11 février 2026

Le bal des fantômes

 








Certaines personnes sont des traits d'hirondelles griffant le ciel un matin de printemps. Elles passent et s'en vont sans laisser d'adresse. On a tous en tête l'exemple du type qui part acheter des allumettes dans une rue du Massachusetts, et qui disparaît, comme dans la chanson de Reggiani...Il paraît que des centaines de milliers de personnes disparaissent ainsi dans le monde chaque année. Tels les fameux « Evaporés » japonais...

A un moment donné, ces gens ont été importants dans votre vie. Ou alors c'est vous qui l'avez été pour eux. Bref, une relation s'est nouée.
Et puis un jour, contre toute attente, ils disparaissent. Il en est ainsi de certains blogs, qui se sont arrêtés du jour au lendemain, sans que l'on sache véritablement pourquoi.
Je remercie ceux qui ont pris la peine, telle Adrienne récemment, mais bien d'autres avant elle qui se reconnaîtront, d'expliquer à leur lecteurs les raisons de cet arrêt. Lassitude, fin d'un cycle, envie d'autre chose, peu importe. Il en va d'un certain respect du lecteur. Et en retour, on respecte ce choix.
Dans le cas contraire, on reste dans une sorte d'incertitude préoccupante, allant jusqu'à se demander si la personne n'est pas décédée brutalement. Mais même en ce cas, il arrive souvent que les proches prennent le relais pour expliquer la disparition de la personne.

Il en est ainsi, également, de ces amitiés dites virtuelles, auxquelles, personnellement, j'ai toujours tenté de donner de la réalité : rencontrer la personne, entendre sa voix, voir son image. Faire des choses avec elle, apprendre à mieux la connaître.. 
J'ai ainsi noué avec certain·e·s d'entre vous de très beaux liens de « vraie vie ».

Alors quand un de ces liens se rompt soudainement, que plus aucun signe, appel ou message n'ont de réponse, ni orale ni écrite, on se retrouve désemparé. Alarmé. Très inquiet. 
Remuant dans son cerveau confus des tas d'interrogations. 
Des « pourquoi ? », des « comment ? », des « et si... ? »
Se demandant ce que l'on a fait ou dit. Se remettant en question, vaguement coupable, mais de quoi ? Ne pouvant faire aucun deuil, puisque l'on ne sait pas pourquoi la personne « fait la morte » ni même si elle l'est véritablement. Aucun moyen de le savoir.
Les psychologues utilisent un barbarisme approprié pour cette situation, cette plaie sociétale de plus en plus fréquente apparemment : c'est le ghosting. 
On est ghosté. Fantômisé, en quelque sorte. On n'existe plus. On erre sous un drap blanc tissé de questions sans réponses. C'est désagréable. Et tellement triste. Surtout si l'on évoque tout ce qui a fait notre lien pendant des années. 
On préfèrerait tellement une franche mise au point, une explication, voire des critiques, des reproches, des adieux en bonne et due forme, tout,  plutôt que ce silence mortel. Surtout quand cette attitude irrespectueuse ne ressemble pas du tout à votre ami, toujours enclin à l'indulgence, à la bienveillance, au pardon, bref, à l'amour universel... 
Ah la la, les relations humaines... 
Allez, je vais guetter la première hirondelle au-dessus du champ de luzerne qui fume au soleil. Et me préparer une tasse de thé dans lequel noyer mon désappointement.






Pour en savoir plus, j'ai trouvé un article intéressant sur philosophie magazine.
Parmi des centaines d'autres... 



66 commentaires:

  1. Ainsi est faite la Vie des internautes. Tu es , permet moi de l'affirmer, une personne, sensible et tu n'es pas encore arrivée au bout de ton désappointement. Nous devons respecter ces décisions silencieuses, les comprendre et ne garder que le bon qui nous a été offert au cours des échanges épistolaires ! Ne t'est il jamais arrivé d'entretenir des relations dans le seul but de faire plaisir et ce, en te positionnant en retrait ? Il y aurait beaucoup à débattre sur cette attente d'explications et sur la motivation de ce que tu appelles une attitude irrespectueuse.
    Ta fidèle.

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    1. Je ne sais pas si c'est de la sensibilité ou simplement un sens aigu du respect d'autrui... Il me semble que nouer des relations implique certaines obligations morales. Mais je dois être un peu vieux jeu. Quand je réserve un restaurant et que pour une raison quelconque je dois annuler, j'appelle pour dire que j'annule. Je tombe souvent (de plus en plus souvent) sur des gens étonnés de mon geste, comme si ça devenait extraordinaire d'être seulement poli... Nous vivons une époque formidable...
      Bisous ma fidèle.
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  2. Les relations sont un mystère. Des gens apparaissent dans nos vie et d'autres s'en vont. La disparition d'un blogueur ou d'une blogueuse m'affecte toujours comme si un lien se rompait. Partir sans donner d'explications tel est le lot de certain. Il faut bien l'accepter !

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    1. Je ne dis pas que je ne l'accepte pas. De toutes façons on est bien obligé d'accepter. Je dis juste que c'est étonnant, et que cela génère des interrogations stériles. Cela dit, j'ai dû mal m'exprimer, car la personne dont je parle n'est pas un simple blogueur qui aurait arrêté son blog. Non, c'est une personne que je connais in real life
      Bises Daniel.
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  3. Cela m'affecte également même si je ne connais pas la personne "en vrai"!
    gros bisous 😘

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    1. Eh oui, on s'attache, comme dirait l'autre...
      Bises Cathy
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  4. T'inquiète, si je meurs, j'envoie mon fantôme te chatouiller les pieds ! :-)

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    1. Ha ha ha ! Heureusement qu'il nous reste l'humour, hein mon Boss.
      Mieux vaut en rire, de toutes façons...
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  5. Il y a aussi le fait que "l'Autre" à moins besoin de soi. Que l'amitié d'alors était un peu une ligne de vie et que cette ligne de vie n'est plus indispensable, alors il faut trouver un nouveau mode d'échanges et ça peut prendre du temps.
    Sans compter que lorsque tu as un ami qui est hors du temps, ça ne simplifie pas les choses.
    Toujours est-il que ti voglio bene e ti abbraccio forte Sorellita

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    1. Au cas où tu pourrais le supposer, je ne parle pas du tout de toi mon Blutchy dans ce billet.
      Je sais que tu réponds toujours tôt ou tard à mes messages ou mails.
      Mais la question reste, pour toi, que je me demande toujours si je serai prévenue le jour où tu décideras d'aller dire bonjour à la Camarde pour de vrai, au lieu de semer des fleurs dans les trous de son nez... ;-)
      Ti voglio bene anch'io.
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    2. Je crois que la chose la plus simple et la meilleure serait de te coucher sur mon testament... :-)

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    3. Ah oui bonne idée. Je veux bien que tu me lègues ta cafetière italienne, du coup.
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    4. Elle est chouette, Célestine !
      :)

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    5. Pas tant que toi, ma bestiole !
      Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
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  6. Tu abordes un point sensible, avec ces histoires de disparitions soudaines. Il me semble cependant que les deux situations que tu présentes, quoique relativement similaires, sont fondamentalement différentes. La pratique du "ghosting" (en français : ne plus répondre aux sollicitations) concerne des relations personnelles et directes ; la fermeture (ou inactivité définitive) d'un blog concerne des relations plurielles et indirectes. Généralement, avec un blog, on publie des textes et/ou images à destination de qui voudra bien lire. C'est ouvert, non destiné nommément. Avec le temps il peut se créer une connivence entre celui ou celle qui "donne" et celles et ceux qui "contredonnent" avec leurs commentaires. Des affinités particulières peuvent naître, se développer, donner lieu à des rencontres "en vrai" et de réelles amitiés. Dans ce dernier cas, on entre dans la catégorie des relations personnelles et directes. Cela peut coexister avec le blog, mais à mon avis ce sont deux types de relations avec une implication personnelle, affective, émotionnelle, sensible, qui différe largement. C'est du moins ainsi que j'ai vécu les choses :)

    En un quart de siècle j'ai vu disparaître sans explication de nombreux blogs, mais ceux pour lesquels j'ai durablement été affecté ont toujours été ceux de rares personnes avec qui une connivence particulière s'était développée, généralement en marge de la façade publique. Je garde en tête les noms de ces personnes qui ont subitement fermé leur blog, sans explications, et qui n'ont pas répondu à mes sollicitations ultérieures. Comme tu le décris, je n'ai pas su ce qu'il s'était passé. Avec l'expérience, j'ai fini par accepter que parfois il en soit ainsi... mais je me demande si ces mésaventures n'ont pas eu quelque effet néfaste quant à ma capacité/envie à tisser des liens.

    Merci pour ta réflexion autour d'un sujet qui m'a laissé perplexe à plusieurs reprises :)

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    1. Je parle bien d'une relation « personnelle et directe » comme tu le dis, même si j'ai connu cette personne par l'intermédiaire d'un blog. Et je fais bien le distinguo entre les deux situations.
      Personnellement, même si la situation que je décris m'affecte un peu, je ne perdrai pas pour autant ma capacité/envie de tisser des liens. Je relativise aussi : je ne suis pas dans la situation de quelqu'un qui serait ghosté par un partenaire de vie, ou un ami de vingt ans. Et je laisse évidemment à la personne le bénéfice du doute : il est peut-être en ce moment même cloué sur un lit d'hôpital sans possibilité de communiquer... Mais je ne peux pas le savoir...C'est cette sorte d'incertitude malaisante que j'évoque par ce billet, et qui oblige à échafauder des suppositions.
      Cela dit, après avoir lu pas mal sur le sujet, il y a quand même une forme de ghosting qui est très salutaire. C'est quand on ne répond plus aux sollicitations d'un être toxique pour soi : dans ce cas là, il s'agit de sauver sa peau, de prendre ses jambes à son cou, et de disparaître sans laisser à l'autre la possibilité de nous manipuler à nouveau. D'où l'ultime question : suis-je devenue toxique pour l'autre ?
      Tu as raison, le sujet laisse perplexe.
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  7. Dans ma liste de blogs, près des trois quarts sont inactifs. Un ou deux, enfin trois sont vraiment morts, ce qui nous arrive tous un jour ou l'autre. les autres je les soupçonne d'être passé à un autre hobby.
    Pour ma part je le fais, le mort, pendant ce vilain mois de la loose, plein de tempêtes, de
    mauvais sorts et autres cadeaux de l’hiver.
    Sinon pour ne pas laisser flotter ce fameux doute le jour ou la faucheuse va finir par me cueillir, j’ai il y a quelques années déjà , je ne pensais pas vivre si vieux, créé une note de fin. Zy End. Tous les ans, je prolonge d’un an sa date de parution .
    Voilà . je suis un blogueur méthodique non ?

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    1. Ah oui, super méthodique !
      Cela dit, tu prends la peine de prévenir tes lecteurs que tu vas faire le mort : tu n'entres donc pas dans la catégorie des ghosters.
      Quant aux blogs inactifs depuis des années, je tâche (quand j'y pense) de les effacer de ma liste...
      Belle journée, petit Louis. Merci d'être venu poser ta pierre à ce débat.
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  8. Ce qui est fascinant dans ces disparitions c'est que celui qui part semble se délester d'un poids, d'une tension pour respirer alors que celui qui reste étouffe dans le silence.

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    1. Remarque très pertinente et intéressante. Reste à la personne qui étouffe à travailler sur elle pour retrouver son oxygène et sa sérénité. Et continuer de tisser des liens. Une belle leçon de vie, quoi qu'il en soit.
      Qui nous rappelle que nous ne sommes que des hérissons de Schopenhauer.
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  9. Même si on devient prisonnier de la Black lodge de Twin peaks pendant 25 ans on doit prévenir et présenter un mot d'excuse ? Mais c'est le bagne, pardon, l'école, ici ?! ;-)

    ...et mieux encore LOL même si les billets de Madame, les aventures de Mini-Adrienne et les commentaires de Mme Chapeau, Walrus et les autres vont énormément me manquer !

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    1. Muahaha, je vais me dire que mon ami est prisonnier de la Loge Noire. Ça va tout de suite mieux, tu as raison ! :-) :-)
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  10. Chère amie
    Je ne connais de vous que ce que vous en dites sur cet admirable blog. Vous ne connaissez de moi que ce que je dis dans mes petits commentaires. Nous ne sommes pas à proprement parler des amis. Sachez que si un jour vous ne me voyez plus, ce qui risque d'arriver assez rapidement étant donné mon grand âge, c'est que j'aurai emporté dans les étoiles votre image. Je serai mort, quoi. Mais j'ai confié à mon fils le soin de vous prévenir.
    En attendant, je reste votre très fidèle lecteur.
    ~L~

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    1. Cette attention délicate est toute à votre honneur, cher Lorenzaccio.
      Souhaitons que je fasse la connaissance de votre fils le plus tard possible, alors.
      Bien à vous, fidèle lecteur.
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  11. J'ai vécu ça deux fois. Avec des femmes aimées. Et effectivement, c'est assez déstabilisant de voir de belles relations qui se terminent ainsi. Qui ne se terminent pas vraiment du coup, qui semblent suspendues en attendant que sortent de leurs têtes les cacarinettes qui y habitent ! C'est assez méprisant cette manière de refuser un au revoir, qui empêche de faire le deuil d'une relation, d'y mettre un point final.
    Ca culpabilise... qu'ai-je fais ou dis qui suscite un tel rejet ?

    J'aimerai savoir si elles vivent ça bien. Si elles n'ont jamais de question, de regret, d'envie de renouer, de discuter. Si ça leur apporte une once de bonheur.

    Bref, comme tu le dis "complexité des relations humaines".

    Comme ces questions n'auront jamais de réponse, je te quitte en te saluant.... et je reviendrai comme dirait le Général Mc Arthur (un connard par ailleurs celui-ci !)

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    1. Tu as raison de parler de culpabilité : on se demande ce que l'on a dit ou fait, ou pire, comme je l'évoque dans ma réponse à Pierre, si on n'est pas un être toxique que les gens fuient pour se protéger...
      Les cacarinettes, il y a longtemps que je n'avais plus entendu cette expression ô bonne mère !
      En l'espèce, on se demande qui les a dans la tête...
      En tout cas, oui, comme on n'a que des questions sans réponses, autant accepter, et passer à autre chose.
      Bisettes
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  12. Tu écris : «A un moment donné, ces gens ont été importants ». Certainement.
    Et il arrive que le « moment donné » n'est plus pour une ou de multiples raisons. Alors, comme la blogosphère est un monde éphémère et qu'elle le démontre depuis ses origines, ça s'arrête. Aucun blog n'est éternel, même s'il peut être durable.

    Nouer des relations et des liens en dehors d'elle c'est tout autre chose.
    Ce que tu évoques ce sont les ruptures unilatérales et sans explications, si j'ai bien compris. Alors là, effectivement cela peut être un arrachement qui laisse des traces. Mais on existe toujours. On garde la totalité de son intégrité. Ressentir de la culpabilité serait supposer être responsable des défaillances relationnelles de l'autre. S'il n'a pas été capable de mettre les formes nécessaires aux bienséances ordinaires, c'est de son fait, uniquement de son fait.
    Mais quoi qu'il en soit, il n'y a pas de vie sans accidents relationnels, sans la mort de relations. Cela est d'autant plus tragique quand on ne s'y attend pas.

    Parfois la fidélité à soi-même oblige à l'infidélité relationnelle. Bien sûr, c'est préférable si on se quitte volontairement bons amis/ennemis. Ce n'est pas toujours le cas. Hélas, certains optent pour le silence mortifère…
    L'ami dont tu sembles évoquer les grandes qualités, a aussi ses défaillances et ses errances. Comme nous tous.
    Ce qu'il ne faut surtout pas faire : échafauder toutes sortes d'hypothèses chimériques ou en plus on se rendrait responsable et même coupable de je ne sais quoi, qu'on s'inventerait de toutes pièces..
    Allez ! Allons voir ensemble la première hirondelle…

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    1. Ta réponse me réjouit cher Alain. Moi qui suis un être d'arbitrage loyal, moi qui aime comprendre les points de vue de chacun, moi qui ai toujours joué le rôle de médiateur dans les conflits, tu as compris que j'ai beaucoup de mal avec les décisions unilatérales dans lesquelles le dialogue est tout simplement refusé.
      Tu as bien compris que l'exemple des blogs qui s'arrêtent sans crier gare n'était justement qu'un exemple. Qui ne constituait pas l'essentiel de ma réflexion.
      Tu as bien compris aussi que j'attache de l'importance à la « bienséance ordinaire » peut-être trop ? Entre personnes civilisées il me semble qu'un minimum de respect devrait être de mise, comme je le dis plus haut à Chinou, ce doit être « vieux jeu »... :-)
      J'avais sans doute besoin d'entendre que j'existe toujours, avec toute mon intégrité, malgré les inévitables coups de griffe relationnels. C'est grâce à des gens comme toi, capables d'analyser les situations de façon juste et posée, que je progresse d'année en année, me laissant beaucoup moins atteindre.
      Je suis toute prête à excuser, à comprendre les défaillances et les errances d'autrui. Mais comment en parler si le silence s'est installé ? Je continue à penser que le silence n'est pas forcément la réponse la plus pertinente dans une rupture de relation. Sauf évidemment en cas de toxicité de ladite relation.
      La seule supposition à faire, c'est que la personne en question soit décédée subitement.
      Tiens, toi par exemple, si tu décidais de nous fausser compagnie pour aller tirer la Camarde par la barbichette, comment je le saurais ?
      Respirer. Ne plus avoir d'attente. Aller voir les hirondelles et cultiver les relations tant qu'elles sont belles, et nourrissantes.
      Je t'embrasse.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆



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  13. Joli thème de billet, très intime.
    Disparaître peut aussi s'imposer : on a vécu, on a paru, on a dit, mais c'est fini ; on s'évade alors, sans tirer sa révérence, et l'on s'en va hanter un autre univers. Une lassitude, parfois, nous saisit, nous gouverne même, et nous partons. Vous évoquez une hirondelle ; l'espèce déserte son nid, mais revient toujours à la belle saison.
    Il y a certes quelque chose d'inquiétant dans nombre de disparitions, mais pour certaines, on pourrait presque y discerner un effet de magie ou plutôt le tour d'un prestidigitateur.
    Il faut une certaine habileté pour égarer son adresse…

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    1. J'adore la délicieuse ambiguïté de la dernière phrase...
      Egarer son adresse avec adresse. Tirer sa révérence. Disparaître avec élégance en quelque sorte...
      Merci pour cette contribution, cher(e) anonyme qui ne signe toujours pas...
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    2. Vraiment, je suis confus, chère hôtesse, car ce n'est point volontairement que je n'ai pas signé. Je n'aime pas l'anonymat et ne le pratique pas ; celui-ci m'a échappé, si je puis dire. Je vous présente mes excuses.

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    3. Merci d'être revenu signer cher Patrick.
      J'ai dû me douter que c'était vous, car dans ma réponse je parle d'élégance. Je pense que le mot vous caractérise.
      Bien à vous
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  14. Moi c'est mon frère qui m'a ghosté.
    Plus de nouvelles de lui depuis des années, c'est dur. Surtout quand on n'a qu'un frère.
    Alors oui, je comprends la culpabilité, l'angoisse, la colère, tous ces sentiments négatifs que l'on peut éprouver.
    C'est comme un deuil, mais en pire.
    Bises
    Angela

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    1. Je te comprends d'autant plus que je vis un peu la même chose : la différence c'est que ma soeur répond toujours à mes messages, au moins par des émoticones. Et qu'elle m'a expliqué pourquoi elle ne voulait plus me voir...
      Bisous ma belle

      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  15. Merci pour ce beau billet. Après avoir vu le clap de fin chez Adrienne, un défilé de questions était passé par ma tête , comme la première fois que c'était arrivé avec Gilles. Adrienne est revenue nous rassurer, Gilles, on l'a retrouvé plusieurs fois, Petit Louis me semble un bloguer bien attentionné, merci à lui.
    Moi, qui suis juste une commentatrice intermittente chez vous, le jour où la grand faucheuse finira par passer chez moi, vous aurez du mal pour l'apprendre car contrairement au fantôme de Walrus, le mien ne viendra pas vous chatouiller les pieds...
    Mais comme c'est mon choix de ne pas tenir un blog, vous ne devrez pas vous sentir coupable...

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    1. Vous savez que je vous apprécie beaucoup Madame Chapeau.
      Je me suis faite à votre intermittence, car je vous retrouve souvent chez des blogs amis et je ris beaucoup de vos interventions toujours drôles et pertinentes.
      Aussi, ne vous inquiétez pas : si un jour vous partez avec la faucheuse, je le saurai vite. Il y aura un silence inhabituel chez Bleck, Walrus et quelques autres. Et même chez Gilles, l'étoile filante du soleil levant.
      Promis, je me sentirai triste mais pas coupable.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Merci pour votre gentille réponse et la jolie façon dont vous décrivez Gilles.

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    3. De rien, Madame Chapeau. C'est un plaisir.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  16. Je vais penser à demander à mes enfants de te prévenir si jamais …..

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    1. Ça paraît idiot d’y penser mais pourtant… j’ai fait la même chose !
      C’est que de l’amour tout ça sister.
      ♥️

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  17. Quel a été l'élément déclencheur de faire un blog?

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    1. En 2009, j'ai entendu un sinistre de l'éducation nationale dire qu'il allait payer des gens pour surveiller les enseignants sur internet, au nom du soi-disant "devoir de réserve". Mon sang libertaire n'a fait qu'un tour. J'ai ouvert ce blog par défi, juste pour voir si c'était vrai.
      Eh ben c'était même pas vrai, parce que je peux dire que j'en ai déballé des trucs sur l'éduc nat et ses manoeuvres parfois douteuses...
      Et dix-sept ans plus tard, je suis toujours là, alors qu'il a fait ses malles depuis longtemps...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  18. C'est drôle, j'ai justement un texte que j'ai écrit il y a plusieurs mois, mais que je n'ai pas publié, qui traite un peu du même sujet. Il est resté au stade de brouillon, tout en fouillis bien rangé dans mon cartable de collégien. Histoire vraie, bien sûr ; il faudrait que je m'y replonge et sûrement tout modifier, pour en refaire un nouveau billet avec des mots d'aujourd'hui. J'avais même ma référence musicale. Mais pour des raisons bien mystérieuses, je n'ai pas poursuivi ; probablement que je n'étais pas satisfait du résultat. Bref, mon blog et moi n'avons pas encore dit notre dernier mot. ;-)
    Bises de la nuit

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    1. Ah, on dit que les grands esprits se rencontrent...
      En tout cas, j'ai hâte de le lire, ce fameux billet remanié.
      Bises du dimanche
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  19. Quel style ! Et cette photo d'oiseau si belle. MERCI ! J'aime les oiseaux et j'aime voler le vol de l'envole : je m'y brise souvent les ailes mais de temps en temps j'attrape des bouts de voyage (https://loeildukrop.aminus3.com/image/2017-02-19.html) ou de pause attentive (https://loeildukrop.aminus3.com/image/2014-10-16.html)

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    1. Sympa tes photos d'oiseaux. Pas faciles à photographier.
      Celle que tu admires n'est pas de moi mais d'un photographe bien plus doué que moi.
      En revanche, j'ai fait au Kenya certaines photos dont je ne suis pas peu fière...
      https://celestinetroussecotte.blogspot.com/2025/03/lettres-du-kenya-1-calaos-et-vervets.html
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  20. Ça commence à faire un moment que je n'ai pas vu d'hirondelle.
    Il faut dire qu'à force de tuer leur nourriture avec les produits de l'industrie chimique, elles commencent à "claquer du bec"...
    Toute cette affaire me désole.
    Elle me désole d'autant plus qu'après nous avoir expliquer qu'on doit laisser tomber les combustibles fossiles, on semble se diriger vers des forages au large de la Guyane, histoire de concurrencer les USA...

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    1. Evidemment, c'est le-gout-des-autres, pas "anonyme"

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    2. Je vais t'étonner mais j'avais deviné que c'était toi, encore une fois... Tu as un style, que veux-tu.
      Quand on se met à se désoler sur les agissements dictés par le simple profit, on ne s'arrête plus.
      C'est fatigant, de vivre dans un bac à sable entouré de gros bébés qui ne cherchent qu'à se donner des coups de pelle et à avoir un seau plus gros que celui du voisin...
      Vraiment fatigant.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  21. Celestine, je l’ai déjà dit, tu es quelqu’un qui ressent vraiment les choses. Avec encore ici un texte plein.de franchise, cohérent et construit.

    Les amitiés, les amours numériques naissent vite, meurent vite.
    Sans doute que :
    Oui, les liens méritent mériteraient une fin explicite.
    Mais le courage n’est pas la compétence la plus répandue en ligne.

    Je comprends la spirale des “pourquoi” et des “et si” quand le silence s’installe.
    Elle est humaine. Je l’ai connue aussi.
    Mais certains silences ne sont pas des fuites, seulement des passages. Souvent juste une autre saison à vivre.

    Donc, je ne jetterai aucune pierre.

    Tu guettes les hirondelles. D’autres rafraîchissent compulsivement leurs notifications. Chacun son rituel pour survivre au silence.

    Bisous un peu cavaliers BizzzZZZ

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    1. Encore une fois, il s'agit d'une vraie personne, pas seulement d'un blog.
      Et ce solence m'affecte simplement parce que je ne le comprends pas.
      Toi, ce n'est pas pareil : je ne te connais que virtuellement.
      Et pourtant, c'est pareil : j'ai été affectée quand tu as disparu, et joyeuse quand tu es réapparu.
      Je ressens les choses, ça c'est vrai. parfois j'aimerais y être moins sensible...
      Bises cher Cavalier.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Silence, bien sûr. Je tape trop vite sur le clavier... :-)

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    3. Moi, c’est mon stylet sur mon clavier/écran ... qui dit un silence en insolence, parfois :)

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  22. J'ai parfois vécu la même chose et étrangement cela laisse un trou même si je n'avais jamais réellement rencontré cette personne. Parmi celles qui sont parties en laissant une adresse, j'ai encore plaisir à les croiser ici et là au hasard de leurs nouveaux projets. Ce lien virtuel est parfois vraiment fort. Certaines plumes me manquent encore.

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    1. Rha la la ces anonymes qui ne signent pas...
      Et qui disent pourtant de si jolies choses...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  23. Que c'est joliment raconté ces disparitions bloguesques inexplicables ! J'ai fermé des blogs, mais on me retrouvait vite, vu que j'en ouvrais un autre presque aussitôt et en donnais l'adresse à mes fidèles encore en vie, oui, beaucoup ont disparu tout à fait...Oui, ces disparitions subites nous laissent un goût amer, une angoisse, et on se pose des tas de questions "est-il, est-elle encore en vie ?"....Si je le fais avec mon blog actuel, ce sera en partie la faute au C.O.N qui squatte mon blog et me dit des vacheries....Quand même des mois qu'il ne me lâche pas la grappe.
    Ca me fait penser à mon fils, qui, dimanche soir, a enfin décroché le téléphone pour me parler, son silence commençait à devenir pesant, en un mois, je n'avais reçu que la photo de ce cher QFM au loin dans la neige, mais, ça m'avait rassurée...Lui qui vit seul dans sa montagne dans son petit studio, je me dis "et s'il disparaissait subitement, s'il tombait dans un ravin, s'il tombait malade, si, si..... on ne le saurait peut-être pas avant des jours"...
    Début janvier, il s'est perdu dans la forêt jurassienne et dans la neige, avec son chien Bill...Il allait appeler les secours quand il a retrouvé une piste de ski de fond..D'ailleurs, je ne savais pas que c'était interdit de marcher dessus, sous peine d'amende...Bill a été, parait-il, très malade, ayant avalé pas mal de neige....Maintenant, il l'a entièrement, son ex lui ayant dit qu'elle n'en voulait plus...Il a réussi à trouver un jeune, pour le sortir 2 fois/jour quand il descend sur Gex pour ses cours, parfois, il part de 6h du matin à 20h le soir..La semaine dernière, il l'avait emmené avec lui, dans le Périgord, vers Montignac-Lascaut..Pas de bol avec les inondations, mais, son gite était en hauteur parait-il...Quand je lui ai posé la question "mais, qu'allais-tu faire dans ce coin avec toutes ces inondations et cette pluie et pis, c'était bien loin de chez toi ?" Réponse "j'étais avec une femme"...fin du banc, interdiction de poser plus de questions, pourtant, dieu sait que mon cerveau aimerait bien en savoir plus...On va attendre de voir s'il y a une suite...Mais, me voilà en partie rassurée, me disant que s'il était à nouveau amoureux et que si cette histoire perdurait, quelqu'un d'autre s'inquiétera pour lui...Mon fils a aussi la chance d'avoir de très bons amis, collègues de travail, mais, je doute qu'ils pensent tous les jours à mon fils, eux ont une vie privée aussi...
    Bonne journée.......

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    1. Tu évoques là le plus fort des liens : celui qui lie une mère à son enfant.
      Je n'en connais pas de plus inextricable ni indestructible...
      Il nous faut pourtant bien admettre qu'un jour, nos bébés deviennent des adultes responsables et autonomes...
      Mais rien à faire: toujours cette petite voix qui nous demande : tiens, où il est ? Qu'est ce qu'il fait en ce moment. Avec qui parle-t-il ? Ce n'est pas de curiosité mal placée, de la jalousie ou quelque autre sentiment négatif. c'est juste le besoin, à chaque instant, de se dire que tout va bien. Une sorte de réassurance perpétuelle, un vieux réflexe de mère-poule, en somme.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  24. Eh ben c'était même pas vrai, parce que je peux dire que j'en ai déballé des trucs sur l'éduc nat et ses manoeuvres parfois douteuses..
    Tiens, toi Célestine qui était dans l'Education Nationale et des manoeuvres douteuses de certains, et bien, mon fils le prof de lycée, très apprécié de ses élèves et collègues, qui a les meilleurs résultats au bac pro de l'Académie, et ben, depuis 2 ou 3 mois, il a un nouveau directeur qui ne l'aime pas du tout..Pourquoi ? Jaloux probablement, parait que ce mec, moins il en fait, mieux il se porte, monsieur s'est proposé comme directeur et ça a été accepté, vu que peu veulent de ce poste..Avant mon fils avait une directrice hyper sympath, mais qui a pris sa retraite...Peu de temps avant les vacances, mon fils et son directeur ont eu un énorme clash....Ce directeur l'a insulté, lui a même dit que si mon fils se suicidait, ça ne lui ferait ni chaud, ni froid...Il l'a même fait pleurer...Heureusement, il l'a fait devant 5 autres profs, dont l'une a été tellement outrée qu'elle est allée le signaler à la hiérarchie, prof, qui, hier, l'a invité chez elle pour l'aider dans sa préparation de son inspection pour le jour de la rentrée....inspection hautement importante, qui peut conditionner un CDI et un déplacement pour une autre région... Mon fils voudrait se rapprocher de nous et de ses potes lyonnais..Il veut aussi quitter la banlieue de Genève, à cause des loyers trop chers et des appartements introuvables dans ce coin mitoyen de Genève..Il aimerait aller sur Lyon, Paris, Bordeaux ou Clermont-Ferrand....Il veut aussi s'éloigner de son ex, ex, pas sympath du tout, comme dit plus bas...Pourtant, dieu sait qu'on l'appréciait son ex...Comment les gens peuvent-ils avoir un double visage ? J'espère qu'il ne sera pas obligé de se séparer de son chien, il dit que Bill l'aide beaucoup moralement, mais, c'est pas facile de laisser un chien seul dans un studio..Bill est très intelligent et on dirait qu'il comprend son maître. J'espère que le petit jeune qui s'en occupe continuera à le faire et est sérieux......S'il n'était pas si loin, on aurait pu le prendre de temps en temps....Pas facile en ce moment la vie de notre fils, c'est certain...

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    1. Je comprends tout à fait le problème : ayant eu à subir le harcèlement de ma supérieure hiérarchique pendant cinq ans. Mais quelle mouche peut donc piquer ce genre de personne, pour s'en prendre ainsi à un de leurs collègues ? N'enseigne-t-il pas aux enfants tout le contraire de ce qu'ils font ?
      Quelle méchanceté, pour aller dire que cela ne lui ferait ni chaud ni froid si ton fils mettait fin à ses jours...
      Dans ces cas-là, il faut croire à la justice immanente : un jour, il le paiera, d'une manière ou d'une autre.
      J'espère que ton fils ne se laissera pas manipuler par cet individu que je qualifierais de paltoquet, de balourd et de pendard. Quoique bélître et maraud lui aillent aussi parfaitement.
      Bisous chère Juliette
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  25. Nous vivons tous ou avons tous vécu cette "fantomisation", mais j'ai l'impression que c'est de pire en pire, les réseaux sociaux y sont peut-être pour quelque chose ? Dès qu'une difficulté apparait, l'Autre est considéré comme toxique et on le fait disparaitre. Tout est devenu binaire. Avant on subissait en silence, maintenant on coupe les ponts, vivement que la voie du juste milieu apparaisse pour que nous vivions des relations enrichissantes et bienheureuses. Bises céleste Célestine, à bientôt. brigitte

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    1. Tu parles d'or, ma Plume. Le chemin du milieu, je ne cesse de le proclamer, et j'essaie de le suivre aussi souvent que possible. Il reste que certaines relations sont vraiment toxiques et qu'il ne faut pas hésiter à les rompre. Pour les autres, je suis d'accord : on ne jette pas le bébé avec l'eau du bain à la première difficulté relationnelle.
      Belle soirée
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  26. Eh ben ! Tu en as des états d'âme toi. J'avais commencé à écrire un commentaire d'un hectare mais bon, les commentaires en disent déjà beaucoup et le commentaire de Chinou me va très bien. Le débat est vaste. A + !

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  27. Un sujet difficile et pourtant si humain, tant les relations réelles sont parfois complexes. Il est vrai que les liens que l'on a avec les auteurs et autrices de blog comme toi Célestine peuvent être forts tant on est capté par les mots, les émotions et on a envie d'en savoir davantage sans être d'une curiosité malsaine oh non . Alors, parfois certains décident d'arrêter et s'en vont ...des fantômes pour nous ils le deviennent mais leurs mots restent . Un sujet troublant en effet...

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  28. Eh bien ! J'ai eu une drôle d'émotion ! Il y a plusieurs jours, si ce n'est plus, je me grondais de ne plus venir voir ce que tu écrivais. Et paf, je tombe sur ce billet. Et comme si j'étais seule au monde, j'ai imaginé un instant que tu me visais de tes flèches acérées. Ouf ! Tu ne parlais pas de moi ! Premier soulagement passé, je me suis sentie un peu vexée ! M... alors ! Elle s'en fiche finalement de la vieille béarnaise. Alors que, puisque tu parles de Camarde et de faucheuse, tu aurais pu penser que j'aurais pu passer l'arme à gauche sans dire un mot ! Ce qui, déjà, est proprement impossible ! Je suis trop bavarde ! Je compte bien pousser un grand cri, manière de frapper l'imagination de ceux qui pourraient m'entendre ! Par contre, ne compte pas sur mon mari pour t'envoyer un faire-part ! Je ne sais même pas s'il se souvient du mot de passe pour ouvrir l'ordi ! Mais je ne suis pas pressée de quitter la scène ! Même s'il m'arrive certains jours de... Bref, parlons d'autre chose. J'espère que tu pourras renouer des contacts avec cette personne si proche à ton coeur.
    Les athlètes défilent sur l'écran, de bien belles images, de beaux visages aux sourires radieux. Ça a fait du bien de les voir dévaler avec plus ou moins de bonheur sur les pistes enneigées, cela nous a occupé pendant ces jours moroses et pluvieux. Bisous Célestine...hasta la vista.

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  29. Un billet qui me bouleverse, moi absent ces temps-ci de ma page. Moi tellement silencieux. Ta réflexion m’interpelle. Et si demain, ou après-demain, mon cœur cessait de battre, qu’en serait-il de ce blog que je retrouve depuis déjà pas mal d’années, presque chaque soir. Et je ne parle pas du précédent que j’ai abandonné pour des raisons techniques. Il faudra que je mette mes proches au courant pour expliquer ce qu’il en serait.
    Car si tout semble virtuel aux détracteurs patentés qui dénigrent tout, l’aventure que je vis à distance est un bonheur de rencontres. Et j’espère qu’un beau matin, un beau soir, le partage soit possible à la faveur de ce que j’appellerai des retrouvailles.
    Sans le net, je ne t’aurais pas connue frangine. Et bavarder avec toi à la terrasse d’un café serait un beau moment.
    Bises en attendant ce jour.

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.