vendredi 26 juillet 2013

Double jeu

Je continue ma petite série de l'été d'Asphodèle, j'ai la faiblesse de croire que vous aimez...Allez, à la carte, aujourd'hui, deux formules!

Les badins,  les primesautiers, les enjoués, les espiègles, les guillerets, les joviaux, les légers, bref ceux qui aiment quand je les fais rire, choisissez le premier texte.

Les poètes, les rêveurs, les penseurs, les sereins contemplatifs, les ténébreux bucoliques, les méditatifs, les sages, les profonds, bref ceux qui aiment quand je les émeus (sans faire l'autruche), choisissez le second texte.




***


retour, euphorie, liesse, valise, chant, solitude, larme, immortel, mouchoir, voyage, destination, horizon, retard, trajet, rupture, retraite, rater et incandescent, impétueux, inverser.


***





Actualité...




Photo internet
Sur le trajet de retour de mon voyage à Paris, ma valise et mon coeur encore pleins de l'euphorie des derniers jours,  je fixe un point vague sur l'horizon orageux. Le chant ronronnant du Tégévé me berce.  Mais soudain mon regard est attiré par  le journal que mon voisin, sans doute habitué à la solitude d'une île  déserte, m'étale d'un geste impétueux sous le nez. 

Oh!!! mais que lis-je? Il paraît que les Grands Bretons en liesse acclament le "Royal Baby". (Je ne savais même pas qu'il était arrivé à destination! C'est vous dire si les soubresauts de la famille royale me passionnent!) 
Les Rosbifs ont la larme à l’œil comme si on avait assisté à la naissance d'un extra-terrestre, ou du premier être humain immortel... Bref, comme si ce n'était pas un mioche comme les autres! 
Mais, ils se fourrent le doigt dans l'omoplate jusqu'à l’œil! Qu'est-ce qu'ils croient? Qu'il ne va pas les salir, ses pampers en soie brodée, et avec du vrai caca de bébé, bien jaune et bien mou, et parfois même acide à rendre ses petites fesses incandescentes comme des lumignons? Qu'il ne va pas baver de grands fils de salive gluante en faisant ses dents sur l'hermine de papa ou le twin-set en Rhovyl de maman? 
Mais bien sûr qu' il ne va pas les rater, ses petits rots bien sonores sur le costume Prince de Galles de grand-père, (oh my God!) qui essuiera, avec un haut-le-coeur, de la pointe de son mouchoir en satin aux armes de Buckingham, le lait caillé, et cela aura la même odeur aigre que celui du morveux de Newham ou Harlesden...
Et il va pousser des vagissements perçants comme les autres quand il aura la dalle, ce trésor, sonorisant la nursery royale de ses cris de "little pig man" dont les nourrissons ont le secret, surtout la nuit, surtout si le biberon est  en retard d'une minute...peut-être même qu'il va tellement casser les oreilles de sa majesté archi-great-mummy Elisabeth en lui titillant les trompes d'Eustache jusqu'à la rupture, que, hé, imaginez!  cela la déciderait à prendre enfin sa retraite, comme Cousin Albert... Qui peut se targuer d'avoir  inversé le cours de l'histoire de la perfide Albion tout en ne pesant que sept livres? ...ce serait très fort, non? 
Moi, il me plaît bien, ce British Moutard. Il ira loin.





...Ou dualité. 


Souvent ma vie est une liesse, où le vent des hauteurs m'emporte dans son euphorie. Ces jours-là, le chant de mes artères fait dans mes veines un bruit de grelot. Je deviens ce torrent incandescent et sauvage dont le trajet serpente sur des plaines ineffables et sucrées. Je me sens grande et immortelle, et mon horizon infini semble s'étirer devant moi avec volupté. J'ai le temps dans mes mains. Je boufferais le monde. J'aime. Je vibre. Je vis.

Puis parfois tout s'inverse, c'est la rupture des digues, ce sont soudain des litres de larmes et des valises de mouchoirs trempés de sel. Ces jours de solitude où je pense que j'ai tout raté, oui, tout raté de ce voyage à la destination fatale et irréversible. Ces jours-là tout est en retard, rien ne va, rien ne vient.  Je me terre dans ma retraite au fond du sombre bois de mes illusions perdues. Je me trouve pitoyable, et petite, et sans joie. Mon horizon se bouche en lourds nuages gris. Le temps me glisse des mains. Le monde me bouffe. Je soupire. Je pleure. Je meurs. 

Et puis c'est le retour du bonheur à nouveau. Comme un cycle d'horloge. Et il sonne en mon cœur, fidèle à son trajet céleste, comme l'aiguille sur le douze.

Je suis une passante, impétueuse et solaire. Je ne sais rien. A part le goût de miel que la vie donne à mon cœur et mon âme. Et ces moments maudits de déréliction où je le cherche en vain sur ma langue amnésique.


84 commentaires:

  1. Fort de ton avertissement dans le double jeu, je me suis précipité sur le 2e texte. Il est magnifique et vibrant d'émotions.
    Gourmand de la vie et de sourires, j'ai aussi été voir du côté du premier texte.
    Depuis quelques lustres, l'enfant-roi et une mode éducative (qui n'arrive pas à me convaincre). Ce mioche aura des circonstances génétiquement atténuantes pour être traité de pareille façon....
    Baci

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    1. Excellent excellent, la référence au slogan phare des années 70: oui, le mythe de l'enfant roi a engendré des générations d'angoissés, tout le monde reconnaît de nos jours cette fatale erreur...enfin presque tout le monde! Seuls quelques soixante-huitards attardés pensent encore qu'un enfant se construit sans limites, et en lui laissant faire tout ce qu'il veut. Je gage que Georges VII ne sera pas élevé dans ce sens...
      Merci pour tes mots concernant le second texte. C'est bien sûr directement à mon cœur qu'ils s'adressent.

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    2. Enfant-roi ou enfant de roi, l'éducation n'est en effet pas la même...
      Tu me rappelles une histoire:
      C'est dans un bus. Un moutard et sa mère sont assis en face d'un couple âgé. Le mouflet balance ses jambes d'avant en arrière et à chaque fois il touche avec ses godasses la robe de la dame. Son mari fait une remarque bien sentie au têtard et la mère intervient, protestant qu'il ne faut pas le traumatiser avec des remarques de ce genre. Un jeune s'approche et envoie une claque à la mère du gosse en lui disant: "Moi aussi je suis de la nouvelle éducation et je ne supporterais pas la moindre remarque de votre part."
      Baci

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    3. Bien vu! Je crois que ce jeune homme a eu un réflexe salutaire...
      C'est drôle, si on y pense, parce que la politesse n'a jamais empêché d'exprimer ses idées et d'avoir sa liberté intellectuelle. Le plus difficile est de faire comprendre aux parents qu'un enfant est capable d'entendre un " non" quand il est justifié...

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  2. Je ne sais si ces enfants sont heureux, avec tout le décorum qu'il faut respecter...

    Bonne journée avec bises

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    1. Tout dépend évidemment de la conception du bonheur que l'on met en avant. Nous, on sait que péter dans la soie ne fait pas tout...mais quand même, on ne va pas les plaindre!

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  3. Tu ne t'étonneras guère si j'ai choisi le deux ô Célestine, étoile (bi)polaire. Ca va, ca vient. Bravo.

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    1. J'aime beaucoup étoile (bi)polaire...il me correspond tellement bien! Merci pour ce somptueux jeu de mots a entrées multiples. Je me permettrai de le ressortir ça et la, au gré d'un billet. En citant mes sources, évidemment!

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  4. Moi aussi j'ai choisi le 2 et qu'il est bien "troussecoté" !!! La vie et son miel qui s'en va, ne revient pas toujours, l'attente... bravo !
    Mais l 1er m'a fait sourire, du grand art ! :) Les bruits sont étouffés dans les palais, ils n'ont pas le même écho que dans un studio sous les combles !^^

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    1. Oh oh la la! Vous êtes en pleine forme, mes commentateurs chéris! Bien "troussecoté" ça c'est fort! Heureuse de t'avoir fait sourire, ma belle copine.
      Eh, oui, pour ce qui est du royal mouflet, c'est sur que mon texte est une fiction complète...Buckingham, c'est pas un deux pièces loggia où on vit entassé à trois générations...mais ça fait rêver le peuple, qui aime bien se faire enfumer par des contes de fées à dix balles...

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  5. Un verre de champagne, des bulles qui explosent. Est-ce dans un bateau ? Les yeux un peu baissés comme pour en atténuer l'éclat et le rendre conforme à un texte tendre et mélancolique. Et ce mot "Déréliction" dont il a fallu chercher quelque part le sens. Personne n'est jamais qu'un passant, ou plutôt nous le sommes tous. Mais ceux qui connaissent les étoiles savent que le temps qui passe est douce fantaisie. il suffit d'un appareil qui le capture plus tôt ou plus tard pour qu'on voit naître sous ses yeux une étoile parfois morte il y a des millions d'années.
    Et puis tout ça, tout à coup s'anime dans le rêve, dans la chaleur, dans la torpeur d'une sieste au soleil trop chaud de juillet.
    Bonne vacances !

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    1. Qui sait...dans mes moments de dereliction, je suis peut être morte il y a des millions d'années...et cette silhouette en partance sur ce bateau une ombre d'étoile...
      Mais a la pleine lune, dans un verre de champagne, je m'anime et la vie revient couler dans mes veines pour donner aux autres le meilleur de moi même.
      Bonnes vacances également, cher ami.

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  6. My God, tu l'as arrangé le royal bébé, Célestine !
    Tu vous les Anglais ainsi ? Tu n'aimes pas la Royauté ? ahhhhh bon...
    Quant au 2e, troussecottonien à souhait, j'suis d'accord avec Miss Aspho ! Le miel et le vinaigre ou plutôt caramel et beurre salé !!! Très drôles des deux !
    Bon we et gros bisous d'O.

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    1. C'était de l'humour gentil, hein, pas la peine de convoquer la LICRA!
      Ce n'est pas que je n'aime pas la royauté, c'est juste que ça me désole de faire tout un fromage dans les médias pour ce genre d'événement au demeurant et somme toute assez futile...c'est vrai que ça fait rêver dans les chaumières, ce petit côté Sissi Impératrice ( je suis une grande fan de Sissi, mais je crois qu'en fait je suis fan de Romy Schneider) mais chacun sait que lorsque l'on met le projecteur sur ce genre d'événement, ça permet d'occulter des choses graves, des décrets qui passent en douce et que l'on découvrira a la rentrée...
      Caramel et beurre salé, mmmm! Toi aussi tu sais parler a mon cœur! Merci!

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  7. Alors bien sûr, j'ai commencé par le deuxième texte vers lequel penche ma préférence. Il dit avec justesse de manière délicate et poétique l'alternance des états intérieurs, de l'âme et du corps. On t'y reconnaît, dans ce que tu exprimes au long de tes billets. Mais au-delà, chacun de nous peut y voir un reflet de lui-même, de nos forces de nos fragilités, et de ces retournements soudains qui nous font passer de la liesse au désespoir, parfois en quelques instants.

    Mais le premier texte n'en est pas moins délicieux, remettant, avec l'humour qui te caractérise, les réalités à leur place. J'ai souri largement. Un bébé royal, qui chie, qui rote, qui pue, qui gerbe, quel délice… Le voilà devenu aussi ordinaire que papa, maman, grand-père, et arrière-grand-mère, qui, tous autant qu'ils sont, pètent au lit comme tout le monde…

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    1. Merci d'avoir joué le (double) jeu en commentant de manière égale et délicieuse mes deux textes. Merci de voir un peu d'universalité dans mon deuxième texte, c'est le compliment le plus extraordinaire que l'on puisse faire à celui ou celle qui écrit...
      Un bébé est un bébé, un petit être doux et attendrissant, qu'il soit né sur les trottoirs de Manille ou dans les ors vieillots d'une monarchie décadente. Et ses fonctions vitales et digestives nous rappellent fort heureusement que le roi est nu. Ne l'oublions jamais.:-)

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  8. Le remue-ménage autour du "Royal Baby" me gonfle quelque peu : ça c'est de l'information ! Hors donc, je savoure ton approche terre-à-terre.
    On peut cependant avoir une pensée pour cette mère et son enfant qui n'auront peut-être pas le loisir de choisir la tonalité de leurs rapports...

    Quant au second texte, curieusement, il me rappelle quelqu'un...


    :o)

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    1. Ah bon? Je me demande bien qui il te rappelle... J'espère que c'est quelqu'un de bien!
      Pour ce qui est de la (des) information des médias, voir ma réponse à Soene...
      Merci d'être passé par ici.

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    2. Sois rassurée... :o))

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    3. Serais-tu d'accord pour qu'on s'en tienne là? ;-)

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  9. Oui mais le royal baby aura des couches griffées de Chez Harrods et mangera des petits pots numérotés de chez Fortnum et Mason...alors hein...

    Pour la dualité, chacun je pense peut se retrouver dans tes mots...

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    1. Et tu t'y connais en marques de luxe londoniennes, hein mon petit MTG!
      Tant mieux si tu te retrouves dans mes mots. Je pense que la dualité est le corollaire de l'hypersensibilité des poètes et des littéraires. Mais je peux me tromper...

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    2. Tu as raison sauf que l'hypersensibilité ne mène pas toujours à la poésie et à la littérature, enfin comme auteur je veux dire.

      Oui pour Londres et le reste d'ailleurs, je vis au dessus de mes moyens ! Du coup,je n'ai pas un sou de coté pour ma retraite mais pas un sou d'emprunt non plus...quand on gère une entreprise, cette politique est très mauvaise mais peut être que pour un être humain c'est plus adapté...je ne sais pas !!

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    3. Ce que j'aime chez toi, c'est ton optimisme au moins égal au mien...

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  10. The "royal morveux" m'a bien fait marrer ! Bien sûr qu'il pisse, chie et rote comme les autres... M'enfin ! Et y'a pas de quoi en faire un King Pudding de ses déjections Wouarf !
    Mais tu connais Célestine tu en as "Pampérisé" trois !!!

    Pour le second texte, il semble avoir été écrit par une autre Célestine... Toujours cette dualité, le côté soleil, et la face obscure, ton sourire devant une flûte de Champagne, ou un verre de rosé de Provence...

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    1. Le premier texte aurait pu être publié chez Blogborygmes...j'y ai pensé trop tard....
      Ben forcément le premier a été écrit par Celestoche, et le deuxième par Celestine...schizophrène , moi? Mais non, quelle idée!

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  11. Incroyable comme une même personne peut écrire différemment !! bravo

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    1. Merci Ghislaine mais est-ce si différent? Le plus beau compliment que l'on m'ait fait, c'est de reconnaître mon "style" dans un texte que je n'avais pas signé. Je pense que lorsque l'on écrit, on a une musique intérieure, et que cette musique est un fil rouge qui transparaît malgré la diversité des sujets. Peut être parce que, comme dans la vie, je reste moi même a fond et tout le temps...
      J'assume parfaitement mes multiples facettes. Elles surprennent et attirent et au final, comme on a tous des égos surgonflés quand on écrit un blog, c'est plutôt pas mal, non?

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  12. Le premier texte m'a fait sourire et a donc atteint son objectif :)

    Le second est davantage dans le registre qui me plaît, tu n'en seras pas surprise. Je t'y découvre plus contrastée que je ne l'imaginais et je me dis que ce n'est peut-être pas si facile à vivre cette alternance de hauts et de bas.

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    1. J'ai peut être un peu forcé le trait, mais, oui, c'est quand même bien l'expression de ma cyclothymie . Ce n'est pas facile a vivre tant qu'on n'accepte pas. Maintenant, je sais qu'après chaque pluie revient toujours le beau temps. Alors ça va beaucoup mieux!

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    2. Post scriptum: de toutes façons, quand on veut avoir des hauts très hauts, il faut forcément accepter d'avoir des bas très bas. Les longs fleuves tranquilles c'est bien, mais pas tout le temps. Il me faut des chutes et des rapides. Des tempêtes dans l'océan, et des nuages pour apprécier le soleil. Ma vie est une terre de contrastes.

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  13. Comme j' ai eu une éducation stricte, je commence toujours les zouvrages par le début. J' ai donc lu l' Hymne à George en premier. Oserais-je dire que la venue et la destinée de ce bébé .....ouais, bon ! Ma mère a dû suivre ça comme elle avait suivi le couronnement de l' arrière grand-mère...ça me fait penser que Lady Di prend le grade de grand-mère ! Incroyable!!
    Quant au 2ème ... le bruit de grelot dans tes artères ...fais attention à toi, Célestine : le sel, le miel, trop bouffer la vie : surveille ta tension!

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    1. Je le dis depuis toujours: tu es une mère pour moi, ma Pierrot...
      Je surveille, je surveille! Mais je n'arrêterai pas d'aimer la vie et de la dévorer!
      Sinon, a quoi ça sert de vivre? :-)

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  14. Ah ce petit chiard j'aime bien la façon dont tu en parles... Je trouve que déjà, avant pendant et après, il s'est beaucoup manifesté. Par personnes interposées bien sûr, mais bon de là, on nous a rabattu les oreilles avec ça ! Alors que peut-être au même moment est né un futur bon écrivain, un nouveau communard, ou bien une future instit et on n'a pas fait tout ce cinéma... :D

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    1. Peut être même une instit communarde et écrivaine...ce serait assez drôle!
      Je me sentirais moins seule...

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    2. Ah oui tu es tout ça à la fois ! Et je me suis retenu pour ne pas écrire ah m.... ! parce que c'est ici chez toi.
      Tu étais au côté de Louise Michel où est-ce toi que Delacroix a immortalisée ?

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  15. J'ai foncé sur le Royal Braillard tout de suite, et y suis restée avec délices. Le moral au ras des pâquerettes en ce moment, si pas plus bas (les racines de pissenlit me semblent plus à mon niveau pour l'instant) j'avais besoin d'un remontant. Merci Célestine!

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    1. Oh mon Edmee, toi toujours si joyeuse et si positive...j'espère que tu vas vite remonter la pente. Serais tu un peu comme moi, passant par des hauts et des bas?
      En tous ce, je suis contente de t'avoir fait sourire avec mon texte.

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  16. Pour ma part, j'ai lu le 1, sur le Royal baby. Il a la chance d'être désiré - tu me diras que tous les enfants le sont de nos jours. Et bien non. Une "proche" accueillera bientôt un bébé-accident - et les chuchotements de succéder aux confidences à demi-mots.

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    1. C'est bien d'être deux, vous vous partagez le travail...mais tout le monde n'a pas la chance d'avoir un chat qui sache lire et écrire...j'espère que le bébé accident sera quand même aimé...

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    2. Cela dépend par qui... Par ses parents, je l'espère...

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    3. Bien sur pas ses parents...tu pensais a qui d 'autre? Bon sinon, s'il est dans ma classe un jour, moi aussi, je saurai l'aimer. Je ne suis pas de ces enseignants qui disent qu'il ne faut surtout pas aimer ses élèves...pourquoi pas les détester, tant qu'ils y sont?

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    4. Il y a hélas beaucoup d'enseignants qui n'ont pas besoin de se forcer pour détester leurs élèves...:-(
      Il y a heureusement des climats où l'école est tout miel, comme à l'unisson de l'industrie locale :-)
      Baci

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    5. Je pensais aux autres membres de sa famille, car la maman se reposera beaucoup sur eux (je ne rentrerai pas dans les détails, mais ce serait déjà bien qu'elle sache où loger...), et le papa ... ce serait sympa s'il était présent. Je pense aussi à des parents (je suis enseignante aussi) qui ne se privent pas pour dire à leur enfant qu'il n'a pas été désiré et qu'il a gâché leur vie. Je n'ai plus assez de doigts pour compter le nombre de fois où j'ai entendu ce genre de propos (et devant l'enfant, bien sûr).

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    6. C'est vraiment triste...quelle détresse se cache derrière les comportements de certains parents...c'est pourquoi je persiste à aimer mes élèves, pour éviter à certains la double peine ...

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  17. Pour ma part, j'ai lu le 2 - et ce portrait m'a fait fortement pensé à quelqu'un qui m'est proche (voir juste au-dessus). Ses fluctuations d'humeur seraient-elles la marque des blogueurs ?

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  18. Comme je le disais plus haut, beaucoup plus haut, à Mind the gap, beaucoup de blogueurs ont cette dualité parce que ce sont des littéraires ou des artistes, c'est a dire des gens ayant une plus grande sensibilité aux variations...
    Nunzi, tu es vraiment perspicace!

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  19. Merci Célestine.
    Je suis un cas particulier - comme tu le disais plus haut, tout le monde n'a pas la chance d'avoir un chat qui sache lire, écrire, tout en étant aveugle.

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    1. Rhooo! j'avais occulte ce détail, si j'ose dire!

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  20. voilà, faut plus que je mette de comm', relis celui de Pierrot Bâton, j'aurais pu l'écrire d'un bout à l'autre!
    (c'est même incroyable, quand j'y repense)
    bon dimanche, Célestine!

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    1. Ah ma chère Adrienne, toi aussi tu veux être une mère pour moi... Mais je suis une grande fille, je fais très attention . Et puis le miel et le sel, ce sont des métaphores auxquelles je tiens... Et je ne sache pas que l'on piisse perdre la santé d'une métaphore... Merci d'être passée, cela me touche.

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  21. Avant de commenter les deux textes , je me suis arrêtée sur la musique que tu as sélectionnée " impossible dream " , BOF de "l'homme de la Mancha " , et ça me parle , parce que justement , je réfléchis à un medley " REVER " et je crois que ça nous va bien ce thème non ?

    Te voilà toujours bien inspirée pour ce jeu littéraire
    Le royal baby fait justement rêver , il en faut , pour alimenter les tabloids et pas que ... ça ne me dérange pas du tout , tout le temps qu'on ne me demande pas de financer les travaux de Windsor !

    dualité : Up & Down tu es , euphorie et mélancolie , toujours dans la gestion chaotique de tes émotions que tu régules dans tes escapades et dans tes rêves justement
    ton texte est un régal pour les rêveurs et rêveuses , sautiller dans les sentiments
    je connais ça ..
    garde le gout du miel Célestine ..jette l'amer
    bon dimanche doux et sucré ;)




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    1. Oui, rêver, ça me connait. Je crois que j'écrirais une thèse sur les bienfaits de cette activité tellement je suis convaincue que c'est un anti-depresseur, un anti-radicaux libres, un remède contre la morosité, le blues et la sinistrose...un sérum antii-age quoi.
      Merci ma Jeanne, c'est bon de se sentir comprise de L'INTÉRIEUR...

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  22. je choisis le 1 pour Epistyle
    et
    j'aurais aimé Philip comme l'archi grand-père dont ils ne portent même pas le nom
    tu vois bien que ce n'est pas une famille comme les autres

    mais le 2 aussi

    merci , Belle aux yeux clairs

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    1. Ah oui, Epistyle mérite vraiment que l'on aille faire un détour sur son blog. Ses créations sont de la pure poésie...
      Merci de ton passage, patchcath.

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  23. On nous avait averti il y a peu :

    « Ma maîtresse est partie se ressourcer, m'a-t-elle dit... dans le "hors-temps", à ce qui paraît...Je n'ai pas très bien saisi où se trouvait cet endroit, ce doit être un truc de fée, je suppose. En tous cas , elle a laissé son cartable, et moi, suis-je drôle! je m'esbaudis moi-même... je m'en suis fait un petit nid douillet. C'est follement amusant! »

    * *

    Tine et Toche sont sur un radeau. Ca vous méduse, non ? Soudain Tine et Toche tombent à l’eau. Qui est-ce qui reste ? Un être déconcertant, mystérieux et lunaire, délicieux et solaire, malicieux et pas ordinaire.

    * *


    « Un livre est le produit d’un autre moi que celui que nous manifestons dans nos habitudes, dans la société, dans nos vices. » écrit Proust dans la « Recherche ».

    * *


    Il n’importe qui de Tine ou de Toche nous livre ses billets, ils nous réjouissent et nous alanguissent. Normal. Tous deux font dans « l’alité » et l’« alité » lorsqu’on n’est pas souffrant, quoi de plus fantasmatique !
    D’un côté, l’actu, de l’autre la ‘du’. Dommage que ça finisse mais c’est l’arrêalité.

    On l’aura compris. On kiffe ces deux billets, on les kiffe grave même, on les swag, on s’enjaille et on ne se Hyde (Park) pas pour le dire.

    Et on se remémore ces vers d’Hugo dans les « Contemplations »

    Mon bras pressait la taille frêle
    Et souple comme le roseau;
    Ton sein palpitait comme l'aile
    D'un jeune oiseau.

    Longtemps muets, nous contemplâmes
    Le ciel où s'éteignait le jour.
    Que se passait-il dans nos âmes?
    Amour! amour!

    Comme un ange qui se dévoile,
    Tu me regardais, dans ma nuit,
    Avec ton beau regard d'étoile,
    Qui m'éblouit.


    --
    ps : mentions particulières pour la création fleurie d’Epistyle, les « strings » ( !) de Montmartre et l’étrange photographe de la déréliction.

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    1. Proust et Hugo, la rêveuse Célestine est aux anges. Rien que ça!
      Pour faire bonne mesure, la prochaine fois, ne manquez pas de citer les auteurs chers au cœur de Celestoche, railleurs et gouailleurs , genre Queneau ou Vian...
      C'est amusant en effet qu'en anglais, violon se dise string. Les anglais sont d'un romantisme exacerbé!
      Le poème d'Hugo est une merveille...merci cher Nuage pour ce commentaire-fleuve: et après on s'étonne que je tombe du radeau!

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  24. J'aime beaucoup le deuxième texte mais, ayant une réputation de scato à défendre, j'ai un petit faible pour le premier qui m'a bien fait sourire. Et puis n'est-ce pas émouvant, ce futur roi d'Angleterre, de le voir apposer pour la première fois son sceau royal au fond d'une couche ? :~)

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    1. Mais pourquoi crois -tu que je me sois légèrement attardée sur les productions fécales de ce chérubin, si ce n'est pour te permettre de rester fidèle a ta réputation mon cher TB...
      Cela dit, que tu aimes mon deuxième texte me remplit d'aise, et je t'assure que personne n'en saura rien, ça restera entre nous!

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  25. Ah, mais c'est que j'aime BEAUCOUP les 2, moi, Madame !

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  26. Je viens à l'instant de découvrir que tu as publié un nouveau billet"double jeu", alors que sur mon blog, n'apparaissait afficher(pour les blogs les plus visités) que ton précédent billet"transgression". Jusqu'à hier, je m'étais dit que Célestine a tardé cette fois-ci! Et là je tombe des nues§
    J'ai lu tes deux textes que je trouve drôles et magnifiques! Toujours prête à dégainer, comme pour le premier texte et tendre, bucolique, sentimentale, rêveuse pour le deuxième. Merci Célestine du plaisir que tu nous donnes.
    NB: je tacherai de ne plus me faire avoir la prochaine fois!

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    1. Oui, il y a bien longtemps que je ne me fie plus à blogger qui ne remet pas à jour les liens assez régulièrement...Moi, je vais voir mes blogs chouchous régulièrement, même si le titre n'a pas changé!(eh oui, l'expérience...)
      Merci très cher pour ton commentaire comme toujours dithyrambique.C'est un plaisir d'écrire quand on a de tels lecteurs...
      A très bientôt.

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    2. Dithyrambique mais tu le vaux bien! Lol.

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  27. Que dire, grands dieux, que dire après tant de comm élogieux et/ou drôles ?

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    1. Il y a des silences assourdissants...Et des phrases toutes simples qui en disent tellement plus qu'un long paragraphe. Ou alors mettre une petite goutte de vinaigre dans tout ce miel, ça relève le goût, ça fait frissonner les papilles et ça me permet d'avoir moins la grosse tête...Ben oui parce que la grosse tête me guette aussi sûrement que le percepteur quand j'oublie de lui verser mes tiers. Me dire par exemple que mon premier texte casse les rêves de Soène qui adore la famille royale, qu'il ne tient donc pas compte de la sensibilité de certain(e)s de mes lecteurs(trices). Me dire que mon second texte est quand même une resucée de plusieurs billets antérieurs, qu'on a tous bien compris que je suis cyclothymique limite bipolaire, qu'on aimerait quelque chose d'un peu plus enlevé,d'original, et que j'arrête un peu de me regarder le nombril et surtout, qu'on veut de vrais billets, et pas seulement des participations un peu faciles à des consignes d'écriture, qu'à force, ça gave ces mots imposés et qu'il manque un peu d'authentique et de réel à ce blog...Parce qu'avec ça, la Célestine, on ne sait absolument pas comment elle passe ses journées...^^Et puis, c'est quoi ce choix musical sirupeux? Alors que JJCale a cassé sa pipe dans l'indifférence quasi générale? Même pas un petit hommage? Ou alors un bon Chet Baker, ça c'est de la balle!
      Bon, voila, c'est bien parce que c'est toi, que j't'aime et que tu es en vacances que je fais le boulot à ta place!^^ Mais faudrait voir à pas en prendre l'habitude!
      :-)))

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    2. Ah j'aime quand tu t'auto commentes ! :)
      Tu as bien fait le boulot, j'aurais pas su ... Tu m'enleves une belle épine du pied ;)
      Des bises du sud !

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    3. Ah ben tant mieux. Ce matin est un peu frileux...On se croirait à Malo Bray Dune au moins, ai ressorti un pull pour petit déjeuner, bigre! J'aimais bien la canicule, moi...bises

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  28. Tout ce que tu dis me parle ... Tu te dis "bipolaire" alors nous devons tous l'être un peu, non ? Nous avons tous des moments de bonheurs suivis de moments plus mouvementés, voir plus angoissants !!!!! Je dirais plutôt que nous sommes des humains avec un coeur qui réagit aux aléas de la vie !!!! Il faut essayer de prendre du recul, mais souvent la sensibilité est plus forte, n'est ce pas ma Chère Célestine ;)
    Je t'embrasse tendrement et douce nuit :-) Marie

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    1. On dira ce qu'on voudra, le miel le matin au petit déj, c'est quand même très agréable!
      Merci Marie pour ce gentil message.

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  29. J'ai bien sûr choisi de lire ton premier texte et je n'ai pas été déçue! J'adore ton humour!
    Finalement moi je le plains ce bébé parce que finalement ça doit être vraiment très très ch...t de naitre prince et futur roi d'Angleterre! Même pas le droit de se salir, de patauger dans la boue, de manger avec ses doigts, de dire des gros mots et que sais je encore:-)!
    Ensuite j'ai lu aussi le deuxième et j'ai beaucoup aimé:-)!

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    1. Merci mammilou, j'adore faire rire mes lecteurs. Ce n'est pas si facile! Comme on dit des acteurs, pus facile de faire pleurer que de faire rire...

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  30. "son avenir à lui est déjà tout tracé " , mais j'avoue que j'ai aimé suivre les royaux rebondissements de cette naissance, et "même que" chez le coiffeur je me suis jetée sur le dernier" hola gala ". Une nouvelle qui ne fait de mal à personne , je prends !

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    1. Ce qui me dérange un peu, en fait, c'est que la misère galope en Grande Bretagne, pendant que la royal family se prélasse dans les fastes de cette monarchie de pacotille...

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  31. Il est très bien ton texte sur le Royal Baby ! Et merci d'avoir choisi ma scènette pour l'illustrer. Je t'avais envoyé un mail mais tu ne l'as manifestement pas reçu. Alors je t'en ai renvoyé un ce soir, répondu à tes coms sur mon blog et je viens laisser quelques mots ici.
    J'espère que cette fois, ça marchera ;-)
    Des bises

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    1. Je n'ai pas reçu ton mail, mais ce commentaire me comble.
      Je voulais aussi être sûre que tu ne serais pas fâchée que j'aie piqué ta photo sans permission...
      Bonne continuation Epistyle!

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  32. J'ai aimé l'intention satirique du premier et la poésie du second!

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  33. Ces deux textes sont magnifiques.
    Dans deux registres très différents comme d'autres l'ont très bien exprimé.

    J'ai beaucoup sourit avec le premier et j'ai compatit avec le second.

    Merci encore pour ces bons moments, Célestine!

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    1. Oh ma petite Stella, tu étais en vacances? Ça me fait plaisir de te voir, il me semble que ça faisait longtemps.
      Merci en tous cas.

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    2. Hé non, je n'étais pas en vacances: j'avais beaucoup de travail. Les gens sont malades, même pendant les vacances ^^
      Encore une semaine, et je serai en congés :-D
      Je ne partirai que quelques jours (dans le sud) car nous avons des travaux prévus dans notre maison. Alors ce seront des vacances bien actives, dans un registre différent de l'ordinaire, certes, mais je crains ne pas avoir davantage de temps pour moi ^^
      Enfin, ça n'est pas grave, je prends les choses comme elles viennent et du coup, je trouve encore plus de plaisir à faire ce qui me procure du bien-être. Comme par exemple: venir te lire :-D

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    3. Alors ça, c'est vraiment drôlement gentil! Tu es infirmière? Médecin?
      En tous cas c'est réciproque et simultané!
      Je t'embrasse.

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.