lundi 14 août 2017

Amoco Cadiz



 Sous-titre : 
À tous ceux qui ont senti un jour la morsure
du « rien ne dure »







































« J'ai sur la peau le reste d'un rêve qui refuse l'oubli... » *

Elle se souvient... La route semblait n'avoir jamais de fin. 
De longs filaments 
Diaphanes et scintillants tels des filaires
pêchés dans la rivière
Etoilaient le chemin. 
Oh bien sûr, il y eut
Des cahots
Des cailloux
Des cabosses...
Et pourtant l'herbe faisait aussi un velours doux 
sous leurs corps si beaux.
C'était comme respirer ensemble un parfum rare. 
Le voyage palpitait sous les roues. 
C'était toujours neuf.
C'était bon. 
Cela sentait la giroflée et le jasmin.
Elle avait sa façon à elle d'ouvrir le flacon des nuits et des jours. 
Pas toutes les nuits. 
Pas tous les jours. 
Il leur fallait en garder 
pour ne pas succomber à l'habitude. 
Pour ne pas casser le cristal fragile 
De l'éblouissement.
N'est-ce pas pas comme cela
Que l'on préserve
La fraîcheur des choses 
et le sel des instants ? 
Il disait qu'elle mettait la barre haute, 
Il disait haute, oui, 
Elle avait plutôt l'impression d'être
mouette égarée que vieux loup de mer.
Elle avait dû le faire marrer
Avec ses candeurs enfantines
Elle n'était pas si haute, 
finalement, 
cette barre. 
Elle s'est échouée dans le goudron, 
Amoco Cadiz éventrée déposée sur le bas-côté
avec les mille précautions d'usage. 

Elle s'est sentie paquetage
 de marin. 
Filet troué. 
Un goéland qui gît 
sans force
un peu sonné
aile engluée. 
Un vent glacé souffle dans ses doigts engourdis
Pourtant
Elle a sur la peau le reste d'un rêve qui refuse l'oubli...


¸¸.•*¨*•









* Phrase trouvée sur le net.
Musique: Kevin Kern, Remembering the light.







74 commentaires:

  1. Au creux de mon insomnie
    Sur la vague haute de mes grises pensées
    Je viens m'amarrer à tes écrits
    Je lis
    Je lis ces mots très beaux
    Qui racontent une rupture
    Je lis ces mots qui racontent une histoire où qui racontent ton histoire...
    Je ne te connais pas assez...

    De mon ouest à ton sud je confie à la nuit un souffle d'amitié rien que pour toi.

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    1. Joli commentaire, Suzame, au creux de la nuit.
      J'espère que tes vagues ne sont pas toutes grises.
      Flotter entre deux eaux, deux perceptions deux mystères...C'est la liberté de l'écriture et sa limite aussi.
      Un monde, une onde qu'M dit sensuelle...
      Merci pour ce très beau souffle d'amitié, une valeur sûre.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  2. Le prix du rêve... Tel un chien en peine, je l'ai attaché à un arbre en pleine forêt ; puis je m'en suis allé sans me retourner.
    je ne retiens jamais l'herbe douce, pour l'apprécier grandement à la fois suivante. Je retiens les cahots et la pierre dure, pour profiter de l'herbe quand je la croise... Faire le contraire, c'est s'échouer sévèrement sur les écueils de la réalité...
    C'est ainsi que je fonctionne, au grand dam du commun des mortels. Finalement, ne suis-je pas un grand optimiste pour me satisfaire du peu d'herbe ?...
    Bises nocturnes

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    1. Oui tu es un grand optimiste. Et je me réjouis que tu l'écrives. Tu choisis mine de rien, la vie, quand même.
      Sans se retourner est sans doute une phrase très importante pour toi.
      Primordiale, qui prouve que le chemin que tu prends, malgré tout, te convient et te fait grandir.
      J'ai choisi quant à moi de payer le prix du rêve. Peut-être que cela me convient-il aussi ?
      Bises diurnes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  3. Un goéland, c'est fort, ça sait se battre, secouer les ailes et repartir vers de nouveaux horizons. Il faut tout de même se méfier de cet oiseau qu'une seule risée peut inciter à l'infidélité.

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    1. La méfiance ne fait pas partie de ma nature. Je me jette dans la confiance à corps perdu, à corps perdu.
      parfois ça brûle ou ça pique.
      Mais je ne sais pas mener autrement ma route.
      Infidélité ? Ou fidélité à soi-même, n'est-ce pas le plus important ?

      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Infidélité ou fidélité à soi même... Il est des façons de présenter les questions qui sont des solutions...

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    3. Tu es le roi de la rhétorique, cher Aldor...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  4. Larmes... et un jour, elles menacent de cesser de sécher. Pardon.
    Je t'embrasse, je bringuebale, je dodeline mais ces verbes, plutôt un peu drôles, ne conviennent guère. Ton texte est magnifique, incrustée brûlure, rude morsure.

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    1. C'est joli, dodeliner. Bringuebaler, fasseyer...
      Jolis verbes pour larmes qui sèchent à l'étendage, au grand vent des lessives du temps.
      Ecrire me manquait comme une absinthe.
      Kisses my friend. And attb
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  5. Rien n'a changé et certains naufrages passent inaperçus. Certains dans l'océan, d'autres dans le sable
    https://www.youtube.com/watch?v=-PAMXw-lF4k

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    1. C'est vrai, je n'ai pas entendu parler de ce naufrage.
      Il faut dire que j'ai un peu laissé tomber les infos ces derniers temps...
      Impressionnant, ce navire qui se disloque !
      Quant aux histoires humaines, elles se terminent souvent comme des marées noires, avec un sombre goût de mazout. ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  6. Furieusement mélancolique, tristement beau; "ils ne vieilliront pas ensemble"...
    (((Aurait-il été un rien veule?)))
    Bise qui "croit qu'être heureux vaut la peine" https://youtu.be/o_Fl4XG0kBg

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    1. Merci pour cette chanson de Zazie, tu es un ange, elle exprime la subtilité de ce que l'on peut ressentir quand on cherche à ne pas se laisser submerger et à continuer. Etre heureux vaut la peine, oui.
      Veule ? Non sûrement pas. Différent, sans doute, et avide d'autres choses qu'elle. Mais ils s'en sortiront, chacun de son côté.
      Bisous ma belle
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  7. L'incompréhension devant la fin de ce qui semblait éternel. L'était, mais uniquement parce que les souvenirs, eux, durent ce que l'on décide qu'ils durent. Et sont ceux qu'on a choisis. La douceur de l'herbe ou cette barre si haut placée qu'il fallait l'élan d'un rire de joie pour l'atteindre...

    Triste mais... réaliste. La réalité s'affronte les yeux dans les yeux...

    Baci sorellita <3

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    1. Il fallait l'élan d'un rire de joie pour l'atteindre, très juste...refuser les conventions, inventer l'air et l'eau...Inventer l'or et la myrrhe. Même pour une minute, c'est du bonheur en barre.
      Les souvenirs restent. Les yeux lavés, plus clairs que jamais...
      Qui n'a jamais vécu cela ?
      Baci sorella ♥︎
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  8. J'aime beaucoup la dernière phrase, le rêve qui refuse l'oubli.

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    1. Tu me rends humble: c'est la seule phrase qui n'est pas de moi. Muahaha ! (voir note de fin de page) Je l'ai picorée à son auteur car je l'ai trouvée si belle...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  9. Tu transcendes l'éphémère, bel exercice. ];-D

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    1. Je transcende aussi l'effet mer...celle que j'ai vu danser le long de ton golfe clair... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  10. C'est fou l'effet des peaux.
    Rien à voir avec "l'effet de peau".
    Quoique... En y réfléchissant, comme dit le miroir...

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    1. Eh oui...l'effet de peau...Surtout quand on a une peau de fée...la peau mérite bien qu'on s'y arrête, ce n'est pas toi qui me diras le contraire.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  11. Dans ce cas je préfèrerai toujours la morsure au tatouage.

    Bleck

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    1. Tu as raison, ô combien !
      Merci ô grand Bleck, pour cette sagesse.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  12. Pourquoi une incorrigible optimiste écrit-elle comme un clown triste ?
    De jolis mots anciens, plus haut... !
    Que tout aille mieux pour toi, Célestine
    Gros bisous

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    1. Être une incorrigible optimiste ne signifie pas baigner constamment dans le bonheur.
      Les gens autour de moi vivent des hauts et des bas, ça me touche aussi.
      Je suis une être humaine comme disait mon regretté Elie Kakou.
      Mais là où je retrouve mon optimisme, c'est quand je te dis: « Ça va aller, t'inquiète »
      Bisous ma So

      PS de quels jolis mots anciens parles-tu ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Quel bonheur de vous retrouver là où vous excellez: dans l'expression de ces fragilités de l'existence, de ces fils tendus, de ces subtilités qui font le sel de la vie. Parfois le sel tombe sur une brûlure: cela avive la douleur...mais la soigne aussi.
      De tout coeur, chère précieuse. Que n'ai-je vingt ans de moins !
      ~L~

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    3. Des fils tendus, oui, qui se cassent parfois...
      Et cette douleur avivée, oui, aussi, je vois que vous parlez d'expérience, cher Lorenzaccio.
      Bien à vous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  13. Malheureusement tout me va dans ce texte. Malheureusement je m'y reconnais. Je suis de ceux qui ne peuvent oublier, qui se souviennent. Et cette image de l'oiseau aux ailes engluées dans le mazout, c'est quelque chose que je peux dire avoir ressenti, tout comme cette morsure dont tu parles.
    Mais sinon ... heureusement, tu as écrit ce beau texte fait de filaments scintillants et d'étincelles.
    Bises.

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    1. Tu as sûrement ressenti aussi des moments dans la vie où écrire te devient une sorte de survie.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  14. Bonjour Célestine, que tes mots sont beaux, ils me touchent. Le chemin que nous empruntons et parfois parsemé de pétales de roses mais il y a aussi les épines.
    Bisous et heureuse de ton retour ♥

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    1. J'aime ta métaphore florale, mais pouvais-je en attendre une autre de ta part, douce rêveuse aux jardins fleuris...
      Merci d'aimer mes mots
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  15. C'est quoi cette dernière phrase, un tatouage ? :o)
    (Ben oui, on ne se refait pas...)

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    1. Oui bien sûr.
      Je ne te dirai pas qu'il représente un épisode de la prise de la Smala d'Abd-El-Kader par les troupes du Duc d'Aumale en mille huit cent quarante-trois, mais oui, c'est un tatouage.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Fan du Sar Rabindranath Duval ?

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    3. Une fan absolue, comme tu le sais, boss adoré.
      Pierre Dac est un de mes pères putatifs.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. Tu pourrais trouver pire comme ascendance ;-)

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    5. C'est ce que je me dis aussi ...

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  16. Je ne sais pas si mon commentaire va passer mais je tente ! Tu me connais on se ressemble, on se jette à l'eau et on dit "même pas froid" ou 'même pas peur" ! Ton texte est magnifique même si la mélodie est un peu triste ; c'est que l'on commence à le connaitre ce "rien ne dure" ...surtout ceux qui restent fidèles à eux-mêmes!
    Pour eux c'est encore et toujours plus difficile. Mais tu as aussi l'âme des goélands épris de grands espaces et de liberté, on ne met pas en cage un tel oiseau quand on a la chance d' en approcher un...Je t'envoie toutes les étoiles filantes que j'ai vues hier soir pour réchauffer tes ailes et je t'embrasse très très fort❤😘❤

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    1. Oh mais que vois-je ? Les émoticones seraient enfin acceptées par blogger ?
      Tu vois qu'il s'améliore, mon hébergeur maudit...😊
      Oui c'est vrai j'ai l'âme des goélands mais parfois je suis une pauvre toute petite mouette...
      merci d'avoir bravé les éléments pour venir jusqu'ici ma douce amie que j'aime.❤
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  17. Amoco était-il l'amant de la belle Espagnole?
    En le demandant à Luis, il m'a juste répondu "Aïe! aïe! aïe!"
    Comment faut-il le prendre?

    Mettre la barre très haut est juste (si j'ose le dire) une question de Prestige....

    Ti bacio Cara e TVB

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    1. Une question de presse-tige ? Comme tu y vas.
      C'est vrai qu'envisagé sous cet angle, ça peut faire mal, aïe aïe aïe...
      Ti bacio anche 'io
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  18. Bonsoir, Célestine!
    C'est original de faire une poésie sur un désastre écologique majeur!
    Mais de ta part, rien ne m'étonne.
    C'est bien de garder ce souvenir.
    Bises,
    Mo

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    1. J'ai un peu honte mais je trouve que l'image de la marée noire évoque bien ce moment terrible de la rupture où l'on se retrouve dans une sorte de brouillard noir au goût amer.
      Bisous belle jardinière, je reviens dans ton jardin dès que possible.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  19. Très poétique, ce texte me transporte.
    Oui rien ne dure, c'est ce qui rend l'instant unique et précieux.

    Bises Blue-Célestine <3

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    1. Ravie de te transporter, Cristina.
      On a beau s'y attendre, les moments uniques et précieux partent toujours trop vite...
      Gros becs
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  20. Outre la phrase que tu cites, celle-ci m'est évocatrice : « C'était comme respirer ensemble un parfum rare. »

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    1. Quoi de plus beau en effet, cher Pierre, que ces moments rares et précieux où le courant passe ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  21. La vie est une grande aventure. On ne sait où elle nous mène. Mais qu'il est bon de prendre des chemins de travers !! de vivre intensément des moments de complicité....Rencontres, séparations, rien n'est jamais acquis...Tout est éphémère mais ces instants nous transforment forcément.

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    1. J'aime toujours tes paroles de sagesse Daniel.
      Oui la vie est une aventure.
      Je mesure chaque jour la portée de cette phrase.
      Belle journée !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  22. Emue aux larmes retenues, le coeur palpite. Cela me dit tant !
    Comme ces sanglots sortis du fond de mon être lors d'une séance de "sophrologie". Tout ce chagrin retenu et qui se déverse comme une chute d'eau. Prendre, alors, conscience de cette inconnue que je suis à moi-même.

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    1. Intéressante ta dernière phrase Lou. Il est vrai que se connaître soi-même est un long chemin.
      Quant au chagrin je suis de ceux qui pensent qu'il vaut mieux ne pas le retenir, et le laisser s'exprimer.
      C'est étonnant quand même, les émotions.
      Cette chose qui nous relie tous de par le monde...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  23. J'ai lu ton poème, Célestine, et... j'ai juste envie de te prendre dans mes bras, de te dire "t'en fais pas mon p'tit loup, c'est la vie...". La douleur des ruptures, on a beau savoir que la vie nous offre ses rondes, ses éternels recommencements, la douleur des ruptures, ça fait tellement mal, dans le cœur et dans le corps. Sur le moment. Une véritable marée noire. Oui. Un désastre dans notre écologie intérieure. Un désastre qu'il faut bien vivre, si l'on veut aller vers la prochaine histoire et être prête à la vivre avec intensité et joie. Je t'embrasse bien fort et te souhaite une douce journée... D.

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    1. Tu transcendes la métaphore de la marée noire : c'est vrai, chaque rupture, chaque deuil, chaque renoncement est une catastrophe écologique intérieure. Un bouleversement du climat, une remise en cause de l'équilibre fragile.
      Merci pour ta douce sollicitude Dad.
      L'amitié, c'est la grande chaîne de solidarité qui nettoie les plages après le naufrage...
      Bisous reconnaissants
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  24. Douce musique qui se souvient elle aussi, Célestine, de la lumière vive sur le chemin constellé emprunté de façon audacieuse, et son brin de noce-t-algie en ce jourd'hui vieilli ....j'ai lu, relu et ressenti tes mots tes maux - la douleur, celle éprouvée, qui finit par se soigner, même s'il s'agit d'un grand chambardement, la blessure se referme toujours, cicatrise, crois-moi et permet avec le temps, un nouveau rayonnement !
    bisou à toi.
    Den

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    1. J'aime t'entendre parler, Den. A travers tes mots, j'entends ta voix, celle que je connais, charmante, douce et empreinte de ta poésie qui fait du bien.
      Alors merci pour ces mots-là, qui font rayonner l'espoir.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  25. D'où l'importance de vivre pleinement les moments merveilleux qui nous sont offerts. Oui, la rupture peut être dure, mais ne jamais oublier les jours heureux passés avec la personne aimée, pour pouvoir ensuite en sourire, en rire. :-)
    Je t'embrasse fort, ma belle.

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    1. Encore et toujours des deuils, des renoncements, des tournages de pages...
      Consoler ceux qui y passent, chacun son tour, autour de soi...
      Et se dire que la vie est là, belle et qui nous attend.
      Moi aussi je t'embrasse ma douce amie
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  26. Retrouver la sérénité. Ramasser les morceaux de soi qui sont éparpillés après la rupture. On était ensemble. On redevient seul mais avec un coeur brisé en mille morceaux. Alors reconstruire. Recoller les morceaux du petit coeur et faire de la place au temps qui se pose lentement comme un pansement sur la plaie béante.

    J'ai toujours eu du mal quand j'entendais des amis qui me disaient de tourner la page, de penser à autre chose. J'avais besoin de panser. Ce qui fait de nous des êtres de chair et de feu. Dans le bonheur mais aussi dans la souffrance. Des êtres entiers.
    Dans le creux de ma nuit, je t'envoie des pansements. Les rigolos. Ceux en forme de tout et de rien qu'on met sur les plaies des enfants. Il n'y a pas de raison que nous les adultes ne puissions pas panser nos plaies avec des fleurs ou des nounours. Bises alpines.

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    1. Merci Dédé, pour ces chaudoudoux du fond de la nuit. Ils font du bien à quiconque éprouve un chagrin.
      Recoller les morceaux du petit coeur...
      Tu écris toujours aussi bien les choses, chère amie alpine.
      Bisous émus
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  27. C'est triste mais réussi. Le pétrole face à l'océan, quelle horreur !

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    1. C'est vrai l'image est forte. Mais les sentiments humains ressemble souvent à ce genre de cataclysme, non ?
      Bisous Mind
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  28. c'est triste et beau à la fois.... La plume est plus que poétique. Je n'aime quand même pas les ruptures qui portent à écrire sublimement.

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    1. Sublimement tu es très gentille.
      Du fond du coeur sans doute. Dans rupture il y a rompre et quelque chose qui se casse ca fait toujours mal.
      Mais cela fait partie de la règle du jeu des relations humaines. Rien ne dure. Tout n'est qu'impermanence...
      L'accepter aide à avancer. Libre et debout
      Gros bisous Mel
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  29. Me revoilà après des vacances bien appréciées. Et j'apprécie aussi de revenir te voir. J'espère quand même que ton texte n'est qu'un beau poème, sans autobiographie. Moi vouloir toi pas triste. Ugh !

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    1. Contente de te revoir Kangourou.
      J'espère que tes vacances furent joyeuses et enrichissantes au sens figuré, bien sûr...
      Moi pas triste, allez.
      Bises
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  30. Réponses
    1. Quels flatteurs, mes bestioles !
      mais je prends le compliment, venant de vous.
      gros bisous étoilés
      ¸¸.•*¨*• ☆¸¸.•*¨*• ☆

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  31. C'est l'histoire d'une fille qui s'appelle Erika ?

    Ok, je sors !

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    1. Oh non, mon oncle, ne sors pas, ton humour et ta prise de distance me sont très précieux.
      Allez haut les coeurs ! Je vais bien, tous va bien.
      Bisous sincères
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  32. Honteux et confus, il jura mais un peu tard qu'on ne l'y prendrait plus....

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    1. Mais que vient donc faire le corbeau dans cette histoire ? ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  33. Si j'avais ton talent,j'aurai peut-être pu écrire le même poème.Ça me parle tellement...
    Les écrits enfantés par une rupture sont à mon sens les plus beaux.
    En déposant ses mots sur du papier,quelquefois agrémenté d'une larme qui décolore l'encre,on dépose dans un écrin un "bijou" précieux sous le couvercle des souvenirs.

    "elle s'est échouée dans le goudron
    Amoco cadiz éventrée déposée sur le coté"

    Il a coulé à pic dans l'eau glacée
    d'un voyage oh combien risqué
    Le naufrage du "p'tite annick" était annoncé.

    Dans tous les cas,plus courte est la chanson d'adieu,plus vite on est parti.
    Cette chanson résonne toujours en moi,enfin après avoir lu ta très belle poésie.
    https://www.youtube.com/watch?v=NM3xga6Tn1I

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  34. Chère Célestine,
    A la saison des amours, les mouettes ne rosissent point, elles ont les joues chocolat.
    Il en reste à marée basse une tache parotique, ronde comme la pleine lune, brune comme le grain de beauté d’une crêpe au sucre. J’y déposerais bien un baiser, s’il était de miel.

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.