samedi 4 avril 2020

Chlorophylle




A tous ceux qui sont privés de verdure en ce moment, je dédie ce petit texte.




***



« Remember when you were young, you shone like the sun » *
Pink Floyd



On était trois. On avait quoi, seize ans ? Dix-sept ans à la limite comme dans la chanson ? 
On était trois, mon frère Mike, son meilleur pote Alban et moi. 
Notre trio s'était tissé de trois relations entrecroisées, de nature différente, mais très fortes. Les liens du sang m'unissaient à Mike, c'était, de mes frères, le plus proche en âge et en affinités. Celui des tuiles, vous vous souvenez ?
Les deux garçons nourrissaient entre eux une amitié solide et indéfectible. 
Quant à Alban et moi...J'avais pour lui les yeux de Chimène, un amour flou et léger, sans lendemain mais fondant comme un cookie à la fraise. Il me regardait avec des yeux de gosse bavant devant un chou à la crème. 
Rien d'écoeurant dans cette métaphore pâtissière : nous ne consommâmes jamais que quelques baisers volés, mais j'en ai gardé longtemps la douceur sur mes lèvres. Ce garçon était délicat. Une qualité qui, déjà, me faisait vibrer.

Cet été-là, on prenait nos vélos et on partait à l'aventure loin des adultes. En haut, sur le plateau, commençait la forêt et ses mystères. Les futaies s'étiraient vers le ciel comme des tuyaux d'orgue, ces bois fascinants possédaient un frêne magnifique à l’allure de Bonsaï géant. C’était un arbre tortueux et ses belles branches horizontales invitaient à y grimper à la recherche de vertiges. Les pics-verts jaillissaient tels des flèches d'émeraude entre les branches. Le simple froissement de l'air, dans la chaleur de juillet, quand les insectes s'éparpillent de leur vrombissement sucré, faisait bondir mon coeur : je goûtais déjà le sel de l'existence de tous mes pores. 

Un caprice du ciel nous abritait le temps de l'orage dans une excavation naturelle dans le rocher baptisée « la grotte »  où nous chantions « Shine on you crazy Diamond » plus ou moins juste, au risque de réveiller les chauves-souris...
Le soleil revenu, on se baignait, enfin, on pataugeait dans un trou d'eau glacée envahi de spirodèles, d'à peine un pied de profondeur, que j'appelais sentencieusement l'Etang aux Sortilèges. On y croisait parfois grenouilles et salamandres. Et ces étranges bestioles élastiques appelées geris, aux longues pattes de fil abouties par des spatules. 

Je me sentais de la même famille que les chênes, les iris d'eau et les renards. 
La clé du mystère était là, entier, au creux de moi, dans le mélange des émotions, des vibrations de nos corps adolescents en émoi, et de cette évidence chlorophyllienne qui nous entourait de partout comme une matrice dans laquelle nous nous enfoncions avec le sentiment de découvrir, au bas mot, l'Amazonie. Et sans substance illicites, je fis cette année-là de délicieux voyages, scintillants comme des diamants fous.










* Souviens toi, quand tu étais jeune, tu brillais comme le soleil...




Pour les Plumes d'Asphodèle chez Emilie, il fallait utiliser les mots :
PÂTISSERIE AMOUR SUCRE ORGUE SEL FRAISE SORTILEGE CAPRICE TRIO
FAMILLE COOKIE DOUCEUR ECOEURANT

98 commentaires:

  1. Quelle jolis souvenirs !
    Et quelle plume !
    Chaque jour, je remercie les dieux du net de t'avoir mise sur ma route !

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    1. Ah mon Boss...Que serais-je sans toi...
      Ils sont sympas ces dieux du net.
      Je les remercie de la même façon d'avoir poussé un jour la porte d'un certain défi...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  2. Tout ça résonne étrangement pour un enfant du bitume solitaire (l'enfant, pas le bitume, quoi que...)
    A l'âge où j'ai découvert la chlorophylle, elle avait perdu ses mystères, sa poésie était plus bucolique. L'espace, la liberté et le soleil n'en est pas moins addictif.
    Ti bacio Cara

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    1. Toi un enfant du bitume ? On a peine à le penser, tant la chlorophylle fait partie de ta philosophie de vie...
      Ti bacio anch'io
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  3. Tout ça est très émoustillant ;)
    Merci pour ce joli texte !

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    1. Merci !
      Et merci aussi de ta visite Euphrosine. Je ne crois pas que tu sois déjà venue chez moi...
      Alors bienvenue sur mon totem.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  4. Continue de briller toi le diamant fou
    Et nous nous réchaufferons dans l'ombre

    S’il y a un morceau qui représente bien la quintessence du Floyd c’est celui-ci : “Shine on you crazy diamond”, paru sur l’album “Wish you were here” en 1975.

    Du morceau titre (“j’aimerais que tu sois là”), à Welcome to the machine et Have a cigar qui fustigent l’industrie du disque et la société de consommation, en passant par le morceau phare Shine on you crazy diamond, les textes sont sans ambiguïté : ils sont adressés à Syd Barrett, le génie fondateur du groupe, devenu l’ombre de lui-même.
    Textes-blog-rock-n-roll


    Pink Floyd - Shine On You Crazy Diamond (Parts 1-6) [Live at Wembley 1974] 20'22
    https://www.youtube.com/watch?v=zThYH2hvQQA


    Sainte Célestine Brillez pour nous ! ☆.¸¸.☆


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    1. Hey cher Well, je te découvre amateur de grand rock !
      Quel plaisir. La chanson phare « Wish you were here » a laissé quand même de belles traces dans mon coeur.
      Connais-tu la version de David Gilmour ?
      Le live à Wembley, ce devait être extraordinaire...22 minutes sur shine on you, wouaou !
      Merci pour ce moment
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  5. Evidemment, si tu cites le Floyd !
    Ce texte m'évoque une période initiatique où, sortant d'un interminable tunnel glauque, j'ai connu une période scintillante où, moi aussi de tous mes pores je goûtais le sel de l'existence. Et comme Alban je la regardais avec des yeux de gosse bavant devant un chou à la crème. En revanche, ayant l'âge d'être les parents de tes personnages, c'est avec délices que nous consommâmes le chou à la crème ! Elle me trouvait délicat et s'en léchait les doigts.
    C'était hier...
    On dit qu'une telle chance ne se présente pas deux fois. On dit aussi que la vie représente inlassablement la leçon jusqu'à ce qu'elle soit comprise.
    Wait & see...

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    1. On en dit des choses...Peut-être qu'elles ne sont pas toutes vraies, ces choses ?
      En tout cas, ce sont des moments d'une vie que l'on n'oublie pas, je te l'accorde.
      Un peu comme la musique du Floyd
      Bises
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  6. Parce qu'il n'est pas fréquent de la voir ainsi utilisé (enfin, pour moi), ton "abouties" m'a surpris, alors qu'il est correct.
    Et puisqu'on est là, je vais faire mon malin et étaler ma confiture: sais-tu qu'une brique dont on ne voit que le petit côté est dite "boutisse" (et "panneresse" quand on voit le plus long), et que quand il est préparé pour un assemblage (tenon), l'extrémité d'une pièce de charpente s'appelle "l'about" ?
    Molto baci !

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    1. Dingue tout ce que tu m'as appris en 4 lignes !
      Je vais me coucher moins bête ce soir ...
      Baci per te
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  7. J'adoreeeeeeeeeeeee
    tout en douceur et un brin de nostalgie, ce texte nous remonte dans nos jours d'avant , bien avant............... Merci de ce partage !! Bisous

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    1. Bien avant, oui c'est certain...
      Un temps que ce confinement fait ressurgir...peut-être à cause du (ou grâce au ) silence et à l'absence de pollution qui nous a ramenés au niveau des années 70...
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    1. Merci Dame Adrienne !
      Je vais aller voir la tienne
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  9. Qu'est-ce que c'est beau! Et quelle résonnance! Somptueux. Cela me fait penser au double chef d'oeuvre livre/film Le jardin des Finzi-Contini. Le meilleur copain du frère, comme par hasard. Pourquoi n'y étais-je pas? Peut-être parce que j'étais au Nord, père de famille nombreuse (enfin, un). Pourtant je crois me souvenir de l'étang où un tronc d'arbre tenait lieu de banc. Bloody time. C'est magique, Angel Baby. Kises ATTB.
    David, Roger, Rick et Nick, ça ne gâte rien...

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    1. Wouaou, quel beau compliment tu me fais en comparant ma bluette au Jardin des Finzi-Contini.
      Oui, tout cela se passait dans le Sud, moins au Sud que Ferrare, mais quand même...Il était plus facile, sans doute, de briller comme le soleil, on avait le modèle souvent accroché au-dessus de la tête !
      Grazie mille e baci per te
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  10. Réponses
    1. Avec plaisir, Jacou !
      Je vais aller lire ton texte
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  11. ....Et tu brilles encoeur'.
    Merci Céleste.

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    1. En coeur et toujours, chère den !
      C'est l'amour...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  12. Un beau moment! Un moment parfait? Je me suis revu entre amis, à la campagne, sans soucis. J'avais besoin de lire quelque chose comme ça. Merci cousine!

    Geris? Ici on dit que ce sont des « patineurs », réalité géographique oblige!

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    1. Vous voulez dire que les pauvres bêtes arrivent à survivre les pattes collées à la glace ?
      Je suis heureuse de vous avoir diverti mon cher cousin de là-bas.
      Et je vous embrasse derechef
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Je ne sais pas ce qu'ils font l'hiver, mais en été il y en a partout. C'est sur l'eau qu'ils patinent!

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    3. Ah d'accord ! Vous me rassurez !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  13. C'est beau et tellement frais ces plaisirs adolescents… bises de mon jardin

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    1. Un petit coup de fraicheur, ça aère mieux les atmosphères confinées qu'une bombe aérosol de désodorisant ...
      Bizouxxx
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  14. Ah ce peau texte plein de poésie et d'évasion, comme j'aimerai pouvoir écrire.
    Rempli d'évasion et insouciance, qui font vibrer les cœurs adolescents.
    Je remarque cependant qu'il est déjà question de chauve souris ☺☺☺
    Mille baisers ma chère Célestine

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    1. c'est beau d'avoir ce texte dans la peau ☺☺☺

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    2. Un joli lapsus, ma Jak, qui prouve que tu n'es pas devenue insensible aux frissons de l'amour naissant...
      Ben quoi, les chauves-souris ? Ces pauvres bêtes en ont marre de faire le buzz !
      Mille bises à toi, mon amie
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  15. Ton superbe texte fait écho en moi ( écho avec Pink Floyd, c'est logique :) )
    J'ai un arbre dans ce genre ( il est au présent dans ma tête mais dans la réalité, il est à l'imparfait ). En lisière d'un champ, avec certaines de ses racines à nu descendant dans le sentier en contrebas. Abritant une fourmilière. Si on l'aborde par le sentier, si on mesure trois pommes et si on a de l'imagination, on peut y voir un château-fort.
    Bises Célestine.

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    1. Ton avis m'est toujours précieux, et en matière de musique, de cinéma ou de littérature, je me sens toute petite devant tes connaissances...
      On a tous un banc, un arbre ou une rue...chantait une rengaine des années 70.
      J'imagine très bien ton arbre château. Je mesure trois pommes et demie, faut dire...Enfin dans ma tête, je veux dire.
      Bisous Patrick
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  16. C'est sucré comme du beurre d'érable, ce petit film de ta jeunesse. Et l'amour adolescent qui ne demande et ne programme rien, j'ai connu ça aussi, juste le voir et lui parler et puis penser à lui toujours par la suite, sans regrets mais en sachant qu'il y avait quelque chose entre nous. Quand je l'ai revu 20 ans plus tard, ce fut évident. Et 33 autres encore plus tard, la "preuve par neuf" en quelque sorte. :)

    Baci sorellita!

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    1. Ces jolies amours d'antan, du temps où l'on batifolait de fleur en fleur comme des papillonnes...
      Et puis certains nous ont marquée, tu as raison. Dans une sorte de douceur de confiture surannée, comme celles des vieilles photos...
      Baci bella passionata
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  17. Bonsoir Célestine,

    Ton texte est une belle réussite qui évoque un vert paradis, celui des amours enfantines?
    C'est délicieux à lire.
    Gros bisous,
    Mo

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    1. Mais le vert paradis des amours enfantines,
      Les courses, les chansons, les baisers, les bouquets,
      Les violons vibrant derrière les collines,
      Avec les brocs de vin, le soir, dans les bosquets,
      Mais le vert paradis des amours enfantines...

      Merci de me faire l'immense honneur d'évoquer Baudelaire...
      Bisous belle jardinière
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  18. Réveiller les chauve-souris ? Mais que dis-tu malheureuse, par les temps qui courent ?

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    1. J'ai hésité avec pangolin, mais ça ne faisait pas assez couleur locale ... ;-))
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  19. Délicieux, c'est le mot. En te lisant, j'avais la chanson de Yves Montand qui me venait en tête: "A bicyclette". L'insouciance de la jeunesse, les senteurs des sous-bois, l'amitié et l'amour frétillant mais sage encore. Merci de nous faire rêver. Bises alpines... de loin.

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    1. Ah que j'aime cette vieille chanson de Montand.
      Tu as raison, c'était un peu ça. Et si je t'ai fait rêver, c'est un juste retour des choses...
      Tes photos et ta prose poétique m'emmènent souvent très loin...
      Bisous protégés
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  20. Moi c'est sa chemise bleue à carreaux qui m'a plu chez lui, et sa mobylette... il s'appelait André . nous nous attendions à l'entrée du lotissement, à l'époque le dimanche, bien que lycéenne je travaillais en semaine. Nous étions très sages et nous tenions par la main.... Puis invitée à une surprise partie par une de mes voisines j'ai rencontré mon grand amour, celui qui est devenu le père de mes filles, le grand père de mes petits enfants.... nous avions 19 ans, et même si notre histoire n'a durée que 34 ans, nous demeurons en contact téléphoniquement parce qu'il est seul et malade, et qu'il regrette très certainement ce temps rempli de douceur où je scintillais pour lui ! un mélange de joie et de mélancolie à te lire... A chacun son histoire et tes mots se révèlent comme de délicieux chamallows qui fondent encore dans ma bouche ; merci pour cette évocation enfantine exquise qui se souvient.

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    1. Que de merveilleuses et douces confidences tu nous fais, Den.
      C'est très émouvant de voir se dérouler sous ta plume le fil de soie de ton histoire, un fil de soi qui s'est mêlé d'or quand tu as rencontré l'homme de ta vie...
      La joie et la mélancolie sont intimement liées...Et leur mélange donne son goût à une vie réussie.
      Quant aux Chamallows...mmmh ! Joker !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Les chamallouws,...trop... merci pour la vidéo ! depuis Juliette Binoche en a fait une indigestion, au-delà de cette pub je trouve que c' est une grande dame du théâtre et du cinéma... qui nous atteint quelques fois là où on ne l'attend pas. Etonnante, je l'aime bien.
      merci pour tes mots Céleste.
      J'espère que tu vas bien.

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    3. Je vais bien, chère Den.
      Je regarde tout cela avec un grand intérêt d'entomologiste...
      Et je t'embrasse fort
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  21. Quand tu partais de bon matin, quand tu partais sur les chemins, à bicyclette ♫♫♫
    Y'avait Mike, tu as un frère qui s'appelle Mike ? Y'avait Alban et y'avait toi, tes dix-sept ans, et pas Yves Montant !
    Les frênes tortueux renferment cette précieuse "loupe", une fois tranchée, très prisée des ébénistes, en placage.
    Le temps d'un orage, vous étiez confinés dans une grotte à la déco vide. En plus, il y avait des chauves-souris, qui, comme chacun sait, sont aveugles, mais pas sourdes. Du coup, les chansons que vous chantiez, offraient un écho vide (encore) ! Bon, j’arrête.
    Sinon, pour ce goût de chlorophylle, il y a bien cette fraîcheur "Hollywood", en tablette caoutchoutée, mais je doute fort que cela remplace.
    En tout cas, rien de tout cela n'arrive pas à la hauteur de ton texte, pas même mon commentaire.

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    1. Bien sûr j'ai un frère qui s'appelle Mike, tout comme mes meilleurs amies s'appellent Olga Laxie, Germaine Eloire et Eva Tfairfoutre. ;-)
      Une grotte à la déco vide...alors celle-là il fallait la faire !
      J'aimais bien les pubs Hollywood Chewing gum, cela dit. Une certaine insouciance, un peu comme la pub de Chamallow que j'ai mise plus haut pour Den. Avec une Juliette Binoche toute pétillante de jeunesse...
      Merci pour ta dernière phrase, mon Didier
      Je suis zémue
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  22. Quel heureux temps que celui de l'enfance et de l'adolescence ! Toujours à la jouissance du moment, oublieuse du passé, insouciante de l'avenir.

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    1. Qui sait ? C'est peut-être le secret de la sagesse que les adultes s'ingénient à trouver alors qu'ils l'avaient étant enfant...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  23. C'est bizarre comme cette collection de mots à fait revenir des bribes de souvenirs lointains ;-) avec notre musique préférée. Merci de cette belle parenthèse de vie <3

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    1. Merci à toi Cath. Tu as su trouver un écho personnel dans mon texte et je t'en remercie.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  24. Peu de chlorophylle dans mon adolescence.. mais le bord de mer encore et encore, deux mois chaque été, le bleu, le gris, le doré, les grandes balades sur la plage et la falaise, l'odeur de l'iode, des pins, des genêts d'Espagne et des troènes en fleur... et tant d'autres sensations et émotions.

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    1. J'y suis en lisant tes mots...
      C'est beau comme un conte d'Eric Rohmer !
      Bisous ma Suzame
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  25. Les PInk Flyod sont venus après, avec mes deux fils, ils me font planer toujours autant, panier d'osier, long colliers de perles, jupes aux chevilles bariolées mais avant ce fut le rock, entre autres avec deux amis à Biarritz, le long de la mer, André, ChristianLu et parfois Edouard, j'étais bien accompagnée, il venaient en scooter, moi en Solex, ils étaient charmants et attentionnés, un peu moqueurs bien sûr et le paysage était si beau et immense avec le vent dans les cheveux...
    Tu m'as fait revivre une jolie époque Célestine

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    1. Je pourrais te faire la même réponse qu'à Suzame...
      J'ai aussi pensé à Hôtel de la Plage, avec la très belle chanson de Mort Schuman : « Un été de Porcelaine »
      Toute une époque...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  26. Alors ceci est pour toi ......je t'offre de façon usurpée ma (ta/Nôtre) philosophie de vie mise en musique.
    https://www.youtube.com/watch?v=_om0W6xzQd8
    Buona domenica nella tua campagna

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    1. J'adore !!!
      Je ne connaissais pas du tout.
      Le texte est très sympa, je me permets de le retranscrire ici.
      Grazie mille bella ragazza
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

      Histoire improbable de la fantaisie
      Proche de l'équateur à un point précis
      Latitude 500 longitude 36
      Au cœur de la forêt à cette interstice
      Dans ta tenue d'Ève verdoyante
      Tu étais d'une beauté étourdissante
      Des oiseaux nous chantaient leur mélopée
      Et nous vivions heureux dans la canopée
      Jungle sauvage ouvre tes bras
      Il en faut peu pour toi et moi
      Prenons racine dans les bois
      Enfants naïfs ou hors-la-loi
      Les quilles plantées dans un ruisseau
      Écoute chanter ce drôle d'oiseau
      Il nous invite un peu plus haut
      À partager nos idéaux
      Histoire mémorable d'une rêverie
      Que nous vivions ensemble en Amazonie
      Un retour aux sources, vie sans artifices
      A deux dans la forêt loin des maléfices
      Dans la torpeur noire et luxuriante
      D'une jungle aux lianes exubérantes
      Les arbres millénaires nous ont adoptés
      Et nous vivions heureux dans la canopée
      Jungle sauvage ouvre tes bras
      Il en faut peu pour toi et moi
      Prenons racine dans les bois
      Enfants naïfs ou hors-la-loi
      Les quilles plantées dans un ruisseau
      Écoute chanter ce drôle d'oiseau
      Il nous invite un peu plus haut
      À partager nos idéaux

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  27. Quand tu partais de bon matin
    Quand tu partais sur les chemins
    A bicyclette
    Vous étiez quelques bons copains
    Y' avait Mike, y'avait Alban très câlin
    Et puis Céleste .....

    C'était le départ à tire d'aile
    Vers une excavation naturelle
    A bicyclette
    Sur les petits chemins de terre
    Vers la forêt et ses mystères
    Pour enfin mettre pied à terre
    Avec Céleste

    Quand vous approchiez la rivière
    Vous déposiez dans les fougères
    Vos bicyclettes
    Puis vous rouliez dans les champs
    Faisant naître un bouquet changeant
    De sauterelles, de papillons
    Et de rainettes

    Quand le soleil à l'horizon
    Profilait sur tous les buissons
    Vos silhouettes
    Vous reveniez fourbus poussant
    La chansonnette :
    https://youtu.be/2K7TU1Hh_3U

    Merci pour cette belle évocation
    qui me donne des frissons
    Pour toi Céleste

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    1. Merci beaucoup pour cette adaptation personnelle de la célèbre chanson.
      J'en suis toute émoustillée.
      Bisous émus
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  28. Vous excellez dans ce genre de récit poétique et un brin nostalgique. Encore que pas vraiment : il se dégage toujours une certaine joie de vos écrits, et en cette période bien trouble, c'est un cadeau précieux que vous nous faites.
    Je me réjouis chaque jour de faire partie de vos lecteurs.
    Je vous embrasse, précieuse enfant
    ~L~

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    1. Que dire de plus ? Vous êtes mon meilleur fan...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  29. Quel texte délicieux et si évocateur. Empli de tendresse nostalgique et positive à la fois.
    Ahh l'adolescence ! Un amour fantasmé, une nature chaleureuse si bien décrite, les lentilles d'eau, les araignées d'eau… et nous voilà en Amazonie !
    Merveilleux temps du tout est possible…

    Petit ajout perso : j'avais fait un montage de diapositives, (trois projecteurs en fondus- enchaînés : ah ! La recherche de la « troisième image ») sur cette musique de Pink Floyd qui évoquait l'éclosion de la nature… c'est pas pour me vanter, mais j'avais eu un succès d'estime dans le club photo ! Dire que j'y avais travaillé pendant des semaines… hélas tout cela est perdu… à jamais… le matos a disparu, les diapositives étaient montées sur des supports spécifiques entre plaques de verre (pour pas gondoler à la projection) Cela a complètement dégradé ces dernières. J'en ai retrouvé quelques-unes… moisies…
    l'œuvre de ma vie est perdue à jamais ! Je suis inconsolable !
    ;-))

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    1. Mais c'est affreux ! Les méfaits du temps sont terribles et irréversibles...Encore une grande leçon de philosophie impermanente à avaler, mon pauvre Babar. Je ne doute pas que ce chef d'oeuvre fût splendide, je connais ton talent de photographe...
      Et si tu essayais un diaporama sur Imovie ?
      je sais pas moi, je dis ça...c'est pour te consoler.
      Sinon, à part ça, j'aime beaucoup ce que tu dis en première partie.
      Voyager dans notre tête, dis-moi, ça ils ne nous l'ont pas encore enlevé ?
      J'ai vu une blague dessinée ce matin, on voyait des moutons avancer, et l'un d'eux disait : « je me demande où on va » et un autre lui répondait : « Ah commence pas à faire ton intello »...
      N'empêche. Je me demande où on va...
      Bisous mon babar
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Pffff !!! Un diaporama sur iMovie ! Pour que des gens regardent ça sur le timbre-poste de leur Smartphone ! Avec un écouteur riquiqui dans l'oreille ! Alors que mon truc c'était projeté sur un écran de 5 ou 6 m²… ! Avec le son sur des baffles énormes ! Et après on dira qu'aujourd'hui c'est « moderne »…
      Rendez-nous les bonnes vieilles soirées diapos !
      ;-))

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    3. Les bonnes vieilles soirées diapo étaient surtout géniale pour l'auteur des dispos...
      Enfin je parle d'expérience, je me suis ennuyée à mourir dans certaines soirées de retour de voyage des copains Nat et Julien, qui étaient allés au Maroc, ou Jean-Pierre et Cathy qui revenaient de Sardaigne...
      Mais je dis ça parce que je n'ai pas eu l'occasion de voir ton oeuvre. Toi, c'était sûrement différent... ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆


      PS: Imovie, ça peut se passer aussi sur grand écran... ;-)

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    4. Évidemment que c'était complètement différent ! À l'inverse total du reportage avec les photos des touristes tous plantés devant l'autocar. On voit sept ou huit fois le même autocar, la seule différence c'est qu'au fond vaguement au loin c'est pas le même paysage.…

      Ce que je tentais était uniquement poétique, émotionnel, surprenant avec des mélanges improbables qui faisaient toute l'originalité : le jardin sous la neige, puis l'enchaînement faisait apparaître de l'herbe et le troisième projecteur incrusté des fleurettes ; un arbre magnifique enchaînait lentement sur une grue d'un chantier de construction, un gros plan sur un cube de béton d'HLM en construction avec les ouvertures sombres des futures fenêtres pas encore posées… débouchaient sur un coucher de soleil en mer du Nord… et autres effets inventés surgis de mon imagination de jeune homme déjà déjanté… pas vraiment racontable ici d'ailleurs, il aurait fallu voir pour ressentir. Le tout synchronisé avec la musique des Pink Floyd.
      Enfin bref rien à voir avec les souvenirs de vacances. Au contraire toutes les photos étaient issues de ma chère région…
      en ce temps-là j'étais un artiste, moi, Madame !
      Je me voyais déjà en haut du projecteur !
      ;-))

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    5. Tu en parles avec des tremoli dans la voix...
      Je ne doute pas que ce devait être somptueux, superbe et magnifique, mon Babar.
      Et, au fait, tu ES encore et toujours un artiste. Tes photos le prouvent.
      Bisous +++
      :-))
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  30. C’est magnifique, chère fée !
    Tu as réveillé les lumières de mon adolescence, qui vont éclairer ma journée !
    Bisous

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    1. Grand sourire !
      Merci ma luciole
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  31. Je trouve merveilleux que tu continues à être aussi inspiré et imaginative, que tu trouves de si beaux mots. Convoquer des doux souvenirs est certes un merveilleux antidote. bises fort

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    1. Fidèle à mon père, pour qui la joie, et l'humour sauvaient de tout...Sauf de la mort évidemment, mais en attendant vivons heureux...
      Un antidote à la morosité, au gris, au tragique, au mesquin...
      Bisous ma miss
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  32. Enfance parisienne, vacances à la mer, je ne suis pas vraiment en manque de verdure mais de printemps.

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    1. Verdure et printemps...tu joues sur les mots ! le printemps est l'explosion, la fête, la magnificence de la verdure !
      Le vivre confiné n'est pas simple, je te l'accorde. Je pense fort à vous les Parisiens
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  33. Réponses
    1. La couleur de l'espérance chère Val. Et du renouveau.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  34. Nous sommes vraiment riches de nos souvenirs, surtout ceux de l'adolescence il me semble.
    Lire tes mots accompagnée des Pink floyd fut un ravissement, une gourmandise, un délice céleste Célestine. Bises ensoleillées et douce journée. brigitte

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    1. Pour te ravir, chère Plume.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  35. Grâce à toi je viens d'apprendre, entre autres choses, qu'il fallait lire le titre écrit comme ça (genre acrostiche)
    S hine on
    Y ou crazy
    D iamond

    Toute cette fraîcheur et ce grand air donnent des envies de limonade... et de réécoute du deuxième album du grand barré Barrett :

    https://www.deezer.com/album/310805?utm_source=deezer&utm_content=album-310805&utm_term=6127104_1586261787&utm_medium=web

    des deux premiers albums du Floyd ou du "Relics" des mêmes.

    Merci de ce "journey through the past" !

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    1. Trop fort l'acrostiche !
      Sacré Syd !
      Et sacré tonton, toujours à l'affût d'une nouvelle chose à connaître et à savoir !
      Merci pour tout, c'est chouette
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  36. C'est beau comme des souvenirs d'ados!
    Comme un air de déjà vécu, surtout avec cette musique.
    Moi, mon vélo était bleu comme ses yeux.(et comme la maison de Maxime),
    J'ai tout gardé d'elle.
    J'y pense encore...
    Bises adossées à la colline.

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    1. Bleu comme mes yeux tu veux dire ?
      Ah, belle nostalgie, ami poète.
      Je te reconnais bien là.
      Un poète n'a-t-il pas intact au fond de lui tous les âges de sa vie ?
      Bises à la guitare
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Ses yeux étaient aussi bleus que les tiens, je n'y ai pas pensé en écrivant mon commentaire...
      Dis, on arrête tous ces points communs?
      Bises bleues !

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    3. Les points communs, c'est pourtant ce qui relie les hommes plutôt que de les séparer... ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  37. Je viens de non fêter mes 67 ans, seule, car la terre entière, inquiète, est confinée. Extrêmement loin des mes géniteurs, blottis dans l'Aura ou un vague trou noir. Loin de ma moitié, ma soeur. Loin de mes amies et amis. Près de tous par le coeur et les ondes bienveillantes téléphoniques ou informatiques (tictic).
    Putain de vie mais en vie !

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    1. Je te souhaite un doux anniversaire, chère Lou.
      Un jour tu verras, tous tes amis seront là, et ton anniversaire sera fêté dignement.
      Je t'embrasse du fond du coeur
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  38. Délicieux texte, comme d'habitude ! Cela me rappelle le meilleur épisode de ma vie entre 15 et 18 ans 😊
    Sauf que nous habitions dans une région minière et sidérurgique, il n'y avait que très peu de chlorophylle, hélas. Je suis un rat des villes , je n'ai découvert le plaisir des champs que depuis peu de temps. Mais mieux vaut tard que jamais 😉 Je t'embrasse fort petite sœur et prends soin de toi.

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    1. Le plaisir des champs, comme tu le dis, c'est celui qui va peut-être nous sauver...
      En tout cas, le seul qui vaille dans ce monde aventureux: le retour à une certaine sobriété proche de la nature.
      Je t'embrasse, moi aussi, prends soin de toi.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  39. Réponses
    1. Mais tout le plaisir est pour moi, chère Marie !
      Merci à toi
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  40. Bonjour Célestine,
    Ah... Sans substances illicites, j'ai pu moi aussi voyager de mon appartement de parisien confiné à ce royaume chlorophyllien. Et diable que ça fait du bien !
    Merci.
    Bises.
    Fabrice

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    1. Quel plaisir de te revoir ! Le confinement te fait paradoxalement sortir de ton trou, c'est bien!
      Je file chez toi...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  41. Merci pour la poésie de tes mots, Célestine, et leur parfum frais et pur, c'est vrai que cela fait du bien.
    Bon après-midi à toi, gros bisous.

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    1. Ah ma Françoise, toujours bienveillante...
      C'est pour des amoureux des mots, comme tu sais l'être, que j'écris.
      Merci de tout coeur
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  42. J'aurais aimé avoir dix-sept ans en même temps que toi...
    Ce devait être génial cette époque-là.
    Bises
    Angela

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    1. Est-ce que ce n'est pas toujours un peu génial, quelque part, d'avoir dix-sept ans et la vie devant soi ?
      Bisous ma belle
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  43. La chanson que tu évoques au début c'est A bicyclette ??
    Joli texte et en effet il sent bon la nature et la liberté.
    J'ai la chance de vivre confiné dans un univers de campagne et en effet, c'est beaucoup plus simple que dans les grandes villes...
    Bises miss !

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  44. Très joli !
    Et avec ta frétillante chlorophylle, tu m'as remémoré un souvenir que j'avais oublié : un petit bout vert d'adolescence "normale", aux échos de torrent ♥
    Merci pour ce texte Célestine.

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    1. J'en suis heureuse ma chère Landrynne. Nos souvenirs d'adolescence sont souvent contrastés...
      Quand ils sont bons, ce sont des pépites. Mais les mauvais nous laissent un goût très amer...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.