dimanche 31 mars 2013

Le principe de réalité

Je n'irai pas par quatre chemins, qui mènent à Rome, d'ailleurs, et en ce moment il s'en passe de belles à Rome. Je préférerais qu'il s'en passât de belles à Sienne, j'irais vérifier si  la chanson est vraie.
Et j'voudrais vivre des soirées belles à Sienne
Et vivre au vent, à feu, à cent,
M'ouvrir aux sentiments,
Commencer par voir si l'amour bat son plein
J'voudrais t'emmener au dessus d'un volcan
Brûler mes os, faire transpirer mes sentiments…
Non  je ne couperai pas les cheveux en douze, j'aurais trop de mal à expliquer ça à mon coiffeur, ces escaliers dans mon carré dégradé .
 En un mot comme en cent, le principe de réalité m'emmerde. (Oui, je dis des gros mots, mais juste quand je suis énervée...)
Voilà, c'est dit une bonne fois. 
Attention, je n'ai pas dit que je le niais. Le nier, ce serait niais, d'ailleurs. Je suis fantasque mais pas idiote.  Il se rappelle à mon bon souvenir environ huit cent fois par jour en ce moment, ce satané principe, il faudrait carrément être sourde pour l'oublier. Un vacarme tapageur à mes pauvres oreilles qui demandent juste un peu moins de bruit pour que je puisse me concentrer sur la poésie, les dessins des nuages dans le ciel et la progression de cette coccinelle, là, au bout de mon doigt, qui hésite encore (pas mon doigt, la coccinelle) sur la façon dont elle va se tirer de ce mauvais pas. Sa réalité à elle ne vaut pas bien cher, heureusement qu'elle est tombée sur une des rares entomophiles du quartier . Il faut dire que l'entomophobie sévit pas mal ces temps-ci, mais moi, je suis fine mouche, et avec ma taille de guêpe, toujours prompte à papillonner, je me sens proche des chétifs insectes, excréments de la terre...etc etc. 

Nous y voilà: la terre n'est qu'un ramassis gluant et putride d'horreurs sans nom. Partout où je me  tourne, tout va mal. Si, si, regardez, vous verrez. Je ne comprends rien à ce monde noir et glauque, d'atrocités à tous les étages. Le jeu principal d'une fraction de  l'humanité étant d'écrabouiller, de laminer, de réduire, d'expurger, de fracasser, de détruire l'autre fraction. Dans un ballet de turpitudes incessantes.
Au travail, le dur monde du travail, il faut écraser, marcher sur la gueule du concurrent, le vocabulaire est édifiant: des tueurs, il faut être des tueurs pour survivre dans le monde de l'entreprise. La guerre économique fait rage.Les adversaires sont nombreux.Il faut par tous les moyens être les plus forts. Alors on gruge les consommateurs, on triche, on exploite. On empoisonne.  Voilà le sacro-saint principe de réalité.

La terre va mal. La mer va mal. Le ciel va mal. Rien ne va plus, faites vos jeux.
(Si toutefois quelque chose soit jamais allé un jour...)

Je le sais, tout ça. Je sais que la réalité, ça ne sent pas la rose. Je sais qu'elle est souvent triste, rigide, qu'elle manque de fantaisie et d'humanité. Je sais que plein de gens vivent des choses affreuses, qu'ils souffrent dans leur chair, dans leur âme. Je sais que le monde est imparfait, minable, plein de terrains vagues miteux et de dealers, et de fange et de surins. La laideur des faubourgs est omniprésente.
Le monde est un chaos.

Je sais aussi que je dois nourrir mes enfants, me lever le matin pour gagner ma croûte comme tout le monde. Que la poussière revient toujours sur les meubles, que les factures reviennent toujours dans la boîte à lettres.
Que l'accident, la maladie, le revers, le coup dur, guettent comme des loups à l'orée du bois. Que la ride et la fesse molle me traquent. Que la rue est pleine de pièges, que la vie est un traquenard. Un coupe-gorge.

Alors, évidemment , rapport au principe de réalité, rêver éveillée, clamer les utopies, chanter la beauté du monde, c'est vraiment trop dissonant dans ce concert.  Ça fait un peu poète maudit. Tiens ça fait barde. Je crois que je suis un peu barde...
Je vais me retrouver ligotée à un arbre dans pas longtemps.
Ah, la dure réalité des rêveurs...


88 commentaires:

  1. Ouais, ouais... y'a du vrai dans ce que tu dis : tout ne va pas bien. Est-ce que tout va mal pour autant ? Ce n'est pas toi que je vais tenter de convaincre dans cette vision noire du monde, à laquelle tu ne crois pas.

    Oui, y'a plein de choses moches, c'est vrai. Mais y'en a aussi plein de belles :)

    Heureusement qu'il y a des rêveurs et des utopistes, des gens qui refusent de se laisser saper le moral par les marchands de pessimisme, des gens qui ne bavent pas d'envie devant ce que l'autre aurait de plus qu'eux. Moi j'aime bien quand tu fais le barde :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. D'aucuns vont peut-être penser à un poisson d'avril...pas drôle! C'est vrai que je ne crois pas que le monde soit si noir.Mais dans la vie quotidienne,parfois, j'explose et faut que ça sorte, quand j'entends dire "Mais tu rêves, ma pauvre fille!"Oui, je rêve. Et pis d'abord, je ne suis pas pauvre! Je suis riche de tellement de choses belles à l'intérieur de moi,et cette richesse-là, personne ne peut me l'arracher.
      Merci Pierre. Je ne veux pas être autre chose qu'un chantre des bonnes nouvelles. Au pluriel. Parce que la bonne nouvelle, c'est déjà pris !Je te conseille la vidéo, elle est poilante.

      Supprimer
  2. Mais qu'as-tu donc contre mon principe de réalité. Je l'aime bien moi, mon principe de réalité....
    Comment ça que ma réalité n'est pas celle de tout le monde? Mais moi j'invite tout le monde dans mon principe de réalité. Ca serait même marrant de voir que ceux qui se gargarisent de leur principe de réalité à eux, se retrouvent tout seuls dans leur abstraction....
    Ma réalité est qu'il fait jour à midi, que la terre est nourricière, que le soleil induit la bonne humeur, que je ne fréquente que des gens bien et que lorsque je chante, les voisins sont assez loin pour ne pas pouvoir me pendre à un arbre.
    Heu.... je te confirmerai ce dernier point à mon retour de fiesta auvergnate. Là, les voisins seront nettement plus près......
    Je n'ai jamais réussi à rentrer dans leur principe de réalité, ça m'a évité la dure fatalité de faire fortune, et j'ai pu continuer à me marrer....
    C'est jouissif de ne pas suivre la route des braves gens, même, et surtout, parce qu'ils n'aiment pas...
    J'ai pourtant fait mon possible pour suivre le principe de réalité, celui qui veut que lorsqu'il manque 2 euros pour finir le mois, il faut se débrouiller pour les trouver le mois prochain. Le pire étant de les trouver, mais par là même, d'augmenter les dépenses de..... 2 euros.
    Je me suis donc inventé un autre principe de réalité qui veut que lorsqu'il manque 2 euros, il suffit de réfléchir comment les économiser. Je vis mieux, et pour la première fois, je me suis mis à épargner . Bon, d'accord, ça n'a pas fait de moi un citoyen suisse exemplaire en divisant mes impôts par deux ou trois...scusi, nobody is perfect....


    La relativité du principe de réalité:
    Gosse, j'avais vu un manoeuvre rital dans les égouts de la ville, 3-4 mètres en contre-bas de la route, à peller la matière première d'un égout bien conformé....
    Il chantait très faux, mais à tue-tête, "O sole mio".
    Ce n'était pas un coq gaulois, mais il chantait aussi les pieds dans la merde...
    Son principe de réalité était plus engageant que celui des Suisses, un peu plus loin, au bord de l'égout et de fort mauvais poil à cause de l'odeur....
    Baci naturale e ecologica

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah ben voila, ce que je me tue à dire! Il n'y a pas UN principe de réalité, mais un par individu. Et je n'ai rien contre le tien. Il me plaît bien, moi, le tien.Je n'en suis pas très éloignée, d'ailleurs (sauf que je me vante de ne chanter pas trop faux, contrairement à mes allégations dans ce billet)
      La fiesta auvergnate, j'ai peut-être une chance d'y aller, si ça se trouve.les emplois du temps étant fait pour être bousculés (ça fait du bien, d'ailleurs, tout ce qui bouscule (gentiment) fait du bien, c'est mon principe de réalité)
      Merci de ton commentaire-fleuve. Le mien à côté n'est qu'un petit ru. Mais ses eaux sont bouillonnantes.

      Supprimer
    2. Ciel, ai-je dis que je chante faux? Le répertoire peut aussi excéder les voisins....
      Ca serait super que ton petit ru bouillonnant t'emporte par delà le Massif Central....
      Baci

      Supprimer
    3. J'avais fait un raccourci rapide...Et après j'engueule mes élèves quand ils font pareil...mille zexcuses.

      Supprimer
    4. Je crois qu'il faudra t'y faire, selon des sources généralement biens informées, il semble que je sois quelque peu provocateur! Un brin moqueur aussi, mais ça, c'est rare....:-D
      Baci Ragazza

      Supprimer
    5. Non, je n'avais pas remarqué...;-)

      Supprimer
  3. ça barde ici aujourd'hui (J'aime bien cet épisode de Kaamelott!)...
    Qu'ajouter de plus?
    Ah oui, t'inquiète, tu n'es pas toute seule !!
    Et que, si je n'avais pas lu d'autres billets de ta main, je dirais que l'amertume te guette ;)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mais tu sais bien que l'amertume ne me guette pas bien longtemps...
      Je ne suis pas toute seule? Ah ben ça fait du bien à entendre!
      J'adore Kaamelott, et Alaxandre Astier est mon idole absolue. C'est un génie à l'état pur.

      Supprimer
  4. Heureuysement il y a le rêve ! Allons Célestinoche, il me semble que tu te fais un mauvais cinoche, où est ton optimisme ?
    Allez je sors la mandoline et je te chante "bella ciao" !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah alors si tu me prends par les sentiments...
      mais ce n'est pas moi qui fait un mauvais cinoche, ce sont ces p...... de médias
      qui badigeonnent tout de gris et de noir caca! Et les cartésiens qui voient toujours le côté cru et glacé des choses.
      Allez je t'écoute
      Tutte le genti che passeranno
      O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao
      E le genti che passeranno
      Mi diranno: che bel fior
      E quest' è il fiore del partigiano
      O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciao
      Quest'è il fiore del partigiano
      Morto per la libertà.

      Supprimer
    2. c'est comme les tables de multiplication : je connais l'air mais j'ai oublié les paroles ];-D

      Supprimer
  5. Le principe de réalité, ça reste avant tout celui de la réalité des informations sensationnalistes que les journaleux nous balancent à la tronches, celui des experts économistes qui manient les termes pseudo-techniques tout aussi bien que la vaseline, celui des dirigeants cupides qui ne voient le monde que sous la forme d'un compte d'exploitation. Bref, il y a plusieurs réalités, et refuser celle que l'on cherche à nous faire entrer dans le gosier comme à une oie que l'on gave, j'appelle ça... être réaliste ! :~)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Moi je suis plutôt un canard sauvage, faudrait voir à pas me prendre pour un enfant du bon dieu!

      Supprimer
  6. "Vivons heureux en attendant la mort."
    J'aime bien Kaamelott. Et Desproges aussi.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tout pareil.
      « L'intelligence, c'est le seul outil qui permet à l'homme de mesurer l'étendue de son malheur. »
      C'est pour ça qu'à certains moment,j'aime bien faire ou dire des bêtises.

      Supprimer
  7. C'est à nous de nous la faire belle la vie (si on en a les moyens bien sur, et même avec une retraite pas folichonne, mais qui permet encore de vivre à deux), et même avec les travers que comporte toute vie.....

    belle journée avec bises

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu es le plus grand d'entre nous,Patriarch.
      Une retraite pas folichonne, quand on a l'amour des siens et un toit au-dessus de sa tête, c'est mieux qu'un parachute doré en étant tout seul et aigri comme une pierre.

      Supprimer
  8. Barde , j'aime bien cette idée tiens !
    Évidemment , le monde n'est pas beau , les gens ne sont pas tous gentils , mais puisqu'on nous a posés sur cette planète , nous ferons en sorte de ne pas vivre dans la noirceur , sinon , autant en partir illico

    Je n'avais pas reconnu la chanson de Louise Attaque , je vieillis ;)
    Allez sors ta mandoline , face aux étoiles et attaque une ode à la beauté de ta vie

    Je t'envoie des rayons de soleil du matin , le bleu du ciel de la Mayenne
    bises éternelle rêveuse

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En fait, de temps en temps, écrire des billets comme ça, ça me permet d'entendre tous mes amis venir me consoler et de me dire que je ne suis pas seule à aimer la vie, et à chanter sa beauté parfaite.
      Eternelle rêveuse, ça me va bien...

      Et aujourd'hui, tous mes amis sont au nord de la Loire et ils ont tous un grand ciel bleu. Moi je vis dans un nuage, mais je me prends à aimer ça...
      Bises ma Jeanne, entre nous, la mayennaise a pris tout de suite! ;-)

      Supprimer


  9. http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Qw6Pvy6eOCc


    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh oui, la vie ça va! Merci cher Nuage pour ce lien.
      Allez-y les amis, allez écouter un vrai optimiste. Ça fait du bien.^^

      Supprimer
  10. Tu nous fais un coup de calgon?
    Allez, souris à la vie tant qu'elle est là....

    RépondreSupprimer
    Réponses


    1. Ou comment le principe de réalité dépasse l'affliction !

      Supprimer
  11. Il n'y a rien de mal à s'émerveiller de ce qui est magique :-)

    Même dans la réalité, il y a une part de rêve. Sinon à quoi bon vivre?

    Je me retrouve beaucoup dans ce que tu écris. Moi aussi je suis une passionnée: je ris, je pleure, je vis tout à une intensité qui m'appartient. Je m'émerveille d'un tout et d'un rien.
    Je vis dans un monde plein de nuances.
    Et j'aime ça!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bienvenue dans le club, alors. La vie est palpitante, belle, alors profitons-en. Quand on veut les hauts, il faut accepter les bas, c'est ma devise.
      La faculté d'émerveillement permet de rester jeune!

      Supprimer
  12. Vite fait sur le gaz, pasque j'ai pas mes lunettes et cent mille choses à faire :
    t'as écrit "barDe" ou "barGe" ?

    :o0

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est un peu pareil, n'est-ce pas...
      A ce que je vois tu es comme moi, presbyte.Mais pas casse-couilles, c'est l'essentiel!
      ok, c'est de l'humour à deux balles.
      je sors...ah mais flûte, je suis chez moi!
      Bon ben c'est le premier avril, on a le droit de dire tout qu'est-ce qu'on veut!
      Reviens, Léon!

      Supprimer
    2. Rôôôôôh, Célestine, quelles libertés... ? !

      :o)))))

      Supprimer
    3. Ne me dis pas que je t'ai choqué petit Candide! Si c'est le cas je m'en excuse platement... ;-)

      Supprimer
    4. Putain non, ch'uis pas choqué, bordel !
      Mais attends, je saisis pas tout lààà : hier tu m'encourages à me tenir à distance du monde des adultes, et là tu me parles comme un charretier : j'y pères mes reperds !
      Candidement, je croyais que Célestine parlait le langage des fées...
      Ou celui des sirènes...
      Il est vrai qu'à force d'ouvrir le blog de Célestine, j'en oubliais la suite, "Troussecotte" : hé, hé tout un programme ! Tu commences à me plaire !

      Le "petit" Candide, en revanche, me démange un peu. J'aimerais quand même un peu plus de respect pour mon mètre soixante-quatre, non mais !

      Pour autant, ne te donne pas la peine de t'excuser: tu l'as déjà fait à presque tous mes coms, et ça frise l'addiction. Faut t'affirmer Maîcresse, merde !


      P.S. : toute ressamblance avec des personnes ayant existé...

      Supprimer
    5. Tu es drôle! Mais tu n'as jamais entendu parler des personnalités multifacettes? Pleines de contradictions apparentes, mais en fait tout ça forme un tout bien affirmé,bien cohérent, je suis Célestine, céleste, sidérale, spatiale, stellaire,éthérée, poète, fée de mon état mais je suis aussi Troussecotte,coquine, gourmande, impudique, franche et libérée, et choquante aussi, sûrement mais tout ça, c'est la même soif d'absolu qui m'anime, je ne suis pas mièvre, ni hypocrite, ni mijaurée. J'aime toutes les nourritures, terrestres, spirituelles et cérébrales et artistiques, bref je suis une dévoreuse de vie.
      En revanche, j'ai un grand respect pour mes lecteurs, et si j'ai l'impression de devoir m'excuser, je m'excuse.
      Apparemment, ça plaît, ma façon d'être. Je refuse les compromissions, je suis sincère et parfois légèrement brut de décoffrage.
      En moi, il y a l'eau de la claire fontaine et le pornographe. Tout Brassens, quoi.
      Et petit Candide dans ma bouche, c'était terriblement affectueux, je m'exc...oups! pardon.
      Cela dit, mon gros mot "de charretier" c'était surtout un jeu de mot facile et tentant sur les sonorités du mot presbyte.
      Et quand je t'exhorte à ne pas quitter le monde de l'enfance, tu crois que les enfants ne disent pas de gros mots? Viens à la récré, on fera les mouches, et tu verras.Hi hi hi!
      Reviens quand tu veux.:-)

      Supprimer
    6. Râââh la honte, l'affreuse fôte à "ressemblance", ça vaut bien -10 points ça !

      Foin d'orthographe, au fond ch'uis tout pareille que toi : j'aime croire et rêver à Célestine la fée tout comme tu dis si bien Maîcresse, même que si, c'estvraiquellexistej'tedisqu'est-cequ'ellestbelleroahhh !

      Quant à Troussecotte... comment dis-tu ? "...coquine, gourmande, impudique (impudique ?),...franche, libérée, choquante, pornographe... ..." ...Pfiououoouhhh... ! :o0

      Ahem, euhhh, garglll...

      Et puis "terriblement affectueux", et puis "mon Candide" l'autre jour...
      C'est pas gentil, tout ça : comment j'vais dormir, maintenant, hein ?
      Quand j'vais pas rêver de Célestine, c'est Troussecotte qui va hanter mes nuits !
      Pfff, m'en vais prendre une douche froide,tiens !

      ...grmblblmbl...t'en foutrais moi, des "sonorités du mot presbyte", pfff !

      :o§ ;o))

      Supprimer
    7. ;oDDDDDD ! ! ! !

      Supprimer
    8. Bonne nuit mon petit Candide! LOL

      Supprimer
  13. Très belle page d'écriture ... sourire, un plaisir à lire ...
    Passer au dessus de tout ce qui fait mal, pas facile ! Se laisser porter par la musique du cirque que tu as choisie ... Etre un peu marge au milieu des mots ... Barde et barge aussi !

    La poésie me sauve ...


    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et moi donc! la poésie, c'est le sucre de la vie, le sel, le piment d'espelette, le miel et la cardamome.C'est gourmand croquant. C'est fondant et bandant. Et confondant. Et puis les barges, ça permet de voyager sur les fleuves remuants de l'existence. Et quand on est légèrement fêlé, on laisse passer la lumière.

      Supprimer

    2. Très bien vu, Veronica, pour cette lancinante musique de l'ombre du piano.
      Maicresse Célestine, pour sa part, enchaîne une bien gracieuse définition de la poésie.

      Supprimer
    3. Gracieuse, je ne sais pas...Mais en tous cas, sincère et personnelle.

      Supprimer
  14. Eh dis donc ça déménage fort! Est ce parce que tu n'as pas tes petits en face de toi que la réalité te prend de plein fouet? Et malgré tout, parmi ces victimes de terrifiants drames, des gens sont capables de révéler des beautés surprenantes. Je me demande où ils vont chercher cette énergie. Bel exemple pour nous qui sommes d'une certaine façon des privilégiés.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La résilience...certainement.
      Mon petit coup de mou est passé, je te rassure.
      Grâce à mon fond résolument positif, j'expectore les miasmes en une seule quinte, et après je respiiiiiire!
      -tu rêves ma pauvre vieille!
      -Oui

      Supprimer
  15. j'aime bien troubadour, c'est un peu cousin ( non, pas germain !!! ).
    Chanter la vie, la belle, la joyeuse,la saine nous protège peut-être des saletés de la vie,la vraie ... à moins que ce soit qu'une illusion ... mais bon ! chantons tout de même au cas où !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mais tout n'est qu'illusion, chère Sable.
      Tout n'est qu'un grand rêve universel. Rien n'est vrai. Rien n'existe.
      Tout est là, en nous, à nous de le faire couler au-dehors pour transformer ce que nous croyons être le réel mais qui en fait, n'est qu'illusion.
      Chantons, oui, au cas où.
      Je me sens mieux dans ce manteau d'étoiles que dans l'étroite redingote du pragmatisme.Et vu qu'on finit tous au même endroit, autant y aller confortable.

      Supprimer
  16. Assurancetourixlundi, 01 avril, 2013

    J'ai souvent pensé que nous pouvions vivre autrement, vivre plus richement, pas dans le sens de l'argent,mais plutôt profiter plus de la vie.Vivre, je suis plutôt entrain de survivre, vite un coup de cowboys fringants http://www.dailymotion.com/video/x10c3d_les-cowboys-fringants-etoiles-filan_music#.UVmXZ5MmaYE
    Nous sommes tous différents et nous avons en nous des atomes crochus soit dans la force, l'intelligence, soit dans l'aide de personnes( la gentillesse).On te casse plus, maintenant si tu réagis d'une manière diffèrente des autres, tu es catalogué,et dès fois mal vu.J'ai du mal à exprimer certaines émotions car je les ais tellement enfouies,mais que l'on me casse pas les pieds, avec leur monde idéal, pauvre choux tu as du mal à t'adapter. Nous avons tous le moyen de changer les choses, commençons par nous unir.Lorsque tu fais parti du système,lorsque tu as un métier,tu as réussi à être embauché, à suivre une carrière peux tu laisser tomber le monde qui tourne autour de toi? Un mouchoir dessus nous verrons plus tard du moment que tout reste intacte et latent.Je suis comme toi et que ça barde..biz

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Cher Barde! Je savais que tu viendrais à mon appel! Comme je partage ton émotion...Rien d'idéal dans le monde présenté comme tel...Le monde idéal est à construire, il est en chacun de nous, dans l'éco-responsabilité...Je dirais même l'écho-responsabilité.
      Faire partie du système ne veut pas dire fermer les yeux. Un système se change aussi de l'intérieur.
      Merci pour ta pêche. C'est enthousiasmant.

      Supprimer
    2. tu me lances dans des débats avec tes divers sujets qui m'interrogent vraiment, cela change de mon quotidien,on se pose sur un sujet plus en profondeur et après...?

      Supprimer
    3. Je ne sais pas...c'était toi, le barde? Explique-moi, je ne comprends pas ce que tu veux dire, cher Titi!

      Supprimer
    4. J'ajoute que je suis ouverte au débat.

      Supprimer
    5. je suis Assurancetourix le barde, il m'arrive de me barder de surnom,pour le fun l'important c'est de partir sur une idée ou d'y répondre. Je disais: on approfondit les sujets à notre manière et puis on retourne à notre vie, mieux ne pas y penser dès fois et continuer sa vie??

      Supprimer
  17. Et bien ma Célestine j'espère que ce petit coup de gueule te fait du bien... c'est vrai que tout n'est pas rose dans ce monde, mais les médias oublient si souvent de nous montrer toutes les choses positives qui sont faites dans l'ombre... alors continuons de rêver, ouvrons nos yeux à l'amour, et bouclons un peu plus souvent le bouton des infos...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est d'ailleurs pourquoi je me suis empressée de créer la page des bonnes nouvelles, en haut de ce blog...Oui, c'est possible, un journal positif, qui parle de ce qui va bien dans le monde.
      Je t'embrasse ma Prudence.
      Au bouton des infos, je préfère les boutons de roses...

      Supprimer
  18. alors vous prendrez en cure d'attaque du Petit Singe vert en perfusion pendant 24 heures puis en suite en cure de fond pendant six mois 3 fois par jours , ça fera 30 francs !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. et quand ça ira vraiment mieux vous réduisez mais vous ne l'arrêtez pas !!! sinon vous rechuterez !

      Supprimer
    2. Excellente ordonnance,petit singe Vert.
      Je vais tout de suite prendre ma dose d'attaque...
      Mais dis donc, c'est vrai que le principe de réalité, ce n'est qu'une vue de l'esprit chez toi!Tu sais que ça fait 12 ans qu'on est passés à l'euro (entre nous, d'ailleurs, on aurait mieux fait de se casser un bras!)

      Supprimer
    3. Bon bin ça fera 30 euros alors !

      Supprimer
    4. Lol, eh oui, c'est bien ça le drame...un franc est devenu un euro, sauf pour les salaires...

      Supprimer
  19. Comme toi, je n'en peux plus parfois du catastrophisme! Je pense que les médias en rajoute parfois... et je vois autour de moi des personnes qui auraient toutes les raisons de désespérer, relever la tête et voir les belles et bonnes choses!! Et puis, comme toi, un sourire me fait fondre, un éclat de rire me donne du bonheur pour la journée, du soleil sur mon épaule me ravit et tant d'autres merveilles!!!

    PS: je prendrais bien tout de même un peu de Petit singe vert...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, Brizou, vas-y! Il devrait être remboursé par la sécu, tellement il est drôle et poétique. Je l'adore!
      Va voir aussi la gazette des bonnes nouvelles (tout en haut de mon blog)

      Il y en a des merveilles, arrêtons de ronchonner messieurs les journalistes!

      Supprimer
  20. Célestine on cherche une marraine , des jumelles !! et oui il y a une grande et belle surprise ! tu vas en tomber sur le cul !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai vu...J'ai même laissé un comm géant.;-)

      Supprimer
    2. oui et il est trop bien !! ça c'est chouette un faire part on aurait pu y penser mais jamais il n'aurait été si bien écrit j'adore l'adresse enfin tout quoi ! merci du fond du cœur , et aussi je voulais te dire qu'il y a une photo chez Baguy quand je l'ai prise je me suis dis là Célestine elle va être morte de rire tu sais celle ou je mesure ma queue au chat !!! hé hé ! allez et bien bonne journée toute grise encore ??? pfff on va moisir !!! va falloir qu'on prenne un bain à la javel mais après je serais blanc alors non tant pis on va moisir !!!

      Supprimer
  21. Le principe de réalité, en toute chose, découle de principes non moins réels de la vie qui ne sont souvent,qu'illusions! Cela me rappelle, un poète et moraliste, Chamfort né au 18e siecle, qui cite un principe ou plutôt une maxime:" Il faut convenir que, pour être heureux en vivant dans le monde, il y'a des côtés de son âme qu'il faut entièrement paralyser!"
    S'il y'a un principe de réalité, Célestine,c'est que nos méninges ne chôment pas quand ils traversent ton espace bloguéen!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, d'ailleurs tu me fais penser que je crois bien qu'on dit une méninge...mais je suis quand même allée vérifier dans le dico. Et vue l'heure avancée de la nuit, (heure d'été oblige) c'est un exploit.
      La phrase de chamfort ne précise pas quel côté de l'âme il faut paralyser...c'est dommage... ;-)
      Merci de ta contribution au débat.

      Supprimer
    2. J'ai toujours penser que "méninge", c'est du masculin, mais là, méa culpa!
      Pour les côtés de l'âme dont parlait Chamfort, j'avoue n'avoir pas moi-même penser à la possibilité d'une multitude de facettes de l'âme!Et puis franchement pouvoir paralyser un ou plusieurs côtés de l'âme, me laisse perplexe!

      Supprimer
    3. Oh, je t'en prie, ne t'excuse pas. Le genre des noms communs est un casse-tête en français...

      Supprimer
  22. Un billet noir à la manière des auteurs des Quais ?...
    Dimanche je flottais aussi, envie de rien, enfermée dans ma carapace, fermée à tout et mêmes aux blogs. Si j'avais lu ce billet en temps réel, il aurait surmultiplié mon état second de vide, de manque, de regrets même car j'ai horreur des lendemains d'un projet qui m'a portée pendant des mois...
    Allez, ce matin, il faut avancer, reprendre le rythme, oublier cette langueur d'un we pas ordinaire...
    Bon courage, Célestine, pour cette reprise en attendant les vacances de Printemps.
    Gros bisous d'O.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le billet noir sans doute un peu inspiré par la vision de Marcus Malte...mais surtout par l'agacement provoqué par les donneurs de leçons, les adeptes du principe de réalité...et aussi le sentiment qu'hélas, parfois la réalité nous rattrape et nous empêche de rêver aussi souvent que l'on voudrait...
      Désolée si je te plombe un peu le matin...Il y a chez moi un vieux fond d'optimisme qui contrecarre mes désabusements passagers.
      De tout coeur, je te comprends, pas facile de redescendre sur terre après la journée de samedi, où tout était juste et parfait.
      Je t'embrasse. Tu es une belle âme, Soène.

      Supprimer
  23. Le monde est dur pour les rêveurs...l'être vraiment humain n'est pas adapte à ce monde réel c'est pour cela qu'il crée ou qu'il lit ou qu'il se cherche des bouts du monde ou de paradis...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est superbement dit. Je le garde pour un prochain roman, avec ta permission.
      Je crois que je me suis toujours cherché des bouts du monde ou de paradis.
      Les étoiles en sont un, admirable. Et celui que je vis est tout simplement merveilleux et étourdissant.
      Bises, mind the gap between the train and the platform but don't mind the gap betweeen you and your secret dreams.
      Kisses

      Supprimer
  24. La poésie sauverait le monde si nous prenions juste le temps de la lire.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mais je prends le temps, chère Hélène. Tous les jours.
      Il faudrait qu'on soit plus nombreux en fait...

      Supprimer
  25. Nous ne sommes pas faits pour prendre la réalité du monde en face (de trois-quarts déjà c'est pas mal)! ça se saurait ! On sait que l'espoir est minime en proportion des facteurs désespérants qui nous agressent chaque jour ! Je suis triste, fourbue ce matin alors ton billet me mine !!!! Je repense à nos ricanements de samedi face à la bibliothécaire qui interviewait Marcus, cela me laisse à penser que nous gardons un regard neuf sur le monde, cela me dit que mon moral va remonter ! Et que tes mots sonnent toujours justes, qu'ils soient gais ou plus sombres...
    Bises Célestine ! :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est génial ce que tu dis: prendre la réalité du monde de trois quart ...Allez, hauts les coeurs, j'ai oublié mes états d'âme du weekend, comme je le disais à Soène, c'est dur de redescendre sur terre après être monté si haut...Merci ma belle pour la fin de ton commentaire.

      Supprimer
  26. Je crois aussi être maudit ! (je n'irai pas jusqu'à me prétendre poète.) Le dur principe de réalité m'a rattrapé ce week-end : mon amie me fait la gueule et me reproche de "l'étouffer sous ma tendresse et mes prévenances". J'ai peur que l'un de nous deux ne puisse survivre. Merci pour vos billets.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Dites donc, monsieur Zoulou, on n'est pas venu réclamer son prix, à ce que je vois? il attend toujours. Et je n'ai qu'une parole.

      Supprimer
  27. Le principe de réalité est une réalité. Plutôt que de le fuir en rêvant et en m'inventant un autre monde comme je l'ai longtemps fait, je préfère aujourd'hui réfléchir et agir pour créer des micro failles qui peut imperceptiblement agir sur cette vilaine réalité qu'il nous appartient à tous de modifier. :)

    Car cette réalité commune que nous ne pouvons nier et qui correspond à la situation malade de notre société, elle est à nous, c'est nous qui la rendons possible. Nous sommes bien plus nombreux que les décideurs qui contribue à installer cette réalité, alors pourquoi tous les rêveur du monde ne pourraient ils pas créer un lobby? ;)
    à moins que ce ne soit encore un rêve... :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah chère Julie, mais je ne fais pas autre chose! Je rêve de créer un lobby des utopistes, des rêveurs, et d'ailleurs, je fréquente avec bonheur des altermondialistes, et rien que le mot me plaît: alter, autre monde...
      Je ne fuis que de temps en temps, pour reprendre des forces en moi-même, dans mes paysages intérieurs. mis je combat par "micro-failles". En instillant des idées citoyennes dans la tête de mes chers élèves. Des idées pour que leur monde soit meilleur.

      Supprimer
  28. désolée pour les faute maîtresse :D j'ai tapé vite, c'est la passion qui me rend nulle en orthographe! ;)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu es pardonnée, la passion excuse tout!

      Supprimer

Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.