mardi 4 juillet 2017

Ville

« Il ne suffit pas d'un tas de maisons pour faire une ville
Il faut des visages et des cerises
Des hirondelles bleues et des danseuses frêles
Un écran et des images qui racontent des histoires ...»


Tahar ben Jelloun, Ville.







J'habite une jolie ville dont le centre se meurt, tel le noyau ratatiné d'une cerise piquée aux vers...Dimanche deux juillet, impossible pour Olga et moi  de trouver un restaurant ouvert sur aucune des placettes de la vieille cité. Naguère, on trouvait là des dizaines d'endroits très goûtus et ombragés de tilleuls ou de platanes. Au début de l'été, le parfum de ces arbres centenaires invitait à la rencontre, au rire, au partage. Et me tournait un peu la tête...Combien de souvenirs joyeux ai-je engrangés sur ces placettes fraîches et riantes ? Un monde fou et bigarré d'autochtones et de touristes mélangés se pressait aux terrasses. Ça sentait le melon, le fenouil, le basilic et le vin de pays coulait à flot. On y chantait en provençal en vendant des olives. Les nappes jaune soleil ondulaient au mistral comme des oriflammes.
Désormais, le premier magistrat de la ville (que nous appellerons entre nous, plus justement,  notre abruti de maire) a décidé d'élargir la ville pour lui donner des dimensions pharaoniques. Au mépris des préoccupations écologiques cruciales de notre temps, il détonne, il bétonne, il goudronne, il lotit et construit à tire-larigot des zones commerciales géantes qui vont s'auto-bouffer par concurrence forcenée... Et pendant ce temps là, les boutiques du centre ferment une à une leurs paupières de métal, comme pour pleurer cette catastrophe humaine et économique. 
Dimanche, notre salade estivale à Olga et moi,  avait un goût amer. Et pourtant le chef n'avait pas forcé sur la chicorée. 


¸¸.•*¨*•






Musique: Hisaichi, first love




93 commentaires:

  1. Hélas, il semble que cette désertification des centre villes de généralise un peu partout en France. Les commerces ferment les uns après les autres, subissant la trop forte concurrence des immondes zones commerciales standardisées construites en périphérie.
    La faute à qui ? Aux élus, bien sûr, qui autorisent ces décentralisations mais aussi aux grands groupes commerciaux avides de rentabilité et… aux consommateurs que nous sommes, préférant aller au plus simple, garer nos voitures au plus près, pour faire de fausses bonnes affaires. Nous avons tout faux.

    Je dis "nous", mais chacun de nous n'est pas forcément concerné, selon sa façon de répondre à ses besoins élémentaires. Cette sinistre évolution (?) n'est pas une fatalité. J'en viens presque à souhaiter la catastrophe écologique qui nous ramènera, de gré ou de force, à des comportements plus responsables.

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    1. C'est vrai, le « nous » global a tendance à culpabiliser ceux qui essaient de changer les choses...dont je fais partie modestement, en tous cas au niveau de ma ville.
      Bien sûr que chacun a une responsabilité individuelle, et notamment au moment de mettre un bulletin de vote dans l'urne, ou de ne pas le mettre...
      Souhaiter une catastrophe écologique ? Même pas besoin, elle est en marche. Si j'ose dire.

      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Pour l'heure, c'est la catastrophe économique qui se pointe puisque la France subit un boss du même cru que ton maire.
      Jupiter (encore un modeste, celui-là) a, pour lui, la légitimité de ne pas avoir fait de fausses promesses: Il nous avait prévenu de toutes les salo...ries qu'il allait nous faire.

      Pour ce qui est de la responsabilité collective, je refuse d'en prendre une part ayant milité contre ce pantin, n'ayant voté ni pour lui et ses sbires, ni pour ce qui lui sert de serpillières à l'assemblée nationale.
      Les gens qui l'ont élu et qui s'en mordent déjà les doigts l'ont fait sur sa belle gueule de premier communiant. Qu'ils assument.

      Je suis assez partagé pour savoir si ce sera la catastrophe écologique ou son homonyme économique qui prendra l'autre de vitesse... Une chose est certaine, les lendemains qui chantent ne seront pas pour ces 5 prochaines années.

      A l'heure où Paris éloigne les voitures et la pollution du coeur de ville, d'autres maires pompidoliens dilapident l'argent public pour mieux empoisonner ses concitoyens.... Bravo!
      Que je sache, ta ville est pourtant déjà pourvue d'une ceinture routière efficace...
      Je rêve d'un retour de la vie au coeur des villes et villages, que les gens se réapproprient ces lieux qui sont les leurs, qu'ils le fassent même en dépit de la stupidité de leurs édiles.

      Le commerce de proximité est bien souvent concurrentiel avec les hyper-maxi-centres commerciaux.
      Les conseils y sont judicieux et les produits de meilleur qualité.

      Bref, les Dieux (et Jupiter en particulier) sont tombés sur la tête.

      Baci

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    3. Tu prêches une convertie, pour ce qui est du commerce de proximité...
      Pour le reste aussi, mais lutter encore et toujours me fatigue...
      On rêve d'un retour à plus d'humanité, plus d'authenticité...
      On se bat, on rêve...et entre les deux, on essaie de vivre un peu, quand même...
      Parce que les dieux sont tombés sur la tête, certes, mais doit-on s'en culpabiliser ?
      Baci caro
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. @ Célestine
      Si j'utilise le "nous" c'est pour ne pas trop stigmatiser "les autres", parce que ce pourrait aussi une facilité de s'exclure de comportements préjudiciables. Donc "nous" collectivement, avons une part de responsabilité à chaque fois que nous entrons dans une grande surface, une enseigne de marque nationale, ou fréquentons, ne serait-ce qu'une fois par an, une de ces immondes zones commerciales. Pour ne pas dire "nous", il ne faudrait JAMAIS avoir cédé à la facilité… et je ne suis pas sûr qu'il y en ait tant que ça parmi tes lecteurs (mais peut-être que si, finalement).

      J'insiste sur notre responsabilité collective, parce qu'à mes yeux il est… irresponsable de considérer que seuls les élus ou les financiers sont responsables des dérives de notre société. "Nous" y contribuons tous. L'exemple des commerces ouverts le dimanche, cité par Blutch, est tout à fait clair : si personne n'allait faire ses achats un dimanche, aucun commerçant n'ouvrirait !

      La catastrophe écologico-économique est en marche, effectivement. Je voulais plutôt parler des ses conséquences : l'effondrement de notre société. Et la refondation à venir, sur un autre mode de consommation/relation refusant le système de l'exploitation à outrance (ça c'est pour la nécessaire touche d'optimisme).

      @ Blutch
      Je crois que le mal dont souffre notre société dépasse très largement la France et son actuel président. Certes, on pouvait espérer bien mieux que celui que le système démocratique a mis en place. Mais pour le moment c'est comme ça et nous devrons faire avec.

      Comme toi je rêve d'un retour de la vie au coeur des villes et villages. Notre responsabilité individuelle est d'agir en ce sens, en privilégiant les commerces de proximité, en y consacrant le temps qu'il faut. Pas toujours aussi facile à faire qu'à dire…

      Dans mon village les commerces désertent aussi le centre. Mais il faut avouer que le stationnement oblige à faire une centaine de mètres à pied… alors que la petite supérette permet de garer sa voiture à 20 m tout au plus.
      Le maire et les élus ? Que peuvent-ils faire pour empêcher cela ? Empêcher un commerce de déménager en périphérie ? Le Maire n'a pas ce pouvoir. L'empêcher de construire ? Il ira dans une commune voisine, plus accueillante, plus favorable à "la liberté d'entreprendre" ! Tout cela est fort complexe...

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    5. @ Pierre
      Tu soulèves l'éternel problème du "Si c'est pas moi ce sera les autres."
      Pour ma part, je ne trouve pas cet argument recevable si on est convaincu des méfaits des grandes surfaces. Ce sont elles qui affament la paysannerie et j'aurais le plus grand respect pour un maire qui refuse (rait) de ce compromettre avec ce système.
      Les communes ayant tout misé sur le "développement économique" n'ont, d'ailleurs, pas à se féliciter de la qualité de vie qu'elles offrent à leurs administrés.

      En habitant au milieu de nulle part, ce n'est pas facile facile d'aller dans des commerces qui n'existent pas ou plus.
      Le premier magasin bio est à 25 km, alors il faut composer et s'approvisionner en semi-gros sur internet et chez les producteurs et pour les urgences, il faut bien, hélas, passer par des grandes surfaces.
      Mais le chiffre d'affaires qu'ils réalisent ainsi ne leur permet pas d'entretenir la pelouse...

      @ Célestine
      Je ne suis pas dans la lutte perpétuelle, je m'efforce d'informer lorsque je peux et pour le reste, je me retire des conneries de ce monde.
      J'ai bien à faire à entretenir mes amitiés ;-)

      Si les Dieux sont tombés sur la tête, tu peux plaider non coupable. Je doute que Jupiter puisse accéder à ta poésie, sa pensée est trop con-plexe-ée.

      Un livre à lire et relire: "Le beaujolais nouveau est arrivé" de René Fallet

      Ti bacio Cara

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    6. Le maire a beaucoup de pouvoir, Pierre. Et notamment celui de décider du plan d'urbanisation de sa ville. Prenons le simple exemple de la carte scolaire, qui, par le jeu des dérogations, transforme pernicieusement certains quartiers en ghettos. Une fois que le quartier est devenu un ghetto, les commerçants ferment boutique. Le maire peut refuser un projet de zone commerciale pharaonique, c'est lui qui signe les permis de construire. il peut décider que le centre ancien est magnifique, mettre le paquet sur l'animation créer des festivals, des choses qui fassent vivre et bouger, et les commerçants resteront.
      On sait bien que de la présence d'une école, par exemple, dépend la vie ou non d'un village. Des villages ont réussi à reprendre vie en se battant pour garder leur école. On a même vu des maires passer des annonces sur le bon coin pour que des familles viennent s'installer dans leur village...
      C'est pareil pour les quartiers en ville. Ici, le maire a fermé (et même démoli) quatre écoles du centre ville, sous prétexte qu'il n'y avait pas assez d'élèves. Evidemment, il accordait à tour de bras des dérogations vers des écoles de quartiers résidentiels prestigieux, au bout d'un moment, avec la logique comptable de l'éducation nationale, les postes fermaient et un jour on décrète que l'école n'est plus "rentable"...
      Alors, oui, Pierre, je pense que le maire d'une ville a beaucoup de pouvoir, et que sa volonté politique peut infléchir dans un sens ou dans l'autre la vie de la cité.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    7. @ Blutch
      D'accord avec toi sur l'irrecevabilité de l'argument que tu mentionnes : on peut très bien choisir d'être exemplaire. Ou même simplement de ne pas transiger avec ses valeurs et principes.

      Mais, en ce qui concerne le choix des maires, sans parler des grandes surfaces, j'ai un exemple précis en tête : il y avait dans mon village une pharmacie au centre du bourg. Sa présence contribuait évidemment à l'animation commerciale du village. Or voila t-y pas que la pharmacienne décide un jour d'aller s'installer dans la toute petite zone commerciale créée il y a quelques années en bordure de la déviation (qui fait que le trafic a quitté le centre du bourg… diminuant la fréquentation des commerces). Le maire essaie de la convaincre de rester, usant de tous les arguments possibles. Rien n'y fait : la pharmacienne sait où est son intérêt, et probablement la survie de son officine. Pour elle ce sera la bordure de la déviation ou un autre village !
      Bilan : le maire à accordé le permis de construire pour qu'au moins la pharmacie ne quitte pas le village. Bon ou mauvais choix ? Qui peut le dire…
      Voila à quoi peut être confronté un maire (et là je réponds aussi @ Célestine).

      Il n'en va évidemment pas de même à l'échelle d'une ville, mais l'argument avancé sera toujours celui de simplifier la vie de tout le monde : commerçants et clients. Maintenir l'attractivité de la ville, développer l'emploi, offrir un "dynamisme commercial", censé favoriser la venue de nouveaux habitants, permettant de maintenir les écoles, etc…

      Face à cela, prôner le maintien du commerce de proximité, parler de qualité de vie, hasarder quelques audacieuses fantaisies telles que "lien social", "convivialité", "écologie", ne pèse pas lourd… Des trucs de bobo, ouais !

      Mais oui, bien sûr, Célestine : le maire dispose de certains pouvoirs "obscurs" (peu visibles) comme la carte scolaire. Pour l'urbanisme (et le choix des implantations commerciales), ce n'est plus forcément le cas : selon les secteurs il peut être prévu à beaucoup plus grande échelle qu'une ville (Schémas de Cohérence Territoriale, par exemple, auquel le maire doit se plier). Après on rentre dans le jeu des sphères d'influence, notamment pour l'urbanisme commercial, via des commissions, des comités de pilotage, où tout un petit monde grenouille de façon plus ou moins désintéressée. Pas forcément individuellement, mais à l'échelle de sa commune ou de son bassin de vie…

      Donc le maire a certains pouvoir, certes, mais il est loin d'être omnipotent. Et puis il est révocable. C'est probablement le sort qui attend le maire de Grenoble, premier élu écologiste d'une grande ville, qui essaie de rendre sa ville "vivable" (voies cyclistes, réduction de vitesse de toute la ville à 30km/h, piétonnisation des rues, interdictions de circulation les jours de pollution…). Il se heurte à une vive opposition des commerçants, notamment.
      Il se passe un peu la même chose à Paris, et on voit les tollés que ça déclenche. Dès qu'on touche à la sacro-sainte bagnole (oui, celle-là même qui sert à aller dans les zones commerciales !)

      Rien n'est simple…

      [chouette débat !]

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    8. Oui chouette débat... je n'ai pas dit en même temps, que le maire était un dictateur omnipotent.
      J'ai juste dit qu'il avait un certain pouvoir. mais les choses sont très différentes d'une commune à l'autre, certainement parce que les éléments humains sont prépondérants.
      ta pharmacienne déménageuse ne déménagerait peut-être plus de nos jours...qui sait ? Je crois que la prise de conscience avance, surtout dans certains milieux : tu les qualifies de "bobos" mais pour ma part, je préfère dire "ceux qui réfléchissent". Pierre Rabhi est-il bobo ?
      Là est la question...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    9. @ Pierre
      Les commerçants semblent ne pas aimer le changement...
      En Suisse, les zones piétonnes ont eu un peu d'avance sur la France.
      Dans la ville que j'habitais alors les commerçants ont crié, tempêté contre la création de la zone piétonne, accusant la ville de vouloir les assassiner.
      La zone fut tout de même faite après un vote populaire.
      10 ans plus tard, un nouveau plan de circulation déplace une partie de la zone et l'agrandit.
      Tollé général:
      1° des commerçants entrant dans la zone.
      2° de ceux qui en sortaient
      Avec toujours le même argument que la commune va tuer le petit commerce.....
      De fait, les commerces dans la zone piétonne n'ont pas perdu leur clientèle, mais celle-ci, délivrée du stress du parcage en ville, était plus détendue et plus acheteuse.

      Il n'est pas certain que la pharmacienne de ton village se félicite tous les jours de son choix...

      Il est vrai que les Préfets (ces baillis d'un temps qui devrait être révolu) ont parfois une primauté sur les décisions municipales, mais des procédures existent pour préserver les communes.
      Par exemple, faire classer un monument et il ne peut plus se construire n'importe quoi dans un rayon de 500 mètres. C'est parfois suffisant.

      Les Parisiens de Paris apprécient la baisse de pollution liée à l'abandon de voies sur berges. Ils apprécient aussi de pouvoir reprendre possession de ces espaces.
      Ceux qui sont mécontents sont les Franciliens qui ont perdus une voie de secours aux périf's surchargés.
      L'Île de France est un chef d'oeuvre de catastrophe urbanistique.
      Les emplois sont à l'ouest de Paris et les habitations à l'est.
      La quasi totalité des postes de travail à la Défense pourrait se faire en télétravail... N'y aurait-il pas du mou dans la corde à noeud de la boîte à réflexion du manégiariat français???
      Tout le reste est à lavement dirait Bérurier.
      Bien à Toi

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    10. Je suis un peu hors délai, mais je réponds quand même ;)

      Pour le terme "bobo", il était à prendre au second degré, évidemment. C'est le qualificatif stupide qu'on voit le plus souvent accolé à "écolo". Ça en dit long de l'ouverture d'esprit de celui qui balance ça…

      Pour ma pharmacienne déménageuse c'était il y a trois ou quatre ans. Pas si vieux que ça. Et depuis elle a revendu !
      La prise de conscience avance, c'est vrai. Mais elle vient de tellement loin, et il lui reste tant de chemin a parcourir…

      @ Blutch
      J'aime bien ton exemple des résistance au changement, quel que soit le sens de celui-ci :)
      Ce n'est bien sûr pas une caractéristique spécifique aux commerçants. Toutes les catégories humaines peuvent être touchées.

      Pour ce qui est des monuments historiques, il se trouve que le village dont je parle en est doté de deux. Mais là encore c'est à double tranchant : des commerçants s'estiment pénalisés parce qu'ils doivent respecter des prescriptions architecturales contraignantes, et souvent onéreuses. Le patrimoine c'est comme l'écologie : tout le monde n'y est pas sensible. On dirait que certains ne sont sensibles qu'au niveau du portefeuille…

      Du mou dans la corde à noeuds, y'en a un peu partout, on dirait…

      Bonne soirée à toi

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    11. Oui c'est vrai, j'aurais dû relire et voir qu'évidemment tu parlais au second degré ...
      Parfois j'ai la comprenette bouchée... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  2. Je me joins aux constatations de Pierre et à nos responsabilités partagées.
    Ici, on construit un nouveau et immense "coeur de ville" juste à côté de l'ancien !!!
    J'espère que votre salade a eu aussi la saveur de l'amitié.
    Happy day
    Nicmo

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    1. Bien sûr, notre salade était parfaite et avait le goût des retrouvailles entre mies, qui n'ont pas de prix...
      Mais cette frénésie de certains maires à « enlarger » leur ville (j'utilise le terme que les marabouts africains utilisent pour parler du pénis (et il s'agit bien de cela, en vérité) sur les petites publicités qu'ils glissent sur les pare-brise ou dans les boîtes à lettre ) dénote quand même une conscience eco-reponsable de bulot, ou d'huître avariée.
      Happy day, ma belle!
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  3. C'est la même chose dans ma ville. Les commerces du centre-ville ferment les uns après les autres.
    Notre maire aime construire. Malheureusement nous avons près de 20% de personnes vivants sous le seuil de pauvreté.

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    1. Il est bien là le drame. Quand les priorités politiques ne sont pas tournées vers l'humain...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  4. Je rejoins le commentaire de Pierre, c'est à chacun d'entre nous que reviens la responsabilité de la désertification des villes et villages. Nos activités, notre pouvoir d'achat est un authentique levier politique, c'est en tout cas comme ça que je ressens ma façon d'acheter même si j'ai commis et je commets encore bien trop d' erreurs dans ces choix. Il en est de même pour notre façon de se déplacer, de choisir un lieu d'habitation etc... Nous possédons encore quelques choix de vie.

    Bleck

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    1. Bien sûr. Les choix de vie sont dans nos mains, quand on a un cerveau pour réfléchir et qu'on n'est pas abruti par le mirage de gagner au loto ou de s'acheter le dernier 4X4...
      Mon choix a été de me présenter aux élections en 2008, sur la liste d'une candidate dynamique et humaine, qui voulait faire de la ville un peu ce que la Baladine décrit en parlant de la sienne.
      Nous avons perdu d'un pouillème de points, et je ne m'en suis pas encore tout à fait remise...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  5. Oh Celestine, moi qui aimerais tant une salade goutue sous les platanes de ton centre ville. Le mien, à moi, de centre ville, regorge de kebabs dont l'espérance de vie est d'un semestre au mieux, et d'enseignes fermées. Bref, ma ville, au centre historique hispano-flamand et vraie petite capitale Art Déco, s'enlaidit de pustules. Comme ailleurs, quoi...Un peu maussade, mais tu l'as remarqué, je serai peu disert sur mon blog cet été mais t'embrasse de tout coeur, Miss W., et te lirai. Je te lirais même si je pouvais faire autrement. ATTB.

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    1. Alors, oui, bien sûr, tu as connu ma ville au moment d'un festival, avec tout à coup plein de monde dans les rues...Mais un deux juillet, ne pas trouver un restaurant ouvert en plein midi, je t'assure que ça fait mal aux tripes...
      Les pustules, ici, ce sont le maire et sa bande de bras-cassés. Et pourtant je t'assure que je respecte les institutions de la république... Je dis juste qu'elles auraient besoin d'un sérieux coup de jeune. Un coup de balai, de plumeau, bref, un secouage de puces.
      Merci de me rester inconditionnel.
      J'aime
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  6. Chère Céleste,

    Pierre sur Pierre je renchéris,

    Jadis pour construire une ville on pensait à son âme....On pensait par exemple à un schéma circulaire comme à Carcassone, Perouges , Eguisheim ou ailleurs.

    Je sais ce que mon père et ma mère m'ont dit de leur enfance annecienne. Je sais ce qu'un copain de choeur m'a aussi précisé sur sa jeunesse à Grenoble....

    Sans sombrer dans la nostalgie traditionnelle des aînés.... "de mon temps" , en toute objectivité on ne peut que déplorer un phénomène bien plus large que l'inconséquence de certains élus.

    Tous les intérêts particuliers poussés à l'extrême contribuent à cette désertification des centres ville..
    Que soient les entrepreneurs de travaux publics en mal de projets urbains , les promoteurs immobiliers, les agences immobilières, les notaires, les anciens commerçants à la retraite, ou de simples financiers à la recherche de placements juteux : cet ensemble désordonné d'intérêt particuliers ne fait plus ville.
    Le sentiment d'être, de constituer un groupement humain en interrelation semble disparaître sous l'égoïsme financier.

    Si c'est un mouvement qui se généralise comme dit Pierre, j'apporterais ici une vision un peu optimiste : je souhaite élargir notre champ de réflexions à ce qui se passe ailleurs sur notre continent européen.
    Ici ou là on demeure attaché à la vie ensemble, au bonheur d'y contribuer chacun a sa mesure, ne serait ce qu'en donnant du temps où de l'argent pour rendre attrayants les divers lieux de vie de la communauté. Et on ne s'y plaint pas sans arrêt de payer des impôts. On versé une contribution parce que l'on a compris qu'en retour on bénéficie de transports en commun, de salles de spectacles... enfin de lieu de vie ou l'on recherche la compagnie d'autrui au lieu de la fuite.

    Sachons toutes et tous en tirer les bons exemple pour chez nous, dans nos villages, nos villes et même nos métropoles faire régner la joie de vivre ensemble en interrelations positives

    Bisous d'un optimiste résolu
    Pierre

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    1. Les entrepreneurs en mal de projets urbains peuvent venir ici réhabiliter le centre-ville. Il y a du boulot!
      Je défends les impôts directs avec l'énergie du désespoir. mais si les gens ont une si mauvaise opinion des impôts, n'est-ce pas parce que les élus ont contribué eux-mêmes à brouiller les pistes, en laissant supposer que l'argent public allait dans leurs poches ?
      Les impôts directs sont justes, mais il faudrait une administration plus nombreuse pour contrôler efficacement leur perception. Donc davantage de fonctionnaires...
      Les impôts indirects et les taxes sont les pires des injustices sociales. Est-il normal qu'un riche et un pauvre paient le même prix leur paquet de cigarette ou leur bouteille de vin ?
      Les fonctionnaires ne sont pas les monstres que l'on dit. Ils contribuent à la richesse nationale.
      Davantage d'écoles, d'hôpitaux, de théâtres, de trains et de bus, davantage de tissu social fort...davantage de services publics. Oui un monde meilleur commence par accepter de vivre ensemble, et que chacun ait une place digne du nom d'homme dans la société.
      Ben quoi, on peut rêver...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Certains politocards ont fait plus que laisser supposer qu'ils se goinfraient sur le compte du petit peuple...
      En construisant une école, tu peux fermer une prison. (signé: Totor)

      A connaître, étudier et garder en mémoire:
      Marinaleda qui est un magnifique exemple de solidarité qui dure depuis 40 ans.
      Baci mia Cara

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    3. Ah...Marinaleda....J'avoue que c'est un bel exemple.
      Mais nous nous avons Saillans...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  7. Je vais parler de ma petite commune d'à peine plus de 5000 habitants. Ici, dans ma campagne de bord de mer, la plupart des bars, restaus et petites boutiques sont ouverts toute l'année, y compris le dimanche. Le marché s'étale deux fois par semaine. Et pourtant, notre périphérie est la même que partout... Alors je sais bien, n'être qu'à 2h30 de Paris, ça aide. Il n'empêche qu'il faut les faire venir, les touristes, et que ce n'est pas toujours si facile. Alors,la municipalité multiplie les manifestations culturelles, sportives etc, parfois à l'initiative des habitants, des commerçants... Festivals, concerts, salons, courses à pied, rallyes, fête de la mer, journée de ci, de ça, c'est un travail colossal, même à l'échelle d'une si petite commune, et un travail de fourmi en même temps, qu'il faut sans cesse recommencer, alimenter... Certains restaurateurs organisent des dîners jazz, des concours de rhum arrangé (oui oui :-D ), un Cluedo géant dans la ville! Il y a des années fastes, des années moyennes, quelques échecs, mais bon an mal an, ça le fait! Et la rue piétonne a gardé sa droguerie, son fleuriste, son épicier, son bazar et ses caves... Il faut rivaliser d'inventivité (un peu comme pour les cafés philo ou les librairies salon de thé, mais ça demande aussi aux commerçants et aux habitants de se retrousser les manches, de participer aux conseils municipaux, de proposer des idées, mais des idées réfléchies, avec des plans construits. Et après, il faut se déplacer, participer... Bref, quand tout le monde s'y met, il y a des chances pour que ça fonctionne. Mais il faut tout le monde. Et des tonnes d'effort!
    Bises encourageantes

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    1. Oui, il faut tout le monde, et tout le monde s'y retrouve, j'en suis sûre, dans cette conception de l'urbanisme qui tient compte de l'humain.
      Dans ma ville, rien n'est fait pour la circulation à vélo, par exemple. cela fait des années qu'on se bat pour faire admettre à la municipalité que c'est une urgence écologique: rien à battre. Ces messieurs-dames sont pour la libre entreprise, l'individualisme, le jeu des coudes pour se hisser au sommet au mépris des plus faibles, le libéralisme forcené, chacun pour sa peau et que le meilleur gagne. Une conception de la société qui n'est pas la mienne.
      Pourtant je continue à lutter à ma façon, parce que c'est ma ville. C'est idiot, je ferais mieux de venir m'installer chez toi. Parce que ça fait envie, comme tu en parles...
      Merci de ton témoignage, Baladine, qui prouve qu'un autre monde est possible.

      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Il te manquerait le soleil! ;-)
      Je me rends compte à ton commentaire que j'ai donné une image idyllique, du coup je me sens obligée de nuancer mon propos.
      Notre maire est sans étiquette politique, mais ancien RPR, et affiche son soutien aux LR; c'est aussi un cas très particulier, et n'importe quelle assistante sociale du coin te dira que notre commune est celle qui en fait le plus sur le plan social, avec un CCAS très actif et plutôt généreux. A celà s'ajoutent 2 oppositions, une de gauche, souvent virulente mais votant toujours ce qui va dans le bon sens (ils reconnaissent d'ailleurs que le maire a régulièrement le don de leur couper l'herbe sous le pied en faisant mieux et plus vite qu'ils ne le feraient eux-mêmes!), et une opposition qui penche pas mal vers les idées d'extrême-droite et s'oppose systématiquement à tout, braillant que tout est mal et que tout va mal, et rêvant tout haut que la ville redevienne ce qu'elle était dans les années 50 :-o !
      Je te laisse imaginer les conseils municipaux épiques, ça fait rigoler toutes les communes avoisinantes!
      Tout ça pour dire qu'il y a de tout, ici comme partout, et des gens qui pleurent que "c'était mieux avant", et aussi des commerçants qui se contentent de se plaindre et ne bougent pas un orteil...
      Reste que les gens, Parisiens y compris, se déplacent quand même moins qu'avant. Quand un couple de blogueurs que tu connais bien est venu début juin, c'était un chouïa éteint, comme ça l'est souvent l'hiver, et pourtant il faisait beau, et on était en juin... Moi, forcément j'aime bien (eux aussi d'ailleurs, même si elle n'a pas cessé de me demander ce que je pouvais bien trouver à faire ici l'hiver ;-) ), mais je ne tiens pas de commerce.
      Bisous dubitatifs...

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    3. Le grand brouillage des cartes fait que les étiquettes politiques ne veulent plus dire grand chose...
      Ce qui est important, c'est une dynamique de bonne volonté qui essaie d'améliorer la vie des gens.
      Ce qui semble être le cas chez toi.
      Après, ce qu'il serait opportun de se demander, c'est pourquoi les Parisiens et les touristes en général viennent moins qu'avant...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. P'têt ben qu'ils vont chercher le soleil un peu plus bas! P'têt ben qu'ils sortent de l'hexagone! P'têt ben qu'ils n'aiment pas le poisson! Ou les goélands! Va savoir! Ce qui est certain, c'est que ceux qui ont beaucoup de sous n'aiment pas bien voir arriver plus de touristes qui en ont peu; se sentent déclassés...
      Les étiquettes politiques, c'est comme les religions, ça m'a toujours gonflée. Et regarde comme beaucoup s'y accrochent, à leur étiquette!
      Ici, où on vit du tourisme, les irréductibles du "c'était mieux avant" trouvent, eux, qu'on en fait trop pour les touristes et les résidents secondaires, tu vois, c'est l'éternelle histoire du serpent qui se mord la queue.
      Pour le moment, on tient. En éternelle optimiste, je me dis que les grincheux ne passeront jamais, et je leur rigole à la barbe quand ils se pointent à ma porte pendant les campagnes électorales, en leur retournant tous leurs arguments fielleux dans le pif, et avec le sourire, s'il vous plaît (je fais pareil avec les témoins de Jéhovah, soit dit en passant) ;-)

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    5. @ La Baladine
      Peut-être aussi que les Parisiens sont comme tous les autres Français: Plus serrer au niveau des cordons de la bourse :-(

      Les petits commerces ouverts le dimanche dans les lieux touristiques se justifient, mais pour moi, il est exclu d'aller dans les centres commerciaux le dimanche. Non parce que c'est le jour du seigneur, mais parce que des syndicalistes sont morts pour avoir revendiqué un jour de congé hebdomadaire.

      Autrement ça fait plaisir de voir ta ville fonctionner comme toutes devraient le faire.

      Bises et baci

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    6. @ Blutch... Tu m'as mal lue (ou je me suis exprimée de façon trop sybilline: les riches viennent moins parce qu'ils se plaignent de voir de plus en plus de moins argentés. Y'a beaucoup de snobs, chez les résidents secondaires!

      Mééé... les grandes surfaces sont fermées le dimanche! Et le repos hebdomadaire est obligatoire, dimanche ou pas, c'est la loi. Sauf pour les patrons, dont beaucoup ici bossent sans compter les jours ni les heures!

      On bosse, on bosse dur, et on ne s'en plaint pas. Ça compense pour tous ceux qui râlent et font le minimum :-p

      Bises

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    7. Le tourisme des très riches et surtout des snobs n'est pas le plus rentable car il exige des infrastructures très chères et toujours renouvelées.

      Chez-toi les grandes surfaces sont fermées le dimanche... Profite-en. J'habite une cambrousse perdue au milieu de rien et toutes les grandes surfaces des villes voisines ouvrent le dimanche matin,
      Garantir un repos hebdomadaire n'est pas une solution.
      Le personnel de ces magasins n'a que le dimanche pour être avec ses enfants alors qu'on ne leur sabote pas ce tout petit minimum de relation familiale.

      Si j'ai bien compris, tu es commerçante ?
      J'ai été artisan les 3/4 de la vie professionnelle, c'est du pareil au même pour ce qui est des horaires.
      Il faut bosser dur lorsque le travail est là, mais j'ai toujours estimé avoir la chance qu'à part le fisc, il n'y a personne pour vampiriser mes bénéfices...
      Bises

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    8. Non, La Baladine n'est pas commerçante, elle le dit elle même un peu plus haut.
      Elle a de la chance de vivre dans une commune assez atypique, et en tous cas aux antipodes de la façon dont ma ville est gérée...
      Baci
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    9. J'avais zappé cette petite précision et ses derniers propos le laissaient supposer ou pour le moins qu'il s'agit d'un travail indépendant.
      Ce sera juste l'occasion de lui renouveler des bises e molto baci per te

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    10. Molto baci e tvb, caro mio
      Merci pour ce débat très riche.
      Je ne m'y attendais pas sur mon petit billet...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    11. @ Blutch, je vais peut-être t'étonner, mais ici la plupart de ceux qui bossent le dimanche sont plutôt contents... Et ça ne date pas d'hier! Ils profitent des enfants le mercredi, jour de fermeture de bien des boutiques.
      Artisan à son compte oui je connais bien!
      Perso j'ai bossé en un temps passé 7 jour sur 7 et jusqu'à pas d'heure, et j'ai adoré ça.
      Aujourd'hui c'est plutôt du bénévolat, vu que je ne touche rien, mais c'est toujours 7/7, et j'aime celui pour qui je le fais ;-)
      Bon, en fait, ce que je veux dire, c'est qu'il n'y a pas de modèle idéal pré-établi, et perso je trouve que ce n'est pas plus mal!
      :-))

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    12. Euh... Je reviens parce que je me rends compte que ce que je dis risque encore de "t'enduire avec de l'erreur": je n'ai jamais été artisan(e) et ne vis pas avec un artisan non plus. Mais j'en ai dans ma famille! ;-)

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    13. Ah tu réponds à ma question de mon autre billet... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  8. Tu devrais au moins trouver ma présence sans peine dans tes rues vides. Surtout que je n'y traine plus, j'y suis devenu un fantôme de la vie, depuis que ton histoire avec Olga m'avait vidé l'assiette, pour faire ça à cheval, c'est pas recommandé. Qu'est-ce qu'on peut trouver d'anormal à ça. A l'ère de la vitesse y reste plus de tant pour vivre. Je crois qu'on ne peut plus trouver ça triste, à moins d'avoir toujours un sensible personnel refusant les ébats de groupe. La rue c'est le poumon d'un lieu habité. Il avait son marché, lieu légendaire pour l'échange dans toute sa gamme. Maintenant les rares boutiques qui restent ouvertes ont toutes des étages inhabités. Sais-tu que le centre de Paris est dans ce cas ? Oui, probablement. Tout est calculé, rien n'est du au hasard, le monde de la finance tire les algorithmes du bizness au millimètre. En parfaite conscience avec la population qui ne demande que ça d'être télécommandée. Ce qui compte c'est pas la merde des pollutions en tous genres, c'est l'étiquette mise sur le produit. On cuisine grand-mère comme on aime sex-shop. Il ne reste plus que la survie de soi anti con. Je crois que tu vois ce que je veux dire. quand je pédale, je fais du V l'Ô pas du ya hourte pour refuge 5 étoiles. Je tant brasse comme un vieux con ma Céleste.

    http://www.levoyageurdesel.wordpress.com

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    1. T'es loin d'être un vieux con, l'oizo. Tu survis au milieu d'un monde qui ne se dit plus, qui ne se vit plus, trop occupé à faire la part belle au futile et au clinquant.
      Mais les vraies valeurs tapes dans les pédales de ton vélo, dans les branches des arbres pleines de chants de merles, personne ne peut nous les enlever.
      Et t'inquiète pas pour Olga et moi, on résiste aux mauvais vents comme des tiges de blé aux épis dorés.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Je t'ai dans la moustache comme Sète chanson d'ô vergnat qui mourre que sur la promenade des Anglais, pas sur sa plage.Les objets de chez ma Tante, en dehors des ménagères poinçonnées, si on en avait trouvé il aurait fallut aller les retirer rue des mots-rions, parce que suce fait venir des doutes au Canard Enchaîné, genre emploi fictif...si tu vois c'que j'veux dire (éventuellement à Olga) parce qu'à toi pas besoin de me poser la question. Ma grand-mère elle gardait les bons de la Semeuse en sortant des Docks de sa rue. J'ai peur que ça soit le seul mauvais acte qu'elle ait commis.....des fois que la poussée des hypermarchés vienne de là. En tous cas elle a sauvegardé l'esprit des vieux quartiers au-delà de son vivant en m'inscrivant dans leur beaux-arts. J'suis depuis tout petit genre rue de Jacob, place de Furstenberg St-Germain des Prés, rive-gauche de la scène. C'est un avantage quand les fantômes sortent au coin des portes-cochères, mon cheval voient du beau monde. Tenons la rime aux souffle de l'accordéon, on perdra pas la boule ma Céleste.

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    3. Tu me parles d'un temps ou Brassens errait dans le vieux Paris, où des espèces de fées faisaient d'un vieux bouge un palace...Entre la rue Didot et la rue de Vanves, sûrement. On mettait des trucs au clou pour arrondir les fins de mois. Ma grand mère m'en parlait parfois.
      Allez il reste de beaux restes à la vie, du côté de chez Léon.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  9. Bon, le machin a étouffé mon commentaire donc je recommence après deux heures :
    C'est pareil partout !
    Pour me rappeler le défi du samedi Y : Yaka organiser le boycotte des centres commerciaux !
    Au boulot, Célestine...
    Moi, je vais au supermarché :o)

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    1. Le machin fait des siennes ce matin. Empêchant mes lecteurs chéris de venir poser leur pépite devant ma porte.
      Quoi, tu vas au supermarché ? T'as pas honte, vilain drôle ?
      Y a pas un marché super à côté de chez toi, avec de vrais marchands de tomates musclés qui sifflent les filles et des marchandes de melons aux accortes corsages ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  10. Le bonjour, Céleste rayon. Beau et attirant trait. Nostalgique et colérique. Je n'ai que ceci à proposer. Suis-je dans les clous ?

    Des hirondelles filantes traversent le ciel tatoué
    Tirent les cartes,
    Lisent des messages sur les lignes de la main
    Font des origamis
    Que le printemps ouvrira dans les bras de l’été

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    1. Ah quelle joie de voir que tu es toujours là...je commençais à me dire que tu avais été aspiré dans une nébuleuse, ou enlevé pour devenir esclave sur mars, comme dans l'ébouriffant reportage des Caphys...
      Ton poème en hirondelle est beau comme un soir d'été.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  11. Bon eh bien si ça sera mieux hier on n'a plus qu'à réécouter le gars Gilbert ! ;-)

    https://www.youtube.com/watch?v=YS-aMTyxu4w

    Oserai-je ajouter que j'ai adoré découvrir récemment "Le Grand restaurant", un presque-nanar de 1966 avec sa séquence d'anthologie qui sert d'indicatif à l'émission du dimanche midi "On ne parle pas la bouche pleine" ?

    https://www.youtube.com/watch?v=ugHPJOC9lGk

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    1. Super extrait de ce film-culte (que l'on peut appeler nanar, mais bon, ça reste un film-culte comme tous les de Funès)
      Bon je suis pas du genre c'était mieux avant, nostalgie et tout le fourbi, tu le sais. Ce qui m'intéresse c'est le moment présent. Mais faut reconnaître que les rues désertes du centre ville m'ont quand même fait un choc.
      Il n'y avait même pas un Oncle Joe en train de photographier tout ça pour en tirer quand même du bonheur sur son blog... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  12. Ta photographie me rappelle la place du Forum, à Arles, que j'aimais tant (j'avais eu un vrai coup de foudre pour une ville), hum, il y a bien plus de quarante ans. C'était une jolie place. Ce l'est peut-être toujours. Que dire de plus sur l'urbanisme qu'on n'a déjà dit plus haut. Ce n'est pas tout à fait pareil chez nous, mais le résultat est le même. On peut pourtant toujours trouver un endroit où manger... Mais dans les petites villes de province, ce sont des buis-buis et à part une "tartine"... En face d'une gare par exemple, je l'ai vu il y a pas longtemps, dans une ville de province où il y avait un merveilleux Jardin fruitier (qui fait portes ouvertes) un jeudi par mois... Des chaussées, des voitures, des travaux... Mais le café où on s'est arrêté était typique (le tenancier était Français d'ailleurs, car c'est une villette frontalière).

    Eh bien tiens, voilà un chouette endroit qui donne un peu de l'espoir. Cela s'appelle les Fraternités ouvrières de Mouscron. Une jungle fruitière o;) je devrais transférer les photos sur mon blogue et me mettre un peu à jour o:)))

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    1. Je suis allée voir quelques photos de ce chouette endroit. C'est vrai que cela donne de l'espoir...
      Les restaurants dans les villes sont maintenant concentrés dans des zones bien particulières, et il est difficile de garder une clientèle quand on n'est pas "lisible" comme on dit dans le jargon du marketing...
      Et une petite placette intérieure, loin des pièges à touristes, ce n'est pas lisible... :-)))
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  13. Je pense à un poème de Guillevic :

    « Quand on nous dit :
    La vie augmente, ce n’est pas

    Que le corps des femmes
    Devient plus vaste, que les arbres

    Se sont mis à monter
    Par-dessus les nuages,

    Que l’on peut voyager
    Dans la moindre des fleurs,

    Que les amants
    Peuvent des jours entiers rester à s’épouser.

    Mais c’est, tout simplement,
    Qu’il devient difficile
    De vivre simplement »

    La vie augmente, mais les placettes rétrécissent, les marchés odorants partent en épluchures. Paul Ariès a dressé la liste à rallonge de nos appauvrissements et aliénations.

    Olga ?
    Qui chante soprano, dans un chœur dédié aux chants liturgiques orthodoxes ?
    Qui a des yeux de fougère ?
    Belle à se faire baptiser ?
    Gospodi pomiluj !

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    1. Olga, quoi..mon amie Olga Laxie...
      Les yeux pleins d'étoiles comme moi. Mon alter ego...
      Merci pour le beau mais triste poème de Guillevic.
      je préfère tes poèmes à toi, pleins d'invention et de délicatesse.
      Merci de ta présence
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. C'est gentil de dire que tu préfères mes poèmes à Guillevic, poète d'une espèce rare, peut-être éteinte.
      Ma présence... je viens pour te lire ! hier, tu finissais ton billet sur la chance, moi qui en ai beaucoup, j'ai celle de te connaître

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    3. Merci c'est gentil aussi, ce que tu dis.
      Guillevic est un grand poète, je trouvais simplement son poème d'une grande tristesse ...
      Celui là est plus joyeux:
      Imagine un oiseau,
      Merle ou geai ou mésange,

      Qui tiendrait dans son bec
      Et ce serait pour toi,

      Tendrait vers toi
      Myrtille ou mûre

      Ou quelque chose.

      ¸¸.•*¨*• ☆

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  14. Réponses
    1. Bien sûr, les Caphys ! je n'ai qu'une parole.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. ...euh...sauf cas de force majeure bien entendu... ;-)

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  15. j'allais te dire "mais pourquoi tu t'es pas présentée aux élections? " et je vois dans un com que tu l'as fait, alors... par ailleurs as tu remarqué aussi que lorsque tu décides d'aller visiter un joli lieu, exactement au même moment, il y a la moitié de la population du globe qui a décide la même chose ?
    j'ai cru m'abonner à tes avis de publication, et je ne reçois rien, qu'ai je donc mal fait?

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    1. Tu as bien rentré ton adresse mail ? et tu as cliqué sur "submit" ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  16. quelle tristesse!
    oui les petits commerces se meurent, mais les petits restos aussi? voilà qui m'étonne!
    surtout un dimanche midi!!!

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    1. Nous avons été plus qu'étonnée...Je ne pensais pas que cela pouvait être possible. C'est comme s'ils s'étaient donné le mot...
      Mais j'irai leur demander à tous, l'un après l'autre...je veux savoir.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  17. Comme la fontaine des Bastides le village de Manon, votre ville s'assèche, se recroqueville, se lézarde, elle a préféré les sons barbares aux sons des fifres et tambourins, quand danserez vous la farandole provençale ?
    a diù siatz moulini, tambourinaïre, moulaïre, pastre, Bouffareo, et Moussu Brun !

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    1. C'est beau comme une image d'Epinal...
      Enfin d'Arles...ou d'Avigno.
      Là où on chante Coupo Santo...
      C'est presqu'un peu trop... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  18. Dans mon petit village de Haute-Loire, il y a quelques années, il n'y avait presque plus de petits commerçants, ils fermaient les uns après les autres, il faut dire qu'un Colruyt s'était ouvert. Et puis, tout doucement, de nouveaux commerces ont rouvert, et maintenant, nous avons le choix si nous voulons acheter du pain par exemple (quatre boulangeries), ou aller boire un coup sur une terrasse de café (quatre cafés également). Plus une épicerie, un fromager, deux restaurants-hôtels, une crêperie, une pâtisserie, deux fleuristes, etc, etc, tout cela pour 3500 habitants environ (en hiver, car en été la population quadruple grâce au camping qui se trouve tout près du village). Et puis, il y a les marchés du dimanche, du mercredi, marchés équivalents, en juillet et en août, à ceux du Sud.
    Pour dire que certains petits villages résistent et tiennent le coup ! C'est peut-être que nous avons un maire à la hauteur. :-)
    Venez, venez dans mon petit village de Bas-en-Basset... :-)
    Gros bisous, Célestine.

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    1. Je biche à te lire, belle dame !
      Comme quoi, la volonté des élus est un moteur prépondérant quand il entre en osmose avec la vonté du peuple.
      Il a l'air de fair bon dans ton village.
      Près de chez moi, il y en a aussi, des irréductibles qui résistent et résistent encore et encore à la pression du Marché. Et qui font attention à leurs concitoyens.
      Je viendrai, un jour, je viendrai.
      Douces pensées, Françoise
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  19. Triste réalité !Les petites boutiques ferment doucement leurs yeux. Place aux grandes surfaces. Mon marché se meurt......Heureusement des initiatives nouvelles se font jours: circuits courts avec commerces de proximité.

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    1. Oui, heureusement il y a des réseaux de résistance un peu partout, des Amap, des fermes bio, des petits commerces qui se lancent, bref...la lutte s'installe.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Pourquoi voir ça comme une lutte? Les 2 peuvent coexister, la preuve, ils existent! :-)

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    3. Chère Baladine...oui je crois que c'est une lutte. En tous cas, sur le terrain, cela prend la forme d'une lutte, ou en tous cas d'une résistance. Parce que les intérêts en jeu sont trop contradictoires. Le fait que deux systèmes radicalement opposés existent n'est pas la preuve qu'ils peuvent coexister.
      Quand tu choisis de te déplacer à vélo, par exemple, c'est un combat que de faire respecter ton choix. dans une ville où rien n'est fait pour le vélo.
      Les AMAP, les exploitants bio doivent lutter en permanence contre les utilisateurs de pesticides. Fair eunchoix de vie éco-responsable, ou qui tend à l'être, est une façon de lutter pour la survie de nos descendances, contre les empoisonneurs de la planète...
      Co-exister avec Trump, le climato-sceptique numéro un de la planète, ça ne m'emballe pas trop. Alors je lutte.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  20. A lire ton billet et les com', je songe que chez moi, c'est pareil mais en pire. Le département dans lequel je vis, la Creuse, est tellement la cinquième roue - le Limousin est mort ! Vive la Nouvelle Aquitaine ! - est tellement pauvre, et pas qu'en population !
    Je me demande quel est réellement le pouvoir des différents maires ou de notre nouveau et seul représentant à l'Assemblée nationale.
    Bises.

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    1. Ah il est certain que certaines régions de France ne sont pas intéressantes pour le parisianisme politique...Des régions entières décimées parce que les usines ferment, et qu'il n'y a pas d'activité touristique...pourtant c'est beau le Limousin , c'est beau la Creuse, l'Ardèche, la Lozère et tous ces endroits merveilleux qui font la beauté de la France...
      Bisous cher Patrick
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  21. J'imagine votre désappointement de voir l'endroit que vous aimiez se déliter de la sorte.
    C'est triste une ville dont le coeur ne bat plus.
    J'e suis attristé pour vous, délicieuse.
    Le poème de Ben Jelloun est un pur joyau. Puis-je me permettre de le diffuser dans son entier ?

    Il ne suffit pas d'un tas de maisons pour faire une ville
    Il faut des visages et des cerises
    Des hirondelles bleues et des danseuses frêles
    Un écran et des images qui racontent des histoires

    Il n'est de ruines qu'un ciel mâché par des nuages
    Une avenue et des aigles peints sur les arbres
    Des pierres et des statues qui traquent la lumière
    Et un cirque qui perd ses musiciens

    Des orfèvres retiennent le printemps dans des mains en cristal
    Sur le sol des empreintes d'un temps sans cruauté
    Une nappe et des syllabes déposées par le jus d'une grenade
    C'est le soleil qui s'ennuie et des hommes qui boivent

    Une ville est une énigme leurrée par les miroirs
    Des jardins de papier et des sources d'eau sans âme
    Seules les femmes romantiques le savent
    Elles s'habillent de lumière et de songe

    Métallique et hautaine,
    La ville secoue sa mémoire
    En tombe des livres et des sarcasmes, des rumeurs et des rires
    Et nous la traversons comme si nous étions éternels.

    ~L~

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    1. C'est vrai, c'est un texte très beau.
      je ne l'ai pas publié en entier, car je ne voulais pas alourdir mon billet.
      Mais vous avez réparé cette lacune.
      Merci mon ami.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  22. " Il ne suffit pas d'un tas de maisons pour faire une ville"

    Il aurait dû dire ça aux créateurs de "villes-nouvelles"...

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    1. Je ne te le fais pas dire... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  23. Je me faisais la remarque pas plus tard que dimanche, comme toi.
    C'est fou quand même cette désertification. Mais il est vrai que j'ai participé à la chose en allant dans les centres commerciaux et maintenant je le regrette...
    Bises
    Angela

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    1. L'essentiel est que tu aies pris conscience de ce fait-là : c'est en tant que consommateur que nous devrions avoir le pouvoir de faire fermer ce genre de boutique...Mais tout le monde n'a pas encore cette conscience-là.
      Bises
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  24. Mais,on habite la même ville!:-)
    Toutes les villes que j'ai traversées ont la particularité que leurs zones commerciales sont toutes identiques par leurs laideurs!Je les évite autant que possible,et jamais n'y mettre les pieds le dimanche.Je n'ai jamais dérogé à cette règle.
    Je connais une petite ville du cantal ,connu pour ses macarons ,où je fais halte régulièrement.Cette ville donc,était sur le déclin qui dura environ trente ans:fermeture de boutiques, droguerie,mercerie,quincaillerie ...Point la faute aux grandes surfaces(il n'y en avait pas)seulement une génération de commerçants prenant leurs retraites,sans reprise dudit commerce.Depuis dix ou quinze ans,tout doucement,je constate avec la même régularité que les achats de macarons que cette petite ville reprend vie,et cela me met le cœur en joie.

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    1. Cette petite ville du Cantal donne de l'espoir...
      Oui, il y a une autre façon de gérer une ville que d'agrandir indéfiniment les zones périphériques et de construire des centres commerciaux obsolètes à notre époque.
      Je suis en joie avec toi, cher Didier.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  25. Sans compter les bureaux de poste qui disparaissent !

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    1. Et puis les écoles...et les maternités...
      C'est dramatique.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  26. Ha ça, c'est LE problème des villes. Et dis-toi que les petites villes genre 10000 habitants c'est encore pire !! Oui c'est triste mais quelle solution ??

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    1. Pétitions, bulletins de vote...les solutions sont dans nos mains mais on ne s'en sert pas ...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  27. Bonjour Célestine, cela me désole aussi de voir dans ma ville, certains petits commerces fermer les uns après les autres au profit des centres commerciaux et cela depuis bien des années. Si tu savais comme je regrette les petites épiceries, boulangeries et tant d'autres. Dans les super-marchés, il n'y plus que la caissière pour dire bonjour, au revoir. Sinon, tu peux scanner tes articles toi-même, passer avec ton chariot, décharger dans une machine le scan, payer, tout cela sans dire un mot. Pour ma part, je préfère faire la queue à une caisse et avoir un minimum de contact.
    Quant aux restaurants en ville, même problème et certaines postes vont aussi fermer.
    Merci de tes mots.
    Bisous chère Célestine ♥

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    1. Je ne vais même plus dans les super marchés...ou alors une fois en passant, quand je ne trouve vraiment pas ailleurs ce que je cherche.
      Je trouve que ces grandes boîtes déshumanisées sont déprimantes...
      Le contact, oui, le lien social, c'est si important...
      Bisous ma belle rêveuse
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  28. Chez nous à Aix-en-Provence, ce serait plutôt le contraire. La ville estudiantine continue de s'étaler de presser sa bourgeoisie et ses touristes du monde entier autour du centre de la vieille ville où certains restaurants ou magasins discrètement disparaissent laissant très rapidement place nette à d'autres identiques. Resserrés autour des tables et des chaises des bistrots, ceux qui demeurent, s'avancent fièrement sous les allées ombragées du Cours Mirabeau pendant que d'autres tout autour s'évanouissent et meurent peu à peu. A vrai dire ces endroits reluqués, devenus pour moi trop bruyants à mon goût et mes oreilles m'insupportent de plus en plus et j'évite de me mêler à cette faune réjouie par beau temps, -par ailleurs sympathique-, mais leur horizon est devenu différent du mien.
    A présent je leur préfère la respiration des arbres et des fleurs plutôt que celle des pots d'échappement et la luxuriance affichée, la lumière plus sombre des ruelles qui raconte l' histoire de la ville...
    Les villages autour d'Aix, comme bien d'autres, souffrent de cet abandon des petits commerces pour l'attrait impitoyable des centres hyper, super, qui ont oublié, eux, l'attrait de l'humain, et ce de plus en plus, quand les populations se laissent appâtées inconditionnellement..

    Allez, Célestine, j'ai pris du retard pour la lecture de tes billets quotidiens, j'arrive, ne ferme pas la porte, j'arrive....

    Ma pause pourra continuer de temps en temps,... je reviens doucement,.. et comme toi je veille sur l'étoile âmie..... surtout qu'elle ne prenne pas un coup de chaud par ces temps de forte canicule.....

    bisou.

    Den

    ****

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    1. Ne t'inquiète pas, je ne ferme pas la porte chère Den. C'est l'été, j'ai dit que je restais ouverte 24/24 je vais m'y tenir...
      La situation que tu décris n'est guère plus enviable que celle de ma ville, même si elle est à l'inverse.
      les lieux "reluqués" comme tu dis, attirent la foule au détriment d'autres lieux plus confidentiels, authentiques et au final agréables...
      Je persiste à me dire que les solutions existent.
      Au fond du coeur de chacun. Mais se reconnecter à notre humanité demande du temps, on a trop été endormis par l'attrait du clinquant...
      je t'embrasse
      A tout bientôt
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  29. Comme toi je suis triste de toutes ces fermetures de commerces. Je ne parle pas des banques et autres agences immobilières qui n'amènent aucune vie. Les terrasses se font rares où s'assoir et de toute façon, il n'y a plus de passants à observer par-dessus son verre...plus de vitrines à lécher, plus de petits restau où manger avec les copines. Bisessssssssss

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    1. Heureusement chez moi, il en reste encore de ces lieux conviviaux. mais ils sont concentrés à un seul endroits, et c'est dommage pour les autres...
      La concurrence est un molosse cruel qui dévore tout sur son passage.
      Bizou Brizou. J'espère que nous trouverons quand même une terrasse quand je viendrai te rndre visite...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  30. J'aime pas trop les changements dans une ville surtout quand elle est battis avec son style propre et sa personnalité et qu'on vienne la défigurer avec des excroissances trop frappantes difformes et laides qui lui enlèvent tout le charme passé et son coeur et surtout son âme se trouvent brisés. Bises sensibles

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    1. Sous tes mots habiles la ville devient un être vivant et digne de respect.
      Tu as parfaitement raison, l'urbanisme devrait tenir compte de cela...
      mais beaucoup de promoteurs ont des dollars à la place du coeur.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  31. Les villes suisses, le dimanche, sont à pleurer. Le désert. Pas un chat, mais quelques âmes en peine qui se traînent. C'est mortel. Du coup, on les évite et ça fait boule de neige. Ce qui me surprend toujours, c'est quand je suis en Italie, l'énergie et la joie qui circulent dans les centres-villes (des centres souvent anciens, avec une âme et une histoire, une cathédrale, une piazza). Je crois que cette vitalité est due aux multiples petits commerces qui y ont leur place. C'est plein de petites échoppes, de petits bars (à se demander comment les commerçants font pour en vivre). J'adore ces petites merceries où on te prend très au sérieux quand tu viens te choisir une bobine d'une couleur bien définie. Les horaires du dimanche sont assez laxistes. Du coup, les gens y viennent, au centre-ville, pour se rencontrer et se parler, prendre l'apéro, rigoler sur la place, manger une glace. Le seul moment où les centres sont déserts, mais vraiment déserts, c'est pendant la sieste. Moment sacré, le 13 heures-16 heures, surtout en période estivale, durant lequel on ne voit... que quelques chats. Et puis, la foule réapparaît en fin d'après-midi, les bambini, les familles, les bandes d'ados, et re-glace, et re-apéro...
    Nous sommes tous des consommateurs et nous avons une responsabilité quand nous allons faire nos achats. Dans la grande distribution, c'est peut-être plus pratique, mais quelle pauvreté dans les échanges....
    Belle après-midi, Célestine! D.

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    1. Chère Dad, j'aime ce que tu dis de l'Italie, un peu moins ce que tu dis de la Suisse...Comme quoi, d'un pays à l'autre le mode de vie peut être radicalement différent, selon qu'il est extraverti ou introverti.
      Le chacun chez soi des Suisses n'est plus à prouver.
      La joie de vivre communicative des italiens semble perdurer dans le temps...
      La mondialisation, elle, voudrait aligner tout le monde sur le même modèle. A nous en effet de lutter pour maintenir du tissu social et de riches échanges...
      Belle soirée, belle voyageuse

      ¸¸.•*¨*• ☆

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.