lundi 5 octobre 2009

Demi-teintes

Politiquement, c'était un week-end en demi-teintes.


Les Irlandais avaient dit "non", la première fois, mais ce week-end ils n'ont plus dit "non" à l'Europe des délocalisations, à l'Europe des privatisations, à l'Europe de l'ultra libéralisme, bref , à l'Europe des riches, les Irlandais se sont dédits, rétractés, désavoués, ils étaient notre seul et dernier espoir de voir enfouie à tout jamais cette constitution en écran de fumée, qui cache tant de mauvais augures sous des dehors très policés et soi-disant démocratiques. La fin des services publics, par exemple.La mort annoncée de l'école, de l'hôpital, de la poste...J'en ai froid dans le dos.


Pourtant, dans le même temps, les français ont inauguré une nouvelle forme d'expression de l'opinion publique, pas violente comme une manifestation, pas gênante comme une grève.Il s'agissait d'une "votation citoyenne" organisée par les syndicats. Les citoyens étaient invités à répondre pacifiquement, en faisant leur petit marché du samedi, à la question: "désirez-vous que la poste soit privatisée?" Deux millions de personnes ont répondu "non", ce qui est une preuve réjouissante de la bonne santé de mes concitoyens, qui ont un grand besoin de dire ce qu'ils pensent et d'être entendus, surtout. Et cela donne beaucoup d'espoir en ces temps bien gris.
Gris, mais pas tout à fait noirs, finalement.

6 commentaires:

  1. J'étais RA-VIE ! RAVIERAVIERAVIE !! Non pas du fait des elections en Irlande mais des résultats des votations pour la Poste. ça fait chaud au coeur, ça redonne du courage pour les batailles venir !
    Une questions, pourquoi utiliser le terme de "votation" ? jusqu'à présent je n'avais entendu que les Suisses l'utiliser pour parler d'élections...

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  2. même si on ne peut plus avoir confiance en nos dirigeants, gardons foi en l'homme...
    Bisous
    Mathéo

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  3. Nous y sommes aussi allés, et dans un quartier dit difficile, le plus décrié de la ville. et ça faisait plaisir de voir les habitants, pour la plupart immigrés, allaient remplir ce devoir citoyen. ( Je n'aurais pas du l'être, puisque c'est un quartier qui vote toujours à gauche et qui a permis, (lors du référendum fait pas Carignon pour la construction du tram, le premier référendum municipal), à celui ci de voir le jour. Ce sont ces quartiers populaires qui l'ont contraint à appliquer une décision prise par la municipalité précédente de gauche.

    Je ne désespère pas de voir un jour, le peuple se relevait !!

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  4. petit âne gris06 octobre, 2009 21:34

    Nous réjouir certes, mais la question essentielle doit se porter sur le mot DEMOCRATIE!!!
    Car
    voir les peuples, après un premier vote qui oppose un NON à une constitution "QUI DEVAIT PASSER", se faire voler aux yeux du monde leur choix
    ou
    voir un nouveau président s'asseoir sur leur choix
    et
    voir ces mêmes Républiques faire des leçons, à, et, dans des pays où l'arbitraire est le droit des gouvernants, quelle crédibilité?

    Nos luttes, les miennes, ne sont que les braises d'un espoir, peut-être!!??
    Les pays dit "Riches" s'appauvrissent chaque jour de l'essence de la vie,
    les pays dit "Emergents" ne doivent pas copier mais créer,
    céer l'espace de vie qui permettra aux pays dit "pauvres" de penser à l'équilibre de l'être.
    Et ces derniers, à tous,à nous, nous donner les leçons de l'humanité heureuse, heureuse sur cette minuscule planète qui vue à l'intérieur de milliers de galaxie est ridiculement minuscule alors pourquoi souffir "démocratiquement"??????

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  5. Oui, pourquoi??? je me le demande...

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  6. Alors, renseignement pris, votation, c'est un mot utilisé dans les pays francophones, suisse, québec, et les syndicats voulaient attirer l'attention du public sur la démarche en utilisant un mot qui interpelle le chaland. Visiblement, ils ont misé juste!

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.