lundi 4 mars 2013

Méditation primesautière



Je me suis pris une grande claque sur la joue: le printemps m'a giflée. J'ai secoué mon coeur et toutes les scories de l'hiver se sont envolées comme lorsque l'on bat un tapis. Dans un nuage de petites particules de poussière grise qui voletaient comme des mites autour d'un fromage.
Je me suis sentie tout de suite plus légère, une sorte de doux et plaintif soupir est sorti de moi. Seize degrés, pas de vent. J'ai chassé tout l'air vicié des derniers mois, et les pensées fétides qui ont envahi mon esprit quand je me débattais dans ...mais chut! profitons de la promenade...
J'ai pris le pas du promeneur solitaire, du rêveur, du poète qui médite. Chateaubriand, sors de ce corps...

Les primevères me saluaient, de leurs pétales soyeux, elles m'ont rappelé leurs lointaines cousines de la forêt, mais oui, quand la petite chèvre  croit que toutes les fleurs se penchent pour elle. Quelle idiote!
J'éprouvais d'ailleurs en marchant cette sorte d'exaltation que l'évaporée biquette ressent avant d'aller se fourrer dans la gueule toute noire du gros loup griffu.
 Je me suis dit que peut-être, au bout de ce sentier herbeux et délicatement printanier, se cachait une grosse bête velue.Avec des cornes. Une sorte de Satan Trismégiste  mais sans oreiller du mal... J'aime bien jouer à me faire peur quand je suis seule. Je me suis souvenue d'un film ou l'héroïne passe son temps à imaginer les pires choses...mais j'ai oublié le titre.

Un vol de cigognes a détourné mon attention, et j'ai senti des frissons me parcourir la peau à la vision de ce simple miracle: des milliers de kilomètres, sans montre, sans agenda,  sans portable, sans GPS...Ô Pégase! Et elles arrivent, chaque année, pile à l'heure. Majestueuses et humbles. Les oiseaux migrateurs sont un prodige de la nature.
L'air qu'elles soulevaient de leurs ailes claquantes a déferlé dans mes alvéoles, et je me suis sentie vivante!  j'en aurais pleuré. D'ailleurs, au coin de l'oeil gauche, une lentille d'eau salée a creusé sa rigole dans mon sillon naso-labial.(Oui, j'ai l'oeil gauche toujours terriblement plus sensible que le droit...) Mais ce n'était que la fraîcheur piquante de mars qui irritait ma cornée. Il paraît que les femmes clignent deux fois plus des yeux que les hommes. Voila une info passionnante, comme on en aimerait plus souvent, et qui nous changerait un peu de toutes ces calembredaines ou ces abominations dont le venin au matin finit par se mélanger au café au lait pour lui donner un goût de ciguë...Voila pourquoi je n'écoute jamais les infos le matin.

Mais qu’ouïs je? N'est-ce pas le chant d'un oiseau bien connu des services de peau lisse, car lui aussi il me met les poils, comme on dit...J'ai décidément le printemps très frissonnant. L'oiseau ? j'ai nommé le Titipu  qui se met à chanter sans permission particulière dès qu'il ne se sent plus de joie. C'est à dire aux premières douceurs...
La plaine nappée d'une brume irréelle avait , vue d'en haut, la consistance d'un nuage de lait sur une tasse de thé vert à l’Ilang-Ilang . Mais les falaises éclataient d'un soleil franc et bleu.
En revenant je suis passée par le parc. Tiens les cris joyeux des mistouflets en vacances font un son plus doux qu'en récréation...La liberté adoucit les heurts, sans doute.

 Chez moi, j'ai mis en fond sonore cette musique kitchissime. Mais rassurez-vous, j'ai laissé mes chaussons et mon tutu dans le placard. J'ai soudain eu envie de lire Lamartine en buvant un chocolat chaud. On ne va pas jeter tout de suite une des meilleures habitudes de l'hiver...



La source de mes jours comme eux s'est écoulée, 
Elle a passé sans bruit, sans nom et sans retour : 
Mais leur onde est limpide, et mon âme troublée 
N'aura pas réfléchi les clartés d'un beau jour.


La fraîcheur de leurs lits, l'ombre qui les couronne, 
M'enchaînent tout le jour sur les bords des ruisseaux; 
Comme un enfant bercé par un chant monotone, 
Mon âme s'assoupit au murmure des eaux.


Ah! C’est là qu'entouré d'un rempart de verdure, 

D'un horizon borné qui suffit à mes yeux, 
J'aime à fixer mes pas, et, seul dans la nature, 
A n'entendre que l'onde, à ne voir que les cieux.




Lamartine. Méditations poétiques/Le Vallon (extrait)

Photo cerisier: ici
Photo cigognes: ici


56 commentaires:

  1. Une bien jolie promenade. Ici le printemps n'est pas si violent, enfin qui sait, mais ce sera pour plus tard car le ciel lit les informations car il se pare de grisaille et se voile la vue dans une brume morose...
    Alors ta balade est revigorante.
    Pour un rital, le goût de cigüe dans le café, c'est à cause du lait...
    Baci, ristretto e nero come il caffè

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    1. Ah oui, j'avais oublié que le café italien se boit ristretto...et pas con latte.
      "voile la vue dans une brume morose"...poète à tes heures, hein?

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    2. Peut-être est-ce parce ces jours, je ne suis jamais très sûr si la brume est dans l'air ou dans mes yeux...
      Quoi qu'il en soit, j'ai bien fait de morosifier le temps car aujourd'hui et probablement juste pour m'être désagréable, Eole et Phoebus nous offre un temps très doux et un grand soleil.
      molto sole et tanto baci

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    3. Le regard flou à la David Hamilton, c'est parfait pour les dames: ça empêche de voir les rides...
      Le mariage d'Eole et de Phoebus est réussi aujourd'hui. Un mariage gai.

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  2. C'est vrai, tu as raison, le printemps approche. Même à Paris, le béton est passé du gris foncé au gris clair ! :~)

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    1. C'est à ce genre de petite nuance que l'on sent qu'il approche à grand pas...
      Mais y a-t-il réellement cinquante nuances de gris à Paris? ;-)
      Il faudrait compter...

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  3. une appétence irrépressible pour le soleil qui a tant manqué cet hiver!!
    Plusieurs messagères du printemps sur les blogs en ce moment, vous êtes nos petites cigognes d'espoir !!! :)

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    1. Appétence: joli mot. Ah...être une cigogne! J'ai déjà les cannes. Et les ailes...même si ce sont des ailes de fée.

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  4. Ce texte est si frais qu'à trop s'en approcher, on risquerait un rhume de cœur.

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    1. Si vous attrapez le coeuryza, je vous prêterai mon mouchoir en soi.

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  5. Bonjour Célestine. Ben nous ici, le printemps sonne aussi à nore porte Lorraine mais pas trop fort. Le grues migratrices passent comme chaque année au-dessus de notre maison. C'est annonciateur de la fin des grands froids. Les oiseaux chantent à nouveau le matin. Mais la neige recouvre encore tous les sols bien gelés. Le maigre soleil d'hier ne fait rien fondre, les températures avoisinent encore 0 degré toute la journée. Mais bon, ça fait du bien de lire que le printemps arrive. Bonne journée à toi.

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    1. Ah chers petits Bonheurs!Je savais que mon épicurienne promenade ne te laisserait pas indifférente! Ecoute: tu entends le doux souffle du printemps? Je te l'envoie.Il lui faut un peu de temps pour arriver jusque dans tes contrées septentrionales...mais il arrive! Tu n'as qu'à ouvrir les bras.

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  6. Ce texte est une véritable ode à la nature...par moments, je me suis cru à Manderley.
    En tous les cas, j'ai compris pourquoi les hommes tombaient deux fois plus amoureux que les femmes...c'est parce qu'elles clignent deux fois plus des yeux en nous regardant...mais si tu sais bien, les yeux de biche...tout est de votre faute...

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    1. Tu aurais voulu me faire rougir, tu ne t'y serais pas pris autrement. Manderley...Tu te rends compte du compliment. Je sais bien que c'est ton idéal absolu. Ça y est, je cligne des yeux (mais c'est à cause du vent frais)
      Tout est de notre faute, oui ça on nous l'a bien pilonné dans la tête depuis Ève.Tout ça parce qu'elle aimait les pommes!(sourire)

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  7. A lire ton écrit enjoué, il est indéniable que tu te sens mieux...Je crois que c'est notre cas à tous, mais toi tu sais si joliment l'exprimer.... Bonne journée avec bises

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    1. Merci cher Walter. J'apprécie à sa juste valeur ta note de lecture...
      Belle journée à toi aussi.

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  8. Tant-Bourrin n'est qu'un pessimiste, moi je trouve que les pierres de Notre-Dame sont éclatantes de blancheur... Surtout dans les yeux des jolies femmes.
    Regardez bien Messieurs, si vous passez par MA ville, regardez les yeux des femmes, vous verrez comme Paris est joli au printemps.


    http://www.deezer.com/track/3147992

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    1. Quel romantique toi alors!
      Je reconnais que la chanson est très belle. Même si elle est chantée par un évadé fiscal qui n'aime pas Paris tant que ça, apparemment...
      Mais tu as raison, Notre Dame, la semaine dernière, était éclatante, avec son collier de touristes japonais autour du cou...

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  9. J'aimerais assez que tu cesses de narguer les pôvres qui en sont encore à -1°C...

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    1. Désolée vraiment. Oui mais toi, tu as la mer du Nord pour dernier terrain vague et des vagues de dunes,et tout et tout, et ça c'est pas rien...Vivre dans une chanson de Brel, c'est pas donné à tout le monde.Voir Knokke-le Zoute et mourir!
      Bises du Sud (tu sais c'est très surfait, le midi de la France...)

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  10. Je me serais bien promenée avec toi ce matin dis donc.MAIS C'est la rentrée ici et avec ce joli soleil -que nous perdrons dès demain- c'est un plaisir de repartir pour tour.
    Sans agenda, c'est difficile, sans téléphone ici c'est souvent, mais je peux me le permettre.
    Profite bien de cette deuxième semaine !

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    1. Bon courage pour la reprise. Je vais profiter de ma deuxième semaine pour remettre à jour mon cartable.Ben oui, j'ai du retard dans mes corrections!
      C'est vraiment nul ces vacances décalées...Quand je pense qu'ils veulent aussi le faire en été. Je préfère ne pas y penser...

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  11. Walrus, les riches changent de Ferrari chaque jour : les pôvres eux changent de porche ];-D

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  12. Je te ferais dire que je me lave, Titipu Titipu, c'est quoi ces slogan criés à coeur perdu à dame Nature et bonjour les références lamartine. Il n'y a pas que toi qui connait hein, lamartine en foret, lamartine à la plage. Alors s'il te plait profile bas

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    1. Tu me fais trop rire, mon Titi.
      Tiens, pour parfaire ta culture générale, va donc faire un tour par ici.
      Bonne lecture!

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  13. belle promenade printanière, j'ai eu la chance d'être sous le même ciel, et j'ai apprécié la pause soleil dans le jardin après quelques barbouillage de peinture... c'était un bon dimanche qui sentait bon le changement de saison.

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    1. Oui, quelque chose d'indéfinissable dans l'air...le printemps arrive toujours à petits pas!

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  14. J'adore ton texte et ce vol de cigognes est tout simplement fabuleux!!! Quel bonheur! Ici, jardinage et profitage de soleil également... bises

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    1. Profitage...ou profiture...ou profitance... enfin l'essentiel c'est de sentir ses rayons réveiller en nous la vie qui sommeillait comme une marmotte.
      Merci Brizou.

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  15. Rien que de te lire, c'est déjà le printemps :-). Euh, tu as déjà vu des mites voleter autour du fromage toi ?

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    1. Oui, enfin, c'était une métaphore...c'étaient peut-être des moucherons en fait, quoi que peut-être, les mites alimentaires ont diversifié leur nourriture avec la crise, elles ne vont plus seulement sur la farine ou les biscuits...
      Sinon,merci Myo! C'est gentil ce que tu dis là! Je t'embrasse

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    2. Réflexion faite, c'est vrai que sans les mites le gruyère ne deviendrait jamais de l'emmenthal.... :-)
      Bisous ma Célestine !

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    3. Ah...c'st donc ça, les trous...je me disais aussi!

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  16. Et bien, moi, je dois être l'un des seuls à ne pas être dérangé par l'hiver (et pourtant, je n'aime pas la neige et les sports d'hiver!). Le printemps et l'été me plaisent aussi, mais je ne suis pas impatient de les retrouver. Le côté cocooning, feutré, intime de l'hiver me séduit (mais je dois dire que je suis plus un homme d'intérieur que d'extérieur). En fait, pour moi, chaque saison a ses charmes, ses défauts et ses qualités. Bonne semaine Célestine.

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    1. Cher Petit Belge! Mais j'adore l'hiver, les feux de cheminée, les parties de gin-rami au coin du feu, les châtaignes et le chocolat chaud. Mais il fait vraiment trop froid dès qu'on met le nez dehors.
      Et puis le manque de lumière m'oppresse. Je suis une fille du soleil, moi!
      Ô Ra, mon père!reviens me baigner de tes rayons bienfaiteurs! Les soirées douces du printemps et de l'été, les parfums, les fleurs...
      Bonne semaine de Vacances, Petit Belge!

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  17. Ah !Mais veuillez madame laisser sur votre joue cette larme couler. Elle est larme de joie. Elle est l'arme de la fécondité. Elle inondera le sol et lui donnera l'eau dont il a besoin. Elle éteindra les feux allumés sans savoir par l'homme maladroit aveuglé par le soleil ou par deux étoiles bleues. Elle permettra à la fée que vous êtes de semer autour d'elle grâces et bénédictions. Regarder au loin, regarder autour, regarder dans la classe les vagues de ces petits têtes blondes ou brunes ou rousses. Étreindre le monde. Admirer dans la maison qui dort au moment de votre dernier billet de la nuit, la promesse de ces vies qui grandissent, qui apprennent, qui savent, qui voyagent et qui sont le fruit des jours écoulés et de la sagesse.
    Il est des jours durs. Il est des jours froids où la seule évocation par l'autre du bonheur du printemps qui revient peut donner la force nécessaire à l'ouvrage. Et derrière les cigognes qui passent, il y a peut-être un vol d'oies sauvages.

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    1. Il est des textes magnifiques, et des feux qui ne s'éteignent jamais. Des larmes bienfaisantes, oui ça c'est vrai, toutes les femmes le savent et celles qui me liront pourront le confirmer. Les hommes,eux, dans leur culture, ont appris à ne pas pleurer, et on se demande bien pourquoi.
      Il est des tristesses insondables et des joies ineffables. Le tout forme la vie, une chose belle et simple que l'on aime bien compliquer à loisir, parce que c'est ainsi. l'humain aime le compliqué. Mais marcher dans la nature en regardant un vol d'oiseaux sauvages, c'est peut-être bien le secret de la simple sagesse.

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  18. Ce texte me fait le plus grand bien :-)
    Bonne journée
    Bizzz Laure

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    1. Et à moi, donc, chère Laure, si tu savais...
      Bonne journée ma belle amie.

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  19. Quel bonheur de te lire:-)! Et comme j'aime tes images: les mites sur le fromage, le nuage de lait sur la tasse de thé...
    Ici aussi ça sent le printemps: depuis quelques jours les oiseaux chantent à nouveau le matin dans le jardin de mon immeuble!
    Et pourtant j'aimerais que l'hiver dure encore quelques jours pour que je puisse skier un peu en Chartreuse:-)!!

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    1. La magie de la montagne, c'est justement son temps de retard par rapport à la plaine...Ce qui fait que dans cette saison superbe que l'on appelle le printemps; on peut musarder au soleil parmi les fleurs naissantes, et le lendemain retrouver les joies de la la glisse sur les pentes enneigées.
      Dire que j'ai aimé le ski dans une autre vie...mais maintenant, je me contente de regarder les autres de loin, et je respecte infiniment leur bonheur en sirotant mon orangeade devant les balbutiements tièdes du printemps.

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  20. mammilou-mijo, j'ai cliqué sur votre nom et je suis tombée sur un site étrange. Je voulais vous le signaler.

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    1. Chère Anne** je suis tombée moi aussi sur cet horrible abus "spamique"...Je ne sais pas si Mammilou reviendra par ici, ni surtout ce que l'on peut faire pour empêcher cela. Mais c'est gentil à toi de le signaler.
      Je vais aller lui dire directement chez elle...

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    2. Effectivement! Quelle horreur! Mais comment cela est-il possible! Merci à Anne de l'avoir signalé! Je vais envoyer un mail à canalblog!

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    3. Oui, n'est-ce pas...surtout quand on te connaît... allez, on sait bien que tu ne l'as pas fait exprès!

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    4. J'ai trouvé d'où venait le bug! En fait j'ai oublié le deuxième "l" de canalblog en tapant mon URL et du coup cela correspond à l'adresse du site sur lequel Anne est tombé la première! C'est assez incroyable comme coïncidence et pourtant c'est vrai! Je peux te dire que dorénavant je vais faire attention lorsque je tape l'URL! Remarque ça a bien fait rire ma fille et son compagnon!
      J'espère que Anne reviendra me faire une petite visite:-)!

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  21. Coucou Célestine,
    Alors là, je ne clique pas sur Mammilou :lol:
    Je repasserai demain te lire en "profondeur". Il me faut du temps, chez toi, du calme, pour réfléchir :wink:
    J'ai du coup 2 billets de retard...
    Bonne soirée et gros bisous d'O.

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    1. Oui, c'est très "hot" chez Mammilou!
      Je t'attends avec plaisir ma Soene...tu reviens quand tu veux.

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  22. Excuse-moi, je n'ai plus repensé que chez Blogspot les smileys de CB ne passent pas !

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  23. Déjà, les cigognes reviennent. Alors c'est le printemps annoncé !
    J'aimerais tant pouvoir migrer, moi aussi, l'hiver. Me poser sur une tour à Marrakech. J'adore songer à ces oiseaux courageux qui volent jusqu'au bout de leurs forces.
    La douceur est arrivée, la pluie aussi,à Lyon, pour plusieurs jours.
    Jamais rien ne va vraiment parfaitement. C'est mon côté "incorrigible pessimiste" !

    Quelle belle inspiration, Célestine. J'ai beaucoup aimé le cris des enfants en vacances ! Mais pourquoi ça piaille tout le temps les enfants, comme les oisillons d'ailleurs.

    D'ici quelques semaines, on pourra siroter un petit verre de rosé bien frais à une terrasse, en lisant encore Lamartine ou Verlaine. Il me tarde tant de voir la Nature autrement que morte.

    Bisous d'O.

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    1. Ah, boire ce verre de rosé avec toi, quel rêve!
      Il se concrétisera, je l'espère, si mon oisillon a son bac et qu'il va à Lyon l'année prochaine...
      Pourquoi ça piaille les enfants? Bon sujet de thèse!
      Tu sais que les tympans des instits ont muté, à force, pour s'adapter? Maintenant, on a des tympans en boite d'oeufs (ça isole du bruit) Efficace pendant les récrés sous le préau, les jours de pluie...
      Bises ma Soène!

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  24. Pour cet instant frais et poétique ( avec ses notes d'humour et d'ès-pie-aigle, ris ! alors toi aussi tu étais un aigle ? ) pour le vent et les conjonctivites de mars comme de doux voyous qui chatouillent nos yeux de printemps, pour tous les soleils qui reviendront nous chauffer et que nous aimons ... Bonne fête, femme ! en ce jour en corps plus que les autres et paix à notre âme ...

    Tendre aimant

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    1. Merci, belle représentante de la gent féminine.
      Ça me touche beaucoup.

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  25. Je me suis empressée de venir voir et j'ai trouvé ce fameux émerveillement commun. Il est donc confirmé que sans nous consulter le printemps a sur nous de biens semblables influences d'émotions. Il pour t'en dire plus, je te dirai que vendredi soir de retour D'Hossegor nous avons vu des cigognes dans un chant depuis notre train. Des cigognes dans les landes nous nous sommes dit!
    Et puis... Hier dans un vide grenier, mon amoureux m'a trouvé un livre, que tu dois connaître, "Un grand bal de printemps" de Prévert et Izis, il l'a feuilleté et m'a dit... "quand je vois ce livre je me dis que tu aurais pu l'écrire..." Et le mieux c'est que c'est l'édition originale, si rare...
    Oui j'aime le printemps, je l'aime beaucoup et ses fleurs naissantes... oh oui!
    Je t'embrasse

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.