vendredi 4 janvier 2013

Le dictionnaire et plus si affinités...



Asphodèle nous propose cette fois le thème de la Liberté.
Les mots à placer sont au nombre de 18.






Choix, devoir, se battre, crime, pingouin, amarres, divorce, étendard, vent, nuage, écrire, aspirer, s’envoler, s’évader, fraternité et les trois mots en C : Cascade, clameur, Chuchotement(s).

***


Sur l’étagère de l’entrée, le vieux dictionnaire s’ennuie. La maison est silencieuse. Les enfants ne font plus leurs devoirs sur la table de la cuisine. L’odeur de l’oignon frit se bat encore en songe avec celle, enivrante, de la tarte à la cannelle. Mais les enfants ne sont plus là pour écrire dans des cahiers parfumés par l’air chaud sortant du four.
Le divorce a éteint pour toujours leurs clameurs joyeuses et leurs chuchotements furtifs qui restent encore collés ça et là sur le papier peint, comme de vieux chewing-gums mâchés. 
Un choix de grandes personnes, même si ce n’est pas un crime, peut fêler les éclosions de  jeunes âmes comme des coquilles d'oeuf.

Coincés dans le vieux dictionnaire, les mots se sentent inutiles. Ils aimaient quand les enfants venaient les chercher, le petit Oscar, les mots qui font rêver : nuages, bateaux, océan, amarres.  Sa grande sœur, Agathe, les mots des sciences naturelles: scorpion, dinosaure ou pingouin.

Un  à un les mots se hasardent hors  des pages jaunies. Ils brandissent l’étendard de la liberté, aspirent à se dégourdir les jambages, dans un grand vent d'aventure  et d’anarchie analphabétique. En cascade, ils dégoulinent sur le linoléum, puis s’envolent par la fenêtre. Ils voudraient retrouver les enfants, se coller sur  leur ciel de lit, et leur dire la fraternité, l' espoir, l' amour. Leur dire qu’ils les comprennent, qu’ils ne les ont pas oubliés. Ils s’évadent en laissant les pages nues derrière eux.
Dans la maison vide, il n’y a plus de mots pour dire la tristesse de la séparation.

Edit de 15h44
Ma chère Joye me met au défi d'écrire un texte gai contenant des mots graves...
Je ne résiste pas, vous me connaissez...


Je n'ai pas le choix. Je dois prendre une liberté par rapport à la consigne...C'est même un devoir que de satisfaire ma petite Joye en relevant son défi :
Comment écrire un texte gai contenant les mots divorce et crime?
J'entends d'ici vos chuchotements...peut-être même une sourde clameur qui monte dans les rangs.
Tiens, Célestoche a soudain des envies de gaieté ..ben un peu, mon neveu ! Pour vous faire sourire, nul besoin de me déguiser en pingouin (vous me voyez, en queue de pie, franchement?) ou de me battre contre des moulins, il me suffit de m'envoler, de m'évader par la pensée, et de me remettre à la juste place où vous avez l'habitude de me voir : sur mon petit nuage, en brandissant bien haut l'étendard de la fraternité, et de l'amour, la fleur aux dents et le rire en cascade. Et de vous chanter "Life is beautiful" Alors, prêts à larguer les amarres? Prêts à aspirer à pleine poitrine le vent de l'optimisme célestinien ?

80 commentaires:

  1. Ils sont tristes les mots qui hantent les lieux abandonnés avant qu'il ne soit l'heure.....
    Bises

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    1. Oui, ils sont tristes, comme le sont les Oscars et les Agathes qui ne comprennent pas toujours ce qui leur arrive dans ces cas-là...

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  2. Mais il y a un dictionnaire dans chaque maison...aux mots de faire le lien pour donner un sens aux maux...

    Bon week-end Célestine

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    1. C'était bien là le sens de mon billet. Les mots passent du bleu au rose et du rose au bleu rapidement quand on est enfant.
      A nous, les adultes, de déployer des trésors de mots pour leur expliquer ce qui leur arrive.Merci, bon week-end à toi ma belle.

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  3. Maintenant, il y a le petit dictionnaire, très petit en fer "le multidictionnaire du français" Larousse. Très léger, indéformable et qui peut se mettre dans une petite poche de veston....

    belle journée avec bises

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    1. Je ne connais pas ce dictionnaire-là, il doit être pratique. En revanche, il y a une application "Littré" sur mon smartphone. On n'arrête pas le progrès!

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  4. Les paroles restent dans les cœurs, les écrits s'envolent...

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    1. Jolie interprétation d'un proverbe qui dit plutôt le contraire d'habitude.mais c'est vrai que certains mots prononcés dans mon enfance sont restés plus ancrés en moi que bien des leçons de technologie, par exemple (pour prendre une matière qui me donnait des boutons à l'époque!)

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  5. Pourquoi as-tu choisi de poster une image de nounours abandonné ou bien perdu?
    Les mots seraient-ils tes doudoux?

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    1. Ce petit nounours symbolise le départ un peu précipité, la tempête, après les tempêtes, on retrouve souvent un jouet oublié.
      Bien sûr que les mots sont mes doudoux.
      Tu connais sûrement ce joli conte , madame l'institutrice.
      Eh bien, les mots qui font du bien sont des chaudoudous. On peut en donner autant qu'on veut, il y en a toujours dans le grand sac. Je ne me prive pas d'en distribuer à tout le monde, afin que chacun se sente chaud et doux à l'intérieur.

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    2. http://cathnounourse.blogspot.fr/2012/07/le-conte-chaud-et-doux-des-chaudoudoux.html

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  6. Tu as ,mon cher Cyrano ,fait le choix de te battre, de brandir au vent l'étendard de ton indépendance, de divorcer de ce monde de pingouins aux mouvements trop lents, aux élans impossibles, de larguer les amarres, de t'envoler, ou plutôt de te laisser aspirer par le vent. Tu as cru de ton devoir de préférer la fraternité des armes et la clameur des combats aux chuchotements des petits. Tu t'es évadé vers les nuages dans une cascade de rires et d'applaudissements. Non! Ce n'est pas un crime.
    Écrire est pour toi mille fois plus plus dangereux.
    Prends soin de tes mots , garde toi de tes paroles.

    Ton cousin

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    1. Le danger, pour ce fin bretteur des mots, serait de s'arrêter d'écrire au contraire! Que serait un balcon sans l'obscurité qui prononce au-dessous les mots qui vont au coeur?

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    2. Oui, cher cousin, je confirme. Votre
      place est sous ce balcon.
      MRRN

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  7. Pour moi c'est tout le contraire de tant-bourrin, les paroles s'évanouissent, les écrits restent...les mots d'amour en sont le plus exemple, ils survivent alors que l'amour n'est plus...
    Pauvres mots esseulés...les mots aussi ont leurs maux alors?

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    1. Oui , les mots ont leurs maux,
      ils naissent, vivent et meurent,
      on les oublie parfois, ou on leur fait la tête,
      on les met en lumière, on les jette au placard.
      Il est heureux que les plus beaux d'entre eux perdurent.
      Que serais-je sans eux, qui vins à leur rencontre?

      Mais ne voilà-t-il pas qu'emportée par ma flamme
      je me mette à te dire des alexandrins?

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  8. Entre Amou-Daria (fleuve de l'Asie soviétique) et amovibilité, il y avait un mot... Ah oui AMOUR, mais où a-t-il pu passer ?

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    1. L'amour n'est pas un mot qui se range dans des cases, sans doute...il est partout où on ne l'attend pas.
      Emporté par le tempétueux fleuve Amou-Daria (joli nom) il montre une fois de plus son amovibilité...

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  9. Mais tu es là pour les faire revivre les mots ma chère Célestine.

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    1. Alors ça c'est gentil, cher JC!
      Touchée (mais pas coulée)!

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    2. Tiens j'ai concouru avec cette nouvelle ici : http://bit.ly/12up1V9
      Je me fais ma pub chez toi, le concours est clos mais avis aux amateurs.

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    3. Je n'ai pas accroché à ta nouvelle, tu me pardonneras j'en suis sûre : je ne dis pas pourquoi, pour ne pas influencer les éventuels amateurs.

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  10. Pendant longtemps les enfants aiment faire leurs devoirs sur la table de la cuisine dans les odeurs qui rassurent , celles des rôtis parfumés , des tartes aux fruits ..
    et quand tout cela disparait , il reste des souvenirs , un brin de mélancolie
    C'est juste ce que tu écris , tellement bien transcris
    J'ai oublié rapidement les mots imposés
    que de diversité dans vos récits sur les Plumes d'Aspho , c'est bon de lire tout cela
    bravo

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    1. Merci Jeanne, ce sont des choses belles et vraies même si elles sont un peu tristes. Mais la vie est faite de contrastes...
      Les mots imposés donnent, aussi étrange que cela puisse paraître, une grande liberté d'écriture. C'est une des lois d'écriture que j'instaure en classe par exemple. Plus la contrainte est forte, et plus les textes sont de qualité: l'hérésie consistant à l'exercice du "texte libre" complètement bloquant pour certains élèves...

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  11. Très touchant ce texte... Et même si je ne suis pas enfant de divorcés, je ne peux que sentir ce grand vide dont tu parles grâce à ta plume saisissante de réalisme et de profondeur. Cette maison qui a fermé ses portes sur des souvenirs laissant en suspend tous ces bonheurs... Que de nostalgie.
    Bravo pour ce joli texte empli de sentiments et d'émotions :)
    bises ;)

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    1. Juste après l'avoir publié, j'ai presque regretté d'avoir écrit quelque chose de si triste. J'ai failli écrire le pendant, comme je l'ai fait quelquefois, deux textes pour le prix d'un, un texte triste et un texte drôle, au choix.
      exemple ICI ...

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  12. Quels choix ! devoir se battre contre le crime de poser le mot pingouin dans un texte ! On entend d'ici la clameur en larguant des amarres, dans une cascade de chuchotements, pour parler du divorce et de l'étendard. Porté par le vent, un nuage pourrait écrire, aspirer, s’envoler, et s’évader, en toute fraternité.

    Hmm, difficile de rédiger un texte gai qui contienne le mot /divorce/, non ?

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    1. Tu me défies, belle Joye? alors rien que pour toi, je vais l'écrire ce texte gai.

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  13. Plus besoin d'ordre alphabétique,taper le mot,même à peu près et c'est bon.Plus besoin de grande aiguille et de petite aiguille,c'est marqué 18h23,tiens,24.Plus besoin de quelques tables de multiplication au souvenir parfois un peu pénible,la moindre calculette nous offre les logarithmes et les "puissance 12".Plus besoin de rien,n'est-ce pas formidable?Ah si,de tendresse peut-être,mais là...(je te maisse les points de suspension).
    P.S.J'ai un peu noirci,forcément.

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    1. Je viens de faire un ajout...pour recolorer un texte que je trouvais un peu trop gris...et pour ajouter plein de tendresse sur tes points de suspension...

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  14. Pour moi, c'est la difficulté contraire : même avec "crime" et "divorce", écrire un texte au tonalité sombre m'est impossible.

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    1. Voilà pourquoi j'ai écrit mon deuxième texte. La tristesse me va comme une robe trop étroite:ça me gêne aux entournures. J'espère que je ne t'ai pas trop plombé le moral...Tu ne m'en dis rien.

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  15. C'est pourtant trèèèèèèèèèès utile, les dictionnaires : objets pour faire la sieste, projectile, cale-meuble. On n'a pas fini de réinventer son usage !

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    1. Ah ben bien sûr, Nunzi, ça c'est fort! la réutilisation des objets sera bientôt, comme ils le font en Afrique depuis longtemps, notre lot écologique quotidien! Il faut l'espérer en tous cas.

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  16. Tu as très bien rendu la tristesse d'une maison qui n'est plus remplie des rires des enfants. Jolie idée que celle des mots qui s'échappent du dictionnaire, au point qu'il n'est plus possible d'évoquer le divorce. J'aime beaucoup. C'est plein de poésie.

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    1. Merci beaucoup! Je dédie mon texte à Oscar et Agathe, pauvres petits anges bousculés dans une histoire qu'ils ne comprennent pas.Je sais juste que les classes sont pleines de ces bout'choux "perturbés" parce que leurs parents se séparent. Je ne juge pas, loin de moi cette pensée, mais je constate que le rêve secret des enfants est toujours de revoir leurs parents ensemble. Tout le travail va donc consister à leur faire admettre en douceur et en compréhension, que (à part de rarissimes exceptions) cela n'est pas possible. Mais pour eux, c'est toujours une étape douloureuse, pire que d'apprendre un beau matin que le père Noël n'existe pas.

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  17. En effet , Ces enfants qui ne PEUVENT PAS travailler c'est dur.D'autres prendront l'option de travailler à corps perdu pour se sauver.
    Mais pour terminer sur une note optimiste, quand je vois avec quel enthousiasme les enfants entrent dans les "défis du dictionnaire" , je me dis que cet ouvrage à encore de beaux jours devant lui et que les enfants ont un esprit de recherche formidable !

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    1. Je leur dis souvent que le dictionnaire est leur meilleur ami. Et nous jouons au jeu du "surf". On surfe sur le dictionnaire comme sur internet.
      On part d'un mot, on cherche sa définition, puis on choisit un autre mot à l'intérieur de la définition...On reproduit l'opération une dizaine de fois. Les enfants adorent voir les chemins par lesquels nous emmène le dictionnaire, et tous les nouveaux mots que l'on a appris dans ce voyage...

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  18. Petite, je rêvais que mes parents divorcent (plutot ne pas les voir ensemble que de les entendre se déchirer.... , ils n'ont jamais divorcé ;-)
    je viendrais reprendre régulièrement de "l'optimisme célestinien"
    J'ai très bien vu les mots dégouliner en cascade d’anarchie analphabétique ;-)et c'est très euphorisant :-) bises

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    1. Oh Valentyne, comme tu m'enchantes! j'aime faire partager mon optimisme.
      En revanche je trouve triste ce que tu me racontes sur tes parents...

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  19. Aspirer Célestine à pleine poitrine, j'ai rien contre ... :)

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    1. Attention toutefois à l'overdose, je ne suis pas sûre qu'on légalise un jour ce genre de drogue douce...

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  20. Votre texte est parfait, d'une justesse incroyable. La disparition d'un parent, ce que ça peut détruire l'intérieur d'un enfant, je parle d'un enfant entre 3 et 21 ans, c'est pareil.

    Les mots choisis sont les bons. Le dictionnaire ne sert plus, aucun objet n'a d'utilité.

    Grand-Langue

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    1. Comme le dit Valentyne très justement, un couple qui se déchire peut aussi détruire un enfant.Rien n'est jamais ni noir ni blanc, et une pièce a toujours deux faces...
      Je crois que de toutes façons, un enfant souffre dans les deux cas, surtout si inconsciemment s'installe en lui la culpabilité. Combien d'enfants se croient responsables des problèmes de leurs parents?
      Merci pour votre commentaire, Grand-Langue. Et le bonjour dans votre belle Province.

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  21. Deux textes, quel entrain ! Ce sont les vacances qui te donnent une telle pêche ?
    Bravo à toi Célestine.

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    1. Les vacances m'ont surtout donné le temps! Et là, j'ai un peu du mal à me remettre à mon cartable, ce matin...Pourtant il le faut bien!

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    2. Eh msieur Blogger, j'avais pô fini de parler à ma copine! bon courage à toi aussi pour la reprise, mâme Berthoise!

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  22. Allez petit Oscar ramasse "Nounours", et toi Agathe reprend tes poupées. La vie sera peut-être dure. La vie est dure pour les hommes mais elle sait être douce. Et ce sont vos amis les mots qui porteront sur le papier, pour toi Oscar, le souvenir de la main rude de ton père qui caresse tes cheveux ,et pour toi Agathe,le souffle doux de ta mère. Ils seront loin peut-être. Peut-être même que leurs mots n'arriveront à vous que par la grâce des airs et la douceurs des souvenirs. Car si la vie est parfois pesante, il y aura toujours pour vous, un père, une mère et même s'ils ne peuvent plus vous le dire vous porterez dans votre corps, de le moindre grain de peau, dans la moindre cellule le souvenir d'eux.
    Vous aurez peut-être cette grâce qu'on certains de voir les mots s'animer, de les prendre entre les doigts, de secouer le dictionnaire et les autres livres pour les faire apparaître et les mêler en une douce farandole. Si vous n'avez pas cette chance, vous aurez celle de les lire ou de les entendre.
    Les mots ce sont les anges en habits d'imprimerie. Ils volettent autour de vous. Parfois vous sentez leur souffle sur votre visage. Ils vous parcourent et vous croyez sentir la douceur de leur main. Et ils parlent si doucement que parfois vous sentez par eux la douceur humide d'une lèvre qui frôle une autre lèvre. Un souffle qui se mêle au votre. Ils vous habiteront. Ils rempliront les espaces vides. Ils viendront se nicher dans le creux de votre âme. Si un jour vous êtes malade, ils vous guériront.
    Alors Agathe, alors Oscar, si vous pouvez doutez des hommes, ne doutez jamais des mots.
    "Oscar" ton nom est lui même un si joli mot qu'on en a fait une récompense, et toi "Agathe" tu pare le doigt des femmes ou tu es le jeu de billes des enfants. Vous voyez, même dans vos prénom, les mots sont déjà vos amis.
    On vous aime, Oscar et Agathe

    "LES MOTS"

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    1. Le billet de Monsieur Jacques...Ben oui, qu'est-ce qu'il fait là dans les commentaires , ce texte magnifique, qui mériterait d'être publié chez vous?
      Vous savez combien les mots sont mes amis, combien ils font partie de moi. Je suis subjuguée.
      "Les mots, ce sont les anges en habits d'imprimerie" C'est trop beau.
      Puis-je vous emprunter cette phrase pour la mettre en exergue de ce blog?
      Je dirai à Oscar et Agathe vos mots qui soignent et qui transportent. grâce à vous, ils comprendront que leur grande cousine Célestine, celle qui aime les mots, sera toujours là pour eux.

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    2. "Voir une de ses phrases devenir citation, c'est là une bien douce chose." Se dit l'homme en se pinçant pour être sur qu'il ne rêvait pas. Bien sur que vous pouvez. Ce sera pour moi un honneur ! Quant à écrire chez soi un billet qui découle de la beauté du votre, vous n'y pensez quand même pas. C'est un trop doux voisinage.
      Bonne fin de dimanche, chère Célestine.

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    3. Merci, je vais de ce pas inscrire cette phrase à mon fronton.

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  23. merci,
    c'est vrai que lorsqu'on lit la récolte de mots, certains évoquent ces images tristes...
    mais d'autres textes apportent la joie, et évoquent la liberté

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    1. C'est pourquoi j'ai écrit deux textes, parce que les mots peuvent souffler le chaud et le froid selon leur contexte...
      Merci d'être passée par là, patchcath!

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  24. moi je l'aime bien ton texte pas triste mais grave.... pourtant, je veux croire qu'il peut rester de la gaité après un divorce (c'est pas un crime...?!)

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    1. Heureusement qu'il reste de la gaieté même après les pires épreuves! C'est le principe de la résilience.Et ce n'est sûrement pas un crime que de tâcher de se reconstruire.

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  25. il n'a pas l'air bien le petit Nounours faudrait peut être appeler un docteur enfin s'il ne sait pas où aller je veux bien le recueillir
    par contre dans le deuxième je n'arrive pas à trouver le verbe se battre rrh ça m'énerve j'ai relu plusieurs fois il doit me crever les yeux !
    Allez Célestoche je te souhaite une bonne journée !bisous !

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    1. Merci PSV, j'avais oublié une phrase, heureusement que tu as l'oeil de Moscou!
      En fait j'avais écrit moulins à vent et puis je me suis aperçue que j'avais écrit deux fois le mot vent, alors j'ai supprimé, ne voyant pas que j'enlevais aussi "me battre"
      Voili voilou, l'explication des choses...
      Bonne journée, je suis sûre que le petit nounours trouverait un foyer chez toi.

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  26. J'aime les pavés de ta photo, Célestine, on se croirait dans le Vieux Lyon !
    Ah, ce n'est pas le sujet de ton billet ?... Je ne réponds pas à la question ?...
    J'ai beaucoup aimé l'idée des mots qui se font la malle !
    Un divorce est souvent plus facile à guérir que certains cancers... (bien d'accord avec Valentyne)
    Allez, je ne retiens que ton optimisme célestinien ! j'en aurai besoin demain !
    Bonne reprise à toi aussi
    Bisous d'O.

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    1. Ah ma Soène, il va falloir une bonne dose d'optimisme célestinien en effet, pour repartir au boulot (et pourtant, dieu sait que j'aime mon métier!)
      Mais là, après deux semaines de cocooning, de balades ensoleillées, de vie douce et tranquille et de levers tardifs (les couchers je ne t'en parle même pas!) repartir à sept heures et demie dans le vent glacial et l'obscurité...
      Allez, on y croit!
      Au fait, j'ai reçu une magnifique carte de voeux toute empailletée d'étoiles, et j'ai écrit sur la première page du petit carnet de 2013: remercier Soène pour sa délicate attention.Alors, Merci, du fond du coeur. C'est trop beau.
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    2. Et bien, ayé, le petit carnet est rempli alors !
      Je suis sûre que tout s'est bien passé lundi, moi je te connais !
      Merci Célestine pour ton coeur "gros comme ça"
      Bisous ♥

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    3. De rien!!! C'était un plaisir.

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  27. Le premier est extrêmement touchant, cette personnification des objets peut nous faire pleurer à n'en plus finir, c'est sûr, surtout quand on les voit à la poubelle. Je me rappelle un jour être passée devant chez mon ex et d'avoir vu son canapé bleu sur le trottoir, un canapé sur lequel je m'étais souvent assise avec lui..J'ai eu de la peine :p bon,bref, je m'éloigne du sujet (n'empêche, j'en avais écrit un texte à l'époque) alors que non, JE NE SUIS PAS TRISTE même si ton très beau texte était très émouvant.

    Quant au deuxième, je m'y retrouve pleinement hein Celestoche ? :))

    Bisous

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    1. Les deux enfants dont je parle me touchent de près c'est sans doute pourquoi mon texte est si émouvant: il est sorti de mes tripes.
      Tu es parfaitement dans le sujet,il en va du divorce comme de n'importe quelle rupture, que ce soit dans le cadre d'un travail, en amour ou en amitié. On rebondit, mais il reste toujours quelque chose au fond du coeur, une scorie, un résidu qui affleure de temps en temps à la surface:

      LUI, ce chanteur magnifique, ça ne l'a pas empêché de faire une immense carrière, et pourtant...

      Sinon,à part ça, je suis en mode Célestoche depuis ce matin, j'en ai besoin...
      bisous

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  28. Tu me fais penser à Mickey Mouse dans l'apprenti-sorcier, sauf que lui orchestrait des balais et toi des mots! Et la musique est différente à chaque partition...

    Tu as même l'air de le faire distraitement... avec une attention qu'on ne sent pas!

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    1. Que du bonheur, en somme!
      j'espère juste que je ne vais pas déclencher avec mes mots la même catastrophe que Mickey avec ses balais...

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  29. Pas de commentaire pour ton texte. Mon propos est de te dire que j'ai (enfin) reçu ton livre. Assez déroutant de prime abord. Et, à la limite, un peu perturbant. A me demander est-ce que j'existe ou suis-je le produit d'un écrivain ? Mais sans laisser l'irrationnel prendre le dessus quand même. "Je pense, donc je suis". Globalement, un récit riche. Amitiés et bonne année fructueusement littéraire. dinosaure80.

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    1. Merci Henri, je suis touchée.
      J'espère que tu n'es pas trop perturbé quand même par ma prose!
      C'est la première fois qu'on me dit ça, mais c'est très bien, ça m’intéresse d'avoir des avis différents sur mon écriture.
      Je te souhaite une bonne fin de journée.

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  30. C'est tristoune tout ça... un vrai texte de dimanche soir, veille de reprise. Snif snif ! J'aimerais trouver des mots suite à ces beaux mots... mais ça ne vient pas alors voilà des bisous.
    Bonne soirée à toi et bonne reprise demain !

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    1. Tu n'as pas lu le deuxième texte? C'est l'antidote...à toujours prendre en cas de tristounerie aiguë! Un grand vent d'optimisme célestinien...
      Bisous, on se serre les coudes, allez, dans deux mois c'est le printemps!

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  31. J'envie ta plume facile et ton esprit d'à-propos.

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    1. Ma plume, c'est un beau cadeau que m'a fait la vie, pourtant déjà pas avare en bienfaits...Tu m'inspires mon prochain billet, cher Sklabez.
      Quant à l'esprit d'à-propos, je crois qu'il est lié directement à mes petites antennes, qui voient et sentent tout à des kilomètres...
      Au plaisir de te revoir sur le "défi" ou ailleurs...

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  32. Les mots qui s'échappent du dictionnaire, quelle jolie métaphore. Les mots-écharde qui déchirent les enfants, les mots qu'on égrenne pour expliquer ou pour se déculpabiliser ? les enfants saturés de mots qui se télescopent, se contredisent, s'agressent. Beaucoup d'enfants du divorce pourraient rêver d'une maison sans mots avec quatre bras pour se blottir, se rassurer, s'apaiser et de nouveau faire confiance à l'avenir. Je suis tellement d'accord avec '"les mots restent et les écrits s'envolent". Je t'embrasse Célestine et merci pour ce beau texte qui m'a plu, infiniment.

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    1. Merci à toi pour ton commentaire, chère Malou. Au-delà de la tristesse qui m'anime quand je pense à ces deux enfants que je connais bien, tu as su voir mon amour des mots qui pansent et qui guérissent.Je m'y emploie quotidiennement.

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  33. Parole de Les Mots S'envolent: Françoise Hardy

    les mots s'envolent
    sans laisser d'autre trace
    qu'un rayon de lumière
    un peu d'air
    les mots s'envolent
    et retournent sans cesse
    à leur lieu de naissance
    le silence
    alors laisse-moi te dire
    dans un souffle, un soupir
    qu'il n'y a plus rien à craindre
    qu'il n'y a plus rien à perdre
    il n'y a plus rien à craindre
    il n'y a plus rien à perdre
    l'inspir, l'expir
    balancent dans l'espace
    tous mes messages secrets
    en douceur
    ils disparaissent
    dans de grands courants d'air
    de ma bouche à ton coeur
    ils se meurent
    alors laisse-moi te dire
    dans un souffle, un soupir
    qu'il n'y a plus rien à craindre
    qu'il n'y a plus rien à perdre
    il n'y a plus rien à craindre
    il n'y a plus rien à perdre
    écoute ma voix
    elle résonne pour toi
    elle voyage depuis toujours
    pour te dire mon amour
    qu'il n'y a plus rien à craindre
    qu'il n'y a plus rien à perdre
    il n'y a plus rien à craindre
    il n'y a plus rien à perdre
    les mots s'envolent
    sans laisser d'autre trace
    qu'un rayon de lumière
    un peu d'air
    les mots s'envolent
    sans laisser d'autre trace
    qu'un rayon de lumière
    un peu d'air
    les mots s'envolent
    et retournent sans cesse
    à leur lieu de naissance
    le silence
    alors laisse-moi te dire
    dans un souffle, un soupir
    qu'il n'y a plus rien à craindre
    qu'il n'y a plus rien à perdre
    il n'y a plus rien à craindre
    il n'y a plus rien à perdre
    l'inspir, l'expir
    balancent dans l'espace
    tous mes messages secrets
    en douceur
    ils disparaissent
    dans de grands courants d'air
    de ma bouche à ton coeur
    ils se meurent
    alors laisse-moi te dire
    dans un souffle, un soupir
    qu'il n'y a plus rien à craindre
    qu'il n'y a plus rien à perdre
    il n'y a plus rien à craindre
    il n'y a plus rien à perdre
    écoute ma voix
    elle résonne pour toi
    elle voyage depuis toujours
    pour te dire mon amour
    qu'il n'y a plus rien à craindre
    qu'il n'y a plus rien à perdre…
    il n'y a plus rien à craindre
    il n'y a plus rien à perdre
    les mots s'envolent
    sans laisser d'autre trace
    qu'un rayon de lumière
    un peu d'air.

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  34. Merci pour cette merveilleuse chanson que je ne connaissais pas.
    Je m'en vais de ce pas l'écouter sur mon d**z*r...

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  35. Ha me voilou enfin ! J'y vais mollo par sauts de puce ! Ton texte me touche puisque mon fils est (hélas) passé par là et ne s'en est jamais vraiment remis malheureusement et malgré tout l'amour,toute la tendresse dont je l'ai entouré. Il ne se rappelle pas des cris, de l'ambiance de pugilat dans laquelle il a failli grandir, les enfants ont aussi la mémoire sélective et ne gardent au coeur que ce qui aurait "pu continuer", ce qui "aurait pu" faire de leur enfance, un champ d'étoiles qui brille sur la vie devenue adulte, au lieu de cela, il ne ramasse que des miettes éparses, des tessons tranchants qui le font encore souffrir malgré les mots posés sur sa joue comme autant de baisers rassurants. La vie n'est pas une ligne droite et le bonheur ne vient pas en claquant des doigts ou parce qu'on l'a décidé, ce serait angélique et simpliste ! J'admire ceux qui y croit et en font un leit-motiv incantatoire mais je me méfie aussi de ce qui est trop rose pour être vrai ! ;) Cela dit tes deux textes sont un bol d'air vivifiant et salvateur ! Ca fait du bien !

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    1. Je n'avais pas vu ton commentaire, honte sur moi! Je m'en vais de ce pas réparer mon erreur et te dire que j'apprécie tes paroles : que c'est beau "les mots posés sur sa joue comme autant de baisers rassurants"...
      C'est vrai que les enfants ont une mémoire sélective. Peut-être tout simplement dictée par l'amour qu'ils portent à leurs parents. A ceux-ci de leur montrer que la séparation ne change rien à cela.Mais c'est le combat de bien des vies à l'heure actuelle.
      Je t'embrasse.

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.