J'aurais voulu écrire quelque chose de gai.
Quelque chose de léger après les affres des derniers jours. Mais je n'aurais
pas été vraie. Je n'aurais pas été moi.
J'ai au fond du coeur
une tristesse qui ne passe pas. La lave d'un volcan a inondé mes poumons et mes
lèvres. Je ne peux plus respirer.
Je n'aurais pas dû
lire tout ce que j'ai lu ces derniers temps. Je n'aurais pas dû lire, ni écouter, ni regarder autour de moi. Mais c'est trop tard, j'ai lu. Je n'y ai vu que de la cendre. De l'horreur. Du désespoir. De la vengeance. De l'ostracisme. Du fanatisme.
J'aurais aimé ne pas
recevoir certains messages.
J'aurais voulu ne
jamais avoir à vivre tant d'émotions négatives.
J'ai peur. Je pleure.
Et je me sens seule dans l'univers. Toute petite et perdue dans mes rêves idiots. Je voudrais voir la mer, et me coucher en position foetale à même le sable. Ne plus bouger.
Elle est où, la goutte d'espoir qui me manque pour faire repartir la machine ?
Elle est où, la goutte d'espoir qui me manque pour faire repartir la machine ?
Je ne comprends rien à ce monde.
Photo du net
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