23 janvier 2016

Mes étoiles z'au ciel...

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La physiognomonie est une pseudo-science ancienne qui prétend établir le caractère de quelqu'un à travers les traits de son visage. Je ne sais pas si cela obéit à des lois rationnelles, mais ce qui est certain, c'est que le caractère influe largement sur la tronche que l'on a. Mon amie Edmée, dans un de ses éblouissants billets dont elle a le secret, a admirablement décrit combien la joie de vivre et la positivité d'esprit modèlent le visage bien mieux que toutes les chirurgies esthétiques. Un vrai bain de félicité que ce billet...

André Brahic, le découvreur des anneaux de Neptune, le septuagénaire bondissant,  fait partie de ces gens positifs dont j'aime depuis toujours l'énergie, l'enthousiasme et la joie. Son visage pétille. Ses yeux grands ouverts sur la curiosité de l'Univers sont ceux d'un gosse de dix ans. Il me fait penser à Eric Orsenna, que je rencontrai il y a quelque temps.

 Tout son corps parle de manière expressive et joyeuse. Ecoutez-le partager ses convictions avec vigueur, et un sourire confondant et mutin d'homme libre, généreux, hédoniste, conscient de sa chance et désireux de donner le meilleur de lui-même. Se qualifiant avec humour  en fin d'interview d'homo-rigolus, face à tous les homo-tristus qui nous envahissent le mental et nous figent dans la morosité. Ne reniant pas ses origines minières ardéchoises. 
Son credo: la culture est la meilleur arme contre la violence. Et nous vivons une époque formidable. 
Les homo-tristus ne manqueront pas de le descendre en flammes, avec leurs arguments habituels mais c'est jouissif de voir que cela ne le perturbe pas plus que ça. Cette force sereine est revigorante.
 Un projet personnel pour 2016 ? Aller écouter un de ses cours en amphi,  lui parler à la fin du cours, lui dire toute mon admiration et en ressortir regonflée à bloc. 

Voilà pourquoi la compagnie des étoiles m'est précieuse. L'astro-physique, plus qu'une science, est une philosophie de la vie qui donne du souffle. Ce souffle silencieux, vaste et éternel que l'on sent passer entre les corps célestes, la nuit. Le souffle vital de notre humanité. Celui que Rimbaud appelait le doux frou-frou des étoiles. 

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A l'émission Folie passagère, vendredi soir

21 janvier 2016

Aller plus haut

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Aller plus haut, s’élever, atteindre les sommets, tutoyer les étoiles, toucher le soleil.
Le vieux rêve inscrit dans le cœur de l’homme n’est pas mort. Au propre comme au figuré, on a tous en nous, profondément gravé dans nos gènes,  quelque chose de Frison-Roche, de Neil Armstrong ou de Lindbergh.
Elever son enfant, cela veut bien dire ce que ça dit : le tirer vers le haut, le pousser vers lui-même, et plus loin que lui-même, lui apprendre à se dépasser. 
Ce n’est pas l'immobiliser : n’oublions pas qu’un cocon, c'est doux, c'est chaud, mais c’est aussi un carcan, une camisole qui englue la larve et la fige. Certes, elle donnera plus tard un papillon. Mais là s'arrête la comparaison, nous ne sommes pas des insectes. Il est temps de faire péter ce monde de cloportes dans lequel on veut nous maintenir. A coup de polices d'assurances, de normes, de barrières, d'interdits et de politiquement correct. 
Mais vous n'en avez pas un peu marre de tout ça, vous ? Moi ça me hérisse le paletot.
Et si on se faisait un peu confiance ? Si on faisait confiance à nos enfants ?
A force de trop sécuriser, protéger, ouvrir des parapluies, des parachutes, et se laisser dicter nos (in)actions par un vent sécuritaire et procédurier complètement dément, nous oublions simplement que vivre est un risque. Un risque magnifique.
Et que le bonheur n’est pas un quinquet de taverne, c’est un phare de haute mer.
La vie, ce n’est pas s’asseoir la bouche ouverte en attendant qu’elle tombe dans notre bec, sanglé dans une ceinture de sécurité, pendant que Big Brother subvient à tous nos besoins et nous martelle tout ce que l'on doit faire pour ne pas s'enrhumer, dans des messages débiles qui prennent les gens pour des moules à gaufres.
La vie, l'amour de la vie, c’est le Grand Bleu, les Drus, les Grandes Jorasses. C'est l'Atlantique à la rame, c'est se poser sur Mars. Un défi permanent.  

Cette petite fille ne savait pas que c’était impossible, alors, elle l’a fait. Grande leçon…
Moi ça m'a fait un bien fou ce matin.



18 janvier 2016

Au nom de la loi

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Un jour un type a fait tomber sa tartine de confiture, et toc, il est devenu célèbre. Vous me direz, le phénomène avait eu un précédent avec Newton,  qui s'était pris une pomme sur le coin de la sienne.
Bon, pour celui de la tartine, il faut dire qu'il avait un nom idoine. Il s'appelait Murphy. Qui n'a pas entendu parler des célèbres «  lois de Murphy  » qui gouvernent notre vie sans qu'on le sache avec une rigueur machiavélique ?
 Moi-même, je me risquai (au passé-simple, pour ne pas détromper Berthoise) jadis à écrire un billet un peu trop long sur le sujet. Pour en revenir à Murphy, imaginez qu'il se fût appelé (au subjonctif imparfait)  Michu. 
Les lois de Michu, vous voyez le toutim ? Aucune chance de passer à la postérité.

Bref, pour avoir une loi sociologique qui porte son nom, il faut avoir un nom adéquat, donc, un peu de temps à perdre (parce que je ne vois pas trop à quoi ça sert, ces lois) et observer le premier, avant tout le monde, un phénomène auquel personne n'avait pris garde auparavant.

☆Ainsi la loi de Betteridge, qui nous apprend que  « tout titre de journal comportant une question fermée appelle forcément une réponse négative. » 
Exemple : « Faut-il avoir peur des jeux vidéo ? » ou  « La liseuse va-t-elle tuer le livre ? »
Vous y penserez, la prochaine fois que vous trouverez un de ces titres dans votre quotidien ou magazine tv préféré...Et si un jour, par hasard,  vous tombez sur un article intitulé « Célestine va-t-elle vraiment arrêter son blog ? » Ne vous embêtez pas à le lire, et soyez rassurés...

☆La loi de Godwin, elle, affirme que  « plus une discussion dure, plus il existe de chances qu'elle débouche à un moment donné sur une allusion aux nazis, à Hitler ou à la Shoah » et ce, même et surtout si le sujet de départ n'avait rien à voir. On dit alors que l'on a atteint le  « point Godwin ». Je l'ai vérifiée plusieurs fois, en famille, alors que rien ne pouvait le laisser deviner au départ, que l'on soit parti des fraises tagada ou de la carrière des Rolling Stones.

☆Enfin, la loi de Baader-Meinhoff dit que « lorsque une personne apprend un fait, un mot ou un phénomène d'ordre à aiguiser sa curiosité, elle rencontre à nouveau, à plusieurs reprises, cette même chose, quelques jours après sa découverte. »
Peut-être que dans deux jours, vous allez entendre parler d'une de ces lois...Ce serait drôle, non ?

Bon, c'est tout pour aujourd'hui, je m'en voudrais de vous mettre en situation de 
 « surcharge cognitive » comme on dit dans l'Eduknatt...

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Pour les déçus de mon titre, 
qui s'attendaient à ça: