vendredi 27 mars 2020

Le rose d'une nouvelle aurore




« Je crois en la couleur rose. Je crois que le rire est la meilleure façon de brûler des calories. Je crois aux baisers, beaucoup de baisers. Je crois qu'il faut être forte quand tout semble aller mal. Je crois que les filles joyeuses sont les plus jolies. Je crois que demain est un autre jour et je crois aux miracles. »
Audrey Hepburn



***


Tu es de celles que j'admire profondément. Alors j'aime ce que tu dis là. C'est un rayon de soleil qui me réchauffe et rejaillit sur mon entourage. Merci à Miss Zen de m'avoir offert ces simples mots à haute charge positive.
 Tu avais raison, belle évaporée du Tiffany's. Puisque la vie n'est qu'un immense écran de brouillard. Que chacun y voit ce qu'il peut, ou ce qu'il veut. Que tout n'est qu'illusion en fait, et que rien ne dure. Puisque nous sommes ballotés dans les remous des vents temporels, fragiles comme des moucherons, des grains de blé minuscules. Soumis aux oscillations cosmiques. Aux variations climatiques. A la loi immuable de la Vie.
Alors, pourquoi ne pas croire au bonheur, à la force, au rire, à l'amour ? Et à la couleur rose, celle qui chaque matin, nimbe de splendeur, devant mes yeux éblouis, le vallon qui s'étend devant ma maison... 
Je suis une fille joyeuse, je n’y peux rien...

J'aime ce que je lis chez beaucoup d'entre vous en cette période exceptionnelle. On y parle de chance, de petits bonheurs, de nature, de printemps, d'espoir, de joie.
C'est vous qui avez raison, j'en suis intimement convaincue. Vous puisez votre énergie dans de petits riens qui sont tout.
On y voit des gens faire de chaque difficulté une opportunité. Des parents heureux de vivre avec leurs enfants, sans horaires, sans bousculade. Des gens qui découvrent que le temps est élastique. Mille idées jaillissent, en un partage sans fin, une chaîne d'amitié, des élans d'entraide et de solidarité. Beaucoup d'humour aussi. Et c'est bien. 

Le monde est à marée basse. L'immonde bestiole fait son boulot de virus. Comme tous les virus. Celui-là bloque notre respiration. C'est pour que nous comprenions que l'humanité est en train de bouffer son propre oxygène. De s'asphyxier. De scier la fameuse branche dont parlent les vieux chefs indiens depuis des lustres. Et les scientifiques. Que l'on écoute enfin... J'espère que ceux-ci seront aussi bien suivis, demain, quand il parleront de climat et de biodiversité...

C'est une pandémie symbolique. Une apnée à point nommé, mondiale, où chacun doit reprendre son souffle, et s'examiner la conscience au laser. Un mascaret violent qui remonte le courant de nos mauvaises habitudes, nos rivières d'argent sale, nous couloirs aériens, et nous contraint à lutter contre nous-mêmes. Un alignement nouveau de planètes, une syzygie inédite et bénéfique à la fois.

Il nous faut d'urgence cesser les va-et-vient, les agitations, les vanités, les inconséquences, les gaspillages. Cesser de lâcher la proie pour l'ombre. Cesser de courir après on ne sait même plus quoi. Remettre en cause nos formatages, nos formations, nos conformités, nos difformités.

Une plage immense s'étend devant nous. Immaculée. Vierge. Le changement de paradigme. Beaucoup ne comprendront pas la leçon. Elle se représentera à nous. Plus impérieuse, plus cruciale, plus meurtrière que celle-ci.
Jusqu'à ce qu'enfin, les hommes sortent de leur adolescence capricieuse et immature, de leurs névroses ravageuses et se décident à profiter de cette simple merveille : être vivant. 
Comme Audrey, je préfère croire aux miracles. Demain est un autre jour.










Pour les Plumes d'Asphodèle chez Emilie, il fallait placer les mots suivants:

HORAIRE VARIATION REMOUS HAUTE LUNE OSCILLATION VA-ET-VIENT
VENT MASCARET PLAGE BROUILLARD GRAIN SYZYGIE BASSE





129 commentaires:

  1. Tu me rappelles cette interview de Jeanne Moreau à qui l'on demandait "Quel a été le plus beau jour de votre vie ?" et dont la réponse avait été : "Demain !"
    À demain ?
    Bisous !

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    1. Eh bien voilà, je suis là, après avoir passé une partie de la journée à couper et débiter un arbre mort...Activité hautement intellectuelle, mais qui fait un bien fou pour aérer les neurones.
      Je suis cent pour cent comme Jeanne Moreau.
      Je crois que le plus beau jour est celui que l'on n'a pas encore vécu.
      Bisou Boss
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Depuis le temps, c'est donc une forêt que vous débitez ! :o0

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    3. On peut dire ça ... 😉
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  2. En faisant sur blogbo le compte effectif des ravages de ce virus, je me suis aperçu qu'il me manquait une donnée importante:
    Celle des vies épargnée parce que la pollution a drastiquement baissé, parce que la route tue moins, parce que le stress épargne les coeurs fragiles. Parce qu'en prenant le temps de vivre au ralenti on s'aperçoit qu'on vit plus et mieux.

    Ti bacio Cara mia

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    1. « En prenant le temps de vivre au ralenti on s'aperçoit qu'on vit plus et mieux »
      Voilà une phrase à épingler sur le frigo...
      C'est vrai que comptabiliser les morts, c'est toujours plus sensationnel... Mais compter les vivants, ça pourrait être ben aussi, pour changer.
      Baci caro mio
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  3. Je souhaiterais, bien sûr, que l'on retienne quelque leçon de cette situation mais connaissant un peu l'humain, un doute m'assaille.

    Cependant, le présent est fascinant. Il m'offre, comme à vous, des moments de réflexion, de la lenteur, du silence, de la sérénité. Prendre mon temps est devenu chose facile, il se laisse prendre, il ne fuit pas. On se touche moins mais on échange des sourires et je regarde les gens dans les yeux pour faire passer mes mots.

    La bête doit garder ses distances, il ne faut pas la nourrir. C'est le seul hic!

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    1. J'aime beaucoup ce que vous dites sur le présent...
      Et puis sur cette situation inédite où, paradoxalement, depuis que l'on doit garder ses distances, chacun trouve son prochain soudain très intéressant...
      Nous pourrions vivre cela même sans la menace d'une grosse bébête...
      Et l'humain, comme vous dites, est aussi capable du meilleur.
      Bien à vous très cher ami
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  4. Dans ton bel article tu commences un paragraphe par "Le monde est à marée basse"
    J'habite un endroit où l'effet marée est très importante à marée basse, à n'importe quel coefficient, on voit distinctement la ville d'Arcachon juste en face là et le promeneur peut s'imaginer traverser à pied les 10 kms sur le sable... foutaise de profonds chenaux et de sales vasières engloutiraient l'individu. J'entends souvent le touriste râler lorsqu'il arpente la jetée "eh merde, c'est encore marée basse..."
    J'aime la basse mer ce qui ne veut pas dire que je n'apprécie pas lorsque les vagues lèchent le port ostréicole, c'est simplement très différent. Chaque situation peut provoquer de belles surprises.
    En ces moments on entend souvent parler de ce mot étrange "routine" peut-être y a t'il de belles choses à découvrir dans la routine, peut-être...

    (@ Joe, on attaque le rouge quand tu veux, le rose n'est pas mon truc du tout mais je ne les connais pas tous)

    Bleck

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    1. @Bleck : Je décline l'invitation ! Je ne suis pas un pro du tout et n'en bois qu'en compagnie d'amis musiciens, des petits trucs légers, genre Ventoux ou Saint-Chinian. On aime aussi le Pécharmant et on a eu une période vins de Loire (Saumur Champigny, Saint-Nicolas-de-Bourgueil).

      Avec le confinement je fais dry March et dry April !

      A l'exception du Porto rosé ou de la vodka pure en apéro le dimanche midi et d'une demi bière belge (Chimay, Duvel ou Hoegaarden blanche) pour accompagner la galette du dimanche soir.

      Comment ? Je n'étais pas obligé de raconter ma vie sur Internet ? Ok, je sors ! Ah non, je n'ai plus le droit !

      Santé !

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    2. Je ne suis un pro en rien. Nous partageons le goùt des vins de Loire, des vins de soif, quoi.
      Avec le confinement je ne fais pas dry du tout, du tout...

      Ciao, Bleck

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    3. Je ne me lasse pas de vos joutes ver(re)bales ...
      C'est plein d'enseignement pour la béotienne que je suis. Je ne connaissais pas du tout le « Pécharmant » joli nom !
      J'adore quand tu racontes ta vie, my uncle !
      Et toi, ô grand Bleck, j'aime quand tu parles des lieux que tu hantes...
      Merci à tous les deux.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  5. ah Audrey! qui ne ferait-elle pas rêver :-)
    (je me suis gourée dans les dates - vu que c'est tous les jours dimanche ;-) mon texte ne sera visible que demain)

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    1. Cette Irlando-Néerlandaise est née à Ixelles !

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    2. J'ai vécu à Uccle, le trottoir d'en face, c'était Ixelles ou le contraire.

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    3. @Adrienne

      C'est vrai que c'est tous les jours dimanche...mais Emilie ne t'en tiendra pas rigueur, j'en suis sûre !
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    4. Ravie d'apprendre tout ça ! c'est vrai que ça change tout ! 😜
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  6. C’est étonnant ce contraste entre l’optimisme des simples gens qui subissent la situation et le catastrophisme de ce que l’on entend dans les médias à longueur de journée ...
    En tout cas l’optimisme fait du bien, et aide à lutter contre les virus !
    Moi je me ressource dans le sourire de mes petits enfants c’est génial.
    Merci pour ce beau texte
    Bises
    Angela

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    1. L'optimisme est l'expression de ma joie intérieure, et je crois qu'en des temps difficiles, cela fait du bien; Cela ajoute du bien dans le monde, qui en a bien besoin...
      Les petits enfants, c'est aussi une très belle thérapie !
      Bisous ma belle

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  7. Rappelez vous le film, elle pleure sous la pluie, son chat dans les bras. On trouve du rose et du noir et ça, c'est la vraie vie.

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    1. Bien sûr que l'on trouve du rose et du noir...Je ne le sais que trop.
      J'ai juste dit que je croyais, comme elle, à la couleur rose. C'est à dire à l'optimisme.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  8. Penser aux jolies choses, entre deux angoisses comment tout oublier ?
    j'ai adoré dans ma prime jeunesse la belle Audrey Hepburn, incomparable toujours...
    Le parfum de la rose, ses coloris ravissants, j'ai aimé la cultiver dans le jardin et dans mon coeur.

      LA ROSE ET SES EPINES

    J'ai traversé des murs de chagrin
    D'absence et d'indifférence
    De brume et de nuages sombres
    La pierre était froide et la route détrempée
    J'ai planté trois rosiers en attendant le joli mai
    J'ai vu un matin la fraiche pâquerette
    Entendu chanter le merle réjoui
    J'ai rejoint ma cachette de verdure
    J'ai souhaité une parole d'amour
    Une main chaleureuse
    Avant que le ciel ne s'obscurcisse
    A nouveau et pour longtemps
     
    J'ai chassé les doutes
    Pêché le bonheur
    Chanté les dons de la nature
    La douceur du partage
    J'ai vécu,  attendu
    Aimé la vie et ses aspérités
    Aimé la vie pour ce qu'elle est

    Quand le ciel est trop noir n'oublie pas la rose

      © marine Dussarrat


    Merci Célestine
     

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    1. Merci à toi, Marine, pour ce beau, très beau poème, plein d'espoir.
      Malgré les grandes difficultés, et le malheur tu n'oublies pas la rose.
      C'est beau.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  9. Un texte pétri d'espoir. Par les temps que nous vivons,c'est essentiel et comme beaucoup d'entre nous je souhaite que cela soit l'ouverture à un nouveau départ. Mais l'humain est versatile et a un penchant naturel à l'égoïsme. Le chemin sera encore long avant que les consciences changent.
    Il n'empêche ton texte est une bouffée d'air bienvenue ! Merci.
    Bises Célestine

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    1. J'ai entendu aujourd'hui, au hasard d'une de ces nombreuses vidéos que l'on le temps de regarder en temps de confinement, qu'espérer, c'était déjà être heureux.
      C'est tout à fait juste. Alors je crois que c'est la mission des gens heureux que de dispenser la joie et l'espoir.
      Merci laurence !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  10. Un miracle est aux aguets pour chacun d'entre nous, tout comme des choses merveilleuses, des choses chaudes et pleines de baisers, d'amour, de rires, de couleurs (allons-y pour le rose) et de sérénité intérieure. Faut juste balayer les plaintes inutiles...

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    1. Tu parles d'or, Edmée.
      Je ne sais que rajouter à cette sage énumération de ce qui nous fait du bien, à toi comme à moi.
      Sei una sorella vera !
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  11. Oui, nous devons méditer à un nouveau monde
    http://collectifdemain.fr/2020/03/pensee-pour-une-nouvelle-societe.html

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    1. Je me permets de retranscrire le texte de Mustapha Dahleb, il est intéressant.

      L'HUMANITÉ ÉBRANLÉE ET LA SOCIÉTÉ EFFONDRÉE PAR UN PETIT MACHIN.

      Un petit machin microscopique appelé coronavirus bouleverse la planète. Quelque chose d'invisible est venu pour faire sa loi. Il remet tout en question et chamboule l'ordre établi. Tout se remet en place, autrement, différemment.
      Ce que les grandes puissances occidentales n'ont pu obtenir en Syrie, en Lybie, au Yemen, ...ce petit machin l'a obtenu (cessez-le-feu, trêve...).
      Ce que l'armée algérienne n'a pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (le Hirak à pris fin).
      Ce que les opposants politiques n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (report des échéances électorales. ..).
      Ce que les entreprises n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (remise d'impôts, exonérations, crédits à taux zéro, fonds d'investissement, baisse des cours des matières premières stratégiques. ..).
      Ce que les gilets jaunes et les syndicats n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu ( baisse de prix à la pompe, protection sociale renforcée...).
      Soudain, on observe dans le monde occidental le carburant a baissé, la pollution a baissé, les gens ont commencé à avoir du temps, tellement de temps qu'ils ne savent même pas quoi en faire. Les parents apprennent à connaître leurs enfants, les enfants apprennent à rester en famille, le travail n'est plus une priorité, les voyages et les loisirs ne sont plus la norme d'une vie réussie.
      Soudain, en silence, nous nous retournons en nous-mêmes et comprenons la valeur des mots solidarité et vulnérabilité.
      Soudain, nous réalisons que nous sommes tous embarqués dans le même bateau, riches et pauvres. Nous réalisons que nous avions dévalisé ensemble les étagères des magasins et constatons ensemble que les hôpitaux sont pleins et que l'argent n'a aucune importance. Que nous avons tous la même identité humaine face au coronavirus.
      Nous réalisons que dans les garages, les voitures haut de gamme sont arrêtées juste parce que personne ne peut sortir.
      Quelques jours seulement ont suffi à l'univers pour établir l'égalité sociale qui était impossible à imaginer.
      La peur a envahi tout le monde. Elle a changé de camp. Elle a quitté les pauvres pour aller habiter les riches et les puissants. Elle leur a rappelé leur humanité et leur a révélé leur humanisme.
      Puisse cela servir à réaliser la vulnérabilité des êtres humains qui cherchent à aller habiter sur la planète mars et qui se croient forts pour cloner des êtres humains pour espérer vivre éternellement.
      Puisse cela servir à réaliser la limite de l'intelligence humaine face à la force du ciel.
      Il a suffi de quelques jours pour que la certitude devienne incertitude, que la force devienne faiblesse, que le pouvoir devienne solidarité et concertation.
      Il a suffi de quelques jours pour que l'Afrique devienne un continent sûr. Que le songe devienne mensonge.
      Il a suffi de quelques jours pour que l'humanité prenne conscience qu'elle n'est que souffle et poussière.
      Qui sommes-nous ? Que valons-nous ? Que pouvons-nous face à ce coronavirus ?
      Rendons-nous à l'évidence en attendant la providence.
      Interrogeons notre "humanité" dans cette "mondialité" à l'épreuve du coronavirus.
      Restons chez nous et méditons sur cette pandémie.

      Aimons-nous vivants !


      Merci Miss

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    2. Je viens de lire à l'instant le texte de Miss. Incroyable de vérité ! tellement vrai....
      Merci beaucoup.
      Je regarde en même temps BFMTV Bruno Lemaire interviewé par Apolline de Malherbe... ses réponses sont inimaginables : "quelques jours seulement ont suffi à l'univers pour établir l'égalité sociale qui était impossible à imaginer".

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    3. J'ai un peu de mal à y croire en effet...L'égalité sociale n'est que de façade, hélas...
      Mais le texte de Mustapha Dahleb est très chouette et vrai.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  12. J'aime ton texte rose Célestine parce qu'il est plein de tout, de nous, de ce que sera demain, de ce que nous en ferons. Il est temps d'élargir notre regard, notre désir d'harmonie et de profondeur.. jusqu'au chakra du coeur, celui de l'amour, qui procure paix sérénité et douceur...
    Profite de tous ces instants qui nous remettent en phase avec nous-mêmes et par là même avec les autres, mais toi tu as toujours bien su saisir ce temps par ton humanité et ton écoute !
    amicalement à toi.

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    1. Je crois que c'est le moins que je puisse faire, de témoigner de ce que je ressens, en joie, en espoir, en bonheur, en positivité, en essayant de contrebalancer tout le négatif qui cherche à nous envahir, et à annihiler notre volonté.
      Bisous belle d'âme
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  13. Syzygie-les-Moulineaux !

    Ok, je sors, j'ai mon attestation de déplacement dérogatoire !

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  14. Dans la lumière aquarelle de nos matins confinés
    Puiser les rayons meurtris de l'espérance
    Retracer de nouveaux chemins, sentiers perdus ou égarés
    Mais où les traces de la vie montrent l'avenir...

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    1. Très jolie, cette « lumière aquarelle» de nos matins confinés.
      J'aime beaucoup.
      Bisous Marie
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  15. Je crois que j'ai la presque intégrale des films d'Audrey dans ma dévédéthèque. Si le confinement se prolonge, j'irai revoir Voyage à deux, Drôle de frimousse, Charade, Vacances romaines, Sabrina, Ariane et tous les autres...

    Sinon, oui, la vie est un miracle !

    https://youtu.be/4KHnL12Q0r4

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    1. Je n'ai pas vu le film, mais la bande annonce m'en donne très envie !
      Tu as de la chance d'avoir une DVDthèque si bien remplie (et si joliment)
      Moi je me ruine en VOD en ce moment...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  16. J'ai failli dire AMEN, à la fin de la lecture de ton billet.
    Oui, AINSI SOIT-IL, dans une autre vie, celle d'après le virus, pour celles ou ceux qui n'inspireront pas ses miasmes fétides. Mais il ne faut pas rêver ! Il n'y a qu'à voir le comportement irresponsable, égoïste, de certains individus qui se croient sûrement invincibles et qui ne sont que de potentiels assassins.
    Soyons joyeux dans nos propos, mais gardons les yeux ouverts, le mal peut être vêtu de rose.
    PS : oh la la ! Mais je vais finir par me faire peur d'écrire des trucs comme ça. C'est parti tout seul. Vite, chasse ces mauvaises pensées et retrouve ton humour, ma pauvre Mijo. Il va y avoir tellement de jours où je pourrai ruminer qu'il faut que je garde un peu de ma colère. Je rationne, même ça ! :D
    Bisous

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    1. Ben oui, je ne t'ai pas reconnue sur ce coup-là...toi toujours si calme, jamais bouillonnante tel le gave de Pau...Toi qui ne t'énerve jamais, bazar de casserole !
      Non je ne t'ai pas reconnue ... :-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  17. Bonjour Célestine,
    J'aime beaucoup Audrey Hepburn. Et aussi les vieux films. En fait, c'est le moment de revoir ses vieux DVD si on en a...
    J'aime aussi ton optimisme militant! Tu es une bouffée de joie courageuse.
    Je fais comme si la pandémie devait finir un jour sans trop de dégâts, bref je vis au maximum comme avant sauf pour les sorties, bien sûr...
    Bises chère Célestine
    Mo

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    1. Je crois que l'on ne pourra plus tout à fait vivre comme avant cette pandémie.
      Même si elle finira, c'est certain, il y aura des choses à revoir dans notre façon de travailler, de stresser, de courir derrière le toujours plus...et surtout dans notre façon de ne pas envisager le pire quand il est question d'écologie. C'est à dire, au final, de la même chose qu'en cas de virus : notre santé, notre vie...
      Bisous Mo
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  18. Les virus ça me connaît ! Côté cobaye je suis un pro du poliovirus !
    C'est en ce sens que j'ai lu cette phrase : « Vous puisez votre énergie dans de petits riens qui sont tout.»
    Je prends la phrase pour moi puisqu'elle est adressée à chacun. Cela fera bientôt 60 ans que je vis de cette manière. Je n'ai que des petits riens, des résidus musculaires qui vont s'amenuisant. Cela n'empêche pas d'extraordinaires jaillissements d'énergie fondamentale. Et plus je m'amenuise, plus cette énergie me semble grandir en intensité. Phénomène curieux. Plus j'avance plus je comprends ce concept que développait l'un de mes maîtres à vivre « la croissance par diminution ». Il ne parlait pas d'économie évidemment, mais de l'essence de la personne humaine.
    Alors au fond le coronavirus : est-ce que ça change quelque chose de mon quotidien ? Oui, dans la gestion des conséquences de l'arrêt des activités nécessaires à ma santé. Et encore ! J'ai toujours trouvé des solutions dont certaines je fus étonné moi-même qu'elles se présentent ou que je les invente. Alors pourquoi ça serait aujourd'hui différent ?
    Chacun vit sur des puits d'énergie extraordinaire dont il utilise tout juste la moitié et encore… !
    Dans l'adversité se révèlent les véritables personnes humanisées. Se révèlent aussi les véritables crapules.
    Une opération vérité salutaire, en quelque sorte.

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    1. Qu'est-ce que ça me fait du bien de lire ça...
      Les petits riens, ce sont ces chances que tu énumères façon ping-pong avec ta compagne de vie, (comme je l'ai vu sur un autre blog) ces listes que chacun devrait pouvoir énumérer chaque matin au réveil. Etre vivant, avoir des yeux pour voir le soleil et des oreilles pour entendre chanter les mésanges...
      J'aime aussi énormément (tu t'en doutes) ce que disais ton maître à vivre. L'essence de la personne humaine, ça me parle, tu le sais. Et cette masse de choses que l'on apprend sur le chemin, pour devenir meilleur en se dépouillant du superflu.
      Par temps de crise, c'est le bon côté : on se recentre sur les essentiels.
      Et l'on en ressort grandi, si cela ne nous tue pas, évidemment.
      Bisous radieux
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  19. Le vent dans tes cheveux blonds
    Le soleil à l'horizon
    Quelques mots d'une chanson
    Que c'est beau, c'est beau la vie

    Un oiseau qui fait la roue
    Sur un arbre déjà roux
    Et son cri par dessus tout
    Que c'est beau, c'est beau la vie.


    Tout ce qui tremble et palpite
    Tout ce qui lutte et se bat
    Tout ce que j'ai cru trop vite
    A jamais perdu pour moi


    Pouvoir encore regarder
    Pouvoir encore écouter
    Et surtout pouvoir chanter
    Que c'est beau, c'est beau la vie.


    La rouge fleur éclatée
    D'un néon qui fait trembler
    Vos deux ombres étonnées
    Que c'est beau, c'est beau la vie.


    Pouvoir encore te parler
    Pouvoir encore t'embrasser
    Te le dire et le chanter
    Oui c'est beau, c'est beau la vie.

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    1. Tu aimeras, puisque tu me cites cette belle chanson de Ferrat, que je relis avec émotion à chaque fois, la video citée par Joe Krapov un peu plus haut. C'est la bande-annonce du film « la Vie est un Miracle »
      Merci Petrus d'être toi.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  20. L'amienquestionsamedi, 28 mars, 2020

    Et si nous décidions d'avoir confiance en demain, de tirer une bonne leçon de ce que nous vivons afin de tout mettre en oeuvre pour envisager l'avenir avec une nouvelle attitude face à la vie ? Cesser de se plaindre, se retrousser les manches et AGIR pour le bien être de tout un chacun sans oublier NOTRE planète. J'aime la vie, les gens qui ont confiance en elle, l'amitié avec des personnes comme toi qui croient dans les vertus du rire, du partage et qui ne sombrent ni dans le misérabilisme ni dans le pathos. Bises virtuelles et saines.

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    1. Ah oui, ce serait magnifique...On peut rêver, un moment, que cela arrive...
      J'aime ce que tu dis.
      Cela me conforte dans la pensée que je suis le bon chemin, n'en déplaise aux grincheux.
      Bises de même
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  21. Oh Celestine! Même nos chers bancs ne sont quasiment plus accessibles. Qu'est une vie sans bancs? Mais tu as raison dans ton texte magnifique et tout espoir, demain sera un autre jour. Je pense à toi et je t'embrasse chère Miss W. ATTB.

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    1. Ah...m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi...
      Et regarder les gens tant qu'y en a...
      Ça reviendra.
      Kisses and atttb, mon cher gentleman
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Un peu plus de cinq minutes, non? Kisses and ATTB Angel Baby.

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    3. Bien sûr ! C’était juste pour respecter le texte de Renaud...
      On le refera, dis? On refera le monde sur un banc, comme avant ?
      Dear friend...
      ♥️

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    4. Oui, mais tu verras bien qu'un beau matin, fatigué,
      j'irai m'asseoir sur le trottoir d'à côté...

      Finalement, comme on sera beaucoup, tu crois qu'ils mettront des bancs.

      Ti bacio Sorellita

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    5. J'espère bien qu'on s'assoira, pas fatigués, n'importe où, tous ensemble, encore, pour refaire ce monde... ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  22. Magnifique texte ;-) même si quelquefois, j'aimerais utiliser "ce temps à vivre" pour aller voir tel ou untel...

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    1. C'est sûr...voir des gens me manque : nous sommes des êtres éminemment sociaux.
      Mais en même temps, quelle chance d'avoir les moyens de communication que nous avons...
      Merci Cath
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  23. Je trouve intéressant que tu cites, en ouverture, quelqu'un qui dit croire aux miracles et conclues toi-même avec « je préfère croire aux miracles ». Il s'agit donc bien, de ta part, d'un choix de croire en quelque chose. Du coup j'en viens à me demander si, d'une manière générale, une croyance est une évidence (quelque chose de plus fort que soi) ou un choix conscient.

    Par ailleurs je considère que certaines croyance fondamentales et essentielles ne se discutent pas. Elle seraient, en quelque sorte, constitutive de l'être qui les porte.
    Oui mais... quand il s'agit d'une croyance choisie, pourrait-on discuter de ce choix ? (je ne tenterai pas de répondre à la question)

    J'en viens au fond : je trouve quelque chose qui m'est familier dans ton texte, tant dans la joie des bonheurs simples que dans le triste constat des activités autodestructices humaines. Par contre, le fait que tu mettes en exergue la croyance susmentionnée me perturbe [croire au rose aussi, hé hé]. Et cela m'interroge : qu'est-ce qui me perturbe ? Peut-être, précisément, le fait qu'elle soit choisie.

    Pour ma part, tu l'auras compris, je ne crois pas aux miracles.
    Ni au pouvoir du rose ;)

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    1. Mais tu crois à ce que tu veux, cher Pierre. Pour moi, les croyances sont évidemment des choix, et des façons de regarder le monde. Je crois en l'homme, je crois en l'humanisme, je crois en la bonté naturelle de l'homme, perverti par la peur de la mort et l'appât du gain, les deux grands « moteurs » de l'humanité.
      Ce sont des choix, comme on choisit une paire de lunettes. J'ai fait le choix de l'optimisme mais tu noteras que mon optimisme est passé de béat à lucide.
      Ce qui te perturbe, peut-être, c'est que tu penches plutôt du côté du pessimisme. Peut-être parce que le pessimisme, le réalisme, paraissent toujours plus sérieux que l'optimisme...
      Je trouve pourtant très juste et très sérieuse la phrase du dalaï lama : « Si on enseignait à tous les enfants du monde la méditation, le problème des guerres serait réglé en une génération »
      Oui mais voilà : la méditation, ce n'est pas encore vraiment pris au sérieux dans les milieux autorisés...
      Ça ne nous empêche pas d'être amis, n'est-ce pas ? ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Bien sûr que tout cela ne nous empêche pas d'être amis. Les différences n'empêchent nullement l'amitié, tant que certains essentiels se rejoignent :)

      Tu me dis « Mais tu crois à ce que tu veux ». Et bien justement, là était le sens de mon questionnement : une croyance est elle question de volonté (de choix) ou bien est-elle immanente ? Tu parles clairement de choix, en ce qui te concerne, ce qui laisse entendre que, peut-être tes croyances plus profondes, plus spontanées, pourraient être différentes. Alors que, pour ce que je connais de moi, mes croyances sont "spontanées" (je passe évidemment sur leur origine, qui résulte nécessairement d'un apprentissage socio-familial). Je ne cherche pas à "forcer" ces croyances, à leur imprimer ma propre volonté. Et c'est cela qui m'interroge, vois-tu ?

      Bien sûr que je crois en l'humanisme ("en l'homme", je ne sais pas trop ce que ça signifie), je crois aussi qu'il y a du "bon" et du "mauvais" (pulsion de vie/mort) en chacun de nous et que là il s'agit bien de choix individuels de chaque instant. Autrement dit je ne crois pas en une bonté inhérente à l'homme mais au choix de privilégier celle-ci.

      C'est quand même assez différent, comme façon de voir le monde, non ? Choisir de croire ou croire que l'on choisit ;)

      Tu considère que je penche plutôt du côté du pessimisme. Je ne le ressens pas du tout ainsi. J'ai l'impression de pencher du côté de la lucidité. Regarder les choses telles qu'elles sont plutôt que telles que je voudrais qu'elles soient. Bon, c'est évidemment subjectif et, là encore, teinté par mon apprentissage socio-familial. Je ne crois pas que le pessimisme paraisse plus sérieux que l'optimisme : les deux sont des choix (conscients ou pas). Quant au "réalisme", pour peu qu'il se base sur le factuel, qu'il n'opte justement pas pour le pessimisme ou l'optimisme, il correspond à ce que je nomme lucidité. C'est à dire une volonté d'objectivité (inatteignable...). Une position sans doute inconfortable puisqu'elle ne sied ni aux "optimistes" ni aux "pessimistes", qui alternativement renvoient celui qui l'émet du côté de la tendance opposée à la leur :)

      Je plussoie la phrase du Dalaï Lama. Je note cependant qu'elle commence par "si". « Si tous les gars du monde... ». Oui, "si" tout le monde voulait bien s'aimer, le monde serait différent. Si et seulement si...

      L'optimiste voudra y croire. Le pessimiste dira que c'est impossible. Le lucide considèrera que, pour le moment, ça n'existe pas.

      Il y a peut-être une question de temporalité dans tout ça : regarder ce qui est, non ce que l'on espère qu'il advienne.

      Je te remercie pour ce que du dis de toi ici, qui m'offre la chance de constater nos ressemblances et dissemblances. C'est à partir de ces différences que je pense, analyse et "comprends".

      Je t'embrasse, chère amie.

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    3. Réponse demain : là il est un peu tard pour écrire une réponse...
      Bisous
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    4. Bon ben j'ai tout donné dans la réponse à ton autre com...
      Je reprendrai simplement une de tes phrases :
      « L'optimiste voudra y croire. Le pessimiste dira que c'est impossible. Le lucide considèrera que, pour le moment, ça n'existe pas. »

      Et l'optimiste lucide que je suis constate que pour le moment ça n'existe pas, mais veut y croire. parce que sans rêve et sans espoir, un monde s'écroule.

      Je t'embrasse mon ami
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    5. @ Célestine
      Tu fais partie de la trop rare catégorie des utopistes.
      Trop rare, car c'est la seule qui fasse avancer le monde.
      Les pessimiste pensent que tout est foutu.
      Les trop lucides pensent qu'on ne peut rien faire.
      Les raisonnables s'accommode pensant que ça pourrait être pire.
      Les optimistes croient que tout va s'arranger tout seul et qu'il faut laisser faire.

      J'ai, pour ma part, choisi l'adage de Mark Twain:
      "Seul un imbécile ignorait que la chose était impossible, alors il l'a faite."
      Baci et amitiés à Pierre

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    6. Finalement je me demande s'il faut chercher à coller des étiquettes ;)
      Chacun fait comme il peut, avec sa conscience, son histoire, sa connaissance et son ignorance.

      L'autre vit les choses différement ? Fort bien. Il n'y a ni vérité ni objectivité. Ni de "meilleure" façon de voir le monde :)

      Amicales salutations à vous deux Célestine et Blutch.

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    7. L'essentiel est de réfléchir, et d'essayer de mettre en conformité ses actes et ses paroles...
      ❤️

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  24. Bien sûr que la situation est dramatique avec ses milliers de morts. Mais moi j'y vois une chance inouïe pour l'humanité, comme une perche tendue, pour que nous réfléchissions à tous nos comportements parasites. L'heure arrive où il va falloir faire ses comptes. la Terre pourrait être un paradis si……….

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    1. C'est exactement mon ressenti, et celui de pas mal de gens...
      Mais les forces en présence sont déséquilibrée, et la phynance aura tôt fait de remettre le grappin sur la conscience des consommateurs...
      Et pourtant, malgré tout, j'ai envie d'y croire.
      Bisous daniel
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  25. Mes enfants me manquent mais oui, je regarde et j'écoute les oiseaux revenus, la campagne silencieuse, la route toute à moi (pour me balader à pieds) comme des cadeaux. J'espère comme toi qu'on aura compris l'importance de faire attention à ce que l'on fait, à ce que l'on vit. Attention aux autres, à ce qui nous entoure. Est-ce l'espoir d'un miracle?

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    1. C'est ça. Ce serait ça, le miracle : qu'enfin l'humanité se réveille et arrête de scier la branche...
      Les petits bonheurs de la nature remplacent avantageusement l'avoir plein nos armoires...
      Allez, on y croit pour nos petits bouts ?
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  26. Merci pour ce texte. Dans cette période particulièrement sombre, il est important de se projeter dans l'après et dans l'avenir. J'ai entendu le Président dire que les leçons de cette crise seront tirées et que notre société ne pourra plus être la même après. Nous verrons ...
    Bises Célestine.

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    1. Si seulement une graine avait pu germer dans sa tête...
      J'ai envie d'y croire, mais n'est-ce pas de sa part, une annonce de plus ?
      Je crois plutôt à la prise de conscience individuelle de chaque habitant de la planète...
      Bisous Patrick, ravie de te revoir.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Tous les président dont les turpitudes ont été éventées jurent leurs grands dieux qu'ils ont compris, qu'ils ont changé et que les erreurs passées ne se reproduiront plus.
      François Ruffin a ressorti un discours de 2008 de Sarko.
      Le même dithyrambe que Micron, les mêmes mensonges, en fait.

      En FJ, le discours de Sarko à Toulon en 2008.
      https://www.youtube.com/watch?v=GbKV5MItfqU
      (J'avoue ne pas avoir eu le courage de me le faire en intégralité pour vous choisir les passages les plus croustillants.)

      Micron n'a pas été placé au pouvoir par ses commanditaires pour faire le bonheur des Fran4ais, mais pour remplir leurs poches.
      La crise du Corona fait partie de la tire-lire des puissants.
      Heu oui, donc en résumé, je ne crois pas un mot du discours pestilentiel (merci Coluche).
      A part ça, je ne suis pas pessimiste, puisque nous avons l'opportunité de remplacer le verbe avoir par le verbe être; et ce verbe rend les choses insaisissables.
      Ti bacio forte Cara

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    3. As-tu vu comment le président s'est fait apostropher par un médecin neurologue? Tout est dit dans cette video qui n'est pas passée sur BFM...
      Mais est-ce une surprise ?
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    4. Tu y crois à l'engagement de Micron ?

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    5. Joker ! ;oDDDDDDDDD

      Et pourtant le Docteur Salachas parle à Sa Majesté avec une fermeté à laquelle il ne doit pas être habitué !

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    6. Je l'avais vu cette vidéo fin février (le neurologue apostrophant le Président) soit en cliquant sur la toile, soit sur BFMTV... que j'écoute, mais pas que... et j'avais été époustouflée de la manière ferme et déterminée du neurologue s'adressant à lui avec une telle vérité, sans mâcher ses mots ! je n'aurais pas voulu être à sa place ! mais nos tous puissants ne sont pas comme nous !

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  27. Coucou. Je ne crois pas aux miracles. Je crois en l'Homme et j'espère que l'humanité pourra se relever plus forte de cette crise. Malheureusement, je vois que ce sera encore une fois les plus pauvres qui vont trinquer de cette situation. J'ai vu justement ce soir un reportage dans les rues de Calcutta et dans ses bidonvilles. Comment dire à des gens qui vivent en temps normal, les uns sur les autres, de rester confinés et de garder la distance sociale? Peut-être que nous pourrons réfléchir à d'autres voies, nous pouvons d'ailleurs déjà le faire maintenant.

    L'après Covid 19 sera difficile, mais peut-être pourrons-nous remettre l'humain au centre? Je l'espère en tous les cas. Bises alpines... de loin.

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    1. Tu as raison. Les pays pauvres paient pour les riches. Je crois que c'est une crise de l'occidentalité et de toutes ses outrances...Mondialisation, urbanisation, industrialisation, non respect des règles de la vie, surpêche, élevages intensifs, déforestation, pollution des eaux et de l'air...
      Alors c'est vrai qu'il va falloir sérieusement que les « Blancs» comme on s'appelait il n'y a encore pas très longtemps, se regardent le nombril et arrêtent de mettre à feu et à sang l'ensemble de la planète.
      Il y a plein de gens qui réfléchissent à d'autres voies, de déconsommation, de décroissance, d'éco responsabilité, de solidarité, de circuits courts et de retour aux valeurs essentielles...
      Mais au pouvoir, il y a trop de gens déconnectés de ces valeurs, et qui ne jurent que par la bourse et le béton...
      Le combat pour la Vie sera rude dans les années qui viennent.
      Bisous solidaires
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  28. Salut divine Céleste, je m'en vai aller visiter miss Zen.
    Portes-toi bien et bizzz du caphy en chef

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    1. Salut ô Caphy en chef !
      Bonne balade bloguesque !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  29. Ce qui est Rosse est parfois Morose
    mais ce qui est Rose est souvent Éros

    Mort au Coronavirus
    Vive le CuronaviRose !



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    1. Je n'aurais pas dit mieux, cher Well !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  30. Syzygie, il s'appelle syzygie, c'est un garçon pas comme les autres ♫♫♫
    Ok, je sors ! Heu, ben non...
    Depuis que je suis confiné, je n'ai pas assez de temps pour réfléchir à un commentaire chez toi. J'rigole 😄 J'ai cru que j'avais perdu l'inspiration et ce n'était pas un problème respiratoire...
    Au risque d'être rabat-joie, je ne crois pas aux miracles ; enfin pas à tous...
    Je voudrais croire en l'humain, dans ce qu'il a de plus beau, mais je crois plus fermement à sa capacité à nuire à son prochain.
    Cette catastrophe va forcément changer les choses, comme après toutes les catastrophes où le monde est reparti d'une autre façon ; comme l'explique Boris Cyrulnique(sur france inter).
    Mais j'ai bien peur que les lendemains déchantent. L'occasion est "tellement" belle de faire régresser les droits sociaux (voir anguille sous roche .
    Nicole Ferroni en parle très bien aussi, ici.
    ou de développer la surveillance, tuer un peu plus la liberté. Édouard Snowden en parle très bien, ici
    Pourtant, l'occasion est là, pour changer la donne. Je ne me sens pas pessimiste de nature, j'aime assez regarder les choses en face. Et là, je le sens moyennement rose ♫♫♫ .

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    1. Oups Boris CyrulniK, bien sûr !
      Pour l'écouter, c'est mieux, ici

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    2. Oh la la ! Que de liens intéressants !
      Alors là, il va me falloir un peu de temps pour visionner/écouter tout ça...
      Mais je suis d'accord avec toi. Je choisis l'optimisme, parce que ça me fait du bien à l'instant présent. Mais je reste lucide : nos enfants et nos petits enfants ne vont pas connaître la même chose que nous. Ça va être terrible sans doute, mais il reste un espoir que ça débouche sur du mieux...
      Ya un truc qui me fascine : tu as moins de temps en étant confiné ? C'est assez original, beaucoup de gens se plaignent d'avoir trop de temps, et de s'ennuyer... ;-)
      Bisous de la nuit
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    3. Cela peut paraître paradoxal, je ne suis pas à un paradoxe près, mais c'est la vérité, je ne vois pas passer les journées. Cela ne veut pas dire que je ne réfléchis plus, seulement, d'habitude, j'ai des petits moments, dans la journée ou j'ai l'esprit moins occupé.
      M'ennuyer ? J'ai plein de trucs à faire, dont un que j'ai terminé... Mais ce sera pour plus tard...
      Ta réponse à Angélique m'interpelle !
      Moi aussi, je suis arrivé chez toi avec un simple pseudo sur le dos, qui ne renvoyait à aucun blog. Quant aux trolls, je ne savais pas ce que c'était.
      Bises de début de soirée (ma journée est finie)

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    4. Toi quand tu es arrivé, tu t’es présenté.
      J’ai retrouvé ton texte :

      « 
      je me jette à l'eau!Normal de vouloir savoir à qui l'on a affaire.j'ai découvert ton blog(je n'en n'avais jamais "visité" avant)complétement par hasard,en cherchant(dans les étoiles) l’étymologie du futur prénom d'un bébé à naitre(pas le mien)la curiosité et l’intérêt ont fait le reste.Je t'ai découvert en début d'année,ce sont"les cent mots"qui m'ont"accroché":beau texte,belle écriture,belle performance en somme!Chaque "réel" me mettais en joie.Je pestais de ne pas avoir déniché ces "billets" plus tôt! te répondre me titillais depuis quelques temps,je suis donc passé à l'acte.Merci de m'avoir ajouté a ton totem.Et pour finir,comme mon pseudonyme le laisse transparaitre:je suis un homme. »

      Bises de milieu de soirée
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    5. PS tu as vraiment fait des progrès en dactylographie !
      😀

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    6. Je n'utilisais quasiment jamais un clavier, et je n'ai pas compté le nombre de sites que j'ai visités pour améliorer tout ça. Bref, je ne savais pas écrire. Merci de m'avoir accepté comme j'étais.
      Bise de la nuit

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  31. Mais mais mais... Tu ne pas envoyer le lien, si ???
    Bon peu importe!
    La plaie de ne pas réussir à poster mes comm...
    Demain est un autre jour, en effet...
    Pour moi, cette pandémie est loin d'être symbolique, mais je ne le saurai que lorsque ce sera terminé...
    Bisous, chère fée

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    1. Oh ma chère Emilie, j’ai failli oublier ton commentaire...
      Quand je disque cette pandémie est symbolique je ne veux pas dire virtuelle. Nous ne savons que trop qu’elle est bien réelle.
      Je veux juste dire qu’elle est symbolique de notre façon de vivre...
      Je t’embrasse
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  32. "J’espérais que ce moment ferait brèche dans l’opacité de ce verbiage. J’imaginais un réveil en sursaut, comme en plein cauchemar. Que dalle. Dans les palais, ça cause toujours com, ça tactique, ça louvoie. Chez les enfants gâtés, on fait comme d’hab, on transforme chaque minute en occasion de jouir. Les drames sont définitivement solubles dans le lifestyle. L’exhibition des desserts et la course au bonheur se poursuivent peinard. On fera du yoga jusqu’en enfer. Et partout cette idéologie des optimistes, qui sacrifieront jusqu’au bout la difficulté des faits à leur devoir de félicité. Ah oui, nous aurons été contents, ravis comme à la crèche et chaque cataclysme nous trouvera plus démunis, nos armoires pleines et le cerveau vide.

    Comprenons-nous bien. S’occuper pendant le black out social et faire contre mauvaise fortune bon coeur, cela va de soi. Cultiver un certain art de vivre, évidemment – et moi le premier encore ! Mais quand l’hédonisme devient une bulle aveugle, la déco d’intérieur un sédatif et les arts culinaires une fin en soi, quand on préfère tourner le dos au tsunami d’emmerdes plutôt que de gâter le mood d’une seule journée, je regarde mon gosse qui héritera de nos lâchetés et mes poings se serrent. Des historiens se pencheront un jour sur notre psychopathologie fin de siècle. Ils diront ces gens n’auraient pas sacrifié une minute de joie pour sauver leur monde."
    Nicolas Mathieu 29 mars 2020 (prix Goncourt 2018)

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    1. Je suis tombé sur ce texte sombrement lumineux (pour rester dans les oxymores) ce matin. J'hésitais à le partager ici mais je vois que c'est chose faite et je m'en réjouis :)

      Un article en parle : https://www.lesinrocks.com/2020/03/30/livres/livres/je-crains-moins-le-virus-que-notre-normalite-les-mots-amers-de-nicolas-mathieu-sur-la-crise-sanitaire/

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    2. @Angélique
      Je voudrais souhaiter la bienvenue à « Angélique » mais je trouve que pour un premier commentaire, c'est un peu cavalier de poser les mots d'un autre, sans se présenter. Et puis je me méfie des pseudos qui ne renvoient pas à un blog. Une longue expérience des trolls, sans doute...
      Quoi qu'il en soit, et là je réponds aussi...

      ...@ Pierre :
      Je ne suis pas d'accord avec le fond de ce texte, comme tu t'en doutes. Je crois que ce monsieur, du haut de ses 42 ans et de son prix Goncourt, se croit autorisé à démonter des pratiques millénaires (telles le yoga) et à jeter l'opprobre sur les optimistes pacifistes soi-disant responsables de la crise. Il se trompe de personnes, à mon sens.
      Les gens qui pratiquent le yoga, la méditation, la non-violence, sont en général des gens qui sont certainement plus prêts que la moyenne de nos contemporains pour ce « nouveau monde » dont on parle tant.
      Ils sont dans la simplification, le détachement des choses matérielles, la réduction des déchets, la nourriture saine, le contentement de petits bonheurs et le respect de la nature.
      On peut les traiter de baba-cools, de rêveurs, d'utopistes, de hippies, mais certainement pas leur imputer la situation catastrophique dans laquelle le monde ultra-libéral a entraîné l'humanité. Même s'ils lont fait à une certaine époque (et en cela je ne crois pas que quiconque puisse ne pas reconnaître la responsabilité collective de la société de consommation des années 50 à 80, ils refusent de plus en plus de cautionner un système qui génère stress, chômage, maladies, angoisses, dépressions, suicides.

      En revanche, il y a bien une catégorie de gens qui ne tireront aucune leçon de ce confinement : ce sont ceux qui vont replonger directement dans la consommation effrénée, obnubilés par l'avoir et non l'être, et ceux qui en profitent : boursicoteurs, banquiers, spéculateurs...
      Je te redis la phrase du Dalaï Lama évoquée plus haut : « si l'on enseignait la méditation à tous les enfants de la terre, le problème des guerres serait réglé en une génération.»
      On sent bien que Monsieur Nicolas Mathieu n'a jamais fait de yoga de sa vie, ou alors juste pour se donner un genre.
      Sinon il saurait...

      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    3. Merci pour la réponse et désolée mais je n'ai pas de blog...

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    4. Ben voilà,c'est le discours d'un type qui est "arrivé" parce qu'il a eu le Goncourt.
      Il a choper la grosse tête et il nous montre qu'on peut aussi faire des belles phrases pour dire des conneries.

      Il est encore dans le mythe catho pour se persuader qu'il faut souffrir pour mériter son Paradis.
      En quoi la joie de vivre s'oppose-t-elle la sauvegarde de l'humanité ?

      Je crois tout au contraire que lorsqu'on partage de la joie en groupe, on ne s'occupe pas de consommer idiot, de voyager au long cours et de polluer.

      Partager sa joie dans la simplicité fait valeur d'exemple pour ceux qui tentent de tuer leur morosité dans l'accumulation.

      Ce n'est pas en sacrifiant sa joie qu'on peut sauver le monde, tout au contraire.

      Monsieur Matthieu écrit peut-être très bien, mais il devrait penser plus et mieux.

      Une fois de plus, l'habit littéraire ne fait pas le moine, malgré son patronyme...

      Ti bacio Cara mia

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    5. Grand étonnement de ma part, en lisant vos réactions, Célestine et Blutch. Je n'ai pas du tout eu la même lecture que ce que vous en dites. Pas du tout la même interprétation.

      Je ne connaissais pas cet auteur, que vous semblez avoir en bien piètre considération, mais moi j'ai bien aimé ce texte.

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    6. Ce qui serait bien, c’est que tu nous dises comment tu l’interprètes... à part de le trouver sombrement lumineux.
      Parce qu’en fait tu cites l’article des inrocks mais tu ne donnes pas ton opinion ...
      Non mais en même temps j’ai déjà trois commentaires de retard et je te demande encore de disserter ...
      Bisous confus !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    7. Mon opinion - que j'aurais effectivement pu donner - c'est que pour moi ce texte est d'une grande acuité. D'où le "lumineux" (dans la description des faits) ET le "sombre" (pour les conséquences). Certes, après vous avoir lu, inclure le yoga (celui des "enfants gâtés", précise t-il) peut paraître déplacé pour ceux qui le pratiquent authentiquement. Est-ce que, pour autant, cela disqualifie tout le texte... voire l'auteur lui-même ?

      Pour moi l'idée importante c'est celle des "enfants gâtés" (qu'ils fassent du yoga ou pas, pour moi c'est anecdotique). « Chez les enfants gâtés, on fait comme d’hab, on transforme chaque minute en occasion de jouir. ». Je trouve cette phrase très juste (et dérangeante). Nous (nous collectif) sommes dans la jouissance d'un monde que nous voulons sans limites, dans la jouissance jusqu'à l'absurde. Une jouissance obscène... de laquelle nous sommes incapables de nous sortir.

      Quant à la conclusion du texte, elle est implacable : « Des historiens se pencheront un jour sur notre psychopathologie fin de siècle. Ils diront ces gens n’auraient pas sacrifié une minute de joie pour sauver leur monde. »

      Mais tu vois... en donnant mon interprétation de ce texte, en expliquant que je le trouve "juste", je me sens finalement en grand décalage avec "l'esprit" de ton blog, si je puis dire. J'ai l'impression de dire des grossièretés, des trucs que personne n'a envie d'entendre.

      J'ai déjà beaucoup de difficultés à écrire sur mon blog dans cette tonalité, tout en me disant que c'est "mon" espace d'expression et, normalement, de liberté. Mais ici, j'ai l'impression d'être le gars qui ne sait pas se tenir. Celui qui revient toujours répéter ses histoires pénibles, pas dans le ton.

      Et ça me met mal à l'aise.

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    8. Je te remercie d'avoir accédé à ma demande. je suis bien marrie que tu sois mal à l'aise, parce que je pense qu'il n'y a pas de raison objective que tu le sois (mais ça n'engage que moi)
      Je voudrais tout de suite te préciser quelque chose : l’esprit de mon blog, comme tu dis, ce n’est plus (même si ça l’a été à un moment, il y a déjà longtemps) une espèce de bulle complètement déconnectée des réalités.
      J’espère que tu t’es quand même aperçu que ma focale s’était faite plus précise, plus lucide, et que j’étais sortie de cette espèce de bonheur incantatoire que j’appelais à une époque mon voile rose.
      Depuis, j’ai accédé à des notions personnelles que j’occultais soigneusement, je ne vais pas refaire ma psychothérapie, ce n’est pas le lieu. Mais tu le sais.
      Je crois que, comme beaucoup de fois où nous achoppons sur un sujet, il y a, à la base, un certain malentendu, et qu’en fait nous disons sensiblement la même chose.

      Revenons au texte de monsieur Nicolas Mathieu. Ce qu’il dénonce, sans aucun doute, enfin, je pense, c’est la société de consommation et de plaisir immédiat. Ce qu’il nomme hédonisme, c’est la pratique de la jouissance à tout prix à l’occidentale, c’est à dire à travers l’argent : toutes ces choses que l’on se paie pour avoir l’air heureux : Salle de sport, belles bagnoles, restaurants, croisières, voyages, parcs d’attractions, alcool, sexe et drogue à tous les étages.

      C’est ce que tu exprimes, toi-même, quand tu parles d’une « jouissance d'un monde que nous voulons sans limites, la jouissance jusqu'à l'absurde. Une jouissance obscène... de laquelle nous sommes incapables de nous sortir.»

      Ce que j’exprime, moi, au contraire, c’est la joie simple et gratuite d’écouter les petits oiseaux chanter et de regarder le soleil se lever. Le recentrage sur les valeurs humaines fondamentales.
      Le yoga, la méditation, ne sont pas des modes pour bobos en mal de sensations. Ce n’est pas à mettre dans le même panier que le golf, l’aérobic ou le jet-ski.
      Le yoga, c’est une philosophie de vie, une façon de regarder le monde loin du consumérisme effréné.
      Bien sûr que nous sommes gâtés par la vie ! Mais il y a ceux qui ne le voient pas, qui continuent à râler et à en vouloir toujours plus, et ne cessent de lorgner sur ce qu’ils ne peuvent pas se payer et puis il y a ceux qui le reconnaissent, qui sont dans la gratitude d’avoir simplement des robinets d’eau courante et à manger dans leur assiette.
      (...) à suivre

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    9. (...) suite

      C’est un peu cela, l’esprit de mon blog : m’émerveiller de ce que la vie m’apporte, sans en vouloir plus. Et en espérant que de plus en plus de gens accèdent à cette forme de pensée, la seule qui permettra la véritable transition écologique. Ce que tu appelles, toi, « se préparer à l’effondrement »
      Quant à la résilience, elle nous sera très utile quand il faudra affronter des temps extrêmement plus durs qu’un simple confinement chez soi.

      La phrase qui me choque le plus, c’est : « Des historiens se pencheront un jour sur notre psychopathologie fin de siècle. Ils diront ces gens n’auraient pas sacrifié une minute de joie pour sauver leur monde. »
      Alors que pour moi, la joie n’a rien à voir avec le simple « plaisir »
      La joie, j’en suis convaincue, est un moteur puissant qui peut sauver le monde. C’est un sentiment pur, primal, qui n’a pas besoin d’objet pour s’exprimer. C’est le sentiment qui préside à toute création, et qui permet la meilleure connexion possible entre l’individu et le grand tout que forme l’environnement. C'est le sentiment qui vibre au plus profond de soi, et que notre société réprime le plus possible, comme tout ce qui est gratuit...
      C’est le sentiment qui permettra peut-être d’extirper la haine et la cupidité destructrices au cœur de l’humanité.

      Est-ce que tu comprends un peu mieux mon point de vue ?
      Et surtout, est-ce que tu comprends que toi qui milites pour la déconsommation et le retour à des fondamentaux plus éco-responsables, nous sommes sur la même longueur d’ondes ? Moi, en tout cas, j’ai davantage l’impression de « sauver mon monde » en éduquant les enfants dans ce sens, qu’en prenant l’avion pour aller au bout du monde me faire bronzer sur une plage alors que j’en ai une à deux pas de chez moi…


      Bises vespérales

      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    10. @ Pierre
      Célestine et moi avons une forme d'esprit qui va plus vite et plus loin dans le dit et le non-dit. Ca ne t'enlève rien quant à la valeur de ton mode de réflexion.
      Et pour être franc, ce n'est pas toujours cadeau d'être sur-efficient... :-(

      Dans les non-dit de ce texte, il y a les baba-cools (ceux qui le sont restés) les gens qui voient et cultivent le beau, le positif, qui prennent le soin d'eux et de leur corps.
      Ce n'est pas une tare et ce n'est pas honteux d'avoir de la joie dans l'existence,
      Ce n'est pas honteux de vouloir changer la société matérialiste et égoïste en chantant. ce que sous-entend à peine l'auteur.

      Ce qui me dérange chez Matthieu, c'est son côté donneur de leçon, son côté pédant.

      Amicalement

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    11. @Angelique :
      Dis m'en un peu plus sur toi, alors, que je sache comment tu m'as connue et ce qui te meut. J'aime bien connaître mes lecteurs.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    12. @Célestine

      Merci pour cette longue réponse.
      Mon malaise est celui de toutes les personnes "lucides" (ou se pensent ainsi) qui, en constatant les réactions de ceux à qui ils en parlent, se rendent compte qu'en fait ils feraient peut-être mieux de les laisser dans l'illusion. Sauf que c'est cette illusion collective qui nous conduit droit dans le mur (ou le gouffre). Bref... dire ou taire, c'est compliqué à gérer en soi.

      Tu as raison, l'esprit de ton blog a évolué. Je le reconnais. Et je vois dans tes textes, tes réponses à d'autres, que ta conscience s'est accrue. Ton optimisme choisi s'est lucidifié, si je peux m'exprimer [joli lapsus : j'avais écrit m'extimer] ainsi. Tu chemines et cela me réjouit. Si tu n'avais pas cheminé je ne viendrais peut-être plus te lire, d'ailleurs, tant le décalage aurait été grand.

      Disons-nous sensiblement la même chose ? Peut-être, peut-être pas, et c'est sans doute de cette incertitude que proviennent nos malentendus (décalages ?). Essayons d'éclaircir cela. Quand tu dis que l'auteur du texte évoque « la jouissance à tout prix à l'occidentale » tu en pointes les dérives outrancières. De mon côté j'en pointe la "normalité". C'est à dire que nous (toi, moi, les lecteurs et l'ensemble de la population occidentalisée) sont dans cette jouissance à tout prix. Il ne s'agit pas de quelques privilégiés, mais de nous tous. Nous les 10% les plus riches de la planète. Même les smicards français en font partie. Nous qui "consommons" davantage que la part que la nature produit. C'est cela, pour moi, la jouissance obscène dont nous ne nous sortirons pas sans y être forcés. Alors oui, bien sûr, elle plus obscène pour ceux qui se vautrent dans la superficialité et la gabegie...

      Personne ne contestera les joies simples que tu décris : écouter les oiseaux, marcher sur les chemins, pratiquer la méditation. Sauf si c'est pour aller méditer dans le désert.
      Mais nos joies dépendent bien souvent... du pétrole. Celui qui nous donne les moyens de nous déplacer librement et autant que nous en avons envie. Cette si précieuse "liberté" qui rend nos vies heureuses et fait de nous des "nababs" (le terme est de Jancovici, que tu connais certainement). Cette liberté de déplacement et de consommation dont nous sommes en train de priver nos descendants vivants ou à naître.

      Ah c'est sûr, le tableau que j'esquisse n'est pas des plus réjouissants. D'un autre côté "c'est pas de notre faute" : nous faisons partie d'un système qui nous prééxistait... et que nous avons simplement suivi en nous mettant des oeillères. « Psychopathologie », disait l'autre...

      (à suivre)

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    13. (la suite)

      Alors oui, Nicolas Matthieu a parlé de "joie" au lieu de parler de "plaisir". Tu as raison, c'est différent. Changeons donc ce mot et nous verrons que nous ne sommes guère plus avancés. Il nous reste la joie, intacte, mais beaucoup de plaisirs à soustraire. Le plaisir de pouvoir être en lien à distance avec ceux qui nous sont chers, le plaisir de pouvoir les voir quand bon nous semble, même s'ils habitent loin, le plaisir de voyager, le plaisir d'avoir des loisirs, le plaisir (le luxe ?) de ne pas avoir à travailler la terre pour se nourrir...

      Je suis d'accord avec toi, la joie est un moteur puissant. Un moteur de vie, un essentiel de la vie. Sans joie, que vaudrait la vie ? Mais pour sauver le monde, ça ne suffira pas. Il va falloir de la volonté. Beaucoup de volonté. Enormément de volonté. Tellement de volonté qu'on n'y arrivera pas sans y être obligés par des contraintes qui s'imposeront à nous. Et là, la joie sera sans soute moins facilement accessible, plus ténue, plus fugace. Difficile d'être dans la joie quand on est dans le sacrifice contraint. C'est la "descente" qui va être douloureuse. Après on retrouvera les joies simples de celles et ceux qui n'ont jamais accédé à l'opulence.

      Bon, je sens que je commence à être lourd ;)

      Est-ce que tu comprends un peu mieux mon point de vue ?

      Oui, je crois que nos longueurs d'onde ne sont pas très éloignées. Mais pour le moment elles ne semblent pas coïncider. Pas encore, dirait l'optimiste qui est en moi :)

      Je te souhaite une très belle journée (car je sais aussi vivre l'instant présent)

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    14. @Pierre : "le plaisir (le luxe ?) de ne pas avoir à travailler la terre pour se nourrir..." ???
      Punaise, jardiner pour moi est un besoin, c'est mon presque oxygène :)

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    15. @Julie

      Jardiner est un plaisir que je partage. D'ici à s'en nourrir toute l'année, c'est une autre affaire ;)
      Certains y parviennent, mais je crois qu'ils ne ménagent pas leur peine.

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    16. @Pierre

      Merci pour ta longue réponse.
      Plus je te lis, et plus je me dis que nous disons la même chose, à peu de mots près.
      Que ce soit ici ou chez toi, d'ailleurs...
      Alors merci encore une fois, de venir exprimer les quelques différences d'approche qui font la richesse du débat.
      Je t'embrasse
      ❤️

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  33. Merveilleux billet ! Drôle de moment à vivre, les éternels blablateurs blablatent, laissons-les à leurs stériles discours, allons sur les chemins que notre intuition débusque et nous découvrirons des merveilles, en effet, et quand ce petit ruisseau se fera fleuve, l'ancien monde disparaitra, je VEUX y croire ! Merci céleste Célestine, des bises de printemps cueillies pour toi. brigitte

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    1. Merci ma Plume.
      Je crois que les choses avancent malgré tout...mais on n'a pas encore atteint le point de non-retour... L'ancien monde disparaitra c'est certain. Toute civilisation a toujours fini par disparaître...
      Merci pour ces bises printanières.
      Bisous fleuris
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  34. @Blutch

    Merci pour ton avis éclairant.

    Je ne me prononcerai pas sur les avantages et désavantages de votre surefficience, n'excluant pas d'avoir moi-même un mode de pensée atypique (ce qui expliquerai bien des choses dans mon rapport aux autres).

    Tu as raison, il y a certainement des non-dits dans ce texte et une "globalisation" de comportements que tout le monde n'a pas. Je crois savoir que tu ne te reconnais sans doute pas dans ce portrait qu'il brosse à gros traits de notre société (mon non plus, d'ailleurs, dans une large mesure). Il n'empêche que la majeure partie des personnes en capacité de lire son texte sont peu ou prou concernées par ce qu'il dénonce. Donneur de leçons et pédant, je n'en sais rien. Il faudrait que je connaisse autre chose des prises de positions de ce monsieur pour en juger. Je ne me suis fié qu'à ce seul texte, que j'ai vu circuler dans les milieux "lucides".

    Amitiés

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    1. Zut, j'ai pas répondu au bon endroit.

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    2. Je pense que Blutch saura trouver ta réponse quand même !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    3. @Pierre
      Célestine est extralucide...:-D

      En effet, si je fais partie des gens visés par ce texte, je ne me sens absolument pas concerné par les conclusions à l'emporte-pièces qu'il assène, et puis-je le dire, je préfère encore le savoir écrivain que procureur...

      Matthieu ne cible pas le Français lambda préoccupé par l'apéro de midi et la téléréalité, qui se fout royalement du sort du Monde du moment qu'il y a une grosse blague salace à raconter, non, il cible assez précisément ceux qui ont un regard critique sur la société de consommation, les objecteurs de croissance, les baba-cools, les écolos, bref ceux qui tirent leurs forces dans la joie de vivre et qui l'entretiennent.
      Prétendre comme une vérité première que ces gens se foutent du Monde et que seule leur sauvegarde individuelle leur importe est un procès d'intention malhonnête.

      Toute la question réside dans une mauvaise équation:
      Faut-il faire la gueule et avoir un discours alambiqué pour faire sérieux ?
      Amitiés et Baci à la patronne

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  35. Je suis bien d'accord avec ta réponse à Angélique sur les utopistes et autre écolos comme on a dit longtemps, mais ils rêvent et oeuvrent pour un monde meilleur, il y aura des leçons à tirer de ce terrible drame qui nous concerne tous et nous menace, cultivons les vraies valeurs...
    Je t'embrasse Célestine

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    1. J'assume très bien d'être une utopique un peu rêveuse.
      C'est tellement plus agréable d'avoir la tête dans les étoiles...
      Ça ne m'empêche pas d'avoir les deux pieds solidement ancrés dans la terre nourricière...
      Bisous Marine

      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  36. Cette pandémie m'aura privé du dernier voyage de deux Êtres chers qui nous ont quittés pendant son étalement. C'est terrible. Savoir qu'ils sont partis sans que personne n'ai pu leur tenir la main... j'en frissonne encore.
    Mais ce n'est qu'un détail.
    Ce long confinement va nous faire réfléchir et je veux croire à inintelligence de l'humain pour oser vouloir un autre monde, un autre futur de notre petite boule bleue.
    C'est l'instant ou jamais.
    Rien ne doit être comme avant.
    Bises soleil.

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    1. Navrée et sincères condoléances pour tes êtres chers.
      Puisses-tu avoir raison pour le reste, cher poète...
      C'est l'instant, c'est vrai. Kairos passe, il faut le saisir aux cheveux .
      Attendons. Je t'embrasse
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  37. Oui, c'est un peu la finalité du truc d'arriver à reprendre son souffle...surtout si tu en service réanimation. Rhoooo,mais je dis des horreurs !
    Et tu sais quoi, on entend dire, il y aura un avant et un après...je n'en suis pas certain...on l'a souvent dit et puis tout a continué comme avant...

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    1. On verra bien, Mindounet...
      Ça dépend de tellement de choses, et de gens...
      Bisous
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  38. Sous le myrobolan (il faut le faire, comme nom !) en fleur de ta bannière, je viens parfois te lire, de loin en loin. Couché mentalement à plat ventre sur une herbe verte ou imaginaire, les joues appuyées sur mes poings et mes talons battant mes fesses avec sympathie, retour à la case Rouge & Or peut-être. J'ai toujours de la peine avec la pensée, la mienne, avec tous ses développements, pourrait tenir dans un haïku, gracile comme la cardamine des prés. J'exagère à peine. Mais la pensée, parfois, tient plus de l'avoir (les références, l'instruction, l'argumentaire, les certitudes, le goût de la controverse, etc.) que de l'être. Ton écriture, elle, est toujours de l'être pur, vivant et dur comme le corail.Et grâce à la poésie, elle est également du faire, étymologie en renfort. Pour le reste, ô mes enfants, mes petits-enfants, j'espère que ce qui nous arrive n'est pas une répétition générale

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    1. Cher Bricabrac
      Je suis tellement heureuse que tu continues à me lire...
      Et que tu écrives avec toujours autant de talent pour venir me dire toutes ces belles choses qui m'émeuvent.
      Merci de m'apprendre le myrobolan et la cardamine.
      Les moments où nous étions sur le même bateau impromptu restent parmi les plus beaux de ma vie de blogueuse.
      Vive la poésie. Je t'embrasse sur le bout du coeur
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  39. Tu as raison, oui par la force de la nature nous prenons le temps de la regarder et aussi de voir nos propres abus... mais qu'en sera t il demain... nous reprendrons le chemin "métro boulot dodo" et peu à peu nous oublierons que la nature a ses limites. Ca me rend triste... un peu mo-rose ce soir... demain un autre jour... certainement le confinement.

    J'espère tellement que nous prendrons leçon de cette catastrophe et que demain est une ère nouvelle !

    Bisous Blue :)

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  40. J'ai du mal à croire aux miracles, et je crains qu'au contraire tout ne s'accélère... mais je suis d'accord avec tes espoirs, et j'espère de tout coeur qu'un changement positif est en marche.

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    1. Ils ne savaient pas que c'était impossible...alors ils l'ont fait...
      Je ne sais plus de qui est cette citation mais je la trouve très belle et très juste
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.