans de carrière. Je m'appliquais comme un capitaine de galion remplit son journal de bord. Notant tout. Dans un arc-en-ciel de stabilos. Avec des dessins, des photos, des cartes. Bref, un truc vivant, agréable à lire et relire.
Dans mon cahier de lectures, j'ai consigné les centaines de livres que j'ai dévorés jusque tard dans la nuit. Car vous le savez, j'ai eu la fièvre des mots bien avant celle du samedi soir.
Et puis j'oubliais, mon cahier de chers poèmes qu'un malotru désinvolte m'emprunta un jour et que je faillis ne plus jamais revoir. Confiante, innocente, je n'avais pas pensé à lui préciser que j'y tenais comme à mes yeux. Et cet idiot qui l'avait laissé traîner sur un banc de la cour...
Mes chers lecteurs, vous faites partie d'un de mes plus beaux cahiers. Il est virtuel, il porte le nom de blog, mais je le tiens avec un soin extrême, veillant aux illustrations, à l'harmonie des mots et à la beauté de la présentation. Et vous écrire mes petits billets me rend heureuse.
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Pour les Plumes d'Asphodèle chez Emilie, les mots à placer étaient:
REGARD DELIRE PASSION DANSER SAMEDI NUIT THERMOMETRE TOUSSER OMBRE FRAICHEUR ENVOUTER ENFLAMMER EVENTER.
*Tenir son cahier-journal était une des obligations quotidiennes des maîtres d'école. Enfin, je crois qu'il l'est toujours...
14 juin 2021
Nirl power
Je suis comme toi, Nirl. Mon sourire irradie partout, je flambe comme un Van Gogh dans ses blés. Ce n'est pas moi qui le dis, mais un ami très cher qui m'envoie souvent de petits mots gentils et plein de remarques passionnantes sur la vie, l'amour, la mort. Quoi d'autre en ce bas monde, à part ces trois thèmes éternels ?
04 juin 2021
Les vacances
C'est vrai, quoi, tu es toujours en vacances, Célestine...
Car enfin...Cet air neuf qui change du quotidien, ces longues promenades dans des paysages nouveaux, cette ambiance festive retrouvée, sur des placettes baignées de tilleul et de lumière...Le cri des guêpiers, les enfants qui jouent, tard, quand le soleil prend tout son temps pour aller se coucher...C'est tout ce que j'ai toujours aimé dans le mot « vacances ».
24 mai 2021
Tenségrité

10 mai 2021
Respirer
02 mai 2021
Que ma joie demeure
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