vendredi 30 mai 2014

Dans mon monde à moi














Dans mon monde à moi, vous le savez,  on trouve de la douceur naïve, des lapins blancs, des filles étonnées, des marchands de sable et des princes endormis qui attendent d'être réveillés d'un baiser. Parce que les enfants adorent encore les contes de fées que je leur lis.

Dans mon monde à moi, il y a aussi de drôles d'idées un peu saugrenues, des valeurs de partage, des idées de justice qui voudraient éviter les cris, et les larmes, les ruisseaux de sueur et de sang, les déchirements, les fêlures difficiles et les lendemains gris. Tout ce qui fait la solitude glacée des hommes dans cette vallée de pleurs. Des idées des lumières d'un autre temps.

Dans mon monde à moi, qui me ressemble, on ouvre les mains pour attendre la pluie, pour embrasser les arbres ou pour accueillir celui qui est différent, petit, noir,  gros, moche, on croit à l'entraide, à la solidarité, et à tous les gestes qui rapprochent. On danse, on chante. On aime les fruits simples de la terre, du soleil et de l'eau. On s'écoute, on se respecte, on se console, on se sourit. On ne met des claques qu'aux idées noires. Et l'on ne prend l'épée que pour jouer Cyrano. Pour se battre on prend la plume.

C'est un monde idéal, bénéfique, optimiste, gnangnan diront certains. Evidemment, il ne fait pas oublier les horribles cloaques dans lesquels se débattent tant d'êtres sur cette terre, qui ont perdu toute dignité et jusqu'au goût de la vie. Il ne fait pas oublier la violence des mots et des actes, la haine ordinaire, la laideur des faubourgs et les venins mortels qui empoisonnent  l'humanité pas après pas.
 Il n'apparaît que par bulles éparses, ça et là. Il est lucide sur ses faibles chances d'exister pour chacun dans ce monde désespérant. 

Et pourtant j'y crois, à ce monde plus fraternel, où l'autre ne sera plus l'ennemi, ni l'exploité, ni le sauvage.  Où les soldats seront troubadours comme dans la chanson. Où chacun mangera à sa faim.
Un monde dont nous pourrions faire cadeau à nos enfants,  nos petits-enfants, celui où enfin, l'amour ne fera plus ricaner comme si ce n'était qu'un mot de poète.

En attendant, j'ai la chance d'entrer souvent dans une de ces bulles, même si ce n'est que l'espace d'un instant. Le temps d'un film émouvant,  d'un repas partagé entre amis où l'on refait le monde, ou d'un simple léger vol de papillon que l'on suit des yeux et du coeur. Je m'enrubanne, je m'environne d'amour. Et c'est un plaisir ineffable de me croire un moment parvenue au bout de ma quête. En réalité, cela me recharge simplement en énergie pour enfourcher Rossinante, et la continuer, cette quête. 
Et ce n'est déjà pas si mal.


Broken by Helen Jane Long on Grooveshark
à Jacques

66 commentaires:

  1. Tiens : "la laideur des faubourgs", c'est de Brel ! Tu fais des infidélités à Brassens, maintenant ;-) ? Le film, je l'ai pas vu (mais qu'ai-je vu ?) mais je suis un fan de Fellag, ce gars est d'une élégance et d'une densité "d'un autre monde", comme on dit à Marseille...

    Et puis pour rebondir sur la fin de ton billet, et que je vois que tu te permets de nous sortir des blagues osées dans les commentaires, je vais te raconter une histoire de quand j'étais à l'école primaire, comme toi : y avait mon copain Sortat qui n'allait jamais à l'église car ses parents étaient communistes, je crois. Et un Dimanche, qui c'est que je vois, déguisé en enfant de chœur ? Mon Sortat ! Et au milieu de la messe, il s'avance, imperturbable, en tendant son plat dans les rangées et tous les fidèles qui murmurent, époustouflés : "Sortat qui quête ... ?!?!?!?!?!?!?" d:^)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Muahaha! Elle est bien bonne ta blague carambar! Et comme je suis bon public, j'ai tendance a penser que c'est une histoire vraie, ce qui la rend d'autant plus délicieuse.
      Pour Fellag, je suis d'accord avec toi, il est extraordinaire, et si tu en as l'occasion, jette-toi sur ce film, les enfants y jouent avec un naturel confondant ( selon l'expression consacrée) et puis l'accent québécois, moi, ça me fait craquer...
      En y repensant, pour la laideur des faubourgs, j'aurais pu effectivement parler des masures, des taudis insolites et des ruines pas romaines pour un sou, la zone et tout ce qui s'ensuit, quoi...

      Supprimer
  2. C'est bien de savoir que l'on peut compter sur des gens comme toi pour nous montrer le chemin au cas où on aurait des velléités à s'en écarter. ..
    N'oublie pas malgré tout, d'enfiler ton cuir pour ne pas prendre des coups trop douloureux...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Non, non, je n'oublierai pas, les Rossinantes modernes ont souvent deux roues, un guidon et un tigre dans le moteur, alors le cuir, c'est fortement conseillé!
      Et pis les peaux de fées en papier à cigarette, toujours promptes à se déchirer, peuvent compter sur les gens comme toi pour leur apprendre la dure loi de la pesanteur...Un échange de bons procédés en quelque sorte. Tu es une mère pour moi Antiblues!
      Baisers célestes

      Supprimer
  3. héhé moi aussi j'ai regardé Monsieur Lazhar hier soir et j'ai beaucoup aimé!
    (joli billet, Célestine, je te suis tout à fait :-))

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quel joli film! J'attendais avec impatience de partager ça avec quelqu'un: je comprends qu'il ait obtenu un oscar. D'aucun penseront qu'il faut être un peu barge pour regarder pendant les congés, des films qui rappellent le boulot. Mais au-delà de l'étude du système éducatif québécois, il y a cet homme sombre et lumineux a la fois, et l'histoire terrible des déracinés politiques et de leur accueil dans un autre pays.

      Supprimer
  4. Un bien beau texte, Une bien belle histoire que celle que la bande annonce de ce film m'a donné à voir. Un monde aux belles couleurs...et pourtant !
    Bonne journée madame l'écrivaine. Il serait temps que vous fassiez de tous ces beaux textes, un "livre".
    Et s'il est permis à vos lecteurs de le faire, je vous embrasse.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mon monde a moi, à quelques exceptions près, n'est pas si éloigné du vôtre, si l'on y réfléchit. Ce sont les hommes poseurs d'étiquettes qui voudront y voir des différences fondamentales et nous opposeront peut-être. C'est en posant des étiquettes sur les choses que l'on creuse les différences et qu'on les aggrave.
      Moi je cherche plutôt à réunir les gens en cherchant les points d'appui positifs, les convergences. La notre est d'être des gens de cœur, de courage, de conviction et d'idéal. Des personnes conscientes de l'humilité et de la fragilité humaines. Et des amoureux épicuriens des choses simples. Tout le reste n'est que littérature.
      Qui serais-je pour interdire quoi que ce fût à mes lecteurs?
      Je vous embrasse de même.

      Supprimer
  5. Chacun de tes mots sonne comme les notes claires de cet apaisant morceau de piano et nous fait vibrer comme les trémolos des cordes qui l'accompagnent.
    Utopie des poètes...et de certaines maîtresses d'école qui devant les frimousses plus ou moins propres, lisses et réveillées de leurs lutins, rêvent chaque jour pour eux d'un monde meilleur où le soleil brillera dans le cœur.
    Bises sororales d'Ep'

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Que serait le monde sans les rêveurs? Ce sont eux qui le font avancer, en poussant toujours plus loin les limites du possible.
      " il est bien des choses qui paraissent impossibles tant qu'on ne les a pas tentées". André Gide.
      La tua sorellita come dice Blutchiamo...

      Supprimer
    2. Là, je sens comme un message pour n'être pas encore intervenu... :-)

      "Tout le monde savait qu'une chose était impossible à réaliser, un imbécile ne le savait pas, alors il l'a faite."
      (signé un quidam situé entre Pagnol et Churchill selon les sources, mais dont j'ai parfois l'impression d'être l'imbécile en question.,..)

      l'utopie est l'image d'une société idéale. Comment peut-on ne pas y adhérer... :-)
      Je suis toujours dérangé lorsqu'on me parle d'utopie car j'ai souvent l'impression que c'est une fuite, un refus de se battre contre l'inhumanité de la vie. Ce fichu "Un tien vaut mieux...." qui fait accepter m'importe quoi par peur de l'inconnu et dont les puissants savent en abuser... :-(
      Pourtant chacun en rêve de ton monde, enfin tous ceux qui n'ont pas renoncé à rêver....
      Pour ma part, j'ai toujours refusé d'être "raisonnable" parce que c'est le début de l'abdication à tout.
      Qui n'a pas rêvé d'une administration au service des citoyens?..... C'est son but premier, alors je refuse (avec succès parfois) qu'il en soit autrement dans les faits. Voilà pourquoi je me sens parfois l'imbécile dont il est question plus haut...
      Heu...... oui, c'est fatigant de vivre debout, mais avant de se coucher, il vaut mieux savoir dans quel niveau de fange on patauge, parce qu'il y a des risques de noyades.....
      Ti bacio Sorellita
      Bises à Epamine


      Supprimer
    3. Ma grand-mère disait : "Il y a deux types de fonctionnaires : ceux qui savent qu'ils ont le pouvoir de dire non, et ceux savent qu'ils ont le pouvoir de dire oui."...

      Supprimer
    4. @Blutchiamo mais non, aucun message subliminal...juste le plaisir de parler la langue de Dante avec Epamine...
      L'utopie n'est pas un gros mot, c'est une façon d'aborder l'existence. Que valent mille "tiens" contre un seul "tu l'auras"? Tu l'auras si tu te bats si tu y crois, si tu donnes le meilleur. Mieux vaut tenir que courir? Et si moi je préfère courir, qu'est-ce que j'y peux? Oui je sais, vu comme ça, ça fait un peu Forest Gump...
      mais de toutes façons, à la base de chaque grande idée, il y a eu un rêve fou.
      Baci il mio fratello

      Supprimer
    5. @Candide j'ajouterai: ceux qui croient prétentieusement avoir le pouvoir de dire oui, ne savent pas qu'ils ont le DEVOIR de dire non, parfois.
      ;-)

      Supprimer
    6. Je viens de lire le billet de Berthoise: ça me confirme!
      ICI

      Supprimer
    7. @ Célestine : Encore une fois tu comprends au-delà de ce que je souhaitais faire entendre et l'adverbe utilisé me démange. Tu es ici dans le procès d'intention et ça me chagrine.

      Supprimer
    8. Autrement dit, je suis carrément fâché, parce que je ne vois vraiment pas ce qui justifie cette accusation de prétention.
      Mais peut-être ne suis-je pas assez clairvoyant pour comprendre ?

      Supprimer
    9. Ooooh! je crois que l'on ne s'est pas compris...je ne fais de procès à personne.
      tu m'expliqueras ce que tu as voulu dire? j'ai compris autre chose et si je t'ai blessé je m'en excuse.
      Pour moi, un fonctionnaire ne doit pas toujours dire oui aux ordres qu'il reçoit. On a vu ou cela a mené pendant la guere. Je ne faisais allusion qu'au devoir de désobéissance (qui découlait de ta très belle expression "vivre debout") et l'adjectif "prétentieusement " ne s'adressait qu'aux petits chefaillons imbus de leur ridicule pouvoir. Comme par exemple ma supérieure hiérarchique.
      Que tu aies pu imaginer une seule seconde que cet adverbe s'adressait à toi, c'est ça qui me chagrine.
      Mais pourquoi j'aurais dit ça après tous tes commentaires magnifiques?
      Je crois que je vais mal dormir!

      Supprimer
    10. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

      Supprimer
    11. @ Célestine:
      Je crains que mémé Candide et toi ne parliez pas en fait de la même chose...
      Dire non à des ordres abjects, c'est sûr qu'il y a un devoir moral de le faire, et les fonctionnaires ont, depuis 1945, le droit de refuser un ordre qui viole leur conscience il s'agit d'un DROIT de réserve.
      Je crois que mémé Candide parlait plutôt du pouvoir de dire oui ou non à la demande d'un citoyen lambda. C'est assez fondamentalement différent et là, le vrai pouvoir est la capacité de dire oui...

      On vit dans la même réalité idéaliste de ne pas faire à d'autres ce qu'on ne voudrait pas subir et laisser en partant un monde dans un meilleur état qu'on l'a trouvé en arrivant.
      Lorsque la loi est devenue la loi de la jungle, c'est un devoir d'être hors la loi.....

      Sur ce, je vais aller voir le billet de Berthoise...
      Molto baci Ragazza

      Supprimer
    12. Mais bien sûr, c'est un affreux malentendu...j'espère que Candide comprendra, parce que moi, je ne comprends pas comment il a pu penser que je voulais l'agresser.
      Bien sûr que dans cette optique je suis une fonctionnaire qui dit oui. Je dis oui bien plus souvent qu'à mon tour, aux élèves, aux parents d'élèves, je me bats et me debats, je ne plains pas mes heures comme tu le sais parfois au péril de ma santé, pour que le service public reste de qualité...mais je me réserve le droit de dire non à jargonos quand ses ordres sont stupides et iniques.
      Merci de tes paroles apaisantes, cette réaction m'a mise dans tous mes états.Rha la la, pas facile le sang italo irlandais...un vrai volcan en éruption! ;-)
      mille baci

      Supprimer
    13. La France a déclaré la guerre aux Kerguelen et on en a pas parlé dans mon journal, où sont les vrais bons journalistes d'antan d:-D ??

      Supprimer
    14. @ Candide
      Céleste est prise dans une réalité différente de ta mère-grand qui lui a fait ne pas comprendre le sous-entendu de mémé Candide.
      Il faut toutes fois lui reconnaître deux circonstances atténuantes supplémentaires:
      a) son sang ritalo-irlandais
      b) son signe astrologique.
      Et là, j'en viens à me demander s'il n'y a pas de ta part une réaction Bélier, parce que p'tain, tu as la réactivité d'une Porsche:-) (la Ferrari est déjà prise par la tôlière...)
      @ SF
      Tu as raison, souvent les guerres sont le résultat d'un quiproquo et il faut parfois savoir prendre le temps.
      Ca me rappelle un fait authentique:
      En pleine crise de Cuba, les radars amerlocks détectent des objets non identifiés venants de l'Est, donc d'URSS. Les généraux sont persuadés qu'il s'agit de missiles offensifs et pressent Kennedy de riposter sans attendre. Sachant que ça ne changerait rien à rien, Kennedy décide d'attendre les premiers impacts pour être absolument certain. Résultat des courses, c'était une pluie de grosses météorites...
      Bonne nuit à tous

      Supprimer
    15. Il est tombé une pluie de météorites sur mon blog,heureusement tonton Blutchiamo est là qui veille à la paix entre lespeuples.
      Merci de ta médiation.
      Saouf tu m'as trop fait rire avec ton com!
      je ne pense pas que la guerre durera bien longtemps...personne n'est mort à Sarajevo, ça me rassure un peu.:-)))

      Bonne nuit!!!

      Supprimer
    16. Candide, contritsamedi, 31 mai, 2014

      @ Célestine :
      Amie, je relis tous nos échanges, tu n'imagines pas combien je regrette tout ce quiproquo. Blutch doit avoir raison, entre tes sangs, ton signe et moi qui ai peut-être un peu de bélier dans mon signe (je ne connais pas mon ascendant, mon heure de naissance est imprécise), on a fait un bel exemple d'incompréhension !

      Si tu savais combien je regrette de t'avoir fait souffrir ainsi !
      Il est si beau ton monde... et si fragile !

      Merci à Blutch qui a tout compris, lui !

      Je t'enveloppe d'un nuage de douceur...

      Supprimer
    17. L'agence AFP va être débordée par la vitesse des événements, il y avait eu la blitzkrieg , mais les hostilités entre la France et les Kerguelen sont allées encore plus vite que l'éclair, grâce à l'intervention active d'un diplomate ( au chocolat) je vois que l'armistice est signé en bonnet difforme ( comme disait Coluche)
      Tu m'en voies moultement ravie ( au lit)
      Le nuage de douceur, je prends( ça peut servir pour se protéger en cas d'autres turbulences)
      Merci â tous pour votre amitié et votre humour rien de tel pour désamorcer les conflits larvés.
      Bises celestissimes

      Supprimer
    18. Fin d'avis de gros temps en Pakaerguelen :-)*
      Le Mistral laisse la place à un petit Zéphyr si innocent qu'il ne décoiffe plus personne (pas même Mireille)
      Baci et serrage de paluches
      Il pacificatore
      * Ouais bon, à 30 bornes près....

      Supprimer
  6. Célestine, à te lire j'ai l'impression que tu serais presque gênée d'avoir envie d'amour et d'eau fraîche, de douceur et de bonté… Mais heureusement qu'il y a des personnes comme toi ! C'est ta quête, ton idéal… et il me semble que restes souvent à son contact. Que le monde autour soit moins rose que le tien, cela ne dépend pas de toi, ou si peu… Chacun peut décider de voir son monde comme tu vois le tien, exception faite de ceux qui voient leur monde assassiné par des malheurs auxquels ils ne peuvent rien. Certes ils sont trop nombreux, ceux-là, mais on en rencontre probablement moins sous nos contrées que ce que la morosité ambiante voudrait faire croire. Hormis dans les médias, je ne vois pas le monde si noir qu'on nous le dépeint.

    Pour le film, dommage que je l'ai raté. La bande annonce est alléchante.
    Quant à l'accent québécois, ô souvenirs...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Gênée...non, mais toujours un peu inquiète de passer pour une ravie de la crèche un peu bébête.
      On me l'a reproché tant de fois par le passé, d'avoir des lunettes trop roses. Et surtout de ne pas connaître le malheur. Mais qu'en savent-ils? Mon monde a moi n'est pas parfait non plus, il a aussi été traversé par des malheurs sans nom, des blessures, des noirceurs. Et si j'ai décidé d'aimer la vie quand même, et de me tourner résolument vers le positif, c'est par ce sentiment merveilleux de résilience qui nous est donné comme un cadeau. Je n'ai qu'une vie, je suis vivante et je n'ai pas envie de la gaspiller à me lamenter. C'est un choix, que j'assume de mieux en mieux, surtout quand j'ai le blanc-seing de gens comme toi, Pierre, qui me confortes dans l'idée que je n'ai pas tout a fait tort d'y croire.
      Pour le film pas d'inquiétude: il repassera tu auras l'occasion de le voir.
      Baisers célestes

      Supprimer
    2. Géniale ta "ravie de la crèche"! ☺

      Supprimer
    3. Typiquement provençal, le concept!

      Supprimer
  7. Quel beau billet... Je ne peux que me sentir bien dans ton monde à toi, et bien sûr nous n'ignorons pas tout ce qui fait mal mais nous soutenons surtout tout ce qui, dans sa petite grandeur, allège ces douleurs. La vie et ses multiples rayons inépuisables, ourlés de joie, de beaux films (je l'ai regardé aussi...), caresses à des animaux tendres et innocents, repas savourés dans l'évocation des plaisirs multiples...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah la petite grandeur...Edmee et ses oxymores...
      Tu es la toute bienvenue dans mon monde, toi la goûteuse, la sensible, l'authentique.
      Viens, il y a un chat et des libellules dans le jardin. Et beaucoup beaucoup de fils d'or tendus entre les êtres.

      Supprimer
  8. Uno farfalla ! Ne troque pas ton habit de fée pour une cotte de mailles per courtesia ))

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Celestoche met de temps en temps une cotte de mailles. Et par en guerre contre la bêtise et la méchanceté. Mais comme je le dis, c'est avec sa plume qu'elle se bat. Il faut quand même bien leur montrer qui c'est Raoul, à tous ces empêcheurs de rêver en rond!
      Celestine est un papillon aux ailes de fée. Qui aime semer dans le cœur des gens des étincelles d'espoir.

      Supprimer
    2. "...un papillon aux ailes de fée..." ?

      Tiens, moi j'aurais dit une fée aux ailes de papillon... :o)))

      Jdirien

      Supprimer
    3. Didon, tu couperais pas un peu les élytres en quatre?
      ;-)))

      Supprimer
  9. tu racontes ton monde à toi avec bcp de tendresse et de poésie...
    J'aime ce monde, il me parle, je m'y retrouve
    Mais il est en tel désaccord avec le monde ordinaire... cela fait presque mal de percevoir cette différence qui déchire
    C'est un secret précieux que tu possèdes de pouvoir vivre dans ce monde que tu décris comme le tien, en continuant à y croire coûte que coûte!
    Je t'embrasse, belle Célestine ;-))

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mais qu'est-ce que le monde "ordinaire" dont tu parles? Sinon une illusion entretenue par les sacro saints médias.? Quand je sors de chez toi, et que j'emprunte la rue bordée de jolies maisons accueillantes, c'est le monde. Quand je prends le métro et que je m'intéresse a ce que les gens cachent de trésors d'humanité derrière leur masque un peu résigné, c'est le monde. Quand je me noie dans le bruit de fourmilière du centre ville, c'est encore le monde. On peut décider de le voir à l'aune de son enthousiasme et de sa délicatesse personnelle. C'est donné a tout le monde de puiser dans son grand sac de merveilles pour en tirer des sourires et des idées positives. Aller vers les autres en oubliant ses peurs. Sourire aux gens. C'est le monde a la portée de nos mains. Un monde associatif et solidaire, ça existe quand même déjà. Mon journal télévisé du matin, c'est ma fenêtre. Les merles me donnent de bonnes nouvelles.
      Baisers celestissimes, ma Coum. Passe une bonne journée toute douce et écoute les merles, ils ont des trucs a te dire.

      Supprimer
    2. Candide, tant que çavendredi, 30 mai, 2014

      @ Coumarine :

      Not' Coum'

      Elle a raison d'y croire not' fée, à ce monde !
      On sait que tu es un peu fragilisée par les misères que te fait ta santé, mais je me souviens de billet de l'ancien blog ou maman Coumarine donnait tant à son entourage qu'ils ont dû y croire à ce monde.
      Pour ma part, j'ai pété les plombs en 1999. Gris, passant derrière les affiches sans les décoller, je n'osais même pas répondre aux bonjours de mes collègues et je devenais transparent, inexistant. Et puis j'ai compris que si j'attendais des sourires quand on me rencontrait, peut-être en attendait-on autant de moi. Alors j'ai essayé d'accrocher un sourire à mes lèvres. Ce fut d'abord bien timide, et puis, sur long temps, j'y suis arrivé. J'ai le privilège aujourd'hui d'avoir un boulot où j'ai quelque liberté : je balaye la cour. Enfin, je m'occupe de l'entretien des locaux et matériels de quelques 150 fonctionnaires. J'ai accès à tous les lieux, et partout où je passe, je laisse un bonjour, un sourire, une 'tite conneurie pour faire rire ou sourire. Il arrive qu'on se confie à moi, j'essaye de montrer la relativité des choses, nos fragilités humaines et notre capacité, toute aussi humaine, à faire pour le mieux. Faut pas me marcher sur les pieds non plus, hein, le klaxon est toujours prompt à corner, et y'a quelques "Biiiiip" qui en ont fait les frais ! Enfin c'est peut-être moi qu'avait pas tout compris, sans doute parce que, moi aussi j'ai mes zones d'intolérance, que je ne désespère pas de réduire un jour...
      On a la chance, toi, moi, Cel et nombre de ses lecteurs, de le porter en nous, ce monde. Suffit juste d'oser le montrer, le faire rayonner autour de nous. Moi je sais que tu sais faire...

      ;o))

      @ Cel : Not'fée,

      Je me sens concerné par ce que tu écris, et à plusieurs titres... Moi, ton monde, j'ai envie d'y croire et je m'y ressource en venant ici.
      Comme je le disais à not' Coum', il nous appartient de le montrer autour de nous. Ca m'est encore parfois difficile, il y a des situations qui le sont, et je suis peut-être encore un peu (beaucoup, me demandé-je parfois ?) soupe-au-lait, mais je ne désespère pas de m'améliorer encore à ton contact ! Cet été, je vais apprendre à masser encore mieux...

      ;o)))

      Supprimer
    3. Très émouvant, ce témoignage! J'espère que Coumarine reviendra le lire...
      Merci pour ton implication.
      ^^

      Supprimer
    4. j'ai lu Candide
      avec de l'émotion
      Je crois que l'ancienne Coumarine est morte
      ou alors endormie, ce serait mieux n'est-ce pas?
      en tout cas suis en train non pas de péter les plombs, mais de me décourager complètement
      Et... j'aime pas les merles
      ils sont noirs de noirs ;-))

      Supprimer
    5. Bon désolée pour les merles Coum...je voulais te dire des choses gentilles et encourageantes, maisje vois que tu es bien triste en effet. Comme c'est difficile de se sentir impuissante quand une amie est dans la peine.
      Oh non elle n'est pas morte, elle est endormie l'ancienne Coumarine mais elle est toujours là tape au fond de toi. Prête à rejaillir. Il y a plein de gens qui l'aiment.Tu le sais bien. Candide t'aime et moi aussi.
      Un jour on débarquera chez toi avec nos guitares et on te chantera des chansons, tu verras Coum.
      Pour l'instant, je vais couper la musique, elle fout le bourdon.
      je t'embrasse +++++++++
      ♥♥♥

      Supprimer
  10. T'inquiète, j'ai pas perdu le lien...
    J'admire (et c'est pour ça que je t'aime) cette obstination à penser que nous pourrions arriver à dépasser, transcender peut-être même, la caractéristique essentielle de notre espèce : l'agressivité.
    Comment ça, je ne suis pas drôle ?
    Tu me fais de la peine, là ;-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. L'agressivité, c'est pas une réponse rétractée induite par la peur ?
      Et si on avançait digne et debout, le regard clair et les mains ouvertes ?

      Jdirien

      Supprimer
    2. @Walrus mais si, mon Boss, tu es très drôle, et loin de moi l'idée de vouloir te faire de la peine!
      Mon obstination à croire à un monde meilleur n'est pas plus bête que toutes les croyances consistant à se penser manipulés par une divinité supérieure. Ou menacés par des ovnis.
      Dans mon scénario à moi, au moins, on essaie de se bouger tous seuls. Je constate en te lisant que tu n'es pas complètement imperméable à ma théorie, puisque tu m'aimes, c'est toi qui le dis...
      hé hé! tu vois, il commence là, mon monde: à oser dire ce "simplistique poème" (cf Souchon) à son prochain sans crainte d'être ridicule.
      Tu présentes de fort belles dispositions, je trouve. Et tu n'es pas du tout ridicule.
      bises célestes

      Supprimer
    3. @Jdissa " Digne et debout, le regard clair, les mains ouvertes..."
      C'est beau comme du Lavilliers. Et c'est un compliment, j ' te f 'rai dire!
      ^_^

      Supprimer
    4. Not' Fée,
      Je connais vraiment pas bien Lavilliers, mais j'imagine bien que, de ta part, c'est un compliment.
      Faudra que j'aille écouter...
      ^_^

      Supprimer
  11. Ce n'est pas qu'une utopie.
    C'est possible. Si, j'y crois. J'y crois tellement que je suis allée voir un exemple qui a marché pendant 88 ans.
    Aller à Guise, c'est un peu mon anti-poison à moi.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu ne peux pas savoir le bien que ça m'a fait de lire ton billet, ma Berthoise.
      Allez-y voir, les autres! Ça vaut le détour!
      Bises

      Supprimer
  12. Je te souhaite de continuer à cultiver ton petit coin de paradis avec lucidité, comme beaucoup d'autres, heureusement. Sur les blogs que je visite, comme il est bon de découvrir que nous ne sommes pas seuls à mettre en évidence ce qui nous met en lumière. Et puis dans la vraie vie aussi, il n'y a pas un jour qui passe sans que je capture avec joie des moments magiques, des regards, des sourires bienveillants, tout simplement parce que j'ai décidé de voir le meilleur, même à travers le pire. Ce n'est pas toujours facile, c'est vrai et je vois bien qu'au bord de mon petit paradis, l'enfer n'est pas loin. Seulement j'ai choisi d'en éloigner les frontières autant que je peux... Et depuis l'arrivée du printemps, je me réjouis chaque jour d'écouter ce merle enchanteur sur la cîme du frêne... Merci à toi Célestine et merci à vous tous pour ce bon moment de partage...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh merci beaucoup Aimedjee pour tes mots chaleureux.
      Je pourrais signer au bas de ton commentaire, car c'est exactement tout ce que je pense.
      Se réjouir du chant du merle, ce pourrait être le titre de mon prochain roman.

      Supprimer
  13. Se peut-il que tant de grâce et tant d'attraits soient réunis dans la même personne? Je suis conquis et sous le charme de vos mots et de vos multiples talents.
    Merci merveilleuse.
    L

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci à vous, cher ami. Je suis touchée mais vous savez, je reste lucide: j'ai aussi plein de gros défauts! Je vous rajoute à mon totem.

      Supprimer
  14. l'été dernier , au cours d'un diner qui se prolongeait , nous avons évoqué avec Théodore des chansons " rêves "
    qui n'a pas rêvé d'un autre monde ?
    de fil en aiguille , un titre, un extrait , un medley
    il ne s'agissait pas de garder ça dans un tiroir , fallait le chanter
    et pas en petit comité hein?
    Théodore a harmonisé pour notre grand choeur , et dans quelques jours , nous interpréterons ce "medley rêves " pour la première fois
    tu vois , ton billet me ramène à ça
    on peut rêver ,
    croire que l'homme est capable de fraternité
    j'aime ce mot , je trouve qu'il est ironisé
    tiens , faut que je fasse un billet là dessus
    bises à toi , Célestine et doux dimanche

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci douce jeanne pour ce commentaire plein de toi, de tes belles idées toutes simples 'amour et de fraternité.
      Cela fait grand bien. Un medley rêve...ça fait rêver.
      Pourquoi pas, en effet, un chabada sur ce thème?...
      Je t'embrasse de tout coeur.

      Supprimer
  15. Bon je ne vais pas casser l'ambiance alors mon clavier n'écrira qu'à l'encre sympathique ce soir.
    Un big coucou ! ;-) et puis c'est bien l'optimisme. :D

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est gentil de me ménager, mon choupinou, mais tu sais, si tu veux casser l'ambiance, tu peux...je ne suis pas en sucre. Et puis, que fais-tu de mon côté obscur de la force? Celui qui me pousse irrésistiblement vers tes histoires de viande fraîche dessoudée par des mecs chelous en mal de jalousie...
      D'ailleurs, je vais aller voir ce que tu as fait d'Angelo et de sa belle Nina congelée...

      Supprimer
    2. Non n'y va pas... Je l'ai bouffée hier soir, j'aime la viande fraîche !

      Supprimer
    3. Tu m'en as laissé un bout quand même? ;-)

      Supprimer
    4. Oui un cuissot mais il faudra que tu enlèves la peau et le gras.

      Supprimer
  16. Ravie de la crèche, voile rose, et tout le toutim ! Hey sister :-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Moi je veux croire en ce monde Et comme à écrit Paul Fort Si...
      Si tous les gars du monde
      Décidaient d'être copains
      Et partageaient un beau matin
      Leurs espoirs et leurs chagrins
      Si tous les gars du monde
      Devenaient de bons copains
      Et marchaient la main dans la main
      Le bonheur serait pour demain
      Merci pour cet échange de douceur et un jour j'en suis certaine on atteindra cet idéal

      Supprimer
    2. Merc Bongopinot tu fais désormais partie de mon totem...

      Supprimer

Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.