Je n'ai jamais oublié le jour où Eliette Beauchamp, cette pimbêche mielleuse qui empoisonna ma classe de septième, avait caché dans mon cartable ses pièces en plastique (qui nous servaient à apprendre à compter la monnaie) pour me faire accuser de les avoir volées. Ou pire : quand un prof m'avait punie parce que j'avais trouvé la réponse à un problème et que j'avais osé dire que c'était facile... péché d'orgueil, sans doute.
Une blessure terrible en tous cas. Quand tu essaies de faire de ton mieux, c'est dur à encaisser.
Le sentiment d'injustice qui m'agita alors, me secoua de tels spasmes, et ma souffrance fut si terrible, que je n'en suis pas encore tout à fait guérie...
Je n'ai jamais supporté l'injustice. Devant tous les films où le héros est accusé à tort, manipulé, roulé dans la farine, je pars en vrille, tel un Don Quichotte moderne. Et quand justice lui est rendue, j'éprouve une espèce de satisfaction béate.
Adolescente, j'aimais par exemple le comte de Monte-Cristo. Je m'identifiais tellement à lui, trahi par ses amis, accusé à tort, et emprisonné...J'aimais que la vérité éclate au grand-jour, et que les veules, les perfides, les affreux soient punis à jamais.
Si tu ne viens pas à Lagardère...A moi comte, deux mots ! Courbe-toi, fier Sicambre ! et toutes cette sorte de choses...
Maintenant, forte de ma vieille expérience, dans ma vie personnelle, je tente toujours de clarifier les situations avant de ressentir l'arbitraire douloureux d'une mauvaise compréhension. Pour me préserver. Parce que je connais la souffrance générée par les malentendus, les interprétations, les suppositions erronées. Et la sourde colère qui me trouble alors.
Je n'aime pas trop me plaindre, vous en conviendrez, je ne suis pas du genre Calimero, mais parfois, de vieux démons viennent me chatouiller, telle l'ombre d'Eliette Beauchamp. Et je sens ma gorge se serrer. Et mes poings dans mes poches.
Et quand se rajoutent les injustices dues à la folie des hommes, ou celles du destin...j'ai parfois envie de hurler comme une louve.
Une blessure terrible en tous cas. Quand tu essaies de faire de ton mieux, c'est dur à encaisser.
Le sentiment d'injustice qui m'agita alors, me secoua de tels spasmes, et ma souffrance fut si terrible, que je n'en suis pas encore tout à fait guérie...
Je n'ai jamais supporté l'injustice. Devant tous les films où le héros est accusé à tort, manipulé, roulé dans la farine, je pars en vrille, tel un Don Quichotte moderne. Et quand justice lui est rendue, j'éprouve une espèce de satisfaction béate.
Adolescente, j'aimais par exemple le comte de Monte-Cristo. Je m'identifiais tellement à lui, trahi par ses amis, accusé à tort, et emprisonné...J'aimais que la vérité éclate au grand-jour, et que les veules, les perfides, les affreux soient punis à jamais.
Si tu ne viens pas à Lagardère...A moi comte, deux mots ! Courbe-toi, fier Sicambre ! et toutes cette sorte de choses...
Maintenant, forte de ma vieille expérience, dans ma vie personnelle, je tente toujours de clarifier les situations avant de ressentir l'arbitraire douloureux d'une mauvaise compréhension. Pour me préserver. Parce que je connais la souffrance générée par les malentendus, les interprétations, les suppositions erronées. Et la sourde colère qui me trouble alors.
Je n'aime pas trop me plaindre, vous en conviendrez, je ne suis pas du genre Calimero, mais parfois, de vieux démons viennent me chatouiller, telle l'ombre d'Eliette Beauchamp. Et je sens ma gorge se serrer. Et mes poings dans mes poches.
Et quand se rajoutent les injustices dues à la folie des hommes, ou celles du destin...j'ai parfois envie de hurler comme une louve.
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