samedi 21 mars 2020

Anne ma soeur Anne






Anne, ma chère Anne,
Tu sais, je pense souvent à toi, ces temps-ci. Toi qui as vécu un confinement absolu, durant deux ans, deux longues années claquemurée dans une cachette exiguë, sans confort, sans ordinateur, sans musique. Dans la promiscuité pas toujours facile de sept personnes... Confinée, non pour te protéger d’un microbe, mais de la haine et de la folie humaines…Avec la peur, la terreur quotidienne nouée à l’estomac.
Je pense à toi, qui n’a jamais perdu ta joie d’enfant, d'adolescente, trouvant dans chaque parcelle de vie un signe d'espoir, te confiant à ton journal comme pour y trouver la sécurité de bras aimants. Faisant des vœux pour que ton petit crayon à mine de plomb ne s’use pas trop vite…et tremblant à chaque bruit suspect. Pendant deux ans, et pour finir si tragiquement...
Je te dédie mon texte aujourd’hui.








Des bruissements d’insectes visitent les talus. A la fenêtre ouverte sur le monde, mes pensées respirent la lumière du petit matin, dont la poitrine bat plus fort. C’est la saison où les fleurs allument des poèmes dans chaque taillis. L’azur étend ses nuages blancs comme on étend du linge. Avec un parfum de frais, de neuf.
Les bourgeons, serrés dans leurs gangues vernies depuis l’automne, explosent à petit bruit.
La campagne est un jardin, un murmure d’eau, un immense nichoir empli de chants d’oiseaux. La vie ruisselle comme une averse de soleil. La vie répand son onde de créativité. Elle invente des cabanes, des huttes, des terriers, des nids douillets. Le coucou fait son kot dans celui des autres, rien ne change de l’immuable ligne naturelle qui célèbre l’éternel retour des saisons.
Et là, au milieu de ces mille verts, du tendre au soutenu, je respire fort. Au profond de l’air. Sans courir. Sans me presser. Juste en cueillant une brindille d’espoir dans cet instant magique.
Rien ne courbe le cou des arbres. Rien n’alourdit les pierres. Les chevaux brillent, protégés par leurs robes soyeuses. L’âme vraie discerne le bon grain, même quand le blé est en herbe. Elle n’a rien d’un métronome, d’un pâle sentiment, d’une pendule trop bien réglée. L’âme vraie accueille l’instant, et se débarrasse des miasmes factices, illusoires. Elle sait que le ruisseau est ourlé de patience originelle.
La carcasse d’un vieux prunier que l’on croyait mort resplendit d’une ultime et rayonnante floraison.
Les pigeons se cocoonent, se lovent,  dans leur danse de blanches parures.

Les cœurs menottés retrouveront-ils un jour cette sublime évidence d’un matin de mars sur la terre ? Verront-ils les diamants qui brillent dans chaque pierre du chemin ?
Entendront-ils, enfin...


***

Pour les Plumes d'Asphodèle chez Emilie.
Il fallait utiliser les mots suivants :
CRÉATIVITÉ – JARDIN – PROTÉGER – SÉCURITÉ – COURIR – PENSÉE – CLAQUEMURER – NICHOIR – COCOONER – CABANE – BRAS – BON – KOT (merci à Adrienne de m'avoir appris ce mot)–

77 commentaires:

  1. ah oui les gens se plaignent, se plaignent comme des enfants trop gâtés...
    ils m'énervent et je leur réponds: à Idlib, c'est bien pire!
    merci pour ce billet

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    1. Je n'écoute tellement pas les infos que je suis allée voir ce qui se passait là-bas...
      Un peu désespérant tout ça...
      Bises madame
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  2. alors là, je me régale en lisant ton texte après avoir eu une pensée émue pour Anne la courageuse. Nous n'avions pas pu entrer visiter sa maison lors de notre passage à Amsterdam. Il y avait trop de monde mais le fait de s'attarder sur le trottoir, juste devant, était déjà très émouvant. Le lyrisme que tu as déployé dans ton texte me donne l'envie de ranger au placard celui que j'ai écrit cet après-midi :D Tant pis, je le publierai quand même. Mon premier lecteur était fier de SA femme ! :D et ça me suffira. Bisous

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    1. J'ai lu ton texte et je l'ai trouvé parfait, comme quoi l'homme de ta vie a très bon goût !
      J'aimerais vraiment visiter cette maison à Amsterdam...Mais pour l'instant, je visite le bout du jardin, et ce n'est pas mal non plus.
      Gros bisous mariejo, merci pour tes appréciations !
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  3. C'est pas que je voudrais me montrer pessimiste, mais connaissant mes frères humains...
    Mais, puisque l'espoir fait vivre, vivons !
    Je t'embrasse.

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    1. Nan, toi ??? Pessimiste ??? Allons donc !
      C'est un genre que tu te donnes, chuis sûre !
      Bisous Boss
      Confine bien
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  4. Les coeurs menottés n'ont pas d'oreille pour entendre la symphonie dont tu nous fait le cadeau ici. kéa

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    1. Je continue à penser qu'un jour peut-être...Les coeurs se délivreront de leurs peurs, de leurs haines...
      Mais nous ne le verrons pas...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  5. C'est si juste de penser à Anne Franck!! Bon dimanche qui, avec le confinement, ressemble à un jour comme les autres! Mais non, on a les mots en nous, et l'espoir!

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    1. Nous avons tout en nous, en fait, Anne. Le pouvoir de créer une vie nouvelle...un monde nouveau.
      Bisous chère homonyme de la petite Hollandaise...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  6. Le journal d'Anne Frank a été censuré par son père, le seul survivant, on y cache ses disputes violentes avec sa mère, son amour pas si platonique. J'ai visité sa maison, vivre confiné n'est pas simple mais malheureusement je crois que l'homme ne change pas, il faut déjà le voir aujourd'hui, alors à la fin de cette crise nous serons moins nombreux mais toujours aussi bêtes.

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    1. Oui, c'est une façon de voir les choses.
      Moi le Journal m'a suivie toute mon adolescence...Et j'en ai gardé un souvenir très présent en moi.
      Un jour, j'aimerais aller visiter sa maison, comme je le dis plus haut...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  7. Non seulement, comme à chaque fois, c'est joliment écrit, mais cette vérité est évidente à rappeler.
    Nous nous sommes crus invincibles, protégés par un progrès rempli de futilités. Invincibles est maître du monde. Ridicule! La terre dirige encore les choses comme elle l'entend, comme elle le veut. Et nous, nous restons ses choses bringuebalées dans ses remous. A sa merci tout simplement.
    Profitons de ce confinement pour nous poser les bonnes questions, c'est comme ça que nous obtiendrons les bonnes réponses. Le seul moyen d'avancer dans une harmonie solidaire.
    Dans cette société qui cultive l’égoïsme et la solitude, rester chez soi quelques semaines sera certainement la meilleure façon de se retrouver vraiment pour marcher enfin main dans la main.
    Prenons soin de nous.
    Bises confinées.

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    1. Tu dis exactement ce que je pense, et nous ne sommes pas les seuls.
      Dans cette bellevideo, Isabelle Padovani dit la même chose avec ses mots à elle. Et l'on a envie d'y croire, à ce bouleversement, à cet effondrement du vieux monde futile où l'on se croyait plus forts que tout...
      Bisous philosophes
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  8. Très très beau texte; tu ne perds pas ta belle vitalité, ni ta lumière ! Plus que jamais, j'aime me promener chez toi.
    Et Anne oui, cette chère Anne, j'y ai pensé ces derniers jours et je me demandais si je ne ferais pas découvrir ce livre à Antoine ou si je ferais mieux de changer de sujet. Pour l'instant, j'ai opté pour Le Petit Prince.
    Bises la fée, continue de nous apaiser avec ta plume magique.

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    1. Merci miss.
      Tu me remplis de joie !
      Pour le livre, je crois que le Koala est encore un peu jeune. A quatorze ans, ça vaudra le coup. Il aura l'âge de la narratrice.
      En revanche, le Petit Prince est un excellent moyen de lui faire prendre conscience des choses essentielles...
      Je t'embrasse fort
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  9. Une larme séchée sur mes lèvres,
    je referme le journal d'Anne.....
    Ouvrant alors comme toi mes fenêtres sur ce jour nouveau, j'ecoute la nature a peine endormie qui s'éveille.....

    Au delà du gentil coucou, qui rythme la marche du petit monde des jardins, j'entends dans le lointain un couple qui chantonne doucement :

    "Au printemps au printemps
    Et mon cœur et ton cœur
    Sont repeints au vin blanc
    Au printemps au printemps"

    "Puisque demain s'ouvre la vie,
    entonnons la même chanson
    Puisque demain s'ouvre la vie
    dis moi ce que nous y verrons..."

    "Toute la Terre
    Se changera en baisers
    Qui parleront d'espoir
    Vois ce miracle
    Car c'est bien le dernier
    Qui s'offre encore à nous
    Sans avoir à l'appeler
    Vois ce miracle
    Qui devait arriver
    C'est la première chance
    La seule de l'année"

    Et là, comme toi, je me prends â espérer que la con finitude exauce demain ou après demain les doux voeux de ce couple......

    Doux reveil printanier à vous, à vous toutes et tous. 🤗🥨

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    1. Ton commentaire m'a beaucoup émue quand je l'ai lue. Peut-être à cause des chansons évoquée, qui m'ont rappelé une époque révolue...Je trouve enfin un peu de temps pour bloguer, il est vrai que je suis bien occupée, ce qui peut sembler bizarre en période de confinement...
      Mais toi tu sais pourquoi...
      Je t'embrasse fort
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  10. Merci pour toutes ces images lumineuses, pour signaler toutes ces grandes beautés toutes simples qui n'ont pas disparu de la portée de notre regard ou de nos espoirs. Comment toujours oser se plaindre et se vautrer dans l'idée qu'on vit une tragédie, en comparaison avec tant de vraies tragédies! Baci sorellita

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    1. Il me semble en effet que l'on ne peut comparer ce que l'on vit avec ce qu'ont vécu les gens pendant la guerre...Et ce que vivent encore plein de gens de par le monde.
      C'est un devoir de chanter la joie quand on a la possibilité de contempler les beautés simples de la nature.
      baci bella
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  11. Il est certain que notre confinement n'a rien à avoir avec celui d'Anne Frank...
    Bravo pour ton joli texte.
    Bises,
    Mo

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    1. Rien à voir, on peut le dire...
      Bisous jardinière.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  12. Plus que ton texte, magnifique bien sûr, mais rien que l'idée de ce printemps dont je ne vois pas une feulle, enfermée que je suis dans un appartement de centre-ville, me donne des bourgeons; plus que ton texte donc, je reste sans voix devant ta dédicace. Mais oui, bien sûr, comment se plaindre si on se souvient d'Anne Frank. Et je te recommande de visiter cette maison le jour où tu le pourras, le silence est impressionnant.....

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    1. Oh ma Myo...je pense souvent à toi, et à tous ceux qui sont en appartement.
      C'est sûr que c'est plus difficile que lorsque l'on a un bout de jardin...
      Merci pour ce que tu dis de mon introduction : elle vient du coeur. le Journal a accompagné toute mon adolescence.
      J'irai un jour, c'est certain.
      En attendant je te souhaite de trouver en toi les ressources pour affronter ce confinement sereinement. Je sais que tu en as beaucoup.
      Kisses sister

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  13. Moi aussi, j'ai pensé à Anne Franck, mais aussi à Nelson Mandela

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    1. Tant de héros ont payé de leur vie cette sacro-sainte liberté dont certains abusent aintenant pour faire et dire n'importe quoi...
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  14. Comment ne pas penser à cette chanson de Louis Chedid...
    Bon, moi, je n'ai jamais lu ce livre ! Je ne suis pas sûr du tout de m'y mettre un jour ?
    En plus, les bibliothèques sont fermées ; qui a dit que ce n'est pas de première nécessité ?
    Si seulement les effets secondaires de se covid de sens pouvaient être de mettre un peu de plomb dans la cervelle ! Enfin, j'veux dire, faire réfléchir sérieusement...

    La nature continue sont bonhomme de chemin, elle n'a que faire de l'humain qui lui fait tant de mal. Je râle souvent, pour des vétilles, comme ça, pour me faire du bien Je ne me plains pas de mon sort.Il y a bien pire. D'ailleurs, les personnes dans mon cas n'ont pas le droit de se plaindre.

    Ton texte est magnifique ! Une ode au printemps, au renouveau, à l'espoir. À quand, le renouveau de l'homme ? La nature, justement, impose l'occasion ; elle en a sûrement mare qu'on la prenne pour une conne.

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    1. On hésite entre l'optimisme de croire à une prise de conscience, et le pessimisme de penser que tout va d-redevenir « comme avant » une fois la crise passée...
      On entend quand même des ministres dire que « la santé prime sur l'économie » Qui n'aurait pu rêver d'entendre ça un jour ?
      Alors je vais continuer à croire que oui, c'est possible. On peut ressayer de tirer une leçon de ce grand bazar.
      Parce que la nature, au final, survivra très bien sans nous...
      Bisous du mercredi...Déjà ! Les jours de confinement passent tellement vite quand on se consacre à la nature...
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      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Ruffin a ressorti un discours de Sarko datant de la crise de 2008.
      C'était promis, juré qu'on ne nous y reprendrait plus avec cette course au profit qui nous a éclaté à la tronche. C'est pas difficile, on aurait dit un discours de Mélenchon.
      On sait hélas ce qu'il en est advenu...

      Quant à la santé... La ligne de réforme de l'hôpital n'est pas remise en cause, bien au contraire. Déclaration vieille de 3 jours d'Olivier Véreux: La réforme de l'hôpital se poursuivra car ce n'est pas une question de moyens, mais d'organisation.
      Il faudra juste qu'il arrive à ce que les virus s'organisent pour ne pas engorger les services...
      En 2008, la France gérait un stock de 1 milliard de masques individuels, par soucis de rentabilité, le stock a été ramené à 145 millions avant le Corona. Et il n'y a plus d'usine en France pour en fabriquer.
      Alors je réserve mon optimisme pour penser à une faillite généralisée des pollueurs...
      Déjà nombre de compagnies aériennes ont mis la clé sous la porte, et ce n'est pas fini.
      La suite logique viendra pour Airbus et Boeing...

      Vu de la campagne, le confinement n'est pas une catastrophe.

      Comme le disait Pierrot: Vivons heureux en attendant la mort.

      Ti bacio forte Cara mia


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    3. Puisses-tu avoir raison...la seule chose que l'on peut dire, c'est « qui vivra verra »
      Et tout le monde ne pourra pas voir...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  15. Ton texte est magnifique, mais ça n'a rien d'original à le dire, tant c'est une constante avec toi.
    Rien de plus à dire sur ce printemps qui nous prend un peu de court.
    C'est une chance énorme d'être en campagne et de voir la zone de confinement se prolonger bien au delà des tapisseries de la salle à manger.
    Le premier gendarme est à 15 km, avec bien d'autres chats à fouetter, alors en toute bonne conscience de suivre les précautions élémentaires, on se sent tout de même libre.

    Le principal bon côté de ce confinement, c'est la baisse spectaculaire de la pollution.
    Le peuple de France saura-t-il faire perdurer cet état de grâce ?

    Ceci dit, nous avons un symposium qui est tombé à l'eau, et ça me navre énormément.

    Molto baci in attesa

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    1. Baisse spectaculaire de la pollution, oui mais juste à titre d'information :
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/03/10/le-coronavirus-contraint-des-compagnies-a-voler-a-vide-pour-garder-leurs-creneaux-de-decollage_6032480_3234.html

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    2. @ Chinou
      Ce n'est plus d'actualité.
      La régulation du trafic aérien a suspendu l'obligation d'assurer 80% des vols sur les lignes accordées.
      Ce qui peut bouleverser l'avenir du trafic aérien, seront les faillites en série des compagnies.
      Il est très loin le temps où des compagnies avait des milliards de réserve...

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    3. @Blutchy
      Pour le symposium, je suis d'accord. C'est navrant mais pas que. C'est aussi affligeant attristant chagrinant consternant cruel déchirant décourageant déprimant désespérant désolant douloureux funeste lamentable pénible pitoyable poignant ...mais c'est comme ça comme dirait notre cher Andiamo.
      Heureusement qu'on a internet qui nous relie...
      Baci caro mio
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    4. @Chinou
      L'actualité va très vite en ce moment, et chaque jour, les infos de la veille sont obsolètes...
      Heureusement que l'essentiel est ailleurs...
      je t'embrasse fort
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  16. Je crois que nous sommes nombreux en ce moment à penser à elle. Je me demande même si je ne vais pas relire son journal !
    Merci pour ce texte. Bonne journée !

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    1. C'est une saine lecture. Je sais que tu n'es pas dans la plainte. Tout ceux qui se plaignent (moi la première, au début) trouveraient dans cette lecture de quoi relativiser...
      Belle journée chère Marie bonheur
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  17. Heureusement qu'à l'intérieur de nous, nous pouvons entretenir le feu des rêves et de la créativité, cela n'est pas interdit alors profitons-en, ne nous gênons pas pour imaginer le monde que nous aimerions voir naître... et il pourra enfin naître parce que nous aurons entretenu vaillamment le feu sacré. Bises ensoleillées céleste Célestine, à bientôt et merci pour cette foison de mots magnifiques. brigitte

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    1. En effet, rester vigilant n'empêche pas de rêver. les plus grandes avancées de l'humanité ont été construites sur un rêve de départ... I have a dream...
      Bisous ma Plume
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Les grands changements politiques se font tous sur un fond de malheurs. En 1789, le peuple avait faim (et, faut-il qu'il soit bête, il n'avait pas penser que la brioche pouvait remplacer l'absence de pain...). J'ai espoir que la crise financière qui s'annonce va mettre fin à la domination de la Phynance.

      Molto baci Cara

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    3. On est nombreux à avoir cet espoir...mais on ne tient pas les cordons de la bourse...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  18. J'aime ce chant de ta nature, son côté sauvage, son verbiage...
    Le jardin en toute saison fait du bien, je ressens cette chance... J'y vais , je rentre, je sors, plusieurs fois par jour, selon le temps, en ce moment il fait si beau... Je coupe quelques herbes et lierres trop pressants, je taille des petites branches, du jasmin par exemple, pour que la clématite puisse passer sur l'arceau, je taille un peu plus un rosier, les branches mortes, mais il y a tant à faire, je suis vite fatiguée mais cela me fait plaisir même quand j'ai mal au dos...
    Anne Frank a été longtemps confinée mais avec une grande angoisse, il faut dire que des vies aussi à cause de ce virus sont en jeu en ce moment, c'est difficile de perdre sa liberté mais il faut penser aux autres, à ceux que l'on aime...
    Je t'embrasse Célestine

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    1. La différence entre Anne Frank et nous, c'est que pour le virus, tout le monde est à la même enseigne. je n'imagine pas la souffrance d'être pointée du doigt et d'être obligée de se cacher pour échapper à la haine d'autres êtres humains. C'est incomparable, de toutes façons...
      J'aime beaucoup ce que tu dis de ton jardin. Je pense à toi, et à ton chagrin. Je regarde mes fleurs et je réfléchis à la vie.
      Je t'embrasse fort, marine
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. J'ajouterai que la vraie liberté ne dépend pas du lieu où l'on se trouve. Je me sens toujours libre malgré le confinement...
      Bisous
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  19. Il y a Anne, et puis il y a Etty. Et les deux surent être libres dans leur enfermement.

    https://aldoror.fr/2019/03/03/anne-et-etty-souvenir-damsterdam/

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    1. Merci pour ce beau lien Aldor.
      Etty Hillesum est une femme extraordinaire.
      Un modèle de résilience pour beaucoup de gens.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  20. Le français est un éternel insatisfait (et j'en fais partie puisque je peste en ce moment contre certains hébergeurs qui refusent de valider mes commentaires). Il doit rester dedans pendant ?????? mais c'est pour préserver sa santé et celle de ses congénères.
    Il ne risque pas de voir une bombe s'abattre sur sa maison, sa famille,
    Il n'entend pas les sirènes stressantes ou le tocsin l'invitant à aller aux abris,
    Il n'est pas obligé de regarder ou écouter en boucle les informations,
    Il a la chance de pouvoir communiquer par téléphone avec famille et amis,
    de travailler, se cultiver, se divertir grâce à internet.
    Il n'a pas perdu sa liberté, elle est juste sous surveillance et cela lui laisse tout loisir de se recentrer, de chercher le véritable sens de la vie, de la communauté, des valeurs.
    Certes, certains sont mieux "lotis " que d'autres.
    Et, si au bout du compte il garde le moral en berne il n'a qu'une chose à faire (scier 3000 bûches; oui je sais ce n'est pas donné à tout le monde ) venir lire ici même une leçon d'espoir et de confiance.
    N'étant plus contagieuse, je t'embrasse bien amicalement.

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    1. Ma Chinou...Que c'est beau ce que tu dis... C'est vrai que scier trois mille bûches enlève un peu de temps pour répondre aux commentaires, mais quel bonheur quand même, de pouvoir agir de ses mains, de sentir la (saine) fatigue envahir son corps. Je me considère comme privilégiée, non pas forcément parce que j'ai l'immense bonheur d'avoir un jardin, mais plutôt parce que j'ai l'immense chance de vivre cette aventure humaine avec quelqu'un à mes côtés. Être entourée d'amour, voilà qui change tout.
      Rave de savoir que tu es guérie du corona, ma Chinou. ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  21. C'est vrai : bien protégés dans nos jardins, près de la cabane à outils et du nichoir pour les oiseaux, nous pouvons laisser en toute sécurité courir notre pensée, donner libre cours à notre créativité, cocooner dans le bon idéal du retour des beaux jours. Mais ceux qui se claquemurent dans le kot de la râlerie ne le savent pas : c'est un travail, l'optimisme, ça coûte un bras ! Pour que les cailloux du chemin brillent comme des diamants il faut les frotter fort avec le chiffon des chagrins. Songez-y, confiné.e.s ! La main à plume vaut la main à charrue !

    (Houla, j'ai encore forcé sur le Bergerac melleux ce midi ! Un quart de verre, c'est trop finalement !)

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    1. Pour que les cailloux du chemin brillent comme des diamants il faut les frotter fort avec le chiffon des chagrins.
      C'est beau comme du Bobin.
      Je t'embrasse du fond du coeur, mon cher oncle poète.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  22. Réponses
    1. Je ne suis pas trop vin moelleux, Bergerac au autres... tout le monde s'en fout mais je tenais tout de même à le signaler.

      Bleck

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    2. Je boirai quand même à ta santé ! D'autre chose si tu veux ! Tu conseilles quoi comme vin blanc pour allonger la sauce de tes petits plats ?

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    3. Surtout pas un entre-deux mers, pas plus qu'un muscadet j'aime bien les Chablis, un Mâcon blanc c'est bien... je ne connais pas du tout les vins d'Alsace. Pas forcément en accompagnement d'un plat, en apéritif le vin c'est bien également... Nous parlerons du rouge à une autre occasion si tu le veux bien.

      Bleck

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    4. Mmmmmmhhh ! Cette petite conversation oenologique m'a ravie le palais et l'hippocampe !
      Ah quelles douces voluptés permet ce confinement...Un rapprochement de deux esthètes, là, dans mon petit salon feutré, mais c'est le petit jésus en culotte de satin !
      Merci les amis. les occasions de sourire sont à épingler en cette période où il est de bon ton de faire le mourre.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    5. Faire le mourre ?
      :-)

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    6. Ça veut dire « faire la tête » en provençal...
      Bisous bestiole adorée, tu te fais rare par ici ?
      Ça se confine, les criquets ?
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    7. Bien sûr !
      J'ai creusé un petit trou dans la terre et j'attends...
      :)

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    8. C'est trop mignon !!!
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  23. C'est curieux, en ces moments troublants, je pense plus aux prisonniers de leurs cellules ou de leurs corps qu'à des personnages comme Anne Franck dont le journal m'a hanté pendant des années.

    Bleck

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    Réponses
    1. Je pense plutôt à tous les gens qui sont prisonniers de la connerie humaine...Et ça en fait vraiment beaucoup beaucoup...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  24. Ce que je peux aimer tes textes couleur de perle et de printemps ♥
    Cela me fait du bien d'en lire un pile en ce moment.

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    1. Il y en aura encore, ma douce amie
      Reviens !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  25. Il est étonnant que ce que je ressens, actuellement, est partagé autour de moi (à distance préconisée) ou au bout du fil : le temps s'allonge et se savoure. Et pourtant, voilà presque deux ans, que le temps à moi est désormais depuis que j'ai : celui de la retraite.
    Savoure-t'on parce que l'épée de Dame Ô clés flotte sur notre tête ?
    Ce que je savoure le plus, c'est le silence sans pollution motorisée et le ciel bleu, bleu d'espoir mitigé mais présent.

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    1. Ah ! Délicieuse cette Dame ô Clés ...
      La retraite est une sorte de confinement en soi-même qui prédispose à la contemplation...
      Je t’embrasse
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  26. Je sais que ce n'était que rhétorique mais j'ai quand même des doutes ! :D :D :D
    Bisous chère fée

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    1. Il y aura un jour où ils n'auront plus le choix : entendre la voix de la raison, du bon sens, ou mourir...Et l'humanité s'éteindra.
      Bisous ma luciole
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  27. Votre dédicace à Anne est sublime.
    Elle a le mérite de remettre en perspective les petits désagréments que nous vivons à l'heure actuelle, en tant que citoyens confinés en bonne santé. Je ne parle pas des malades, évidemment.
    Quant à votre promenade contemplative, elle est un délice, une gourmandise propre à nous faire oublier un temps que nous devons rester enfermés entre quatre murs.
    Bien à vous délicieuse
    ~L~

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    1. Vous me ravissez, d'apprécier en fin gourmet ma modeste prose poétique...
      C'est à peu près tout ce que je sais très bien faire...Pour le reste je suis très moyenne. la faute sans doute à mon éclectisme échevelé...
      Bien à vous aussi, cher ami
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  28. J'aime tout, la dédicace et le texte immensément poétique. Quel petit délice tu nous offres!!! Merci à toi et merci au printemps de rendre, pour ceux qui ont un jardin, le confinement moins triste. Kot est un belgicisme que je connaissait puisque ma fille a fait ses études à Liège. Bisous tout plein

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    1. Eh bien je trouve ce mot très amusant pour désigner un studio d'étudiant...Même s'il était assez difficile à placer dans un texte sur les oiseaux et les fleurs...
      Merci ma Brizou fidèle.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Ma fille était même coKoteuse...

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    3. C'est amusant et très juste !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  29. Je suis en retard, boîte mail surchargée et je me rends compte que j'ai raté ton post et aussi les cours en ligne de mon prof de QI Gong ... D'un confinement voulu je passe à un confinement obligatoire et depuis deux jours le moral est en berne. Je me sens vraiment seule avec moi même et cette solitude qui me pèse est peut être nécessaire pour enfin faire émerger des envies de vie ...
    Merci pour ce très beau texte petite sœur, pour ce rappel que la vie est plus forte que tout. Avec toute ma tendresse ❤️

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    1. Je pense beaucoup à tous ceux qui sont seuls en ce moment... J'aimerais pouvoir les soulager.
      On peut s'écrire si tu veux. tu as mon adresse mail dans l'onglet contact.
      Bisous grande soeur
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  30. Coucou. Je ne suis pas sûre que les êtres humains vont prendre véritablement conscience de toutes les erreurs qui les ont menés à cette situation de crise sanitaire: coupes budgétaires en masse dans le monde médical, mondialisation, consommation à outrance, etc. Mais pour l'instant, l'urgence n'est pas là: des vies humaines sont en jeu et beaucoup de personnes, aussi bien dans le monde médical que dans d'autres milieux professionnels, doivent faire tourner la machine. Mais tu as raison, la nature, si on y a accès, est un baume dans ces temps difficiles. Bises alpines... de loin.

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  31. Mais oui on retrouvera tout ça, faut être patient !
    Le coucou fait son KOT...ben alors lui...chacun est confiné comme il peut !!
    Quel beau texte, tu manie la plume et la langue avec brio... :D :D
    Bisous printaniers du coup...à distance on a le droit !

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.