02 décembre 2025

La femme qui murmurait à l'oreille des bégonias

  




Tistou découvrit ce jour-là pourquoi le vieux jardinier Moustache parlait si peu aux gens ; c’est qu’il parlait aux fleurs. 
-Alors, la rose-thé, toujours gamine ? On joue à garder
des boutons en réserve pour les faire éclater quand
personne ne s’y attend ? Et toi, le volubilis, tu te prends
pour le roi de là montagne, à vouloir t’échapper vers le haut
de mes châssis ! En voilà des façons ! 

Maurice Druon, Tistou les Pouces verts, 1957








Il m'arrive d'être comme le jardinier Moustache : je parle à mes fleurs. Elles me répondent, à leur façon. Elles me témoignent leur gratitude en m'offrant leurs plus belles corolles. Amis cartésiens qui passez par là, ne soyez pas trop critiques : parler aux fleurs, embrasser les arbres, tutoyer les étoiles, ce sont les gestes les plus sensés que je connaisse. Certains feraient bien d'en prendre de la graine, si j'ose dire.

La petite pousse que vous voyez sur la photo a une histoire charmante, et étonnante. Vous voyez l'espèce de chose bizarre dont elle émerge, qui ressemblerait plutôt à une vieille éponge mitée oubliée sous la pluie ?  C'est un morceau de tige de yucca. Je sauvai naguère ledit yucca d'une mort affligeante, puisqu'il fut coupé par un jardinier ignorant, ( c'est à dire ne sachant rien des yuccas) et destiné à la déchetterie. (le yucca, pas le jardinier.) Un coup de vent ou un cahot providentiel firent tomber le yucca de sa remorque bringuebalante. J'étais là. 

Je le ramasse, et décide de lui redonner une chance. Je coupe ses feuilles sèches, sa tige trop longue, et tout en le bichonnant, le consolant, l'arrosant, je le plante avec force terreau et engrais dans un joli pot tout neuf. 
Puis avisant le morceau de tige flétrie, je le plante tout à côté. A tout hasard. Il paraît que j'ai la main verte.
Quelques semaines plus tard, je me dis que non, le morceau de tige ne donnera rien et je décide de l'arracher. Mais un événement imprévu m'obligea à remettre ma funeste décision à plus tard. (bizarre hasard...)
Quatre jours après, comme pour me démontrer que ce n'était pas le bon choix, la vieille souche donna cette merveilleuse petite pousse d'un joli vert tendre. J'imagine très bien ce qui a dû se passer dans sa petite tête de yucca : « Ouh là ! je la vois venir celle-ci, avec son sécateur ... Ne voudrait-elle pas m'envoyer ad patres ? Dépêchons-nous de bourgeonner ou ça ira mal pour mes fesses ! »

Les fleurs communiquent, par des processus chimiques et vibratoires assez complexes, elles s'entraident, les arbres se parlent, il paraîtrait même qu'ils auraient comme un coeur battant. Une orchidée mal en point peut reprendre force, si une de ses congénères la stimule et l'encourage. Les fleurs aiment la musique, certains pépiniéristes diffusent du Mozart dans leurs serres. Certains sons améliorent leur croissance, tels les bourdonnements d'insectes. Certaines plantes ne se supportent pas entre elles, et ce mauvais voisinage les étiole. Un peu comme nous avec les gens toxiques, finalement. 
C'est le mystère du vivant. Passionnant. Intemporel. Fascinant.

J'aurais aimé que vous entendiez mon amie Nat enguirlander mon bégonia parce qu'il s'étalait un peu trop. C'était délicieusement drôle. Depuis, il a redressé ses feuilles et se tient bien droit. Il a compris. Quand je vous dis que les fleurs sont intelligentes...et sensibles. 

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Pour en savoir plus, c'est ICI.

Ou bien LA.




57 commentaires:

  1. Bonjour Célestine, j'aime beaucoup ce billet :-).
    J'ai effectué comme toi un essai cet été avec une vieille branche abandonnée de yucca toute desséchée. Je l'ai déplacée dans une haie très mal en point. Mais contrairement à toi je l'ai simplement appuyée contre un grillage et posée à même le sol que je n'ai pas creusé tellement il était dur !... Je découvrirai peut-être un miracle en juin prochain ! :-) C'est dans le sud évidemment à 2 ou 3 mètres d'un olivier qui se porte bien ! Bises ma Céleste :-)

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    1. Oui, s'il repousse dans ces conditions, tu pourras vraiment parler de miracle !
      Mais les plantes en sont capables. Je me souviens d'iris oubliés sous un tas de parpaings, et qui ont fait au printemps des fleurs encore plus belles que les cultivés... Une forme de résilience, sans aucun doute.
      Merci ma Biche.
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  2. J'y crois pas trop trop, mais mon épouse oui, alors c'est elle qui parle aux fleurs...

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    1. Tant que tu ne te moques pas d'elle, c'est parfait. ;-) ;-) ;-)
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  3. Yucca dit, Yucca da ! J'ai évité à Célestine qu'elle ne se plante !
    Ça me rappelle une petite histoire : il y a quelques années pour faire tenir une plante fleurie annuelle qui en avait bien besoin, j'ai planté un tuteur pour l'assister, un bout de bois venant de je ne sais d'où. La plante vécue l'espace de sa saison. Le tuteur resta planté. À la belle saison on se rendit compte que le bout de bois s'était métamorphosé en forsythia, qui depuis a bien grandi et qu'il faut désormais tailler drastiquement deux fois par an.

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    1. Oooh ! mais je me souviens très bien de ton histoire de tuteur qui avait fleuri à la place de la plante.
      Tu en avais fait un billet, délicieux comme à l'accoutumée.
      Je me souviens aussi d'un billet de Françoise sur ses orchidées, qui montrait ce que je raconte ici : l'entraide entre les plantes...
      J'ai utilisé un jour une tige de bambou pour faire un tuteur. Je la croyais sèche, et elle a repris racine.
      La vie a une force incroyable.
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  4. Et bé moi, ma petite Celle qui es si mignonne, c'est aux oreilles des champignons que je murmure: quand j'en trouve pour les féliciter et les remercier, quand il n'y en pas pour reprocher leur absence, mais jamais à haute voix pour ne pas faire repérer mes coins par d'éventuels concurrents...Et puis c'est moins fatigant que de murmurer aux oreilles des fleurs: la saison est courte!

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    1. Et voilà, ça c'est une fatalité : personne ne dévoile jamais ses coins à champignons...
      J'aimerais te voir parler aux champis. Tu dois être si mignon...
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  5. Là où une fleur pousse, un cœur bat.
    Et ce cœur bat avec une douceur pleine de tendresse, une plénitude dont le jardinier est le seul chef d’orchestre. De cette franche complicité nait l’improbable, l’inattendu, voire l’inespéré. Les miracles naissent du mélange un peu fou de la sagesse et de la patience.
    Ton billet est tout doux, plein de promesses, de générosité. Normal, c’est tellement toi tout ça, non ?
    Merci pour cette parenthèse verte.
    Bises Frangine.

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    1. Ce billet est né d'un moment particulier que j'ai vécu dimanche avec la susdite Nat. Elle m'a apporté un pot rempli d'une magnifique acanthe, une fleur particulièrement belle et qui s'adapte bien dans les jardins du sud. Au bar où nous sommes allées boire un verre après de spectacle, elle a installé la plante sur une chaise, et s'est mise à lui parler comme si elle était une personne. Le serveur est entré dans le jeu et lui a demandé ce qu'elle désirait boire. Cela a déclenché un de ces fous rires qui font tellement de bien...
      Voilà, tu sais tout, frangin.
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    2. Des fous rires qui font tellement de bien, c'est d'une justesse vibrante.
      Profitons de chaque instant avec bonheur.
      Bises frangine.

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  6. Souvent, effectivement, les marsiennes, tout comme les martiennes, ont la main verte ! ;-)

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    1. Bon, on ne dira à personne que je suis une avrilienne...Sinon ta vanne tombe à l'eau.
      Et elle est fort drôle.
      Bisous et bonne nuit, mon oncle putatif adoré.
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  7. Hello Miss W. Il y a longtemps que je sais que tu parles aux fleurs. Moi je les aime mais comme un amoureux transi. Comme je les aime toutes je les confonds et je suis peu apte à les identifier. Je ne retiens pas leurs noms. Je crois qu'elles m'en veulent un peu. Alors que toi elles t'écoutent et ne te résistent pas. Qui le ferait? ☘️🎵🌹ATTB A.B 🎸

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    1. Nous sommes sans doute faites de la même eau, les fleurs et moi. Opiniâtres, fragiles et fortes à la fois, portant haut leurs couleurs... Entre soeurs, c'est plus facile.
      En tout cas, moi, je ne résiste pas à ta délicatesse d'âme. Mais ça tu le sais déjà, mon cher gentleman picard.
      Kisses from your angel b et attb.
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  8. En effet tout semble évident quand on porte le printemps en soi. C'est avoir la main verte, le geste de la renaissance pour ces plantes sensibles à l'amour qu'elles reçoivent. En reconnaissance elles se parent de leurs plus beaux atours
    Et cela ne peut qu'émouvoir la vieille branche que je suis.

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    1. Vieille branche encore bien verte, quand même... :-)
      Merci pour ce joli commentaire. C'est beau « porter le printemps en soi »...
      Gros kiss
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  9. Elle est joliment racontée cette histoire de belle jardinière ! Il m'est arrivé aussi de sauver un yuka de la poubelle, c'est costaud ces plantes !

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    1. Oh oui, c'est costaud un yucca. La résilience de certaines plantes me fascine...
      Et la force de vie contenue dans des graines qui ont parfois des dizaines d'années, c'est incroyable.
      Remarque, les embryons congelés, ça laisse rêveur aussi...
      Bisous belle Myrte
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  10. Pas le choix, la communication s'impose, le vivant est là pour l'attester ...

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    1. Elle s'impose, et en même temps, est-ce vraiment une corvée ? C'est un plaisir de chaque minute que de se connecter à la Nature.
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  11. Les fleurs fleurissent dans ta tête
    Et même malgré toi
    Tu nous montrera ce Yucca
    Quand il ira gratouiller le ciel
    Il saura nous faire la
    Nique, nique, nique
    Et plus que ça
    Avec l'IA

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    1. Je n'ai pas trop compris l'allusion à l'IA.
      Mais oui, je re-publierai des photos de ce yucca sauvé d'une mort certaine...
      Bisous marine
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  12. "Parler aux fleurs, embrasser les arbres, tutoyer les étoiles, ce sont les gestes les plus sensés que je connaisse."
    Bien sûr. Vous avez raison. Qui sont les fous, dans ce monde en perte de valeurs ?
    La folie, c'est justement d'oublier que si on est là, c'est parce que l'environnement nous est favorable. Et l'environnement, c'est l'oxygène, l'eau, la nourriture.
    Les dictateurs, les bellicistes, les mégalomanes ne parlent pas aux arbres. Ils ne pensent pas que le monde puisse tourner autrement que pour servir leur soif de pouvoir. Ils n'en ont rien à faire des abeilles, des tortues, des indiens d'Amazonie.
    Alors continuez à parler aux fleurs, chère enfant.
    « Quand ils auront coupé le dernier arbre, pollué le dernier ruisseau, pêché le dernier poisson. Alors ils s'apercevront que l'argent ne se mange pas »...
    Je vous embrasse, pour votre combat pacifique permanent contre la laideur et la bêtise.
    ~L~

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    1. Le proverbe amérindien est plus que jamais d'actualité.
      Il me rappelle la chanson « l'air du vent » dans le dessin animé Pocahontas.
      Pour toi, je suis l'ignorante sauvage
      Tu me parles de ma différence, je crois sans malveillance
      Mais si dans ton langage, tu emploies le mot "sauvage"
      C'est que tes yeux sont remplis de nuages, de nuages

      Tu crois que la Terre t'appartient toute entière
      Pour toi, ce n'est qu'un tapis de poussière
      Moi je sais que la pierre, l'oiseau et les fleurs
      Ont une vie, ont un esprit et un cœur

      Pour toi l'étranger ne porte le nom d'Homme
      Que s'il te ressemble et pense à ta façon
      Mais en marchant dans ses pas, tu te questionnes
      Es-tu sûr, au fond de toi, d'avoir raison ?

      Comprends-tu le chant d'espoir du loup qui meurt d'amour ?
      Les pleurs des chats sauvages au petit jour ?
      Entends-tu chanter les esprits de la montagne ?
      Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent ?


      Courons dans les forêts d'or et de lumière
      Partageons-nous les fruits mûrs de la vie
      La terre nous offre ses trésors, ses mystères
      Le bonheur, ici-bas, n'a pas de prix

      Je suis fille des torrents, soeur des rivières
      La loutre et le héron sont mes amis
      Et nous tournons tous ensemble, au fil des jours,
      Dans un cercle, une ronde à l'infini !

      Là-haut, le sycomore dort,
      Comme l'aigle Royal, il trône impérial.
      Les créatures de la nature ont besoin d'air pur,
      Et qu'importe la couleur de leur peau.

      Chantons tous en chœur les chansons de la montagne,
      En rêvant de pouvoir peindre l'air du vent...
      Mais la Terre n'est que poussière,
      Tant que l'Homme ignore comment
      Il peut peindre en mille couleurs l'air du vent !

      Affectueusement
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  13. Je n'ai pas la main verte, et j'admire beaucoup ceux qui l'ont...
    Comme toi. Moi je suis la catastrophe des plantes. Je préfère qu'on m'offre des boulons... :-)
    Bises
    Angela

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    1. Je voulais dire des bonbons !
      :) :) :)

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    2. Des boulons c’est pas mal, ça peut servir ! Quant à la main verte je ne sais pas vraiment pourquoi certaines personnes l’ont et d’autres ne l’ont pas… c’est assez mystérieux le pays des plantes…
      Bises

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  14. Bonjour Célestine, à l'instar du jardiner Moustache , cela fait partie des plaisirs de l'existence que de parler aux fleurs, embrasser les arbres, tutoyer les étoiles et d'avoir parfois un peu la tête dans les nuages.

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    1. En tout cas c’est ainsi que je comprends la vie. D’aucuns te diront que le plaisir de l’existence consiste à boursicoter et à gagner plein de sous… you get all sorts comme disent les grands bretons…
      Bises mon zicos
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    2. et tu as bien raison ! bises Célestine.

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  15. J'aime bien la chanson de Sylvie Vartan du générique feuilleton "graine d'ortie" l'homme que tu seras.

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    1. Je suis allée l’écouter. Je ne connaissais pas du tout ce feuilleton.
      Merci pour la découverte. J’apprends toujours quelque chose avec toi 😁
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  16. Attentif aux plantes, aux arbres, aux lichens, aux mousses, aux insectes, mais aussi aux nuages et aux ruisseaux, j'avoue ne leur avoir jamais "parlé". Mais peu importe le langage, l'essentiel est de porter attention à la vie, à sa force, à sa fragilité, sous quelque forme que ce soit :)

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    1. Être attentif, c’est déjà une forme de langage. Pour parler aux fleurs, je vais au delà de ce que peuvent penser les gens. S’ils ont envie de trouver et ça ridicule, c’est leur problème en fait…Moi je sais qu’en jardinant, il m’arrive souvent de parler à voix haute. Les vibrations sont captées par les plantes.
      Je t’embrasse
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. De trouver ça…

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    3. Ridicule, Celestine ? Jamais de la vie !
      Elle nous donne des leçons de jardin philosophique avec un art consommé! :)

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    4. Des leçons de jardin philosophique… c’est beau ça ! Et tellement vrai.
      Merci ma bestiole
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    5. Tu as parfaitement raison, Célestine. Se soucier de l'avis des autres, en matière de sensibilité, serait un sinistre poison auto-infligé. La sensibilité, les émotions, sont affaires éminemment personnelles et n'ont pas à être jugées.

      Bises*

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    6. Après être partie deux heures au pays des rêves, je découvre ton billet qui me touche profondément. Un doux voyage qui me parle tout particulièrement à un moment de doutes dans ma vie .
      J’entends encore les rires de Nat, un vrai moment de bonheur .
      Et puis, je voulais te dire merci pour tous les sauvetages. Elles te remercient après mon départ précité mais réfléchi pour d’autres horizons . Oui j’ai parlé à mes plantes en leur expliquant que je les sauvais également de la noirceurs , des légaux de cigarettes…
      Merci aussi pour ce laurier coupé à tort par un jardinier sans âme , juste un tailleur sans connaissance ! Merci d’avoir sauver ses êtres végétaux sensibles et fragiles : cette partie de moi aussi .
      Je n’arrivais pas à me résoudre à ne pas les voir grandir .
      Je sème je plante je laisse une part de moi souvent dans différents endroits et je remercie ses trésors d’être là pour croire au bout de la vie .Je crois que je peux communiquer avec le végétal et le monde de l’enfance . Un point commun m’aide ; les voir grandir ! Ils mettent de la couleur dans la vie : un enchantement !
      Alors j’espère trouver un lieu de vie prochainement où tu seras à mes côtés , chère amie précieuse pour m’aider à fleurir et murmurer à mes plantes d’intérieur ou d’extérieur le bonheur de les avoir à mes côtés tous les jours .. J’ai les larmes aux yeux en y pensant .et même avec les lunettes j’y vois mal . Je suis vraiment émue à la lecture de ce billet
      AnneSoCoquelicot

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  17. Il y a bien des choses compréhensibles que pour le cœur. Lui seul connaît le sens de la vie. « Fend un morceau de bois et je suis là, soulève une pierre et je suis là. » Alors pour moi parler aux fleurs c’est tout naturel. Cela provient d’une intelligence devant laquelle les raisonnements s’inclinent. Kea

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    1. Le contraire m'eût étonnée de ta part, Kea.
      Le subtil est une forme d'intelligence qu'un oeil avisé et un coeur pur repèrent partout...
      Belle soirée
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  18. Ju'lierre grimpante 😀jeudi, 04 décembre, 2025

    Bien que Bégon nia point la Flower Power influence, il ignorait totalement que les murs mouraient en votre présence 😀

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    1. Ton pseudo m'a fait mourir de rire. Mais où vas-tu chercher tout ça ?
      Bienvenue dans ma Flower power team, ma Julie.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  19. Moi je parle à mon jardin , je le caresse et l'encourage à pousser. Mes paroles remplace avantageusement l'engrais

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    1. On se comprend, Daniel.
      Et en plus, c'est écologique. ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  20. Évidemment, tu me prends par les sentiments en citant Robert Redford et Tistou ! J'aime bien cette idée que le s plantes nous écoutent. En ce qui me concerne, j'adore parler aux arbres.....

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    1. Certes, mais je prends QUI par le sentiments, cher(e) anonyme ?
      Il faudrait vraiment penser à signer les commentaires…
      J’aime bien savoir à qui je parle 😊
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  21. Voilà un post qui mérite bien des commentaires.
    Chez nous, le yucca est un problème. C'est une plante invasive qui prends la place de nos espèces endémiques. Notre établissement a participé à des campagnes d'éradication sous la direction du parc national des calanques. Et je suis mitigé avec ça, car ça me peine toujours d'arracher des végétaux et en même temps, il faut bien convenir que ces plantes exotiques ont un pouvoir destructeur certains sur les végétaux de notre région.
    Pour te donner un exemple dans le monde animal, chez nous, à Marseille, le ciel est de plus en plus rempli de jolies perruches lâchées là par je ne sais qui (certains disent un conseiller municipal qui trouvait ça beau, d'autres disent un particulier...) et ces beaux volatiles prennent gentiment la place de toutes nos bêtes à plumes locales. Que faut-il faire.... les tuer ? C'est qu'en plus, c'est vrai qu'ils sont beaux ces oiseaux.

    Et à propos des plantes qui poussent spontanément.... chez moi, au pied d'une plante exotique en pot en intérieur je vois un jour une belle pousse, de quelque chose qui n'est pas une herbe folle. Ca pousse, ça pousse et ça s'avère être un agrume. Un citronnier. Fichtre, d'où sort-il le bougre ?
    Et puis je me suis souvenu qu'un soir d'apéro, j'ai bu un punch (j'aime le rhum) et une graine de citron était restée au fond du verre. Je l'avais jeté dans le pot en question. Et il avait trouvé là un terrain favorable. Je l'ai laissé en terre, pour qu'il prenne de la vigueur. Puis est venu le moment de le rempoter. Je n'aurais pas du. Il n'a pas supporté le voyage. Il est mort.

    Sinon, je parle aussi à mes plantes quand je les arrose. Bon, je dois être un peu fada sans doute !

    Bizettes ma chère.

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    1. Oh, j'ai oublié de m'identifier... c'est Gier.

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    2. Ah cher ami, ce que c'est d'être trop occupée ! mais me voilà, je ne laisse jamais en rade un commentaire, même dix jours après...
      Surtout un commentaire de cette teneur. Alors ce que je peux dire c'est que, bien sûr, je sais qu'une espèce qui devient envahissante ne mérite pas la même compassion que celle dont j'ai fait preuve en sauvant mon pauvre et unique yucca.
      Ton exemple des perruches me rappelle les jardins près de la villa Borghèse, envahis de perruches. Un vrai fléau pour les Italiens, apparemment...
      On pourrait parler aussi des écureuils gris de Londres, qui ont décimé les écureuils roux...
      Les espèces invasives existent aussi chez l'être humain :-)
      Quant à ton pépin qui a failli devenir un citronnier, elle illustre le vieil adage : le mieux est l'ennemi du bien. Mais tu es excusé, car tu as cru bien faire.
      En résumé, des fadas comme toi, j'en veux bien tous les jours. ;-)
      Bizettes étoilées en retour
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  22. Il semblerait que les plantes aient une oreille attentive pour celles et ceux qui savent leur parler, et les écouter. Pas besoin d'être un géant vert pour avoir la main verte, à défaut des pouces ;-) !
    Pas besoin non plus d'habiter dans le froid pour parler aux oiseaux, au soleil et aux forêts, aux ruisseaux parfois, quand le temps n'est pas trop froid ♫♫♫
    Bises puydômoises

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    1. Ah, je ne me lasserai jamais de tes références musicales. Ah chaque fois je prends une grande bouffée de nostalgie douce. Gerard lenorman...toute une époque comme disait Audiard...
      Bisous doux
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  23. Celestine, parler aux plantes, quelle belle idée. Avec cette confiance forte faite au vivant. Comme la coque de la noisette, ton humour léger protège tes propos sans les affaiblir. Ton ton est velours mais jamais mou. J’aime ta petite fable du yucca. La vie qui s’enroche, qui s’accroche. On cherchera en vain du cynisme dans tes mots. Peine perdue. Un texte qui fait du bien.
    ;)

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    1. Gros kiss, mon cher Lothar.
      Ce que tu dis de moi, avec tes mots toujours bienveillants et ciselés dans l'ambre, me va droit au coeur.
      Je t'embrasse
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  24. Parler aux fleurs, ça ne dérange personne... merci pour cette belle nouvelle. Comme quoi, tu as bien fait de récupérer le yucca. Bonne semaine, bises.

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    1. C'est un vrai bonheur que de sauver un être vivant d'un destin funeste.
      Merci pour ton passage Elisabeth.
      Joyeuse dernière semaine de l'avent.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.