11 février 2026

Le bal des fantômes

 








Certaines personnes sont des traits d'hirondelles griffant le ciel un matin de printemps. Elles passent et s'en vont sans laisser d'adresse. On a tous en tête l'exemple du type qui part acheter des allumettes dans une rue du Massachusetts, et qui disparaît, comme dans la chanson de Reggiani...Il paraît que des centaines de milliers de personnes disparaissent ainsi dans le monde chaque année. Tels les fameux « Evaporés » japonais...

A un moment donné, ces gens ont été importants dans votre vie. Ou alors c'est vous qui l'avez été pour eux. Bref, une relation s'est nouée.
Et puis un jour, contre toute attente, ils disparaissent. Il en est ainsi de certains blogs, qui se sont arrêtés du jour au lendemain, sans que l'on sache véritablement pourquoi.
Je remercie ceux qui ont pris la peine, telle Adrienne récemment, mais bien d'autres avant elle qui se reconnaîtront, d'expliquer à leur lecteurs les raisons de cet arrêt. Lassitude, fin d'un cycle, envie d'autre chose, peu importe. Il en va d'un certain respect du lecteur. Et en retour, on respecte ce choix.
Dans le cas contraire, on reste dans une sorte d'incertitude préoccupante, allant jusqu'à se demander si la personne n'est pas décédée brutalement. Mais même en ce cas, il arrive souvent que les proches prennent le relais pour expliquer la disparition de la personne.

Il en est ainsi, également, de ces amitiés dites virtuelles, auxquelles, personnellement, j'ai toujours tenté de donner de la réalité : rencontrer la personne, entendre sa voix, voir son image. Faire des choses avec elle, apprendre à mieux la connaître.. 
J'ai ainsi noué avec certain·e·s d'entre vous de très beaux liens de « vraie vie ».

Alors quand un de ces liens se rompt soudainement, que plus aucun signe, appel ou message n'ont de réponse, ni orale ni écrite, on se retrouve désemparé. Alarmé. Très inquiet. 
Remuant dans son cerveau confus des tas d'interrogations. 
Des « pourquoi ? », des « comment ? », des « et si... ? »
Se demandant ce que l'on a fait ou dit. Se remettant en question, vaguement coupable, mais de quoi ? Ne pouvant faire aucun deuil, puisque l'on ne sait pas pourquoi la personne « fait la morte » ni même si elle l'est véritablement. Aucun moyen de le savoir.
Les psychologues utilisent un barbarisme approprié pour cette situation, cette plaie sociétale de plus en plus fréquente apparemment : c'est le ghosting. 
On est ghosté. Fantômisé, en quelque sorte. On n'existe plus. On erre sous un drap blanc tissé de questions sans réponses. C'est désagréable. Et tellement triste. Surtout si l'on évoque tout ce qui a fait notre lien pendant des années. 
On préfèrerait tellement une franche mise au point, une explication, voire des critiques, des reproches, des adieux en bonne et due forme, tout,  plutôt que ce silence mortel. Surtout quand cette attitude irrespectueuse ne ressemble pas du tout à votre ami, toujours enclin à l'indulgence, à la bienveillance, au pardon, bref, à l'amour universel... 
Ah la la, les relations humaines... 
Allez, je vais guetter la première hirondelle au-dessus du champ de luzerne qui fume au soleil. Et me préparer une tasse de thé dans lequel noyer mon désappointement.






Pour en savoir plus, j'ai trouvé un article intéressant sur philosophie magazine.
Parmi des centaines d'autres... 



02 février 2026

Et bam !




« Observer ses contemporains est toujours un pur régal…Une source infinie d’étonnement.  »
C'est en écrivant ce commentaire chez Adrienne, qui s'amuse beaucoup à regarder les gens et leurs comportements, que je me suis dit que oui, décidément, nous avons toujours matière à nous étonner de nos semblables. 
En portant sur le monde un regard sans a-priori, indulgent, mais aigu, on apprend beaucoup. Sur soi, sur les autres, et sur la façon dont nous percevons les interactions entre soi et les autres. Et sur cette prodigieuse diversité dont chacun de nous est un élément unique.

J'étais hier à un concert caritatif au profit de l'association France Alzheimer. Trois chorales se succédèrent, avec plus ou moins de grâce, mais beaucoup de cœur, nous emportant dans l'univers de la chanson française. Ayant fait chanter des centaines d'enfants devant différents publics,  je ne pus qu'admirer la maîtrise des deux chefs de chœur. Et les arrangements à plusieurs voix qui subliment la mélodie.

Mais c'est cette petite dame blonde à l'écharpe verte qui a attiré mon regard, et certainement pas que le mien, tant elle était présente sur scène. Au cinéma, on aurait dit d'elle qu'elle crevait l'écran. Elle me pardonnera de la mettre en avant, puisque je ne dis que du bien d'elle. Elle vivait véritablement chaque chanson, de tout son corps, de toute son âme. Sans sa partition car elle connaissait tout par cœur. C'était beau à voir. Réjouissant, voilà, c'est le mot. Cette dame éclaboussait la joie de chanter.

Dans le public, les gens chantaient aussi, bien sûr. Moi aussi, vous me connaissez. 
La musique est un partage. Et puis, soudain, ma belle-soeur, qui chantait pourtant très bien, et pas faux, s'est fait rembarrer par une dame acariâtre qui l'a sommée de ne plus chanter.  Elle avait dû enterrer son chien le matin-même, certainement. Ma belle-sœur en est restée estomaquée. A tel point qu'elle a changé de place après l'entracte, pour ne plus avoir à supporter cette irascible personne. Qui avait sans doute oublié qu'elle venait voir un spectacle solidaire et bon enfant,  et pas la Traviata au Palais Garnier dans le carré VIP. 
Vieille pie, plutôt, oui !

Enfin, au moment de la chanson de Piaf Padam, padam, et ses je t'aime de quatorze juillet, le présentateur lance comme une boutade : « Vous pouvez danser si vous voulez ». Personne n'a évidemment quitté son fauteuil pour venir valser devant tout le monde.
Mais un jeune garçon handicapé de seize dix-sept ans, se souciant peu du regard des autres,  a doucement fait rouler son fauteuil électrique jusqu'à l'espace entre la scène et le public. Et là, dans la magie de cette musique éternelle, le fauteuil s'est mis à tournoyer sur lui même, dans une valse lente et douce, c'était merveilleux à voir. Il dansait ! Son visage d'ange s'est illuminé. J'ai été saisie par l'émotion.
Je me suis dit d'ailleurs qu'il pleuvait dans la salle et qu'il faudrait revoir l'étanchéité du toit, parce que j'avais les yeux pleins d'eau. 
Sur ce pont infrangible entre hier et aujourd'hui, prolongeant le miracle de la musique, il a continué à danser sur Et bam, la chanson écrite par Vianney. 
Padam, et bam, deux bruits de coeurs battants .

Du coin de mon oeil humide, j'ai observé la vieille pie. Elle regardait son portable, absente à la beauté de l'instant.

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27 janvier 2026

Le chant des forêts

Photo Hervé Parmentelat







 J'étais avec Simon, Vincent et Michel, les yeux écarquillés sur la beauté sauvage de cette forêt brumeuse des Vosges. 
J'ai entendu le chant de la grive musicienne et celui, étrange, du grand tétras. Surpris le renardeau, le lynx et la chouette, planquée dans mon affût, grelottant de froid et d'émerveillement à la fois.
J'étais avec eux dans cette incroyable cabane de bûcheron, émergeant d'une clairière de mousse, à la fenêtre ouverte sur la nuit dans l'éclairage tremblotant des bougies. Une vraie cabane de dessin animé, au coeur de la forêt. Une cabane de conte pour enfants.
J'ai suivi le cerf et sa biche, au milieu d'un étang miroir, dans la lumière laiteuse d'un soir d'automne, quand le brame puissant troue le silence de ses échos.
Est-ce cela qui me touche absolument ? Cette immersion dans ce qui fait notre essence. Cette simplicité qui ne recherche pas les grands effets. Ce rythme ralenti qui oblige à réfléchir.
Ce grand-père, ce père et ce fils, trois générations unies dans une superbe histoire de transmission. Partageant leur passion pour le vivant. Foulant l'humus d'un même pas grave, et conscients de la fragilité de ce monde. 
Et si notre première responsabilité était d'emmener nos enfants en forêt ? De leur faire toucher, sentir, écouter, voir, goûter vraiment, ce monde que l'on dit sauvage, alors qu'il est le substrat de notre intelligence ?
Les mêmes gestes authentiques, marcher dans la neige, fermer les yeux pour mieux humer le temps, construire un abri, tailler un morceau de bois avec un canif, retenir son souffle quand l'animal est si près qu'on pourrait le toucher.
Des gestes vrais, loin de la vanité artificielle. Certains y voient de l'ennui. De la lenteur. Mais c'est ça, les gars, une sortie naturaliste en forêt. Vous croyez quoi ? Des heures de patience pour capter une image fugitive de blaireau ou de pic-épeiche. Se souviennent-ils d'où nous venons tous, ces fanfarons ivres d'action, de couleurs clinquantes et de bruit ? Ici, pas d'images retouchées. Pas de spectaculaire affecté.
Un moment de respiration pure et de silence, comme une parenthèse, dans la folie humaine. Une goutte d'espoir. 

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Michel,Vincent, Simon... et les autres



Le Chant des forêts
De Vincent Munier
Sorti le 17 décembre 2025

21 janvier 2026

Humanus pingouinus



L'humour sauve de tout, comme disait mon père.
Mieux vaut donc en rire, comme disait Confucius.
Et pardon aux vrais pingouins, manchots, et autre animaux pour qui j'ai le plus profond respect. J'avais d'ailleurs écrit ICI sur leur sens inné de la solidarité.









Malgré ma bienveillance naturelle, dont nous devisâmes abondamment dans mon dernier billet, deux ou trois choses m'agacent quand même prodigieusement en ce bas monde. 
Et notamment, cette propension qu'ont les pouvoirs publics à nous prendre pour des jambons. Ou des enfants incapables de pourvoir nous-mêmes à nos besoins. Une vraie manie, ont-ils, de constamment nous abreuver de bons conseils, sensés nous éviter des problèmes de toute sorte. 
Hydratez-vous, mouchez-vous, fermez les volets, éteignez les lampes, mettez une petite laine, roulez à droite, attendez le feu vert, lavez vos draps régulièrement, mangez cinq fruits et légumes par jour, pas trop de gras, pas trop de sucre, pas trop de sel, marchez dix mille pas, lavez-vous les mains, buvez et fumez avec modération, aérez votre maison, mettez un casque, mettez un masque, éternuez dans votre coude (beurk, entre nous, je préfère ne pas voir l'état de certains coudes enrhumés...) 
J'en passe : la liste ne cesse de s'allonger. Tous azimuts. La semaine dernière, un journal tout ce qu'il y a de plus sérieux expliquait aux gens comment marcher comme un pingouin sur la neige. Mais si. Mais non, ce n'était pas le Gorafi. Il est vrai que la démarche altière et conquérante qui en résulte fait rêver...
Et je ne parle pas des notices d'utilisation, stipulant qu'on doit enlever le bébé de la poussette avant de la replier... Ni de celles accompagnant le moindre médicament : on vous soigne pour un panaris, mais attention, vous pouvez faire un choc anaphylactique, attraper des bubons, la vérole ou le scorbut, c'est vous qui voyez.
On pourrait en déduire que les concepteurs de ces messages hautement intellectuels se basent sur un postulat simple : « Le peuple est con. Désolée, il n'y a pas d'autre mot. Le peuple est sale, inculte, ignorant, ridicule, incapable d'anticiper ou d'adapter ses réactions à une situation imprévue, et même prévue, telle la neige en hiver. Le peuple ne sait pas que la neige ça glisse, qu'il fait froid en hiver, qu'il fait chaud en été, que l'eau ça mouille et que le feu ça brûle.
Le peuple ne comprend rien, heureusement qu'on est là pour lui dire ce qu'il doit faire, ce qu'il doit aimer, ce qu'il doit acheter, pour qui il doit voter. » 
Voilà mes amis. Nous qui nous pensons citoyens éclairés du monde, on nous apprend quotidiennement que nous ne sommes que de vulgaires humanus pingouinus qui n'ont pas la lumière à tous les étages. Ça rend humble, finalement.






06 janvier 2026

Bienveillance













J'ai eu la joie, dernièrement, de partager un moment d'exception avec Lucia* et Damien*, deux anciens élèves des tout premiers temps de ma carrière. J'avais parlé de l'un d'eux ICI
C'était bien loin d'aujourd'hui, autant dire qu'ils sont devenus des adultes depuis longtemps. Sensibles, accomplis, émouvants dans leurs fragilités comme dans leurs forces. Et ils en ont beaucoup, de la force, pour traverser les écueils de l'existence.
A l'évocation de leurs souvenirs de CM2, admiratifs et sincères, je me suis prise à penser que j'avais eu raison, somme toute, d'être une maîtresse d'école exigeante et bienveillante. Deux qualités qui ne sont contradictoires qu'en apparence.
Ah ! La bienveillance... Dans les arcanes de l'Education Nationale, on n'a plus que ce mot-là à la bouche. Mais on en a fait une sorte d'indulgence molle proche de la capitulation, qui incite les professeurs à ne plus rien exiger de leurs élèves, par peur de passer pour des tortionnaires. 
Ou les jeunes parents à faire de leurs enfants des rois capricieux et névrosés.




Le dictionnaire, lui, dit que la bienveillance, c'est un « sentiment qui porte à vouloir du bien à autrui ». Ce qui ne veut pas dire que l'on doit tout accepter d'autrui. Là est toute la nuance.
Une nuance subtile... tendre pléonasme. Une nuance est toujours subtile, et inaccessible aux esprits binaires. J'ai toujours voulu le bien de mes élèves, les aider, les comprendre, les accompagner, mais aussi les émanciper, les pousser pour qu'ils trouvent le meilleur d'eux-mêmes, ce meilleur souvent enfoui sous des monceaux d'idées reçues et de préjugés négatifs.

Les pousser, oui, mais sans jamais avoir à hausser le ton, à menacer, à humilier, à faire mal, a montrer une autorité abusive. 
Comme l'a très bien dit Lucia, qui vit en Italie, les Italiens ont deux mots pour désigner l'autorité. La Autorità, conférée par un titre ou un grade, exercée par le commandement ou la contrainte et à laquelle on obéit. Et la autorevolezza, crédit ou confiance que les autres vous accordent, en raison de votre sagesse, votre compétence ou votre intégrité. L'autorité naturelle en quelque sorte, que l'on a envie de suivre librement.
Je crois pouvoir dire que je possède cette autorevolezza. Comme innée en moi. Elle s'appuie sur un profond amour des gens. Et continue à m'animer, dans chaque moment de ma passionnante vie, même si je n'enseigne plus. (quoique...) Je pense aussi avoir été une « mère veilleuse ». Ni copine, ni démissionnaire, ni injuste. 
J'apprends aussi, depuis quelques années, à être bienveillante avec moi-même. 
Pas le plus facile !

Il y a du merveilleux dans cette bienveillance-là. Dans cette mansuétude qui prend soin. 
Qui « veille sur » sans « surveiller ». Qui panse les blessures avec des gestes ou des mots pleins d'humanité. Qui secoue sans bousculer. Qui respecte.
Certaines personnes croient être sincères et franches, mais ne parviennent qu'à blesser l'autre dans son amour-propre et sa confiance en soi. C'est contre-productif en diable. Un simple mot d'elles peut piquer comme un dard empoisonné. Leurs œillères les empêchent d'élargir et d'adoucir leurs jugements. Cette violence larvée, sans doute inconsciente, cache certainement des failles narcissiques. A moins qu'elles ne reproduisent ce qu'elles ont subi.
Vous voyez, ma bienveillance me pousse à leur trouver des excuses...mais je ne recherche pas leur compagnie. 
La vie est trop courte pour être petite.


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* J'ai changé les prénoms, mais ils se reconnaîtront...





01 janvier 2026

2026


« On ne réussit que ses rêves. C'est l'intensité de la vie, plus que sa durée, qui compte. »
Jacques Brel










Avec les années, qui s'égrènent de plus en plus vite, on engrange les leçons de vie comme autant d'épis de blé nourrissant l'âme. 
Vous l'avez remarqué, on demande toujours aux personnes très âgées quel est leur secret de longévité.
Mais la longévité commence sans doute bien plus tôt, quand on est encore en pleine jeunesse. Apprendre à grandir de ses erreurs en tâchant de ne pas les reproduire. Faire une force de chacune de ses faiblesses.  Se forger des règles personnelles, ou plutôt des outils précieux, qui permettent d'accueillir la vie sous toutes ses formes. Qu'elle soit clémente et nous réjouisse,  ou féroce quand elle nous blesse.

Depuis mon premier souffle, mon chemin a suivi des crêtes joyeuses, des rebords vertigineux, des déserts ingrats, des étangs boueux, des sentiers parfumés, des tunnels funestes, des anses lumineuses, des ciels maussades. J'ai tout écrit. Depuis toujours. Ecrire m'a aidée à aller de l'avant, à chaque fois que je m'enlisais. Ecrire m'aide encore à fixer mes instants de vie. Surtout ceux, merveilleux, que je vis depuis quelques années.
Nos écrits passés nous aident à mesurer le chemin parcouru. Nous en sommes convenues, Mathilde et moi. 
Mathilde, c'est une chouette amie de coeur. J'aime parler avec elle.

Alors voilà quelques uns de mes petits grains de blé. Je te les offre. Oui, à toi qui passes par ici, en ce début d'an tout frémissant de givre et de bulles. Ni conseils prétentieux ni bonnes résolutions. Juste quelques petits brins de sagesse. Je te souhaite de te les approprier.
C'est cadeau :

    Ne sois pas envieux. Réjouis-toi plutôt de ce que la vie t'a donné.
    Ne laisse pas les idées sombres prendre le dessus. 
    Sois conscient, mais confiant.
    Ne te plains pas de tes petits bobos. Rigole de tes contrariétés. 
    Aime les instants de grâce légère où les épreuves font une pause, où s’envolent les soucis, les blessures, les aversions. 
    Juste un moment. 
    Le temps d'une parenthèse d'étoile. 
    Aie toujours un projet en tête. Cela fait pétiller le cerveau.
    Souris. Remercie. Pardonne. Admire. Etonne-toi. Emerveille-toi. 
    Réfugie toi dans la nature, grande consolatrice, merveilleuse bibliothèque toujours nouvelle, à coeur ouvert.
    Crée de tes mains. C'est source de joie.
    Et surtout, ne crains pas de cultiver l'amour. 
    Dans ce monde cacophonique, l'amour remet de l'harmonie.

Très bonne année 2026, mes chers lecteurs que j'aime.

Votre 


           e    S     t

        l                      i

    é                         n  

 C                                    e¸¸.•*¨*• ☆