lundi 17 janvier 2022

Des champs d'étoiles


 


Je suis née à Barcelonnette. Mon frère fut mon premier héros. Nos jeux d'enfants couraient dans des collines roses et grises, les amandiers en fleurs se miraient dans les torrents constellés de saumons. C'était la montagne âpre du Queyras, où le ciel se fendait de gel chaque nuit d'hiver, et où les étés s'amoncelaient dans les champs en gerbes d'or.
C'est là que j'appris à aimer les étoiles. Et les blés.

Un jour pourtant, car tout a toujours une fin ...  mon père annonça une catastrophe : il était muté à la ville. Nous connûmes alors les délices doux-amers de la vie en appartement, où l'on écarquillait les nuages pour entrevoir la lune, à travers les vitres exiguës de nos chambres étroites. Les immeubles d'en face nous gâchaient la vue, nous cachaient la vie.
Il fallait marcher en chaussons, à cause des voisins. Jouer à la balle en mousse, s'entourer le coeur de peluche, pour absorber nos colères et nos cris de joie. Je me réfugiai dans la lecture, la seule activité acceptablement silencieuse qui pouvait m'emmener de liane en liane sur des galions voguant sur des mers émeraudes, à la découverte de contrées lointaines où des princes mouraient d'amour, juchés sur des éléphants.
C'est là que j'ai appris à aimer les livres. 

Aujourd'hui c'est là que je vis. La maison est juchée sur un tapis d'herbe craquante, entourée de chênes pubescents. Un fin rideau de calme frémit au moindre vent : ce sont les acacias et les pins qui ondulent. Les crocus étoilent les sous-bois.
Je joue à d'autres jeux, mais la joie est intacte.
Sur mon épaule, le bras doux et puissant de l'amour a remplacé la main de mon frère. Tes doigts forment un panier où je dépose mes mots, infini de l'instant, inaltérable source.
Les étoiles, les livres et les blés ont un pris un goût incomparable.


Tableau d'Angeles M. Pomata





Pour l'atelier du Goût.

65 commentaires:

  1. À chaque fois, je suis ébloui, quelle chance de t'avoir trouvée !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je vais t'offrir des lunettes de soleil, mon boss. Tu ressembleras à Elton John. ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
    2. Des lunettes de soleil pour une chandelle dans la nuit et un piano-cercueil ? Mais tu me prends vraiment pour Elton John ! ;-)

      Supprimer
    3. Lol ! MDR !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  2. Je ne puis qu'attester de la véracité du récit , plus particulièrement de cet amour ambiant qui flotte au dessus de ce nouveau cadre de vie.IL est bel et bien là, lui, celui qui a fait basculer ta vie en remplaçant la main de ton frère.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu en sais quelque chose, toi qui peux témoigner de visu de ma réalité...
      Et ce fut un bonheur que de partager ces quelques jours avec toi.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  3. Ton bonheur transpire et nous touche à travers ces quelques lignes. ♥

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le bonheur est fait pour être partagé.
      En économie, on parle du "ruissellement". Je pense que le bonheur ruisselle plus facilement que l'argent...
      Bisous ma Cathy
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  4. Tu vois que c'est beau de n'être pas seule !
    Je suis émerveillé chaque jour de ne l'être pas.
    Merci Célestine de nous le rappeler !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh oui c'est beau.
      Et tu as raison, c'est un émerveillement...
      A cultiver précieusement
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  5. C'est chouette d'être deux, peut importe l'endroit lorsqu'on a une main à prendre.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et d'être en phase jusque dans les commentaires... :-) :-) :-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  6. Foule sentimentale
    On a soif d'idéal
    Attirée par les étoiles, les voiles
    Que des choses pas commerciales
    Foule sentimentale"

    La joie , la plénitude,  le bien être avec l'autre
    c'est sans doute le fruit d'une quête commune à tous les humains.....
    Mais , mais,  mais
    Cela ne s'achète pas ! Oui Alain , tu as raison : que de dégâts causés par la société humaine qui voudrait nous transformer en acheteurs compulsifs pour tout , y compris ce qui est hors du marché comme ce bonheur de notre amie Céleste.

    En vérité il dépend de chacun de nous d'écarter du chemin l'entreprise de destruction engagée par le SPECTRE (My name is James.....).

    Nous sommes toutes et tous tentés....mais chacune et chacun nous sommes responsables du niveau de résistance que nous opposons à cette entreprise .

    Voilà pourquoi j'apprécie particulièrement ce matin de vibrer avec toi,  chère amie Celeste, de partager un.peu de ton bonheur et de ce qu'il produit en toi et autour de toi, de vous

    Bises enthousiastes

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le bonheur ne s'achète pas, c'est certain...
      Même si les marchands de bonheur sont légion.
      Moi je n'ai rien à vendre. Juste à donner à lire mes petits textes naïfs et tendres. Mais je sais que mes lecteurs s'en nourrissent et ça me comble.
      Bises émues
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  7. C'est triste d'avoir dû quitter un somptueux décor, déjà qu'un déménagement c'est toujours compliqué. je comprends que tu n'aies eu qu'une hate, celle de retrouver la nature reposante des collines, avec l'amour en prime.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai beaucoup habité en ville dans ma vie, mais dans des maisons. La période "appartement" n'a pas été celle que je préférais, j'aime trop l'extérieur, la nature, les jardins...
      Merci délia
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  8. Fille unique de parents âgés (mon papa était grand-père depuis longtemps quand je suis née) j'ai vécu solitaire mais ai épousé l'aîné d'une fratrie de huit !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les bonheurs familiaux n'ont plus de secret pour toi donc...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  9. Finalement, c'est bien, de grandir !

    Tu nous as répondu superbement, sans le savoir, mais en plus de cent mots, à la question de Queneau du 6 janvier : "Que deviendra cet(te) enfant plus tard ?" ! ;-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis née à Barcelonnette. Mon frère fut mon premier héros. Nos jeux d'enfants couraient dans la montagne âpre du Queyras.
      C'est là que j'appris à aimer étoiles et blés.

      Un jour pourtant,...  mon père annonça une catastrophe : il était muté à la ville. Nous connûmes alors les délices doux-amers de la vie en appartement.
      C'est là que j'ai appris à aimer les livres. 

      Aujourd'hui c'est là que je vis.
      Sur mon épaule, le bras doux, puissant de l'amour a remplacé la main de mon frère.
      Les étoiles, les livres et les blés ont un pris un goût incomparable.



      Et voilà, en cent mots pile (tu me connais j'aime la précision !)
      Bises népotines
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  10. Oui, "la joie est intacte" ! Nous habitions une petite maison de bois au cœur de la Vallée de la Matépédia. Dans mon souvenir, nous étions seuls au monde. Ce n'est que vers l'âge de 6 ans que j'ai eu conscience qu'il y avait un autre monde pas très loin de chez nous. Cela aussi a été une merveille d'entrer dans un monde inconnu où une lumière nouvelle que ne j'avais encore jamais vue filtrait tout ce que je regardais. Je voyais danser le monde au travers cette lumière. Ton histoire me rappelle tant la mienne Célestine. kéa

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Peut-être avons-nous été soeurs dans une autre vie ? ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  11. C'est un beau témoignage de vie, apaisé et espérant. On ne dira jamais assez la force et la puissance des amours vrais.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'en témoigne de toutes mes forces. j'ai été bien brieffée par un coach de vie et d'amour vrai extraordinaire...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  12. Merci Célestine, pour ce témoignage vibrant...un rappel bien à propos, tout en lumière et douceur,... ton texte me touche et donne l'envie d'y croire toujours

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu peux y croire, Paodora.
      C'est ce qui nous tient debout, à l'heure où les nouvelles du monde extérieur auraient tendance à nous faire tomber sur le c... ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  13. Ah, Barcelonnette... Son cimetière mexicain, dû au retour triomphal des frères Arnaud dans la vallée de l'Ubaye, avec Jausiers pour poste frontière avant l'Italie de Coni... J'y ai commis quelques séjours en tant que directeur de colo'. C'était pile à la charnière entre ce siècle et le précédent. Autant dire que ce texte résonne...

    De mon côté, j'ai tenté de participer à ce 111ème devoir du Sieur Le Goût, mais mon texte ne semble pas avoir suivi le bon chemin (j'ai "collé" son lien en commentaire de l'annonce de ce devoir, sans effet).
    Faut-il l'expédier autrement ? Peux-tu m'éclairer ? T'en faire l'ambassadrice ?

    http://niak65poletique.canalblog.com/archives/2022/01/14/39304664.html

    Je ten remercie par avance.
    A bientôt, Titine des Monts du Verbe.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Comme tu le vois ici, chacun publie son texte sur son propre blog.
      Mon ami le Goût n’a sans doute pas eu le temps de visiter ton blog mais il le fera j’en suis sure.
      Merci pour ton intérêt pour la ville de mon enfance. C’est vrai que l’histoire des « mexicains » m’a toujours fascinée …
      Bisettes mon titi

      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
    2. J'ai visité le blog de Tiniak, et ça ne date pas d'hier.
      Et j'ai pour principe de ne jamais commenter la poésie.
      C'est un art trop difficile pour que je me permette quoi que ce soit sur le sujet.
      Je le sais, je me suis relu...

      Supprimer
    3. Le texte de Tiniak est excellent.
      Comme quoi, la poésie mène à tout, même à écrire de la prose...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
    4. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

      Supprimer
  14. Trouver son lieu de vie et y vivre à deux, quel bonheur !
    Ce chemin qui conduit à la petite maison est comme un ruban de rêve, Célestine

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Un ruban de rêve : c'est très joli, ça. et si tu voyais la maison où j'habite, tu reconnaîtrais tout de suite le chemin. Il serpente au milieu des arbres jusqu'à la colline. C'est tout comme sur le tableau.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
    2. j'aimerais la voir en photo ta maison de charme Célestine !
      Chez mes parents à Anglet il y avait depuis le portail encadré de gros rhododendrons le chemin qui montait vers la jolie maison basque, Loretegui, le clos des fleurs, et à droite un grand cèdre et une importante touffe de framboisiers dont ma maman nous régalait... Et puis plein de pommiers et deux grands cerisiers.

      Supprimer
    3. Je t’enverrai des photos chère marine…
      Sinon j’ai aussi un compte insta au nome de Celestine Troussecotte.
      Toutes les photos qui ont pour intitulé « maison de la colline » ont été prises ici.
      Bises 👩‍❤️‍💋‍👨

      Supprimer
  15. Merci Célestine pour ton magnifique texte et le Queyras me rappelle de beaux souvenirs d'été. La dernière illustration est superbe, main dans la main, un retour dans un doux foyer.
    Bisous ♥

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le Queyras m'a donné mes premiers émerveillements devant la nature.
      Je n'ai plus jamais perdu cette émotion devant un coucher de soleil ou le scintillement de la neige sur l'herbe de printemps.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  16. J'avais pensé à cette éventualité du déménagement de la campagne vers la ville, mais je ne trouvais pas comment raconter, toi tu l'as fait de belle manière !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je n'ai pas eu de mal à l'écrire, vu que c'est du vécu...
      Merci Fabie
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  17. J’aime ton cheminement de poésie aigre douce où l’amertume ne prend pas racine.
    J’aime ces odeurs d’enfance que tu laisses s’échapper de la boite des souvenirs.
    J’y retrouve toute l’atmosphère de mes jours d’avant, constellés de moments joyeux, de nostalgie aussi. Ton texte est un sucre d’orge qui colle un peu au papier, aux mains.
    Voilà un soir qui ouvre ses portes sur un monde épique qui me fait sourire.
    Et ça fait du bien de sourire.
    Merci Ma Frangine.
    Bises sucre d’orge.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tes mots sont empreints de tendre nostalgie.
      Et j'aime ça, quand on exprime de manière si délicate les petits bouts de soie qui nous rattachent à l'enfance...
      Baisers joyeux
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  18. C'est beau, ce que vous écrivez à létienne.
    Ces "petits bouts de soie qui nous rattachent à l'enfance", c'est imagé, et tendre.
    Comme votre écriture qui est toujours un régal, quel que soit le thème.
    Puisse le seigneur "Goût" proposer encore longtemps des sujets d'écriture, puisqu'il semble qu'ils vous inspirent souvent de bien jolies choses.
    Je vous embrasse ma précieuse
    ~L~

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les thèmes proposés par le Goût ne m'inspirent pas tous. Certains sont un peu trop sombres...
      Que j'aime la lumière n'est un secret pour personne. Mais quand je suis inspirée, les mots coulent tous seuls et c'est un vrai bonheur que d'être lue.
      Moi aussi, je vous embrasse, cher et fidèle ami.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  19. J'ai vécu en appartement avec mes quatre gosses.
    Quand nous avons acheté la maison, j'ai eu l'impression de revoir le soleil après un long tunnel.
    Pas la meilleure période de ma vie, cette nécessité constante de les faire taire pour ne pas déranger les voisins...:)
    Bises
    Angela

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah les voisins… pas toujours facile en effet de composer quand on vit en immeuble…
      J’ai appris à marcher sur la pointe des pieds depuis cette époque ce qui fait beaucoup rire les propriétaires de maisons individuelles…
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  20. L'avantage d'avoir son propre champ d'étoiles, c'est qu'il n'est point besoin d'aller en pèlerinage sur les chemins, pour les contempler... !
    Comme les billets de Philippe Meyer, que j'adorais, et qui me mettaient en joie, ton billet, qui est arrivé matutinalement dans ma boite mail, a eu le même effet. Une brève lecture, juste avant de débuter ma journée, et tu avais enluminé ce lundi matin.
    Bien sûr, il y a le texte, mais plus encore ce qui en émane, resplendissant dans le dernier paragraphe...
    Bises

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J’aime enluminer matutinalement mes lecteurs … surtout les comme toi, si sensibles au verbe et aux émotions…
      Merci pour ta présence indéfectible, Didier.
      Bises tardives mais sincères
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  21. C'est magnifique de vivre auprès de celui que l'on aime, et en plus dans un lieu que l'on aime, le ciel organise tout tout tout... quand il décide que c'est le moment. Bises céleste Célestine, à tout bientôt. brigitte

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le ciel, la vie, l’univers… peu importe le nom que l’on donne au destin…
      Bisous ma Plume
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  22. Très beau texte, je me retrouve dans cette ambiance d'enfance...
    Tu as le don pour créer des atmosphères.
    J'adore le premier tableau : as-tu une idée de son artiste ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. L’artiste s’appelle Marc Chalmé. Je ne le connaissais pas. C’est le Gout des Autres qui me l’a fait connaître à travers ce défi d’écriture.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  23. Bercelonnette,le Queyras, des lieux que j'apprécie particulièrement

    RépondreSupprimer
  24. Merci Célestine. Quel plaisir!
    Comme toujours c'est tellement fin , délicat , doux, en harmonie avec nos aspirations, nos rêves non formulés parfois, que te lire est un régal.
    Je suis à présent en appartement ... choisi sans avoir oublier la campagne. Accepterais tu que j'affiche ton texte à hauteur des enfants de l'immeuble afin qu'ils sachent ton expérience et peut être leur donne la lumière du bout du tunnel ou des idées d'évasion ou ???

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bien sûr tu es libre de faire ce que tu veux de mon texte ! Du moment que chester pédagogique en plus !
      Merci pour le «  régal » Marieswiss.
      C’est vraiment très sympa 😊
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  25. C'est comme d'habitude superbement écrit. J'ai été enchanté par les tournures poétiques que tu as trouvées. Je l'ai relu plusieurs fois. Un texte magnifique, je ne m'en lasse pas.
    Bises Célestine.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu es un connaisseur, Patrick.
      Et ça me touche beaucoup …
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  26. J’admire toujours autant ton talent poétique ! La créativité, c’est ça aussi qui apporte du bonheur. On en a besoin comme de se nourrir et respirer.
    Ton histoire fait remonter des souvenirs en moi. Déménagement dans un petit appartement après le divorce de mes parents. Je me suis retrouvée dans « l’écume des jours » : sensation que les murs rétrécissent autour de moi… Heureusement, c’était une petite ville de province et la nature n’était pas loin.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah l’écume des jours quel livre poétique !
      Un vrai régal d’adolescence que je n’ai jamais oublié. Jusqu’au nénuphar dans le poumon de la pauvre Chloé …
      Merci beaucoup pour tes mots
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  27. Bonjour Célestine,
    Finalement, l'important, c'est de vivre en lien avec les autres. En apprenant, en gagnant, et gardant le goût des autres. Ces autres peuvent tout aussi bien être la famille, l'amour, mais aussi ceux qui ont fait pousser les blés, ceux dont on suit les histoires dans les livres, etc. On peut vivre en solitaire mais pas coupé des autres.
    Ce qui me plaît chez toi (même si je ne te connais pas), c'est ce sens et ce goût de l'autre qui transpirent au bout de chacun de tes mots. À n'en pas douter !
    Bises
    Fabrice

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C’est très émouvant ce que tu dis Fabrice. C’est vrai. J’ai le gout des gens, le gout des autres … pas étonnant que j’apprécie celui qui propose chaque semaine ces ateliers, et qui a pour pseudo « le gout des autres »
      Jamais j’en en pourrai me couper de mes semblables…
      Je t’embrasse cher Fabrice.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Supprimer
  28. Très belle évocation d'un temps révolu. Celui de l'enfance et des souvenirs que l'on se grave en mémoire. Tu as su trouver les mots justes dans cette poésie tout en finesse...

    RépondreSupprimer
  29. J'adore cette région, un de mes amis habite La-Chapelle-en-Vercors, c'est juste magique ! Lucky you :-)

    RépondreSupprimer
  30. Les chaussons, c'était le bonheur, le luxe, comparés aux patins d'appartement que le règlement maternel nous imposait de temps à autre :-)
    Belle et tendre évocation d'un parcours de vie "métissé", tout en contrastes, entre immensité et exiguïté, liberté et contraintes, animation du corps et celle de l'esprit, ville et campagne.

    RépondreSupprimer



Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.