17 décembre 2025

Qui veut un câlin ?

« L'amour est la distraction préférée de l'humanité ».
Claude Lelouch









Si seulement Lelouch avait raison...


Il fait gris. Une petite pluie crachine et fait briller les pavés devant le funérarium. A la sortie de la cérémonie, les gens se prennent dans les bras, se serrent fort, les mains caressent longuement le dos de ceux que le destin a privés d'un être cher. Les larmes sortent, mais les étreintes durent assez longtemps pour que le bienfait en soit tangible. 
De pâles sourires se mêle aux mercis.
Rien de mieux que cette chaleur humaine dans les moments de tristesse. C'est un peu comme si la mort faisait tomber en un instant les barrières, les préjugés idiots, la peur du jugement, du ridicule, et tous ces freins que l'on nous a posés pour juguler nos élans, nos pulsions, nos besoins.
Mais pourquoi attendre un tragique événement pour câliner son prochain ? C'est tous les jours, et même plusieurs fois par jour, que l'on a besoin de cette douce compensation au froid sidéral existentiel.
Au cours de yoga, la prof nous a invités à caresser le dos d'une autre personne. Après la séance, celle que j'ai caressée est venue me remercier. Elle en avait les larmes aux yeux. « Cela fait si longtemps que l'on ne m'a pas touchée » m'a-t-elle confié. J'ai réalisé combien certaines personnes sont isolées au point de n'avoir personne qui puisse leur apporter un peu de cet élixir de joie profonde. Ni compagnon, ni enfants, ni petits-enfants, ni amis, ni voisins, ni parents. Cela m'a serré la gorge. Je n'ai pu m'empêcher de la prendre dans mes bras, pour un gros hug, tel que ceux que certains offraient spontanément dans la rue quand la mode était au « free hug ». Je ne sais pas si ça existe toujours...
On a même vu fleurir des « bars à câlins », des « bars à chats »... Quant aux espaces bien-être avec massages, ils ont le vent en poupe même si beaucoup de personnes prétendent encore ne pas aimer être massées.
Bien sûr que l'on a un besoin vital d'être touché·e·s.
La câlinothérapie se base sur ces faits scientifiquement démontrés : le câlin est aussi indispensable que l'air et l'eau. Il active les défenses immunitaires, réduit la tension et le stress, facilite le sommeil, améliore la peau, donne confiance en soi, fait baisser le cortisol, et augmente l'ocytocine, une des hormone du bonheur et de l'attachement. Son effet est immédiat. Et à double sens : nos mains, nos corps ont aussi besoin de toucher un autre être vivant. Toucher et être touché… Un chat, un lapin, chauds et doux doudous… ou le petit corps d'un bébé contre soi. Quel bonheur nous envahit dans ces étreintes où circule l'énergie vitale ! 

Pour les besoins du film Un+Une, de Lelouch, Jean Dujardin et Elsa Zilberstein font en Inde l'expérience d'Amma, la dispenseuse d'amour universel. Ils en gardent un souvenir ébloui. Emu. Difficile à mettre en mots. Depuis le covid, le câlin est devenu suspect, dans un monde désincarné ou le sans-contact n'est pas que sur les cartes bancaires.
Et pourtant, Amma fait la chose la plus simple qui soit : elle câline le monde. Dans une grande sérénité. Sans parti-pris, ni crainte d'aucune sorte.
Allez, câlinez vous bien, les amis. Et pas seulement sous une branche de gui.

.../\_¸_/\

..(=•_•=)

....*..•*







78 commentaires:

  1. Il y a quelques années, j'ai eu un élève nait d'un viol.
    La mère niait son existence. Nous avions interdiction de l'appeler à son travail pour parler de son fils. Fallait pas qu'ils sachent.
    C'est la grand-mère qui élevait l'enfant.
    Au cours d'un conseil de discipline elle avait bien du venir. Assise de travers sur la chaise, comme pour partir en courant face à une urgence, elle n'a jamais regardé son fils.
    On a su après qu'elle ne le touchait jamais. Et qu'autant que c'était possible, elle ne le regardait même pas. (Tout ça, c'est la grand-mère qui l'a appris)

    Beh le pauvre gamin, il était bien amoché psychologiquement.

    Quand on est ému par quelqu'un on dit bien qu'on est touché. Ce contact physique, c'est drôlement important mine de rien.

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    1. Ou là là, c'est bien mal rédigé.
      La grand-mère élevait l'enfant et était notre seul contact.
      Et quand j'écris "elle avait bien dû venir" (au conseil de discipline), je parlais de la mère.

      Et j'ai oublié de m'identifier.... Gier donc.

      Pffff c'est nul comme commentaire de début !

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    2. On va dire que c'était rédigé avec émotion...Et je te comprends. j'apprends que nous avons fait partie de la même "grande maison", j'ai moi aussi des souvenirs d'équipes éducatives particulièrement douloureuses, avec des enfants qui n'avaient pas, loin s'en faut, leur dose de câlin. Ça marque dans la vie d'un·e prof...
      Alors, oui, je comprends très bien ton émotion. merci d'avoir été le premier à commenter.
      Gros câlin.
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  2. Un câlin ? j'accours... tu parles de cette "mode" des fricâlins je n'en évitais jamais un seul, absolument jamais. Enfant j'ai été dorloté câliné un truc de dingue, jamais un attouchement suspect bien sûr uniquement du toucher sucré entre nous c'était magique... et j'ai continué je suis très tactile, j'adore, une belle poignée de mains... une embrassade pas une bise, une embrassade formidable et mes fils ne le sont pas câlins... ils ne le sont pas alors je me venge sur mes toutes petites et en même temps, je m'aperçois que la plus jeune ne l'est pas trop non plus, câlins... il me faut la respecter.

    Bleck

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    1. Ben oui, c'est bizarre, les gens qui ne sont pas câlins... A part les autistes qui ont vraiment la phobie du contact, pour les neurotypiques c'est plutôt étonnant.
      Que se passe-t-il au tréfonds de l'inconscient des gens...On ne le saura jamais vraiment.
      En tout cas, ça ne m'étonne pas que tu sois tactile. Les gourmands de la vie le sont toujours.
      Gros hug, ô grand Bleck
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  3. Aaaah Amma, c'est un truc de fou. Dire qu'il y en a qui la critiquent. Je fais partie des très tactiles qui embrassent (au sens premier) beaucoup. Et pourtant je fais aussi partie de celles qui n'aiment pas se faire masser. Comme quoi .... Big hug my sister ;-)

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    1. Ça m'a toujours étonnée de ta part, je sais, tu l'avais déjà dit il y a longtemps, quand j'avais écrit un billet sur les massages, justement. c'était ICI
      Même par l'homme de ta vie, tu n'aimes pas ? Ou seulement par des étrangers ? Moi je trouve ça divin.
      Lot of kisses, sister
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    2. Ça doit tenir à mes difficultés à lâcher prise....

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    3. Ça se travaille, le lâcher prise… le yoga est royal pour ça sister ♥️

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  4. Allez, je suis radin mais je t'en fais quand même un gros ! ;-)

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    1. Monsieur est trop bon ! Et je prends ton câlin de boss radin avec délectation...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  5. C'est pas que j'en veux pas, ma petite Celle qui es si patiente avec moi, et bien sûr, segur, si mignonne, mais je ne suis pas rasé depuis quelques jours, alors...

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    1. Quelle importance ? On est pas obligés de se frotter les joues...mon petit Bof qui est si gentil.
      Et puis c'est mignon, une barbe de trois jours. Et très à la mode ;-)
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    1. Viens dans mes bras, madame Adrienne.
      Je te fais un gros hug plein de douceur et de chaleur.
      Je suis un vrai koala.
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  7. Moi, je veux bien un câlin...bien que je n'en manque pas ! Heureuse femme que je suis ! Mais j'en connais qui donnerait beaucoup pour avoir autant de tendresse, je suis triste pour elles. Mais l'affection donnée avec beaucoup d'enthousiasme est à risque ! Tiens, la preuve, le rhume qui taquine mes narines depuis dimanche. Nous étions dans un endroit fréquenté par les pelotaris, notre fils aîné disputait une finale en championnat du Béarn, tous ses amis et autres étaient là, nous sommes les "papy et mamie" préférés des amis de notre fiston. Alors...des bisous en veux-tu en voilà, des embrassades prolongées, les rires sans retenue autour d'un verre, musique et chants entonnés à tue-tête...paf, un rhume ! Enfin deux, puisque Jean a le même. Bien entendu je ne reprocherai rien à ces jeunes trop mignons et affectueux. Et puis, peut-être que j'ai mauvais esprit ? Le virus devait être caché ailleurs que dans cette bonne compagnie ! lol Et puis, Xavier et son équipier ont perdu...de 3 malheureux petits points. Alors, tant pois pour le risque pris, c'était trop chouette d'être si bien entourée. Bisous tout doux !

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    1. Bien évidemment que le rhume se cachait ailleurs...certainement dans les replis du manteau d'un aigri, d'un frileux, qui a peur de frôler ses congénères.
      Les embrassades, ça développe plutôt les anticorps, c'est pour ça que je sue suis certaine que vous tenez tête au virus fièrement et sans vous laisser abattre de trop...
      Oui, tu es une chanceuse, marijo, d'avoir tant d'amour à donner et à recevoir. Enjoy !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  8. Merci Célestine pour ce texte si touchant .
    Oui le câlin c’est aussi vital que l’air et l’eau
    Et je comprends pourquoi le monde de l’enfance raisonne en moi
    C’est un souvenir gravé à jamais dans ma mémoire. Étudiante à l’époque, je suis rentrée dans un tram bien bondé ….et puis j’ai senti une petite main prendre la mienne et progressivement s’arrêter de pleurer le temps de mon trajet …..Et refondre en larme que j’ai quitté le tram pour me rendre dans ma chambre d’étudiante ….
    Ce doux petit monde qui a besoin de câlins pour devenir adulte et avoir confiance en la vie . Merci Célestine pour ton soutien depuis le début de ma carrière .
    ASL

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    1. C'est une jolie anecdote que tu ne m'avais jamais racontée.
      J'ai toujours été tactile, et les enfants aiment bien ça. (Et pas que les enfants d'ailleurs) Quand j'avais le CP, j'avais toujours des grappes de gamins accrochés à mes basques. Je repérais vite ceux qui souffraient d'un gros manque de câlins dans leur famille...
      Bisous ma belle. Profite bien de tes vacances et fais le plein de câlins avec tes filles.
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  9. Je suis accro à ma dose de calinothérapie journalière!!!!
    Gros câlin'ours

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    1. Ah...les câlin'ours de Cathnounourse ! Ça vaut de l'or...
      Je prends !
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  10. C'est vrai qu'on ne se câline pas assez pour diverses raisons. Ton texte est très touchant et nous permet de réfléchir au sujet. Bonne journée, bises.

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    1. L'essentiel serait de comprendre ces raisons, et de faire le tri : sont-elles vraiment valables ?
      Durant le covid, certaines personnes se sont retrouvées isolées sans aucun contact, et ont sombré dans des dépressions parfois mortifère. il convient alors de se demander ce qui est le pire : mourir de la grippe, ou mourir de chagrin ?
      Bises Elisabeth
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  11. Câlinez-vous les uns les autres ! leur dit-il.

    Mangez les fruits, légumes et plantes de ce jardin mais pour ce qui est de fabriquer des OGM et des suppositoires à l'eucalyptus, permettez-moi d'imiter Ponce Pilate !

    ;-)

    P.S. Un petit coup de Polnareff ?

    https://www.youtube.com/watch?v=BM3abxfYti8

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    1. J'aime bien ta relecture de l'Evangile. Serait-ce l'épître de saint Joe aux Mérovingiens ? :-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  12. Le câlin, c'est l'âme de la vie !
    Le drame est que le monde semble mené par des gens qui ont manqué de câlin.
    Et je me demande bien pourquoi.
    Je suis sûr qu'Hitler et Staline étaient de très mignons et attendrissants bébés.

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    1. Pour sûr, et le pire c’est qu’ils n’en ont pas manqués, eux. J’ai écrit sur cela jadis :

      https://lotharquejamaisfr.wordpress.com/2024/03/08/les-frimousses-du-futur/

      ;)

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    2. Et voilà comment, mine de rien, et en anonyme, on atteint le point Godwin... C'est toi, Lothar, l'auteur du premier commentaire ? :-)
      En tout cas, je me suis souvent demandé comment on passait de bébé mignon à dictateur horrible... Comme dit Issa Padovani, aucun bébé ne naît terroriste...
      Ce sont les chemins de vie qui abîment les gens.
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    3. Non Godwin ce n’est de moi. Le mien suivant s’est désanonymé par son lien. Sourire et calinou un peu cavaliers. Du coup je vais bosser sur le prochain logorally Mil et Une chez lilousoleil sur ce syndrôme fameux de godwin pas métro ni meilleur. ;)

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    4. Hâte de te lire !

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  13. Pour une généralisation du câlin ?
    Celestine, ici, toucher n’est pas jouer ne prévaut pas. Et heureusement. Les humains ont besoin du contact d’autres humains, en minimum vital.

    Ici, le câlin entre en resistance. Résistance douce mais réelle, face à un monde qui se rêve sans frottement, sans chaleur, aseptisé jusqu’au soupçon. Un monde où l’on badge, où l’on scanne, où l’on évite, où l’on s’excuse presque d’exister trop près. Un peu trop près de la grande bulle d’espace personnel des scandinaves.

    L’idée d’un film soupçonneux, anti-RFID, anti-corps, enroulé autour de chacun de nous, n’a rien de rassurant. Elle isole plus qu’elle ne protège.

    Ici, tu ne réclames rien d’excessif. Tu rappelles simplement l’évidence oubliée : toucher, c’est reconnaître l’autre vivant. Et être touché, c’est se souvenir qu’on l’est encore.
    Tu nous proposes ainsi un plaidoyer tendre, presque discret, mais au fond profondément subversif. Car dire que le câlin est nécessaire, ce n’est pas parler de mièvrerie. C’est parler de survie humaine, tout simplement.

    Allez big hug ! Comme disent les Zzindiens de part ici. Hue Tornado !

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    1. https://lotharquejamaisfr.wordpress.com/wp-content/uploads/2025/10/20251020_195524-1.png

      ;)

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    2. Merci pour cette très belle réponse. Ton analyse de mon texte est toute en finesse et c'est agréable de se sentir si bien lue... Tu as raison de parler de résistance. Il y a cinq ans, embrasser sa grand-mère devenait un acte de résistance aux injonctions ultra sécuritaires. Ainsi qu'aller consoler un ami dans la perte d'un être cher. On était sommé de rester chez soi, dans sa bulle sans contact, à prendre de faux apéros sur zoom ou whatsapp.
      On était prié de faire de larges détours pour éviter de rencontrer son voisin, de "checker" le bras des amis après avoir éternué dans son coude.
      Alors encore une fois, merci d'avoir noté mon côté subversif qui n'a rien de bisounours.
      Je t'embrasse
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  14. Profitons en pendant que nous avons un corps. Ma soeur qui est partie n'en a plus et je ne peux plus l'embrasser sauf au fond de mon cœur, là où elle habite maintenant. Je te fais un gros câlin chère Célestine. Kea

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    1. Oh oui...Je comprends tellement...on oublie un peu trop de s'aimer vivants, comme disait François Valéry le grand poète du XX° siècle...
      Bisous ma Kea.
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  15. Ce billet est doux comme un câlin et il fait du bien. Quant au film Un + une de Lelouch je l'ai adoré. As-tu été bien câlinée enfant ? Moi non. Nous ne manquions de rien dans la fratrie, bien soignés, bien nourris, mais les câlins mes parents ne savaient pas faire. Cela ne m'a pas empêchée de beaucoup câliner mes enfants et aujourd'hui petits-enfants.

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    1. J'ai revu hier soir le film de Lelouch. Toujours aussi émouvant. Dujardin est fantastique, dans le rôle de l'esprit fort qui ne veut pas s'en laisser conter et se cache derrière son humour...
      Elsa Zilberstein est craquante.
      J'ai sûrement manqué de câlins quand j'étais petite, pour en avoir tellement besoin à l'âge adulte...
      Alors comme toi, je câline beaucoup mes minimoi et mes miniminimoi...
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  16. Mes amis(es), mes amours, mes.... non, pas ceux-là :-) je les embrasse au sens propre du terme. C'est un besoin et une félicité lorsqu'elle se love contre moi, même un court instant. Surtout un court instant car il trahit un manque de contrôle, un pied de nez à la bienséance...
    Ti abbraccio Carrissima

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    1. Absolument. Et comme dit Lothar, une résistance à la dictature du "sans-contact" et de l'hygiénisme sécuritaire...
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  17. Il nous faut répandre notre affection avec le corps, autant câlins qu'à l'autre !
    Et donner à foison de la chaleur humaine, car, question température, on annonce un Noël frisquet !
    Ce jour-là, nous serons 12 à table pour renforcer nos défenses immunitaires.
    Petit souvenir d'enfance : le traditionnel repas du jour de l'an se déroulait chez une de mes tantes, et nous étions 13 à table ! Le mari ne pouvait le supporter et se débrouillait pour être en cuisine le plus souvent possible… c'était quand même 13 embêtant parce qu'habituellement c'était un joyeux drille !
    Noyeu Joël à tous !

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    1. Tonton avait juste, treize à table n'a pas porté chance à Jésus 😊

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    2. Si ces machos avaient invité Marie-Madeleine, ils auraient été 14 et ça aurait peut-être tout changé...

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    3. @Julie et Blutchy.
      Merci pour ce rappel important d'un point d'histoire crucial : la Cène manquait quand même cruellement de nanas...Elles devaient sûrement être aux fourneaux...

      @AlainX
      Chez moi, nous serons dix et ce sera bien. On allumera le poêle, on dansera, on chantera des chansons, on lira des histoires, on ouvrira les cadeaux, et on imaginera des flocons de neige recouvrant la colline aux écureuils...A moins que la neige ne s'invite impromptu ? Et bien sûr, on se fera plein de câlins...
      Noyeu Joël mon cher Babar
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  18. Bonjour, Maîtresse, reine des caresses 😊
    Aujourd'hui ce sont mes yeux qui caressent votre si doux billet... Merci 😘

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    1. Joli ! je prends ce regard doux et caressant sur ma prose, ma Julie.
      Mon inconditionnelle Julie...
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  19. "L'amour d'ARGENT est la distraction préférée de l'humanité"



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    1. L'amour de l'argent 😂
      Bonne soirée, Maîtresse.
      Bisous

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    2. J'avais rectifié dans ma petite tête... :-) :-)
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  20. Moi, moi.. sans restriction.
    Merci Célestine pour ce billet émouvant.
    De bonnes fêtes en famille.
    Bisous, bisous.
    Den

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    1. Je te serre sur mon coeur, chère Den. Au moins vingt secondes, c'est la durée préconisée pour que ce soit vraiment efficace et que l'amour infuse. Au nom de tout ce que nous avons partagé depuis que nous nous connaissons.
      Je te souhaite de belles et douces fêtes.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  21. J'enseigne le yoga et ton texte raisonne en moi. J'ai toujours été un adepte des autres. Ils sont tellement importants. Un sourire, un main tendue, une parole bienfaisante , une caresse sont des baumes qui peuvent enjoliver, voir transformer la vie . Il ne faut pas s'en priver ! Joli billet Célestine. Je te prends dans mes bras !

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    1. Big hug à toi aussi, mon cher Daniel.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  22. Lorsque j'étais petit, j'adorais me faire câliner par ma maman. C'est de cette façon qu'elle a découvert, qu'avec mes frères, nous fumions du tabac en cachette ; j'empestais. J'avais pourtant résisté un bon bout de temps, mais le naturel est revenu au galop. Mes frères me l'on souvent reproché.
    Le contact physique est indispensable à la vie, simplement.
    Lorsque mon fils cadet vient chez nous, "malgré" ses 22 ans, au petit-déjeuner, il se blottit contre moi, passe sa main par-dessous mon bras pour me prendre la main. On se tient là, comme ça. Sans ce petit rituel, le petit-déjeuner n'est pas complet. Y a quelque chose de rassurant dans ces gestes tendres que l'on se prodigue, c'est peut-être cela, avoir une âme câline ♫♫♫
    Bisous doux

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    1. Vous devez être trop mignons, tous les deux, quand vous vous faites votre gros câlin. Vive les hommes qui ne refusent pas ce genre d'accolade, de douce étreinte.
      Le monde irait moins mal si on se prenait davantage dans les bras...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  23. Tu me connais suffisamment pour savoir ce que je pense des câlins. L' indifférence est quasiment de mise autour de nous, les parents travaillent comme des fous et en oublient de serrer leurs petits. Le câlin est le meilleur médicament au monde, qui apaise et soigne toutes les peines. Je te serre contre moi chère amie.

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    1. Big hug, ma Chinou. Je sais que tu n'en manques pas, et c'est vrai que c'est un médicament merveilleux. A consommer sans modération, et sans risque d'accoutumance...
      Profite de toute ta petite famille, et de tes charmantes têtes blondes, brunes ou rousses.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  24. Celestine, non Godwin ce n’est de moi. Le mien suivant s’est désanonymé par son lien. Sourire et calinou un peu cavaliers. Du coup je vais trop bosser sur le prochain logorally Mil et Une de chez lilousoleil sur ce syndrôme fameux godwin pas métro ni meilleur de fait.
    ;)

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    1. https://image.canalblog.com/kvA8oTKoUg2x6eZWmMtLWXgO610=/filters:no_upscale()/image%2F1229765%2F20240317%2Fob_b44a94_20240317-081300.jpg

      La Guêpe

      “À tourner trop on s’ennivre”

      Atourneuse de ce monde,
      elle ajuste ses ailes, son regard légitime,
      turlutaine d’éclairs et de photons,
      capable de virevolter en dehors du temps
      sans jamais déranger l’Histoire… trop.

      Nulle péronnelle ici,
      juste une patelineuse de circonstance,
      grimaude parfois, inventrice de batailles aériennes,
      tournevirer devient sa manière de dire :
      “Attention aux comparaisons écrasant les présents”.

      Sa tigrerie n’est pas fureur mais prudence comique,
      cosmique, quand elle gourmandille le danger,
      quand elle observe les discours s’enflammer,
      et que quelqu’un invoque Hitler, Staline ou Napoléon
      en bidons, pour clore la conversation,
      elle s’éloigne, légère,
      l’aile frôlant Godwin en contre-point,
      te calinou doux,
      en évitant dru cette flaque,
      sans jamais s’y noyer.

      PL

      _______________________________
      Logorally joli avec les invités suivants :

      Atourneuse
      Femme qui atourne, c’est-à-dire qui pare, habille, apprête. Coiffure, vêtements, apparence.
      Par extension savoureuse: celle qui ajuste le monde avant de le montrer. Mot très visuel, presque tactile.

      Légitime
      Rien d’exotique ici, mais anciennement chargé d’autorité morale et divine. Ce qui est juste non seulement par la loi, mais par l’ordre des choses. Le mot pèse plus lourd qu’aujourd’hui.

      Turlutaine
      Mot populaire et ancien, souvent associé à une ritournelle, un refrain léger, parfois moqueur. Peut désigner une chose frivole, vive, chantonnante. Il y a du mouvement, du souffle, du jeu.

      Péronnelle
      Femme niaise, bavarde, un peu ridicule. Terme gentiment méprisant, souvent utilisé pour écarter une figure sans importance. Dire “nulle péronnelle” revient à poser une autorité nette.

      Patelineur / Patelineuse
      Qui use de paroles doucereuses, flatteuses, parfois trompeuses. Héritier direct de la farce de Maître Pathelin. Le sourire qui cache la stratégie.

      Grimaud
      Écolier maladroit, mauvais écrivain, ou individu mal dégrossi. Par extension, tout être un peu rude, griffonné, encore en devenir. Très beau mot pour parler de création brute.

      Tournevirer
      Tourner vivement, virevolter, changer de direction avec rapidité. Mot de mouvement pur, presque aérien. Il appelle la danse et le combat.

      Tigrerie
      Férocité, violence instinctive, énergie sauvage. Mais pas nécessairement brutale. Il y a du muscle, du nerf, du bond contenu. Tu l’as bien civilisée.

      Gourmandiller
      Manger avec plaisir mais sans excès, grignoter, se faire plaisir par petites touches. Mot délicieux, coupable sans être honteux.

      Voili voilou

      ...

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    2. Incroyable ! Sept mots que je ne connaissais pas sur cette liste ... Quel bonheur d'apprendre des mots nouveaux.
      Merci pour ta guêpe atourneuse, si fine mouche.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸❤️

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  25. Dans le nouveau monde que certains tentent de nous imposer... plus de calinsssss..... Entrons en résistance encore et encore, tous nos sens ont du sens, toucher et être touché(e) est si important. Merci céleste Célestine pour ce doux billet, je te souhaite un joyeux Noël entourée de ta jolie famille et de belles fêtes de fin d'année. Bises étoilées. brigitte

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    1. Tous nos sens ont du sens...Voilà qui résume joliment bien mon billet !
      Merci beaucoup ma Plume.
      Plein de bonheur pour toi et les tiens en cette fin d'année.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  26. Tu as caressé le dos d'une femme, cela pourrait paraître banale . Celle ci est venue te remercier l'œil humide et cela t'as émue. Instinctivement, tu l'as prise dans tes bras. C'est touchant. C'est un acte d'une belle sensibilité.
    Ado, je garde une image littéraire non plutôt visuelle à la télé quand Jean Valjean pose sa main sur le seau d'eau lourd de Cosette. Ce n'était pas un câlin mais cela rentre dans la même grandeur d'aide et de la bienveillance.

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    1. Caresse, câlin, sensibilité, bienveillance...on est dans le registre de la douceur, de l'émotion, bref de la tendresse qui prend bien des formes...La plus jolie expression de l'amour universel.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  27. Sachant que j'allais devoir faire face à une cérémonie funéraire trois jour après ta publication, je n'ai pas commenté tout de suite, attendant de pouvoir en parler "à chaud". En serrant dans mes bras ma cousine, devenue veuve en début de semaine, j'ai pensé à ton billet.

    Le câlin n'était pas une pratique usuelle dans ma famille élargie, peu tactile. Cette pratique s'est invitée, par la force des choses, avec la disparition précoce de quelques-uns. Dans ma famille proche, cela reste une démonstration d'affection plutôt rare, qui n'existe que dans des circonstances un peu exceptionnelles. « Mais pourquoi attendre un tragique événement pour câliner son prochain ? », te demandes-tu avec raison. Je répondrai qu'il semble exister une "culture du toucher" différente dans chaque famille. Il m'est arrivé plusieurs fois d'être étonné par cette différence, constatant avec quel naturel des mains pouvaient se poser sur moi dans un geste rassurant (et assurément bienfaisant).

    En revanche, là où tu clames que « le câlin est aussi indispensable que l'air et l'eau », je dirais que tu exagères un tantinet (mais je sais que c'est pour une bonne cause) ;)
    Sur ce plan, l'ascèse qu'impose la vie en solitaire "oblige" à se passer de câlins. C'est une sorte de longue apnée tactile, pour comparer avec le besoin de respirer.

    Mais en y pensant bien... tout de même, je me rallie à ton point de vue : je sens bien qu'au fond de moi j'ai envie de câlins !

    Merci pour cette réflexion câlinesque, Célestine :)

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    1. Bon, j'aurais dû écrire : « presque aussi indispensable que l'air et l'eau »... Et pourtant, si je n'ai pas mis ce presque, ce n'est pas uniquement pour une figure de rhétorique. Je crois vraiment que les contacts affectifs sont indispensables à une vie harmonieuse. Il est prouvé que les bébés qui ne sont pas du tout câlinés ni entourés de tendresse ne se développent pas normalement, et tombent malades...
      Je te dédie mon plus tendre câlin, chaud et doux. Et le tout sans aucune ambiguïté évidemment. Ceux qui cultivent cette dernière et ricanent bêtement dès que l'on parle de se toucher ne connaissent pas le vrai bonheur : celui de sentir la chaleur humaine circuler, celle qui soigne, qui console, qui aide, qui nourrit.
      Laissons-les à leurs cerveaux reptiliens mal oxygénés. ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. J'ouvre grand mes bras pour accueillir ton tendre câlin et t'en offrir un en retour, sans davantage d'ambiguïté :)
      Je partage ton avis sur ce flux de chaleur humaine hautement bénéfique, ressourçant, régénérant.

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    3. Formidable, Pierre. J'aime beaucoup quand nous sommes d'accord. Souvent, à y réfléchir, et malgré nos apparentes dissensions...Vive les câlins !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  28. et oui, le câlin ... bien sûr;
    J'ai cru passer eu travers

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  29. Cloué au lit par une mauvaise grippe, je ne découvre qu'aujourd'hui votre très beau billet câlin.
    Quelques minutes dans vos bras et me voilà complètement remis de mon virus, prêt à fêter Noël.
    Merci délicieuse amie, pour ce moment de douceur dont vous avez le secret.
    Je vous embrasse au sens premier du terme.
    ~L~

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    1. J'espère que votre grippe ne sera plus qu'un fâcheux souvenir.
      Vous semblez être solide, tel le chêne qui ombrage la maison.
      Je vous embrasse au sens du terme que vous voudrez.
      Joyeuses fêtes
      •.¸¸.•*`*•.¸¸❤️

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  30. C'est un bien beau et doux message de Noël. Je suis déjà adepte

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  31. Je connais une personne qui, bien que vivant "en couple" n'est plus touchée. L'usure de certains couples, le rejet d'un conjoint pour son conjoint, plein de choses tristes et grises qui se cachent derrière les rideaux des fenêtres éclairées... Un jour cette personne m'a demandé : "Tu serais d'accord pour que je te prenne dans mes bras ?". J'

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  32. J'ai dit oui. Depuis à chaque fois que nous nous voyons (chez moi - en public elle n'ose pas) je prends cette personne dans mes bras. Elle repart réconfortée par cet instant d'affectivité.

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    1. C’est bien de réconforter autrui par un câlin. Et tu as bien fait de répondre à sa demande.
      Merci pour cette jolie anecdote, ma Suzame
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.