vendredi 31 janvier 2020

Kyudo



« Rallie-toi à tous ceux qui essaient, qui prennent des risques, qui tombent qui se blessent et qui se risquent à nouveau. Éloigne-toi de ceux qui assènent des vérités, qui critiquent les gens qui pensent autrement. Qui n'ont jamais fait un pas sans être certains d'être respectés. Et qui préfèrent avoir des certitudes plutôt que des doutes.

Rallie-toi à ceux qui s'exposent et qui ne craignent pas d'être vulnérables : ceux-là ont compris que l'on ne peut s'améliorer qu'en regardant ce que fait son prochain, non pas pour le juger, mais pour admirer son dévouement et son courage. »
Paulo Coehlo

























Ce matin, j'ai marché dans la mousse qui fait à la colline comme une sorte de pelisse vert fluorescent. J'ai senti sa douceur fraîche sous mes pas.  Je suis allée m'asseoir sur la pierre, là-haut. Elle était chaude des premiers rayons un peu hardis que prodigue le soleil à cette époque de l'année. Le ciel liserait l'horizon d'une étoffe bleu cobalt. C'était d'une beauté...
Les chênes frétillaient autant que des cerisiers japonais. 
 Les mésanges saluaient ce dernier jour de janvier de leur petit boucan joyeux. 
On aurait dit le printemps, dis, tu le crois ? 
J'ai lu d'un trait « La Voie de l'Archer » un petit livre que j'ai acheté à la librairie hier soir, au gré de mes musardages. Je vous ai dit combien j'aimais les librairies déjà ? Ah oui, bien sûr je vous l'ai dit...
 Un petit livre à la couverture sensuelle comme une peau. Quelle diablerie ces coquins d'éditeurs mettent-ils dans ces détails qui font vendre : la matière, la composition de la couverture, les couleurs choisies, la finesse de l'illustration ?
Je me suis laissé pénétrer lentement par cette sagesse du bout du monde, et pourtant si présente, si universelle. Je cheminais à côté de Tetsuya, le maître, et ses paroles simples et puissantes entraient en moi comme de fines aiguilles d'acupuncture, touchant chaque partie de moi pour lui faire du bien.
J'ai respiré profondément quand la flèche a pénétré dans la cerise. Oh je vois d'ici vos regards égrillards se réjouir de mes mots à double entrée...Et pourquoi pas ? La lecture a pour moi quelque chose de profondément charnel qui ne stimule pas seulement mon cortex. Mais aussi mon épiphyse, mon hypothalamus et ma glande pinéale (en forme de pomme de pin, bien évidemment)
Alors ouvrez votre troisième oeil et laissez-vous séduire par Paolo Coelho et son conte oriental et métaphorique. On y retrouve l'ambiance initiatique du Guerrier Pacifique de Dan Millman.

« La flèche est l'intention. Elle doit être cristalline, inflexible et bien équilibrée. Si tu ne prends pas de risques, tu ne sauras jamais quels changements tu devais mettre en oeuvre. »
Sous la douche bienfaisante de ces mots chargés de symboles, je réalise que j'ai l'âme d'un archer depuis toujours. J'irais presque, et pourquoi pas ? m'essayer au tir à l'arc...Peut-être en tirerais-je de nouveaux enseignements pour regarder le monde ?















Merci à Candide de m'avoir donné envie de lire ce livre.

156 commentaires:

  1. Tu me rappelles une émission que j'ai vue il y a très longtemps. Elle concernait les arts martiaux japonais. On y voyait, entre autres, un archer très âgé et presque aveugle. Impressionnant ! Assis, il bandait son arc en le brandissant au dessus de sa tête et en écartant progressivement les bras, d'un geste lent et continu. Il disait que le but ultime était d'être la flèche...

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    1. Je l'ai téléchargé et lu. C'est du Coelho pur jus, ça faisait longtemps...

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    2. La pratique du tir à l'arc à la japonaise est sans doute beaucoup plus qu'un simple sport.
      Le but ultime est-il d'être la flèche, je ne sais pas. Mais sans doute de maîtriser suffisamment son être pour atteindre sa cible pratiquement à coup sûr...
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    3. Du Coelho pur jus, je ne sais pas ce que ça veut dire pour toi : c'est une critique acerbe ou un compliment ? ;-)
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    4. Même si j'ai lu plusieurs de ses bouquins, j'aime pas trop Coelho, je l'ai mentionné sous le comm d'AlainX : je le trouve un peu sentencieux.

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    5. Ah oui...sentencieux...D'accord.
      Je comprends, mais quand on met en scène un « maître » celui-ci prononce forcément des phrases qui sonnent comme des sentences.
      A nous de ne pas nous sentir obligés de les suivre... ;-)
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  2. Bonjour Célestine,
    C'est toute une philosophie que je ne prétends pas comprendre, hélas...
    Bisous,
    Mo

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    1. Il faut lire le livre pour comprendre...que ce n'est pas très difficile à comprendre !
      Bisous Mo
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  3. Bien viser et atteindre la cible…..Aller à l'essentiel !!

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    1. "Ben viser et atteindre la cible"... le dernier pas...
      Deux mois après que j'aie commencé à tirer, à grouper certaines flèches et à en mettre beaucoup d'autres un peu partout, le club organisait une journée de stage avec un entraîneur sportif de niveau national.
      Il ne nous a jamais parlé de viser et on tirait dans la paille, sans blason (cible).
      Quand, en "barebow" qui est l'arc des débutants et de ceux qui préfèrent se passer d'aides mécaniques on tire sans viseur ni stabilisateurs, "le viseur c'est ton corps". L'édification minutieuse du geste parfait et son intégration dans la chair est alors essentielle, devant être patiemment et inlassablement reconstruit pour chaque flèche.
      Et de même que quand après une très longue traversée on voit le voilier entrer au port, bien viser et atteindre la cible n'est que le dernier pas du chemin de cette flèche... qui doit être oubliée dès qu'elle est tirée...

      J'ai du pain sur la planche !...

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    2. @Daniel

      Je pense que le livre te plairait beaucoup, car les enseignements de Tetsuya ressemblent à ceux des maîtres yogis.
      Bisous cher Daniel
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    3. @ Candide

      Je savais que mon billet te parlerait.
      Tu utilises des mots savants que je ne comprends pas...Je devrais dire « pas encore » ( si je décidais vraiment de me mettre au tir à l'arc...)
      Mais malgré tout, j'entends que c'est une discipline qui a du sens pour toi...
      Et je crois qu'avec la lecture de ce livre, après ton billet qui m'avait ouvert les yeux, j'accède facilement à ce sens.
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    4. Je savais que tu savais. Et j'ai envoyé le lien à ma soeur qui m'a offert le livre dés sa sortie sans imaginer la portée de son geste.
      Mots savants ? que j'explique dans le texte à la suite. On tire sur un blason et le "barebow" (arc nu, cherche sur le net) est le même que l'espèce de spoutnik qu'on voit dans les grandes compétitions télévisées, mais sans tout le fatras d'antennes, d'allume-cigares et de presse-purée qu'il y a autour: l'arc nu avec sa corde, toujours autant de trucs en moins à régler. Encore plus simple: le longbow (je traduis pas, hein)venu du moyen-âge, d'une seule pièce de bois. Mais moins facile d'accès et souvent trop puissant pour débuter.
      Je te l'ai déjà dit, je ne serais pas surpris que, comme "Emotionsdefemme" plus bas, tu te sentes à ton aise dans cette pratique. Faut juste trouver un club où l'ambiance est bon enfant.

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    5. J'ai bien envie d'essayer, c'est sûr. Et tu sais que quand j'ai envie de quelque chose je m'en donne les moyens...
      Merci pour tes explications.
      Bisous du soir
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  4. A ta suite, je me suis donc penché sur la voie de l'Archer, ce maître en l'art du tir à l'arc.
    Activité sportive de précision et de concentration, le tir à l'arc repose sur des techniques élaborées. Celles ci consistent donc par l'entraînement , à tenir la posture, à effectuer un mouvement continu du bras jusqu' au lâcher de la corde :
    "Si tu as accompli les mouvements justes ouvre tes doigts et lâche la corde. Et si tu faillis, tu sauras rectifier ta visée la prochaine fois "

    " Chaque flèche laisse une trace dans ton coeur . Et c'est la somme de ces traces qui fera de toi un meilleur tireur...."

    Comme toi Céleste, j'apprécie ce conte de Paulo Coelho en ce qu'il indique une manière pour tout être d'effectuer son chemin de vie en optimisant ses chances d'atteindre sa cible, son but ultime.

    Quand on est comme toi ce matin en symbiose avec la nature, ouvert à l'expérimentation de la vie qui s'offre , on est le digne élève de Tetsuya

    Merci de m'avoir fait connaître ce texte m'incitant ainsi à entrer dans cette demarche.

    Bises reconnaissantes

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    1. J'ai aimé ce livre pour le sens qu'il donne à la vie, et notamment pour les attitudes que l'on peut avoir devant la difficulté...
      Et aussi pour la manière dont il est écrit, d'un point de vue strictement littéraire.
      Paulo Coehlo a quand même un certain talent, malgré tout ce que l'on peut en dire. Et les images que son texte a fait naître en moi m'ont donné envie de le partager.
      Je t'embrasse cher Petrus.
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  5. Je dois le lire, ça me parle rien qu'à la lecture des extraits :-). C'est marrant, je viens de regarder à l'instant une video d'une "instagrammeuse" qui s'essaye au tir à l'arc.....

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    1. Oui il y a des coïncidences dans la vie...;-)
      A moins que le tir à l'arc ait soudain un regain d'intérêt ?
      Qui sait, sister ?
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  6. J'ai eu un ami champion de tir à l'arc; c'était un homme extrêmement concentré sur l'essentiel, avec un regard d'une acuité incroyable. Il avait une ascèse de vie qui lui aurait permis de vivre centenaire; il est mort bêtement à cause d'un alcoolique au volant ( lui qui ne buvait pas une goutte d'alcool!) qui lui a coupé la route; ce matin, une fois de plus, en te lisant, je pense à lui. ET m'interroge sur la vie, ses impondérables...

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    1. C'est une histoire belle et tragique que tu me racontes là...
      La maîtrise du corps, l'ascèse, la philosophie n'empêcheront jamais les impondérables...
      C'est le mystère de la vie et de la mort que l'on prend parfois de plein fouet...
      Bisous Anne
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  7. Ah prendre le risque de manquer la cible, quelle que soit la force et précision avec lesquelles on a bandé son arc, c'est bien ça, la vie... la vraie. Tchaaaaaaaaac! :)

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    1. La vie ne serait-elle qu'un ensemble de flèches que l'on tire dans tous les sens ? ;-)
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  8. Coucou. Je note cette nouvelle référence qui me semble tout à fait appropriée à mon état d'esprit du moment. Mais attention, si tu te mets au tir à l'arc, je crois que je vais me planquer pendant un moment car je risque peut-être de recevoir une flèche mal dirigée et aïe, mes fesses! :-)) Bises alpines.

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    1. J'essaierais d'éviter soigneusement cette partie sensible de toi-même...
      Bisous espiègle montagnarde !
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  9. Ben voilà DD qui nous parle de ses fesses !
    Décidément ce blog est en train de perdre sa tenue, tsss !

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    1. Au contraire, je trouve qu'il gagne en authenticité et en profondeur...Si je puis me permettre ...
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  10. Moi aussi, de temps en temps, j'aime m'offrir un petit livre, pour faire une transition.
    J'en ai justement terminé un, qui m'a fait beaucoup rire ; un aller simple de Didier Van Cauwelaert. Une fois n'est pas coutume, j'ai enchaîné sur un deuxième qui m'a emballé ; une sorte de conte merveilleux, plein d'espoir, et qui finit comme il commence...
    Ce qu'il y a de bien chez toi, mais je te l'ai déjà dit de nombreuses fois, c'est que j'apprends des tas de choses. Je ne suis pas un adepte des voies martiales, je pensais bêtement que l'on pouvait simplement jouer avec un arc et des flèches ♫♫♫
    je ne sais pas pourquoi j'ai encore cette chanson en tête... ? Ce n'est pourtant pas la chanson du siècle...

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    1. A part dans les mains d'Eros, je ne vois pas l'intérêt d'un arc et des flèches...
      Saluti e baci per Celestina

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    2. Mais pourquoi ne me donnes-tu pas le titre du deuxième conte ?
      Je ne connaissais pas cette version française d'une célèbre chanson en anglais. Merci d'enrichir ma culture musicale, cher Didier, je puis ainsi te retourner le compliment : avec toi, j'apprends des tas de choses ;-)
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    3. Oups, désolé ! J'avais écrit une sorte de brouillon, et je me suis bien emmêlé les pinceaux. J'étais sûr d'avoir mis le titre, mille excuses, je te le donne de ce pas.
      C'est dingue, je me suis surpris à verser une larmichette, tant je voulais croire à cette histoire...
      -Et si c'était vrai... De marc Levy
      ça se lit en un rien de temps, tellement je fus pris...

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    4. J'ai aussi beaucoup ri, à la lecture de ce livre :))

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    5. Ah oui je l'ai lu il y a longtemps...je crois que c'était son premier...
      Je n'ai plus rien lu de lui depuis. C'est vrai c'était une histoire très originale à l'époque. Depuis, les fantômes ont fait florès, comme les vampires d'ailleurs...
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  11. J'aime beaucoup ton texte, beaucoup plus que ceux de Paulo Coehlo, enfonceur de portes ouvertes, d'un conformisme absolu et moralisateur. Et puis son asservissement aux religions, punaise!
    Evidemment, cet avis n'engage que moi ;-) ... mais j'avoue que ton choix m'étonne un brin...
    Bisous soyeux :-)

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    1. Je vais t'avouer quelque chose : je n'ai jamais rien lu de Paulo Coelho, et je me suis dit que c'était peut-être une lacune, puisqu'il est quand même mondialement connu.
      Asservissement aux religions ? Je n'ai rien senti de tel dans le petit livre dont je parle. Juste une jolie parabole entre la vie et la discipline de l'Archer...
      Il faut dire que (et tu le sais depuis le temps que tu me connais) je distingue toujours soigneusement les oeuvres de leurs auteurs, et rien ne m'empêche d'aimer ou de détester au gré de mes émotions...
      Je ne lis jamais la fiche wikipedia de quelqu'un avant de me faire mon propre avis...
      Mon choix t'étonne, oui mais pourquoi, si tu t'en réfères uniquement à ce que j'écris ?
      Bisous curieux
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    2. Non, je n'ai pas lu celui-ci, j'ai lu "l'alchimiste" et j'ai été tellement déçuuue! De plus ce que tu as mis en exergue est d'une telle banalité que je ne vais pas m'infliger le bouquin par-dessus le marché.
      Sinon je ne suis pas une fan de wikipedia et je ne forge aucun de mes avis dessus, je ne me fie qu'à mes impressions, mes réflexions, je me fie à ce que je lis.
      Coelho est connu comme Guillaume Musso et Marc Levy sont connus. Ça n'en fait pas de bons auteurs pour autant. Coelho débite des platitudes, évidemment il est impossible de ne pas être d'accord avec ça, mais ça reste des platitudes sans la moindre profondeur. Franchement, si la vie était un livre de Coelho, elle serait d'un ennui!
      Sinon, je ne pratique pas le relativisme culturel, et je me méfie de toute personne qui voue un culte à un Dieu créateur, à la Bible et au Coran ou autre Torah, c'est comme ça. Je me méfie tout autant des violeurs et des tueurs, et leurs œuvres m'indiffèrent.
      Enfin, le tir à l'arc, je l'ai pratiqué, je l'ai même enseigné...
      Quant à ton choix, il m'a étonné parce que je pensais que tu connaissais un peu mieux le monsieur, depuis le temps qu'on en parle. C'est tout. Et je connais ton aversion pour le religieux, auquel il est totalement assujetti. A défaut de lire Wikipedia, je lis les interviews, je regarde aussi les émissions littéraires...
      Bisous qui espèrent avoir répondu à ta curiosité. ♥

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    3. Quant à la sincérité et l'aptitude à être fidèle à soi-même je ne la retrouve pas chez les gens dont les actes ne sont pas en accord avec les idées qu' ils professent que ce soit via un livre, un film ou une chanson. Etre fidèle à soi-même c'est avant tout une question de cohérence. 😘

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    4. Eh bien je ne savais pas du tout que Coelho était assujetti à la religion.
      Quand je parlais de wikipédia, c'était évidemment une façon de parler, pour dire que je ne me renseigne pas forcément sur le pedigree d'un auteur avant de lire ses livres. Je devrais peut-être, mais ça ne me vient pas à l'idée. Les émissions et interviews peuvent tout dire et son contraire à propose de quelqu'un...Comme les critiques de cinéma ou de livres d'ailleurs.
      Après j'ai moi aussi mes limites, et quand je sais que quelqu'un est un violeur je n'ai plus envie de m'intéresser à ce qu'il fait.
      Merci pour tes réponses, je comprends mieux pourquoi tu étais étonnée, mais j'étais de bonne foi, j'ai beaucoup aimé ce livre et voilà. Je ne suis pas allée chercher plus loin.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    5. Pour ce qui est de la cohérence, je suis entièrement d'accord. J'essaie de l'être, mais je sais que, plus que jamais, l'argent et d'autres intérêts très glauques enlèvent tous scrupules à certains, qui profitent de la crédulité des gens pour s'enrichir...en pratiquant le « faites ce que je dis mais ne regardez pas ce que je fais »
      Je sais...
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  12. Ah Polo qué Loooo !!
    Comment dire ?
    Ben rien justement il n' y a rien à en dire d'intéressant.....

    Franchement, dans le genre « livre de vie » celui que tu tu m'as envoyé et qui est de ta plume, renvoie Polo qué Loooo à ses insignifiances et ses fadaises répétitives…

    Pierre Dac nous en apprend plus sur les réalités de l'existence…
    qui suis-je ? D'où je viens ? Où je vais ?
    — Je suis moi, je viens de chez moi, et j'y retourne…
    et comme disait son pote Francis Blanche, à propos de la cible :
    — il a mis dans l'Émile !

    Mais je t'aime tellement, que tout est pardonné…
    ;-)

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    1. Alain,
      Il en faut pour tout le monde et je lis si souvent ce genre de commentaire à propos de Paulo que je veux bien croire que ce soit vrai, n'étant pas en mesure d'en juger. Mais il est des âmes simples pour lesquelles il arrive au bon moment, en termes compréhensibles. C'est ainsi qu'il y a quelques années, "l'Alchimiste" m'a fait réfléchir. Ca me rappelle une très longue conversation tout à la fois nocturne et téléphonique où une amie fort intelligente m'a mis en grande difficulté à vouloir à toutes forces et en insistant sans rien voir, me faire comprendre Eckhart Tholle: "Mais cette phrase, là, tu comprends quand même ? !"
      -Ben non. Désolé, non.
      Et là, je me suis enfoncé dans la palpable impression de j'étais d'une connerie sans nom ! Je comprends Thích Nhất Hạnh qui parle simple, pas les concepts intellectuels d'Eckhart. C'est comme si un pilote de formule un regardait de haut un jeune conducteur parce qu'il roule en Clio...
      Il en faut pour tous les niveaux...
      Bizouilles !

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    2. Du Coelho pur jus, c'est ce que je disais dans mon commentaire, cher AlainX. Je ne l'apprécie pas trop non plus, sans être aussi catégorique que toi, mais bon, le truc est très court, j'ai pas trop souffert ;-)

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    3. @ AlainX
      Je me suis toujours méfié de Polo Quelle eau pour son art consommé d'enfoncer des portes ouvertes, tu confirmes que j'ai eu raison de préférer Pierre Dac...

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    4. @Alain
      Merci tout d'abord de placer mes humbles écrits de vie aussi haut dans ton panthéon...
      Cela dit, je ne vais pas répéter ce que je dis plus haut à la Baladine, mais simplement : As-tu lu le livre dont je parle ?
      Ou bien ton avis sur l'auteur t'empêche-t-il définitivement de lire quoi que ce soit de nouveau sous sa plume ?
      Je respecte ton avis, d'autant que je n'ai pas de recul, n'ayant rien lu.
      Tu es trop bon de me « pardonner » mais personnellement, je ne pense pas avoir à me faire pardonner quoi que ce soit. J'ai aimé ce livre pour ce qu'il est, cela ne veut pas dire que je fasse de son auteur un quelconque gourou.
      Ce week-end, j'ai pris mon pied à lire un livre d'Amélie Nothomb. Mais je me garderai bien d'émettre un avis sur elle...
      Je sais qu'elle est controversée, mais ça m'est parfaitement égal. ;-) J'ai passé un super moment avec ce roman.
      Bisous mon Babar
      •.¸¸.•*`*•.¸¸🖤

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    5. @Candide

      Tu as raison, Eckart Tollé dit de façon compliquée des choses simples...Ce qui n'est pas forcément la meilleure façon de se vendre quand on est un auteur...
      En fin quand je dit se vendre, je ne met là aucune connotation péjorative, bien que ce soit en général ce que l'on reproche aux auteurs à succès, et notamment ceux qui surfent sur la vague du développement personnel...
      Il en faut pour tous les goûts et tous les niveaux, certes...
      Mais une des premières règles en développement personnel justement, n'est-elle pas l'estime de soi et la confiance en ses capacités...
      Dans tout conducteur de clio, il y a potentiellement un pilote de ferrari qui s'ignore...
      Je dis ça, je dis pas grand chose, parce que les métaphores automobiles, je maîtrise pas des masses...
      Mais peut-être que ton amie nocturne croyait en tes capacités ? ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    6. Wé, les métaphores automobiles c'est pas ton truc, pasque je crois pas que même après des mois de cours tout conducteur de Clio puisse piloter une Ferrari. C'est comme imaginer que tout élève de violoncelle soit un Rostropovitch en puissance: faut pas rêver.
      Quand on ne comprend pas des concepts abstraits énoncés dans des mots qui le sont tout autant, il n'est plus question de confiance en soi mais de capacités propres.
      La connaissant telle que je la connaissais, je ne doute pas que mon amie ait cru en mes capacités. Mais cette nuit là elle les surestimait largement et m'a bien mis en difficulté.

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    7. Je n'ai jamais dit que « tout conducteur de clio puisse piloter une ferrari »
      J'ai juste dit que si on ne conduit que des clio toute sa vie, on ne pourra jamais savoir si on est capable de conduire une ferrari .
      Ce qui est quand même différent !
      Mais tu dois me trouver aussi chiante que ton amie, sûrement...
      Le genre titilleuse de détails muahaha !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    8. Ouh là les débats sont passionnants par ici !
      :)

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    9. "Chiante" n'est certainement pas le qualificatif que j'emploierais à ton sujet !

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    10. @ Célestine
      Je n'ai pas lu le livre dont tu parles, mais des critiques littéraires. Comme il semblerait que c'est une pauvre resucée de l'Alchimiste que j'avais eu entre les doigts avant que le bouquin ne me tombe des mains tellement il était ennuyeux, je m'abstiendrai.
      Malheureusement je ne crois pas aux recettes en préfabriqué, ni qu'il y ait « des choses simples » dont on puisse faire le tour en quelques mots. La compréhension des choses simples demande un temps considérable pour y arriver. Tiens par exemple : un truc simple : l'amour ! Moi ça m'a pris environ 40 ans pour piger de quoi il s'agissait « vraiment ». Certes j'ai le cerveau lent et probablement le cœur sclérosé.
      Non, tu n'as rien à te faire pardonner, c'était un trait d'humour du style arc qui rate sa cible. Comme quoi le tir à l'arc c'est pas pour moi non plus…

      En revanche je lirai avec intérêt si jamais tu écris sur un livre d'Amélie Nothomb. En plus si c'est « soif », c'est très jouissif. J'ai d'ailleurs consacré un article à ce livre sur mon autre blog.
      Bises douces ma Céleste, toi qui as le cœur tendre et la lumière dans les yeux

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    11. J'ai adoré « soif » justement parce que tu en as parlé sur ton blog.
      Là il s'agissait des « Prénoms Epicènes »
      Ah l'amour...là encore, tu en parles si bien et depuis si longtemps que je ne peux pas dire qu'il n'y ait pas un peu de toi dans ma recherche...et surtout, dans ma découverte récente, dont tu connais les péripéties...
      Non tu n'as pas le coeur sclérosé. Tu as senti avec beaucoup de finesse que les assertions sur l'auteur dont j'ai aimé le livre avaient le piquant des flèches de kyudo.
      Ce qui me peine, ce n'est pas que l'on exprime son avis sur un auteur, mais que cet avis déteigne sur mes mots, au point que le sens de mon billet me semble noyé sous cette avalanche.
      Mais bon, ce n'est pas grave, j'ai quand même les étoiles aux yeux et le coeur en guimauve.
      Je t'embrasse fort
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    12. Oh c'est bien vu ça, et c'est mignon !
      :)

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    13. @ Célestine
      « Ce qui me peine, ce n'est pas que l'on exprime son avis sur un auteur, mais que cet avis déteigne sur mes mots, au point que le sens de mon billet me semble noyé sous cette avalanche. »

      Cela me peine de te peiner.
      Je suis allé relire ton billet à la lumière de cette phrase.
      C'est compliqué.
      On l'aura compris, Paulo Coelho me hérisse le poil, et pas que... c'est quasiment physique. Pour d'autres noircisseurs de pages du même acabit c'est pareil ! Et je m'abstiens de citer d'autres noms.

      J'aurais dû prendre du recul. Je ne l'ai pas fait.
      Je faisais pourtant faire ce genre d'exercice à mes stagiaires, de ne pas se précipiter dans ses propres insuffisances, béances ou limites.

      C'est compliqué parce qu'il faut alors démêler ce qui est entrelacé, entre ce que la lecture t'apporte je dirais « habituellement » (la sensibilité charnelle pour l'objet, les paroles simples et puissantes qui pénètrent, l'ouverture aux sagesses du monde, l'ambiance initiatique, les bienfaits que tu en retires, l'importance des symboles,… bref, ce que tu as exprimé…)
      Démêler, parce que tout cela s'interpénètre dans le cadre d'un auteur qu'on ne sait pas voir en peinture ! Ni autrement… et que l'on se sent personnellement incapable face à cet auteur de ressentir quoi que ce soit de l'ordre de ce que tu évoques. Pourtant je t'aurais rejoint s'il s'était agi d'autres auteurs d'un panthéon personnel.
      Je n'ai rien fait de cela. J'en avais cependant les aptitudes intérieures.
      Dont acte ! AlainX, prends-en de la graine…

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    14. Tout ce que tu écris, j'aurais pu l'écrire aussi.
      Moi aussi, j'ai appris à ne pas me laisser submerger par mes émotions, et pourtant là, voir mon billet, dans lequel il y avait beaucoup de moi et très peu de Coelho, souffrir de la mauvaise réputation de ce personnage qu'en toute bonne foi j'étais loin d'imaginer, oui, j'avoue, ça m'a peinée.
      J'aurais dû prendre du recul, et me dire que ce qui était écrit n'était pas écrit contre moi. Mais je ne l'ai pas fait non plus.
      En revanche, j'ai pris du recul par rapport au texte, n'en prenant que ce qui me permettait de développer ce que tu soulignes très bien (la sensibilité charnelle pour l'objet, les paroles simples et puissantes qui pénètrent, l'ouverture aux sagesses du monde, l'ambiance initiatique, les bienfaits que tu en retires, l'importance des symboles-
      Du coup, ton analyse me fait du bien.
      J'ai envie de te paraphraser : Tout est pardonné !
      ;-)

      Gros kiss mon Babar
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  13. Malgré ce que tu nous en dis, je ne vais pas t'emboîter le pas avant d'avoir fini "Rhapsodie Italienne" .
    Bises vagabondes

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    1. Oh mais, il n'y a aucune obligation, ma Chinou.
      J'ai juste exprimé un ressenti et suggéré une lecture au passant qui passe et à la muse qui musarde... ;-)
      C'est de qui Rhapsodie Italienne ?
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. https://www.albin-michel.fr/ouvrages/rhapsodie-italienne-9782226441591
      :)

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    3. Merci ma bestiole adorée !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  14. J'en ai plusieurs des livres de Coelho, mais pas celui là.

    Ne pas faiblir et persévérer pour atteindre la cible... difficile.. je suis totalement inapte à tous le jeux de lancer : boules, fléchettes, palets bretons, bowling... mais vraiment nulle.

    Mais il paraît - qu'envers et contre tout - je suis dotée d'une certaine force intérieure (c'est ce que m'a dit une amie hier midi).. et ça c'est déjà pas mal.

    Bises Madame la Fée

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    1. Et la parole impeccable des Toltèques, ma Suzame, qu'est-ce que tu en fais ?
      « je suis nulle, mais vraiment nulle » n'est-ce pas un peu trop négatif ? Ne pourrais-tu trouver une formulation moins rugueuse pour toi même ? :-) :-) :-)
      Oups, voilà que je me prends pour une donneuse de leçons...fichtre !
      Bisous de fée qui outrepasse ses prérogatives...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. @ Suzame :
      1) Je crois que le bouquin n'a pas plus de deux mois.
      2) Le tir à l'arc n'est pas un jeu de lancer: t'as plus d'excuses ! ;oD
      3) Ecoute pas les ronchons, Cel et Moi (t'as vu, Cel, la confiance en Moi ?) on l'aime ce bouquin. D'autant qu'il est vrai que les illustrations sont parfaitement dans la ligne.

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    3. @ Celestine . Ah oui ! " les jeu de lancers et moi ne sommes pas bons compagnons"

      @ Candide . Bowling, fléchettes, pétanque, tir à l'arc... il s'agit d'atteindre un point précis. Alors disons que j'ai du mal avec les jeux de cibles..

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    4. Voilà qui est beaucoup mieux, toltèquement parlant... :-) :-) :-)

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  15. Paulo Coelho, ce n'est pas du grand art sublimé, ce ne sont pas des grands principes philosophiques (quoique...) et c'est pour cela que j'aime. Il est simple et à la portée de tous. Et il raconte juste des histoires finalement. Des histoires de Vie ... Alors merci Célestine, celui-là je ne l'ai pas lu.
    Sinon pour le tir à l'arc tu m'as fait sourire. Figure toi qu'il y a quelques années il y avait un stand où l'on pouvait s'y essayer gratuitement dans un lieu où j'étais en vacances. Alors j'ai essayé ... C'est comme si j'avais fait ça toute ma vie ! Les moniteurs ne voulaient pas croire que je n'avais jamais touché un arc. J'aurai aimé continuer mais avec le boulot que j'avais â cette époque cela n'a pas été possible. Tu me donnes des idées !
    Nous nous rejoignons une fois de plus ... Nous avons dû être très liées dans une autre vie !
    Bonne fin de journée petite sœur, je t'embrasse tendrement.

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    1. Merci beaucoup pour ce témoignage tout en tendresse et simplicité.
      Il est vrai que parfois, nous avons des dispositions pour certaines choses qui sont assez inexplicables, et qui nous viennent peut-être d'une autre vie...
      Ravie que mon texte t'ait donné des idées.
      Bises tendres aussi
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. @ Femme d'émotions:
      Il n'est jamais trop tard. J'ai su dés la petite enfance qu'un jour je tirerai et je ne commence qu'au terme d'une vie d'adulte actif...
      Tu peux le voir ici : http://candide35.canalblog.com/archives/2019/12/01/37830189.html

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    3. Il n'est jamais trop tard : j'aime entendre cette phrase de ta bouche... ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    4. Merci Candide je vais aller voir ! Tout à fait d'accord, il n'est jamais trop tard 😊
      Bises Célestine et belle nuit.

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  16. - Qu'y a-t-il au bout de la flèche de Célestine ?
    - ???
    - Une plume.
    - ???
    - Qu'y a-t-il derrière la plume ?
    - ???
    - Une corde sensible.

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    1. C'est très joli ce que tu écris, mon oncle.
      Une corde parfois un peu trop sensible, c'est vrai...
      Mais une flèche aussi... ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Une belle flèche qui fait mouche dans mon coeur !
      :)

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    3. Rhôô que c'est mignon...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  17. Tu donnes envie de promenades et de lecture sous les rayons hardis du soleil!!! Je t'imagine bien, assise sur la mousse douce. Je n'ai pas lu ce livre et tu donnes envie de le faire car j'ai essayé le tir à l'arc mais ce n'était vraiment pas probant malgré le plaisir que j'en ai tiré. Chez nous il faudrait emmener un coussin car nous n'avons plus 1 cm2 de sec pour poser nos séants. Bisous ma belle

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    1. Ici les premiers rayons de février font fumer l'herbe, qui était si humide...
      Et ils commencent même à nous chauffer un peu la couenne.
      j'adore lire dans la nature, c'est reposant et stimulant à la fois...
      Bizou ma Brizou
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  18. De temps en temps je passe, et ne me lasse jamais de la variété et de la qualité
    de tes articles.
    Merveilleuse exploratrice de la beauté tu es, et le partage fait tant de bien à
    la lectrice que je suis.
    Je m'arrête donc pour t'en remercier.
    Bises Fée Célestine. Je lirai ce livre le moment venu.

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    1. Exploratrice de la beauté, ça me dit bien...C'est joli et très vrai.
      Merci Jo, ça me fait grand plaisir de savoir que tu passes de temps en temps.
      Je t'embrasse du bout du coeur.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  19. Vos billets ont toujours une belle profondeur.
    J'ai lu avec attention les échanges à propos de Paulo Coelho, qui perdent de vue la beauté intrinsèque de votre texte.
    Mais vous réussiriez à trouver de la poésie dans le bottin...
    je me suis recentré sur ce que vous écrivez : j'y ai trouvé une belle réflexion sur l'attitude à avoir en face de la difficulté, et sur cet ineffable penchant que vous avez à vous rapprocher de la nature et à la décrire comme l'écrin de vos méditations.
    Et cela, c'est inestimable.
    Peu importe qui a écrit le livre : l'important, c'est ce que vous en faites, chère précieuse.
    Et l'envie que j'ai de le lire est un signe que vous ne vous y êtes pas trompée.
    ~L~

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    1. J'aime que les gens s'expriment en toute liberté chez moi.
      C'est le jeu de la liberté dans les commentaires. Cela doit couler de façon fluide, et c'est très bien ainsi.
      Maintenant, quand on écrit avec ses tripes, on a envie d'être commenté sur ses tripes, et pas sur celles du voisin...
      C'est peut-être ce que vous exprimez mieux que moi avec votre recentrage.
      Ce que je fais d'un livre n'est pas forcément important, j'ai cette humilité de le penser. Mais je fais avec les livres comme avec les gens : j'essaie d'en tirer le meilleur.
      Merci cher ami
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. "quand on écrit avec ses tripes, on a envie d'être commenté sur ses tripes, et pas sur celles du voisin..."
      "j'ai cette humilité de le penser. Mais je fais avec les livres comme avec les gens : j'essaie d'en tirer le meilleur"
      C'est beau, c'est tout vous... chapeau bas ;)
      Bon jour ma Maitresse, bisous ensoleillé.

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    3. Merci Julie jolie.
      Je prends ton soleil !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  20. Il ne faut pas m'en vouloir mais je suis incapable de lire Coelho, il me tombe des mains.

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    1. Je ne t'en veux absolument pas.
      Mon seul tort a été, sans doute, de conseiller cette lecture implicitement, avec mon « Laissez-vous séduire »...
      J'aurais simplement du m'en tenir à mon ressenti.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  21. Je reviens faire polémique.
    Et c'est pourquoi je ne réponds pas à Lorenzaccio pour ne pas polluer son com', et qui pourtant m'a inspiré ici en écrivant :
    "Peu importe qui a écrit le livre : l'important, c'est ce que vous en faites, chère précieuse.
    Et l'envie que j'ai de le lire est un signe que vous ne vous y êtes pas trompée."

    Parce que ce qui est peut-être regrettable, c'est que ceux qui dézinguent Coelho d'un point de vue fort intellectuel portent ici une sorte de procès d'intention du genre : "Beurk, encore du Coelho, ce ceci, ce cela, qui fait ci, qui fait pas ça!". Et il est vrai que si j'ai appris avec l'alchimiste, d'autres de ses bouquins ne m'ont pas parlé.
    Soit.
    Cel nous dit ce qu'elle a trouvé dans ce conte où Coelho tente de dépeindre l'esprit du zen dans le Kiudo, qu'il pratique. Et notamment, peut-être l'envie de s'essayer au tir à l'arc. En ce sens, Paulo a gagné, n'en déplaise aux esprits chagrins.
    J'ajoute que les illustrations qui pour ne peut-être pas être zen (brosse à reluire pour les puristes avant qu'ils ne s'énervent), en évoque l'esprit à l'occidental que je suis, s'accordent et soutiennent agréablement le conte.
    De même de chagrins puristes pourront-ils arguer que le tir à l'arc européen n'est pas le Kiudo, ni le zen.
    L'important, c'est le chemin.
    Je souhaite simplement que Cel trouve un club où l'on pratique cet esprit de détachement et non exclusivement tourné vers la technique à la recherche de la performance. Je fais confiance à ses antennes...
    J'ajoute que je regrette de ne pas pouvoir être petite souris pour voir notre amie découvrir et progresser dans cette pratique.

    Lorenzaccio, j'aime beaucoup ta conclusion.
    Et pour la mienne je suis tenté de citer cette incommensurable pensée zen :
    "Les chiens aboient, la caravane passe."

    ;oP

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    1. Je tire déjà de cette lecture, et des commentaires qu'elle a soulevés, « de nouveaux enseignements pour regarder le monde » Et en ce sens, je suis heureuse de cette découverte.
      Merci pour ces précisions, Candidounet. Et pour ta citation zen :-)
      Il me semble que je me tiens déjà beaucoup plus droite, le regard sur la ligne d'horizon noyé des premières brumes du soir...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. "...de nouveaux enseignements pour regarder le monde": j'ai le sentiment qu'il s'en dit beaucoup plus qu'il n'est écrit dans cette phrase...
      Je crois que ça fait un bout que tu te tiens un peu plus droite. C'est bluffant cette impression de s'être déplié, n'est-ce pas ! Pour ma part, je sens bien que je n'ai pas fini et que j'ai encore quelques degrés à grignoter.
      Il fut un temps où nous trouvions des ressemblances dans nos façons respectives de ramer. Je prends plaisir à constater que nos mers se calment, même s'il me semble que ta Ferrari ait pris de l'avance sur ma Clio (oui puriste, je sais, c'est pas cohérent. C'est juste qu'il s'agit de modèles amphibies expérimentaux, na !). Mais il faut bien dire que l'énergie que t'apporte ce blog est appréciable. T'inquiète, je t'ai en ligne de mire, et attends que le poids me favorise dans une descente et tu vas voir !

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    3. L'écriture m'apporte de l'énergie, et toutes les rencontres que cette écriture a permises...
      Mais c'est la Vie qui m'apporte son énergie quotidienne, le bonheur, l'enthousiasme, l'émerveillement.
      La mer est calme, mais non dépourvue de petites criques surprenantes.
      Je ne cesserai de te souhaiter les mêmes escales. ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    4. @ Candide,mais pas seulement.
      L'abondance littéraire fait qu'il n'est pas possible de tout lire.
      A cette fin, et pour reprendre la formule d'un ami, je lis beaucoup par procuration.
      C'est à dire que j'écoute ce que les gens en disent,je peux ainsi connaître l'histoire et si elle "passe le cap", je passe à la lecture.
      Concernant Paulo, je n'ai jamais eu une critique emballante et comme je ne pourrais jamais tout lire ce qui m'intéresse vraiment je ne perds pas mon temps pour une littérature qui ne me convient pas. J'ai ainsi fait pas mal de vide dans le vivier des auteurs à succès
      Je me suis fait avoir une fois avec un bouquin de dissertation politique en me basant sur le titre (prometteur) "Le grand merdier" de Louis le Prince Ringuet. J'ai du abdiquer à la 4e page tellement le style était pompeux. J'ai compris ma méprise lorsque l'auteur a dit que c'est l'éditeur qui avait décidé du titre.

      Sous l'horloge de la porte de mon village d'origine, il y a toute la sagesse vaudoise dans cette maxime:
      "Laissons dire et faisons bien".
      Bises et baci

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    5. « Je n'ai jamais eu une critique emballante »
      Bon ben je vais remballer ma critique pas emballante, alors... 🤪
      Moi qui pensais te faire changer d'avis...😛
      Baci caro
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    6. :-D
      Faut dire qu'il a un lourd passif avec ses bouquins précédents... Mais tu aurais pu être emballante si....
      Que disait Fugain ?
      Même en cent ans je n'aurais pas le temps, pas le temps... Alors je fais avec et parfois sans. Quelho, Musso, les Lévi,c'est plutôt du côté "sans".
      Grâce à la critique de la Baladine, Paulo s'éloigne un peu plus de la note d'achat.
      Ti bacio forte

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    7. As-tu reçu mon mail, Blutchiamo ?
      Où le sort l'a-t-il envoyé dans les limbes internettiques ?
      Ti bacio
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    8. Bien, et j'y ai même répondu.
      Ti bacio anch'io

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    9. Pas reçu 😢 même dans les spams
      Tu me le renvoies ?
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    10. C'est fait, dis moi si tu l'as reçu.

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  22. J'étais venue lire ton devoir du lundi... mais tu as fait l'impasse !
    Je n'ai pas lu ce livre...

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  23. Bonjour, ma contribution de la décennie ;-)
    J'aime fort peu les citations, mais celle-ci me plaît indéfectiblement :

    Ne demande jamais ton chemin à quelqu'un qui le connaît, car tu pourrais ne pas t'égarer.

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    1. J'adore, mister K !
      Bon ben alors, à 2030 !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  24. Je ne connais pas ce livre, mais tu m'as donné envie de m'y plonger...D'autant qu'il se lit vite, je n'ai pas la patience avec les gros pavés !
    Bises
    Angela

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    1. Ah non, ce n'est pas un pavé...c'est un petit livre avec tout plein de jolies illustrations à l'aquarelle...
      Bisous ma belle
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  25. Voilà un livre qui m'intéresserait bien, je pense. Le geste de l'archer a toute une symbolique que nous pratiquons au cours des séances de Qi Gong.
    En plus, j'ai toujours eu petit faible pour les petits livres et si en plus il a des illustrations, voilà qui m'attire encore davantage.
    Pour l'heure, je suis en plein dans un gros livre qui va me marquer profondément, "Le lambeau" de Philippe Lançon.

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    1. Mon ami Petrus m’a parlé de ce livre.
      Mais je ne suis pas attirée pour l’instant par ce genre d’écrit.
      J’ai besoin de plus de légèreté...
      Ce qui n’empêche pas la profondeur
      Bisous eMmA
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  26. Il n'y a pas que les libraires qui donnent envie de découvrir d'autres horizons, tu le fais très bien aussi ! Rien que ta description de la couverture est un appel à aller dévaliser le premier bouquiniste qui me tombe sous la main ! Tu as réveillé en moi des envies d'aller caresser quelques mochis à la fine texture de peau humaine, avant de les croquer façon anthropophage !

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    1. Mmmhhh...les mochis ! le gâteau à peau de velours...
      Merci Céline pour ce comm parfaitement décalé et qui me plaît beaucoup !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  27. Je viens de lire tous les commentaires. Somme passionnante – Néanmoins, la prochaine, je m'efforcerai d'arriver plus tôt sur ta page !
    A
    J'ai beaucoup d'intérêt pour tout ce qui s'étale en marge, pour les notes de bas de page. Et c'est l'une d'elles qui me parle aujourd'hui: "Merci à Candide de m'avoir donné envie de lire ce livre." Je relie – mot choisi à dessein – quantité de livres aux ami·e·s qui m'ont fait part de leur plaisir de lecteur-lectrice. Je profite de mon passage ici pour remercier Michel qui m'a offert Le Lambeau, de Philippe Lançon ; Coline, pour m'avoir fait découvrir Frédéric Pajak, voici quelques années, dont je viens de lire – voir – le tome 8 du Manifeste incertain et Le Chagrin d'amour...

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    1. J'aime beaucoup ta note de bas de page, l'artiste.
      Que tu aimes la marge ne m'étonne pas...
      Personnellement, s'il est un livre que j'ai adoré, je ne manquerai pas de te le conseiller, ainsi tu le relieras à moi...
      Ce serait un juste retour pour ta grande générosité.
      Bises en pointillées
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  28. Qu'il est bon ce moment où un livre s'offre à nous dans une librairie ou une bibliothèque, riche d'une promesse et que celle-ci est tenue... On a l'impression d'être accompagné(e) sur le chemin de la vie et d'y être nourri(e)... Merci la vie ! Bises ensoleillées céleste Célestine, douce journée. brigitte

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    1. Si l'on pense que les hasards sont des rendez-vous, on ouvre grand ses yeux sur ce que la vie nous offre...
      Et l'on en tire forcément toujours quelque chose de positif.
      mais ce n'est que mon humble avis.
      Bisous chère Plume
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  29. C'est un auteur que j'affectionne, mais je n'ai pas lu ce livre. Celui-ci m'a l'air d'être un conte initiatique... je le note... je voyage du côté des contes originaux d'Andersen en ce moment, mais aussi avec un polar! ;-) Les livres sont magiques et permettent de découvrir tant d'univers différents, je suis tombée dans la potion;-) dès que j'ai su lire, et elle ne m'a jamais quittée...
    Merci pour le partage!
    Bisous

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    1. C'est sans doute pour cela que tu es si douée pour raconter de belles histoires avec tes petits personnages de papier.
      Tes petits enfants auront bien de la chance d'avoir une telle mamie.
      Bisous ma conteuse
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  30. Coelho ? je n'en ai jamais lu plus de 4-5 pages.
    La petite glande en forme de pomme de pin ça oui ! pas beaucoup plus grande qu'une goutte d'eau mais contenant l'océan ! kéa

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    1. Oh c'est une jolie image ça, chère kea...
      La glande pinéale, n'est-ce pas celle que l'on appelle le Troisième Oeil en langage ésotérique ?
      Une goutte d'eau contenant l'océan...c'est beau !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Dire "le divin est en nous" c'est comme dire "l'océan est dans la goutte" et ce n'est pas une allégorie mais la Réalité. Un perroquet pourrait dire la même chose mais seulement l'humain peut en avoir l'expérience "consciente". kéa

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  31. Ah mince, il faut que j'enlève les "AirPods" qui sont plantés dans mes oreilles. Comment écrire et se concentrer avec Ray Charles qui chante Mess Around ? Il faut aussi que j'arrête de me trémousser sur ma chaise et de taper du pied sur le carrelage. Du coup, je ne sais plus ce que je voulais dire à propos de ce joli billet plein de senteurs printanières ! Pourtant, je te l'assure, je croyais tenir le bon bout d'un commentaire super fin, intelligent et plein d'esprit ! Bah ! Ce sera donc pour une autre fois ! Mais vrai de vrai...j'ai drôlement aimé ton billet et suis d'accord pour une partie de fléchettes. Plus à ma portée que le tir à l'arc. Je n'en trouverais pas à ma taille, il trainerait par terre. Et comme ÉROS l'a fait à maintes reprises, je me tromperais de cible plus souvent qu'à mon tour ! :D Bisoussss
    Quant à Paulo Coelho, tu t'en doutes, j'adhère !

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    1. Rha la la, mariejo, tu es douée pour écrire un immense commentaire qui dit que tu ne sais plus ce que tu voulais dire...
      Bazar de casserole ! Tu m'as bien fait sourire et j'en ai besoin !
      Comment ça Eros se trompe de cible ? Il me semblait qu'entre l'homme de ta vie et toi, c'était à la vie à l'amour... ;-)
      Pas de tir à l'arc pour toi ?
      Alors va pour une partie de fléchettes ! tu prends les rouges ou les jaunes ?;-)
      Bisettes
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. J'aurais dû écrire que ÉROS se trompait quelquefois. Bon, pour nous ça va. Mais tu sais, nous sommes comme les autres, de temps en temps, ça pète. Quoique...en vieillissant, pas autant que lorsque nous étions jeunes et plein de fougue. Avec la pensée que, après tout, il pouvait exister une roue de secours. :D Mais maintenant, faut assurer, chacun de nous est devenu la canne de l'autre. (J'ai bien mis 2 n à canne ? Oui !) Alors le bémol est de rigueur. Pour les fléchettes, lesquelles gagnent ? Les rouges ou les jaunes ? je prends celles qui gagnent !
      Heureuse de t'avoir fait sourire. La vie est dure et ses flèches ne sont pas toujours amicales. Bisous

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  32. J'ai lu des livres de Paulo Coehlo, j'ai aimé. J'ai lu des livres de Eckart Tolle, j'ai aimé. Je pense que ce n'est pas incompatible. Je pense que nous ne devons pas nous justifier par rapport aux lectures que nous avons, aux écrivains que nous aimons, tout est une question de ressentis. Tel écrivain peut nous parler et ne pas parler à notre voisin ou à notre ami, c'est très personnel. En tous cas, le livre de Paulo Coehlo t'a joliment inspirée, Célestine, et si le lire t'a fait du bien, c'est très bien ! (sourire)
    Ta bannière est très belle, elle est à ton image, ma belle. :-)
    Belle journée ensoleillée à toi, et de très gros bisous.

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    1. Merci pour ce beau commentaire m’a belle d’âme.
      C’est vrai lire est éminemment personnelle et très subjectif.
      On m’a toujours dit qu’il ne fallait pas dire « c’est bien » ou « ce n’est pas bien » mais plutôt «  ça me plaît » ou «  ça ne me plaît pas »
      Malheureusement le jugement péremptoire et définitif est partout, et il est bien difficile alors de ne pas se sentir jugé soi-même...
      Plein de choses me plaisent, même si elles ne sont pas forcément d’un haut niveau. Tiens fantômette par exemple : j’aime en relire un de temps en temps, ça me repose ...
      Bisous ma belle et belle journée
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  33. J'ai lu tous les commentaires, comme à chaque fois que je viens ici. Certains m'ont semblé inutilement condescendants, décochant des flèches contre le messager qui, visiblement, t'avait enchantée. Et par ricochet c'est toi que j'ai sentie atteinte... [mais peut-être est-ce une totale extrapolation à partir de ce que moi j'aurais ressenti en pareilles circonstances]

    « Je me suis laissé pénétrer lentement par cette sagesse du bout du monde, et pourtant si présente, si universelle. Je cheminais à côté de Tetsuya, le maître, et ses paroles simples et puissantes entraient en moi comme de fines aiguilles d'acupuncture, touchant chaque partie de moi pour lui faire du bien. »
    Pourquoi chercher à dézinguer l'auteur de ce qui t'a fait du bien ? Qu'est-ce qui est le plus important : la satisfaction que tu partages avec confiance ou la mise en avant du commentateur se sentant suffisamment érudit pour affirmer qu'on ne l'attrape pas avec du vulgaire Coelho ? Je ne sais pas si on se rend compte que l'on peut blesser en faisant prendre conscience à l'autre que sa joie ne vaut pas tripette. Et je ne m'exclus pas de ce mécanisme, auquel je suis moi aussi probablement soumis.

    Bref : je n'aurais sans doute pas commenté si je n'avais pas senti que ton plaisir généreusement partagé avait pu être quelque peu terni par des remarques dont les auteurs auraient pu s'abstenir. Surtout en public.

    Mais qui suis-je pour m'exprimer ainsi alors qu'il m'arrive aussi de te signifier ici que je ne me sens pas en phase avec tel ou tel de tes propos ;)

    Ps : j'ai profité de la tonalité familière bleu-vert du fond de ta bannière pour remettre ma frimousse juvénile, disparue de ma signature bloguesque depuis fort longtemps.

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    1. Ah ben zut, ma mini-photo n'apparaît pas :(

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    2. @Pierre, je me suis contentée de dire ce que je pensais de Coelho. J'ai pris soin de dire que j'appréciais beaucoup le texte de Célestine, ce qui est vrai, je ne mens jamais dans mes commentaires, qui ne sont jamais complaisants. Je suis sincère. Je ne vais pas amoindrir mes réticences quant à certains auteurs sous le prétexte que telle ou tel prend plaisir à les lire. Le propre des amis, c'est de pouvoir discuter de ce qu'on aime ou pas sans porter de jugement personnel. Mais l'amitié vraie est une denrée rare, et pouvoir débattre librement en toute franchise semble devenir quasiment impossible, ces temps-ci. Je ne changerai pas pour autant, je resterai sincère. Et libre.
      :-)

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    3. @La Baladine, je dois dire que la sincérité brandie comme un étendard éveille en moi un léger doute : jusqu'où est-elle respectueuse de l'autre ? Ne présente t-elle pas le risque de basculer vers une autorisation auto-attribuée à dire les choses telles qu'on les pense... au risque de blesser l'autre ? Alors je me demande : la sincérité est-elle compatible avec la bienveillance propre à l'amitié ? Ne devient-elle pas autre chose, qui s'appellerait "franchise", quand elle laisse à l'autre le soin de se dépêtrer avec ce que l'on a simplement envie de lâcher sans retenue ? D'aucuns diront que de se dire en vérité c'est respecter l'autre. Je reste assez circonspect sur cette approche.

      Toutes ces questions que je (me) pose depuis bien longtemps n'ont à mon avis aucune réponse simple ni univoque. Et je crois que c'est encore plus complexe quand on s'exprime devant un "public", comme ici. D'ailleurs c'est à titre de témoin que j'ai eu envie de m'exprimer ;)

      Ma conception de l'amitié (pas forcément partagée) est de préserver l'autre avant tout. On peut se dire sincèrement dans l'intimité du face à face (voire se disputer) et choisir de s'exprimer avec davantage de précautions (jusqu'à faire silence) en présence de témoins. Pour moi il y a une grande différence entre ces deux contextes.

      La question de "débattre librement en toute franchise" (le terme que tu choisis ici a son importance) est, à mon avis, d'une autre portée que la simple "sincérité". On peut se perdre dans une "sincérité" mal maîtrisée ;)

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    4. C'est ton droit. Mais un, ce blog est un espace public, sinon il ne serait réservé qu'à quelques uns, et ça, Célestine sait parfaitement le faire. Deux, donner mon avis sur Coelho ou Levy ou n'importe quel auteur ne revient pas à juger son lecteur, il y a des tas d'auteurs que j'adore qui sont détestés de gens que j'aime, et vice-versa, et je ne vois pas en quoi c'est gênant ni vexant. Trois, si venir commenter sur les blogs consiste à débiter complaisamment et systématiquement des âneries niaiseuses et idolâtres, je ferai sans doute mieux de m'abstenir, en effet.
      Je vais te dire, ça fait un moment que je me fais prendre à partie ici parce que je ne suis pas toujours d'accord, et je pense que si Célestine ne souhaitait plus ma venue, elle serait bien assez grande pour me le dire, et c'est bien parce que je l'ai en haute estime que je le dis.
      En fait cette façon qu'ont certains lecteurs de venir systématiquement engueuler ceux qui ont l'outrecuidance de poser un avis divergent me pose question: ça ressemble curieusement à ce fameux effet de meute, on ne touche pas à l'idole. Ce n'est clairement pas pour moi.
      Désolée si ma sincérité te gêne, entre nous, il te suffit de ne pas me lire. :-))

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    5. @Pierre

      Tu as finement ressenti le malaise que m'ont procuré ces tirs groupés sur un auteur que, personnellement, je ne connaissais pas, je n'ai aucune honte à l'avouer.
      J'ai senti effectivement une sorte de clivage (sans doute inconscient) entre la «bonne» littérature et la «mauvaise».
      Le fait que cet auteur ait vendu des millions de livres ne signifie pas qu'il soit bon, je l'admets, mais qu'est-ce qu'un bon auteur ? Pour ma part, ayant amené à la lecture des centaines d'élèves, j'ai toujours essayé de trouver des textes de qualité, mais si un élève accédait à la magie de lire grâce à un auteur que je trouvais pour ma part ringard ou facile, j'aurais toujours pris garde de ne pas le décourager en lui disant que ce qu'il lisait ne valait pas tripette. Mon travail consistait simplement, une fois que l'envie de lire était là, à lui ouvrir l'âme et le coeur à autre chose.
      Mais on peut trouver son bonheur dans Marc Levy (cf Xoulec qui exprime en toute sincérité avoir aimé « si c'était vrai», et à qui personne n'a dit que c'était un sous-auteur )
      On peut aussi déteste Sartre ou Vian tout en reconnaissant leur talent.
      Tous les goûts sont dans la nature.
      Bref, encore une fois, ce qui m'a interpellée, c'est que le message que j'ai tenté de faire passer dans mon billet est passé complètement à la trappe...et que je me suis retrouvée dans la position inconfortable de la pauvre fille qui ne sait pas qu'il ne faut pas lire Coelho, l'inculte qui ne hante pas les magazines littéraires et les critiques...
      Sans doute aurais-je aimé qu'on me le signifie de manière moins violente, connaissant ma sensibilité extrême. Mes amis la connaissent, et connaissent mon goût pour la communication non-violente et l'assertivité délicate.
      Deux qualités qui te caractérisent, cher Pierre.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆


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    6. @La Baladine

      En toute sincérité, je reconnais que tu as commencé en disant que tu aimais mon texte. Mais j'aurais été vraiment intéressée de savoir pourquoi tu l'aimais, plutôt que de diriger tes flèches sur l'auteur en question. Ta critique positive sur mon texte me fait alors l'effet d'un coton anesthésiant avant la piqûre. 😀
      Je suis réellement tombée des nues en apprenant toutes ces choses sur cet auteur. Tu écris très justement : « je ne me fie qu'à mes impressions, mes réflexions, je me fie à ce que je lis.«
      Mais c'est exactement ce que j'ai fait en écrivant mon billet.
      Je ne me suis fiée qu'à ce que je lisais, et qui me parlait, sans me demander une seule fois qui était celui qui a écrit ça, et pourquoi l'a-t-il écrit, et dans quel but ? Toutes ces choses qui viennent polluer le coeur de soi quand on est touché par des mots.
      Tu exprimes ton ressenti, en disant que sur mon blog on « engueule systématiquement ceux qui ont l'outrecuidance de déposer un avis divergeant » C'est faux, et d'ailleurs tu n'as pas relevé le fait que Blutch t'a donné largement raison, cette fois, et que tu l'as même conforté dans son aversion pour Coelho. Le même Blutch qui est capable d'exprimer son désaccord avec toi à d'autres moments.
      AlainX et Heure Bleue ont aussi exprimé leur avis sur Coelho, ce n'est donc pas que toi qui as un avis divergeant.
      Je n'ai pas l'art ni le goût de la polémique. Je laisse à chacun, il me semble, la juste place qu'il veut prendre. Peut-être que tout est alors dans le choix des mots employés.
      As-tu conscience que lorsque tu parles de «débiter complaisamment et systématiquement des âneries niaiseuses et idolâtres» certains de mes lecteurs puissent se sentir choqués par ces mots ? Des lecteurs qui viennent déposer des mots différents des tiens, parfois un peu complaisants, mais qui ont le droit d'aimer ce que j'écris comme on a le droit de ne pas aimer.Je pense à Lorenzaccio, qui est souvent un peu dithyrambique, et qui est pourtant, pour ce que j'en sais, un ancien professeur de la Sorbonne, qui doit avoir un avis sur Coelho, mais qui a préféré centrer son commentaire sur fond de mon billet. Un monsieur qui serait sans doute choqué de penser que l'on puisse trouver ses interventions niaiseuses et idolâtres.
      Je pense à des gens qui ont peut-être trouvé, à un moment de leur vie, une force dans un de ces livres, pour dépasser une difficulté, un cancer, un deuil. Ces gens méritent attention aussi.
      Je n'ai aucunement la prétention d'être une idole (quelle horreur) et je crois avoir un certain recul au bout de onze ans de blog, pour affirmer que ce qui me plaît, ce sont les débats, riches, constructifs, ouverts. J'en ai mené plus d'un.
      Bien évidemment je n'ai aucune envie que tu t'en ailles, et je suis en effet assez grande pour signifier cela à ceux qui deviennent indésirables dans mon espace. Je l'ai fait pour certain(e)s et je ne m'en porte que mieux. Car être ouvert et tolérant, ce n'est pas tolérer l'intolérable.
      On est loin de l'intolérable, là. On est juste entre amis, en train de débattre. Malgré la forme parfois rugueuse de tes propos (que tu associes à l'expression de ta liberté absolue) tu inities souvent des débats intéressants. Je me sens aussi libre que toi, et je note que sur ton blog il y a aussi des interventions complaisantes, gentilles, ou en tout cas admiratives. Et c'est normal. Les gens sont ce qu'ils sont.
      Accepter que certains te disent le matin au travail : « ouh là ! t'as une sale gueule toi ! » et d'autres : « Tout va bien ? Tu n'es pas un peu fatiguée, là ? » ça n'a l'air de rien, mais il y a une des deux phrases, sincères toutes les deux, et voulant prendre soin de l'autre, qui contient en elle-même un début de remède... Mais je ne dirai pas laquelle, c'est tellement subjectif.
      J'espère que chacun se sentira entendu ce matin. :-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    7. Hé bé, y a de l'ambiance chez toi !
      Je regrette presque d'avoir dit que je n'aimais "pas trop" Coelho.
      Quand je dis ça, c'est de ses bouquins que je parle, pour en avoir lu plusieurs, y compris celui dont tu parlais que je me suis empressé de lire. De Coelho lui-même, je ne sais rien et pour tout dire, ça ne m'intéresse pas.
      J'aurais sans doute plutôt dû dire que la symbolique du tir à l'arc me parle énormément, Coelho ou pas.
      Mais bon, si je disais toujours clairement ce que je veux dire, ce ne serait plus moi, hein !
      Bises...

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    8. Tu me fais penser que toi, tu as lu le livre dont je parle. Tu as pu ainsi conforter ton idée que tu n'aimes pas ce qu'écrit Paolo Coelho.
      Le fait que beaucoup de gens ne lisent aucun livre d'un auteur à partir du moment où le premier ne leur a pas plu, est quand même basé sur un postulat assez inquiétant, qui est que l'on se forge une opinion définitive sur quelqu'un et qu'ensuite on refuse de considérer que la personne puisse avoir évoluer dans sa vie. C'est valable pour les écrivains, mais aussi pour les peintres, les musiciens, les cinéastes...
      En tout cas merci d'être revenu exprimer clairement ce que tu voulais dire. Et tu restes quand même toi, c'est à dire mon boss adoré !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    9. @La Baladine
      J'ai comme l'impression que la sincérité/liberté/franchise de mon propos (exactement la même que celle que tu revendiques) te touche personnellement. Tu sembles confirmer que la sincérité pourrait blesser :)

      Oui, bien sûr que c'est « mon droit » de m'exprimer, tout comme c'est le tien de dire ce que tu penses avec ou sans précautions. Est-il nécessaire de rappeler ce "droit" ?

      Certes un blog est un espace ouvert (je ne dirais pas que c'est un espace public, au sens où l'on est "chez quelqu'un"), mais je le vois plutôt comme une maison : ce n'est pas parce qu'on nous laisse entrer que chacun peut faire ou dire ce qui lui plaît. Ce n'est pas une agora ni un forum. Il existe, à mon sens, des règles implicites de respect de l'hôte.

      Tu extrapoles mon propos en parlant de « débiter complaisamment et systématiquement des âneries niaiseuses et idolâtres ». Je me demande d'où te vient cette idée mais à coup sûr ce n'est pas ce que j'ai exprimé. J'ai parlé de faire silence, si on sent que ce qu'on a a dire pourrait être dérangeant, ou de l'exprimer dans l'intimité des échanges privés.
      Mais tu es bien assez fine pour savoir qu'il se joue autre chose dans l'exposition de soi, que l'on soit auteur du blog ou commentateur. D'ailleurs tu parles « d'effet de meute » et tu sais donc parfaitement que cela peut exister. Ce que l'un.e s'autorise peut "libérer" d'autres qui n'auraient pas oser initier une controverse. Il se trouve aussi que j'ai "rencontré" Célestine le jour où une blogueuse a cru bon de rendre publique une correspondance privée que je lui avais adressée, dans laquelle j'exprimais précisément en toute discrétion un avis potentiellement dérangeant en public. Et « l'effet de meute » protecteur a immédiatement joué, me renvoyant dans la posture du "méchant" qui avait osé s'en prendre à "l'idole". Je suis sûr que tu es tout à fait consciente de ces jeux plus ou moins feutrés et que tu y prends ta part ou pas, selon la tournure des relations que tu souhaites entretenir :)

      Et quand tu parles de « cette façon qu'ont certains lecteurs de venir systématiquement engueuler ceux qui ont l'outrecuidance de poser un avis divergent » tu sais pertinemment que tu exagères et que cela ne correspond absolument pas à ce que j'ai exprimé. Je n'ai "engueulé" personne : j'ai fait part de ce qui me dérangeait. Tu l'as pris pour toi alors que vous êtes plusieurs et que je n'ai nommé personne. Je pense que tu ne te sens pas très "propre" dans cette histoire, pour te défendre ainsi en exagérant pour mieux te mettre en posture de victime de je ne sais quelle censure. Et finalement tu en dis beaucoup sur toi, pour peu qu'on lise un peu entre les lignes, en parlant d'idole...

      Moi j'aime bien ta franchise, La Baladine. Elle pique un peu parfois, et le témoin des échange que je suis y voit transparaître une part de ta personnalité. Mais j'aime bien Célestine aussi et je me suis permis de signifier « avec sincérité et librement » que certaines personnes ont avec elle une complicité aiguillonnante un peu ambigüe.

      J'espère, ma chère Baladine, que ce que j'ai exprimé ici ne sera pas vu comme une attaque à ton égard mais plutôt comme une invitation à réfléchir à ce que peut impliquer une "sincérité" publique insuffisamment précautionneuse. Cela sans aller jusqu'à l'inverse, qui consisterait à systématiquement bannir tout propos discordant. Tout cela est assez subtil et nuancé, en fait.

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    10. Célestine, quand je parle de "commentaires niais" c'est une généralité, qui ne s'applique pas forcément à ton blog, d'ailleurs j'en lis très peu depuis un moment, et des blogs et des commentaires.

      J'ai exprimé mon point de vue sur Coelho, il peut déplaire, je comprends très bien et ne porte aucun jugement sur ceux qui le lisent. J'ai détesté "Belle du Seigneur" de Cohen (même si c'est très bien écrit) et ça m'a passé l'envie de lire autre chose. Les opinions qu'un écrivain exprime à travers chaque oeuvre sont le reflet de ce qu'il est, à moins qu'il ne soit un parfait hypocrite, ce qui va aussi me passer l'envie de le lire, d'ailleurs.

      Chacun fait ce qu'il veut, il y a des tas de gens qui lisent Laurent Gounelle, aussi (qui n'est pas mal placé dans la catégorie des hypocrites, soit dit en passant)!
      Je me suis étonnée de te voir apprécier quelqu'un d'aussi soumis aux dogmes religieux que Coelho, tu me dis que tu ne connais pas le personnage, c'est ok. Pas de quoi s'étendre.

      J'ai aimé ton texte parce qu'il m'a semblé très spontané, très "polysensuel", et qu'il exprime très bien ce que la lecture provoque chez toi, et j'imagine que ça ne se limite pas à Coelho. J'aurais peut-être pu le dire, je ne sais pas pourquoi je ne l'ai pas fait, trop étonnée de ton engouement pour cet auteur, ou manque de temps, problème récurrent et insoluble ces temps-ci, sans doute les deux.

      Les comm complaisants sur mon blog, je les compte sur la moitié des doigts d'une main, c'est heureux.

      Et je ne dis jamais à quiconque qu'il a une sale gueule ou une petite mine ou même l'air fatigué, je propose plutôt un café, une conversation, histoire de creuser ce qui ne va pas si ça lui va ;-)...

      Reste que je suis directe et que je ne m'embarrasse pas de fioritures, je n'en ai ni le temps, ni l'énergie ni même l'envie. J'ai mis suffisamment de temps à oser être qui je suis pour ne plus tergiverser.

      Et si tu te lances dans le tir à l'arc, je te souhaite beaucoup de plaisir. Respiration, contrôle, concentration, calme et maîtrise de soi, beaucoup, beaucoup de patience, ce sport est un concentré de bienfaits.

      :-)

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    11. @Célestine

      J'ai lu Coelho il y a peut-être une vingtaine d'années. J'avais beaucoup aimé ce récit initiatique. À ce point de mon parcours de vie cette lecture m'avait été utile, enrichissante, inspirante. Elle était donc "bonne" pour moi. À l'époque je n'avais pas connaissance des critiques contre cette littérature "facile" que d'aucuns, sans doute plus érudits, voyaient comme un filon avantageux exploité par l'auteur. C'est souvent ce qu'on reproche à ceux qui ont du succès.

      Mais tu poses la bonne question : qu'est-ce qu'un bon auteur ?
      Et qui est qualifié pour dire ce qui est "bon" ? Et sur quel plan ? Un "bon auteur", n'est-ce pas avant tout celui qui fait du bien à ceux et celles qui le lisent ? Oui, pour ceux qui ont beaucoup lu il y a forcément mieux. Il y a toujours mieux et on peut être chacun à son tour vu comme ignorant par celui qui est allé plus loin.

      La connaissance apporte l'esprit critique et il est bien que ceux qui ont cette connaissance éveillent à d'autres approches, plus élaborées. La culture, quel que soit le domaine concerné, c'est un cheminement. Être encouragé, accompagné, ne peut qu'être bénéfique. Mais exprimer une forme de dédain envers l'inculture de qui n'est pas parvenu aussi loin de soi est une manière assez détestable de se valoriser au détriment d'autrui. C'est en cela que certains propos m'ont paru malvenus.

      Dans les temps lointains ou je cultivais des arbres peu connus, et dotés de bien belles qualités, je me gardais de signifier aux personnes s'extasiant devant une plante banale qu'ils se trompaient...

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    12. Pierre, tu extrapoles, j'ai répondu parce que je te lis et je te lis parce que j'aime bien qui tu es, mais je n'ai pas été blessée. J'ai répondu à ce qui semblait être non une accusation mais un questionnement sur la motivation de ceux qui ont critiqué Coelho.
      Encore une fois dézinguer l'auteur d'un livre, d'un film ou d'une quelconque oeuvre ne dézingue pas ses amateurs, je ne mélange pas tout.
      Je vais te donner un exemple: j'adore Soulages, et j'ai lu encore il y a peu sur un blog que j'aime des critiques très négatives, de gens que j'aime bien. Et alors? Alors rien. Je dis ce que j'ai à dire sur lui et ses oeuvres et on n'est pas d'accord, la belle affaire! On continue à se lire pour autant et à partager, sur ce sujet comme sur d'autres, et tout va bien.
      Donc non, je ne me sens pas du tout "pas très propre", je te réponds parce que je t'estimes, je ne vais pas tordre ma nature qui est ce qu'elle est, comme je le dis à Célestine juste au-dessus.
      Pas le temps et plus le goût pour ça.
      :-)

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    13. "je t'estime" sans s, comme quoi ma culture laisse beaucoup à désirer, au moins autant que ma candeur, qui figure sans conteste aux abonnées absentes de mes qualités, c'est d'ailleurs peut-être ce qui me gâche certaines lectures :-p

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    14. Bah oui, j'extrapole, inévitablement. Je perçois les choses à travers mon filtre de subjectivité ;)
      Et la mienne est marquée d'une certaine sensibilité à la critique publique, qui n'affecte pas forcément tout le monde.
      Je t'approuve dans le fait de ne pas « tordre ta nature ». Je fais de même de mon côté et c'est ce qui suscite des échanges tels que celui que nous venons d'avoir. Merci, donc, pour ce partage de subjectivités et de sensibilités placées à différents endroits de nos personnalités. Pour moi c'est toujours enrichissant.

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    15. Ravie d'apprendre que tout le monde s'apprécie, j'ai eu peur un instant 😜
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    16. @ Célestine,
      j'ai même lu Guillaume Musso, ainsi que son cousin Valentin. Et je n'ai pas honte. :)

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    17. Et tu as bien raison ...
      Bisous du soir
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  34. J'aime bien la prudence avec laquelle Pierre s'exprime.
    Je ne suis pas sûr q"engueuler" soit le mot approprié.
    On peut d'ailleurs noter une surprenante, quoique modérée, virulence de la part des détracteurs de Coelho.
    Je me demande si le fameux effet de meute ne s'appliquerait pas plutôt au rejet de Coelho qu'on a vu ici.
    Je me pose des questions sur cette réaction de certains rejetant l'auteur d'un livre qu'ils n'ont pas lu alors que Célestine n'évoquait que ce que lui inspirait le contenu.
    Ne serions-nous pas dans le procès d'intention ?

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    1. On est dans le débat ouvert et constructif, cher jdissa...
      Je m'en tiens là, tu connais mon goût pour les conflits, larvés ou non, et pour la polémique.
      Paul j'adore, Mick je ne le connais pas vraiment...
      ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Je crois qu'en effet, il s'agit de passer à autre chose. ;-)
      Nous avons bien développé le sujet dans tous les sens...
      J'avoue ne pas avoir envie d'aller plus loin.
      Je réfléchirai simplement à deux fois avant de suggérer une lecture par des « laissez-vous séduire par ce livre »
      Je comprends qu'en matière de goût, les injonctions peuvent être mal ressenties.
      Je dirai désormais : « j'ai bien aimé ce livre » Point barre.
      Bisous réflexifs.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  35. @ Baladine que j'admire ton écriture et ta personnalité à travers tes textes.
    Tu dis : ça fait un moment que je me fais prendre à partie ici parce que je ne suis pas toujours d'accord.
    D'accord :D
    J'aimerais cependant te poser une question toute sincère : où se situe pour toi le point de bascule entre franchise et prise à partie ?
    Merci d'avance !
    julie

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    1. Hello Julie! Le point de bascule? C'est tout simple, dans le procès d'intention.
      :-)

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  36. Une nouvelle bannière pour poursuivre février en couleurs, bulles de bonheur, pétillantes de joie de vivre.
    Bises

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    1. Merci ma Chinou de remettre un peu de légèreté dans les échanges...
      Gros bisous
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  37. Bonjour Maitresse,
    La jolie effervescence de votre bannière, serait-ce du Vivhy Celestine ?
    :)

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    1. Du Vichy Célestine ? ben oui bien sûr ! (Ta fourche a langué mais j'ai quand même saisi l'humour )
      Bisous Julie
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  38. j'adore ta page joliment colorée qui t'annonce, sans se tromper, ainsi que les mots qui suivent sous ta bannière Céleste.J'aime, j'ai aimé... oh ! que les gens sont compliqués... Tout est dans tout.... pourquoi toujours vouloir piquer !! je te comprends, même dans nos différences,nos ressentis aussi, mais aujourd'hui je trouve que les commentaires réactionnaires prônent passablement l'intolérance pas souvent constructive.. on aime, on n'aime pas, on le dit, mais il y a une façon de le dire, et je n'aime pas la polémique gratuite...
    on peut aimer la musique classique, et la musique moderne aux sonorités joyeuses,.... aimer la poésie et des auteurs plus légers... chacun demeure maître de sa vie, de ses goûts... et certains livres, ou certains auteurs peuvent se révéler être de vraies rencontres... le reste est sans intérêt..
    GROS BISOUS.

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    1. Merci pour ces mots qui recentrent...Je me suis laissé emporter par ma fougue d'hypersensible, et j'ai tiré pas mal d'enseignements de ce billet....
      N'est-ce pas là l'essentiel ?
      Je t'embrasse chère Den.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  39. Chère Célestine. J'étais passée dans l'espoir d'avoir des nouvelles de notre ami Gilles. Un archer, ça aurait pu l'attirer.
    ;-)
    N'ayant lu que L'alchimiste, je n'ai pas commenté votre billet enthousiaste.
    Car mon commentaire n'aurait pas fait avancer le schmilblick.
    :-)
    Bien à vous.

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    1. Il n'y a pas de mal, madame Chapeau.
      Je vous avoue que moi aussi, j'ai pensé que notre ami viendrait poser quelques mots sur une discipline qui doit lui parler...
      Mais il a comme cela des absences momentanées, et puis un jour, il revient.
      Bien à vous chère dame
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  40. N'ayant jamais eu aucun de ses livres, je ne me permettrais pas d'entrer dans le débat ci-dessus, mais je constate qu'il est loin de laisser les gens indifférents… En classe, quand je lis un roman avec mes élèves, je leur demande toujours ensuite de donner leur avis...et souvent, ils hésitent et attendent d'entendre le ton du premier intervenant pour aller dans le même sens. Je n'arrête pas de leur dire : vous avez le droit d'aimer ou non le texte, le droit d'aimer ou non les illustrations, de dire que c'est trop long ou trop court. C'est un exercice difficile pour eux à 9-10 ans, mais quand je lis les commentaires ci-dessus, je constate que mes élèves sont plus tolérants d'entendre des avis différents que certains adultes.

    Passe un bon dimanche Célestine. Gros bisous de Belgique et à bientôt.

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    1. Les adultes sont de grands enfants, c'est bien connu...
      Mais c'est vrai ce que tu dis : souvent les enfants regardent si d'autres lèvent le doigt avant de lever le leur ...
      Merci pour ce témoignage qui m'a rappelé de bons souvenirs du boulot.
      Bisous cher Petit Belge, merci de ton passage.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  41. Je recentre le débat pour qu'on ne manque pas la cible de ce billet.

    "

    A 50m, un mec debout contre un arbre, une pomme sur la tête, sert de cible pour un concours de tir à l'arc.

    Le premier tireur se positionne.

    Il vise, tire: tchac ! En plein dans la pomme.

    Le gars regarde la foule :

    "...I'm Guillaume Tell"



    Le deuxième se pointe.

    Il vise, tire : tchac ! En plein dans la pomme.
    Le gars regarde la foule :

    "...I'm Robin of the Hood"



    Le troisième se place.

    Il vise, tire : tchac ! En plein entre les deux yeux du pauvre gars !

    Il regarde la foule :

    "...I'm sorry"


    Voilà. C'était Dédé. Je rends l'antenne.

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    1. Eh bien mes amis, je laisserais volontiers le mot de la fin à notre amie Dédé, qui m'a rappelé très justement que l'humour sauve de tout (c'était la phrase de mon cher papa, coucou vieux papa, si tu me vois, je t'embrasse de tout coeur.❤️)
      Alors c'est vrai, je n'aurais jamais cru qu'un aussi petit bouquin déchaînât tant de passion...
      Il faut d'ailleurs que je vous avoue que tous les commentaires ici ne sont qu'une partie des messages que j'ai reçus, je ne vous raconte pas les mails privés, auxquels malheureusement je n'ai pas pu répondre et je m'en excuse, par manque de temps.
      La vie m'a happée, et je suis partie bien loin de la polémique paolocoelhesque.
      Tiens à propos de ce triste personnage, dont j'ai compris qu'il était fort peu recommandable malgré ses deux cent millions d'exemplaires vendus, j'ai appris qu'en fait, il s'était largement inspiré d'un livre de Herrigel, « Le zen dans l'art chevaleresque du tir à l'arc » vous trouverez sans doute tout cela en farfouillant sur la grande toile... Plagiaire, avec ça, beurk...
      Bref, merci à mon lecteur secret de m'avoir éclairé sur ce fait...
      Ça m'apprendra à me jeter à corps perdu au cou des gens sans vérifier qui ils sont vraiment...
      Sur ce, je m'en vais fermer les commentaires, par respect pour la bande passante.
      Et je vous retrouve très vite pour de nouvelles aventures.


      VOTRE CELESTINE

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