jeudi 13 novembre 2014

Introspection


J'observe ma maîtresse. Elle reste, de longues heures, assoupie sur sa méridienne de Greenwich. Je sais qu'elle s'est battue pendant trois jours contre une espèce de virus saugrenu, et qu'entre le sirop "qui fait dormir" et les pilules "à ne prendre que le matin sous peine de faire des bonds" son horloge biologique s'est un peu affolée. Mais ce n'est pas ça. Ce n'est pas non plus seulement la moite torpeur post-prandiale que vous nommez sieste.
Je crois qu'elle nous fait une crise d' introspection. Dans ces moments-là, en plus de comater sur le sofa, elle s'enferme souvent dans sa voiture, sa cage de farfadet, comme elle dit, bien à l'abri, seule, et elle médite longuement. Les embouteillages n'ont pas l'air de la déranger...
Elle pense à sa vie. Elle pense à son nombril. Elle a des milliers d'idées et de pensées qui traversent son esprit. Elle pense aux êtres qui l'entourent, à ses rencontres, aux relations qu'elle tissent avec chacun.  Elle a l'air heureuse, et puis son regard s'assombrit. Et à nouveau, il s'illumine. Son visage semble une plaine de fin d'été où le soleil et les nuages se disputeraient la lumière. Elle trace mentalement la carte de ses espoirs et de ses doutes. Elle s'afflige et se réjouit. 
C'est que dans les méandres de nos intériorités, le chemin n'est jamais tranquille. Certains événements extérieurs la contrarient ou la soucient, mais elle refuse désormais de s'en sentir responsable. Ce n'est pas sa faute si sa mère se retrouve à l'hôpital une nouvelle fois. Ce n'est pas sa faute si elle ne voit pas assez souvent sa soeur, ou ses frères. Si certains de ses amis ne donnent plus de nouvelles. Ce n'est pas sa faute si l'évolution de son métier s'éloigne de jour en jour de ses convictions profondes.  Ce n'est pas sa faute si les gens en face d'elle réagissent par des émotions incontrôlables ou démesurées. Elle n'est responsable ni de la tristesse de l'un, ni de la joie de l'autre. Personne ne détient le pouvoir de faire naître des émotions chez les autres.
 Elle n'est pas parfaite. Elle n'est pas toute puissante. Elle n'est donc pas coupable.  Elle a le droit de se tromper. Elle s'accepte, elle s'accueille, elle se cajole, ça lui fait un bien fou.
Alors ce doux rendez-vous avec elle-même, je le sens, l'apaise et la fait progresser. Les orages professionnels s'éloignent. Elle se sent de plus en plus prête pour son changement de cap. Elle accepte mieux l'idée de vieillir. Elle ne se ronge plus de culpabilité pour des choses  indépendantes de sa volonté. Le lâcher-prise détend ses os, ses ligaments, ses muscles. Elle n'a plus mal au dos ou à l'épaule. Elle est sûre que tout cela est lié. Ses boyaux ne se font plus des sacs de noeuds. Ses traits se lissent. La vie allume le feu en elle. Elle peut se tourner vers les gens qu'elle aime, vers ceux qui l'aiment. Certaines voix qui la font chavirer, certains êtres qui lui donnent de la lumière. Et cette lumière qui coule en son coeur, elle a envie de la partager avec ceux qui ne se sont pas ennuyés, à lire ce billet un peu "chiant" d'intime investigation, jusqu'au bout. 
Allez, je vous laisse. Je crois qu'elle est contente que je vous aie un peu parlé d'elle. Je crois voir qu'elle vous sourit. Du coup, je vais peut être avoir double ration ce midi...
La prochaine fois, je vous raconterai ma tendre et douloureuse inclination pour la voisine d'en face, une belle minette des Chartreux hélas mariée à un Bobtail du Japon...mais là, j'ai vraiment plus le temps.





If I Could See You Again by Yiruma on Grooveshark

117 commentaires:

  1. Dis mon Vanillounet, je ne te savais pas si timide pour te cacher derrière une photo anonyme. Mais à ta façon de parler d'Elle, je t'ai bien reconnu. Elle doit t'en dire des secrets, lorsqu'une importune goutte de trop met le feu aux poudres...
    Dis-moi dans le creux de l'oreille; Elle te chante quoi lorsque vous êtes entre 4 yeux?
    Léchouille
    Hani

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    1. Oui, tu as raison, ma chère : je suis un grand timide...mais je sais écouter les secrets de ma Célestine...
      Et au creux demon oreille douce et soyeuse, elle me murmure des chansons d'amour et d'espoir.
      Elle dit qu'il n'y a que ça de vrai.
      Léchouille en retour

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    2. Cabrel, Souchon, Brassens, Fugain, e tutti quanti...
      Il adore!

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  2. Il y a dans une vie quelques rendez-vous qui sont remuants, qui nous remettent en cause et qui nous font pester contre l'ahuri qui a éteint les phares qui éclairaient notre route, si belle et si droite malgré les quelques nids de poule (certes un peu déstabilisants, mais insuffisants pour embarder dans le fossé...)
    Alors on cherche une solution, si possible lumineuse tant que faire ce peu, pour savoir où et comment on va avancer.

    Tu as soufflé dans l'oreille de ton chat que: "Personne ne détient le pouvoir de faire naître des émotions chez les autres."
    Mais tu sais bien que c'est faux. Chacun détient ce pouvoir et les émotions qu'il/elle suscite sont à la mesure de ce qu'il/elle est.
    A soi de prendre ou non ces émotions, selon qu'elle nous conviennent ou pas. Mais grands dieux, heureusement qu'elles sont là...

    Il n'y a jamais assez de temps dans une vie pour tous les gens que l'on aime, hélas.
    J'espère que ta maman se rétablira bien et vite. Tu auras vite beaucoup plus de temps pour faire la tournée des popotes et des blogpotes :-)
    Tu découvriras bientôt le bonheur d'être libéré des contraintes professionnelles. Pouvoir cesser de devoir faire "bonne figure".
    Molto baci Céleste


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    1. Je ne fais jamais "mauvaise figure", quoi qu'il en soit.
      J'exprime mes sentiments et je crois que cela paye.
      Les amis sont comme des GPS qui nous guident discrètement quand on est dans la purée de pois.
      Mais il est vrai que c'est nous qui gardons la main sur l'itinéraire...
      Molto baci

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    2. Braves gens, si vous voulez bien me permettre...
      Comme Blutch, je crois que nous avons cet immense, ce fabuleux pouvoir d'offrir tout un bouquet d'émotions à ceux que l'on rencontre. Mais il est bien de leur fait de (s'autoriser à) les ressentir, de les accueillir et éventuellement de les amplifier. Et là, nous n'avons aucune responsabilité. C'est bien à l'autre de goûter ce que je lui offre...
      Mais quel merveilleux pouvoir que d'offrir du beau et du bon à ceux qui nous entourent !...
      Ouf, séquence émotion...

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    3. Bon, c'est quand que je me décide à offrir mes massages ?...

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    4. En fait, je parlais surtout des émotions négatives que telle ou telle personne va éprouver. Et si nos actes ou nos mots sont les déclencheurs, ils ne peuvent en aucun cas être tenus pour la cause. Ce qui gomme la notion de responsabilité. La différence peut sembler subtile, mais c'est en accédant à cette compréhension que je viens de comprendre combien je me suis culpabilisée pour rien pendant tant d'années. Si nous étions la cause des émotions des autres, chacun réagirait de la même façon, en vertu du principe éminemment scientifique selon lequel les mêmes causes produisent les mêmes effets. Or une parole que nous prononçons peut déclencher des émotions tellement contradictoires selon les récepteurs.
      De même, quand j'ai souvent eu l'impression de voler du temps aux gens que j'aimais, par ma présence, j'oubliais que c'était a eux seuls qu'appartenant le pouvoir de stopper la conversation. En comprenant que chacun est acteur de ses émotions, on perd ce sentiment oppressant de culpabilité. Et l'on gagne en ouverture aux autres.
      Les massages c'est quand tu veux. Entre Blutchiamo et moi, tu choisis l'ordre de passage...
      Bises célestes et molto baci

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    5. ...c'est un bien belle découverte, n'est-ce pas ? Où l'on se sent plus libre, et du coup plus disponible : fabuleux !

      Quant aux massages, tu me mets dans l'embarras ! C'est que je voudrais pas vexer zeu Blutch...
      ;oDDD
      Mais pour l'un comme pour l'autre, c'est quand vous voulez. Les seuls freins sont les z'aléas des distances et des calendriers...
      ;o))

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    6. Une découverte majeure de ma vie.
      ^_^

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    7. Permettez que m'immisce dans la conversation…

      Célestine, tu écris : « Et si nos actes ou nos mots sont les déclencheurs, ils ne peuvent en aucun cas être tenus pour la cause. Ce qui gomme la notion de responsabilité. »

      Hmmm… le "en aucun cas" me semble être un peu ambitieux et je crains que l'on ne puisse pas aussi simplement se dédouaner des émotions que l'on cause. Certes nos mots ne sont pas *forcément* la cause des émotions ressentis par les autres, mais ils *peuvent* l'être. Imagine que tu dises à quelqu'un pour qui tu comptes « je ne veux plus te voir » [oui, je sais, tu ne le diras pas…]. L'émotion qu'il pourra ressentir aura bien été causée par tes mots-déclencheurs. Tes mots ont bien ce « pouvoir de faire naître des émotions chez l'autre ». Tu seras donc bien *responsable* de ce que tu as donné à l'autre. Mais pas *coupable* puisque ce qu'il en fait ne t'appartient pas et que tu ne peux pas nécessairement savoir à quoi il est sensible. Dans mon exemple l'autre peut fort bien avoir la capacité d'encaisser le choc, de ressentir des émotions mais, et c'est là que je veux en venir, de ne pas chercher à te culpabiliser pour ce que tu as exprimé. Il peut même te remercier de t'être exprimée franchement et de faire ainsi confiance à sa propre responsabilité.

      Que l'autre soit touché par tes mots c'est normal : c'est qu'il est vivant et ressent des émotions. Par contre il n'a pas t'en faire porter la *culpabilité*, car ce serait ne pas accepter que tu puisses exprimer librement tes désirs.

      Bon, tout cela est très théorique et en situation vivante ce n'est pas aussi simple, mais c'est sur le principe que je m'exprime :)

      Et je te remercie d'avoir abordé ce point essentiel des relations interpersonnelles.

      Franches bises

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    8. J'ai relu plusieurs fois ton texte dense, et je pense que tu ne dis pas autre chose que moi...
      C'est la différence entre responsabilité et culpabilité est en jeu. Et la notion de déclencheur qui, j'insiste, est moins culpabilisante que la notion de cause.
      Bises en retour

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    9. Pour les bouddhistes, la culpabilité découle de la conscience de faire du mal.
      Par une parole que l'on croit anodine, on peut réveiller un traumatisme chez quelqu'un et le faire souffrir. La démarche est tout autre si on sait qu'il y a ce traumatisme et que l'on va faire souffrir. Pourtant, ce sont les mêmes mots et les mêmes personnes...
      Lorsqu'on ressent une émotion négative, on est libre de l'accepter ou de la refuser. La retourner d'où elle vient s'il y avait volonté de nuire. mais là on est dans un autre cas de figure.
      Baci
      @ Candide
      Lorsque tu passes par l'hexagone, tu es invité en Bourgogne.
      Avec ou sans massage, il y aura à boire et à manger, plus une guitare.
      accolade

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    10. Ah bon, tu joues de la guitare maintenant ? Première nouvelle !
      ;-)

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    11. Avec des doigts trop souvent abimés j'ai du renoncer à pratiquer, mais la guitare est toujours là, magnifique dans sa robe de palissandre.
      Je n'attends que ta visite pour te la présenter.
      Pour ce qui est de la reprendre en main, il me faudrait peut-être un coup de baguette magique...
      Ti bacio

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    12. Dirold Blutch,
      Ton invitation m'honore et j'espère bien pouvoir y répondre un jour !
      Note cependant que je suis plus un souffleu d'tuyaux (flûtes à bec et irish whistle) que gratouillou. Dans ce domaine je me contente de gratter, dzoing-dzoing, des rythmiques basiques. Entre nous, mais ne l'ébruite pas, je crois savoir que not'fée fait beaucoup mieux...
      ;o)

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    13. @Blutch
      D'accord avec ces deux aspects de la culpabilité : celle qui est "saine" (avoir conscience que l'on a fait du mal à autrui sans le vouloir) et celle qui est "malsaine" (excessive et autodestructrice), parfois entretenue par un entourage qui ne nous veut pas que du bien.
      D'accord aussi avec notre "libre responsabilité" d'accepter ou non cette culpabilisation venue de l'extérieur. Je mets le terme entre guillemets parce que cette liberté est toute relative, fortement conditionnée par notre éducation dès le plus jeune âge...

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    14. Pierre, puis-je répondre même si tu t'adresses à Blutch? C'est exactement cette différenciation qui est abordée dans le livre que je viens de lire sur le thème de la culpabilité. Et j'ai réalisé tout d'un coup que je trainais depuis des années une culpabilité morbide, malsaine et excessive. En comprenant son mécanisme de fonctionnement je viens de me libérer d'un grands poids.
      C'est meilleur qu'un régime hypocalorique!
      Bises légères

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    15. @ Pierre
      Je n'ai pas su me faire comprendre.
      Lorsque tu parles de "saine culpabilité", pour moi ce n'en est pas une.
      Je peux blesser une personne sans l'avoir voulu. Dans ce cas, je suis responsable de sa souffrance pour en avoir été le facteur déclenchant. Je ne suis pas coupable d'une mauvaise action puisque je ne savait pas qu'elle pourrait être blessée par mes paroles. Se sentir coupable dans un tel cas est très excessif
      Si je le fais alors que je sais que ce sera très mal perçu, là, je devient coupable. Ce qui ne veut pas dire pour autant que je me sentirais coupable ,car c'est une question de conscience...

      Tu évoques, il me semble, un autre volet de la culpabilité, celle qui nous est imposée. Soit par la "morale", soit l'éducation, soit autrui.
      Ce sentiment de culpabilité n'a, évidement, pas lieu d'être, pourtant il n'a aucune limite et peut aller jusqu'à s'excuser d'exister. C'est celle-ci que je qualifierais de "mauvaise culpabilité".

      En enlevant la référence à Dieu, qui peut indisposer, la prière de François d'Assises garde toute sa valeur comme ligne directrice de sa vie:
      Que j'aie le courage de changer les choses que je peux
      Que j'aie la sérénité d'accepter les choses que je ne peux changer
      Que j'aie la sagesse d'en connaître la différence.

      Je peux rajouter que, toujours pour les bouddhistes, il ne sert à rien de souffrir de la douleur des autres. Ca ne leur enlèvera rien de leur peine et nous serons d'autant efficace pour leur venir en aide. Sans compter qu'ils peuvent aussi se sentir coupables de nous causer du chagrin.

      En bref, tout un programme...:-)

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    16. @ Candide
      Pour ce qui est de Fée Lestine à la gratte, je confirme.
      Pour le reste, toutes les options sont disponibles...

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    17. Je m'immisce.
      La saine culpabilité, c'est ce qui permet de ne pas faire n'importe quoi. Quand on pique un truc dans un magasin, on sait que ce n'est pas joli joli, alors on éprouve une saine culpabilité. Parce que l'on a dépassé les limites que l'on s'impose à soi-même, celles que l'on accepte comme garantes de la vie en société.
      La culpabilité morbide, c'est se sentir coupable tout le temps. Même quand on n'a rien fait de mal. Et ça, c'est vraiment un truc dont je suis heureuse d'être en train de me débarrasser.
      Baci.

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    18. @ Blutch
      Mon exemple était mal choisi puisqu'il parle de culpabilité a posteriori. Ce qu'écrit Célestine là, juste au dessus, apporte les précisions nécessaires : la saine culpabilité c'est celle qui nous empêche d'agir en faisant fi d'autrui. C'est se dire : si je fais ça, alors mes actes vont nuire à l'autre, donc je vais "mal" agir. Une culpabilité préventive, en quelque sorte, qui engage la notion de responsabilité. Sans cette pré-culpabilité par anticipation je me demande si la notion de responsabilité pourrait exister puisqu'on aurait pas la notion du dépassement des limites, ou que ce dépassement n'aurait aucune influence sur notre conscience. La conscience du "bien" et du "mal" (termes à prendre hors de toute connotation religieuse) passe par la notion de culpabilité, il me semble.

      Tu parles de la culpabilité "imposée" et je suis d'accord : elle peut être très toxique. D'un autre coté la notion de bien et de mal est forcément transmise par l'éducation, donc "imposée", d'une certaine façon. Le problème c'est la définition du "bien" et du "mal" et à quelle morale elle se réfère…

      Pour la prière de St François d'Assise je la connaissais sous le nom d'auteur de Marc-Aurèle. Mais peu importe l'auteur : elle me semble très "saine".

      @ Célestine

      Ben heureusement que tu peux répondre à Blutch ! Tu es chez toi, quand même ;)
      Et en plus tes réponses vont dans le même sens que celle que j'aurais pu apporter. Que demander de mieux ?

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    19. Tu as tout dit, cher Pierre. C'est admirablement bien résumé.
      Oui je sais que je suis chez moi. Mais j'aime bien demander la permission à mes invités. Juste pour les entendre me répondre : " mais fais comme chez toi... "
      Les notions de bien et de mal nécessiteraient plus de temps. Lâ je vais faire dormir mes yeux ^^.
      Kiss

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    20. @ Céleste et Pierre
      J'ai convoqué Madame Larousse car on achoppe sur le sens du mot "culpabilité".
      C'est donc, selon elle, un sentiment qui découle d'un acte que l'on sait répréhensible. Elle arrive donc après l'acte.
      Avant l'acte (et ce qui nous retient parfois de le faire), c'est la conscience que ce serait une mauvaise action. Cette conscience n'engendre aucun tourment moral.

      Différencier le bien et le mal sans recours à une moralité religieuse ou sociétale, c'est possible.
      Comment pourrais-je réagir si on me fait ce que je fais à un autre.
      Par exemple, si je n'accepte pas qu'on me souffle une place de stationnement sous le nez, je n'ai pas à le faire à un autre. Le reste à l'avenant.

      La culpabilité morbide est une affaire de manipulations. Etre toujours mécontent du résultat sans donner les moyens nécessaires, en vouloir toujours plus. Faire ainsi croire à la victime qu'elle n'est pas à la hauteur. C'est devenu une méthode de gestion généralisée et l'Enorme Nullité n'y fait pas exception. C'est une façon d'avoir du pouvoir sur l'autre, le "coupable". Toutes les relations humaines peuvent être polluées par ça.
      Voiklà ce qui arrive lorsqu'on donne le pouvoir à des incompétents... :-(
      Salutations et baci

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  3. S'il est vrai qu'un maître ressemble à son animal de compagnie, quoi de plus normal que tu retombes sur tes pattes, après un coup de mou qui a dû mettre le matou en appétit ! :~)

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    1. Un coup de mou physique, certes, mais au fond de moi une belle force nouvelle est en train de naître.
      Un coup de mou pour le chat, c'est quand même excellent dans la famille des calembours...
      Bises mon cher TB

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  4. réussir à se convaincre qu'on n'est pas responsable des émotions des autres, c'est ce que j'ai essayé de faire hier aussi... ça m'a pris des heures et je n'ai plus de chat ;-)
    bon courage, Célestine

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    1. Bienvenue au club, Madame!
      Et merci pour tes encouragements. Cette phrase "on n'est pas responsable des émotions des autres"mérite beaucoup de réflexion et d'attention, car elle est déculpabilisante, et amène donc une grande paix intérieure.
      Je t'embrasse

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  5. Chat, chez bien écrit.

    Bleck

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  6. Coucou Minet... tu es trop beau ! je sais que tu prends soin de ta maîtresse affaiblie par "une espèce de virus saugrenu", cajole-la comme tu sais faire... tu le peux... Je crois qu'elle est en pleine réflexion philosophique sur le coussin de la métaphysique poétique (!) ce qui ne gâche rien.. en quête d'absolu.... mais attention à ne pas devenir une tête qui veut tout comprendre.. sa vie... ses proches... ses liens avec chacun d'entre eux... ses interrogations... ses pourquoi, pourquoi... toutes ces carapaces.. puis sa maman de nouveau hospitalisée...les enfants qui quittent le nid.... inconsciemment son prochain départ à la retraite... ce n'est pas rien.... mais à hoqueter trop de pourquoi demeurant sans réponse...on risque de passer à côté de l'essence-ciel qui illumine notre chemin.... quoi qu'il en soit en ce jour de doute, il semble... non de la gentillesse... souhaite-lui une bonne fête de ma part.... et dis-lui," non coupable".. quand tout s'agite autour de nous.. restons zen tout autour de notre vie... bisou à toi Minou. et à ta maîtresse. Den..

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    1. Chère Den...je pense que ma maîtresse a bien compris qu'il ne fallait pas se poser trop de questions : l'important, ce n'est pas le nombre de questions , mais juste de se poser quelques bonnes questions et d'en chercher la réponse au fond de soi...

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    2. Le coussin de la métaphysique poétique...ça ferait un excellent titre de roman, Den !
      Merci pour ce long commentaire qui m'a beaucoup touchée.
      Bises célestes

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  7. Faudra que tu me présentes à ton chat, il est meilleur philosophe que le coiffeur d'Adrienne :-)

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    1. Je n'ai pas l'heure de connaître le figaro de madame...
      Mais je te crois sur parole.
      ;-)

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  8. Moi je n'aime pas trop les greffiers, mais la pminette dont il parle là je ne dis pas..
    Je dis ça mais j'ai rien dit ];-D

    Dis donc belles châsses tu ne vas pas nous faire un coup d'mou ? Allez Chauguise est là, viens sous son grand bada, y'"a d'la place pour deux ma gisquette !

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    1. Et même pour trois si ça se trouve...un vrai parapluie !

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  9. je ne pense pas que ce soit avoir un coup de mou que de s'arrêter de temps en temps pour réfléchir à sa vie... surtout quand on y tient, comme toi...surtout quand on veut la vivre intensément!. Il faut du courage pour s'abstraire du charivari, et se poser/pauser. Et si on ne s'y enfonce pas, en perdant pied, c'est en effet très bénéfique

    Il u aurait de quoi dire davantage entre "responsable" et "coupable"
    (désolée, de pas parler chat, j'ai écouté (et entendu) au delà

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    1. Tu as raison Coumarine, coupable c'est plus fort que "responsable"...
      Je te pardonne de ne pas savoir parler chat, tu parles si bien la langue humaine déjà. Et tu as bien compris l'essentiel de mon message. Je me pose, je me pause, mais je ne suis pas abattue. J'ai une sorte d'énergie qui me vient de l'intérieur, comme un feu qui éclaire mais qui ne fait plus mal...
      merci ma douce amie, j'espère que tu vas mieux.
      Je t'embrasse doucement♥♥♥

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  10. Mon cher Félix (j'ai attendu la fin du billet pour me prononcer sur ton genre)
    Pour la belle minette des Chartreux je en saurai trop te conseiller, mes diverses inclinations n'ayant pas toujours été de grandes réussites. Par contre pour ta maîtresse je sais un peu ses inquiétudes notamment pour sa maman (tu as dû en avoir une aussi), et je connais un peu ses tourments. J'ignore tout de sa voiture, sa cage de farfadet, très joli ça, et tout aussi de son nombril (pas de commentaire).Mais je sais ses exigences et ses tendresses. Aussi te demanderai-je, mon très cher Félix, de lui présenter mes compliments pour la façon dont elle t'a éduqué, et de l'embrasser de ma part.
    P.S. Je n'ai eu qu'un "comme toi" dans ma vie.Il s'appelait Hollywood mais s'en fichait royalement. Il va de soi que je t'embrasse toi aussi.

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    1. Hollywood, ha ha! j'vais te dire, ta majesté, ça ne métonne pas ! Ma maîtresse m'a dit que t'étais un fondu de cinéma, de cinoche des années 50...
      Qu'est-ce que je peux te dire ? qu'elle aime bien son calembour "cage de far(f)aday" que son nombril est tout petit et tout doux je l'imagine quand je ronronne contre son pull pour avoir mes croquettes...mais je m'égare.
      Tu as raison, elle m'a bien élevé.
      coup de patte, mais sans griffer !

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    2. PS moi c'est Vanille! Et ça, c'est la seule erreur qu'elle ait faite, Célestoche: me donner un nom de fille...mais il faut dire que j'étais tellement mignon quand j'étais petit...

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    3. @ Vanille
      Tu es toujours aussi mignon.
      Ron ron ron

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    4. Merci chère Minette de Blutchy.
      Je te retourne le compliment
      (Rhôô c'était vraiment la journée mondiale de la gentillesse...)

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  11. Réponses
    1. Moi ze l'aime encore pluss !
      Miaou

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    2. C'est la journée de la gentillesse on dirait !
      ;-)

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    3. Miaoumoi aussi ze l'aime ! ;oDDDDD

      Jdirien...

      Ahem... bon je sors ...

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    4. Ben voui, on sème tous beaucoup d'amour ce soir...
      Tu sors déjà?
      :-)))

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    5. Rien à faire de la "journée de la gentillesse" !

      Par contre, c'est tous les jours la journée de la vérité ! ;-)

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    6. Tu me fais penser à un livre qui a accroché mon regard il y a peu:
      "Ne soyez pas gentil, soyez vrai"

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    7. Ouai, c'est vrai quoi, y'enamarre d'êt' gentil ! C'est d'un mièvre, tssssss !
      Je vais devenir vrai : ça peu devenir rugueux, genre ponceuse à gros grain, ou peau de requin !

      Jdirien

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    8. Avec ma peau de fée, tu me vois devenir podrequin ?
      Je vais investir dans un bon gommage...

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    9. Cel, je suppose que tu veux parler de "Cessez d'être gentil, soyez vrai". Un bouquin qui m'a beaucoup plu, très didactique, à lire et relire. Il m'a ouvert aux bases de la communication non-violente. Changement radical de regard...

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    10. Ah oui Pierre, c'est le titre exact...
      La communication non-violente , je la pratique au quotidien, dans mon travail de directrice, j'ai eu l'occasion de rencontrer un formateur extraordinaire lors de mon stage de direction. Son adage était: " ni paillasson, ni hérisson" qui résume assez bien l'idée je trouve.

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  12. Moi je dis que Célestine a beaucoup de chance d'avoir un chat comme toi qui la connait si bien et qui en plus a le même talent d'écrivain qu"elle ! Mais ne dit-on pas que les animaux de compagnie ressemble à leurs maîtres :-)!

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    Réponses
    1. rrrrrrrrrrr...........rrrrrrrrrrrr...........
      (je ronrrrronne d'aise...)
      ;-)

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    2. Ma maîtresse se prend pour moi, maintenant...tss !
      Elle a même oublié de te remercier, mammilou.
      Ah la la...

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    3. Cher petit Vanille:
      tu m'as tellement troublée avec ton joli texte que j'en ai oublié mon orthographe ! J'espère que ta maîtresse-maîtresse n'a pas lu ce que j'avais écrit, sinon elle a du faire un bond jusqu'au plafond ! Bref tout ça pour dire que "ressembleNT" cela aurait été mieux:-)!

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    4. Elle ronronnait tellement qu'elle a même pô vu !

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    5. Mon vieux Vanille, tu vois ça : suffit d'un rien pour mettre une humaine cul par dessus tête dans sa tête !
      :oD
      Tu doit bien te marrer, toi qui observe tout ça de loin avec cette sage distance qui n'appartient qu'aux félins (quoique, quand même, il semblerait que la petite Chartreuse d'en fasse te perturbe un peu. Et encore ne sommes-nous qu'en novembre !... ;oD )

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    6. Perso, la chartreuse me perturbe grave aussi, surtout quand elle est verte.
      Mouarf !

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    7. Ouais, y'a trop d'amour ici, la tête me tourne et la chartreuse n'y est pour rien : "...la petite Chartreuse d'en fasse..." se lit "la petite chartreuse d'en face".
      Tsssss

      :oD

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    8. Trop d'amour ? Il n'y a jamais trop d'amour pour faire une moyenne avec le journal télévisé ...
      <3

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    9. :o))
      Devant une évidence aussi écrasante, je ne peux que m'incliner...

      :o)

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  13. Bon eh bien je pense qu'il s'agit d'un coup de mou et un coup de mou il faut le saluer pour ce qu'il est c'est à dire un petit coup de moins bien, un ralentissement ou un amolissement mais rien de plus important ou grave.
    Et pour quelle raison serait-on toujours au top, toujours en pleine forme c'est fatiguant que de toujours activer la bestiole que nous sommes tu parles d'un taf que d'être un corps humain... mais c'est quasiment inhumain ce qu'on lui fait subir à notre corps, alors tu sais l'autre, les autres on s'en fout on s'en cogne grave s'accepter simplement vivre la mollesse passagère regarder notre chat bien dans les yeux et lui murmurer t'es pas le plus con, toi avec tes heures et tes heures de semi-sommeil et tes mouvements de décontraction... une bise Célestine.

    Bleck

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    1. Rhôô ! j'adore ta longue suite de mots...
      Je suis scotchée.Merci très sincèrement.
      Bises célestes

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  14. Comme j'aimerais que mon chat se mette à écrire !!!!!! Le tien est charmant ! et il te comprend si bien.

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    1. Je dis souvent à mes élèves qu'avec un stylo, tout, mais absolument tout est possible.
      Ils adorent quand je leur démontre qu'un stylo est une baguette magique.Et que tout peut arriver avec...y compris les chats écrivains.
      je t'embrasse petite Mel, gros bisou

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  15. Réponses
    1. Oh oui ! trop mimi les sorcières...

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  16. Le doute le voilà qui s'ingénie à te contrarier, à t'intimider, à distiller son venin! La Vie (il n'y a pas longtemps que tu l'as interpellée!!), c'est comme un arc en ciel: il faut de la pluie et du soleil pour en voir les couleurs( citation d'un anonyme). Ce texte est magnifique, fascinant et me ravive dans tout mon être.
    Si je dois résumé tout ton texte, je le trouve dans cette citation d'Oscar Wilde: "«Il est des moments où il faut choisir entre vivre sa propre vie pleinement, entièrement, complètement, ou traîner l'existence dégradante, creuse et fausse que le monde, dans son hypocrisie, nous impose.» Et moi je fais confiance à ton intelligence, Célestine.

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    1. Le doute fait partie de moi, cher Bizak...Tout le défi pour moi a toujours été de l'apprivoiser, et de laisser à quelques certitudes bénéfiques la place de s'épanouir tranquillement dans les espaces libérés par le doute.
      Un subtil jeu de lumière et d'ombre, toute ma vie dans cette contradiction. La citation d'Oscar Wilde est très forte, et je t'en remercie. Je crois que le choix s'impose comme une évidence à mes yeux éblouis : la vie, ma propre vie, bien sûr, loin des compromissions hypocrites.
      Merci pour tes mots subtils, mon ami
      Big kiss

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  17. petite marie13 novembre, 2014

    Joli petit minou, fait un gros calinou de réconfort à ta maîtresse ...
    Quand on est affaibli, on pense beaucoup ... Trop ...
    Bisou à vous deux :-)

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    1. Merci petite Marie, on t'embrasse tous deux bien fort.
      Ne t'inquiète pas trop, chacun veille sur l'autre et le virus n'est plus qu'un mauvais souvenir.
      :-)))

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  18. La cage de Farfadet m'a bien plu ! Mais il faut faire attention (ou espérer !) car le verbe "lutiner" n'est jamais très loin !

    Joe Krapov, troll de service !

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    1. T'es un bien gentil troll, Joe, comparé à ceux qui sévissent parfois sur la blogo!
      Si tu montes dans ma cage de farfadet, promis, je te mettrai dans la boite à (korri)gants...On fera le plein chez Elfe, et on ira pique-niquer sous un arbre à came...au point où on en est, ça nous fera pas de mal !
      ;-)

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    2. Et moi, je sens le gas-oil ?
      ;-)

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  19. Accueillons avec douceur nos coups de mou, nos coups de barre, nos coups de bambou, nos coups de blues qui en disent tant sur notre humanité. Nous avons besoin de notre fragilité pour dévoiler notre force. Je t'écris ces mots, blottie dans mon petit canapé, avec un coup de cafard qui n'attend que le coup de grâce pour disparaître...

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    1. Ou le coup de baguete magique d'une fée enrhumée ?
      Bisous tout doux.

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    2. Oh ! Merci fée Célestine pour ce joli coup de pouce via ta baguette... J'ai eu un coup de coeur pour ce beau dessin et voilà que je me sens mieux ! A mon tour de te filer un coup de main pour te débarrasser de ton gros RHUBE. Attention, je vais souffler très fort sur ces affreux microbes : un, deux, trois et pppffff ! Disparus dans un coup de vent ! D'ailleurs, je t'embrasse puisque tu n'es plus contagieuse...

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    3. T'es trop chou, Aimedjee...merci beaucoup a toi aussi.

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  20. J'aime bien l'idée de « penser à sa vie », qui va de pair avec celle d'introspection. Regarder en soi, s'ouvrir à soi, n'est pas superflu. Comment orienter sa vie sans observer ce que l'on ressent ? Et comment donner un sens aux émotions qui nous parcourent si ce n'est en tentant de les comprendre ?

    Je ne sais pas si c'est un "coup de mou" qui s'exprime ici, mais moi je vois la belle énergie qui émane de ce texte. Il est fort, il est riche… et n'a rien de chiant. Bien au contraire :)

    Merci pour ce que tu offres ici de toi

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    1. Ah Pierre, ce billet t'est en quelque sorte un peu dédié, si l'on veut bien considérer que le mot chiant est de toi, dans un de tes échanges avec notre cher Alain X ...c'était donc un clin d'œil, car, comme toi, comme lui, et comme certains dans cette sphère étrange qu'on appelle la bloguo, je trouve naturel d'utiliser les mots et l'esprit pour entrer en soi-même, et je ne pense jamais à trouver cela " chiant"... Libre aux lecteurs qui ne se sentent pas concernés de ne pas s'arrêter et de passer leur chemin.
      Quant au fond de ton commentaire, permets moi de te remercier d'avoir saisi la teneur profonde de mon billet...
      Non pas de coup de mou, juste une formidable découverte d'une part de moi qui me fait souffrir depuis toujours, et que je sens se déliter comme du sucre dans un café chaud. Transformant soudain l'amertume en douceur. De quoi ressentir, tu l'as dit, une grande et libératoire énergie qui ne demande qu'à s'exprimer.
      Bises épanouies.

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    2. Bah… j'ai bien pensé à l'allusion au billet d'Alainx mais je n'ai pas osé mettre en avant cette connivence ;)
      Et pour rendre à Alain x ce qui lui appartient, le terme de "chiant" était de lui. Je me suis contenté de le mettre en exergue, toujours un peu étonné de voir qu'il peut être associé à l'idée d'introspection alors que j'en fais mon miel.

      Bises encourageantes

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    3. Oui c'est vrai Pierre, ma mémoire m'a joué des tours.
      peu importe qui a prononcé le mot, je suis d'accord avec vous deux. Parler de soi fait du bien à ceux qui lisent, dans la mesure où ils y trouvent une résonance avec leur propre expérience...
      Et puis quelquefois, ça peut être bien de s'activer le transit à réfléchir sur soi. Cela aurait donc des vertus laxatives et donc, au final, curatives... ;-)
      Bises approbatrices

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    4. j'ai pas écrit que l'introspection et la montrer c'était "chiant".
      J'ai apporté des précisions chez Pierre....
      La prochaine fois (si prochaine fois il y a...) j'éviterai les expressions qui apportent des interprétations différentes, parce que... c'est "chiant" !

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    5. Mais moi j'ai adoré mon Babar que tu dises : " je vous préviens, je vais faire chiant"
      Je sais bien que c'était une litote...

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  21. Ce n'est pas ta faute si...et si...mais c'est normal que ça te fasse souffrir. Nous avons besoin d'intégrer la souffrance et de l'accepter comme nôtre autant que le plaisir. La force est en toi, respire la!

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    1. Souffrir par empathie ou compassion, oui, bien sûr, c'est normal...mais par culpabilité,morbide et injustifiée, non, il est temps que cela s'arrête. La force est en moi, je la sens.
      Merci ma belle pour tes mots, comme toujours très positifs.

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  22. miou miaou ron ron miaou miaou

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    1. Et aussi, j'oubliais : miaou ronron miaou!

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    2. Miaouuuuuu!

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  23. Résolument positive, j'admire.
    C'est vraiment super de pouvoir dénouer ses tensions comme ça.
    Bises

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    1. Comme j'aimerais te transmettre cette joie que j'ai à découvrir mes blocages et à les dénouer...
      J'ai rajeuni de dix ans en une semaine là...
      Bisous solidaires.
      Écris moi si tu veux

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  24. Un magnifique retour vers elle, elle ronronne dans sa voiture dont le moteur ronronne aussi, et le ronron, on le sait, apaise les tensions... Ne plus s'empoisonner la vie de "qu'est-ce que j'aurais pu faire?" comme si on était les divines sauveuses de tout ce qui nous entoure, youpie! Non, pas devenir égocentrique mais sourire à l'idée que tout le monde est surtout responsable de lui, de la manière dont il absorbe les tuiles et les grandes joies, et de la pudeur ou générosité avec laquelle on partage ça avec autrui. ...

    Dis-lui, chat sage et leureux, qu'elle a raison...

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    1. Il me l'a dit, mon Edmee, mon aimée, et j'ai vraiment envie de le croire maintenant.
      Je me nourris quotidiennement de lectures, de réflexions qui m'aident a cheminer, ce n'est pas du tout " chiant" ( tu auras compris que c'était une boutade) c'est même carrément exaltant et tu sais que tu tiens une part non négligeable dans ce cheminement joyeux et léger. Tu m'apprends beaucoup, tout comme Marie Madeleine et Coumarine, et je sais ce que je dois a chacune dans le dénouement de mes tensions physiques et mentales, dans l'acceptation conquérante et non résignée de la fuite du temps. Alors merci merci merci. Ma gratitude est immense envers cette vie pleine de surprises quotidiennement.
      Je t'embrasse, sorellina

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  25. Haaa non, pas la dépression d'automne toi aussi...sans compter le virus de changement de saison...bon ça fait du bien aussi de vider son sac parfois.
    gros bisous !!

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    1. Non non, je te rassure, aucune dépression d'automne...même si au premier abord mon texte semble peut être le laisser supposer...
      Mais au deuxième rabord, j'explique de manière sans doute pas très claire ce qui se passe dans ma tête et dans mon corps aussi.
      Donc pas de souci, Mindounet, je vais bien!

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  26. En fait c'est drôle les manques, j'ai déposé un commentaire dont je n'étais pas très fier et que j'ai mal validé et oups envolé dans les limbes. Celui-ci parlait juste de ma babatittude devant ton texte. J'admire cette façon de pouvoir faire.
    En fait je ne me pose jamais dans ce genre de réflexion intérieure parce que suivant le sens du sens je risque de passer du surmoi ou sousmoi sans faire la part des choses.
    J'aurai dû demander à mon chat mais je n'y ai pas pensé et maintenant c'est trop tard. Bon dimanche

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    1. Le sous-moi, c'est amusant comme expression...tu connais mon goût pour les jeux de mots...
      J'aurais bien aimé lire ta babatitude, mais voilà, tu as fait un acte manqué.
      Bises celestes

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  27. des mots pour dire les maux... tes mots et tes maux ressemblent beaucoup aux miens...
    cha alors !
    cumul de fatigue et douleur physique font bonne paire, apprendre à lâcher prise n'est pas qu'une mince affaire, comment faire ? alors que je te lis aujourd'hui, ma décision est prise d'hier ! j'arrête de me faire mal pour ne plus avoir mal... ça c'est possible non ?
    j'ai un métier qui me tord, me rince et m'essore ! je suis lessivée... il faut que je m'assouplisse avant que d'être sèche et pliée !
    je repasse bientôt, je reviendrais te lire...
    merci pour ces jolis mots... à bas les vilains maux !

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    1. Chère Mamou
      Bienvenue chez moi, je suis touchée par tes mots.
      Je ne sais pas quel métier tu fais, mais je suis de tout cœur avec toi dans ta recherche de bien être.
      Les mots pour dire les maux...cela fait si longtemps que je les cherche moi même. C'est une quête incessante mais passionnante.
      Je file faire un tour chez toi.

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    2. je suis soignante dans un service difficile, la cardiopneumologie... au près de malades souvent très atteints, de familles en grande souffrance... ça use et rend très souvent chiffon ! j'aime aussi rire, et dire beaucoup de bêtises... ça relance la machine pour un tour !

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    3. Ah, l'humour. Sage attitude ! Je te donne un premier bon point !

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  28. et j'ai oublié de te dire que ma dernière petite fille s'appelle ?... Célestine ! elle a de magnifiques yeux bleus !

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    1. Oui c'est ce que j'ai vu en arrivant chez toi...et je confirme: elle est magnifique!

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    2. Normal puisque c'est une Célestine :-)
      Ti bacio

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  29. Non, il n'est pas ch...t ce billet. Bien au contraire, tu sais si bien exprimer nos contradictions, toutes ces choses qui nous passent par la tête... Et oui, le lâcher prise fait du bien. Pas toujours facile mais il fait du bien. A nous, aux autres aussi en nous rendant plus disponibles. Bisous ma Célestine et pensées à ta Maman

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    1. Merci Brizou comme d'habitude tu sais parfaitement synthétiser ma pensée.

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  30. Ah non il n'est pas ch... et j'y vois comme un lien entre ce que je viens d'écrire. Même si nous n'avons pas la même bande son.
    Le monde m'affole, au boulot, j'en vois (ou j'envoie...) de toutes les couleurs. Alors même si ce n'est pas encore le temps pour moi , je sais que je chercherai comme toi un jour un autre horizon. Donc non pas ch... definitly (bon je t'avoue que la musique je ne l'aime pas trop ;) )

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    1. Je te le souhaite ardemment et hardiment d'ailleurs. Car il faut du courage pour changer de vie.
      Il en faut moins pour changer de bande son. C'est fait.
      ;-)

      Bises

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  31. J'ai relu ton billet plusieurs fois, il me parle , il résonne ....... Quelle belle écriture !

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    1. Je suis heureuse d'être une petite pierre de ton cairn personnel, Miss !

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  32. Il te faut une cure de magnésium, d'oméga 3, une cuillérée de foie de morue, du soleil, du soleil et du soleil, Célestine !
    Tu es dans ta période "noire", ma belle, faut pas, si tu savais comme c'est trop bien d'avoir 10/15 ans de plus et d'être l-i-b-r-e (j'entends du boulot !)
    Même après 70 ans, on peut tout faire : regarde les vieilles canailles, les politiques et tes aminautes !
    Je t'envoie un peu d'énergie yonnaise, ça devrait te faire du bien !
    Gros bisous

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.