mercredi 21 mai 2014

Courez, petits enfants!




















Courez, petits enfants, Nathan, tiens la main de Lola. Suivez bien le chemin de l'école, il est balisé, sécurisé, protégé. Plus question d'y rencontrer un grand chemin de fer et des bateaux à voiles, ni même un garde-barrière ou des saumons fumés. 
En arrivant à l'école, à sept heures trente, une dame très gentille avec un beau gilet jaune comme le soleil vous aidera à traverser dans les clous. Vous vous taperez d'abord une heure de garderie périscolaire, avec des activités diverses-z-et-variées, les yeux encore collés du sommeil de votre courte nuit. 
Puis vous irez en classe, apprendre peut-être un peu la mer et les étoiles, (enfin, j'espère) ou comment lire de belles histoires sur vos liseuses kindle ou vos tablettes. Vous compterez sur vos calculettes et prendrez vos leçons sur vos ordinateurs grâce au TBI interactif. Ensuite arrivera le temps de la cantine, avec de délicieux repas surgelés et aseptisés par la Sodexho, une très gentille multinationale qui prépare de délicieuses omelettes avec des oeufs en poudre venant d'Argentine.
Mais ne croyez pas que vous aurez le temps de rêver en digérant ces agapes. Ce sera activités diverses-z-et-variées pour tout le monde pendant une heure de périscolaire.
Après  deux petites heures de classe qui passeront très vite, où vos maîtres essaieront de boucler le programme (bon courage! ) sans trop vous assommer, pour que vous gardiez un peu d'énergie, bien vite, vous retrouverez vos chères activités  évidemment diverses- z-et-variées, dès quinze heures quarante-cinq. 
Deux heures et demie d'activités périscolaires diverses-z-et-variées, qui vont coûter un bras à la commune comme à vos parents. Quel bonheur! 
En sortant de l'école à dix-huit heures trente, pas de danger de rencontrer les  trois mousquetaires des cinq doigts de la main ou le petit sous-marin partant pour le Japon! Vous aurez à peine le temps de revoir vos leçons qu' il sera déjà l'heure de Facebook, et vous écrirez à vos copains en langage "sms-céçakébo"  ce que vous n'aurez pas eu le temps de leur dire dans votre journée de ministre...
Ce rituel se répètera chaque jour de la semaine, adieu les quatre jeudis, vous n'aurez même plus le mercredi entier pour souffler. Ce jour-là, après la classe du matin, vous n'aurez pas trop de l'après midi entier pour caler vos activités diverses-z-et-variées, le foot, le poney, la flûte et le cathé, sans compter les rendez-vous chez l'orthodontiste et le docteur des pieds.
Le vendredi, vos parents vous ramasseront à la petite cuillère en pestant contre la refondation de l'école. L'invasion du périscolaire la tuera lentement, cette école. La maîtresse parlera plutôt de péril scolaire, mais comme personne ne l'entendra, à pied, à cheval ou en voiture, alors elle partira faire le tour de la terre en bateau à voiles, et semer des fleurs à tort et à travers sur les voies du chemin de faire.


Courez, petits enfants hyperactifs... Sainte Ritaline* veille sur vous!







Avec la complicité de Jacques Prévert


*ritaline: médicament à la mode pour shooter les enfants hyperactifs.

I giorni by Ludovico Einaudi on Grooveshark




100 commentaires:

  1. Oh triste post... Rêver, sentir, observer, jouer, vivre... ah non, tout ça n'est pas au programme et pourtant au fond n'Est-ce pas tout ça qui construit à la fin ???
    J'espère que les gens, les vrais sauront faire quelque chose de toutes ces refontes inhumaines... Je suis de tout cœur avec vous.
    Anne

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    1. Je me refuse ,je me suis toujours refusé à devenir une institutriste. Mais j'avoue que ces dernières années, mon moral en a pris un coup. Je suis de plus en plus dépitée par l'état de délabrement vers lequel se dirige l'école de la république. Cela fait plusieurs fois que l'on me dit " et alors, tu en penses quoi de la refondation de l'école? " je suis perplexe. Je me demande jusqu'à quand on va démolir le service public d'enseignement, en transférant la compétence aux communes, et en créant par là de nouvelles inégalités inacceptables.
      Et surtout, et c'est ce que je dis dans mon billet, en quoi ces " nouveaux rythmes scolaires" vont ils améliorer la vie des élèves? Si ce n'est en rajoutant une demi-journée supplémentaire à leur journée de ministres.
      Faudra qu'on m'explique.
      Bisous Anne :-)

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  2. même sans ce "périscolaire" organisé, la vie des enfants est déjà trop comme tu le décris ici
    (et c'est grave de leur enlever le droit de s'ennuyer)

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    1. Ciel! S'ennuyer! Mais tu n'y penses pas Adrienne. Ce mot est devenu tabou.
      S'il s'ennuyaient, ils pourraient se mettre à avoir de l'imagination, et l'imagination au pouvoir c'est terrible!
      C'est un peu comme apprendre a un peuple à penser...

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  3. Excellent, j'adore!!
    Et je signe des deux mains ...
    Et comme disait Prévert (il ne parlait pas de ton ministre, mais ça aurait pu)
    "Il suivait son idée.
    C'était une idée fixe et il était surpris de ne pas avancer."

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    1. Je crois que l'idée fixe des politiques est surtout de récupérer le marché de l'école en la bradant au privé.
      Mais chut, faut pas le dire!

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  4. Hmm, ça sent le vécu ou le " à vivre " ! ! ! j'ai l'impression que nous marchons sur la tête. Nous nous étonnerons bientôt que les enfants ne jouent plus, ne rêvent plus ... des petits personnages usés, fatigués, robotisés, encadrés, sans imagination. Quel pouvoir avons-nous pour calmer le jeu, contrecarrer le cours des événements ?
    Clin d'oeil : Et puis, avons-nous seulement demandé au poney s'il était d'accord pour le surplus d'heures d'activités diverses-z-et-variées ?

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    1. Nous avons le pouvoir de prendre en main notre destin, comme tous les peuples non-asservis. Hélas, les urnes sentent le soufre, et on a presque réussi à en détourner les citoyens...
      Le poney...hum, il en aurait des choses a dire!

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  5. Pauvres enfants! et pourtant....depuis ma première année d'enseignement en 1971, chaque année tout le monde rêvait d'une journée qui se terminerait vers 15h comme en Allemagne ou en Angleterre et d'ateliers pour les enfants l'après midi.
    De 1971 à 1993 je me suis battue contre ce qui existait. Alors j'ai eu de vraies raisons de me battre, pour la vie. Maintenant que je suis au dehors, je souris en regardant ces plaintes de tous, pour tout, tout le temps.

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    1. Qu'elle chance tu as de pouvoir en sourire, Marie Madeleine. Moi ça me donnerait plutôt envie de pleurer. Parce que les combats dont tu parles, je les ai menés aussi. J'ai vécu une partie des trente glorieuses où la désespérance n'avait pas encore envahi les jeunes.
      Je ne suis pas contre une refondation, et je ne fais pas partie, malgré mes apparences de nana attachée à quelques fondamentaux, des vieux gronchons qui disent que c'était mieux avant.
      J'ai milité dans les associations pour la défense de la lecture, dans les groupes de réflexion pédagogique, j'ai fait du soutien gratuitement a mes élèves de zep pendant des années, et ce, bien avant que Darcos le mette en place au détriment des autres élèves, en leur rabiotant deux heures d'enseignement par semaine.
      Une vraie refondation aurait été de redonner leur place aux enseignants dont l'image s'est dégradée dans l'opinion d'année en année. Pour s'appuyer sur des gens motivés et militants, il faut leur donner un moral d'acier. Or on les casse régulièrement depuis une dizaine d'années, a part des extra-terrestres comme moi, qui sont toujours contents d'aller au travail, combien de gens usés, aigris, fatigués et découragés par la somme de paperasses et de choses ineptes que l'on doit rendre en lieu et place de se consacrer vraiment â son enseignement...
      On est loin du rêve post soixante-huitard de tes débuts, ma belle. Et déjà à l'époque, souviens-toi, des voix dissonantes mettaient en garde les rêveurs , parce que la société actuelle, individualiste clinquante et procédurière était déjà en train de se mettre en place en douce....
      Rien n'est idéal, progresser, c'est par pas de fourmis, je sais. Faire entendre des arguments qui ne vont pas dans le sens du poil ambiant, où tout se vaut, où les enfants perdent leurs repères et ne font plus la différence entre un animateur et un maître, entre apprendre et jouer, c'est un peu comme prêcher dans un grand désert. Mais j'y crois, c'est bête hein...même si je sais que tu as parfaitement raison. Je ne crois pas faire partie de ceux qui se plaignent pour tout, tout le temps. Ou alors tu me connais mal. Je suis pour une voie du milieu, et contre le dénigrement systématique.
      Quand on y croit, on a toujours de vraies raisons de se battre pour la vie.
      Mais ma supérieure ne croit même pas a ce qu'elle prône, il faudrait pour cela qu'elle réfléchît un peu...et ce n'est pas ce qu'on lui demande.
      Je t'embrasse mon amie. Merci de ton avis étincelant.Et de me permettre de préciser ma pensée qui vaut ce qu'elle vaut et qui n'engage que moi.

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    2. Bien sur me chère Célestine tu as raison d'y croire! le problème est grave et va bien au delà de l'enseignement. Je voulais dire que j'ai pris du recul d'abord en travaillant au sein de la recherche lors de la charte du XXI eme siècle et encore plus depuis ces 7 ans hors du monde de l'école. Nos valeurs ne cessent d'être bafouées alors que c'est la seule chose qui vaut la peine de se battre. Je comprends ta colère et je sais que tout changement est douloureux même s'il est nécessaire. Et la technocratie ne fait rien pour arranger les choses! Ce sujet vaut plus que quelques lignes sur un petit écran et nous aurons peut être l'occasion d'en parler. Bizzzz

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    3. Oui nous en parlerons et de bien d'autres choses quand nous nous verrons a Paris cet été.
      Si tu es là, miss " fille de l'air" !

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  6. Les voies du chemin de faire....
    Rude labeur j’imagine aujourd’hui
    jakompatissante

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    1. Rude mais passionnant, le combat de toute ma vie.
      J'espère avoir passé le flambeau de l'enthousiasme pédagogique à mes jeunes collègues, malgré les seaux d'eau réguliers qu'il s'est pris au cours de ma carrière, la petite flamme ne s'est pas éteinte.

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  7. L'humanité et la pédagogie ont déserté l'école. Les vrais maîtres et maîtresses ont empilé les trimestres qui les rendent éligibles à la retraite. La relève est maltraitée par les Jargonos qui ont confondu états d'âme avec une âme d'état... Pauvre école, pauvres mômes, pauvre France en finalité...
    On va droit dans le mur, tout le monde l'admet, mais ce n'est pas grave, il n'y a pas l'angoisse de l'inconnu, le mur est bien connu...
    Tu fais partie de ces déracinés qui n'ont pas bougé, mais qui se retrouvent dans un monde qui leur est devenu inconnu.
    Dans ton billet, tu ne pètes pas la forme.... Mets un peu de musique irlandaise, elle te convient bien au teint :-)
    Ti bacio Céleste

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    1. Bon je vais changer mon fond musical alors, si tu penses que l'Irlande me va mieux que l'Italie...
      Sinon, je suis d'accord sur tout sauf sur ta réduction du problème à la seule pauvre France.
      Je ne pense pas que la directive Bolkestein soit typiquement française...je crois que c'est une énorme machine de guerre qui se met en place silencieusement, par petites touches impressionnistes...
      Il serait bon que les peuples d'Europe y réfléchissent, mais c'est mal barré.

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    2. "Pauvre France" parce que je vis là et maintenant.
      Je me sens assez démuni pour pouvoir intervenir dans le saccage social et éducatif lorsqu'il a lieu à Berlin ou Pétaouschnock...
      Ici je peux agir. Je peux alerter mes concitoyens, je peux interpeller le dépité de ma circonscription pour qu'il n'avalise pas n'importe quoi. Certes, il a peur de ne pas être représenté par le parti pour un nouveau mandat, mais si ses électeurs lui mettent la pression, et qu'il doit choisir entre une absence de soutien de son parti ou la désaffection de son électorat....
      Au moins ainsi on aura essayé de ne pas prendre des fusils... :-(
      Molto baci Sorellita

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    3. Je comprends mieux comme ça!

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  8. Sur les voies de chemin de faire, pourquoi faire ? puisqu'on ne peut rien y faire ! on voit bien que les petits pots de terre sont la proie des gros pots de faire ......... Triste évolution pour les futures générations ......... mais ne pas se laisser faire en mettant son p'tit grain de sel c'est une très bonne solution pour une meilleure évolution en espérant ne pas aller jusqu'à la révolution ......

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    1. C'est toi qui dis ça, miss lunettes roses? Ben alors?
      Tu as raison, la révolution n'est pas vraiment une solution, ou alors a l'extrême limite.
      Moi je crois aux battement d'ailes du colibri, et aux initiatives citoyennes du style bleu blanc zèbre.
      Je crois aux gouttes de' eau dans l'océan, aux petits ruisseaux qui font les grandes rivières. Et quand on me dit on ne peut rien faire, j'ai envie de relire et de faire relire ce billet, ICI

      Je t'embrasse

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  9. Nos activités périscolaires il y a . Pfiuuu, allez 65 ans, c'était dans la rue ! Avec mes potes, pousse cailloux et traîne galoches ! Pïgots (lance pierres) et concours en tous genres , à qui pisera la plus haut par exemple, osselets et billes en terre cuite, cerfs volants en papier journal qu'on appelait "marmotte" les jours grand vent.

    Pêche aux tritons dans les mares toutes proches. C'était nos activités après la classe, quignon de brignolet avec beurre et sucre en poudre, dans nos pognes bien craspouilles, c'était la banlieue parisienne, la très proche banlieue, près des lafs (fortifications) c'était hier, et comme c'est loin !!!

    Les seules tablettes que l'on connaissait étaient celles de chewing gum (très très rarement) ou celles de chocolat, point de téléphone, des télés sans images qu'on appelait TSF, et surtout pas de parents d'élèves le soir à la sortie de l'école ! LIBRES, sans ces putains de portables qui fliquent les mômes.

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    1. Je t'imagine bien en gavroche, la casquette de travers et l'accent gouailleur de Menilmuche, campé sur tes petites jambes grêles, à l'air été comme hiver dans un flottant élimé aux fesses...
      Un vrai titi parisien. La liberté, oui, celle de Zazie dans le métro!
      Mais ce que je vois dans le regard de mes schtroumpfs, c'est que l'étincelle y est toujours, et qu'elle ne demande qu'à être allumée. C'est beau, un mioche de dix ans. Ça tient le monde dans ses mains bien serrées comme le trésor de ses billes et de ses rêves.
      Et moi, à mon petit niveau, je les aime comme des gavroches et je leur ouvre le chemin des collines en faisant turbiner leur imagination. Et je ne connais pas un môme qui ne soit pas ébloui par les étoiles, les sapins, la montagne, la vraie vie, quand je les emmène en classe de découverte.
      Bisous Andy, petit gavroche au paletot idéal.

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    2. @ Andiamo
      P'tain, je ne savais pas que c'était toi le Petit-Gibus....
      Tu faisais un petit tour en Cambrousse lorsqu'Yves Robert t'a filmé?

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    3. C'est malin, tous les deux, vous faites pleurer mes yeux...

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    4. Heureusement que je te fais rire aussi de temps en temps!

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    5. Salut Celle,

      J'essaye depuis un moment de te dire que j'ai réussi à déposer un copyright pour " Andy " . C'est en effet pas facile de se faufiler entre ces putains de saloperies d'orages, ce qui fait - et sûr, segur, tant mieux - que je n'ai pas le temps de dire ce que je faisais comme activités périscolaires.

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    6. Ah, alors ça veut dire que j'ai plus le droit de l'appeler Andy sans ta permission?
      Et où je verse les droits d'auteur? Tu as un compte courant?

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    7. Non, soufflant. Le vent d'Autan, c'est pas un petit.

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  10. ♥Accompagnés de ces notes délicates et perlées du piano (magnifique morceau!), tes mots résonnent et éclatent dans ma tête et dans mon cœur de maman, de mamie et de maîtresse comme autant de minuscules morceaux de verre...♥ Tu dis, au mot près, à la virgule près, ce que j'ai ressenti la semaine dernière en sortant de la réunion des directeurs, pourtant très adoucie par notre inspectrice lumineuse et humaine...
    Alors c'est décidé, l'an prochain, nous jardinerons encore plus avec mes loulous (c'est Voltaire qui l'a dit!), nous partirons à la chasse aux papillons chaque mercredi matin, nous marcherons pieds nus dans notre pelouse le lundi en arrivant, nous cueillerons les fleurs des tilleuls de la cour pour en faire des tisanes odorantes, nous dessinerons encore plus d'arcs-en-ciel sur nos fenêtres et nous chanterons les chansons de Prévert pour rester le plus longtemps possible des enfants...
    Bises enfantines d'Ep'

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    1. Oui, Candide avait raison, il faut cultiver les fleurs du bien. Avec lui, j'ai fort envie d'y croire.
      Toi aussi , tu fais partie des passionnés qui adorent leur métier. Avec une inspectrice humaine et lumineuse en plus. Ce doit être bien agréable par rapport à mon robot insensible.
      J'espère que la métaphore des morceaux de verre dans ton cœur ne signifie pas que tu es blessée.
      Il fait avouer qu'il y aurait de quoi. Mais n'oublie pas que l'espoir coule en moi comme une fontaine rafraîchissante...
      Ton programme pédagogique m'a émue aux larmes. Ainsi je ne suis pas seule a croire au bonheur d'enseigner?
      Bises célestissimes, merci pour les petits cœurs.
      Cel

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    2. Les petits morceaux de verre piquetés dans mon cœur et dans ma tête sont à la fois les paillettes de vie que tu sais si bien semer et les épines que tu racontes si bien et qui égratignent mon idée de l'enfance...
      Oh, que non, ton billet ne me blesse pas, bien au contraire: nous sommes au moins deux à faire aimer les arbres et les papillons à nos élèves et je sais que nous sommes nombreux et nombreuses à aimer être ces passeurs-là...
      Bises d'Ep à Cél

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    3. Oui restons optimistes!
      Résolument!

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    4. Candide, l'autrejeudi, 22 mai, 2014

      J'ai dit ça, moi ?
      Va falloir que je révise mes notes, je m'en souvenais plus...

      ;o)))

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    5. Ben alors? On fait un peu d'amnésie passagère?

      :-))))

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  11. Tout ce que je peux te souhaiter, c'est que périsse colère mais il faudrait qu'ils y mettent un peu du leur d:-(

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    1. Excellent jeu de mots! J'adore! A bien réfléchir, je me demande si j'éprouve vraiment de la colère. Plutôt une sorte de dépit. Mêlé d'espoir. Oui je sais, je suis compliquée comme nana!

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    2. Nana compliquée. joli pléonasme ))
      Mais vous séduire Mesdemoiselles : un bonheur ! Car à vaincre sans péril. GNA GNA GNA

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    3. @ Mio Cugino
      Etre compliqué ou non n'est pas une question de nanas ou de mecs, c'est juste une question de profusion de logiciels dans le cerveau....
      T'as vu la nana comme elle est gaulée de la cabosse! Elle a du dévaliser le rayon informatique de la FNAC
      La citation de Corneille revue et corrigée à la sauce rital devient:
      "A vaincre sans péril on évite bien des emmerdes."
      Un entrecroisement de phalanges.

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    4. Mort de rire! Toi et tes litotes alors!
      Merci pour le compliment quand même, au passage.
      Bacio di sorellina

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    5. @ Andiamo : "...à vaincre sans péril..." : si tu savais !
      Mézaufait, qui parle de vaincre, tssssss ?

      Jdissa...

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    6. Comme c'est beau ce que tu dis!

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  12. oui, c'est effectivement un peu la cata cette surenchère d'activités
    toutefois, si c'est bien mené , dans certaines écoles , il est possible que le lien se fasse entre intervenants et enseignants, que ce ne soit pas du saucissonnage , du bazar fourre tout
    mais c'est aussi vrai que la coupure de milieu de semaine est absolument indispensable pour la respiration de tout le monde ... alors, que faire !! et les finances des communes ???? des parents ??
    étant responsable depuis la rentrée d'un atelier arts plastiques avec de petits groupes de 6 à 8 enfants dans le cadre de ces chamboulements , je vis bien cette ambivalence positive et négative de l'opération...
    à suivre avec vigilance..

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    1. Moi aussi, je vis tout cela avec un œil circonspect.
      Je voulais juste mettre l'accent sur le fait que, réforme ou pas, ce n'est pas forcément l'école qui fatigue les enfants. ( bien qu'on l'entende souvent) Mais les " activités " supplémentaires font que ces pauvres choux, de toutes façons, n'ont pas une minute a eux pour jouer ou rêver.mais ça, c'est juste parce que les parents finissent tard. Je sais aussi que les disparités seront énormes entre les grandes villes et les petits villages, comme le dit plus bas " les petits bonheurs" et les disparités, il y en a déjà tellement!

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    2. pour moi c'est bien d'enchaîner les 5 jours... c'est plus profitable à une routine et à l'assimilation des connaissances. Mais à condition d'avoir des vraies journées plus courtes... et pour ça ben vraiment il faudrait un parent à la maison... Car en plus de l'aspect activités saucissonnées, les enfants manquent cruellement de contact avec les adultes, de modèles à observer...

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    3. Tu as raison, on montre toujours les pays nordiques en exemple, mais la politique de la famille y est tout autre, et les enfants en bas âge ont la chance de profiter des longs congés parentaux de leur maman...

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    4. Les effets pervers du double salaire sont multiples:
      Je fais partie des dinosaures qui prétendent qu'il vaut mieux que les mômes soient pris en charge dans leur quotidien par un des parents plutôt que par du personnel salarié, parce qu'un enfant a autant besoin d'amour que d'un modèle éducatif...
      Sur le plan économique, le double salariat dans la famille est une aberration.
      Lorsqu'on a déduit du plus petit salaire les frais de déplacements, ceux de garde des enfants, la perte des aides au logement ou autres, l'augmentation des impôts, des cotisations SECU et affiliées, etc... Ce salarié bosse pour grosso modo 1 euro de l'heure de plus-value effective sur le budget familial.
      Avec un seul salaire,l'activité salariale pourrait être librement répartie entre les époux.
      Quant aux cotisations retraites, la Suisse a un système qui marche: les cotisations prélevée sur les salaires sont réparties à parts égales entre les époux, ce qui fait que celui qui reste au foyer cotise autant que celui qui travaille.
      C'est aussi une catastrophe sociale:
      Si on envisage que 5 millions de famille renoncent au double salaire, le chômage serait résorbé et les salaires repartiraient à la hausse pour cause de pénurie de personnel... Ca compenserait la "perte" de ces 100 ou 150 € par mois... Ca supprimerait aussi cette usine à gaz qui se met en place avec le périscolaire et l'épuisement des mômes que ça représente. Ca résoudrait aussi une grosse partie du stress de la population.

      Si je compte bien, les gosses sont au turbin de 8 à 18 heures 4 jours par semaine et de 8 à 12 le mercredi.
      Donc sans les activités dirigées des mercredi après-midi et samedi, ils ont une semaine de 44 heures... Et il y en a encore pour s'étonner que certains pètent un câble.....
      Ca fait parfois drôle d'être assis sur le trottoir d'à côté et de regarder ce monde d'antipodistes...
      Baci Céleste

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    5. Ma mère était "au foyer" mais pas "au chomage" : 5 enfants, le ménage, les poules, les fleurs, le jardin, la vaisselle à la main, la lessive à la machine, les courses, la cuisinière à bois comme seul chauffage, elle n'avait pas le temps d'amener ses gosses à l'école ou à des "activités". Petits, nous y allions à pieds et, plus grands, en vélo puis vélo plus bus.

      Ton système suisse de partager les cotises est vachement féministe ! En france on a que la demi-retraite du défunt et pour les femmes d'agriculteur, ben faut cotiser deux fois si tu veux ta propre retraite.

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    6. Bien sûr que la famille est un travail à plein temps... plus le reste.
      Notre génération a eu la chance d'avoir pu apprendre à se démerder seuls dans la vie. Je n'ose imaginer la cohorte d'assistés que le système actuel nous fabrique...

      Pour les retraites suisses, il y a deux régimes obligatoires et cumulés:
      1er pilier retraite à répartition
      2e pilier, retraite par capitalisation
      Les deux sont divisés à parts égales en cas de divorce, les retraites capitalisées sont divisées et alimentent le compte de chacun des époux. C'est parfois le mec qui y gagne...
      Le premier pilier donne une rente progressive inverse: les petits cotisants ont un taux de retraite plus élevé que les gros cotisants. Même dans le cadre du mariage, chacun reçoit "sa" retraite.
      Un effet pervers: lorsque Madame est plus jeune et n'a pas d'activité salariée, il faut vivre avec la seule retraite individuelle du mari. Mais dans l'ensemble, il y aurait plus à gagner en adoptant ce système.

      Le 2e pilier est progressif aux cotisations. Lors du décès du cotisant, la pension pour le survivant est amputée de moitié (la part patronale).

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    7. Candide, p'têt' pas tant que çavendredi, 23 mai, 2014

      @ Blutch : je connais une féministe qui t' a lu un peu vite et qui a compris que tu militais pour le retour de la femme au foyer, juste ciel !
      Je constate qu'il n'en est rien et que tu parles seulement d'un seul salaire par famille.
      C'est le choix que nous avions fait (pas avec l'amie en question, avec la Candidette) quand les jumeaux (les n°s 2 et 3) sont nés. Nous étions convenus que pour la qualité de la vie familiale, il était préférable que je m'en occupe à plein temps pendant que leur maman, mieux payée que moi, s'en allait vaquer à ses activités professionnelles. C'était il y a 27 ans, et nous avions calculé à l'époque que nous n'y "perdions" que 500 francs (français, je précise pour les immigrés... ;oD ), largement compensés par la qualité de vie. Et puis au moins, ils auront été élevés dans la culture de leurs parents et non celle de multiples nounous, certes de bonne volonté, mais quand même : si je fais des gosses, c'est pas pour les faire élever par d'autres ! Aujourd'hui, ils ne s'en plaignent pas, ni l'ainée qui à 5 ans de plus. Je crois même qu'ils pensent qu'ils ont eu de la chance.
      En revanche, ça nous a valu des trucs marrants. Comme la sécu qui, s'apercevant qu'ils versaient à Mr Candide une Allocation Parentale d'éducation qu'ils destinaient à-priori à Mme, m'ont demandé de leur rembourser quand ils ont découvert qu'elle travaillaient. Je devais être le premier père de jumeaux à demander l'APE dans le département et ils ont eu du mal à comprendre ! :oDDD
      De même les banques auxquelles on demandait de financer l'achat d'une maison, ça n'a pas été simple, et l'une qui s'était d'abord engagée à nous accompagner s'est rétractée quand elle a appris notre situation, alors même que l'inverse qu'ils réclamaient aurait fait rentrer moins d'argent dans le ménage ! Résultat, l'a fallu trouver une autre banque et ça nous a coûté plus cher ! Merci les préjugés !
      En même temps, on peu pas leur en vouloir, ils ont des tas de gros diplômes, et à l'école de commerce on leur a dit qu'ils allaient faire tourner le monde ! ;oD

      Bon, cépatoussa, faut que j'aille de ce pas expliquer à ma féministe au sang chaud qu'y faut bien tout lire tous les mots avant de s'énerver ! ;oDDD

      J't'en serre cinq, bello !

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    8. Mouais...
      Eh bien au risque de vous décevoir, mes amis, je pense comme ta féministe au sang chaud...L'analyse de Blutch est belle mais un peu idéale.Comme si les couples duraient...quand je vois ce que je vois à l'école, je suis loin d'être aussi idéaliste.Les femmes se retrouvent souvent seules et il faut qu'elles bossent pour remplir la marmite...
      Parce qu'on sait bien ce que ça veut dire dans la réalité la simple phrase: "Si on envisage que 5 millions de famille renoncent au double salaire, le chômage serait résorbé" Aahh! si les bonnes femmes retournaient à la maison s'occuper de ménage!...Qu'est-ce qu'elles ont fait ch...dans les années soixante à vouloir se libérer...
      Et puis,Candide, tu donnes un exemple qui n'est pas très courant, parce que c'est bien plus souvent la femme qui s'arrête de travailler pour élever les gosses, c'est statistique.
      Non, décidément, je ne suis pas prête à entendre ça, pas en ce moment où les traditionalistes, intégristes et autres mots en istes reprennent du poil de la bête.
      J'ai élevé trois enfants en travaillant et je ne crois pas qu'ils aient manqué d'amour. Et ils ont eu une maman heureuse.
      Et puis l'indépendance financière, c'est important pour une femme. Enfin je pense.
      Mais je t'admire beaucoup d'avoir fait partie des rares hommes qui acceptent de rester au foyer
      Et je vous remercie tous les deux pour votre témoignage.

      Une bise solidaire à ta copine féministe au sang chaud, Candidounet.
      Bises célestes

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    9. @Saoul fifre Pour les agriculteurs, c'est peut-être un peu particulier.
      mais ce qui est sûr, c'est que les tâches ménagères, de ce fait, ont été depuis toujours dévolues aux femmes, mais c'est pas génétique, hein? Et dans un couple où les deux parents travaillent le même temps, il est heureux que ces gracieux amusements que sont le ménage les lessives et tutti quanti, soient aimablement partagées.De même que l'éducation des enfants.
      Mais ça n'engage que moi.

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    10. Après Candide, je dis "deuze" : comme j'ai un métier "libéral", c'est à dire sans patron sur le dos, je me suis beaucoup occupé de mes trois enfants, Margotte ayant des horaires à respecter. Ce n'était pas tout à fait "homme au foyer" (encore que ça ne m'aurait pas déplu) mais j'ai été "ayant-droit" de Margotte pendant de longues années, pour des raisons qu'il serait trop long d'expliciter ici, mais c'est bien "le partage des points-retraite à la manière suisse qui m'a fait tilter. Ça m'aurait bougrement intéressé car là, il me manque des trimestres :-( Le problème financier est secondaire, vraiment.

      Et j'ai comme l'impression que le commentaire de Blutch a été ou mal lu ou mal compris. Que ce soit en cas de divorce ou non, le conjoint à la maison y gagne et ça c'est féministe. Les vieilles peurs consistant à craindre un hypothétique retour aux années cinquantes ou soixantes n'ont pas lieu d'être. Il n'y a aucun indice législatif, discursif ou autre allant dans ce sens, c'est de la paranoia. Et les filles d'aujourd'hui, de la vraie vie, sont très loin de cet état d'esprit. Sauf chez les bourges peut-être mais je n'en fréquente pas ;-)

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    11. Not' fée,
      Ch'uis bien d'accord pour dire que l'analyse de Blutch tient de l'utopie.
      Mais tu me fais de la peine quand tu dis "'on sait bien ce que ça veut dire dans la réalité... ....Qu'est-ce qu'elles ont fait ch...dans les années soixante à vouloir se libérer...", parce que tu es dans le préjugé, même si tu n'as pas totalement tort et s'il a des fondements assis sur l'observation, et parce que tu sembles nous prêter des pensées que je ne crois pas être les nôtres.

      Ceci étant je note que tu m'admires beaucoup, car c'est excellent pour mon petit ego pas macho pour deux sous.

      Enfin, je m'engage à rouler un palot d'enfer à ma copine de ta part. Il se trouve que je dois la rencontrer d'ici quelques temps, je peux t'assurer qu'elle va pas s'en remettre ! Surtout si je lui donne pour explication : "C'est de la part de la fée Célestine !"

      :oDDD

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    12. J'ai pas du être clair, alors je précise:
      1° Le "un salaire" peut être partagé selon une entente mathématique ou affective entre les époux, tous les cas de figures pouvant être envisagés.
      Selon ceux qui peuvent le pratiquer, il semble que deux mi-temps soient une bonne solution pour tout le monde, parents et enfants.
      2° J'ai fait d'autant plus attention à ne pas sexuer le salarié que j'ai un beau-fils homme au foyer et qu'un de mes fils avait réclamé (et obtenu) la garde de ses enfants.
      3° L'utopie est la porte d'entrée de toutes les avancées sociales. Depuis que le monde est devenu "raisonnable", on n'arrête pas de se faire bouffer la laine sur le dos. Donc sans utopie, le monde se meurt.
      4° Toute fois, il n'y a aucune utopie dans ce que je préconise.
      Les Suisses ou Suissesses qui restent à la maison pour élever les mômes ont leurs cotisations de retraite par le salaire de celle ou celui qui travaille. C'est sûr qu'en cas de divorce, les situations deviennent difficiles, mais c'est toujours le cas, quelque soit le mode de fonctionnement de la famille.
      Moins de stress, c'est aussi moins de tensions dans le couple, donc moins de raisons de rompre.
      5° Lorsque j'ai cessé de courir après le pognon qui manque en fin de mois, j'ai fait la chasse au gaspi et j'ai non seulement réduit drastiquement mes dépenses, mais c'est à dater de ce jour que j'ai pu économiser....
      6° En l'absence du partage des tâches ménagères, je peine à trouver que la femme y gagne vraiment à être salariée.... C'est assez malheureusement la généralité :-(
      Il ne faudrait donc que peu de choses pour que le monde soit plus vivable, mais il faut lâcher certains automatismes dont on est victimes...
      Serrage de paluches et baci

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    13. Oh la la mes petits chouchoux! je sais pas quoi dire...vous êtes trop forts, tous, et trop solidaires, je m'incline.
      Je ne suis qu'une faible femme, en même temps... ;-)
      Mais quand même, Saouf, toi que j'aime tant, tu ne me places quand même pas dans les rombières paranoïaques, rassure-moi?
      Et toi Candide, tu me vois vraiment comme une nana bourrée de préjugés faciles? :-/
      Quant à toi, Blutchiamo, pardonne moi d'avoir interprété tes propos, mais par exemple, sur ton argument "Moins de stress, c'est aussi moins de tensions dans le couple, donc moins de raisons de rompre." comment expliques-tu que des couples se séparent au moment de la retraite, c'est à dire à un moment où le stress du boulot s'arrête? 8-(
      Enfin, pour ce qui est de la place de la femme dans la société, vous savez tous les trois que je ne suis pas une sufragette hystérique. Il n'y a peut-être pas de preuve très tangible de ce que j'avance, c'est juste un ressenti, une intuition. Rien n'est jamais acquis à l'homme (ni à la femme) et l'on voit quand même ressurgir des trucs que l'on croyait avoir éradiqués...Peut-être que l'erreur est d'avoir appelé ça des "acquis"...

      Je vous roule un gros patin à tous les trois, version la maîtresse d'école de Brassens.

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    14. Dites, les mecs, j'me trompe ou c'est qu'elle sait plus lire not' fée ?
      Tu comprends rien à ce qu'on dit : SaoulF a dit qu'il en fréquentait pas, des rombières, donc tu te plantes.
      Quant à moi, patate, je ne te vois pas comme une nana bourrée de préjugés faciles, mais t'es montée tellement vite en pression que t'as pas compris le fond de pensée du Blutch. Et quant à la question que tu poses à cet excellent camarade, et sans préjuger de sa réponse, je pense pour ma part que l'entrée en retraite est un moment de bilan où l'on découvre parfois qu'on n'a plus grand'chose à partager avec la personne avec qui on colocatait depuis des années. De plus, après avoir +/- appris à se respecter pendant 40 ans, c'est le moment de mettre en application cette nouvelle philosophie. On sait qui on est (enfin p'têt un peu), on commence à savoir ce qu'on veut et ce qu'on veut pas...

      Enfin s'il suffit de Paul et Mickey un peu pour avoir un patin de la maîtresse, je reviens ferrailler tous les jours jusqu'à ce que mort s'ensuive ! ;oD

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    15. Purée, le sang rital et l'irlandais ont un point d'ébullition rapide...:-).
      Candide a bien résumé le sens de ma pensée...
      Pour ta question: Se croiser toute une vie sans vraiment se causer peut laisser de mauvaises traces.
      La vraie question est de savoir ce que ce couple a partagé durant sa vie active. Qu'ont-ils à partager d'autre que leur fatigue et leur lassitude d'une vie de pantins....
      Le passage à la retraite est un moment périlleux pour les couples car il faut occuper tout ce temps libre. Le tout est de savoir si les occupations de l'un ne vont pas insupporter l'autre.
      Si j'ose cette métaphore.... On peut supporter des souliers qui font mal une ou deux heures par jour, mais pour ce qui est de les porter à journée faite, mieux vaut les jeter....
      Ce Sidi, tu t'es un peu piégée par précipitation. C'est vrai que l'indépendance financière de la femme est une belle idée, mais la réalité l'a passablement dévoyée. Il y a plus, beaucoup plus, de caissières qui s'esquintent la vie pour 7 ou 800 € en horaire irrégulier que de directrices d'école passionnément amoureuses de leur métier... C'est à ces femmes que je pense en disant que je doute que ce soit une bonne chose. Elles ne parlent pas d'indépendance financière, mais de nécessité vitale. La motivation n'est pas la même, l'enthousiasme non plus.
      Les plus belles conquêtes de la femme sont le résultat de calculs sordides:
      1945 le droit de vote des femmes. Pourquoi un type aussi réactionnaire que de Gaulle a-t-il donné le droit de vote aux femmes?
      En 1945, le PCF avait environ 30% des suffrages. Les femmes allaient beaucoup à la messe, les curés avaient donc beaucoup d'influence sur elles. De Gaulle voulait donc donner de nouvelles voix à la droite rétrograde. Ce qui fut en partie réussi.
      La généralisation du travail des femmes a sciemment mis sur le marché du travail plus de main d'oeuvre que l'économie pouvait en assumer.
      Résultat immédiat: les salaires ont stagné puis régressé sous la pression de millions de chômeurs.
      Pendant ce temps, la finance fait passer 10% du PNB de la France de la rémunération des salariés vers la rémunération du capital.
      190'000'000'000€ impossible de comprendre ce chiffre, il faut donc le répartir sur 65 millions de Français et le ramener à un mois de la vie d'une famille de 4 personnes. ça représente alors 1'000 € par mois qui ont été volés dans l'escarcelle des familles françaises. Bonjour la crise ! ! ! ! !
      Dans ses belles idées, Marianne à de la lingerie douteuse...
      Baci Céleste

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  13. Madame, M'dame !
    On a le droit de dire que votre texte il est BEAU ?
    Même si terrible quelque part ?
    Moi j'ai pas encore beaucoup de vocabulaire (vous m'apprendrez...)
    je sais juste des fois verser des larmes, quand c'est triste et même pire encore, quand on se demande si on arrivera un jour à VIVRE avec tout ça dans le reste de notre vie quand on sera grand....

    Est-ce que ça risque de finir COMME ÇA ? pour nous plus tard ?

    J'ai raconté à mon Papy que ma maman et mon papa ils ne refont l'école à la maison le soir (en plus...) parce que c'est vraiment le bordel à l'école... La plupart du temps on attend la maitresse qui est toujours en retard.. enfin quand elle vient...
    Elle est toujours malade et y a personne pour la remplacer. alors on fait du dessin dans la classe des plus petits, en attendant d'apprendre à compter.
    Les papas et les mamans y zont fait des paix ticions (je sais pas comme ça s'écrit...), mais ça change rien....


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    1. Alain... Tu es comme tous ces élèves qui aiment leur école mais qui ont peur qu'elle s'envole... Tu sais, les maîtresses aussi ont peur : elles ont mal à leur école...
      Tout ça pour te dire que tes mots sont très beaux! merci!

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    2. Oui, merci cher Alain pour ce long commentaire dans lequel tu fais parler ton petit fils.
      Oui c'est le bordel a l'école, et cela me navre. D'aucuns diront que je suis pessimiste, mais pour une fois que je montre la réalité telle qu'elle est...
      Je continuerai jusqu'au dernier jour de ma carrière â me battre pour ce à quoi je crois. Mais Epamine a raison, j'ai un peu mal a mon école. Et je rêve que ton petit fils vienne faire un tour dans mon école avant que je m'en aille.
      Mais ce ne sont que des vœux pieux, comme disait le type qui avait sommeil.
      :-)

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  14. Voilà un article très percutant!!! J'ai eu la chance d'avoir toujours eu des horaires me permettant de m'occuper un maximum de mes trois fils, peut-être un peu moins pour le dernier. Et pour lui il n'y a pas eu photo, il a très vite décroché du système scolaire à cause de toutes les raisons que tu évoques dans ton article!!!
    Heureusement il a très vite pris conscience que pour avancer dans ce monde de fous, il fallait jouer des coudes ;)
    Mais combien le comprennent hélas!!!
    Tiens aujourd'hui je vois une tête connue dans tes commentaires, c'est Epamine (et là je ne me trompe pas sur la personne) elle est même inscrite sur mon annuaire ;) Epamine, si tu me lis, je te fais un petit coucou!!!
    Bisous Célestine et belle journée!!!
    Domi.

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    1. Ce sont les petits enfants qui commencent a sept heures et demie pour finir a dix huit heures trente qui me font le plus de peine.
      Toute la journée, ils sont en groupe, obligés de faire ce qu'on leur dit, de respecter des règles et souvent d'entendre du bruit...
      Jeanne a raison, c'est un luxe de pouvoir s'occuper de ses enfants de nos jours. Et c'est ça qui n'est pas normal.

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  15. Bonjour Célestine,
    Je travaille aussi dans une école, je m'occupe de la bibliothèque, j'ai cette chance de pouvoir dire aux enfants qu'ils ont une heure toute à eux pour lire ce qu'ils veulent ou simplement regarder des images, rêver, s'interroger, s'étendre sur les tapis pour dévorer une belle histoire. J'ai aussi cette pression de faire des ateliers, et c'est vrai, on peut faire des activités passionnantes autour de la lecture mais quand j'ai proposé ça aux enfants ils m'ont dit dépités "on aura plus le temps de lire ce qu'on veut ?? tu nous liras plus d'histoires ?? va falloir encore écrire des trucs ?? alors je m'adapte à leurs envies et cette semaine on écoute le chant des baleines et c'est un régal !
    bonne fin de semaine Célestine ! et un p'tit clin d'oeil à Blutch ;-)

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    1. Décidément, Blutch est très demandé ces temps-ci!
      Courage chère Manon pour ton boulot en bibliothèque, j'ai remarqué que l'on aimait bien doucher les bonnes volontés des uns et des autres, quand un truc marche bien, il y en a toujours qui s'ingénient à le faire capoter ou a le supprimer.
      Si les enfants aiment lire de belles histoires, il faut les laisser VIVRE!

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    2. Cette fois, je sais qu'il s'agit bien de moi, même si Manon a renoncé à son pseudo qui en faisait une pub pour les BD :-). Et en plus, elle est potesse avec Voltaire, ce qui avouons n'est pas la pire de références....
      Baci et bisous à Mme Desbulles

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    3. Certes, je disais moi-même ce matin combien Candide a raison de vouloir cultiver notre jardin...
      Bisous Manon des Bulles!

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  16. A qui la faute ?
    Je n'ai pas d'idée sur la réforme des rythmes scolaires , je pense juste que c'est un luxe pour quelques enfants , de terminer la classe , de retrouver leur petit monde rassurant , dans le calme , de bouquiner , jouer ,rêver ..
    le monde tremble , le monde a peur
    laissons nos enfants prendre le temps , de chanter , de butiner et sauter

    Jolie musique sur ce billet un peu inquiétant ..

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    1. Tu as tout compris.
      Lapoésie de prévert était pour moi une façon de dire: laissons à l'enfance le temps de rêver, sinon, les adultes de demain ne sauront plus le faire.
      On déplore qu'il y ait de plus en plus d'enfants hyperactifs. Mais quand arrêtent-ils de "s'activer" tout le temps?
      je crois que si je devais proposer un telmps périscolaire, je ferais yoga et relaxation.Et méditation aussi.
      A qui la faute? Un peu à tout le monde je pense.
      Bises ma Jeanne

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  17. Je te trouve bien noire Célestine et ta colère est sans doute justifiée. Je vais te dire ce qu'il va se passer dans ma commune. Ici, tout en haut de la Lorraine, au pays des 3 frontières, on n'est pas du tout d'accord avec cette réforme. Il y a eu pleins de gens qui se sont réuni en collectif et qui ont râlé. Il ya eu plein de maires dans la rue pour râler avec eux. Parce que nous ici, on n'a pas beaucoup de sous pour payer ces activités auxquelles d'ailleurs peu de monde assisterait. Alors on s'est réuni. Il ya eu des couacs, des cracs, des crics, des crocs mais finalement, on s'en est bien sorti. 5 matinées de 3h, 4 après-midi de 2h15. Donc retour à la maison plus tôt pour rêver, jouer, aller au parc de la commune, faire du vélo, faire ses devoirs aussi si on veut. Il n'y aura aucune activité diverse-z-ni-variées. Ici, une petite garderie, toute petite, fonctionne déjà avec une dame géniale qui fait des tartines de nutella (eh oui!!!! tant pis pour les puristes) pour les enfants. Et puis les enfants, quand il fait beau, ils vont dehors jouer au foot ou bien cueillir des fleurs ou juste s'asseoir dans l'herbe en attendant leurs parents. Et s'il pleut, ils font des jeux de société, des découpages collages, écoutent des histoires et tout ça de 3 à 11 ans,tous ensemble. Voilà, la réforme pour nous. Tu vois, chez nous, dans notre petit village, mis à part école le mercredi matin (et ça arrange beaucop de parents), il n'y aura pas grand chose qui change. Ok on sera sans doute moins cultivés que dasn les grandes villes, ok on sera moins sportifs que dansls grandes villes....mais à tout regarder, on sera moins fatigué aussi !!!!!! Allez, bon courage et je t'envoie plein de petits soleils du Pays Haut de Lorraine où finalement il fait bon vivre et enseigner, tranquillement. Au plaisir de revenir te lire de temps en temps.

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    1. Noire, moi? Je suis désolée de donner cette impression.
      mais bon, dans les grandes villes, c'est un affreux pensum pour organiser tout ça!
      j'envie ta dame donneuse de nutella...un petit village, c'est évidemment très différent.
      bref, je suis heureuse de te revoir, Cathy, ça fait si longtemps!

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  18. Pauvre Prévert, il te faudra beaucoup pleurer. Madame Celestine parmi les activités diverses-z-et-variées il y en a une qui a heureusement disparu. Elle consistait à toiser un moment une grande aiguille prétentieuse qui dépassait souvent une pauvre petite aiguille un peu grassouillette. J'avais de la peine pour elle. Mais parfois il y en avait une encore plus longue, un grand échalas tout hautain qui qui dépassait les deux autres. Mais chic, maintenant, regardez Madame Celestine il est 15h 45mn 32s. C'est pile l'heure de faire face à nouveau aux zactivités...

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    1. J'aime bien ta danse des aiguilles...
      Tu es doué en poésie aussi?
      Bises

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  19. et bien, ça m'effraie de te lire, Célestine. Ca me rend surtout triste en regard de tout ce que tu fais...
    Je lis le commentaire de "Petits bonheurs"... et je me demande si vous ne pouvez pas tous "désobéir"
    Pour un mieux...bien sûr

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    1. Oh coum, je ne voulais ni t'effrayer ni te rendre triste...
      je voulais simplement dire mon ressenti par rapport à mes élèves que je trouve bien fatigués, et dont on va encore alourdir la semaine.
      mais je l'ai dit depuis longtemps, et ça n'a pas empêché laloi de se voter bien évidemment.
      On verra. Les enfants ont de la ressource. Peut-être que ce ne sera pas si mal...

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  20. Ton écrit est le plus lucide un brin teinté d'ironie , si peu, sur la réalité de ce que va devenir le quotidien de nos gamins de France.
    Alors soit, on baisse les bras et on dit m'enfin, comme G Lagaffe, soit on fait grève sur grève mais pourquoi et pour quoi, soit on fait le petit , soit on fait confiance .... aux enfants qui en ont déjà avalé de belles et on fait avec.

    Mais oui ils sont fatigués, crevés et tous ces écrans et nos peurs actuelles les prive de l'essentiel, la liberté, les cavalcades et la rêverie.

    Bonne nuit! demain la maîtresse doit être en forme pour aborder le complément d'objet!

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    1. Je suis confuse de toutes ces "photes" et je rends mon diplôme !!! Mais aujourd'hui j'étais en "mise au point personnelle, introspection etc " , j'ai rebooté mon disque dur ce qui explique les couacs, mais le fond de ma pensée est juste, TU dis juste!

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    2. Merci Hélène,ton téoignage avec tous ses prétendus défauts, est émouvant.
      Merci de comprendre si bien ce que je voulais dire par ce billet doux amer. j'aimeles enfants, j'aime leurs frimousses et leurs émerveillements, et je les trouve trop souvent pris entre le marteau et l'enclume.
      je ne sais pas si je dis juste, mais je dis sincère en tous cas.
      Bon courage pour le COD/ Moi c'est la voix passive, et je me demande si c'est judicieux, par les temps qui courent, de leur apprendre la voix passive...LOL!

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    3. C'est à chaque ligne que j'ai lu dans ton billet ton amour des enfants. C'est bien cela qui en fait toute la valeur et une certaine beauté. parce que tu y exprimes une sorte de désolation en leur nom. C'est bien cela qui m'a mis les larmes aux yeux.
      parce que s'il n'y avait pas cet amour… Et son intensité… Alors, mieux voudrait ne rien écrire…

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    4. Oh oui, je les aime, et tu sais, il faut assumer de dire de telles choses à une époque débile où aimer les enfants est devenu politiquement incorrect, parce qu'une bande de mous du genoux voient le mal partout et assimilent ceux qui aiment les enfants à des psychopathes pédophiles en puissance.
      Je ne sais pas faire les choses autrement que par amour.
      dans ce métier, si tu n'aimes pas les enfants, c'est un peu comme tenir une boucherie quand on n'aime pas la viande. Ou une librairie sans savoir lire.
      Bisous émus, tu vas finir par me mettre les larmes toi aussi...

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  21. Excellent billet, bravo.
    Je me permets d'ajouter que tout cette poudre aux yeux, va mettre un peu plus de désordre dans les classes, qu'elle va continuer à épuiser un peu plus tout le monde c'est à dire tout le monde, qu'elle va prendre encore un peu plus de temps aux enseignants qui d'années en années voient leur temps libre fondre comme neige au soleil, va dresser encore un peu plus les uns contre les autres... plein le dos.

    Bleck

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    1. Salut, ô grand Bleck!
      (depuis que Jeanne t'appelé comme ça, je suis intimidée!)
      Merci pour ton enthousiasme et ton soutien aux enseignants, c'est pas de refus par l'étang qui court.
      Je garde espoir, et du coup, j'ai moins mal au dos, tout d'un coup.

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  22. Ça me fait très peur cette refonte des rythmes scolaires... :-/

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    1. Disons que c'est un peu inquiétant, mais c'est l'ensemble de l'évolution de la société qui pose question, pas seulement cette réformette ( de plus) ...j'en ai tellement vu dans ma carrière!
      Bisous ma belle. Si tu es la, c'est que tout va bien et j'en suis fort contente.

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  23. C'est pas très gai tout ça mais finalement proche de la réalité !
    Je me souviens avoir conseillé à des parents hyper actifs ayant des jumeaux également hyper-actifs que passer un dimanche à la maison à ne rien faire à part jouer, c'était bien de temps en temps ! Et il m'arrive de le dire aussi à ma Fille ainée qui aurait tendance à ne pas prendre le temps de se poser et à entraîner toute sa petite famille avec elle .

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    1. A certains égards, on a l'impression que se poser et ne rien faire, c'est mal.
      Mais d'abord, se poser ce n'est pas " rien faire" et ensuite des pauses salutaires et nécessaires éviteraient bien des maladies dues au stress et a l'hyperactivité...
      Vive le farniente et la sieste, dont je suis une fervente adepte.

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    2. Candide, marmotte le nez en l'airvendredi, 23 mai, 2014

      Vous parlez de sagesse, mesdames !

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  24. C'est si joliment dit... comme une comptine écervelée, pleine de poésie, j'oserai dire "innocente".
    Pourtant l'avenir de nos enfants est un sujet grave... Ce contraste devrait éveiller notre conscience! J'aime la façon dont tu l'abordes, ça gratte un peu au niveau de la réflexion... Mais j'ai bien peur que la machine soit en marche envers et contre tous. Les générations futures sont vouées à être contrainte aux rythmes infernaux, aux pressions en tout genre, aux obligations de résultat, à la performance tout azimut... Triste avenir si nous, les parents, n'éduquons plus nos petits bouts!
    Bon, j'arrête là. Bises.

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    1. Merci letienne pour ton analyse fine et pertinente. Et élogieuse aussi, ce qui ne gâte rien.
      Comme disait l'autre: " la situation est grave mais pas désespérée" ;-)
      Tant qu'il y aura la poésie, le monde tournera...
      Bises célestes

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  25. Entre la flûte, le poney et le docteur des pieds, je n'aurais aucun mal à choisir mon activité. De mon temps, on ne m'a jamais proposé de jouer au docteur des pieds. On me faisait faire des tableaux de fils et des corbeilles en osier. Mais je ne suis pas amer. Je me suis construit à force de tableaux de fils et de corbeilles en osier.

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    1. L'essentiel est que vous vous fussiez construit...

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    2. Un subjonctif imparfait ? Je suis gâté !

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    3. Je sais comment vous faire plaisir désormais...

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  26. Mon mari est "homme au foyer" : il y a tant à dire sur la qualité de vie et les préjugés...
    La pause méridienne augmente en septembre dans mon école mais nous sortirons toujours à la même heure...où est le bienfait pour l'enfant?
    J'ai tant à dire sur l'éducation nationale depuis 35 ans...
    Qui sait? j'écrirais peut-être un bouquin à ma retraite!

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    1. Oui, beaucoup a dire...on s'associe et on l'écrit ensemble?

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.