Une fois de plus j'ai côtoyé l'enfance. Des graines de raison éclose aux éclats de sourires mutins, j'ai été l'humus, la racine, celle qui garde en son sein le précieux du mystère : être née, avoir donné la vie, et contempler le cycle renouvelé. Celle qui sait. Qui sait à quel point tout s'envole trop vite. Celle à qui l'on demande, que l'on écoute, parce que ses histoires ont un goût de vie. Un goût de vrai. Etre grand-mère, c'est une source, un rempart, un chemin de gardienne. Un grelot dans la nuit, une lampe allumée.
Mon séjour chez mes étoiles a tenu ses promesses. Une formidable cure d'énergie. Un creuset d'espoir dans ce monde tremblant. Un tourbillon de rondes, de comptines, et ces regards profonds, innocents, de jasmin et de rose, dans lesquels on se noie, retrouvant les gestes de sa propre enfance : un galet, à cloche pied, de la terre jusqu'au ciel. On y danse, on y sautille. On y perd parfois l'équilibre. On y pleure, on y rit. La vie est une marelle.
Et ce matin, en ouvrant un paquet de café moulu, un pur arabica corseté de velours, dans un rayon d'aurore trouant le chiffon du ciel, c'est le parfum entêtant de toute cette vie si belle qui m'a envahie au profond. C'était un geste anodin, pourtant. Comment expliquer ce ressaut inattendu ? Mes poumons ont claqué comme voile au vent de cette évidence fragile : je suis faite pour aimer chaque parcelle d'existence, chaque grain de vivre.
La vie est une marelle.

Inutile de te dire sister à quel point tes mots résonnent chez moi, non seulement du côté de la marelle, après 2 semaines entières avec mes sept nains, mais aussi du côté du parfum de l'arabica et de tous ces petits bonheurs de chaque jour. Qu'elles sont belles aussi tes têtes blondes.
RépondreSupprimerTes mots sont des merveilles comme tes petites princesses. Que puis-je rajouter de plus.
RépondreSupprimerMerci, Merci Célestine
L'anonyme c'est Den. C'est à n'y rien comprendre !!
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