lundi 8 février 2021

Effeuillage

S'asseoir sur le divan...




...Accepter d'effeuiller son âme


  Il écoute. Il observe, il analyse sans juger. Il enregistre dans sa mémoire des dizaines, des centaines d'histoires. Toutes terribles. Banales, humaines, mais tragiques quand elles nous arrivent. Il les écoute comme si elles étaient uniques. Il nous écoute comme si on était unique. Il fait émerger des liens subtils entre les faits, les actes, les paroles. Tels les fils colorés d'un canevas géant. Travail admirable que celui du thérapeute. Complexe. Sagace. Humble. Bienveillant. Avisé.
Parfois je me demande si j'aurais pu faire ce métier hors-norme. Fascinant. Parfois je me dis que oui, j'aurais su. En tout cas, j'aurais aimé en être capable. J'aurais aimé soigner les âmes chiffonnées, les âmes poussant comme des arbres rabougris sur des terres arides, les âmes fanées par un vent contraire. Les êtres en recherche, en progrès, en guerre contre eux-mêmes, en crise, en doute. Soigner le substrat de l'humain. Panser les blessures de miroir, les failles intimes, les déchirures de l'enfance. 
Laisser les patients se dévoiler, se mettre à nu, lentement, pudiquement, pelure après pelure. Leur apporter, c'est selon, une lumière, une rampe d'atterrissage, une bouée, des cailloux blancs, une boussole, bref les aider à sortir des griffes qui les écorchent, à retrouver leur chemin dans leur jungle existentielle. Oui j'aurais aimé. 
Et peut-être parce que j'ai expérimenté à une époque cet effeuillage de moi-même, le coeur à fleur de soi, fragile de mal me connaître,  j'apprécie la remarquable série diffusée en ce moment sur la chaîne intelligente. J'y retrouve un parfum de déjà vu qui m'émeut beaucoup. Cela m'aide à mesurer mon chemin parcouru. Et je crois que je ne suis pas la seule.

***





En Thérapie, d'Eric Toledano et Olivier Nakache. Arte.

Pour l'atelier de Lakévio du Goût, à qui je demande pardon d'avoir détourné le sujet à des fins personnelles.






76 commentaires:

  1. je suis heureuse de voir que je ne suis pas la seule à l'avoir détourné :-)
    l'avantage que tu as sur moi, c'est que tu l'as détourné d'une façon qui ne peut que mettre tout le monde d'accord!
    bien fait, bien dit, merci Célestine

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    1. Oh ne crois pas cela...
      Je me souviens de Michel Onfray et de son ouvrage sulfureux sur la psychanalyse, c'était loin d'être l'unanimité dans le débat...
      Ton sujet concerne certainement plus de gens (environ la moitié de l'humanité en fait ) ;-)
      Bises

      Merci à toi.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  2. Merci pour votre beau texte et bonne journée.

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  3. Reste à espérer que tous les praticiens soient du même acabit !
    Mais je t'y verrais bien. Si tu te décides à exercer, j'accours te raconter ma vie (palpitante) ! ;-)

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    1. Si ta vie est aussi palpitante que celle de Jackie, cela promet de belles séances !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  4. C’est une profession difficile, décriée, controversée même. Et terriblement galvaudée.
    Et pourtant on y rencontre des gens remarquables de patience et d’écoute.
    Bien sûr comme partout il y a des charlatans, des gens peu investis mais c’est le cas dans chaque activité humaine.
    Vous auriez fait merveille, j’en suis sûr. Vous avez de grandes qualités humaines et une, particulièrement, c’est la bienveillance.
    Je vais regarder cette série avec grand plaisir.
    Je vous embrasse
    ~L~

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    1. Vous n'allez pas le regretter, c'est extrêmement prenant. A l'heure du zapping, réussir à captiver le public avec deux personnes assises l'une en face de l'autre, c'est un exploit. Mais les réalisateurs ont ce talent là.
      Et c'est une réussite.
      Merci pour vos mots toujours bienveillants à mon égard. Une qualité que nous partageons, donc, s'il faut vous en croire.
      Bien à vous
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. J'ai suivi votre conseil. Je ne le regrette pas. C'est d'une richesse et d'une finesse qui réjouissent l'esprit.
      Ainsi, le cinéma peut encore jouer son rôle d'allumeur de conscience ?
      C'est formidable, à une époque où l'on pourrait croire le contraire.
      Je vous embrasse doublement
      ~L~

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  5. Que ce texte est beau avec ses phrases courtes comme petits cailloux !

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    1. Tiens c'est vrai, je n'avais pas remarqué mes phrases courtes...
      La série a un rythme percutant, c'est sans doute pour cela. :-)
      Belle journée l'artiste
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  6. Moralement se mettre à nu, non je ne pourrais pas mais j'ai rencontré deux fois des thérapeutes qui m'ont écoutée, aidée, par leur bienveillance, mais de psy non, je serais trop rebelle, il faut sentir l'amitié pour cela et même un peu plus... Pas si courants ces liens qui avec un regard se tissent et dénouent les réticences, permettent d'exprimer un peu de nos chagrins et doutes... Mon psy c'est l'écriture, à une époque c'étaient les grandes chevauchées dans la nature, le nez au vent...
    Bises Célestine merci pour ce bel article

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    1. On pense toujours que l'on ne pourra pas se mettre à nu psychologiquement. La pudeur sans doute. Les blocages, les freins. Et puis un jour, on rencontre la bonne personne, celle qui nous ouvre, nous met en confiance.
      J'ai longtemps cru aussi (je le pense toujours) que l'écriture était une thérapie. Mais il y a des moments où cela ne suffit plus et où un regard professionnel s'impose.
      Mais encore faut-il le décider au fond de soi.
      Bisous ma belle et courage
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  7. Détournement réussi !
    Bravo !
    (un détail toutefois, le thérapeute n'est pas là pour défroisser les "âmes chiffonnées", il me seble qu'il est là pour te montrer le fer à repasser qui te permettra de "déchiffonner" ton âme. Mais beau devoir.)

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    1. Bien sûr, tu as raison, c'était un raccourci hâtif.
      Merci pour ton excellente appréciation, ça me touche, maître.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  8. J'ai eu besoin d'une thérapie et bien sûr, je regarde, et j'admire le travail, se mettre à nu , ça pose question, non ?

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    1. Ça pose beaucoup de questions, en effet.
      Mais est-ce que ça t'a fait le même bien fou qu'à moi ?
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  9. J’adore cette série. C’est bien joué, c’est fin, c’est intelligent.
    Et les acteurs me donnent des frissons, surtout le flic.
    Bravo aux créateurs et bravo a toi pour ce texte qui donne envie.
    Bises
    Angela

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    1. C'est vrai, c'est un beau travail de fiction, puisqu'il rend compte assez fidèlement d'une réalité.
      Ce sont des bons, Toledano et Nakache, à n'en pas douter.
      Bisous ma belle
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  10. Cette série apparaît prometteuse d'une très belle réussite.
    D'autant qu'elle fut assez éprouvante pour les acteurs.

    Exercer le métier d'aide, je l'ai fait, (mais pas sous l'angle psychanalytique).
    Des qualités que tu cites à son endroit, je retiendrai principalement : humble et bienveillant. Et j'ajouterai compétence et supervision.
    Nous ne sommes que de modestes intervenants dans les sous-sols du palais intime, magnifique et en construction qu'est une personne humaine… la vraie restauration, l'agencement progressif c'est la personne elle-même qui l'effectue.
    Humbles serviteurs de l'être humain.

    Mais n'as-tu pas été l'une de celles qui aident les personnalités naissantes à leur développement harmonieux ?

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    1. J'ai appris cela, oui : la vraie restauration, l'agencement progressif c'est la personne elle-même qui l'effectue.
      La modestie, l'humilité du thérapeute est en effet une des qualités premières qui permettent au patient d'avancer en toute confiance. Je suis admirative de la façon dont le psy « encaisse »les humeurs des patients, même quand elles sont tournées contre lui, sans jamais en prendre ombrage.
      C'est sans doute cela, la compétence essentielle. La distance, et en même temps la proximité. Un tour de force qui doit épuiser à la longue.
      Mais c'est aussi le cas dans mon métier, et je te sais gré de ce parallèle. Je me suis souvent dit que la porte de mon bureau n'était pas assez grande pour y accrocher toutes les étiquettes : enseignante, directrice, manager, infirmière, conseillère conjugale, confidente, détective, gendarme, mère noël, informaticienne, et psychologue, bien sûr... »
      Quant à la bienveillance, depuis dix ans que j'ai appris à te connaître, mon Babar, et malgré tes dehors parfois rugueux, je sais qu'elle te constitue, qu'elle est ton tissu intime.
      Et que c'est une fortune de te compter parmi ses amis.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸❤️

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  11. Voilà qui amène (encore une fois) beaucoup de discussions...

    En première analyse visuelle, je ne voyais pas l'âme avec cette courbure de hanches, mais pourquoi pas.

    Plus sérieusement, je ne me verrais pas chez un psy, par contre, une petite fille que tu connais bien m'avait plus d'une fois tendu le fer à repasser (pour prendre l'image d'AlainX) et je la remercie pour cette initiation aux tâches ménagères de la vie.

    Par contre, j'aurais quelques craintes pour toi dans ce métier car tu t'investis tellement dans les relations humaines que tu risquerais d'en souffrir, et je ne voudrais pas voir souffrir ma petite sœur.
    Ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir de l'empathie à horaire fixe et de savoir "fermer boutique" en refermant la porte de son lieu de travail.

    Il y a les maçons qui réparent les murs fissurés et ceux qui construisent à neuf. Tu as fait partie de ces derniers.
    Ti bacio forte Carrissima e TVB

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    1. Ah Blutchiamo, ce fut un bonheur de vivre ma thérapie entourée de gens à l'écoute, en empathie et en intelligence, cela m'a fait progresser à la vitesse grand V.
      Je me souviens notamment d'un petit garçon qui s'est ouvert sur ses fragilités, en les transformant en grande force, et cela m'émeut de savoir que j'ai contribué, modestement, à cette ouverture.
      C'est certain, je m'investis dans les relations humaines.Mais je me crois devenue assez forte pour ne plus me laisser submerger, et en souffrir.
      C'est cela, sans doute, le principal gain de ce travail sur moi.
      Ta dernière phrase est un trésor, et je t'en remercie infiniment.
      Ti voglio bene anch'io, caro mio
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  12. J'ai beaucoup apprécié cette série sur Arte. Cela m'a fait penser à ma propre thérapie. Ces moments où l'âme se met à nu, moments émouvants, moments parfois violents mais d'où l'on sort transformé....Jai eu l'impression de vider mon sac !!
    Savoir écouter les autres...Quelle merveilleuse aptitude....Et cela tu sais bien faire !

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    1. Merci Daniel. Une composante essentielle de mon métier.
      Vider son sac, cela fait un bien fou si l'on trouve le bon endroit pour le faire.
      Il m'est arrivé de me confier à des gens indignes qui ont utilisé cette confiance contre moi.
      Cela m'a pas mal entamée, à une époque.
      heureusement ce temps est révolu.
      Bisous joyeux
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  13. Et tu as bien fait de détourner, Célestine (sourire).
    J'ai justement entendu parler de cette série, hier à midi, par des amis chez qui nous étions invités. Et tu en parles aujourd'hui. Je regarderai puisque tu nous donnes si gentiment le lien.
    Belle fin de journée, Célestine. Bisous.

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    1. C'est mon amie Mathilde qui m'a indiqué cette série.
      Et deux autres amis, dans le même temps, qui m'ont dit qu'elle m'intéresserait.
      Tant de confluences en même temps m'ont mis la puce à l'oreille. Et je n'ai pas regretté d'avoir passé la porte de ce psy.
      Tu verras, c'est fort, intéressant, interpellant.
      Bisous belle d'âme
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  14. C'est très courageux d'effeuiller son âme devant un psychanalyste. Ce genre de rencontre et de travail sur soi peut vous sauver la vie.
    Moi aussi j'ai commencé à regarder cette série et je dois dire que je n'aimerai pas être à la place du psy surtout devant les dires de la belle et jeune chirurgienne quelque peu nymphomane (ou pas, question de point de vue ! :-)).
    Et le policier très volontaire, coupé de ses sentiments, qui ne ressent plus rien... Tout bien ! Non, tout va mal... Et il faut aller travailler sinon... Sinon quoi ? L'acteur est parfait dans ce rôle de flic. Complètement crédible.
    J'ai vu les 7 ou 8 premiers épisodes en replay pour l'instant. Excellente série effectivement.
    Bonne soirée ma Célestine

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    1. Le personnage de la jeune nageuse m'a aussi beaucoup émue. Peut-être parce que son manque de confiance en elle m'a rappelé fortement mes propres failles. Son côté écorché vif, nature, candide et pourtant mature aussi.
      Les dialogues sont extrêmement prenants.
      Quant à Reda Kateb, c'est un acteur hors norme. A couper le souffle.
      Mine de rien, c'est une série qui fait du bien.
      Bisous ma Biche 💝
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  15. Il y a un éminent psychiatre américain Wilhem Reich qui a étudié les 5 structures de la personnalité, maintenant vulgarisé par la psychologue Véronique Khon qui reprend chaque profil dans le domaine psychologique amoureux un par un en les nommant l'altruiste, l'alpha, le paresseux, le planqué, le clivé,
    Ça permet de mieux comprendre et de décoder l'autre
    (Les somatiques qui ont été développées pendant l'enfance)

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    1. Je ne connaissais pas cette classification.
      De base, je serais plutôt une altruiste, ce qui n'est pas forcément bon pour l'ego... mais je me soigne, le tout est de trouver un équilibre, n'est-ce pas ? ;-)
      Merci pour ta contribution au débat, très intéressante.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  16. Le film Oui, mais avec Emilie Dequenne et Gérard Jugnot que j'avais bien aimé m'avait montré que cette profession est plus difficile qu'elle n'y paraît. Elle nécessite il me semble de grandes capacités d'écoute, de discernement et de détachement.
    J'aime beaucoup ce dyptique de Goya. Je trouve la Maya habillée beaucoup plus sexe que celle dévêtue.
    Bises Célestine.

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    1. Sauf erreur, tu n'avais pas lu le billet que j'avais écrit au sujet du film que tu cites.
      Je suis d'accord avec toi. La maya habillée est beaucoup plus sexy.
      Comme quoi, se mettre à nu n'est pas forcément très folichon...il vaut mieux le faire devant un professionnel, et garder un peu de mystère excitant pour son amoureux.
      Bisous Patrick
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. J'avais lu ton billet. Je les lis tous mais je ne mets pas toujours de commentaire. Ça m'a donné l'occasion de le relire.
      Bises Célestine.

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    3. Merci Patrick, pour l'intérêt que tu portes à mes écrits.

      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  17. Que voilà un texte qui me parle ! Dans plusieurs registres, d'ailleurs : celui de l'écouté, celui de l'écoutant. D'un côté prolixe, de l'autre silencieux.
    Je me souviens de la mise à nu, libératrice, du temps où j'avais besoin d'en passer par là. Oralement, face à une personne qui m'offrait ce qu'il faut d'hermétisme ("mais qu'est-ce qu'elle pense de ce que je lui raconte ?") et de subtiles remarques sur des fils à tirer, peut-être ("nous verrons ça la prochaine fois"). J'ai beaucoup aimé ce "travail" analytique de décorticage, à la fois profond et décapant, qui m'a permis d'explorer ce que seul je n'aurais su voir ni comprendre. Je repense aussi à la mise à nu par écrit, du temps où je me livrais à la narration impudique de mes états d'âme et réflexions existentielles, un peu inconscient des risques que je prenais à exposer cela devant des inconnus pas nécessairement dotés de bienveillance et de respect. Là aussi, j'ai beaucoup appris. De moi, des autres, des rapports humains.

    Maintenant je m'intéresse, de loin, à un mal-être qui commence à émerger dans les cabinets de psy, encore relativement démunis devant cette nouveauté qui fissure les plus solides sans crier gare : l'éco-anxiété et la solastalgie. Tu vois, je reviens toujours vers ce qui me préoccupe ;)

    Et du même coup je m'égare et digresse.

    Alors oui, pour finir, cette série est excellente. Et tu as su en extraire l'essence pour décrire ce qui se tisse, se noue et se dénoue de soi face à qui sait l'entendre.

    Bises bien mises (à nu)





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    1. Tout d'abord merci d'être venu poser une de tes précieuses pierres (!) à mon édifice.
      Toujours intéressant de lire tes développements, surtout dans le domaine psychologique où, sans vouloir te flatter, tu excelles.
      Une longue pratique d'introspection t'a sans doute donné ta crédibilité en la matière. Il est vrai que l'utilisation du fameux « journal extime »sur la toile a modifié la donne, notamment par le fait que l'on ne contrôle pas à qui l'on balance ces confidences de façon un peu imprudente parfois.
      j'en ai fait moi aussi la cruelle expérience, ce qui m'a amenée à prendre quelques précautions pratiques. Pour autant j'ai trouvé l'expérience enrichissante puisque je l'ai menée à son terme (un an d'écriture automatique quotidienne, partagée avec quelques lecteurs possédant les qualités que je cite dans mon billet ci-dessus : humilité, bienveillance, non-jugement)
      Confronter son vécu avec d'autres personnes n'est pas incohérent avec le travail en cabinet de psy.C'est plutôt un complément, une approche pratique, un exercice. En utilisant le côté thérapeutique de l'écriture. En tout cas, pour moi, il n'y a pas photo, ça m'a été grandement positif.

      En ce qui concerne le mal du siècle (merci de m'avoir appris le mot solastalgie) je ne pense pas que tu digresses en le citant. C'est effectivement une des causes du mal-être existentiel de l'humanité, confrontée à ses propres démons (cupidité, inconscience, soif de pouvoir) le tout sur fond de « peur de la mort » qui reste la principale cause de tous nos maux, de toutes nos peurs, de toutes nos errances.
      Dans la série, c'est un autre mal qui est évoqué, le fanatisme, le terrorisme religieux, l'intolérance. Mais au fond, il n'est guère pire que le terrorisme économique, peut-être même en est-il une des causes, ou conséquences, on ne sait plus, tant le serpent se mord la queue.
      Un cercle vicieux bien angoissant, je le concède. Et ne parlons pas de ce qui se joue actuellement avec le corotruc. La catastrophe écologique que représentent ces milliards de masques qui vont se retrouver tôt ou tard dans le ventre des derniers poissons de l'océan. Ou comment scier la branche par peur de tomber de l'arbre...
      mais je m'égare et digresse. ;-)
      Bises conscientes
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  18. J'ai regardé la série sur Arte...
    On s'y laisse prendre...en effet !
    C'est assez captivant...

    Je ne suis pas sûre néanmoins qu'on soit vraiment dans le "réalisme"
    ni dans la psychanalyse telle qu'elle se théorise et se pratique réellement.

    Mais c'est le cas de toute série qui se passe dans un certain milieu
    (la police, une entreprise, une école...etc).
    Il y a forcément un décalage entre la fiction et le terrain,
    à cause des nécessités scénaristiques...
    qui passent par des raccourcis, des exagérations...

    On ne va donc pas faire la fine bouche...
    et on va regarder la suite !

    Et merci pour ton texte, joliment écrit...

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    1. Tout à fait : les nécessités scénaristiques ne font pas oublier qu'une psychanalyse peut durer des années, et que là, les personnages n'ont droit qu'à 5 fois 30 minutes...
      Mais peu importe. L'essentiel, à mon sens, réside dans l'approche « pour le grand public » (encore que...le public d'Arte est-il vraiment le grand public ? Je ne fais pas d'élitisme, mais un simple constat de ce que la majorité des gens regardera plutôt autre chose de plus excitant qu'une série où il n'y a "pas d'action" et seulement deux personnages qui parlent dans un salon.C'est bien regrettable, cela dit. Et peut-être suis-je dans le procès d'intention, et que la série va faire un tabac au box-office ? )
      Bref, ce n'est pas si souvent que l'on a la chance de voir une oeuvre de fiction s'intéresser au travail psy, autrement que pour le tourner en dérision. Tant de gens amalgament et se méfient des psys au point de galvauder pas mal d'idées fausses et tenaces sur leur travail.
      Merci pour ton passage pertinent, chère Licorne
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆
      Et rien que pour cela,

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    2. Et rien que pour cela ??? :-)

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    3. Tiens ma phrase s’est envolée !
      Je n’ai pas de tête
      Et rien que pour cela, on peut faire un détour par cette belle série
      Gros bisous ma licorne
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  19. Coucou. Je ne peux pas parler de la série car je ne l'ai pas vue. Loin de moi de critiquer ouvertement les cabinets de psychologues ou de psychiatres. Mais, de par ma pratique professionnelle, j'ai vu nombre de psys devenir gentiment omnipotents devant des personnes qui ne savent plus à quel saint se vouer et qui, dès que quelque chose ne va pas, s'engouffrent dans des cabinets pour trouver rapidement une solution à toutes sortes de problèmes. Etre un bon psychologue n'est pas simple et des supervisions sont nécessaires pour garder la bonne distance avec le patient et surtout, surtout, pour ne pas se substituer à sa capacité à réfléchir par lui-même et à continuer à être dans l'action. Car au final, et tu le sais, c'est bien le patient qui devient acteur de sa thérapie... et non le psy, comme souvent, je l'ai vu.

    Voilà, c'était ma modeste contribution du jour. :-)
    Bises alpines.

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    1. Ah...l'omnipotence du psy devenant une sorte de gourou, le transfert amoureux, la manipulation mentale, les dérives sont nombreuses et tout à fait réelles.Et il est bon d'en être conscient au moment de choisir son thérapeute. On ne tombe pas sur le bon du premier coup, mais j'allais dire, c'est la même chose pour un médecin, un dentiste, un professeur de piano, un coach sportif...Tous les gens à qui l'on confie une part de soi-même, et qui ne méritent pas toujours cette confiance.
      Cela dit, entendre toute ma vie que les profs sont des nantis, toujours en grève ou en vacances, ne m'a jamais empêchée de me donner à fond dans mon travail et d'y croire.En plein accord avec moi-même.
      Il reste que profiter de la faiblesse des gens reste quelque chose de parfaitement choquant.
      Merci pour ta contribution éclairante, ma dédé.
      Bises du sud
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Si elle était éclairante, c'est que je l'ai écrite avec la lumière du salon encore allumée. :-))

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    3. Excellent !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  20. Je n'ai pas vu la série, et n'ai peut-être pas très envie de la voir !... les problèmes, nos problèmes se règlent - je crois - le plus souvent avec nous-mêmes ; les psys devraient, doivent nous montrer le chemin, notre chemin en débroussaillant les ronces qui nous entravent. Le font-ils ? sont-ils toujours à notre écoute ? certains, pas tous.... et ai-je réellement envie de me mettre à nu... toi tu serais épatante dans ce rôle. J'en suis sûre, car tu es bienveillante, toujours à l'écoute, tu saurais détricoter les fils noués emmêlés. Merci pour tes mots si bien écrits qui donnent à réfléchir.
    Bises du sud.

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    1. Moi je trouve que tu pourrais essayer de la voir.Peut-être cela démystifierait-il quelque chose pour toi ? Comme je le disais à Dédé, la peur du psy est justifiée, quand on sait certains charlatans... Mais est-ce pour cela qu'il faille renoncer à utiliser leurs compétences ? Sont-ils tous à mettre dans le même sac ?
      Tu dis: les problèmes se règlent avec nous-mêmes. certes. nous restons les acteurs de nos vies, j'en suis persuadée. Mais les maux de l'âme peuvent avoir besoin d'un praticien, ne serait-ce que pour se ré-insuffler l'énergie et la volonté de se soigner.Ce qui n'est pas toujours évident quand on est au fond du trou et que l'on ne voit plus la lumière.
      Ce que tu n'as peut-être pas envie de voir, c'est une part de toi-même. Cette pudeur est compréhensible, et être confronté à ses démons et ses failles n'est pas toujours confortable. Et pourtant, tu as eu la preuve (avec moi) que cela peut grandement aider à s'accepter, se sentir mieux, se connaître mieux et de là, vivre mieux et pleinement, même les épreuves.
      Voilà ce que je voudrais te dire aujourd'hui, chère Den.
      Bises du nord de ton sud
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Je voulais te titiller en disant que je n'avais peut-être pas envie de voir cette série... je savais ce que tu allais me répondre et peut-être qu'il y a une partie de soi que l'on ne souhaite pas livrer en se dépouillant ! se découvrir devant un psy au sens figuré n'est pas chose aisée, même devant le meilleur des meilleurs qui analyse la situation... tente de guérir les maux, et pourtant transforme, restaure.. j'avoue la complexité du processus - et la peur de remonter du passé certains états de faits que l'on souhaiterait gommer, tu as raison je le sais depuis longtemps !
      Je te remercie ma chère Céleste et de ce pas je vais regarder en replay cette série "thérapie" "pour les âmes chiffonnées".
      On en re-parle.
      bisous.

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    3. En effet j'ai regardé les deux premiers épisodes de cette série, et j'avoue que j'ai apprécié la manière dont sont organisées les séances. Très intéressant. J'ai aimé le rôle tenu par chacun des protagonistes : le psy, la chirurgienne, le policier. Bien mené, bien analysé, et même l'attention réfléchie du psy, ses silences parlants ! je visionnerai les autres séances, petit à petit, et suivrai en direct jeudi cette série innovante. Merci pour cette découverte !
      bisous de bonne soirée Céleste.

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    4. J'étais sûre, au final, que tu aimerais cette série, qui pose question, et se laisse regarder avec intelligence.
      Je suis allée au bout, et tu verras, c'est de la même teneur du début à la fin.
      Remarquable.
      Bisous chère Den
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  21. C'est sûr, Célestine, tu aurais su ! Mais, si tu t'étais ainsi orientée, nous n'aurions bien évidemment jamais eu l'occasion de te lire ici. J'ai regardé avec plaisir, intérêt et émotion cette série passionnante et exceptionnelle, j'attends jeudi !

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    1. Qui sait ? j'aurais peut-être tenu un blog de psy...
      L'écriture est en tout cas une thérapie extraordinaire, qui m'a aidée, et continue de m'aider encore.
      Si tu ne veux pas attendre jeudi, il y a tous les épisodes en replay.
      Un régal très addictif !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Je préfère attendre. Je n'écris pas souvent chez toi, chère Célestine, je viens pourtant te saluer régulièrement et lis avec plaisir tes écrits et ceux de tes lecteurs qui me passionnent également.

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    3. Merci beaucoup, Anne Etoile.
      Alors, je te laisse découvrir la série au fil du temps. Moi, je suis trop impatiente, j'ai eu envie de connaître la fin...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  22. Sans parler de charlatans, je pense qu'il y a de meilleurs psy que d'autres. Lorsque mon mari est mort, mon fils a éprouvé le besoin d'aller consulter un psychiatre. Il a eu affaire à un homme extraordinaire, au bout de deux séances, je n'irai pas jusqu'à dire que la sérénité était revenue, mais presque... !

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    1. C'est vrai, en ce domaine comme dans tous les autres, il y a des bons et des moins bons.
      C'est si subtil les relations humaines...
      Merci de ton passage, Praline
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  23. Quand cette série a débuté, je me suis dit : c'est sûrement une bonne série. Je n'étais pas disposé à la suivre. Pourquoi ? Je ne sais pas. Peut-être est-ce par cette image un peu loufoque que l'on se fait des psys. (clic)
    Plus sérieusement, l'effeuillage que nous pratiquions, lorsque j'étais enfant, consistait à dépouiller les frênes de leurs branches pour donner les feuilles à manger aux vaches et lapins, quand le foin n'était pas assez abondant.
    Bien plus tard, j'en ai compris un sens tout différent... En musique, évidement ! ♫♫♫
    L'effeuillage de l'âme est une toute autre affaire. Une mise à nu face à soi-même. On peut se faire aider, mais il n'y a que face à soi que l'on peut faire ce travail. D'autres feuilles protectrices viendront panser les gerçures de l'écorce, préservant le bois dit "parfait".
    J'ai « consulté » un psy pendant des années. Consulté est un grand mot. Il ne psychanalysait plus, il avait arrêté et c'était reconverti dans la fabrication de meubles, auxquels il n'entendait rien. À la suite de mon entretien d'embauche, et surtout grâce à mon CV hors du commun, (il ressemblait presque à celui que j'ai posté un jour chez toi...), je fus embauché.
    Je te rassure, je n'ai pas eu besoin de ses services. Mais je sais que parfois, quand on est au fond du trou, ou en passe de toucher le fond, une main salvatrice peut être utile. Comme celui dont parle cette artiste québécoise ♫♫♫

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    1. J'adore tes références lexicales. Celle du mot « effeuillage » est empreinte de cette authentique sagesse paysanne qui fait ton charme (ce qui , je trouve, le mot judicieux quand on parle de frênes...)
      Plus sérieusement, je suis allée repêcher ton extraordinaire curriculum et je ne résiste pas au plaisir de le re-publier :
      « Après de brillantes études à HEC (hautes études communales), j'ai ambitionné le dur métier de cultivateur de plants sur la comète. Hélas, la comète s'en est halley...
      Suivant un conseil qui n'avait pas encore été inventé, je traversai la rue et fis la connaissance d'un décrocheur de lune. Re-hélas, il n'y avait qu'une seule lune à décrocher...
      Je n'avais encore jamais rempli de CV et pour ce faire(à dix sous), je devins éstirgouilleur de méninges, métier prenant et passionnant.
      Je travaillais alors sur des textes écrits par une fée à la pilule dorée. Chaque billet de sa composition, tout doucement, insidieusement, me virent cumuler l'emploi d'émerveilleur de nuit.
      J'étais séduit...
      De fil en aiguille, en allant plus loin que l'autre côté de la rue, je me mis à parcourir la France comme un compagnon de devoir, sans les contraintes. Je suivis donc ma copine Margot à Millau... où je devins écornifleur en bouquet, puis décoinçeur de bulles.
      J'appris ensuite le métier exotique d'allumeur de rêves berbères, déguiseur de jolies vaches à Honfleur, pêcheur de congres à Tulle, vendeur de wok à Sion. Je franchis pour l'occasion quelques frontières... Au hasard d'une rencontre, je fus musicien dans un orchestre, trois fois hélas, je fus licencié, car j'enchaînais trop de canards, sans café...
      je m'étais donné du mal, pourtant ! J'avais même pour l'occasion changé mon nom. Rémi lassol,accordeur de violon d'ingres. Dingue, nom ? Cela en jetais sur ma carte de visite !
      Je me reconvertis donc comme soigneur dans un marineland à Antibes. Emploi qui fit jazzer, là- bas. En plus, je faisais flipper les dauphins...
      Je m’essaya, comme toi à distilleur de larmes, mais de crocodiles, dans une ferme drômoise. Ces bêtes-là me faisait peur et leurs larmes ne sont pas très saines...
      Vint ensuite la basse saison où je pus exercer le métier de débardeur de charmes, dans une forêt de tronc-hais, un métier à tomber... mais aussi pourfendeur de bûches, à noël.
      parallèlement, j'aimais beaucoup ces petits boulots, de plieur de rire, brouilleur de cartes, agitateur de bocal, juste avant de bifurquer vers une autre place : grossiste en fourberies d'escarpins. C'était le pied, même pas nickelé...
      Bon an, mal an, je faisais comme mon père, trente-six métiers, trente-sept misères, qu'il disait ! Ma vie était devenue une pépinière d'entreprise, où la rêverie n'était pas cantonnée...

      Dans ma vie, je n'ai rédigé que trois "CV". Le premier, aurait pu s'apparenter à celui-ci, tant il était peu conventionnel, je ne savais même pas comment faire, j'ai décroché le poste.
      Le deuxième, plus classique, demeura introuvable le jour où je me présentai à l'entretien, j'ai décroché le poste. Le troisième, le voici, et je ne convoite pas de poste. C'était juste pour le plaisir. Ah oui, j'oubliais, je suis très souvent blanchisseur de pages...

      Merci Célestine de me fournir matière à estirgouiller... Inutile de te dire que je me suis régalé de ton texte qui m'a beaucoup inspirée.
      J'aime bien aussi être commentateur chez toi...»

      Ça m'a bradassée de le relire.
      Bisous du dimanche
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  24. Tu as préféré voir l'âme plutôt que le corps dans ces tableaux, Célestine et cela donne un beau texte sensible et délicat. Je te reconnais bien là. ;-) Rappel : j'étais Marité sur nos chers Impromptus qui me manquent mais qui me manquent..ainsi que la bienveillance insufflée par notre chère Tisseuse sur ce site.

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    1. L'âme et le corps sont si liés, cependant...soigner l'un fait toujours du bien à l'autre et réciproquement.J'ai soigné notamment mon image corporelle, ma conscience de mon corps, en améliorant ma confiance en moi, j'ai perdu ma peur de l'eau en soignant mon âme chiffonnée...
      Ah chère Marité, les Impromptus me manquent beaucoup. ce fut une période très riche sur le plan de l'écriture et des rencontres nourrissantes.
      Bisous ma belle
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  25. Ton texte est très juste et j'ai beaucoup d'admiration pour les thérapeutes, pour les personnes qui savent écouter, qui savent laisser couler la douleur, qui tendent une boîte de mouchoirs... j'en ai expérimenter les bienfaits. Par contre, je n'ai regardé que deux épisodes de la série, je la trouve très bien interprétée par de très bons acteurs mais je ne suis pas thérapeute et la série m'ennuie. Désolée... bon WE ma belle

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    1. C'est ton droit absolu. Personne ne fait jamais l'unanimité.
      Peut-être que j'y ai trouvé beaucoup d'échos à ma propre histoire, et que ma thérapie est assez récente pour que j'en garde un souvenir vif.
      Bizoux ma Brizou
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  26. Tu as bien fait de détourner le sujet "effeuillage" parce que tu traites le sujet avec beaucoup d'émotion et de sincérité. " J'aurais aimé soigner les âmes chiffonnées......." sachez Docteur Troussecotte que vous me faites beaucoup de bien lorsque je traverse des doutes et que vous pansez mes plaies, que vous m'écoutez me livrer comme je ne le fais avec personne d'autre et que, sans me juger, vous me donnez la clef. Merci. Je t'embrasse bien amicalement.

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    1. Vous êtes une patiente très...patiente ! Et vous avez en vous, le désir de progresser.
      Et puis l'amitié est un bon liant, je trouve.C'est comme l'huile dans les rouages.
      Merci pour ton témoignage mon Amie
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  27. Je suis tellement iatrophobe et tellement obsédé par l'envie de rigoler que j'ai craqué au bout le la dixième seconde du premier épisode.

    Y a-t-il moyen d'entrer dans la série par un autre numéro plus léger ? Les séances du psy chez Carole Bouquet peut-être ?

    Sinon envoyer Emmanuel Macron s'allonger sur le divan de Kiki de Montparnasse, je ne sais pas si ça soigne quelque chose mais ça me fait plus marrer !

    Bon dimanche, Céleste nièce !

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    1. Oui je comprends, ce n'est pas ta came, cher oncle.
      Mais bon, tu es heureux et tu n'as pas eu besoin d'aller t'épancher...A moins que cette bonne humeur constante ne cache quelque chose de plus sombre ? Je te titille, je fais ma psy, mouarf !
      J'aurais davantage confiance dans un psy (surtout ceux qui ne bourrent pas les gens de médocs) que dans les médecins allopathes (surtout ceux qui bourrent les gens de médocs)
      Bon dimanche à toi, mon oncle
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  28. Je ne connais pas la série mais c'est un sujet de belle humanité visiblement. Aider, accompagner, transformer le regard intérieur blessé par la vie, parfois atrocement. Merci à ces passeurs qui tiennent la main, la main du cœur. Bises céleste Célestine, et doux dimanche. brigitte

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    1. C'est exprimé avec beaucoup de délicatesse. Tu mérites le surnom que je te donne : tu es une plume, douce, légère et caressante. Et tu écris bien.
      Bisous ma Plume.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  29. Lydia Bonnaventuredimanche, 14 février, 2021

    Bonjour Célestine,
    J'aime beaucoup ton billet et ses illustrations. Ton écriture est toujours superbe, poétique et tout en pudeur.
    Bises.

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    1. Je suis ravie de te compter désormais parmi mes lecteurs fidèles, chère Lydia.
      C'est une grande satisfaction pour moi.
      Belle fin de week-end
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Lydia Bonnaventuremardi, 16 février, 2021

      Cela fait longtemps que je te suis chère Célestine, depuis que je m'étais inscrite aux Plumes de notre chère Asphodèle, tu vois que ça remonte !
      Mais comme je n'arrive jamais à commenter, tu ne me vois pas ! ��
      Bises.

      Lydia

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  30. Une série qui donne un autre regard sur la psychanalyse. J’ai beaucoup aimé.

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    1. Merci cher Jacques.
      Je suis tellement contente que vous reveniez par ici. Ça fait un bail...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  31. En un mot ? (à propos de cette série) "Beurk !"

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    1. Ah ? Bon...
      C’est ton droit !
      Mais qu’est ce que tu n’aimes pas ?

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  32. Quel joli texte, de si délicates images. :)

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.