mercredi 18 janvier 2017

Sincérité

J'avais sept ans...mais je n'ai toujours pas l'âge de raison !

Etre sincère, cela s’apprend-il ? Ou est-ce un de ces traits lumineux que des fées bienveillantes ont posés sur nos berceaux, un matin de miracle ordinaire ?
Toujours est-il que j'appelle ainsi  la connexion à mes pensées et à mes ressentis profonds. Et surtout ma façon de les exprimer au plus près de ma vérité, sans faux-semblants.
Une écoute continuelle de ce qui sonne juste, comme on écoute le son d’un cristal, ou celui d’un violon. Comme on vérifie l’eau d’un diamant.
Voyez comme les gens faux nous griffent le tympan tels des instruments désaccordés.

L'idée, c'est de ne pas trahir ce qui fait notre essentiel. De ne pas tricher avec soi-même.
La sincérité se promène en nous habillée d'un frêle tissu diaphane. Elle a quelque chose de ses soeurs, la spontanéité, la candeur, la vérité sortant du puits. Mais elle est audacieuse et sait être une force, elle donne une assurance tranquille. Je ne me sens jamais plus sereine que lorsque j'ai dénoué des malentendus pris dans les rets de l'illusion. 

Alors que mentir ne donne qu'une force de façade, un château de cartes sur du magma visqueux. Nos politocards adorés feraient bien d'y réfléchir.
Ainsi que tous ces gens qui obéissent à des diktats de modes ou de pensée et sont incapables d'esprit critique. Rien de plus ridicule que de s'empêcher d'aimer Sardou ou le petit salé aux lentilles par peur de passer pour un ringard. J'aime Jean-Pierre Bacri dans le Goût des Autres.
Je ne crie pas forcément au chef d'oeuvre avec la meute.

J'ai sans doute gardé cela en moi depuis l'enfance,  cette époque fugace où les postures et les calculs n’ont pas encore trop envahi l’espace relationnel. Vous savez, comme l’enfant dans le conte « les habits neufs de l'empereur » qui énonce avec un naturel confondant :
 « Mais le roi est nu ! » 

Dompter ce cheval fou tout en le laissant gambader, pas facile!
La maîtriser et la bichonner en même temps, car à force de la retenir, de la filtrer à l'aune du politiquement correct, de la politesse de bon aloi voire d'une hypocrisie sociale convenue, on risque de l’affaiblir. On devient frileux et moins franc du collier.

Mais parler vrai ne signifie pas forcément parler cru, sans ménagements, ou méchamment.
Et choisir ses mots pour amortir les meurtrissures ne signifie pas obligatoirement dissimuler ou manipuler.
Tout est toujours une question de nuances. Ces merveilleuses palettes d’émotions et de pensées... que seul le langage structuré nous permet d’exprimer sans foncer tête baissée dans des réactions épidermiques...

Enfin, sincérité de l’instant ne signifie pas non plus vérité absolue et sempiternelle gravée dans le marbre. On peut avoir un coup de cœur à un moment précis de notre vie, et ne plus comprendre ensuite, ce qui avait motivé cet élan. S'emballer sincèrement pour quelque chose (ou quelqu'un), et le trouver complètement insipide dix ans après. 
La météo de nos paysages intérieurs  est changeante et parfois surprenante. Elle fluctue avec nos saisons vitales, nos tempêtes et nos grands beaux.


La sincérité, alors, c’est peut-être de garder en soi le thermomètre, (oups, il y en a qui vont adorer cette métaphore !) et de rester simplement fidèle à soi-même.

¸¸.•*¨*• ☆







Omar Sye, sincère ou trop spontané ?

156 commentaires:

  1. Je vais apporter du vin à ta coupe (c'est mieux que de l'eau à ton moulin) Il y a quelques années à la sortie d'un concert autant classique que symphonique, un journaliste place un casque audio sur les oreilles de quelques personnes qui s'gayaient sur le trottoir au sortir de la salle.
    C'était également un concert qu'ils écoutaient ainsi :
    -C'est joli disaient ils, qui dirige ?
    -André Rieu répondait le journaliste !
    - Quelle horreur s'esclaffaient les "mélomanes" !!
    Tu vois belles châsses je suis allé plusieurs fois au stade de France voir et entendre des opéras, MA GNI FI QUE ! Roberto Alagna l'a bien compris, il met la musique classique à la portée de tous.
    Car cette musique est celle du cœur et elle ne trompe pas.

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    1. C'est ce snobisme qui est insupportable parce qu'il tue toute spontanéité.
      je me souviens être allée voir un jour, pendant un stage de formation, une exposition d'artiste contemporain (j'aime beaucoup de choses en art contemporain, mais je n'aime pas tout)
      La formatrice s'extasiait devant un congélateur pendu au plafond, et en rajoutait trois caisses : "C'est sublime ! "
      Moi je trouvais ça juste moche, limite foutage de g...
      Nous eûmes une longue discussion sur l'art, d'où il ressortit que j'étais ignare...
      J'en conclus que je me laisserais toujours guider par ce qu'une oeuvre d'art fait vibrer en moi, sans me préoccuper du qu'en dira-t-on...
      La musique du coeur ne trompe pas, en effet.
      Baci signore
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. La spontanéité et la culture n'ont guère de points communs, à mon avis. On peut fort bien être ému par ce qu'on découvre, alors que l'érudit trouvera la même chose tout à fait banale, et même "pauvre". Tout simplement parce qu'on est pas touché de la même façon. Le congélateur pendu au plafond n'avait sans doute rien de "beau", mais avait peut être un tout autre attrait, invisible au néophyte.

      Si je me permets cette incise c'est parce que dans un tout autre domaine que l'art je vois parfois des gens s'extasier devant ce qui me paraît banal, alors que ce qui me fascine laissera totalement indifférent celui qui n'est pas sensible à une autre approche.

      Cela dit tu as raison : l'important reste ce qui fait vibrer chacun. Quel que soit son éventuel degré d'érudition. C'était bien la thèse de "Le Goût des autres".

      Bises sincères ;)

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    3. Mon propos n'était pas là de mettre en doute que certains puisse trouver cela beau, un congélateur pendu au plafond, (dans le sens de la beauté artistique, c'est à dire quelque chose qui fasse vibrer quelque chose en nous)
      mais de déplorer l'air navré de la formatrice qui avait l'air de penser que si on ne s'extasiait pas, on était ignare.
      c'est différent.
      Tu vois des gens s'extasier devant des choses qui te paraissent banales mais s'ils sont sincères dans leur extase, je préfère cela à ceux qui font semblant d'aimer un truc juste parce qu'ils pensent que ça fait bien.

      Pour compléter mes exemples du billet (sur Sardou et le petit salé aux lentilles) je dirai que je trouve également ridicule de ne pas dire qu'on aime Sartre ou Bergman par peur d'être traité d'intello...

      Bises de même
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. D'accord, je comprends mieux comme ça :)
      Ce qui importe c'est de laisser chacun s'extasier librement, avec l'élan de la spontanéité, sans laisser entendre (et encore moins dire !) que ce puisse être stupide. Et ce, quelle que soit la posture à laquelle on se situe.

      D'accord aussi pour Sardou et Sartre. Mais tu crois que marche aussi pour Justin Bieber ?

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    5. Justin Bieber, le grand philosophe du XXI ° siècle ? je ne sais pas...
      Sinon, oui, c'est un peu ça l'idée : ne pas tuer dans l'oeuf la sincérité en laissant les critiques penser à notre place...
      Cela dit, tout ne se vaut pas quand même.
      C'est là que ça devient difficile !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  2. Bien m'en a pris de suivre le conseil de Daniel de venir visiter votre blog, Célestine !
    La teneur de cette page fort bien écrite, complète et profonde, me plait beaucoup.
    La vidéo qui la termine m'a fait éclater de rire, tout comme le com d'Andiamo.
    Sincèrerment, je pense revenir régulièrement pour avoir le plaisir de vous lire et de laisser quelques grains de sel par ci, par là.
    A bientôt.
    Bonne soirée à vous, à tous.
    eMmA

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    1. Bienvenue eMmA, entre Emilie et Epamine sur mon totem.
      Merci beaucoup pour tes appréciations chaleureuses, avec plaisir je t'accueillerai aussi souvent que tu le désireras.
      Belle soirée !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  3. Tout le monde ne peut pas avoir comme toi la sincérité enrobée de délicatesse (c'est pour ça que je ne vais jamais à l'Opéra...)

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    1. Mais que tu es chou, Boss !
      L'opéra, c'est à cause des hommes déguisés en arbres ? ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Et toutes ces sortes de choses en effet, les mises en scène contemporaines, moi... Bon, depuis les loges, la vue plongeante sur le décolleté d'Aga Winska, je ne regrette pas (mais c'était en 88 pour le 125ème anniversaire de la société qui m'employait) :o)

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    3. Ah oui, quand même.
      très joli décolleté en effet !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  4. Ce regard! On voit bien là la petite fille curieuse, imaginative, indocile, qui continue à vivre en toi!

    Tes mots me parlent, évidemment, moi qui crois profondément que la confiance qu'on accorde à quelqu'un ne se mesure pas à son aptitude à nous être fidèle, mais à être fidèle à lui-même...

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    1. Oui cette petite fille est toujours là, plus que jamais.
      Merci de me comprendre si bien, Baladine. Avec ces adjectifs-là, et quelques autres aussi...
      Tu as raison pour la confiance. La fidélité à soi-même est un gage de confiance.
      je t'embrasse ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  5. On ne s'emmerde pas en lisant Célestine !
    Quand vient le soir et que je m’éclipse en disant à l’entourage « m’en vais regarder une série à la con », mon entourage sait que je suis sincère en disant cela. Que je ne rabaisse pas la qualité du débat en cours. Tout le monde sait que j’ai besoin de « prendre l’air ». Suis-je pour autant hypocrite, méprisant ou sincère ? Pas du tout, je suis naturellement moi. Et cela fait partie de ce jardin aux fleurs sauvages qui fait qu’on m’aime ou qu’on me déteste pour ce que je suis…
    J’adore Jean-Pierre Bacri ! Et les séries à la con !

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    1. Ta première phrase, mmmh ...que dis-je tout ton commentaire est délicieusement spontané.
      merci de tes confidences, j'aime bien les jardins aux fleurs sauvages.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  6. J'adore Bacri, j'ai trouvé le pseudo du Goût, il un air de Bacri en moins bougon.
    Je suis sincère même un peu trop alors maintenant je me tais plutôt que de dire trop.
    J'aime te lire, tu fais réfléchir.

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    1. La sincérité, ce n'est pas forcément tout dire...mais être vrai lorsque l'on dit ou fait quelque chose.
      Tu sais que je n'vais pas fait le rapprochement jusqu'à aujourd'hui, entre ton cher et tendre et le film de Bacri.
      je ne vais plus l'imaginer que comme ça, maintenant !
      Merci, sincèrement pour ta dernière phrase.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  7. Dans le civil, je suis (trop) souvent brut de décoffrage mais brut vois-tu, sur les blogs je me polisse, parfois... j'ai même quasiment du mal à comprendre un autre comportement (lorsqu'on a rien à vendre) et justement "les autres" ont quelque chose à vendre, eux.
    Ce qui me fait caguer ce sont les chapelles : les rockers, les zartistes peintres, les jazzmen... si j'en rencontre dans l'heure je leur dis que j'aime le Hallyday ça les calme et j'aime le Hallyday point barre.
    En politique je préfère être de gauche avec les droitiers et de droite avec les gauchers... je préfère, leurs certitudes me fatiguent.
    Je remarque que tu en veux salement aux politiques professionnels c'est récurent chez toi depuis un petit moment... font leur boulot bien et mal comme les marchands de légumes ou les fonctionnaires, et on a les politiques les marchands de légume et les fonctionnaires qu'on mérite, ou à peu près... non ?

    Mignonne, la photographie.

    Bleck

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    1. Moi non plus, je n'ai rien à vendre. ma « chapelle à moi » c'est la Vie, la Vie avec un grand V, tu parles d'un bazar de l'hôtel de ville ! un vrai souk, y en a pour tous les goûts, je n'ai pas de sujet tabou.
      Pour les « politiques professionnels » c'est bien là que le bas blesse: la politique est le bien de tous, et non une profession.
      Chaque citoyen d'un pays devrait avoir les mêmes chances de se présenter et d'être élu pour représenter ses concitoyens. or cette bande de fifrelins ont réussi à faire croire aux gens que c'était un métier. Non, la politique n'est pas un métier.
      Je les appelle les politocards en opposition à tous les élus de terrain dévoués qui eux font un vrai travail de terrain pour leur commune, parfois même sans être payés.
      Et je t'avoue sincèrement que de vraie droite en fausse gauche, ils me gonflent prodigieusement. Et que je n'ai plus confiance dans leurs mensonges éhontés.

      merci pour la photo, Bleck
      ¸¸.•*¨*• ☆


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  8. J'aime Bacri dans "Le goût des autres" pas dans "Kennedy et moi"

    Bleck

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    1. Je n'ai pas vu le second, mais ça me donne envie...
      histoire de voir pourquoi tu dis ça ^^
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  9. Est ce que tu boutonnes bien ton col, ces temps ci, Celle, avec ce grand froid?

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    1. Oh oui ! et plutôt deux fois qu'une. Avec en plus un petit col en fourrure et un bonnet avec un pompon.
      Ah et aussi des mitaines pour mes mimines.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. PS: t'es trop mignon de penser à ma petite santé.

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    3. Mais c'est pour que tu continues à écrire. C'est égoïste, sûrement, mais ce que tu écris me plait.
      La bise, enfin autan que faire se peut, hein.

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    4. C'est trop gentil, mon Bof, vraiment trop gentil...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  10. Tu as tout dit : la sincérité est la fidélité à soi même "dans l'instant". Instant qui n'est jamais le même...
    Alors la sincérité des uns n'est pas la sincérité des autres...
    Du moment que le locuteur s'y retrouve, il n'a pas à se justifier...
    Sourire

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    1. Voilà, c'est ça.
      Je suis contente de te voir. irais-tu mieux ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. en fait je ne vais pas mieux. je me retire de la blogosphère... je n'ai plus d'énergie, de motivation, de temps, d'envie de coucher des mots...
      bonne continuation à toi, je te regretterai

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    3. C'est dingue, j'étais en train de te mettre un mot chez toi... ;-)
      Bonne route.
      Bisous encourageants
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  11. Dans ton billet je lis, subtilement entrelacées, deux approches de la sincérité : celle que l'on peut avoir envers soi, celle que l'on peut avoir face à autrui. Je ne sais pas si elles sont de même nature.

    La première accorder de l'attention à soi, la seconde est en relation avec l'autre. On peut être très "sincère" envers soi (« la connexion à mes pensées et à mes ressentis profonds ») sans l'être systématiquement face aux autres (« exprimer au plus près de ma vérité, sans faux-semblants »). Parce que face à l'autre, avant d'être dans le "faux-semblant", il peut y avoir la crainte de le blesser. Il me semble que dès qu'on a le souci de l'autre la sincérité à son égard est corrompue.

    Il y aurait donc navigation entre deux accommodements : sincérité envers soi ET envers l'autre. Ce que tu exprimes sans doute avec cette phrase : « L'idée, c'est de ne pas trahir ce qui fait notre essentiel ».

    Merci pour cette approche de la sincérité, qui me pousse à réinterroger ce thème qui m'est cher :)
    Bises intègres

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    1. Permets-moi de te répondre sincèrement : j'ai longtemps cru, comme toi, que ces deux approches intérieure/extérieure, étaient de nature différente. Je crois qu'il n'en est rien.
      La peur de blesser l'autre est un argument fallacieux, à mon avis. Il résulte de notre propre peur d'être blessés, ou de n'être plus aimé. Quand on se débarrasse enfin de cette peur, comme je suis en train de le faire, on se rend compte que la sincérité est un plus dans les relations humaines.
      Comme je le dis dans mon billet, on peut dire les choses gentiment (je crois que j'ai toujours essayé de le faire)
      Mais je crois que l'on se doit de les dire.
      J'irais même jusqu'à renverser ta phrase:
      « dès qu'on a le souci de l'autre la sincérité à son égard est corrompue.»
      je pense que dès que l'on manque de sincérité, la relation que l'on a à l'autre est corrompue.
      S'il doit y avoir accommodement, c'est uniquement dans l'emploi des mots que l'on utilise pour parler sincèrement.
      Tout ceci, évidemment, n'engageant que moi.
      Bises sincères
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Là, tu me fais cogiter…

      Le souci de ne pas blesser l'autre renverrait à notre propre peur d'être blessé ? Pas si simple, à mon avis. Je crois que certaines paroles sincères, même dites avec les formes, peuvent blesser. Bon, tu me diras que ce n'est pas forcément grave de blesser. Ça peut même être salutaire pour prendre conscience que quelque chose ne va pas.
      Alors peut-être y a t-il la crainte de ne pas trouver les mots justes, ou de craindre qu'un jugement transparaisse. Je pense en particulier aux relations de travail, quand il s'agit de dire qu'on est pas d'accord avec la façon d'être de quelqu'un, où qu'il ne répond pas à ce qu'on attend de lui. Mais ça peut aussi exister dans les liens familiaux. Bref, les relations un peu "obligées". Alors, bien sûr, il y a des formulations adaptées (type CNV), de façon à être à la fois sincère, juste, et non blessant. Mais est-ce encore sincère ? Peut-être... (je réfléchis "à voix haute")

      On peut aussi s'abstenir de dire, mais là encore : est-ce sincère ?

      Bises sincèrement perplexes ;)

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    3. Oui, je pense que la peur de blesser l'autre reflète en partie une peur sans doute inconsciente que la personne blessée ne nous aime plus, ou se "venge" en nous blessant à son tour. Voire la peur du conflit, ou du gâchis.
      Un ami sincère, qui nous dit une vérité un peu dérangeante, c'est salutaire. Ça m'est arrivé de mal réagir à une chose que tu avais dite, et de m'apercevoir ensuite que tu avais raison dans le fond.

      La notion de relations "obligées, me fait penser à la chanson de Renaud: on choisit ses copains, on choisit pas sa famille. la CNV serait pour toi une forme d'hypocrisie ? je ne suis pas d'accord. Parce que même de manière non-violente, on dit quand même la vérité.
      C'est pour moi très différent de la langue de bois. Qui, elle, est clairement l'art de raconter des craques.

      Quant à s'abstenir de dire oui, cela peut être une sincérité dans la mesure où l'on ne se sent pas capable, à l'instant T, de dire ce que l'on pense, il vaut mieux ne pas le dire du tout, plutôt que de dire quelque chose que l'on ne pense pas.

      Purée, tu me fais cogiter toi aussi !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. Ah mais non, je ne veux pas dire que la CNV serait une forme d'hypocrisie ! Prendre soin de la sensibilité de l'autre c'est simplement lui porter attention (être bienveillant), là où une "sincérité" qui ne le ferait pas pourrait s'assimiler à de la brutalité. Dans ce cas là il me semble que le mot "franchise" correspond mieux : "je te dis les choses telles que je les pense et débrouille-toi avec". D'une certaine façon la franchise serait plus saine (parce que plus risquée…).

      Pour moi il y a une nuance assez fondamentale entre sincérité et franchise. La première privilégiera la politesse (lien social), la seconde favorisera l'honnêteté (droiture). Et selon les circonstances on opte plutôt pour l'une ou pour l'autre. Dans les deux cas il y a cependant une part de respect de soi, de l'autre, et de la relation.

      Ce que j'apprécie dans la démarche CNV c'est qu'elle porte vers la franchise ("je te dis ce que je ressens") tout en étant attentif à rester "juste" (sans jugement). Alors que la simple sincérité ne se préoccupe pas de l'autre : elle vise au simple épanchement de ma vérité. En ce sens je la qualifierait de "naïve". Et même d'essence enfantine parce que sous forme du "moi je" ("moi je suis sincère et je ne comprendrais pas que tu n'entendes pas cette marque de confiance que je t'accorde"). En ce sens la sincérité peut biaiser la relation, alors qu'elle la voudrait au contraire saine.

      La langue de bois c'est un tout autre domaine. Elle n'est ni franche ni sincère, parce que manipulatoire. C'est elle qui vise à être "aimé" (apprécié, adulé, etc…)

      Merci pour cette cogitation franchement partagée :)

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    5. Tu veux que je te réponde franchement ou sincèrement ? ;-)

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    6. Ajout : en lisant le fil des commentaires je me rends compte qu'il est question de plusieurs formes de sincérité, ce qui peut rendre confus mes propos ci-dessus.
      Il y a d'une part la sincérité telle que tu la développes dans ton billet : dire sincèrement ce qu'on pense de quelque chose ou de quelqu'un, sans souci de plaire ou de suivre des tendances. Sincérité spontanée, enfantine, venue du coeur.
      Il y a d'autre part celle sur laquelle j'ai bifurqué : la sincérité/franchise qui consiste à être plus ou moins "authentique" (vrai) dans les relations que l'on a avec les autres. Et dans ce cas-là je pense que les élans du coeur, la spontanéité, peuvent mener à pas mal de déconvenues et malentendus. Parce qu'on touche au sensible de l'autre, à son être.

      J'espère que ces quelques précisions éclaireront mon propos.

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    7. Je préfère que tu me répondes franchement :)

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    8. Je ne comprends pas vraiment la différence que tu fais entre sincérité et franchise. Est-ce ton ressenti ou t'appuies-tu sur des connaissances objectives ?
      Il est certain que tu maîtrises la question, puisque lorsqu'on tape "sincérité-franchise dans le moteur de recherche on tombe directement chez toi. Apparemment le problème te turlupine depuis longtemps.
      Mais est-ce vraiment un problème ?

      je ne saisis absolument pas ce que tu exprimes dans ton premier paragraphe (je parle de ton commentaire précédent:Prendre soin de la sensibilité de l'autre c'est simplement lui porter attention (être bienveillant), là où une "sincérité" qui ne le ferait pas pourrait s'assimiler à de la brutalité. Dans ce cas là il me semble que le mot "franchise" correspond mieux : "je te dis les choses telles que je les pense et débrouille-toi avec". D'une certaine façon la franchise serait plus saine (parce que plus risquée…).

      Je prends acte que la sincérité serait enfantine, spontanée et venue du coeur.
      La franchise serait donc plus adulte, réfléchie et venant du cerveau ?
      En quoi la seconde serait-elle plus authentique que la première ?
      Et pourquoi l'une serait-elle moins « risquée » que l'autre ?
      bref, je patauge un peu entre les notions.

      Et de fait, je ne sais pas si tu vas considérer que je t'ai répondu franchement ou sincèrement...
      (...)

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    9. Diantre, là c'est toi qui me coinces : y a t-il réellement une différence sémantique entre sincérité et franchise ou bien est-ce seulement moi qui en perçois une ? J'avais oublié ce texte [beaucoup trop long] de 2006 auquel tu fais référence mais il cherchait déjà à préciser l'origine différente des deux termes (idée de simplicité vs liberté).

      Franchement [hi hi], ma réflexion est empirique, issue de l'expérience, de réflexion et d'échanges poussés, mais n'a rien de "connaissance objectives". Je n'ai pas fait d'études se sincérologie appliquée ;)

      Il n'y a pas de "problème" autour de ces termes, mais j'en ai peut-être un avec l'idée qu'on puisse se dire sincère alors que je crois [à tort ? ] qu'une véritable sincérité (="franchise") pourrait vite conduire les relations vers le conflit. Un enfant est spontanément sincère… pour le meilleur et pour le pire (d'où mon allusion à la sincérité "enfantine"). Sincèrement il y a des gens que je n'apprécie pas, mais je me garde bien de leur dire. Inversement il m'arrive de ne pas dire sincèrement ce qui me passe par la tête (mais est-ce seulement la tête ?) à une femme qui me plaît.

      Plus fondamentalement il m'arrive souvent de ne pas être sincère/franc par peur du rejet… Le silence est-il hypocrisie ? Je ne lancerai pas le débat sur cette piste...

      Pour le paragraphe que tu ne saisis « absolument pas », tu exprimes franchement ton ressenti et c'est très bien. Et tant pis pour mon égo de dialecticien pris en défaut. En même temps me voilà fort dépourvu parce que je ne sais pas ce que tu ne comprends pas. Mais je me rends surtout compte que je mets peut-être trop de subtilités entre des termes que la plupart considèrent comme synonymes. Pour moi ils ne le sont pas et c'est ça qui en viendrait presque à me poser question.

      Oui la franchise est pour moi plus adulte, réfléchie… mais venant toujours du coeur, même si elle fait un détour par le cerveau (la conscience). Je ne dirais pas qu'elle est plus authentique que la sincérité, mais qu'elle peut conduire à des *relations* plus authentiques. La sincérité est 100% authentique, j'en suis convaincu. Par contre je ne crois pas qu'il y ait des gens 100% sincères… sauf les très jeunes enfants. Et une relation qui tendrait vers les 100% de sincérité serait ce que j'appelle une relation de franchise. Risquée parce qu'elle ne peut se vivre qu'entre personnes "adultes", c'est à dire suffisamment "assises" (étayées, solides…) pour tenir bon face aux remises en question à laquelle la franchise de l'autre peut conduire. Bon, tout cela est peut-être trop alambiqué…

      C'est peut-être moi qui suis compliqué et pas très au clair avec tout ça.

      Merci pour ta sincère franchise ;)
      (ta réponse me paraît franche)

      Bises nocturnes

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    10. Franc ou sincère, nous sommes là dans une subtilité de langage qui relève du sens exact que l'on veut donner à chacun de ces mots, et ça tient de l'interprétation individuelle. L'un et l'autre sont des rapports humains honnêtes et n'est ce pas là le plus important...
      Ciao et Baci à Céleste

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    11. Un jour une personne à qui j'accordais une très grande confiance m'a dit, en substance : « Tu es sincère mais tu n'es pas franc ». La subtilité est alors devenue une faille, grande ouverte devant moi. Un abîme de perplexité, parce que j'ai senti qu'elle avait raison : je n'étais pas aussi honnête (avec moi-même, donc avec elle) que ce que j'imaginais. Le choc a été rude et a bouleversé mon approche de ces notions : sincérité, franchise, honnêteté. Depuis je cherche à cerner la différence qui réside entre elles...

      Je peux ajouter quelques ingrédients au cocktail : spontanéité, vérité, justesse, "être soi"… Le tout m'entraînant un mot quasi sacré : confiance. Rien que d'en dire quelques mots ici me fait glisser vers mes zones de vulnérabilité. Je pourrais devenir sincère, alors j'arrête là ;)

      Merci pour tes mots, Blutch

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    12. J'ai remarqué que pour certains, la franchise implique une sorte de brutalité de langage, et ça peut choquer.
      Un exemple:
      La première accroche dans une rencontre amoureuse est le regard. On remarque "l'autre" par son physique avant de savoir ce qu'il/elle a dans la tête.
      La sincérité n'exclut pas la bienséance en disant à la dame que l'on voudrait en savoir plus sur elle. Ca ouvre tous les possibles en excluant aucune facette de la personne.
      La franchise (telle que conçue plus haut) amènerait à dire que si son ramage est à l'image de son plumage, elle pourrait devenir la reine de mon bois.
      D'autres variantes étant possible dans l'échelle de la délicatesse de propos, allant jusqu'au chef d'oeuvre de la franchise:
      "Oh putain, t'es bonne tu sais!"
      C'est un propos sincère et franc, il lui manque juste une composante: le respect.
      Bien à toi
      e baci à la taulière

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    13. Pour jouer sur les mots, à mon avis, pour celui qui se permet de prononcer la phrase que tu cites, il y a gros à parier que ce n'est pas le "regard" de l'autre qu'il a vu en premier...
      Je dis ça, je dis rien, bien évidemment ^^...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    14. "on remarque l'autre par son physique avant de savoir ce qu'il/elle a dans la tête", disais-je.
      Peut-être est-ce la faute à ma myopie, mais à 15 mètres de distance, je ne capte pas les nuances d'un regard alors que je peux apprécier le galbe de la personne.
      Certain se contente de cette première accroche pour tirer... une conclusion.
      Même si ce n'est pas automatique, le manque de nuance et de respect n'empêche pas l'auteur d'être sincère et franc.
      Encore faut-il être capable d'apprécier ce genre de franchise qui,dans l'affirmative, dénoterait d'un manque total de considération pour soi-même.

      Sur Blogbo, j'ai posté une histoire de Blanche-Neige qui peut surprendre...
      Ti bacio Cara

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  12. Chère Céleste,

    La fidélité à soi-même, voilà le maître mot ; même si involontairement on déforme légèrement son propre vécu lorsqu’on en fait état à d’autres (certains articles scientifiques le prétendent sur le thème de la confrontation personnelle à notre vécu mémorisé), l’essentiel est de rester vrai dans son témoignage ; c’est la voie que j’ai choisie , voie pour laquelle souvent j’ai été gratifié ’d’un parler vrai’ par mes interlocuteurs dans le cadre professionnel, comme dans mes engagements personnels.

    Pour autant effectivement , je l’ai éprouvé, il n’est pas toujours possible ni souhaitable de laisser notre esprit s’exprimer comme un cheval fou, guidé seulement par l’envie de partage.

    Dans un séjour chez mon fils à Copenhague j’ai pris un plaisir linguistique à lire en anglais l’ouvrage particulier d’un psychothérapeute américain de 66 ans du nom de Brad Blanton,, Radical Honesty ; ce thérapeute prône la sincérité en toute occasion, mais reconnaît quand même humoristiquement (?) au journaliste qui l’interroge « « Je mens au golf et au poker ».

    Réflexion intéressante qui ne l’a pas conduit à la présidence des USA, ni qu’il faudrait prendre au pied de la lettre, mais j’ai aimé lire son bouquin.

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    1. Merci pour cet intéressant témoignage, Pétrus.
      Pour laisser s'exprimer son esprit « comme un cheval fou », il y a la poésie, la littérature, la peinture...L'Art en général...

      L'envie de partage ne peut se faire que si l'on trouve en face la même envie au même moment.
      C'est la limite de la liberté, évidemment. Mais la sincérité des sentiments est toujours un plus dans cette quête, quoi qu'il en soit. Se montrer tel que l'on est...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  13. J'ai fini sur un rire, l'effet thermomètre, sûrement. ;)
    Pour mon "malheur" je n'ai pas appris à mentir. Malheur, car la société s'acclimate bien avec le mensonge ou la dissimulation. Enfin, si, j'ai bien essayé, mais la rougeur aux joues (et non la longueur de mon nez) me trahissait !
    Depuis un âge qui se dit mûr, je m'efforce de parler vrai et direct. Ce n'est pas toujours bien perçu. Mais après tout...
    J'aime bien la fluidité de ton écriture.

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    1. Hihi ! je savais que certains apprécieraient...Ah je ne peux m'empêcher de mettre une touche d'humour en bas de mes dissertations...Sinon c'est chiant ! Je crois que les profs de philo trouveraient les corrections moins fastidieuses si les élèves y étaient autorisés.
      merci pour la fluidité, j'avais peur que ce billet soit un peu trop long, en fait...
      Bisous chère Lou
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  14. Je ne sais pas faire semblant. Mon mari m'a toujours suppliée d'avoir un minimum "d'hypocrisie sociale" comme il dit, mais je ne peux pas. Quand je n'aime pas, ça se voit. Alors il y a des endroits où il préfère aller seul, et c'est très bien comme ça.

    Sinon j'ai aussi des problèmes avec l'art contemporain, la photo contemporaine et les congélateurs pendus au plafond. Mais sans doute que je n'ai pas appris à comprendre. Tout comme Omar Shy dans la vidéo, l'opéra me fait partir en courant, alors que d'autres se pâment. Mais ceux qui se pâment sont sincères pourtant. Que ce soit devant l'opéra ou les congélateurs pendus au plafond.

    Pour les choses peu importe quand on cesse d'aimer, mais quand on s'est emballés sincèrement pour quelqu'un, et qu'on a changé, comment concilier la sincérité envers soi même et la gentillesse ou l'empathie vis à vis de l'autre ?

    En fait il y a beaucoup de choses dans cette note, pas simple d'en démêler les fils.

    Mais la photo est toute mignonne. Et la frange me fait sourire. En dégradé s'il vous plait. La mienne était droite et au milieu du front, une horreur...


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    1. C'est vrai qu'il y a toujours plusieurs fils à tirer dans mes billets.
      Sans doute parce que j'ai le cerveau qui bouillonne quel que soit le sujet...
      Pour l'art contemporain, et l'art en général aussi, bien sûr, évidemment il y a une éducation de l'oeil, des clés à avoir pour apprécier l'opéra, la littérature ou l'art.
      Ce que je dénonce, c'est le diktat du parisianisme snob. Voilà, ça ça m'énerve.
      Et les gens qui n'ont pas d'avis à eux. Qui regardent d'abord Télérama avant de dire s'ils ont aimé un film ou un livre.

      Quant à ma frange, elle était taillée un peu à la serpe, je m'en aperçois !
      Mais elle ne m'a jamais quittée en un demi-siècle.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  15. Ah ce débat entre la sincérité et l hypocrisie, il me taraude en permanence. Le plus souvent je suis sincère mais parfois je suis fatiguée à l'avance de toute la polémique, des fâcheries ou vexations que la sincérité, même avec les mots les mieux choisis, va susciter. Alors j'hypocrise, je louvoie.....

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    1. Tu sais que c'est vrai ce que tu dis: c'est parfois fatigant d'être sincère ! La solution de facilité consisterait sans doute à éviter le conflit, à dire amen et à mettre son amour-propre dans sa poche avec son mouchoir par-dessus...ou de botter en touche en s'en sortant par une pirouette qui désarçonne l'ennemi.
      Mais voilà, je ne me sentirais pas moi-même en faisant cela...Alors ce n'est vraiment qu'à la marge que j'"hypocrise"...Disons plutôt que je diplomatise, j'entregente...ce qui est, qu'on le veuille ou non, une forme d'hypocrisie...
      Dur dur, les relations humaines, hein, sister ! ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  16. c'est toi petite? J'aime cette photo! ce texte encore une fois, fait echo à ce que je rumine depuis qqs jours, être vraie, accepter de soi ce qu'on entend et écoute dans le fin fonds...et qui n'est pas tjrs conforme à une définition de soi donnée par les autres et reprise par soi sans même le vouloir...c'est un sujet central car il est question de notre vie profonde, bises profondes et nocturnes

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    1. Oui, c'est bibi cette photo dénichée dans les affaires paternelles...
      je m'aime trop sur cette photo ! Oh que j'étais mignonne !
      Ben quoi ? J'ai bien le droit de me vautrer dans un peu de sincère auto-satisfaction, pas vrai ? ;-)
      Bienvenue au club des gens qui se cherchent dans leurs profondeurs intimes. je te souhaite les mêmes extraordinaires découvertes que celles que je fais depuis que j'ai perdu mon père.
      Bises étoilées et fécondes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  17. Pour le mode de sincérité, je balance entre courtoisie et vacherie selon qui est concerné; parce que c'est pas pour dire, mais certains individus sont cernés de près.
    Entre gens sincères, la courtoisie est de mise et elle ne s'oppose pas à rester sincère. Mais dans le foutage de gueule actuel des politocards, la sincérité se doit d'être plus musclée, les circonvolutions verbales étant hors de leur portée. Je n'ose pas dire esprit, tant ils en sont dénués. A l'exemple de l'ex-premier sinistre qui veut abolir le 49.3 après en avoir abusé à 6 reprises. Mais il est vrai, comme il le souligne qu'il avait été obligé de le faire à cause d'un certain nombre de Députés qui avaient oublié d'être les serpillères d'un pouvoir sans partage...
    Publicité gratuite à Manuel Valls, le Caudillo d'Evry, puisque je ne pourrai pas voter pour un autre à la primaire, étant hors de France à ce moment-là...

    Pour répondre à Pierre
    Un philosophe a dit il y a fort longtemps: "Aime les autres comme toi-même." Je pense qu'il ne me désavouerait pas si je rajoute: Sois sincère avec les autres comme avec toi-même.
    Dire à l'autre: "Je pense que ce n'est pas juste" relève de la même sincérité que de dire "t'as tout faux", mais en remplaçant le côté agressif de la 2e formulation par un propos courtois.

    @ Myosotis
    Il reste la solution de dire:" Restons en bons termes, je préfère ne pas m'exprimer sur ce sujet."

    Pour ce qui est de l'art moderne... Je me demande où est la sincérité de l'artiste...
    Le discours abscons qui accompagne l'art moderne me fait crouler de rire.
    A voir: la pièce ART de Jasmina Reza.
    http://www.dailymotion.com/video/x66105_art-de-yasmina-reza-la-piece-aux-2_fun

    Autrement, et en version courte, la description de monochromes par le critique d'art Blutch.
    http://blogborygmes.free.fr/blog/index.php/2014/07/04/1693-l-art-cul-tue-reel.

    Serrage de paluches, bises et baci à la patronne

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    1. Mamma mia ! génial, le commentaire tout en un, Blutchy !
      Tout est extrêmement clair dans ton exposé.
      Je suis entièrement d'accord sur la langue de bois, c'est inadmissible de confier le pouvoir à des gens qui la pratiquent de manière aussi éhontée.
      Le fameux 49.3 est quand même la quintessence de ce qu'il y a de meilleur en la matière...

      Pour ce qui est de la sincérité entre amis, bien sûr que cela ne signifie pas forcément que l'on doive dire tout de go son opinion sans y mettre es formes...Mais je sais d'expérience que l'opinion d'un vrai ami, même si elle fait mal, vaut toujours mieux que les flagorneries d'une bande de lèche-bottes : je pense notamment aux auteurs qui font lire leur manuscrit et ont besoin d'un ou deux avis sincères...
      Et ces malheureux riches qui n'ont plus un seul ami en qui ils aient confiance, est-ce que personne ne versera une larme sur leur tragique destin de types que tout le monde lèche pour leur pognon ?

      Quant à la pièce de Yasmina Reza, j'en parlais justement ce soir même à un ami qui ne l'a pas vue, et je me disais qu'elle aurait bien sa place dans le débat ce soir...Et hop, comme par hasard, tu la cites. ^^
      t'es trop fort (t'as vu comme je te flagorne ?)
      Ce régal, je crois que je pourrais le revoir vingt fois...

      Baci caro e grazie
      ¸¸.•*¨*• ☆




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    2. Qui n'a d'égale, évidemment, que ta version blogborygmique !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    3. @ Blutch
      Tout à fait d'accord avec toi sur l'importance de la formulation, qui permet d'arrondir les angles pour faire passer la pilule.
      En revanche je serais plus circonspect avec le « Sois sincère avec les autres comme avec toi-même ». D'abord parce que, personnellement, je ne sais pas toujours ou j'en suis avec moi-même. Difficile, donc, d'être sincère avec moi-même quand je suis "polypensant" (ou polysentant). C'est à dire lorsque je ne sais pas encore discerner en moi entre différentes "vérités" de mes ressentis ou sensations ou pensées. C'est d'ailleurs ce mode de pensée qui peut me mettre en difficulté face à des gens qui semblent trop sûrs d'eux : je vais avoir tendance à les juger. Or si je juge… de quel droit puis-je le faire ? Et de quel droit pourrais-je dire "sincèrement" ce que je pense des certitudes de l'autre alors que je suis moi-même dans le doute ? Résultat : je me tais. Ce faisant je suis sincère avec moi-même ("je ne sais pas"), mais pas nécessairement avec l'autre ("tes certitudes me dérangent"). Quoique… en écrivant cela, à l'instant, la limpidité de ma réponse me surprend : je ne juge pas, j'énonce un ressenti. Mais dans le feu de l'action j'aurais plutôt tendance à penser, sincèrement, "tu dis des conneries". Dans ce cas un peu de politesse et de mise en forme ne nuit pas ;)

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    4. @ Pierre
      Les humains qui pensent, réfléchissent et cherchent sont des âmes parfaites... en devenir.
      Il est normal de louvoyer dans cette quête et les points de détail n'ont pas d'importance au vu de la direction générale.
      Il y a un temps où l'on ne doute pas et parfois on arrive à un temps où l'on ne doute plus. Mais entre deux, quelle errance, quel questionnement et quels doutes...
      L'amour, la sincérité sont aussi à l'image de notre imperfection. L'important étant qu'ils ne cachent pas, sous de beaux oripeaux, la haine, l'envie et l'hypocrisie.
      Autres temps, autres moeurs:
      En 81, Mitterrand avait mis dans sa campagne l'abolition de la peine de mort il a dit et proclamé qu'il le ferait combien même il savait que deux tiers des Français ne voulaient pas son abolition.
      En 2012 Hollande proclamait que son ennemi est la finance et il s'est défoncé pour que la finance soit moins taxée, plus libre de faire ce qu'elle veut.
      Même en politique on peut trouver des moments de sincérité, même si, connaissant un peu le bonhomme, Mitterrand savait qu'il entrerait dans l'Histoire en faisant sortir la France de la barbarie. Tandis que Hollande a déjà un pied hors de l'Histoire avant même d'avoir quitté l'Elysée.
      Bref, en toutes choses on est sincère lorsque ce qui est dit est en adéquation avec le non-dit. Même si la chose dite peut être maladroite.
      Pour le plaisir de Céleste,mais pas seulement...:
      https://www.youtube.com/watch?v=OEkJ45ZXK-o

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    5. Merci pour la chanson de Gabin...
      Je sais...je suis comme ça, je ne résiste pas.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    6. J'avais une quinzaine d'années lorsque j'ai entendu la chanson de Gabin pour la première fois. Un choc. Le moment reste gravé dans ma mémoire. Ça sonnait tellement juste ce "Je sais qu'on se sait jamais " ! J'en ai eu des frissons.

      J'aime bien le lien que tu établis entre amour et sincérité. Les deux ne sauraient dissimuler les élans du coeur et je ne peux m'empêcher de leur associer la notion de confiance.

      Merci, sincèrement, pour tes mots qui m'emportent loin. Au delà de ce que je peut confier sur le blog de notre hôtesse ;)

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    7. Ta dernière phrase est trop mystérieuse, Pierre...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    8. @ Pierre
      La confiance n'est-elle pas la résultante de la sincérité, de la confiance, de l'amour des autres?
      Bien à toi

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    9. @ Célestine :
      J'éclaircis le mystère en corrigeant un verbe (fautif, par ailleurs) : "au delà de ce que je VEUX confier…". Tout simplement parce que je ne veux nullement squatter ton blog ni me livrer trop "sincèrement" (naïvement) sur un espace public :)

      @ Blutch:
      Je suis entièrement d'accord avec ta phrase, ai-je d'abord écrit, avant de remarquer, en la décortiquant, qu'affirmer que (je résume) « la confiance résulte de la confiance » pointe sur cet élément premier… qui résulte de lui-même ! Autrement dit il faut d'abord de la confiance pour obtenir au final de la confiance. C'est dire la délicatesse de cet ingrédient structurant :)

      Il y a donc une prise de risque : accorder sa confiance sans être certain d'obtenir le résultat escompté, à savoir une confiance réciproque. Il y a "don" de sincérité, parce qu'on sent (ou souhaite obtenir) une confiance en retour. Et c'est en cela que la sincérité peut avoir quelque chose de "naïf", candide (et tant mieux, d'ailleurs !).

      Quel est le rapport avec amour et sincérité ? Euh… peut-être que la sincérité est un gage d'amour ? et en même temps une attente d'amour ?

      Bien amicalement

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    10. La confiance ne pouvant être la résultante de la confiance, je me suis un peu marché sur les pinceaux.
      Petite correction:
      La confiance n'est-elle pas la résultante de la sincérité, de la franchise, de l'amour des autres?
      Bien à toi

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    11. @ Pierre
      Suite en mp, alors ? ;-)

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    12. @Blutchy et Pierre

      L'essentiel, c'est la confiance, je suis d'accord avec vous deux.
      Toutes ces notions positives , sincérité, franchise, honnêteté, confiance, ne sont que des éclats de diamant d'un seul et même sentiment qui génère tout: c'est l'amour.

      C'est beau non ? je m'émeus moi-même... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    13. Tu veux dire que tu t'aimes toi-même ? ;)
      T'as bien raison !

      Franchement… je ne suis pas certain qu'il y ait systématiquement de l'amour dans la sincérité et dans la franchise. Mais je pense comprendre le sens de ce que tu veux dire si je l'applique au registre de l'amitié, ou même simplement des relations respectueuses.

      Bon, oui, je chipote et je nuance. Que veux-tu, on ne se refait pas ;)

      [Ok pour la suite en mp]

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  18. Jdissa, MdR19 janvier, 2017

    "Ca dure combien de temps ?
    - Quatre heures.
    - Oh putain !"

    :oDDDDD

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    1. Hihi ! oui j'adore sa spontanéité.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  19. Réponses
    1. Bienvenue sur mon totem, Marie-Claude, entre MARIE et Marie-M.
      Et merci pour ce beau, vrai et sobre commentaire.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  20. J'aime bien le dernier commentaire. Rester soi, enfin le plus proche de soi possible. Sachant que la sincérité totale et absolue est explosive.Cette dernière assertion étant le fruit de 44 ans d'approche paramédicale où j'ai souvent adapté mon discours pour le bien, enfin pour le moins mal des interlocuteurs. C'est que je n'ai pas soigné que des lombalgies mais aussi des phases graves et terminales. J'ai d'ailleurs aimé ça. J'y étais, je le crois sincèrement, à ma place. Tout aussi sincèrement, Cel, je t'embrasse. ATTB.

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    1. Encore une fois, être sincère, ce n'est pas forcément balancer à quelqu'un sans psychologie qu'il n'en a plus que pour huit jours. La sincérité, ce n'est pas la vérité brute et nue. C'est rester au plus près de soi et de la personne, se connecter à ses émotions et à son empathie, choisir les mots pour accompagner, en douceur.
      Ce qui ne serait pas sincère, en l'espèce, c'est de dire « Tu vas t'en sortir »
      Enfin c'est ma conception de la sincérité.
      Kisses from miss W and attb
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  21. J'ajoute que la funambullette dans les branches est délicieuse, comme toujours. Sincèrement, je ne suis pas sûr de te l'avoir déjà dit. Rebises.

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    1. Elle appelle la douceur du printemps de toutes ses forces de fée...
      Mais comme dit un ami à moi, elle doit se cailler les miches, là-haut sur son arbre...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  22. Bonjours Célestine. Je reviens gentiment sur les blogs mais je suis encore un peu ailleurs. J'aime ce texte qui parle de sincérité. J'ai toujours fui les gens qui ne me semblaient pas sincères, qui jouaient avec les sentiments, qui manipulaient et faisaient preuve de faux-semblant. Je n'arrive pas à composer avec eux, moi qui tente toujours d'être franche. Quant à garder le thermomètre en moi....nonnnnnnnnnnn. :-)))

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    1. Bien résumé, Dédé !
      Tu mes sembles en effet quelqu'un de vrai. Quand on aime la montagne, qui ne triche pas, on est forcément vrai.
      C'est une école de sincérité, la montagne.
      Je suis ravie de te revoir atterrir en douceur...Encore un peu entre ciel et terre, comme ma funambulle du jour ?
      Bisous célestes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  23. Art, ignare (je me réfère aux commentaires précédents), j'aime parce que ça rime !
    Et puis, j'aime quand les gens sont vierges de toute connaissance, de toute référence. Je trouve que leur avis est souvent plus spontané, justement plus sincère. Oui, les spécialistes me font un peu peur, dans ce domaine. Quand ils parlent, hop ! je suis sur mes gardes. C'est systématique, je n'y peux rien.
    Merci pour le totem, quelle belle idée ! Et puis, c'est rare, mon nom, c'est presque ça. Oui, la casse signifie quelque chose (je devance la question).
    A bientôt,
    eMmA

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    1. J'ai corrigé, chère eMmA.
      Il manquait en effet une majuscule, pardonne-moi cette erreur !
      Alors que signifie la casse ?
      Je suis d'accord avec toi. Quand les spécialistes deviennent trop pointus, ils perdent leur émotion.
      Et qu'est-ce que l'art, si ce n'est de l'émotion transcendée ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Merci à toi pour la rectification qui doit te sembler bien pointilleuse, alors voici l'explication : http://www.emmacollages.com/article-les-p-tits-noms-42038279.html

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    3. merci eMmA, pour la découverte de ton blog éMouvAnt.
      Et pour tes explications que je comprends cinq sur cinq, Aime Ah !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. quel plasir ton blog où les discussions sont intéressantes et où l'on vous répond. c'est rare...
      Sache que dans les semaines à venir, je ne boycotterai pas ton blog, mais je vais juste m'absenter pour me rendre dans l'école chère à mon coeur à Pondichéry.
      Bonne soirée et à bientôt.
      eMmA

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    5. Pondichéry ? Wouoau !
      Bon voyage chère eMmA, reviens quand tu voudras.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  24. Plus jeune, il m'est surtout arrivé de me taire, ne pouvant sincèrement m'aligner sur les cris ravis des autres au sujet d'un artiste, d'un spectacle, d'un livre etc... mais n'ayant aucune envie de me faire crier dessus "bouh bouh comment peux-tu ne pas comprendre, ne pas aimer, être aussi ringarde"...

    Maintenant je dois dire que je suis en général aussi discrète mais pas avec mes proches ou les gens de confiance, partant du principe que de toute façon je ne vais dépouiller personne de sa gloire avec mon avis :)

    Quant aux politiciens, et leurs mensonges, sans leur donner raison le moins du monde, je pense qu'en mettant le pied dans ces sphères on admet qu'il y aura des "compromis" à faire, et parfois on les fait sans trop de honte parce qu'ils amèneront au résultat final que nous visions, celui qu'on avait promis aux chers électeurs. Ensuite, bien entendu, de compromis en compromis et de résultats reportés à des temps meilleurs, on est en effet dans un cratère visqueux avec les personnages de Ieronimus Bosch à la fête. C'est la vie des petits "grands de ce monde"...

    Baci baci sorellita!

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    1. Non, c'est ce que je n'admets pas: que la politique soit une « sphère » déconnectée, une sorte de bulle à part dans laquelle on entre comme intronisé dans une loge.
      La politique, c'est l'affaire de la Cité, c'est la chose publique, la res publica, c'est le bien de tous.
      Pas de compromis, c'est la clé de la démocratie.
      Et je ne cesserai de le dire et de le redire, même si, tout comme toi, je sais bien que mon avis ne changera pas la face du monde.
      Quoique...
      moltibaci sorellita
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  25. Très beau texte, Célestine, très réfléchi et profond !
    La sincérité doit être notre guide de vie. En particulier pour toute création, quel que soit le domaine. Un jour, quelqu'un me fait un commentaire très compliqué sur une œuvre de Van Gogh. Je lui dit : « La sincérité est le mot qu'il faut pour les œuvres de Van Gogh. Regardez ses tableaux avec votre cœur, et sa sincérité appellera la vôtre ». Je voulais ajouter : « Le reste n'est que vanité !», mais je me suis retenu.
    Merci Célestine d'avoir écrit ce texte. Et de l'avoir partagé avec nous.

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    1. Ton commentaire est également très réfléchi et profond.
      Les enseignements de sagesse que tu préconises à travers tes petits contes sont fondées sur l'émotion et le coeur.
      regarder le monde avec des yeux d'enfant, sans apprêt et sans filtre...voilà le secret.
      A bientôt Binh An
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  26. Sincèrement, tu veux que je te dise?
    J'adore comme tu écris, je suis fan! :)))
    Angela

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    1. Ton enthousiasme est une douche de pluie rafraîchissante comme la joie, Angela
      De tout coeur merci
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  27. Que dire de plus que ce qu'on a déjà dit très intelligemment plus haut, même la sincérité avec soi-même n'est pas facile, ou plutôt tiens, ça porte un nom en fait, la "congruence". Agir conformément ou le plus possible avec ses convictions ou valeurs ou ressentis ou idées...

    Ceci dit, pour le frigo pendu au plafond, je te donne raison. Pour le moment, des "artistes" exposent des "murets" de livres à la Maison des Artistes de ma commune . Ils ont lancé un appel général pour rameuter de 4000 à 8000 bouquins dont quiconque voulait se débarrasser (il y en a peut-être là dedans que j'aurais bien aimé lire), et ils les ont agencés en parois triangulaires, en les clouant les uns aux autres. Ils vont faire la même chose avec des combinés de téléphone. Et peut-être avec des cornets de frites ou quelque chose qui en tient lieu pour se moquer un bon coup de la capacité qu'a la Belgique à se flinguer elle-même. Je ne sais pas s'ils vendront quelque chose, (j'espère que non!) (sincérité teintée de quelque chose de pas très sympa) mais je trouve ça effectivement du f*** de gueule. Une installation, cela doit avoir du sens, mais souvent il est difficile de le percevoir.

    Quant à être sincère avec les autres, c'est plutôt facile (et encore) quand il s'agit de choses positives, mais plus difficile quand on n'est pas d'accord. Un "ami" m'a envoyé une copie de lettre qu'il a envoyée à quelqu'un et j'étais choquée par certaines choses que j'ai lues. Sachant que la discussion est vaine, je n'ai pas poursuivi (j'ai émis quelques généralités, allant quand même dans le sens de "mieux vaut se réconcilier" que se disputer). Mais bon...

    Je ne sais pas si cela fait fort avancer le schmilblik...

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    1. Bien sûr que chaque contribution fait avancer le schmilblick !
      Ce que je retiens dans ton commentaire, c'est que tu arrives à dire des choses qui n'ont pas été dites, et ça, c'est fort bien vu quand on parle de congruence!
      Cette notion m'intéresse beaucoup. j'en ferai peut être un autre billet un jour.
      Congruence, c'est à dire correspondance fondamentale entre cinq points :
      ce que je suis,
      ce que je ressens,
      ce que je pense,
      ce que je dis
      ce que je fais
      Oui, vraiment très intéressant ma belle !
      Merci de m'avoir orientée sur ce sujet passionnant.

      Je ne remets pas en cause le talent des artistes qui veulent exprimer un message, une intention artistique à travers leurs oeuvres ou installations.
      Mais comme je le dis plus haut, si ce n'est que pour faire réfléchir, cela reste au niveau du cortex et moi j'aime que ça descende plus bas...

      Bises reconnaissantes,
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  28. MERCI, c'est incroyable célestine comme ta réflexion sur l'importance du dire vrai est tombée à points nommés ce matin.
    Depuis un moment, l'envie de dire à une copine que je n'ai plus envie de ses appels téléphononiques qui m'ennuient.
    Et la lecture de ton texte où je retrouve tout ce qui m'empêchait de passer à l'action, particulièrement la peur de lui faire mal que tu opposes à la peur de SE faire mal en interrompant la communication.
    J'ai de suite pris ma plume (ou plutôt mon clavier) , essayé d'être clair tout en n'étant pas agressive et c'est fait ! et je me sens toute légère ! et je te redis un grand merci.
    les mots que tu dis sentent le vécu, c'est ce qui leur donne toute leur humanité.
    Pour ça, je t'embrasse
    Nicmo

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    1. Je crois que ce que j'écris sent toujours un peu le vécu, même quand je pars dans mes délires de fiction...
      je suis vraiment heureuse que mon texte t'ait involontairement aidée à écrire à cette amie, qui visiblement n'en est plus vraiment une... la façon dont tu me racontes comment tu as réussi à lui écrire est très émouvante.
      Merci de ta confiance, c'est vraiment gratifiant pour moi.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  29. Ouf, peut-on donc dire qu'on ne comprend rien à l'art abstrait (qui existe pourtant depuis des décennies) ni à certaines "performances" artistiques actuelles sans passer pour un abruti total?
    Et s'exprimer simplement, avec modération et même poliment dans le domaine politique ou religieux sans faire impérativement du politiquement correct basique, c'est possible aussi?

    En fait, la sincérité, on n'a pas toujours le courage de s'y laisser aller, non parce qu'on veut mentir, manipuler des gens ou embellir une image de soi, mais pour échapper parfois à des regards méprisants ou encore éviter des discussions désagréables... Bref, on laisse courir dans ces cas-là.

    Bonne journée,
    Mo

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    1. @ Mo
      Mais oui, on peut toujours.
      On peut même argumenter, par exemple, que si Soulage cherche encore le chef d'oeuvre après plus de 40 ans de coups d'essuie-glaces chargés d'encre de chine, c'est qu'il devrait plutôt devenir laveur de carreaux.
      Mais il est vrai que le m2 de carreaux bien propre ne se facture pas plus de 2 millions d'euros...
      A ce prix-là, ça vaut le coup de monter un discours abscons auquel personne comprend quoi que ce soit et auquel les sots adhèrent de peur d'être pris pour des imbéciles.

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    2. @Mo

      J'adore tes deux premières questions qui me permettent de penser que nous nous posons un peu les mêmes face aux dérives de notre époque épique...
      Je suis d'accord aussi avec le fait que la sincérité demande un effort de contrôle de soi...

      @Blutch

      Dire que Soulages aurait pu être laveur de carreaux...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    3. Je sais, c'est triste de passer à côté de son destin...

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  30. Merci Célestine pour ton très beau texte et ta photo, tu es très mignonne et tu n'as toujours pas l'âge de raison... c'est très bien. Je pense qu'il est important de garder une âme d'enfant et d'être spontané comme les enfants le sont et rester soi-même. Ce qui rejoint à dire d'être sincère avec soi-même et envers les autres. Pour ma part, je me vois mal mentir, cela se verrait.
    Merci pour la conclusion de ton texte.
    Bisous et belle soirée ♥

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    1. Ma conclusion et son pied-de-nez te prouve bien que je n'ai pas l'âge de raison...
      Eternelle Zazie dans le métro, Célestine...
      belle soirée magicienne des fleurs et des oiseaux !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  31. Kangourou Agile19 janvier, 2017

    Le monde manque de sincérité, j'en parlais encore hier à mon cheval...
    Il faudrait plus de celestines qu'il me dit.
    Plus de gens qui réfléchissent en fait au lieu de se lancer tête baissée
    Avec rien dans le citron.
    Il est savant mon cheval
    Hugh!

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    1. Il est surtout très sympa ton cheval, Kangourou !
      j'en parlerai au mien au cas où ils voudraient se boire un coup ensemble !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  32. Ça.est si juste ce que tu écris. Je.ai parfois perdu de vue cette sincérité et je le.ai le plus souvent amèrement regretté sans parler du prix à payer quand on se trahit soi même. Aujourd'hui?hui, il y a tellement de politiquement correct partout que le.on a beaucoup perdu en sincérité, en conversation honnête, la parole est trop souvent gommée ...... tu avais déjà ce beau regard et ce deminsourire espiègle .......

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    1. Tu as posté ton comm avec un téléphone serbo-croate, mais j'ai quand même saisi la substantifique moelle de ta pensée.
      ;-)
      Merci pour tes mots gentils, Miss. Oui mon sourire espiègle ne m'a pas quittée.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  33. Je préfère moi aussi la sincérité, quitte à passer pour une niaise en disant que, non, je ne connais pas cet écrivain, ou cet artiste, plutôt que de jouer la comédie. Par contre, la sincérité, lorsqu'il s'agit de confidences par exemple, peut parfois dévoiler certaines de nos fragilités, prudence donc, ne disons pas tout car certain(e)s pourraient s'en servir contre nous.
    Tu es toute mimi sur la photo (sourire).
    Bonne soirée, ma belle. Gros bisous.

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    1. La sincérité est-ce forcément tout dire ? je ne le pense pas.
      Mais simplement faire en sorte que ce que nous disons soit vraiment ce que nous pensons.
      Je sais que toi aussi, tu étais toute mimi quand tu étais petite. Je t'ai vue.
      Gros bisous belle amie
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  34. Une réflexion essentielle. Quelque chose auquel je pense souvent, dans mon cas, qu'est-ce que j'ai gagné, qu'est-ce que j'ai perdu ?
    Toutes choses se heurtent, l'age de raison, l'absence de filtres, l'innocence, la conscience de la vie en société.
    Dans mon cas, je crois qu'avec l'age avançant, je deviens moins timide, ce n'est peut-être pas tout à fait le mot mais il y a de ça.
    Bises.

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    1. Ta timidité t'empêchait sans doute d'être sincère ?
      Il est vrai que cela demande parfois une certaine assurance ...
      Ravie de ta contribution au débat.
      bisous du soir
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  35. cet arbre à camentête porte une bien jolie "funanbulle"!
    En consultant le larousse,je m'étonne de voir qu'il n'y a que deux synonymes à"sincérité",et beaucoup plus de contraire!C'est peut-être parce qu'il n'y a qu'une seule façon d'être sincère.être sincère avec soi-même,avec les gens de confiance.être sincère dans mes commentaires,sans quoi je n'aurai rien à y faire.Une sincérité différente dans le rapport aux autres personnes,mais sincérité quand même.
    J'avoue que c'est beaucoup plus facile maintenant,l'age de raison...heu...oups!Une certaine maturité facilitant les choses.

    Être fidèle à soi même?C'est vraiment le plus important,une sorte de ligne de vie,une trame,qui s'exprime de différentes façons au cours de la vie.
    paradoxalement,je connais des gens fourbes,faux,hypocrites...qui le sont toujours,et qui sont fidèles à eux-même!Avec ceux-là,il faut "louvoyer","guidonner" en permanence,quelle gymnastique fatigante!
    Ton billet m'a fait énormément réfléchir depuis hier...je n'ai d’ailleurs rien su répondre!
    Et puis j'avais en tête une chanson avec ce mot"sincèrement" ,et je n'arrivais pas à trouver le titre!Bon j'avais l'auteur, il suffisait de passer en revu .Ce n'est que ce matin ,en fouillant dans les archives que j'ai trouvé... les souliers verts !

    Des souliers verts à talons hauts
    Sur la tablette
    Une paire de souliers verts de femme
    Ou de tapette
    J'les ai r'gardés droit dans les semelles
    Dieux merci, c'tait pas ta pointure
    J'suis allée m'mettre des gants vaisselle
    Pour m'emparer d'ces petites ordures

    Quand j'suis arrivée dans la chambre et t'les montrant
    T'étais comme un caméléon sur le lit blanc
    Je t'ai demandé à qui c'était
    J'peux pas croire que t'as bredouillé
    Exactement ce que j'craignais
    Que t'en avais aucune idée

    Que t'étais le premier surpris
    Qu't'avais jamais vu ça avant
    Au grand jamais, jamais d'la vie
    Non ... sincèrement!
    https://www.youtube.com/watch?v=V6YKbOklhVg

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    1. @ Xoulec
      Si maintenant tu en appelles à Linda Lemay pour argumenter, a devient imparable....
      Enfin, façon de parler, parce que ce "sincèrement" là est plutôt significatif de lâcheté et faux-fuyant. Mais le palaisir d^écouter Linda ne se boude pas...
      Bien à toi

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    2. @Xoulec et Blutchy

      Ce n'est pas la chanson de Lynda Lemay que je préfère, pour parler sincèrement...

      Pour illustrer mon billet, je penserais plutôt à la chanson de Richard Cocciante

      Sincérité, c'est le nom que je voudrais me donner...

      Baci a tutti due

      ¸¸.•*¨*• ☆

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    3. @Xoulec

      Pardon de n'avoir pas répondu à la première partie de ton commentaire et de m'être focalisée sur la chanson...
      J'entends bien que tu as beaucoup cogité à cause de mon billet et je m'en réjouis. J'espère juste que tu n'as pas trop mal à la tête. ;-)

      Merci aussi d'avoir relevé mon jeu de mots du billet précédent, tu es un des rares qui l'aient fait.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. @tutti due(en patois aussi,on dit comme ça)

      Effectivement,ce "sincèrement"là est plutôt synonyme de "gros mensonge". Mais j'ai trouvé cette antiphrase très...parlante!
      @ Célestine
      Le choix de cette chanson de Richard Cocciante aurait été plus judicieux,mais je dois avouer que je ne la connaissais pas(du tout),et que j'ai plutôt l'habitude d'utiliser en référence une chanson que je connais,ou du moins que "j'ai" quelque part en tête!

      Tu es toute pardonnée...
      Non,pas de maux de tête,mais quand même un "cogitage" bénéfique...
      Un clin d’œil à ton billet précédent avec cette "référence mécanique"!
      Quelques fois,les arbres à camentête,sont double!


















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    5. oups! sont doubles.

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    6. Je suis contente de t'avoir fait découvrir une chanson que tu ne connaissais pas...
      Oui, très contente.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    7. J'en oublie la politesse la plus élémentaire! Merci pour cette découverte!Et merci d'être celle que tu es!

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    8. J'essaie de l'être en toute circonstance...
      Merci à toi, visiteur du soir.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  36. Je partage votre avis, bien évidemment. Etre sincère, c'est être authentique, en fait. Je suis justement en train de préparer un billet sur ce thème, car Karen Blixen, dont je termine la correspondance, en parle aussi longuement, et cela m'a un peu inspiré.
    Bonne journée.

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    1. J'ai hâte de lire ce billet, Bonheur du Jour. J'ai toujours aimé Karen Blixen.
      Je vous embrasse.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  37. Sincérité, franchise, honnêteté.... des termes riches en subtilités que tu as déposés ici, sur la page, Célestine.
    La franchise exprime ce qu'elle pense.
    La sincérité exprime ta particularité, ton identité, qui tu es vraiment.
    L'honnêteté, elle,est probe, juste.
    Ces 3 mots ne se positionnent pas de la même et belle manière ; ils grandissent et s'ouvrent, ou pas, - dans la spontanéité, comme la franchise qui elle, ne ménage pas. Elle dit. Point. Elle dit ce qu'elle pense... moi, je... est en avant, et dans l'instant. s'impose, impose.
    - ou dans la réflexion, comme la sincérité qui est tournée vers l'autre, et implique une relation, le respect de la personne avec qui je dialogue... je lui dis ce que je pense, dis ce que je ressens.
    L'honnêteté parle, se raconte, raconte son histoire, sa, ta personne... Elle est juste vis-à-vis de soi/toi.Elle ne tente pas la négociation comme la franchise qui exprime son positionnement, sa façon de penser.
    Peut-être une finitude qui s'arrête en chemin, "je m'en vais"... lorsque les deux partenaires ne souhaitent pas évoluer davantage l'un vers l'autre, demeurent sur leurs positions... trop d'honnêteté peut parfois rimer avec rigueur, par l'absence de l'autre, par l'oubli de ce qu'il est vraiment... mais trop honnête peut se révéler délicat et néfaste, et impliquer un certain courage de dire...
    Je suis sincère et je m'ouvre à l'autre, à toi, mais je peux à travers ce terme me dissimuler aussi, être celle que je ne suis pas, et m'inventer ainsi un personnage, trahir.
    La franchise elle, ne tait pas, elle ne cache pas la réflexion, mais elle s'impose...

    En conclusion, tout est dans la juste mesure de ces trois mots, le bon équilibre, le bon dosage entre ces trois termes.

    Entre affirmation de soi et ouverture à l'autre dans le respect de la personne... et à ces trois mots il aurait peut-être fallu rajouter celui de "vérité", dire la vérité, sa vérité...

    merci de donner du sens profond au sens......

    ***

    Magnifique regard enfantin, Célestine que tu n'as pas perdu : vif, intelligent, décrypteur, analyseur, sensible...

    Douce journée à toi.
    Bisou amical.
    Den

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    1. Ton analyse et les nuances que tu apportes aux trois mots sincérité, franchise et honnêteté ressemblent à celles que fait Pierre dans ses développements.
      L'une plus tournée vers les autres, l'autre plus vers l'intérieur...la troisième un mix des deux.
      Pour ma part, j'ai un peu de mal à les dissocier.
      Elles sont les mêmes facettes de ce que Pivoine appelle la congruence...
      C'est à dire en quelque sorte une intégrité de tout notre être, que l'on soit seul ou en société.

      Je n'ai pas perdu mon regard enfantin...c'est vrai. parfois, c'est un défaut, parfois une qualité...Cela dépend des circonstances. Mais c'est le mien et j'en suis fière.
      Merci pour ton grand commentaire, Den. Je suis particulièrement touchée de toutes les marques d'intérêt que suscitent ce billet qui me tient à coeur.
      Bisous belle amie
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  38. Jolie réflexion... magnifique regard sincère, grave, profond.

    Avec toute ma sincérité.

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    1. Le fait que mon père gardait cette photo dans ses affaires me touche énormément. Sans doute y retrouvait-il exactement ce que j'étais et que je suis encore. Comme disait Julio, yé n'ai pas sanzé...
      Bisous sincères
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  39. Ouaouh ! Je découvre ce matin cette vaste question et je me doute bien que l’essentiel a déjà été dit sur le sujet. Être sincère avec soi-même… Sincérité et vie sociale… Sincérité et bienveillance… Sincérité versus mensonge ? Que de choses à en dire !
    Envers soi, c’est une condition sine qua non pour avancer en bonne harmonie (« connais-toi toi-même » = sois sincère avec toi-même). Envers les autres… ça dépend : ma sincérité est un cadeau que je n’ai pas envie d’offrir à n’importe qui, n’importe comment. D’autant plus qu’elle peut être mal reçue et peut me valoir des chicanes. A l’état brut, je la réserve donc à mes amis et je leur sais gré de m’accorder la leur. Quand les circonstances sociales imposent d’être claire, je choisis mes mots pour qu’ils soient un alliage entre le vrai et l’acceptable. La sincérité peut aussi s’allier au mensonge : il m’arrive de mentir avec sincérité quand je sens que je dois ménager une personne, parce que je sens que l’affirmation fausse est la seule qui puisse lui être douce (par ex. quand ma mère me demande comment je la trouve). Quant aux gens « pseudo », comme je les appelle, les girouettes, les moutons, les hurleurs avec les loups, mon détecteur de sincérité les signale immédiatement, et je les esquive alors autant que possible. Et puis, il y a ceux qui, au nom de la sincérité, vous balancent les pires vacheries, eh bien, ceux-là, j’estime qu’ils n’ont rien compris. La sincérité est donc un bien précieux. A nous d’user du filtre adéquat nécessaire à son usage. Très belle journée à toi! D.

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    1. Ma sincérité est un cadeau que je n’ai pas envie d’offrir à n’importe qui, n’importe comment. D’autant plus qu’elle peut être mal reçue et peut me valoir des chicanes. A l’état brut, je la réserve donc à mes amis et je leur sais gré de m’accorder la leur.
      J'aime énormément ce que tu dis dans ce paragraphe.
      Il n'est pas toujours facile d'être sincère. Cela demande du courage et une certaine stabilité affective que je n'ai pas toujours eue: alors il m'a fallu m'abriter derrière de pieux mensonges, et j'en ressentais un malaise pire que le mal.
      Etre sincère demande donc un travail sur soi, sur son estime de soi.
      J'aime bien aussi ton « détecteur de sincérité »
      Bref, même si tu dis que "l'essentiel a été dit sur le sujet" j'aime ton commentaire qui est loin d'être redondant.
      Merci beaucoup Dad.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  40. Comme on se ressemble Célestine ! A 7 ans même coiffure, même bouille ronde et yeux clairs, vifs et francs mais qui peuvent se faire noirs à leurs heures. Mes dents de sagesse n'étant jamais sorties comment veux-tu que j'ai l'âge de raison. Sous une sagesse extérieure, je bous beaucoup à l'intérieur. Bises sans raison, simplement par envie !!!!!!!!

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    1. Serais-tu d'un signe de feu comme moi ? ;-)
      Bises de même chère Lauriza
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  41. Pourquoi ? Ce n'est pas bien d'aimer Jean-Pierre Bacri ?

    Et la maladie d'amour ? Elle ne court plus dans le coeur des enfants de sept à soixante-dix-sept ans ? Le monde en est guéri ?

    ;-)

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    1. Si si, bien sûr, je parlais de Jean Pierre Bacri parce que dans ce film, il est confronté au snobisme et à l'intellectualisme de l'art et lui ne sait aimer une oeuvre que par coups de coeur.
      La maladie d'amour...la plus longue durée de première place au « hit parade de Julien Lepers » en 1973 !
      Tu penses si je m'en souviens...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  42. merde alors, j'ai jamais aimé Sardou. C'est grave docteur Célestine ?

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    1. Ce qui est grave, c'est juste de regarder avec des yeux bovins les gens qui n'ont pas les mêmes goûts que nous. En les traitant de demeurés.
      Ou de dire qu'on n'aime pas Sardou parce que ce n'est pas politiquement correct dans les milieux autorisés. (comme disait Coluche)
      Ça me fait penser à tous ces gens qui disaient « je suis Charlie » alors qu'ils seraient horrifiés par ce qu'ils y trouveraient s'il en ouvraient un exemplaire...
      L'accès à la culture universelle est le bien de tous. Une fois que l'on a appris à tout connaitre, on peut faire un choix en conscience.
      Pffff...chuis trop sérieuse là.
      mais j'ai pas de vanne qui me vient !

      ¸¸.•*¨*• ☆

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  43. C'est pas un truc judéo-crétin, pendant de l'inévitable sentiment de culpabilité ?
    On ne peut pas être sincèrement sincère avec les autres,c'est un truc à décimer une société! On a besoin du mensonge dans la relation sociale apaisée sinon fais toi ermite sur la montagne de Lure !
    La seule chose qui vaille c'est de ne pas se mentir à soi-même car ça peut faire aussi des ravages...
    Mon comm est-il sincère ? Combien de fois l'ai-je remanié avant de le publier? Va savoir ...

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    1. C'est intéressant, cette approche judeo-crétine...
      Tu as raison, je n'y avais pas pensé mais il y a de ça : le mensonge étant un défaut à aller confesser au curé, alors du coup, on se construit dans l'idée que dire la vérité, c'est mieux...
      « On a besoin du mensonge dans la relation sociale apaisée lol, c'est un blanc-seing pour les politicards, ça... ;-) et je ne suis pas sûre que certains mensonges apaisent vraiment le climat social...

      Cela dit, c'est super beau la montagne de Lure. Je suis en train de relire "Colline" de Giono..;.P'tain qu'c'est beau !


      Merci pour ton comm, je le pense très franc et sincère, aucun doute.
      Bisous sincères
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  44. Savoir rester authentique ?

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  45. Comme toi je suis du mois d'avril du 4 exactement. Le feu couve sous la cendre et quand il explose il libère beaucoup d'énergie. Bises pleines d'étincelles .....

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  46. Tu avais déjà ce regard franc, impétueux et gourmand de ceux qui savent ce qu'ils veulent, même si on y décèle quelques fragilités ...comme tout le monde... Je n'ai pas lu les nombreux commentaires qui sont pourtant très instructifs et font évoluer ce que tu as écrit vers d'autres dimensions mais le temps me manque (comme souvent). J'ai beaucoup menti dans mon enfance et à l'adolescence mais c'était une question de survie à mon éducation ! Je ne me suis jamais menti à moi-même et cela, j'essaie de le préserver, de même que je modère ma sincérité parfois abrupte pour ne pas blesser ceux que j'aime, je n'y arrive pas toujours mais je fais de mon mieux... ;) Bises ma céleste amie ! :)

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    1. Le mensonge n'est pas forcément à bannir tout le temps...à part le mensonge à soi-même, celui qui nous met mal à l'aise et nous fait raser les murs...
      merci pour tout ma miss, difficile de lire tous les commentaires, c'est vrai, il faut avoir du temps de reste !
      Gros bisous sincères
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  47. Je suis un obsessionnel de la vérité, c'est pour ça que parfois les blogs m'éxaspèrent un êu, le mien en particulier.
    Mais comme le dit une vieille chanson de je ne sais plus quel chanteur probablement très mort, celui qui dit la vérité...sera...ha mince je ne sais plus enfin se retrouvera seul et bani !
    Bisous. Tu étais assez mi fille mi garçon à 7 ans !

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    1. Ah, personne ne me l'avait dit avant toi, mais c'est vrai, tu as raison, je n'étais pas la "petite fille modèle" avec tresses et dentelles...
      Ma féminité est venue plus tard, mais je ne renie pas mon côté mec.
      Il m'a servi moult fois dans ma vie.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Tout à fait, Lou, tout à fait. Merci de la précision.
      Et oui...il est mort en 2015...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    3. On est tous homme et femme à l'intérieur de nous, c'est ainsi, c'est pourquoi les débats sur la question me font bien rire, enfin rire jaune ! Oui voilà Guy Béart, à une époque j'étais fans de sa fille, à ses débuts...

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    4. Moi aussi j'étais fan de sa fille à ses débuts, ce qui prouve que je suis plus homme que ce que tu n'es femme , hihi !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  48. Tu es toute chou!!!
    Avec le mensonge, le vrai problème que je rencontre est qu'il faut savoir mentir.
    Bisous

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    1. Eh oui, c'est tout un art...tu devrais peut-être faire un stage avec Manuel V. ou Nicolas S. ?
      je dis ça, je dis rien...
      Du coup, je sais que tu es sincère quand tu me trouves chou.
      Bisous mon étoile
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  49. C'est drôle, je vous parlais d'authenticité...

    Votre texte est formidable. Vous faites référence aux politiciens. Malheureusement, bien souvent, de façon théâtrale, ils emploient les mots et les propos que les gens veulent entendre... va savoir pourquoi car ensuite l'électorat conspue ses élus.

    Il faut être plus fort, ne pas craindre la « défaite » et suivre sa voie. La réussite d'une Vie n'a rien à voir la carrière.

    P.S. Quelle bonne idée de dévoiler cette photo d'enfance. Je reconnais le toupet et les yeux!

    Grand-Langue

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    1. Sans doute les gens aiment-ils entendre des promesses, mais encore plus les voir tenues, ce qui est loin d'être le cas...
      Ma sincérité à moi me pousse à ne faire que des promesses que je me sens capable de tenir.
      Ravie de vous voir par ici mon cher ami.
      Le toupet ? vous voulez dire la frange, je pense...
      Bien à vous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.