Dans le Château de ma Mère, Marcel Pagnol raconte comment sa famille découvre un jour le
« chemin du canal », un raccourci que leur montre un ancien élève de son père, Joseph l'instituteur.
Le bonhomme, dénommé Bouzigue, est devenu « piqueur » au canal.
Il possède la clé pour traverser les propriétés longées par le cours d'eau.
Aujourd'hui, mon frère Gilou, avec son humour habituel, teinté d'émotion, a posté une vidéo qui fait allusion à cet épisode.
Cela m'a replongée dans une foule de souvenirs heureux.
J'ai revu l'été à Saint-Martin, les longues après-midis d'orage où je lisais Pagnol à ma mère, pendant qu'elle tricotait.
J'ai repensé à la Treille, entre Allauch et Aubagne, entre le vallon de la Martheline et celui de Passe- Temps, les célèbres Bastides Blanches, le Massif de l'Etoile et le Garlaban couronné de chèvres.
J'ai couru parmi les cistes et les arbousiers, trébuchant sur les cailloux blancs des sentiers.
L'univers de Pagnol était indissociable de mon enfance. Il faisait partie de la culture familiale.
Une culture solide, livresque, où les mots avaient grande importance.
Une enfance de basilic, de thym, de romarin, de cigales et de pins tordus. L'Eau des Collines perle à mes paupières quand je pense à ce temps enfui.
Depuis mes premiers émois de lecture, ma besace littéraire n'a cessé de se remplir d'autres merveilles. Je suis tellement reconnaissante à la vie de m'avoir offert ce trésor inépuisable.
Et ce matin, au frais soleil de ce début juin, en dégustant mon café, sur ma colline, je lisais des extraits d'un livre de Colette que je ne connaissais pas encore.
Les vrilles de la Vigne.
Moi, j'aime ! J'aime tant tout ce que j'aime ! Si tu savais comme j'embellis tout ce que j'aime, et quel plaisir je me donne en aimant ! Si tu pouvais comprendre de quelle force et de quelle défaillance m'emplit ce que j'aime !... C'est cela que je nomme le frôlement du bonheur.
Le frôlement du bonheur… Caresse impalpable qui creuse le long de mon dos un sillon velouté, comme le bout d’une aile creuse l’onde… Frisson mystérieux prêt à se fondre en larmes...
Je me suis plongée dans les mots comme dans une fontaine. M'abreuvant de cette beauté des phrases qui disent si bien les choses en si peu de mots. Mais choisis. Ciselés. Eblouissants.
Tu m'as rencontrée petite et joueuse, dansant sur la route et chassant devant moi mon ombre bleue. Je virais comme une abeille, et le pollen d'une poussière blonde poudrait mes pieds et mes cheveux couleur de chemin...
J'ai eu l'impression de me lire. Non par une impossible prétention, mais par une simple connivence d'âme.
J'étais Colette, parce qu'elle était moi.
Tu ne dors pas. Tu épies ma fièvre. Tu m’abrites contre les mauvais songes ; tu penses à moi comme je pense à toi, et nous feignons, par une étrange pudeur sentimentale, un paisible sommeil. Tout mon corps s’abandonne, détendu, et ma nuque pèse sur ta douce épaule ; mais nos pensées s’aiment discrètement à travers cette aube bleue, si prompte à grandir…
Tu es arrivé.
J'ai pensé à ma chance : le chemin du canal m'a menée à la plus jolie des routes. Celle de la vie.
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Que c'est joli, Célestine !
RépondreSupprimerMerci, cher(e) anonyme dont je ne sais toujours rien...
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Ah ! Les paysages de Pagnol, mon enfance, doublement, triplement même ; parce que j'y ai vécu (au pied du Garlaband qui dominait la maison familiale) parce que j'y ai découvert sous la plume de Pagnol les paysages que je parcourais et parce que j'ai été scolarisé dans ce qui fut l'école dans laquelle enseignait le père du petit Marcel. C'était devenu un collège à mon époque. Je peux dire sans me vanter que j'ai vécu dans un bain pagnolesque.
RépondreSupprimerMais j'ai aussi une filiation paysagère avec Colette, puisque, prof titulaire, mon premier poste fut la très bocagère Puisaye, pays de Colette où je fréquentais en tant que modèle et artiste un atelier dans une très belle bâtisse située non loin du lieu de naissance de notre autrice. Rieuse région au printemps et absolument sinistre en hiver ! (Foi de marseillais !)
Allons Gier, faut pas exagérer la Puisaye : pour y avoir vécu quarante ans, j'en suis pas mort ! Il est vrai que j'avais sur toi l'avantage d'être parisien. En fait, t'as pas tout-à fait tort: pour moi et bien que ce ne soit pas le même pays, pour moi la Puisaye c'est la Mare au diable et mieux vaut pas être neurasthénique pour traverser l'hiver ! :oD
SupprimerEt quelle est est cette très belle bâtisse que tu évoques et que je connais probablement pour avoir habité à Fontaines ?
@Gier
SupprimerJ'imagine tout à fait le choc (thermique) de se retrouver dans le "grand nord" pour un Marseillais. ;-)
Et je suis aussi carrément bluffée que tu aies des connexions avec les deux « pôles » de mon billet. Pour un gars du Sud, Pagnol c'est un incontournable. Mais que ce gars obtienne son premier poste au pays de Colette, alors ça, c'est quand même ébouriffant.
Et cerise sur le gâteau, toi qui croques et peint divinement, tu as été modèle...Ça fait rêver.
Bisettes
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@Francis
SupprimerLa mare au diable serait proche de la Puisaye ? Il faudra que je révise ma géo, moi...
La bâtisse m'intéresse aussi... Une école d'art ?
💋
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@Francis
SupprimerSalut Francis !
J'ai terminé mon texte par la locution qui permet de tout comprendre : "Foi de Marseillais".
Imagine, tu débarques là, venant de Marseille, c'est un terrible choc culturel ! Septembre passe et est même agréable, la Puysaie rieuse. Mais novembre arrive avec un brouillard, que je savais même pas que ça pouvait être aussi dense !
Une fois, la route pour aller au lycée était barrée , une déviation était installée qui m'a fait traverser un ru à gué ! J'ai cru que je faisais un safari en Afrique !
Concernant ta question, la bâtisse en question était sise vers Champs-sur-Yonne. Pas à côté. Parce que partant de là, je roulais un moment avant d'y arriver. Je prenais la direction d'Auxerre avant de virer vers la droite.
Mais je n'arrive plus à me souvenir du nom du lieu dit. Ni du nom de l'atelier. C'était il y a plus de 20 ans.
@Célestine,
SupprimerPas vraiment une école d'art mais un lieu d'art, où on trouvait des atelier de peinture, sculpture (les poses terribles !) et de dessin.
Traverser un ru à gué… je croyais que ce mot n’existait que dans les mots fléchés hahaha 🤣
SupprimerBon ben avec tout ça on va essayer de questionner gougueule Maps. Pour trouver le lieu des poses terribles …
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Je me demande si ce n'est pas à St Fargeau ? Fontenoy peut-être.
SupprimerMais vraiment, je n'en mettrai pas ma main au feu !
Non elle peint trop joliment pour la brûler …
SupprimerLes livres de Pagnol tout comme ceux de Giono ou de Colette parlent à nos sens... Je me souviens avoir lu et relu Regain ou Le blé en herbe.. Tu as raison de dire que ta plume leur ressemble belle Manon des Sources...
RépondreSupprimerTu cites là trois de mes auteurs préférés. Des enchanteurs de phrases, des orfèvres de mots...
SupprimerMerci ma belle Corse
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Un p'tit coucou amical! 😘🐻
RépondreSupprimerSalut Cathy ! Tu vas bien ?
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Après 18 mois de parcours santé chaotique et de perte de mobilité, une infiltration à la cheville par un chirurgien en clinique semble commencer à me soulager....
Supprimermerci et gros bisous 😘
En te lisant, je sens les odeurs des pins et du thym de la garrigue ! Comme ces écrivains tu as l'amour des mots et des belles phrases. Il ne manque plus que l'accent !!
RépondreSupprimerJe l'ai un peu perdu dans mes nombreuses pérégrinations...
SupprimerMais il m'arrive de le reprendre ô bonne mère !
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"Le frôlement du bonheur… Caresse impalpable qui creuse le long de mon dos un sillon velouté, comme le bout d’une aile creuse l’onde… Frisson mystérieux prêt à se fondre en larmes...", ça me rappelle quelques émotions, un peu lointaines aujourd'hui mais pas oubliées...
RépondreSupprimerAurions-nous parlé de Colette dans nos échanges anciens ? En tous cas, tu viens d'ouvrir chez moi une furieuse envie d'y retourner, sankiou !
Bizouilllàtousss de ton bourrin préféré ! ;oP
Franchement, si tu en as l'occasion, lis « Les Vrilles de la Vigne ». Ce sont de petits textes comme des perles, ou des bonbons, ou des fruits délicats. C'est puissant, léger, enivrant. Bref, ça se lit sans faim... et sans fin.
SupprimerJe me souviens d'avoir éprouvé une grande émotion en visitant la maison de Colette. J'en avais écrit un billet...
Une belle leçon d'écriture...
Bizouille
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J'ai lu cette série de bouquins de Pagnol. J'avais bien aimé... mais je reste un gars du nord.
RépondreSupprimerMerci de me réchauffer de temps à autre de tes écrits si chaleureux! Je t'embrasse !
Ouah, le gag : j'avais oublié un s, ça a failli chauffer ! Je me suis rappelé à temps que qui trop embrase mal éteint :-)
Eh ben moi je dis que le gars qui, à quatre-vingt balais et des brouettes, dit « ouah le gag » et s'amuse comme un écolier de sa bonne blague, je sais pourquoi je l'aime. Voilà mon Boss. T'es trop, toi !
Supprimer•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
C'est peut-être un peu normal que tu dises que tu m'aimes parce qu'il me revient qu'un jour lointain, sur un blog bien moins ensoleillé que celui-ci, tu m'avais dit, pour je ne sais plus trop quelle circonstance (il me semble qu'il était question de jardin) que je t'évoquais ton papa. Alors...
SupprimerEt je persiste à le dire. Tu es mon papa de cœur en tout cas. Et ça c’est précieux 🥰
SupprimerPrends soin de toi de toi, Boss.
Et le bonjour à madame et au chien qui est une chienne malgré son caractère irascible je l’aime bien aussi…
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Bousculé mais ravi par ton post si poétique.
RépondreSupprimerLa lecture, quelle belle porte ouverte sur le monde, les autres, et plus encore.
Je reviendrai le lire encore un peu celui-là, il est doux comme le bonbon que fut ma première lecture, celle qui a tout enclenché. Lire et écrire.
Depuis, le bonheur est mon quotidien.
Un livre, et je suis vivant!
Bises de sous l'ombre de mon tilleul.
Je lis en toi à livre ouvert, frangin. Je te sais sensible, amateur de lecture, ouvert aux mille parfums de la vie.
SupprimerAlors ton commentaire est comme la brise du matin d'été à travers les rideaux. Attendu, mais rafraîchissant.
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Alors c'est sûr, nous voilà bien loin du pt'it quinquin, m'in pt'it pouchin, m'in gros rogin des ch'tis ! Pagnol c'est pas par chez nous ! J'ai cependant voyagé jusque là-bas et suis allé au cinéma. Mon enfance était plutôt Bachelet et les corons du côté de mes grands-parents maternels, natifs de Lens et son stade Bollaert, célèbre entre tous. Et les petites entreprises de maçonnerie du côté de mon grand-père. Un autre univers en quelque sorte.
RépondreSupprimerChez toi, plus d'une fois je vais à la découverte.
Je garderai de ce texte « le frôlement du bonheur » (je n'ai rien lu de Colette. On me disait que c'était une écriture pour les filles…). Suis-je passé à côté de quelque chose ? Puis-je bénéficier de leçons particulières, Maîtresse ?
Pourrais-je m'abandonner sur votre douce épaule, pour me laisser un peu le temps de divaguer ?… ;-)
Quelle erreur : une écriture pour les filles... Il est vrai que c'était bien genré, à une époque, les livres...
SupprimerEt pas que les livres, d'ailleurs.
Je te confirme que tu es passé à côté de quelque chose...
Je vais te donner un petit aperçu. Tu n'auras qu'à mettre au masculin le texte pour te l'approprier.
Il faut vieillir. Ne pleure pas, ne joins pas des doigts suppliants, ne te révolte pas : il faut vieillir. Répète-toi cette parole, non comme un cri de désespoir, mais comme le rappel d’un départ nécessaire. Regarde-toi, regarde tes paupières, tes lèvres, soulève sur tes tempes les boucles de tes cheveux : déjà tu commences à t’éloigner de ta vie, ne l’oublie pas, il faut vieillir ! Eloigne-toi lentement, lentement, sans larmes ; n’oublie rien ! Emporte ta santé, ta gaieté, ta coquetterie, le peu de bonté et de justice qui t’a rendu la vie moins amère ; n’oublie pas ! Va-t’en parée, va-t’en douce, et ne t’arrête pas le long de la route irrésistible, tu l’essaierais en vain — puisqu’il faut vieillir ! Suis le chemin, et ne t’y couche que pour mourir. Et, quand tu t’étendras au travers du vertigineux ruban ondulé, si tu n’as pas laissé derrière toi un à un tes cheveux en boucles, ni tes dents une à une, ni tes membres un à un usés, si la poudre éternelle n’a pas, avant ta dernière heure, sevré tes yeux de la lumière merveilleuse — si tu as, jusqu’au bout, gardé dans ta main la main amie qui te guide, couche-toi en souriant, dors heureuse, dors privilégiée.
Allez, dans mes bras, mon Alain, j'ai encore plein de leçons de petits bonheurs à te donner. ❤️
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Pagnol est le roi du chant nostalgique de l’enfance. Je n’ai pas eu la chance de fréquenter ce pays des cigales, mais j’ai couru les bois du nord avec les mêmes souvenirs enchantés que ceux des récits du château de ma mère. J'ai d’ailleurs moi aussi eu un copain petit paysan avec qui j'ai eu de grandes aventures dans ces forêts immenses.
RépondreSupprimerQuel bonheur d’avoir eu une enfance merveilleuse.
Donc c'est une très jolie note. Voilà
Merci de tout coeur, petit Louis.
SupprimerC'est tellement bon d'entendre quelqu'un parler de son enfance avec des étoiles dans les yeux.
L'amour de la vie s'apprend dans les balbutiements de l'enfance, et dans les aventures en forêt..
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RépondreSupprimerC’est si simple
Marchons ma bien aimée à travers la garrigue,
D'où vient ce doux murmure, où va donc cet écho,
Qui sait bien nos amours et nos passions prodigues,
Qui aime nos chansons et nos tendres bécots ?
Qui sait se faufiler parmi les romarins,
Le thym, le serpolet, au cœur des cystes roses,
Passer près du muret, rebondir pieds d'airain,
Grimper dans quelque chêne et redire haut ta prose...
Quand de Pagnol à Colette, Célestine tu remontes
Le fil secret de tes lectures :
Qui suit un canal entre les collines de l’enfance
Qui voit défiler dans la même lumière de juin
Qui les cigales
Qui les bastides
Qui une mère qui tricote
T’écoutant
Quand les mots qui nourrissant une vie entière
Avec ce bonheur léger dont parlait Colette
Quand de comprendre que les plus beaux raccourcis
Ne traversent pas les propriétés
Mais bien le temps lui-même
Qui la petite fille aux pieds poudrés de poussière blonde
Qui la femme qui lit son café à la main sur sa colline
Qui surtout celle qui reconnaît soudain
Au détour d’une page ou d’un regard
Que le véritable chemin véritable du canal
Était depuis toujours celui qui la conduisait
Vers l’amour de la vie.
BizzzZZZ Cavalière
Dans les bras du temps
Supprimerenroulée dans tes mots
je glisse sur ton coeur
de chevalier perçant
Dans le champ de luzerne
au fil des saisons
depuis le ruisseau verdi
jusqu'au toit de tuiles roses
au champ grillé de maïs
dans chaque recoin du temps
sur la fougère cachée
la cascade tremblante
la fontaine endormie
et les larmes du vent
je glisse sur tes mots
qui m'envolent.
merci mon cavalier
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Ouah ! C’est beau
Supprimer:)
Tu parles de mon petit poème ma bestiole ? Ou de mon billet ?
Supprimer•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
L’excellence semble être une vertu familiale. J’aime beaucoup la voix de votre frère, elle est franche et joyeuse, et son petit film spontané montre une belle énergie portée vers les heureux hasards de la vie.
RépondreSupprimerQuant à vous, délicieuse, chacun de vos billets apporte son lot de découverte et d’enchantement à ceux qui savent vous lire.
Merci pour cet extrait de vie, que dis-je ? Cette huile essentielle de bonheur distillée dans mes vieilles veines ce matin.
Tendres baisers
~L~
Il y a du vrai dans ce que vous dites, cher Lorenzaccio, sans parler d'excellence, je pense que notre éducation a été basée sur l'humour, l'émerveillement et les références littéraires, musicales et cinématographiques. Ne jamais être blasé, toujours découvrir, toujours avoir envie d'apprendre, et cette faculté d'établir de subtiles correspondances entre les choses, tout cela nous vient de notre père.
SupprimerParfois aussi, un peu de notre mère...
Merci pour cette "huile essentielle de bonheur" très jolie expression, monsieur...
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La poésie appelle la poésie, pour paraphraser la célèbre phrase "l'abîme appelle l'abîme"...
SupprimerVous nous rendriez tous poètes, cher douce amie des mots.
~L~
Et troublés au point d'écrire "cher" au lieu de "chère"... Et pourtant, qui mieux que vous est femme ?
Supprimer~L~
Je me sens femme la plupart du temps, mais parfois homme, enfant, chat, libellule ou cheval sauvage, selon mon humeur... :-)
Supprimer•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
J'ai si joliment ressenti ton billet Célestine, pour nous filles du Midi... Pagnol, Giono, et leurs mots fleuris qui sentent bon la garrigue, .. nos livres de chevet... et merci aussi pour Colette pour laquelle j'ai pu connaître de l'intérieur sa rénovation à St Sauveur en Puysaye fidèlement reconstituée jusqu'aux papiers peints, le jardin potager, le parquet et boiseries d'autrefois... d'après ses textes et documents d'archives tout cela grâce à mon frère....
RépondreSupprimerColette qui portait un amour inconditionnel à sa Bourgogne natale.
Elle plaça tout au long de ses récits des références à son terroir, à la nature généreuse de ce qu'était son Pays.
Merci à toi.
Doux bisous avec ta fidélité renouvelée dans mes allées de mots et d'images.
Je suis fidèle, c'est vrai, même si je ne suis pas toujours assidue... Mais quand j'ai le temps, j'aime visiter mes blogs amis. Et tu as écrit un texte magnifique sur Bréhat, j'ai adoré.
SupprimerJ'ai visité cette maison-musée il y a quelques années, j'avais beaucoup aimé. J'avais d'ailleurs écrit un billet de retour de cette belle rencontre.
J'apprécie beaucoup cette autrice.
Bisous chère Den
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C'est tout de même bien ces vidéos d'époque dans lesquelles les auteurs s'expriment ! Où il est question de Bouzigue et du château :
RépondreSupprimerhttps://www.youtube.com/watch?v=6ldOfcZMZps
Oh merci beaucoup, ça me fait drôle de voir Marcel Pagnol. J'avais oublié cette anecdote de l'achat du château...
SupprimerJ'aime aussi beaucoup cet extrait du film des années 90 :
https://www.facebook.com/watch/?v=810648635288578
Bisous Biche
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Marcel Pagnol, je l'ai également fréquenté dans ma jeunesse. Avec lui, je suis allée à la chasse aux « bartavelles ». J'ai trouvé normal qu'un jeune garçon en saisisse « deux par les pattes, qui tremblaient encore du frémissement de l’agonie ». J'y ai croisé des « térébinthes » et des « argéras » sans savoir la moindre idée de à quoi ces plantes ressemblaient. Depuis, le monde a bien changé. En un clic, on peut trouvé des illustrations de tous ces mots inconnus des gens du Nord.
RépondreSupprimer« Le temps passe, et il fait tourner la roue de la vie comme l’eau celle des moulins. » Comme vous le dites si bien dans votre conclusion, des miracles peuvent arriver.
La vie est un miracle, madame Chapeau. Si seulement tout le monde le réalisait …
SupprimerJe suis heureuse que vous parliez des bartavelles. C’est un des passages que je préfère, pour la narration délicieuse de Pagnol bien sûr, pas pour le sujet parce que la chasse ça n’a jamais été ma tasse de thé.
Bonne fin de week-end chère madame Chapeau.
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Bonsoir Célestine,
RépondreSupprimerJ'ai beaucoup aimé ton billet ... Je ne connais pas ce lieu mais j'ai adoré les films tirés du livre de Pagnol ... Je trouve ça tellement rafraîchissant, charmant ... C'était une autre époque mais quelle époque ! Et quelle merveilleuse campagne ... Merci pour ton joli partage qui m'a emportée ^^ Douce soirée et belle semaine à toi, bises, Laureen
Bonjour Elea Laureen
SupprimerOui, l'univers de Pagnol a quelque chose de rafraîchissant, comme la source qui "giscle" dans Manon des Sources. C'est un peu comme si le soleil écrasant du midi nous obligeait à trouver refuge en soi, dans des lectures qui apaisent l'âme.
Belle semaine à toi aussi, chère amie.
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Coucou frangine du Sud. Merci pour ton texte et ces extraits qui me plongent dans le sud. J'entends presque les cigales chanter en te lisant. L'eau des sources s'écoule joyeusement dans les collines et la vie chante dans la brise chaude d'un soir d'été. C'est le Sud, c'est la vie. Et c'est Célestine qui nous enchante toujours. Merci. Bises alpines. P.S. je t'ai répondu sur mon blog. Signé Dédé la brune. :-))
RépondreSupprimerAh, je vais aller voir ta réponse, frangine.
SupprimerEn attendant, je goûte à ton commentaire qui me fait rougir comme une arbouse mûre.
Gros kiss
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Encore un magnifique billet, que d'images splendides tu nous offres là, elles vont m'inspirer au fil des heures en ce jour de nouvelle lune, je note le titre de ce livre de dame Colette, encore une perle visiblement... Bises céleste Célestine et douce semaine inspirée. brigitte
RépondreSupprimerUn collier de perles, plutôt, car ce sont de courts textes, format nouvelle même s'ils sont assez disparates et ne racontent pas forcément une histoire. Mais quel style !
SupprimerTu vas adorer j'en suis sûre.
Bisous ma Plume
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C'est une belle enfance que tu décris là, un beau trésor. Et tu me donnes envie de me plonger dans Pagnol que mon père adorait mais aussi de continuer à redécouvrir Colette.
RépondreSupprimerSi seulement je te donnais envie de signer tes charmants commentaires...
Supprimer•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
Le vieux canal a des ramifications insoupçonnables... La lecture est une belle façon de voyager, surtout quand l'écriture entre en résonance avec sa/ta propre écriture. On en prend pleinement la force et tous les bienfaits qu'elle peut procurer. Je suis pas trop mal placé pour le dire ...
RépondreSupprimerBises du Puy de Dôme
Oh mais je n'en doute absolument pas, mon Didier.
SupprimerEt je suis bien placée aussi pour te le dire.
Les échanges de cette eau-là sont d'une richesse de diamant...
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Les bonnes nourritures font de bonnes personnes ...
RépondreSupprimerJoliment dit, l'ami ! j'en toucherai un mot à mon frérot quand je le verrai.
Supprimer•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
Bonjour Célestine, c'est une sacrée coïncidence que tu nous parles de Marcel Pagnol et du "Château de ma mère" qui succéda si bien à "la gloire de mon père" Ah ! Joseph l'instituteur et la clé du chemin du canal comme un fruit défendu mais si évocateur d'un plaisir inouï que celui de passer là ou d'autres ne le peuvent pas . Je dis coïncidence car je suis entrain de lire "Le Bonheur du manchot " de Jean-Pierre Chabrol qui lui parle des Cévennes aussi bien que Marcel Pagnol contait le midi . Si tu passes sur mon blog, je chante ma ville natale.
RépondreSupprimerY a-t-il vraiment des coïncidences ? Des hasards ? Moi je crois que le hasard, c'est la vie qui nous fait un clin d'oeil. C'est tellement plus poétique ainsi.
SupprimerJ'ai écouté ton dernier disque. J'ai beaucoup aimé ton Lugdunum. Je prépare pour la rentrée une visite guidée du Vieux Lyon. J'aime beaucoup cette ville.
Bon week-end musical, cher zicos.
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"le hasard, c'est la vie qui nous fait un clin d'œil" magnifique ! merci beaucoup Célestin, ravi que cela t'ai plu !
SupprimerCe texte magnifique a fait soupirer mon coeur tellement tu sais mettre tes petits mots doux tressés en tapis volant, pour aviver nos souvenirs du temps lointain de notre enfance. Les couleurs, les arômes, la simplicité, reviennent par la magie de tes mots comme un brin et menu extrait de leur fragrance, qui persiste encore et encore.
RépondreSupprimerBiisous chère amie.
Des petits mots tressés en tapis volant : je retrouve là ta belle verve poétique, et je suis ravie de te voir passer, de temps en temps, telle une comète, dans mon ciel de blog.
SupprimerJ'espère que tu vas aussi bien que possible.
Bisous cher poète de mon coeur.
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C'est toujours un bonheur de te lire et je ne me lasse jamais de ton écriture.
SupprimerMerci à toi !
Merci beaucoup Bizak, je suis très touchée.
Supprimer•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
Merci pour cette note, c'est tellement beau et délicieux. Bon week end.
RépondreSupprimerC'est un compliment dont je ne me lasse pas.
SupprimerMerci Elisabeth
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Lire, c'est ouvrir des portes dans un mur en béton. Une fois franchie, tous les rêves sont possibles. Pagnol est un éternel poète. Le lire et le relire un bonheur rafraîchissant.
RépondreSupprimerEt quand tu en parles, c'est une histoire d'amour. Et ça, ça me cueille comme un enfant avant d'aller dormir.
Bises du soir frangine.