dimanche 12 mai 2013

Et après?

Italie une prof jugee trop sexy pour enseigner
Le soir, je remonte les deux étages après l'heure des mamans, pour aller ranger et respirer le calme de la classe laissée à ses livres et à son tableau, encore toute emplie des derniers chuchotis , des derniers remous de la vie trépidante des écoliers. Je ramasse un bout de craie, un stylo oublié... Petits soucis et gros chagrins semblent flotter encore dans l'air. Morgane a perdu (pardon, égaré) ses clefs. Kevin ne savait plus s'il restait à l'étude...Il me semble m' entendre encore dire "Et n'oubliez pas de terminer votre rédaction sur le rêve, mes enfants!"

C'est un moment extrêmement complexe, celui où les tensions se relâchent, où l'on a l'impression d'être une outre en peau toute aplatie après une traversée du désert de Gobi. Et en même temps, il nous faut puiser à nouveau quelque part l'énergie de nous y remettre, et là, c'est terrible, cet instant de flottement. Parce que c'est l'heure où tout le monde croit que les maîtres ont fini la journée...
Il n'est pas rare, alors, que nous improvisions, avec un ou deux collègues de l'étage, une passionnante et furtive "conversation de couloir". J'aime bien. Ça réconforte. Ça donne du courage pour ce fameux deuxième souffle. 
-Pfff! vivement la retraite! dit Olga Laxie.
Et nous voilà  parties sur la retraite. Vaste et crucial débat. 
-T'as raison, dit Dorothy Devoo, mais ce n'est pas demain la veille. Si on l'obtient un jour!  Et de toutes façons, pour faire quoi? Moi ça me fait peur, de n'avoir plus rien à faire...
-Ça, c'est vrai, reprend Olga, souvent je me dis que je ne sais rien faire à part enseigner...
-Et puis, le travail, c'est la reconnaissance sociale! Après on n'est plus rien, ajoute Dorothy.
-Eh, les filles, je vous trouve bien pessimistes!
-Oui, mais toi, ce n'est pas pareil...tu sais faire plein de choses!
Oh la la!  Elles aspirent à quelque chose, pensent qu'elles ne l'auront jamais, et le redoutent en même temps...C'est complexe. Bien plus qu'on ne se l'imagine. Tout ce qu'elles disent est vrai. La retraite, c'est difficile d'en parler, c'est chargé d'affects, de non-dits, de tabous presque. C'est le mot qui fait rêver les uns et épouvante les autres. Étonnant ce qu'un mot peut trimbaler de casseroles. 
Et on trouve certainement autant de conceptions de la retraite que d'individus. Bien sûr, on ne la vit pas de la même façon avec 600 euros et avec 2500...Selon que l'on vit seul dans un deux-pièces en banlieue, ou entourée d'une grande famille dans une grande maison, avec un beau jardin rempli de roses, selon que l'on est malade ou en bonne santé.
Tout ça, c'est vrai. Bien sûr. Mais à situation égale, cela dépend surtout de sa façon d'être. Je connais beaucoup de retraités heureux, notamment parmi ceux qui lisent ces lignes.Des retraités qui ont la patate, la banane, actifs, et toujours sur la brèche. Et qui apprécient l'instant présent.Quand on aime la vie, on l'aime tout le temps.On ne s'arrête jamais de l'aimer.

Et d'autres qui vivent comme une sorte de punition, c'est à dire très mal cette sorte de mise à l'écart.
Peut-être que c'est le mot qui leur fait peur. Qui les conditionne. Retraite, ça fait un peu Bérésina... Ça sent trop le sapin, dans l'inconscient collectif. La dernière étape avant les pissenlits. La carte vermeil, les monte-escaliers électriques et les conventions obsèques. 
Les publicitaires ne se rendent pas compte qu'ils nous minent le moral avec leurs conneries.


















Moi, mon modèle absolu, c'est Poupette, dans la Boum. L'arrière-grand-mère de Vic. Les connaisseurs apprécieront. Les jeunes iront googler dans You Tioube. 
J'ai beau adorer mon métier, je sais très bien que je ne pourrai pas le faire ad vitam aeternam...Et d'ailleurs, je n'en ai aucune envie. Un jour, je vais divorcer de l'Education Nationale. bang! J'y ai déjà pensé, comme ça, de loin, surtout au moment où l'on en parlait dans les médias...Certes, il y a l'espérance de vie qui augmente, les sous qui diminuent dans les caisses, la pénibilité...Mais toutes les données mathématiques du problème occultent quelque peu la dimension humaine de ce mini drame de la vie.
Il me faudra un jour mettre la clé sous la porte. 
Alors la retraite, ce sera comme une sorte de changement dans la continuité, comme si je changeais juste de métier. J'ai un sacré programme. Je ne vais pas arrêter d'être moi-même, vous me connaissez,  plus que jamais sereine, contemplative et surtout terriblement passionnée. 

Si ça me fait trop mal d'écrire  "retraitée" dans la case profession, eh bien, je pourrai toujours mettre " romancière". Ou "guitariste", ou  "animatrice d'ateliers d'écriture". Ou" fileuse d'étoiles". Ou "fée". Tiens oui, fée, ça sonne bien pour une reconversion. Et puis quelque part, n'est-ce pas la seule chose, moi aussi,  que je sache vraiment faire? 


85 commentaires:

  1. dis-moi, Célestine, c'est toi qui as écrit ce texte ou c'est moi?
    ;-)
    en le lisant il me semblait que c'était moi, puis au mot "guitariste" j'ai vu que ça devait être toi, finalement ;-)

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    1. Ah, ça aurait pu être toi, bien évidemment, tu fais partie des gens qui adorent leur métier, et qui adoreront aussi en sortir! Bienvenue au club des fileuses d'étoiles.:-)))

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  2. Moi, je l'attends avec impatience ma retraite!
    pour acheter une petite maison dans le sud et apprécier le temps qui passe auprès de Zhom!
    C'est pour cela que je veux passer hors classe car je partirais certainement un peu avant le nombre total de trimestres exigés...surtout qu'il est question d'en rajouter....

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    1. Voila un programme génial, ma Cathy. Tu as raison, les sombres calculs de trimestres ne doivent pas nous faire perdre de vue que l'on n'a qu'une vie, surtout quand on en connaît le prix!
      Une maison dans le sud? Quelle bonne idée! On pourra se voir, comme ça!
      Bises.

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  3. J'ai "flotté" quelques mois au début surtout quand l'hiver est venu... Mais après ! ENJOY ! Et puis nom de Dieu la vie cette salope et cette bénédiction apporte toujours son lot de belles surprises !
    Tant que tu respires, tant que tu sauras apprécier un coucher de soleil, un reflet sur la mer, le battement d'aile d'un goéland,et les fraises "tagada" Tu seras une retraitée heu reu se !

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    1. Dis donc tu me connais bien! M'asseoir sur une falaise, et regarder le vol des oiseaux sur la mer au crépuscule, en bouffant des fraises tagada! Y a rien de meilleur. Mais j'ai pas attendu la retraite, j'ai pris une avance sur paiement.

      Eh, pstt, tu devrais pas l'insulter, la vie, elle pourrait se venger!A moins que ce ne soit un mot d'amour...

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  4. C'est bien, fée, pour toi d:) !

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    1. Commentaire sulfureux...bon c'est normal, ça sent le Souf!

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  5. Les mots ont cette force de nous coller sur le dos en fonction de ce qu'on voudrait bien leur donner comme sens! "Retraite" est assimilé à abandonner avant de mourir", il faut peut être un autre mot plus optimiste, mais hélas, cela ne changerait rien, notre propension à l’exagération l'emporte toujours! En effet voyez le mot "inculpation"(dont on voulait atténuer le sens), dans le jargon judiciaire transformé en "mise en examen" qui paraissait à priori plus sain, mais...plouf, la "mise en examen" n'a rien changé à notre esprit machiavélique, on n'en voit que le mal!
    Moi le mot "retraite", je n'en fais pas un ennemi,je m'en moque comme d'une guigne et d'ailleurs je suis ...en "retraite" de tout ça!

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    1. C'est sûr,un malentendant sait bien qu'il est sourd, et une personne à mobilité réduite ne sortira pas de son fauteuil pour autant. Ça c'est cette fâcheuse manie d'édulcorer le langage que l'on a maintenant, à faire des euphémismes avec tout.
      Pour la retraite, le choix d'un autre mot permettrait peut-être de voir les choses de manière plus positive. Mais l'ensemble du travail, c'est dans la tête que ça se passe, et dans son propre rapport au monde et à l'existence.
      Et pour certains, les éternels râleurs, ceux qui s'ennuient ou se trainent au boulot, ce n'est pas gagné.

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  6. Ce que l'on nomme la retraite n'est que la continuation de la vie, sans les contraintes d'une redevance journalière en heures, en énergie, en espoirs reportés à plus tard...
    Pour certains, ça peut être le début du néant.
    Pour les autres, dont tu fais partie, c'est une profusion de temps libre pour enfin entreprendre mille choses et arriver au constat que si avant on n'avait pas une minute, maintenant il ne reste plus une seconde de libre...

    C'est fou le temps qu'on perd à gagner sa vie... Encore que je n'aie pas à me plaindre, je n'ai eu que des loisirs rémunérés mais ô combien chronophages...
    Je ne regrette donc pas d'avoir pris quelques années d'avance:-)
    Baci

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    1. C'est une jolie expression, des loisirs rémunérés...Tu sais quoi, j'ai souvent eu cette impression d'être en train de m'adonner à un loisir, et de me dire "attends, mais là, tu es payée, c'est ton boulot"

      Une profusion de temps libre...mmmm!ça sonne comme un bouquet de feux d'artifices.

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  7. Oh oui, Poupette, un sâcré exemple de retraitée ! D'ailleurs, ça me fait penser que Choupi a presque l'âge de voir ce film ! :-D

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    1. A lui faire voir et à revoir à volonté! un condensé de bonne humeur et d'énergie que ce film,et pas seulement les scènes avec Poupette...

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    2. C'est clair, je suis bien de ton avis ! De tendres souvenirs d'adolescence pour moi.

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  8. La "disponibilité" pour moi c'est dans quelques mois.Peut-être écrirai-je bientôt là-dessus.Cela dépend de tant de paramètres,santé,situation familiale ou tensions du même ordre,finances,lieu de vie,parfois même le voisinage,c'est tout bête.Et surtout du rapport que l'on entretenait avec son travail.J'en reste là pour l'instant.Mais cette ligne droite dont on ne sait pas la longueur mais dont on sait que c'est la dernière,ce n'est pas rien.Et au fond de moi,même plus sournoise,mais comme triomphante et arrogante,cette idée que peut-être,si j'étais si bien au contact des patients(libéral santé,je le rappelle) c'est que j'étais plus doué pour le travail que pour la "disponibilté".Tu as vu,Celestine,j'ai mis "disponibilité".Je sais il y a les livres,la guitare,la musique,le ciné,les balades,la piscine.Je sais,je sais,je sais...La disponibilitéc'est aussi l'éclaireur de la Grande Egalisatrice.

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    1. Disponibilité, voilà un mot qu'il est bien.Je vais lancer la mode, et normalement dans une semaine, sur les réseaux sociaux, on ne devrait parler que de ça!
      Mais moi aussi, je suis bien au contact des élèves, et pourtant, je sais que je ne pourrai pas le faire toute ma vie. Ce n'est pas comme être sénateur ou Charles Aznavour. Ça ce sont des métiers que l'on peut faire toute sa vie.
      Cependant, je comprends tout à fait ton angoisse, et j'ai essayé de le dire dans mon billet: ce n'est pas simple. Peut-être que nous, les femmes, on a déjà l'habitude des tournants "irréversibles". Accoucher de son dernier enfant,(parce qu'il faut bien fixer un nombre) voir partir de la maison son dernier enfant, et surtout la ménopause, se dire que potentiellement on ne peut plus donner la vie...Alors la retraite, c'est qu'un tournant de plus. Moi ce qui m'intéresse, c'est ce qui m'attend au tournant! Je suis curieuse et passionnée. Et crois moi, je ne vais pas me contenter des activités que tu cites (qui sont déjà pas dégueu, si on pense à tous ceux qui en sont privés).
      Je vais aussi m'arranger pour être tellement active et utile aux autres que la Grande Machine ne saura même pas que j'ai pris ma disponibilité. Allez, on s'appelle et on se fait une bouffe pour discuter de tout ça?
      Bises

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  9. P.S.Le piano Oasis détente et relaxation-Sérénité absolue,ne m'en veux pas,ça me fout plutôt un coup de cafard,de ces coups qui vous font vous sentir un peu mieux quand on se sent mal.Sensation paradoxale assez fréquente,je crois,en tout cas chez moi.
    P.S.C'est assez riche chez toi,bloguesquement parlant.

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    1. C'est riche, je te remercie, et c'est aussi interactif.Tu as raison, à l'écoute, cette musique de relaxation donnait envie de se tirer des plombs. Et comme je te sens un peu tristou, un peu de Mozart allegretto, ça devrait aller mieux.
      Voilà, docteur, ça fera 23 euros.;-)

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  10. Merci.Pas cher pour un dimanche,et nettement plus primesautier.A bientôt.

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    1. C'est un plaisir de te faire plaisir.
      je soigne mes invités, moi. Tiens, d'ailleurs, une de mes activités sera de tenir salon. Salon où l'on cause. Un truc très grand siècle...je m'appellerai Madame de Maintenant, par exemple.
      Ça, ce sera chouette!

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  11. On pourra inventer plein de mots nouveaux quand l'heure aura sonné , c'est certain !
    Je me sans loin de cette nouvelle vie , et certaines semaines , je suis déjà dedans , quand je n'ai plus de travail , d'autres appelleraient ça " chomâge " , je dirais jeune retraitée

    le SAS que tu décris si bien après le départ des élèves est dur à évaluer quand on ne le vit pas , journée presque jamais terminée dans ce métier là
    Perdre tout contact professionnel ne m'angoisse pas du tout , y'a tant à faire hors de ce monde là , tout le temps que notre cerveau tourne rond et nos jambes aussi , et les petites mains , oh oui , faut pas qu'elles nous lâchent ces deux là
    et la voix , oh lala , épargnez nous une voix chevrotante , s'il vous plait , merci ;)

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    1. Tu nous vois avec une voix chevrotante? Nan mais ça va pas la tetê?
      Tu te rappelles qu'on s'est dit qu'on allait vivre jusqu'à cent dix ans?
      En attendant,non seulement le cerveau, les jambes et les mains vont bien, mais le coeur, Jeanne, le COEUR!lui va très très bien.
      Et quand le coeur va bien, tout va bien.

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  12. La retraite, sujet qui fait beaucoup parler( pour rien ) ceux qui bossent encore ! ! !
    Seuls ceux qui la vivent peuvent vraiment témoigner.
    je connais des gens qui souffrent jusqu'à la dépression de cette cassure, d'autres qui s'éclatent comme tu dis, et encore d'autres qui n'en ont rien à fiche, moi en l'occurrence ! Je ne me suis jamais projetée en retraite lorsque je bossais.
    Poupette dis-tu ? L'archétype que l'on veut nous vendre pour vanter la vitalité des vieux ! n 'y crois pas trop, c'est tellement surfait, de la poudre aux yeux, mais je comprends ce que tu veux dire.
    De toute façon, contents ou pas, heureux ou pas, il existera toujours la cassure actifs- retraités, d'autant que, crise oblige, une frange de la société en profite pour monter les premiers contre les seconds. Question de fric, mais là en général, c'est tabou. Alors faut faire avec !
    En revanche je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi sur la durée de vie qui augmente et qui va continuer à augmenter ! Faux : recrudescence accélérée de cancers en tout genre, et usage à outrance de médications inappropriées et volontairement distribuées ( en particulier pour soi-disant soigner les « Alzheimer) mais évidemment,, cela est masqué. Je pourrai en écrire des pages mais je laisse quand même la place aux copains(ines)
    Moi je n'ai pas le talent pour prétendre au titre de romancière, ni de guitariste, quoique je gratte un peu et je chante, ( ma période post soixante-huitarde, et mes nombreuses années de colos sis si ! )mais depuis que j'ai laissé l'Educ. Nat. je suis Magette, féminin inventé de mage oui Madame, et il existe un second modèle Espagnol Mageta ( qui a d'ailleurs un blog merveilleux ). Eh crois-moi, c'est pas mal, c'est même très bien. Je voyage, je visite, je rencontre, et après ? je laisse causer !
    Amicalement !

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    1. Je te remercie tout d'abord pour me dire que je parle pour rien. Ça fait toujours plaisir à entendre...;-)
      Poupette n'est pas un archétype, pour la simple raison que ce n'est pas du tout ce genre de retraité qui fait marcher le commerce: jamais malade, pas de rhumatismes, pas d'arthrose, pas de dépression, une pêche d'enfer...Et Denise Grey était vraiment comme ça, donc c'est possible de ne pas être croulant en étant vieux.
      Quant à la durée de vie, je n'ai jamais dit qu'elle augmentait:j'ai dit que l'on nous présentait ça comme argument pour nous faire bosser plus longtemps. Entre autres arguments de logique comptable. personnellement je suis d'accord avec toi: l'espérance de vie risque de baisser dans quelques années.
      Au final, une fée et une magette, ça devrait arriver à s'entendre, non? ;-)
      Bises

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    2. Célestine, dans la 1ère phrase, je ne parlais pas pour toi, et c'était sur le mode humoristique. Pardonne-moi je ne voulais pas cet effet, je suis vraiment désolée que tu l'aies mal interprété . Je me suis mal exprimée et je regrette sincèrement si je t'ai blessée,ce n'était pas le but de mon propos. Je suis navrée.

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    3. Ne t'inquiète pas, je fais assez souvent ce genre de bourde pour ne pas me formaliser. D'ailleurs, je me répands moi aussi en excuses quand ça m'arrive.
      J'ai bien compris que c'était de l'humour, puisque je t'ai mis un petit clin d’œil à côté de ma réponse...;-)
      Merci beaucoup de ton témoignage, j'aime quand chacun s'exprime sur un sujet qui lui tient à coeur. En toute tranquillité.
      Bises sincères chère magette.

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    4. Merci. Bises à toi aussi et très bonne soirée.

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    5. Au fait, et si tu nous donnais le lien de la magetta espagnole? Que l'on aille voir ce blog merveilleux?

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    6. Poupette de la Boum, c'est Denise Gray. Elle était comme ça dans sa vraie vie.
      Je l'avais entendue dans une émission,j'étais mort de rire.
      - Lorsque la peau des bras fera un peu trop de dentelles, je mettrai des manches longues avait-elle dit en riant à proipos de son métier d'actrice.
      Et le duo Vanel-Gray (188 ans à eux deux) dans les saisons du plaisir......un grand moment.
      Donc Poupette n'est pas la norme certes, mais c'est possible aussi.

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    7. En même temps, on s'en fout un peu (beaucoup) de la norme...Il suffit d'un contre-exemple pour que toute théorie s'écroule.
      Et Poupette, c'est mon contre-exemple favori.
      Voili. Voilou. Rendez vous dans 45 ans. Pour vérifier.
      Molto baci blutchiamo

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    8. PS. Si tu as "les saisons du plaisir" sur ton disque dur, je suis pour!

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    9. Tu as déjà épuisé les Audiard? ;-)
      Je suis le plus redoutable concurrent de l'épicier Vincent Pourçan: J'ai!

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  13. Que j'aime ton énergie, ton humour : un mot me vient "spitante"

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    1. Tu m'apprends un mot, très chère! Mais nos amis belges, eux, le connaissent.
      Tu me compares donc à une eau pétillante. C'est un peu ça, c'est vrai.
      Je spite, je pétille, je fais des bulles. Bon des fois je chie des bulles aussi, mais ça il ne faut pas le dire. Les fées, c'est comme les princesses, ça ne pète pas.
      J'espère que tu vas mieux. J'ai été très inquiète que tu fermes les commentaires sur ton dernier billet. Et pas possible de t'envoyer un mail non plus!
      Tu es revenue c'est l'essentiel.

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  14. Excuse-moi, je n'ai pas le temps de commenter : je suis retraité :-)

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    1. Mort de rire! tu es donc un super exemple pour nous tous!
      Merci , c'est un grand honneur que tu aies gaspillé un quart de demi seconde de ton temps précieux à me lire...

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  15. Je m'éclate dans mon boulot, je me donne à fond dans diverses activités bien à moi, je pratique avec intensité le farniente, je suis frénétiquement contemplatif... et c'est pas la retraite qui changera quelque chose à tout ça. Je ne l'attends ni ne la redoute : ça sera bien quand elle sera là, mais c'est très bien comme c'est maintenant.

    Je crois que tu as raison : c'est le regard qu'on porte sur la vie qui fait la différence.

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    1. J'ai fait comme Adrienne (dans le premier commentaire tout en haut)
      J'ai cru que c'était moi qui avais écrit ces quelques lignes.
      Mais j'ai vu que c'était toi, et j'en suis restée comme deux ronds de flan.
      Merci d'exprimer si bien ce que je pense.

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  16. Et après ? Bin, t'as des associations qui font appel à des retraités pour aller donner le goût de la lecture aux enfants dans les écoles... Le plaisir de continuer à transmettre aux gamins sans le poids des contraintes administratives : elle est pas belle, la retraite ? :~)

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    1. Oui, nous avons de drôles d'énergumènes pleins de bonne humeur qui viennent lire des histoires aux enfants une fois par semaine. Des papis joyeux. Je les adore.

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  17. "Je ne vais pas arrêter d'être moi-même": Tout est dit dans cette profession de foi !!
    Point de vue partagé à 100%.
    Mais on pourrait en discuter des heures... Mon meilleur ami, profession libérale, qui a largement dépassé l'âge légal, continue à bosser comme un malade malgré sa complainte permanente sur la dégradation des conditions de travail!

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    1. La question que je me pose est: pourquoi il bosse, et surtout comme un malade?
      Ah! Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines...(jjg);-)

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  18. Après un vie active (très active) 45 voire 50 heures par semaine, toujours en déplacement et parfois à des centaines de kilomètres, et même des milliers pour la Nouvelle-Calédonie, j'apprécie la retraite.. Je peux enfin profiter de voir grandir mes petits enfants, ce qui ne fut pas le cas pour les miens.

    Pour les 50 heures par semaine, c'était normal, je ne vois pas comment un patron aurait pu mettre dans son devis le coût des frais de voyages et de déplacement pour 35 heures par semaine...

    Bonne journée Bises

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    1. Quelque chose me dit que tu fais partie de ceux qui l'ont bien méritée cette retraite...Voir grandir ses petits enfants, quel beau programme!

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  19. Ah! chère Célestine qui pose si souvent les bonnes questions! "ne pas arrêter d'être moi-même", "mettre un jour la clé sous la porte" et changer de métier....ou peut-être "creuser un autre moi qui n'a pu éclore faute d'espace intérieur" ou peut-être "donner du temps au temps et enfin donner place à une certaine vacuité, à un moment précieux de l'attente à la croisée des chemins pour sentir au plus profond de soi la nouvelle direction à donner à sa vie....C'est très exaltant d'avoir trois vies : son enfance, sa vie d'adulte construite pas à pas et cette maturité jubilatoire, passionnée, contemplative, ce nouvel art de vivre et de vieillir dont on ne peux absolument pas prévoir les contours et l'essence avant de le laisser émerger en toute liberté. Je t'embrasse ma chère Célestine, heureuse de te retrouver.

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    1. Moi aussi, ça me fait grand plaisir de te retrouver après ta pause, chère Malou.
      J'adore ton idée des trois vies. Mon côté félin, sans doute...
      Tout ce que tu dis est en harmonie avec mon sentiment profond de bien-être que je cultive. Et une bonne dose de positivité.
      Merci

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  20. La retraite ??? Pffftttt ........Tu fais plein de trucs mais un peu plus lentement, donc t' es toujours débordée !

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    1. ah, c'est bien ce qui me semble aussi, quand je les vois, les copines, consulter leur agenda en me disant: pffff, j'ai pas le temps!

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  21. Ouais... ben la mienne elle aura intérêt à être longue, vu tout ce que j'ai à y fourrer et ce don fabuleux que j'ai pour regarder passer les nuages !

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    1. Rhôôô oui ça c'est un don ben important! moi, j'ai le même, mais pour regarder la mer. Ça se vaut? ;-)

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  22. Je veux : sans mer pas de nuages, sans nuages, pas de mer !
    C.Q.F.D. !

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  23. Eh, imagine : on attend d'être à la retraite, et là, on s'fait un p'tit caprice tous les deux : on se trouve une dune oubliée de tous, on s'adosse au sable chaud...
    On ferme les yeux... Puis, dans une infinie communion spirituelle, on contemple...
    La mer, les nuages... Les nuages, la mer... La mer, les nuages... Hmmmmm !
    Elle est pas belle, la retraite ?

    :o))

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    1. Sympathique comme programme! J'adhère.

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  24. J'ai eu un peu une vie professionnelle semblable à celle que décrit patriarch. La seule chose qui m'inquiétait pour ma retraite était de savoir comment on allait s'organiser Dame framboise et moi, habitués à ne passer que les week-end ensembles il allait falloir se partager l'espace, que nos habitudes ne se heurtent pas. Nous en avons souvent parlé dans la bonne humeur, du coup tout se passe bien. Je me suis approché d'une assoc. quelques années avant ma retraite pour y faire ma place avant d'avoir vraiment le temps d'être à fond dedans. La retraite est une chose formidable tant que la santé est là. Tu n'as que les contraintes que tu choisis d'accepter et ce n'est que du bonheur. il ne faut pas avoir peur d'en parler et d'anticiper...Ne pas oser l'envisager n'a jamais empêché quelqu'un de vieillir. Je n'ai jamais compris les gens qui la redoute mais je pense qu'il faut s'y préparer....Tu as choisi un beau sujet.
    bizzzzz

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    1. Tu as une super philosophie de la vie et je me retrouve bien dans cette vision des choses: les contraintes librement consenties sont elles encore des contraintes finalement?
      Merci d'être venu t'exprimer. Le sentiment des principaux concernés est évidemment précieux pour se faire une opinion...

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  25. Carpe diem!!!! Difficile quand on vit avec des enfants surtout professionnellement où il faut toujours anticipé. Mais dans la vie perso je me répète: CARPE DIEM

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    1. Oui, recentrage des priorités en avant toute! Et surtout ne pas se laisser gagner par la sinistrose de la résignation. Peut être que la bonne santé passe aussi par la: un moral de battante a l'épreuve de la rouille...

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  26. Ce que je n'aime pas dans la retraite c'est le mot "retraite" lui même! Lorsqu'il y a 7 ans, à 52 ans, j'ai décidé de m'arrêter de travailler après 34 années dans l'éducation nationale, je n'ai pas eu l'impression de "prendre ma retraite" mais plutôt de commencer un nouveau chapitre de ma vie! Et je dois dire que depuis 7 ans les pages de ce chapitre ne cessent de se remplir tant je ne m'ennuie pas et tant j'ai l'impression de faire encore plus de choses qu'avant et d'avoir en plus d'avantage de liberté!
    Poupette dans la Boum ça me va bien comme modèle d'autant plus que c'est comme ça qu'on m'appelait lorsque j'étais petite:-)!

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    1. Tu es une de celles dont je vante le plus le dynamisme. Une représentation vivante de l'idée que je le fais d'une retraite gaie et sans nostalgie. De toutes façons, comme je dis toujours, on va tous au même endroit alors autant y aller joyeusement .Quand on le peut.
      Poulette, ça ne m'étonne pas tu as un visage enfantin...c'est merveilleux d'être comme ça à ton âge...:-)

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    2. Tu es trop gentille:-)! Je suis sûre que toi aussi tu sauras être une retraitée joyeuse et dynamique lorsque l'heure viendra pour toi de quitter ce beau métier!

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    3. J'avais évidemment voulu dire Poupette et non Poulette. Mais tu avais compris.
      Et si mon fils est à Lyon comme je l'espère, l'année prochaine, on va devenir de bonnes copines, j'en suis sûre!
      Il passe aujourd'hui son concours pour l'école d'ingénieur. Je croise les doigts très fort.
      Bisous ma belle.

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  27. Ce que je trouve le plus difficile dans l'idée de retraite c'est que désormais lorsque tu la crois à portée de main, elle s'enfuit. J'ai cru pouvoir compter sur les doigts d'une seule main pour la voir arrivée, mais le temps passant il en faut deux. Ma mère à 50 ans rêvait de devenir Poupette, mais n'est pas Poupette qui veut, il faut une bonne dose de dynamisme de générosité et d'humour...

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    1. C'est vrai que ces derniers temps, cela ressemble un peu au jeu de "trompe-couillon"...Quand j'avance tu recules...
      Pour Poupette, d'après ce que tu dis, j'ai les ingrédients.
      Bisous

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  28. Chère Célestine, ton texte est très touchant, l'air de rien, enfin si tu penses avec Mozart ...

    Je ne comprends pas ces inquiétudes, les gens ( je parle comme toi de tous ceux qui vont à peu près bien ) se projettent trop, ils remplissent des cases au lieu d'intégrer leur être profond et de vivre avec simplicité, la vie, impermanente, nous surprend toujours, avoir quelques rêves ( qui hochent haut oui ) et vivre l'instant en regardant le ciel, être une fée, sourire ( s'ouvrir ) autour de soi, comme toi, j'ai choisi ! sourire.
    De toute façon, ces mêmes gens qui appréhendent ( et j'en ai connu ) sont les mêmes qui, une fois à la retraite, sont les premiers à l'apprécier.
    Moi, je vis dans un monde à part, sans doute, d'ou je ne peux me poser cette question, du coup, quelle légèreté !

    Tu sais, un jour, après avoir passé, les fées s'envolent ... légères, légères ... pour laisser la place à d'autres ... Mouvement de la vie ...

    Je t'embrasse, en même que la musique s'arrête ...

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    1. Un allegretto de Mozart plus loin, je suis toujours aussi émerveillée par la vie et toutes ses étincelles. Au travail ou en disponibilité, l'essentiel est dans ce fil de soie qui nous relie à ce monde, et qui s'appelle la vie.
      Tu es de ma famille, bien plus que celle du sang ♫♪ comme dit JJG...:D

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    2. "Tu es de ma famille, bien plus que celle du sang ♫♪"
      C'est l'Ange et les moufflets qui vont être contents !

      :o§

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    3. Ménon Cel, t'escuse pas, j'déconneu !

      ;o)))

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    4. Ah, ben toi tu es pour la paix dans le monde!
      C'est toi qui devrais t'excuser, pour une fois. Je voulais dire un truc gentil à Veronica

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    5. Mais TU AS dit un truc gentil à Véronica. C'est bien ainsi que je l'entendais.
      Mais je suis un peu (trop ?) taquin. C'est génétique: je descends d'un grand-père qui m'a mis le nez dans une tarte à la crème quand j'étais gamin...

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    6. Ah ben voilà. Tout s'explique! ;-)

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  29. La retraite, tous ces gens qui la préparent et économisent pour leur vieux jours...cela me parait étrange, sûrement que je serai mort avant la retraite sans ça je ferai comme les autres non?

    Avant que minuit ne vienne, attrapez moi...
    Et voir mes étincelles
    Une fée c'est magique en soi...

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    1. Oui, je confirme, une fée, c'est magique, en soie. ;-)

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    2. Avant que minuit ne vienne, attrapez moi...
      Mais pas le bout des ailes
      Une fée c'est fragile en soi

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    3. Célestine... en soie . . .

      Waowww !

      ;o)

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    4. Toujours, les fées. Sinon ça les gratte. Ça a la peau sensible une fée!
      Et pas que la peau, d'ailleurs...

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  30. Je l'ai déjà écrit sans doute, comme j'aime ce temps de calme après la tempête.
    têTE à tête avec les collègues puis avec mes cahiers.

    On vit sa retraite comme on a vécu sa vie je crois. Pour certains le désordre dans la tête et la mélancolie ne prennent pas de retraite. Bon bref, moi je sais déjà que je peindrai !

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    1. Oui, c 'est un sas indispensable à la fin de la journée...
      Tu dis une phrase très juste:
      "On vit sa retraite comme on a vécu sa vie". Je le pense sincèrement. La retraite, ce n'est pas différent de la vie, c'est la vie qui continue.
      Tu peindras, j'écrirai, et tout sera formidable!

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  31. Très joli article, avec une très belle philosophie!

    Beaucoup voit en la retraite ous les renoncements qu'elle engendre. Ils oublient qu'il y a aussi beaucoup de choses à commencer, à recommencer ou à sublimer.

    Le plaisir est ce que l'on s'autorise :-)

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    1. Dis donc, tu as une drôlement belle philosophie, toi aussi. C'est beau ta phrase: il y a beaucoup de choses à commencer, recommencer ou sublimer. Très beau.
      Merci ma belle.

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  32. À vrai dire, la retraite je la vois surtout avec plaisir parce que travailler me fatigue et même me fatigue de plus en plus. À croire que quand je travaille, je ne suis capable de faire que ça. Plus la pêche pour faire autre chose. Fatiguée, je suis. Ça doit être l'âge qui fait ça. L'âge qui dit que la retraite sera la bienvenue pour pouvoir enfin faire autre chose que bosser.

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    1. Moi je ne me sens pas fatiguée physiquement, la preuve c'est que dès que le weekend arrive, je suis comme un canon, prête à faire la fête. Mais les choses répétitives me lassent, et je sais qu'un de ces quatre matins, je vais avoir envie de changer de crèmerie... L’Éducation nationale, ça mène à tout mais faut pas trop y rester....
      Bises ma Berthoise, et courage. il doit rester 28 jours de classe...

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  33. Alors moi, je fais partie de privilégiés qui ont pu prendre leur retraite de très bonne heure (53 ans) et partir avec une pension équivalente à son salaire ...
    Je suis partie quand je me suis rendu compte que je n'avais plus de patience avec mes Petits ...
    Alors, pour ne pas culpabiliser (ni mourir d'ennui) je bénévolise à tout va !!! et ça me va très bien ;-))

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    1. Voila, c'est ça tu vois, l'idéal: que chacun puise partir quand il sent qu'il n'a plus la patience ou la force (je pense aux travaux très pénibles)...
      Et que ceux qui ont envie de faire du rab puisse le faire aussi.
      On peut rêver à la retraite à la carte...

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.