L'amour d'une famille, le centre autour duquel tout gravite et tout brille.
Victor Hugo
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Où peut-on être mieux qu'au sein d'une famille ? Partout ailleurs !
Hervé Bazin
Cette année, le quatorze juillet brillera d'un éclat particulier dans mon ciel de vie. Cette année, sur la Colline, ce seront des moments forts autour d'une belle table. De la gaité, de l'émotion, des retrouvailles. On se racontera nos vies, on rira, on jouera. Le vin coulera dans les verres, les mets appétissants orneront la table, on a tant de choses à fêter... Il y aura des tentes dans le gazon, et de petits pieds qui courront partout derrière les papillons.
Pas question, évidemment, de rivaliser avec la plus grande cousinade du monde, le Guiness Book n'est pas mon livre de chevet... Mais quelque chose me dit qu'il n'est pas utile de se retrouver à cinq mille pour célébrer cette étrange invention humaine que l'on appelle la famille. (Humaine ? Quoique...)
Etrange car tellement complexe, pour ne pas dire, parfois, contradictoire. Il n'est que de lire les citations des grands auteurs à propos de cette vénérable institution. J'avoue que, globalement, je suis assez contente de la mienne. Mais c'est certainement parce que l'on n'est pas comme cul et chemise.
Donc, comme je vous le disais, réunir les frères et soeurs, les conjoints et leur progéniture, ainsi que la progéniture de leur progéniture, ça commence quand même à former un joli nombre. A l'école, je l'appelais le nombre d'or des groupes : vingt-quatre. Un nombre qui autorise toutes sortes de combinaisons, par deux, par trois, par quatre, par six, par huit, par douze... Un nombre idéal pour un zèbre comme moi, qui aime tant la magie des chiffres. Je n'étais jamais aussi ravie que quand j'avais vingt-quatre élèves... Mais je m'égare.
La famille... Comme c'est passionnant d'observer toutes ces fortes individualités, et la façon dont elles parviennent à s'imbriquer ensemble pour former un groupe cohérent. Qu'est-ce qui nous lie, tous ? Sans doute, en premier lieu, le sens de l'humour cher à mon père, créant une sorte de connivence subtile, souvent basée sur les mots. Le partage, aussi, bien sûr, de quelques valeurs communes, le goût de la Vie, de la Nature, de la bonne chère, des plaisirs simples. Des références communes, culturelles, musicales, sportives. Et le côté nissart par ma mère, empreint de cette sagesse caustique qui émane des dictons qu'elle nous sortait à chaque occasion.
Enfin, cette solidarité, si importante dans le monde actuel, qui fait que l'on prend des nouvelles, que l'on prend soin les uns des autres, que l'on s'intéresse à ce que devient chacun. Que l'on s'entraide.
Et c'est un bonheur de voir les « pièces rapportées » (bien que je n'aime pas cette expression, je parlerais plutôt de « valeurs ajoutées » !) se couler assez facilement dans notre modèle. A commencer par mon prince des collines (celui que j'ai pécho avec ma baguette magique, n'est-ce pas, monsieur le Goût) qui se démène comme un beau diable pour que tout soit prêt le jour J, et qui s'en réjouit autant que moi...
Notre modèle ? Une sorte de cocon non emprisonnant, finalement, dans lequel on a plaisir à se glisser de temps en temps, pour prendre une goulée de félicité familiale.
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