Sur
le blog ami où j'ai trouvé cette amusante allégorie, elle trônait seule au
milieu d'une page blanche.
C'est
vrai que le message se suffit à lui même. Mais je me suis prise à imaginer
quelques développements autour de l'idée force. L'on me pardonnera d'être
bavarde, n'est-ce pas?
Ah,
oui, la vie serait parfaite si nous possédions ces quelques commandes simplissimes!
Imaginez.
On
utiliserait le retour en arrière en fin de vacances, pour en
reprendre une petite lampée avant la rentrée. Et bien sûr, à l'échelle de la
vie elle même, dès que l'on se sentirait devenir vieux, hop, un petit zap, et
ça repart! Je me recalerais volontiers sur dix-huit ans, quant à moi...histoire
d'être en accord avec mon âge mental...
La pause nous permettrait de faire
un arrêt sur l'image sur tous ces moments délicieux mais fugaces que la
vie nous offre, et pour lesquels on n'a pas le temps d'aller chercher
l'appareil photo. Jules en équilibre sur son tricycle, Lola qui fait sauter sa
première crêpe, Papi qui s'est endormi assis le menton sur sa canne. Mais
aussi, une étoile filante, un daim rencontré au détour d'un sentier, un vol de
cigognes, ou le regard d'un bel inconnu...
Il
suffirait d'appuyer sur répéter pour
revivre à volonté un moment qui nous a plu. Un moment d'exception, où le coeur
bat la chamade. Je me suis demandé lequel je choisirais.La vie ne vaut d'être
vécue que pour ces moments-là, et j'en ai eu tellement déjà!
La
touche arrêt, véritable remède miracle et
définitif pour stopper net tout ce qui est affreux, tout ce qui est caca,
les coups du sort, les chagrins, les pertes, les mauvaises nouvelles, la
laideur, la violence...et les discours oiseux des politicards.
Un
petit coup d'avance rapide résoudrait
une bonne fois le problème de l'ennui chaque fois que l'on trouve que le
temps s'englue comme dans un épisode de Derrick: ce serait vraiment royal dans
certaines conférences pédagogiques! Ou pour le montage de l'armoire glütflück d'Ikéa...
Enfin,
pour tous les carrefours de l'existence où l'on doit faire des choix, on
laisserait la lecture
aléatoire décider à notre
place, arbitrairement, comme sur un coup de dés.
Alors,
elle est où, la zapette magique? Une forte récompense, sous forme de trois
caramels mous, à qui me l'apportera sur un plateau d'argent.














