mardi 4 mars 2014

La Vallée aux Loups




















Me promenant dans le parc entourant la maison de Chateaubriand, dimanche, je laissai volontiers mon esprit vagabonder comme il avait dû le faire lui-même, en son temps, au long de ses jours de mélancolie romantique.

Le cadre s'y prête. Une demeure somptueuse, au perron encadré de deux belles Cariatides. Un jardin anglais peuplé d'oiseaux et d'arbres rares.  La pensée m'effleura qu'il devait être certainement plus facile au propriétaire d'un tel lieu d'écrire de la poésie, que pour l'ouvrier du dix-neuvième siècle se rendant à la mine... 

Cependant, c'est plutôt sur ma propre vie que je me suis retournée alors, m'arrêtant pour souffler au bord de ma route, après les événements des dernières semaines dont je n'ai pas trop parlé ici, ne sachant pas forcément m'épancher dès que cela touche à l'intime. 
Des événements? 
Rien d'extraordinaire. Des choses banales qui arrivent à tout le monde. Juste de la vie coulant comme de l'acier fondu dans mes veines, l'entrelacs embrouillé des relations humaines, pas toujours faciles, pour ne pas dire jamais, et l'impression parfois pénible de ne plus m'appartenir. La fugace sensation un peu amère de donner beaucoup sans vraiment recevoir, alors que je sais bien qu'il ne faut rien attendre, jamais, lorsque l'on donne de soi. 
Des choses banales qui arrivent à tout le monde, oui, bien sûr, mais quand elles arrivent, on croit qu'on est le seul, la seule à les éprouver,  à se débattre dans cette vallée aux loups qui hurlent en vrillant les tempes. 

Et puis, au détour d'un sentier chez François-René, un champ de jonquilles, comme une gerbe de promesses éclaire soudain la prairie, symbole d'un renouveau, d'un espoir que j'attends, et auquel j'aspire: la paix du coeur et de l'âme, et la plénitude de mon corps apaisé de ses tensions. La simple caresse du vent dans les magnolias. Le cri perçant d'un corbeau. Toutes ces choses simples qui ancrent pourtant la vie profondément. Et l'immense chaleur qui m'envahit toujours au contact de mes chers enfants. Mes amours éternels.
Tout cela me redonne la force , et la certitude que le souci va s'éloigner. Que des êtres bons et généreux m'entourent. Et que mes frayeurs ne sont que le résultat d'une trop vive imagination. 
Il me semble que mes mauvaises pensées se sont un peu envolées dans le ciel plombé de la Vallée aux Loups.


Photo moi.




Andante by Schubert on Grooveshark

67 commentaires:

  1. Il est des fois où dans le chaudron du quotidien, aiguillonnée par la multiplicité de sollicitation qu'on a alors plus guère le temps de digérer, la pensée s'emballe et ébullitionne...
    Ca fait plaisir de te voir apaisée, ressourcée auprès de tes enfants qui, sans même le savoir peut-être, dans le mystère des interactions entre les êtres, t'ont aidé à trouver la distanciation qui manquait...
    On s'installerait bien auprès de toi, de vous, pour prendre le thé tout en écoutant Monsieur Schubert...

    :o)

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    1. J'avoue que le mot distanciation convient bien, quand il s'agit de se sortir la tête du guidon...
      Ce fut une belle parenthèse, dont le seul défaut fut d'être trop courte...

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  2. Schubert, Chateau... je reviens ce soir plus longuement. Je t'embrasse. Qu'est-ce que c'est beau!

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    1. Tu reviens quand tu veux. La porte ( du domaine) est ouverte.

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  3. ouuuuuuuuh ! bin quoi j'fais le loup !

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  4. L'été dernier, j'ai vu le tombeau de Chateaubriand, sur un îlot en face des remparts de Saint Malo. Il faisait grand beau et la furie de l'océan me manquait presque. C'est un très bel endroit, tu devrais aller y faire un petit tour, pour boucler la boucle. Bon ok c'est loin de chez toi j'en conviens mais pourquoi pas. Tu verras peut être des magnolias à Dinard, juste à coté, le végétation est méditerranéenne...
    Bises.

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    1. Ah oui, de la manière dont tu en parles, ça donne envie.
      Je vais noter cela dans mes tablettes.

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  5. Joli balade, et jolie ballade aussi, tu fais tinter les mots à chaque détour, et tu sais t'arrêter pour cueillir une jonquille, le vent te caresse, il a bien de la chance...

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    1. C'était peut être un vent chargé de villanelle...

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    2. Sur mon dernier sommeil verseront les échos,
      De villanelle, un jour, un jour de fandango,
      De tarentelle, de sardane.

      Connais-tu l'ondine qui prenant ma butte en guise d'oreiller, un jour, un jour peut-être viendra sommeiller ?

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    3. Avec moins que rien de costume? Ce pourra être moi, peut être...

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    4. Moi aussi, moi aussi, pareil, Celle : l'autre lundi, il y avait du soleil et je ne travaillais pas. Alors, remarque il a fallu qu'elle insiste " t'avais bien conseillé au Souf et à La Margotte d'y aller ", alors on est allé déguster un bœuf Chateaubriand à l'auberge des roches, genre endroit tranquille, tu vois ( si tu vois pas, demande lui, au monstre ). En revenant, on a aperçu des pissenlits, alors on en a ramassé, mais des pas fleuris, hein. C'est bon ces trucs en salade. Pareil, je te dis.

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    5. Ah le lundi au soleil, c'est une chose qu'on n'aura...pas souvent, il faut en profiter.
      Maintenant, si tu confonds les jonquilles et les pissenlits, évite les dragées FUCA. Ça ferait double emploi...
      Aukazou.

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  6. Je ne suis pas sûr qu'une belle demeure soit nécessaire pour écrire des vers magnifiques, autrement qu'en serait-il des poètes maudits?
    Il y a deux passages particulièrement délicats dans la vie d'une mère:
    Lorsque le premier de ses enfants prend son envol, car c'est un peu comme l'annonce de l'arrivée d'étape pour les coureurs du tour de France.
    Mais c'est surtout l'envol du dernier qui lui chamboule la vie. Le retour au duo après tout un répertoire en orchestre...
    Alors forcément, la quiétude d'un lieu, un sentier ombragé ou une pierre chaude incite à se retourner sur le chemin parcouru. C'est là qu'on y puise aussi l'énergie pour continuer.
    Ti bacio

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    1. Tu es le roi des métaphores, caro, je pencherais davantage pour la musique que pour le cyclisme, quant à moi.
      Mais tu as bien saisi l'idée.
      Et quand la partition de mère se conjugue avec les autres partitions de la vie, cela fait une cacophonie, c'est pourquoi le silence de ces jardins m'a été d'un précieux secours.
      Baci

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    2. Et la partition de mère en petites étoiles silencieuses est une souffrance bien indicible.... Je pense bien à toi ces temps-ci ma Célestine....

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    3. Je suis très touchée, Myo. C'est vrai que ce n'est pas facile. Il faut juste ne pas craquer.

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    4. Avoue tout de même que c'est un sacré sport de mener une famille et une carrière en même temps....
      Avec ces petits qui veulent tous arriver premiers en se dopant, pour les uns, à l'amour maternel, et pour les autres à celui de leur maîtresse...
      Avec toi, je suis sûr qu'ils font péter les éprouvettes dans les contrôles anti-dopage.
      Baci Céleste.

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    5. Si ce n'était que cela, ce serait du biathlon.
      Mais tu omets mes autres vies de déesse aux cent bras, qui transforment en fait la discipline en décathlon...
      Il m'arrive, en plus de mes enfants et de ceux des autres, de m'occuper de tout un tas d'autres choses et gens...merci en tous cas pour ta métaphore disons...stupéfiante.
      Molto baci

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    6. Décathlon..... pfffffffffffffffffff
      Tu peux dire que tu es les jeux olympiques à toi toute seule ;-) Sans oublier de rajouter le lancer d'étoiles et la course au lapin.
      Ti bacio

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    7. Et les souvenirs à épousseter et les comètes à repeindre...

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    8. @ Cel : tu les repeins, toi .
      Moi je les peigne, c'est plus aérien...

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    9. C'est parce que tu ne connais pas ma peinture spéciale à base de plumes de cygnes et de poudre de diamant

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  7. jE ne sais ce qui se trame loin de l'écran mais je te souhaite du courage. Ta vallée aux loups me parait bien agréable après mon lundi de tempête, et mardi est à l'apaisement. L 'impression de ne plus s'appartenir, ça me parle .
    Mais aujourd'hui tout va mieux!! Youpi, j'espere que pour toi aussi.

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    1. Je vois un rayon de soleil de ma fenêtre.
      Ça va aller mieux.^^
      Merci ma belle.

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  8. Je volais au dessus du parc et j'ai croisé deux ombre : un grand homme courbé en deux se demandant encore ce que signifiait cette vie de combat, d'exil, d'écrits et de rêves engloutis. Plus loin une grande dame semblait à son tour s'exposer les mêmes questions. Je vis l'homme d'ombre s'arrêter devant le champs de jonquille. Je surveillais la dame. Elle était grande et chacun de ses pas sans qu'elle pût savoir pourquoi semblait se placer là où l'homme était passé. Elle arriva à son tour devant le même champs. Je ressentis le même apaisement chez elle et chez l'homme d'ombre.
    Pourquoi donc croire madame que seul le hasard vous guida sur cette route ? La cause de cette errance et de cette trouvaille porte un nom : le destin.
    Signé : le corbeau que vous apercutes

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    1. J'ai sans doute croisé l'âme d'un poète dans ce parc mystérieux...

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  9. "Le péril s'évanouit quand on ose le regarder" F-R de Châteaubriand

    Les femmes ont un coeur assez grand pour que chacun de ceux qu'elles aiment y trouvent une place... Les femmes ont assez de sagesse pour faire la part des choses...
    Les femmes sont fortes et les hommes fragiles. (aïe, je vais me faire massacrer par les blogueurs !)

    La Nature ressource et apaise, Célestine. S'abandonner à la contempler fait oublier ses peines.

    Avec ce printemps précoce, nos jours aussi reprendront des couleurs !

    Gros bisous


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    1. Je suis certaine que les blogueurs qui viennent ici sont tout acquis a la cause des femmes, et savent bien que la force des femmes c'est de les laisser croire qu'ils sont plus forts...
      Pour la nature, tu as raison. Elle apaise de tous les maux. Quand on est jeune, on l'aime moins et peu a peu on se rend compte combien elle est précieuse... Une sorte de retour aux racines qui est inévitable et salutaire a la fois.
      Merci de tes mots qui eux aussi sont très apaisants...

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    2. Hé, hé... ma chère Soène...
      ...là je me marre, parce que je sais que depuis qu'elle a lu ce com, notre amie Célestine se dit, avec une (très) très légère pointe d'inquiétude, cependant tout-à-fait raisonnable et au demeurant fort bien contenue : "Ahem, connaissant Candide tel que je le connais, comment Candide donc, ce cher, cet excellent Candide va-t-il réagir ?" Et je rigole dans ma barbe...

      Bon...

      Ma chère Soène, tu dis :
      "Les femmes ont un coeur assez grand pour que chacun de ceux qu'elles aiment y trouvent une place..."
      Ah bon ? Et pas les hommes ?
      " Les femmes ont assez de sagesse pour faire la part des choses..."
      Ah bon ? Et pas les hommes ?
      Les femmes sont fortes et les hommes fragiles. (aïe, je vais me faire massacrer par les blogueurs !)
      Ah ? Bon...

      Ca me semble un excellent sujet de dissertation, ça : "Le 4 mars 2014, Soène a dit, (cf ci-dessus), qu'en pensez-vous ?"

      Vous avez quatre heures...


      :o)))

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    3. Moi je dis que Soène a eu raison de parler pour les femmes.
      Mais elle n'a pas dit que les hommes non.
      Règle numéro un: se méfier des choses induites ...
      Et pis qui c'est qui empêche, ici, les hommes de dire des phrases qui commencent par "les hommes" ?

      Et pis d'abord quand on fait des généralités sur les femmes, y a toujours, de toutes façons au moins Madame Thatcher comme exception... :°(°°


      :-D

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    4. Ma lecture me porte à penser que notre amie (oui, enfin faut pas exagérer non plus, hein !) Soène excluait les hommes avec un petit "h", sinon elle aurait écrit "les Hommes" avec un grand "H", ou bien "les humains". Ce qui se confirme à mon sens dans l'opposition "femmes fortes / hommes fragiles"...

      En fait, faudrait qu'elle nous dise, elle... Youhouououo Soène, dis-nous qu'est-ce t'as voulu dire ?

      En tous cas c'est pas moi qui t'écrirais des trucs qui commencent par "les hommes...". Pasque je trouve les généralisations réductrices, et c'est bien ce qui me démange ici, et que j'y connais rien en hommes, ni rien en femmes !...

      Quant à Mme Tatcher, si j'avais bien compris à l'époque, c'était ni une femme ni un homme... Non ?

      ;o)

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    5. Je crois que Soène qui est mon amie a surtout voulu me dire quelque chose de très gentil par rapport à mes difficultés, que j'évoque dans mon billet. Un genre de phrase que l'on dit comme ça, sans intention de disserter.
      ;-)))

      Bisous à tous les deux.

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    6. Tiens, ça faisait longtemps que Candide ne nous avait pas coupé les cheveux en quatre... ;-)
      Chacun parle de ce qu'il connait, sans oublier la part de l'autre sexe en soi.
      Heu oui, Madame Tatcher exceptée puisqu'elle n'avait rien d'humain...:-D
      Bises à Soène, Baci per te et un serrage de paluches à Candide.

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    7. Ah Blutchiamo tu es la voix de la sagesse toi aussi!
      Et chacun ici s'exprime dans sa différence, et sa sensibilité.
      Si si, j'y tiens beaucoup.

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    8. Candide qu'aimeSoènemercredi, 05 mars, 2014

      A l'autre, eh : l'hôpital qui s'fout de la charité !
      Quoiqu'en fait il a raison le Blutch : vu que j'y connais rien ni en mecs ni en nanas, j'ai perdu une occasion de fermer mon... grand clavier !
      En plus j'ai fait de la peine à Tatie Célestine, que Soène c'est son amie qu'elle aime. Mais moi aussi je l'aime Soène, c'est juste qu'y a des généralisations qui m'foutent des boutons.
      Mais je l'aime, Soène : biz, biz, biz à Soène !

      Bon, Soène, c'est quand qu'tu r'viens nous dire c'que t'as voulu dire ? ? ?

      :o)))

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    9. Ben Zeu Blutch, tiens, quand il dit que je coupe les seveux en quatre !

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    10. j'ai cru que tu parlais de moi...
      Mais je te rassure tu ne m'as pas fait de peine.
      Et puis d'abord je suis pas Tata Célestine.
      Je suis une pauv petite fée qui a perdu sa baguette à la caisse du supermarché.

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    11. Ouhhhhhh le Candide, il fait semblant de sortir de maternelle pour se faire plaindre, mais il ne sait même pas bien parler le zozotant... on dit "ZE coupe les seveux..." :-D
      @ Céleste:
      J'ai hérité de la baguette que Merlin avait abandonné le jour ou il a été emprisonné par ta copine Viviane. Je peux te la céder pour une brassée d'étoiles.
      Baci

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  10. « Des choses banales qui arrivent à tout le monde »
    je ne le crois pas à cela. Il n'y a jamais de banalités pour celui/celle qui a suffisamment de sensibilité et de présence pour être touché(e) par chaque chose qui arrive, que cela soit agréable ou désagréable. C'est ainsi que sont les personnes véritablement « humaines ».
    À tout le monde ? Non ! À soi, uniquement à soi. Parce que « tout le monde » est, soit un concept vide, soit une globalisation déshumanisante.

    J'ai souvent remarqué que l'intérêt pour ces choses dites banales, la prise en considération des réactions qu'elles suscitent en nous, soit par une introspection bien conduite, soit auprès d'une oreille qui s'est écouter et comprendre, c'était une manière privilégiée d'avancer dans sa vie. D'avancer vers une plus grande liberté d'existence.
    Le reste est littérature…

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    1. Bien sûr, je comprends ce que tu veux dire. Lorsque l'on ressent quelque chose, on a l'impression qu'on est seul(e) à le ressentir, c'est d'ailleurs ce que je dis un peu plus loin.
      J'avais seulement peur de me prendre pour un cas unique, et de paraître m'en vanter...
      C'est intéressant , ce concept de "globalisation déshumanisante". Il est pourtant employé à longueur de temps dans les médias, voilà pourquoi l'on se sent toujours vaguement mal à l'aise quand on est la cible de cette généralisation outrancière.
      C'est vrai, nous ne sommes pas tout le monde, puisque nous sommes nous.
      Merci pour ton message valorisant.

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  11. Tu as raison, on ne doit rien "attendre". Mais ça ne veut pas dire que certaines choses devraient nous être offertes parce que nous en offrons tant nous mêmes... Ce n'est pas un "donnant donnant" mais plutôt un ressourcement mutuel, qui, si le canal n'est pas bouché, s'enchaine sans fin.

    Quand c'est encrassé, on souffre. On peut s'étioler. Je comprends ça. Pour l'avoir vécu. Comme toi je pense, je suis très endurante et ne me permet de sentir la souffrance que quand elle m'a presque mise à terre, ce qui n'est pas une bonne idée car, comme j'ai envie de vivre, je rugis et demande mon dû.

    D'autre part... oui, il y a plein d'autres choses qui nous pleuvent dessus et sont belles, divines, nourrissantes et gaies, et il faut, oui il faut, les savourer!

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    1. Je t'entends rugir d'ici, chère Edmée. J'aime beaucoup ta métaphore du canal bouché, qui n'est ni plus ni moins qu'une variante du fameux courant d'énergie chinois, le Chi.
      J'ai senti nettement revenir l'énergie au contact de ce champ de jonquilles.
      C'était, comme tu le dis, divin, nourrissant et gai.

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  12. Comme c'est bon qu'un champ de jonquilles est éclairé ta journée et chassé quelques nuages... aucune peine, aucun soucis n'est banal, ils sont tous uniques à chacun et font mal autant que les bonheurs peuvent rendre heureux!! Et oui, les enfants sont nos amours inconditionnels ainsi que plus tard nos petits enfants. Pensées bonheur ma Célestine, regarde, voici le printemps!!

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    1. Je prends tes pensées bonheur, Brizou. Je sais que la nature t'est comme à moi d'un grand secours.
      Et que les enfants sont des valeurs sûres.
      Je t'embrasse.

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  13. quelle merveilleuse façon de mettre des mots sur le ressenti, le mal être. merci Célestine, je prends ces mots pour moi. une fois qu'ils ont pris forme, le soleil peut revenir ! puisse le soleil éclairer ta vie tous les jours.
    Margot, ( une anonyme souvent de passage )

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    1. merci Margot. Tu as un très joli prénom. Si j'avais une fille, c'est comme ça que je l'appellerais... ;-)

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  14. « ne sachant pas forcément m'épancher dès que cela touche à l'intime. ». L'intime se confie… dans l'intimité. C'est une des limites de l'écriture publique. Difficile de trop s'exposer, alors que c'est pourtant ce qui (me) touche le plus…

    Mais tu sais fort bien donner un aperçu de ce qui t'anime, de ton état d'esprit. Et ton optimisme finit toujours par donner un éclairage encourageant au tableau un peu triste que tu évoques parfois. Comme l'éclat d'un soleil couchant après une journée grise et pluvieuse.

    C'est ta force :)

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    1. Je m'épanche à mots couverts, et en plusieurs billets, pour noyer le poisson...
      Ma force,c' est sans doute une grande amnésie qui me fait oublier le mal que je subis à mesure. Parfois, le soir, je ne me souviens plus pourquoi j'étais en colère le matin. Ça aide.

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  15. Tout est dit dans ces échanges de mots chère Célestine, je voudrai simplement exprimer ce soir par le biais d'une chanson de Cat Stenvens, ces quelques mots de son immense chanson : "Lisa"
    She hangs her head and cries on my shirt.
    Elle baisse la tête et vient pleurer sur ma chemise.
    She must be hurt very badly.
    Elle doit avoir un chagrin immense.
    Tell me what's making you sadly ?
    Dis-moi ce qui te rend (si) malheureuse ?
    Open your door, don't hide in the dark.
    Ouvre ta porte, ne te cache pas dans le noir.
    You're lost in the dark, you can trust me.
    Tu es perdue dans le noir, tu peux me faire confiance.
    'Cause you know that's how it must be.
    Car tu sais que c'est ainsi que ça doit être.

    Lisa Lisa, sad Lisa Lisa.
    .
    Her eyes like windows, tricklin' rain
    Ses yeux sont comme des fenêtres, perlant de pluie
    Upon her pain getting deeper.
    Sur sa douleur qui l'envahit.
    Though my love wants to relieve her.
    She walks alone from wall to wall.
    Elle fait les cent pas seule d'un mur à l'autre.
    Lost in a hall, she can't hear me.
    Perdue dans une salle, elle ne peut m'entendre.
    Though I know she likes to be near me.
    Lisa Lisa, sad Lisa Lisa.
    She sits in a corner by the door.
    Elle est assise dans un coin près de la porte.
    There must be more I can tell her.
    Je devrais trouver encore des mots à lui dire.
    If she really wants me to help her.
    Si elle veut vraiment que je lui vienne en aide.
    I'll do what I can to show her the way.
    Je ferai mon possible pour lui indiquer la voie.
    And maybe one day I will free her.
    Et peut-être bien qu'un jour je la délivrerai
    Though I know no one can see her.
    Bien que je sache que personne ne peut la voir.

    Lisa Lisa, sad Lisa Lisa.
    .

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    1. Je suis restée coincée au temps où Cat Stevens s'appelait encore Cat Stevens. My lady d'Arbanville et Lisa restent de très belles chansons. Merci Bizak.

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  16. Entre les comm de féministes forcené(e)s et le prosélytisme islamique, je crois que je vais passer mon tour ... :(

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    1. Tu veux un peu de talc?

      ^_^

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    2. Lolllll !!
      Bon, tu me fais trop rire !!! J'aime ça et donc je reprends mon tour. 'Tain, Antiblues, tu ne devrais JAMAIS lire les autres comm, ça t'embrouille la tête !!! ;)
      Les tits coups de moins bien, ça arrive sans prévenir! Tiens si je te disais que moi l'aut' soir ... Mais je m'égare...
      Bon, un mot me vient en lisant ton billet: "tellurique" . Me demande pas pourquoi, j'en sais rien?
      Où est ce que je m'allonge, docteur?

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    3. Tellurique... Voyons...force de la nature, tellurique...terre, solide, magma, volcan, éruption, lave bouillonnant sous la cendre...stromboli, Sicile Italie, vacances, farniente, croisière, soleil, vacances....
      On part quand?
      De rien, ça fera 75 euros.

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  17. Il y a des moments où l’on ne trouve plus la ressource qui nous fait apprécier toutes choses.

    Mais vite, vite elle revient, ton champ de jonquilles en est la preuve concrète.....
    bizzJAK

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    1. C'est bien vu, Jak.
      Un rien me met en joie, et c'est un bon carburant que la joie, quand elle est profonde et simple.

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  18. Pas facile certes de rester dans la joie lorsque tempêtes et ouragans traversent, et même simplement lorsque le ciel s'assombrit. Alors c'est le moment où, comme tu remarques les jonquilles, j'observe la mésange sur le rebord de ma fenêtre et le dessin des nuages qui flânent au dessus de ma tête, je marche longtemps dans le bois et j'écoute l'eau de la rivière, , . alors plus je vieillis plus je me dis "quelle chance!"

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    1. Et moi, j'écoute la voix de mon amie Marie Madeleine. Et je me dis que j'ai de la chance de la connaître.
      Car elle me donne beaucoup d'espoir pour l'avenir.
      Et n'est ce pas ce que l'on demande a une amie?

      ^_^

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  19. Il y a des lieux qui restent à tout jamais un pansement pour l'âme, ou lorsque l'âme est sereine ils véhiculent le souvenir d'une grande quiétude. Reposes-toi et trouve la quiétude avec ou sans Chateaubriand

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    1. C'est joli, un "pansement pour l'âme"...
      Merci Zoé.

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  20. Étrange... le voyage dans la solitude est étrange, même s'il nous pousse jusqu'au bouquet de jonquille... Ce sont des miettes de soleil qui nous réchauffent le cœur... Le passage dans son vide intime n'est pas une sinécure. L'âme tremble dans le fleuve de la vie, mais ne se noie jamais. Je crois que c'est toi qui me l'a dit.
    Très beau texte. Bises.

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    1. Merci.
      Je ne me souviens plus avoir dit cela, mais ça me ressemble, c'est vrai.
      Je suis de ceux qui pensent que l'espoir est toujours au bout de la nuit.
      La solitude, quand elle permet la méditation, est une porte entrouverte sur notre intériorité, elle me fait un bien fou.
      Bises

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  21. C'était la semaine dernière. Avec mes copines, on avait enfin pu mettre nos belles robes jaunes qui ressemblent à des étoiles quand on s'installe dans l'herbe. Et là, parmi tous les humains qui sont passés dans l'allée, je l'ai vue... Quand elle a posé son regard de ciel sur nous, j'ai senti qu'elle avait besoin d'aide, là, tout au fond d'elle... Alors, comme nous sommes des étoiles, nous avons demandé au vent léger d'emporter vers elle notre lumière céleste et de douces promesses.

    Signé, la troisième jonquille, tout au fond, en partant de la gauche

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    1. Oh ma chère Ep, heureusement que tu as attiré mon attention sur ton commentaire, il était passé inaperçu, c'est très rare quand j'oublie de répondre...
      Merci chère étoile jonquille, pour tes ondes positives...

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.