
En plein après-midi, exactement là, chaque jour, le soleil asperge le lit de sa lumière chaude de début d'automne.
J'aime m'y rouler en boule après manger, comme une grosse marmotte qui digère. Je sens la chaleur céleste me titiller gentiment le plexus. J'en ai besoin, surtout en ce moment où les vagues de la vie me roulent en tous sens comme un bois flotté.
C'est alors que Morphée, fils de Nyx et d'Hypnos, vient subrepticement s'asseoir à côté de moi.
Je l'observe du coin des cils.
C'est un beau jeune homme. Un visage fin au profil grec, forcément. Il a de petites boucles blondes qui se tortillent sur sa nuque en volutes confondantes. Je passerais bien mes doigts dans ces cheveux d'ange en soie délicate...Il est assez bien bâti, on voit tous les muscles de son ventre affleurer sous sa peau bronzée. La cuisse ferme et le pagne conquérant laissant deviner des choses prometteuses.
Mais alors...il est d'un ennui ! Mortel... Aucune conversation. Il me réciterait l'annuaire à la page des notaires de Maubeuge que je baillerais moins.
En moins de cinq minutes, je m'alanguis en écoutant distraitement son monologue monocorde, qui s'éloigne de plus en plus. J'ai les esgourdes qui s'ensablent.
Les bras de Morphée, je vous en ficherais...On n'a même pas le temps d'en voir la couleur, ni surtout d'en tâter le grain de velours. Encore moins d'en sentir la ferme et douce étreinte...
Limite publicité mensongère, quoi.
C'est quand même un rien surfait, ces expressions mythologiques. Enfin, ce que j'en dis...
J'aime m'y rouler en boule après manger, comme une grosse marmotte qui digère. Je sens la chaleur céleste me titiller gentiment le plexus. J'en ai besoin, surtout en ce moment où les vagues de la vie me roulent en tous sens comme un bois flotté.
C'est alors que Morphée, fils de Nyx et d'Hypnos, vient subrepticement s'asseoir à côté de moi.
Je l'observe du coin des cils.
C'est un beau jeune homme. Un visage fin au profil grec, forcément. Il a de petites boucles blondes qui se tortillent sur sa nuque en volutes confondantes. Je passerais bien mes doigts dans ces cheveux d'ange en soie délicate...Il est assez bien bâti, on voit tous les muscles de son ventre affleurer sous sa peau bronzée. La cuisse ferme et le pagne conquérant laissant deviner des choses prometteuses.
Mais alors...il est d'un ennui ! Mortel... Aucune conversation. Il me réciterait l'annuaire à la page des notaires de Maubeuge que je baillerais moins.
En moins de cinq minutes, je m'alanguis en écoutant distraitement son monologue monocorde, qui s'éloigne de plus en plus. J'ai les esgourdes qui s'ensablent.
Les bras de Morphée, je vous en ficherais...On n'a même pas le temps d'en voir la couleur, ni surtout d'en tâter le grain de velours. Encore moins d'en sentir la ferme et douce étreinte...
Limite publicité mensongère, quoi.
C'est quand même un rien surfait, ces expressions mythologiques. Enfin, ce que j'en dis...
¸¸.•*¨*• ☆








