mardi 19 novembre 2019

Sacrée nature !

Photo Céleste




En l'espace de quelques jours, la région où je vis a subi deux événements naturels violents. Un séisme de cinq et demi, provoquant des victimes et de sérieux dégâts, et une tempête de neige mouillée et inattendue paralysant sévèrement toute activité humaine. 
C'était jeudi soir. Je revenais d'une escapade entre amis aux Baux de Provence, les yeux encore pleins de la magie des Carrières de Lumière, et je ne m'attendais pas à ce qui allait nous tomber sur le râble.
La température chuta en une demi-heure de neuf à un degré. Nous mîmes des heures, roulant au pas, l'oreille rivée à la radio,  à regarder se former une file interminable de poids lourds, bloqués par arrêté préfectoral. Nous réussîmes à nous extirper de cette galère et prîmes les chemins de traverse. La pluie se mua soudain en neige, ou plutôt en gros oiseaux mous et collants dès le passage du col de Puy. 
A l'arrivée, le chemin d'accès à la maison était envahi de branches ployant jusqu'au sol pour former une barrière infranchissable, style château de la Belle au Bois Dormant. 
Un château bien moyenâgeux, on peut le dire, puisque plongé dans le noir, sans chauffage, sans eau. Et bien sûr, sans aucune connexion ni téléphonique, ni internetique.
C'est dans ce genre de mésaventure que l'on s'aperçoit à quel point nous sommes tributaires de la fée Electricité, et de ses lutins Enedis, Engie, Alterna et j'en passe. Et combien nous nous en servons pour occuper nos soirées. Ah Blutchy....l'autonomie énergétique est un rêve pas toujours réalisable...
La nôtre, de soirée, fut donc aux chandelles, avec guitare, feu de bois et tartines de pâté. Mes doigts se réchauffèrent à enchanter ainsi le silence et mon auditoire captif. Enfin, captivé, veux-je dire... Et gardant ma joie devant ce qui n'est que désagrément matériel, somme toute, je me pris à rêver soudain à l'incontestable supériorité des guitares sèches, mais aussi des livres, des magazines, des crayons, des jeux de cartes, des damiers, des échiquiers, sur leurs équivalents virtuels ou électriques...Je me pris à penser qu'un jour, qui sait, cela deviendrait peut-être notre quotidien...Ce fut le quart d'heure philo dont le sujet aurait pu être, par exemple, Vanitas vanitatum omnia vanitas...Ce n'est pas Andiamo qui me contredira, dans sa grande sagesse...

Au matin, une autre mauvaise surprise nous attendait.
Le vieux chêne que (pour ceux qui suivent) je vous présentai naguère, avait été martyrisé par une neige lourdasse. Toute la nuit, plusieurs de ses branches tutélaires avaient craqué sinistrement dans l'obscurité laiteuse. 
Il gelait à fendre l'âme. Des branches grosses comme des cuisses d'éléphant, déchirées, étaient tombées pesamment sur le sol. Quel spectacle consternant ! A serrer la gorge. L'automne le bel automne dont je chantais les couleurs la semaine dernière, sans doute à cause du réchauffement climatique, n'a pas eu le temps de dépouiller les arbres de leur feuillage. Les feuilles retinrent les flocons en un piège parfait. Dans toute la forêt, en ville, partout la même affligeante vision.

La Nature nous rappelle régulièrement à sa loi implacable. On est peu de choses, aurait dit ma grand-mère. Devant sa force aveugle, on est même peanuts. Mieux vaut en sourire tant qu'on n'est pas obligé d'en pleurer. 















133 commentaires:

  1. Faudra récupérer les branches du chêne pour l'hiver prochain, c'est bien d'avoir un chauffage de secours. Ici, s'il devait y avoir une coupure d'électricité en hiver, on en serait réduit à souffler sur le bout de ses doigts.
    C'est bien de prendre les choses avec le sourire (surtout avec celui que tu as !)

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    1. Ah cher Boss...devant ce piteux désastre, les mains de l'homme fourmillent et le voilà déjà à la tâche pour débiter ces branches en beaux rondins bien réguliers...
      Moi, je souris, c'est logistique : c'est pour soutenir moralement ...
      Bisous joyeux
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  2. Que ce doit être beau !

    Car en plus, tu joues de la guitare !

    Quelle qualité n'as tu pas ?

    Bises.

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    1. Oh bien modestement, mais je me fais plaisir, et personne ne se plaint...
      Tiens, un échantillon ICI puisqu'il semble que tu ne savais pas...
      Bisous cher Aldor
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    2. Quelle belle occasion d'avoir revisité cette chanson et ce billet… (et aussi mon commentaire et ta réponse… mais ça, ça reste entre nous…)

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    3. Je ne me souvenais plus ...oui, c'était très émouvant...
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    4. Elle chante bien, Célestine !
      Je ne m'en lasse pas :)

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    5. C’est mignon ça ma bestiole !
      Et bien sûr ça me touche.
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    6. @Gemini : oui, elle chante bien Célestine !

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  3. Savoir faire contre mauvaise fortune, bon coeur. Tu sais, toi, Célestine. Et puis, c'est délicieux, les peanuts ;)

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    1. Oui, au sens propre comme au sens figuré, c'est délicieux. J'aimais beaucoup le monde de Charly Brown.
      Quant aux proverbes des anciens, ils avaient du bon: ils exprimaient des notions positives, souvent. Une sorte de fatalisme de bon aloi, une invitation à accepter ce qui est inévitable, et à retrousser ses manches plutôt que de se lamenter.
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  4. Il faut dire aussi que le chêne est le dernier à se défaire de ses feuilles. Pudeur de roi.

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    1. Jolie interprétation, très poétique...
      Ah, si le roi avait été nu...
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  5. A propos d'elle, et si tu ne la connais pas encore, je ne saurais que te conseiller de lui rendre visite , c'est une pure merveille :http://www.mam.paris.fr/fr/oeuvre/la-fee-electricite .
    Dès que le temps devient menaçant chez nous et que les premiers flocons commencent à faire ployer les branches de nos jardins, nous allons les secouer afin que la neige ne les casse. Il m'est même arrivé de "laver" celles de mon bouleau auquel je tiens comme à la prunelle de mes yeux. Hugs pour te réchauffer.

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    1. Crois bien que c'est ce qui aurait été fait, si nous n'avions pas eu rendez-vous avec Van Gogh...
      Mais là, on n'a pu que constater, impuissants, l'ampleur des dégâts.
      Merci pour le tableau de Dufy, fabuleux, et pour les hugs que je prends même si le chauffage est revenu... ;-)
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  6. Coucou. Je ne suis pas sûre que l'être humain est capable aujourd'hui de retourner aux damiers et aux bougies tous les soirs. Même si, l'espace d'une soirée, tout cela est magique en quelque sorte. Quant à la nature, elle a ses lois que l'être humain ne peut défier. Tous les matins, quand je me lève, j'observe ce qui se passe dehors et je me dis que je suis bien peu de choses devant la grandeur de dame nature. Bises alpines sous la neige également.

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    1. Non, l'être humain occidental en l'état actuel des choses n'est pas capable de revenir à la bougie. Il n'envisage même pas que cela pourrait arriver un jour...Et pourtant, l'histoire de l'humanité ne nous a-t-elle pas enseigné que toute civilisation suit une courbe de Gauss, avec grandeur, apogée et décadence...
      Pauvres rois pharaons, pauvre Napoléon, pauvres grands disparus gisant au Panthéon...comme disait Brassens...
      Bisous hivernaux
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  7. oui tu as raison sur toute la ligne, fée électricité, chandelles, lecture (quel bonheur d'avoir une maison avec un feu de bois!) et vieil arbre qui souffre et craque... ça fend le cœur autant que le bois

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    1. J'avoue que la cheminée est un vrai plus, un luxe même, que j'apprécie à sa juste valeur...
      L'arbre nous a fait cadeau de ses plus belles branches, ce qui prouve que la nature est généreuse même dans ses débordements...
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  8. Bonjour Célestine, à te lire, je suis partagée entre l'envie de vivre l'une de ces soirées apaisantes et simples au coin du feu après une promenade féérique dans un paysage de neige, et la peine d'imaginer tous les inconvénients voire les drames que cela signifie pour certains . Garde le sourire!

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    1. Des milliers de foyers encore privés d'électricité cinq jours après...c'est dramatique pour les personnes fragiles, bébés, malades, personnes âgées...
      Je rends grâce de n'appartenir à aucune de ces catégories, et de bien supporter le pull en laine et les chaussettes fourrées... Bisous ma pie
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  9. La nature est bien présente pour nous ramener à un minimum d'humilité.
    Oui nous concevons des systèmes, des machines, des outils complexes.
    Oui nous avons commencé à sortir de notre espace terrestre grace à ce développement technologique.
    Mais une simple chute de neige peut nous ramener à ce que nous sommes : des êtres fragiles comme tout ce qui nous entoure ici bas.

    Le corollaire de la complexité est bien l'extrême fragilité. A nous de prendre garde afin d'éviter le grain de sable qui bloque la belle mécanique.

    Pour moi, la moralité de cet épisode c'est la nécessité toujours plus grande d'une véritable solidarité, d'un effort de chacun pour privilégier la cohésion sociale sur l'individualisme.

    Dans cet esprit je salue le dévouement de mon Maire : en pleine obscurité jeudi soir il s'affairait dans les locaux de la Mairie à trouver des solutions pour le village. Vint alors à lui un responsable de convoi originaire de Chambery pour dépanner un transformateur dans la Drôme. L'homme d'Enedis voulait savoir si l'accès à notre pont ne serait pas bloqué la aussi par des chutes d'arbres.

    Notre Maire le rassura et en échange lui demanda s'il pouvait intervenir là un instant pour rétablir l'alimentation électrique du village. Heureusement la manoeuvre fut aisée pour ces professionnels.
    Grâce à cet échange de bons procédés je trouvais vendredi soir une maison chaude a mon retour d'un déplacement en Île de France depuis jeudi en début de matinée.

    A ce retour j'ai constaté comme toi Céleste ce que cette neige lourde avait provoqué comme fractures d'arbres jusque-là réputés solides , comme ton vieux chêne aux pattes d'éléphant.
    Le long des routes les noyers, les pommiers, les chênes attendaient les secours des services de déblaiement pour qu'ensuite on puisse panser leurs plaies.

    Oui, encore une fois, comme toi avec ta guitare il importe d'abord de réchauffer les coeurs blessés par la froidure d'une société dont la mécanique s'emballe ou se bloque par manque d'énergie ou d'esprit solidaire.

    Merci à toi de nous rappeler tout cela et de nous rassembler autour de ta flamme poétique et musicale dans un élan d'espoir et de générosité.

    Bises affectueuses

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    1. Ton commentaire mérite d'être publié sur ton blog, cher Petrus. C'est un billet à part entière.
      Le sujet me taquine le cortex depuis quelque temps : comment rétablir l'équilibre entre le nombrilisme et l'altruisme, comment retrouver les valeurs d'entraide, d'interdépendance et de solidarité bien malmenées par l'individualisme forcené accentué par notre société consumériste ?
      Oui, nous avons tous besoin les uns des autres, et l'autonomie complète n'est qu'une vue de l'esprit.
      Alors acceptons de dépendre les uns des autres, de nous soucier de notre prochain et de «réchauffer les coeurs blessés par la froidure d'une société dont la mécanique s'emballe ou se bloque par manque d'énergie ou d'esprit solidaire.»
      Merci de rappeler de telle manière à quel point nous avons également grand besoin de redéfinir nos priorités, et de faire passer l'humain avant le matériel.
      La neige lourde n'aurait pas cassé les arbres s'ils avaient, comme de juste, perdu leurs feuilles en octobre. Et s'ils ne l'ont pas fait, nous n'y sommes pas pour rien...
      Bises reconnaissantes
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  10. Aie. Et bien quelle aventure !
    Les premières neiges de ta région n'auront pas été bien douces, c'est dommage... et surtout inquiétant je trouve. De mémoire, elles n'ont jamais été aussi violentes quand j'y habitais (bien que dès 2 centimètres de neige, tout était déjà paralysé mais ça c'est autre chose). Pour le séisme, j'en ai entendu parler. Ma famille l'a ressenti aussi. C'est la première fois depuis à minima des décennies..
    J'espère que tout est revenu rapidement à la normale depuis. Et que le vieux chêne reprendra du poil de l'arbre..
    Bisous Célestine.

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    1. Une simple mésaventure, sans mort d'homme, sans overdose de stress, sans perte irréparable.
      Au bout du monde, à chaque instant, des êtres humains perdent leur vie dans des typhons, des tsunamis, des éruptions, des coulées de boue...
      Je n'ai pu m'empêcher d'y penser en écoutant la radio. La misère n'est pas moins pénible au soleil, le poète n'a pas toujours raison.
      Le vieux chêne reprendra du poil, pas d'inquiétude. Je suis sûre qu'en sous main, son énergie s'active déjà à réparer ses plaies...
      Bisous ma belle
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    2. Oh j'en suis consciente. Bien trop hélas. Mais j'essaie de ne pas y penser. Sinon je n'aurais plus le goût de vivre si chèrement découvert..
      Là ce dont je parlais, c'est surtout le changement climatique. Plus ça ira, et plus on aura d'évènements du genre, de plus en plus violents et imprévisibles... Entre ça et le monde des humains qui marche sur la tête, je me demande parfois où on va.
      Bisous Célestine.

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    3. Je te comprends er je pense la même chose très souvent...
      C’est dire si je suis d’accord avec toi !
      Bisous belle amie
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  11. Notre bonne vieille Terre en a vu bien d'autres, il y a seulement 15000 ans (et ça n'est rien en regard des 4 milliards et demi d'années,compte notre planète, et bien il y 15000 ans les glaciers alpestres s'étendaient jusqu'à la région que nous nommons lyonnaise aujourd'hui !
    Mais c'est notre hyper dépendance à la technologie qui fait que le moindre grain de sable enraye notre fringante machine.
    Je ne le Cruas pas, un séisme dans ta région ? BRRRRR.];-D

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    1. Le premier séisme de ma vie a déclenché ma naissance, c'est dire combien ça a forgé mon caractère !
      Celui du 11 novembre, c'est de la roupette de chansonnier à côté...
      Baci caro, tu as vu, je t'ai fait un clin d'oeil...
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  12. C'est vrai que quand elle tonne et tonitrue, la nature, sa voix recouvre tout, avec sa neige, son vent, son eau, son sable, toutes les armes dont elle dispose et on se sait et se sent sans pouvoir aucun. On a de la peine pour ce qu'elle touche de sa colère. On la supplie de se calmer car en "temps normal"... elle est si douce...

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    1. Elle est un peu comme nous finalement, douces, gentilles, mais bouillonnantes et sachant rugir quand c'est nécessaire...Comme je l'ai souvent dit, nous sommes des volcans, endormis mais pas éteints... ;-)
      Baci sorella
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  13. C'est bien d'avoir animé cette soirée d'un air de guitare... // on n'y pense pas toujours, en effet...

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    1. On n'a pas toujours une guitare et/ou une chanteuse sous la main, non plus...
      Mais il est vrai que j'ai eu le réflexe tout naturellement, car cela a rendu la pénombre moins longue...
      Et chacun ressemblait à un tableau flamand, à côté de la flamme vacillante des bougies.
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  14. D'où l'avantage d'être allé en colo genre "camp de nature" au début des années 60...
    Tu y apprenais qu'il vaut mieux avoir des bougies et des allumettes plutôt que des piles, des lampes électriques et des briquets.
    Comment trouver un endroit où dormir avec un duvet, histoire de n'être pas trempé le matin et le dos cassé.
    Comment allumer du feu à partir de rien (et ce n'est pas facile)
    Comment ne pas se paumer en forêt, tout ça.
    Bref, comment vivre hors du confort de la civilisation.
    Tu nous rappelles très bien tout ça.
    Tu es plus dans la veine artistique que dans la veine survivaliste mais c'est chouette.
    Merci.

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    1. Je me demande souvent, en ce moment, à quoi j'aurais le plus de mal à renoncer, en mode survie...Je crois que la douche chaude serait en première position...Pourtant ma grand mère se lavait à l'eau froide...
      Les moyens de communication me manqueraient beaucoup, c'est sûr...En espérant que la poste fonctionne toujours, mais rien n'est certain...bref, c'est une question que chacun devrait se poser aussi souvent que possible...
      J'ai emmené mes élèves en classe de découverte pendant des années, se frotter avec la nature, les vrais arbres, les aiguilles de pin qui piquent et les mouches qui bourdonnent...Histoire, comme toi, de leur rappeler que les poissons ne vivent pas panés dans la mer, que les souris ont des poils et pas une mollette sur un tapis en caoutchouc...
      La liste est longue...
      Bises et merci pour ton merci

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  15. J'aime beaucoup votre façon de raconter.
    Dans ce cas, pouvoir faire un feu de bois n'est pas un luxe.
    Courage tous ceux qui ont été touchés.

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    1. Merci madame Chapeau. Toujours pouvoir se dire qu'on n'est pas les plus malheureux est une force, et une chance.
      Je vous embrasse ;-)
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  16. Le confort technologique nous rend abusivement dépendant et ce n'est pas forcément un hasard si les "gros" se battent pour avoir le contrôle de l'eau et de l'électricité.
    Ce sont des moments comme celui-là qui nous démontrent à quel point nous sommes otages de ces technologies et ceux qui les animent.

    Certes non, l'autonomie énergétique n'est pas simple, et pour tout dire, franchement irréalisable; ne serait-ce que pour la mobilité lorsqu'on prétend vouloir dépasser l'autonomie et les capacités logistiques d'un vélo.
    Entre l'autonomie et la totale dépendance aux approvisionnements extérieurs, il y a toute une gamme de possibles pour assurer le minimum vital. (C'est vrai que j'ai une tendance certaine à repousser les possibles le plus loin possible au point d'envisager le divorce définitif avec EDF (pour l'eau,c'est déjà fait)).

    D'un autre côté, il y a aussi le charme d'une veillée au coin de la cheminée.... mais tu es un peu loin pour pouvoir l'animer, ce qui en limite grandement le charme, et c'est bien aussi de pouvoir choisir de se passer temporairement de la modernité.

    Ti bacio forte

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    1. Je suis toujours admirative de ta volonté de t'extirper de la dépendance énergétique. Cela demande du boulot, du courage, c'est certain, mais aussi un terrain qui s'y prête...
      Je retiens avec intérêt la gamme des possibles sur le chemin du juste milieu...
      Les déplacements devraient être réduits, et adaptés aux distances...en attendant le carburant non-polluant ...
      Alors, à quand la prochaine soirée au coin du feu ?
      Mi manchi caro e ti bacio forte
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    2. Je me suis bien marré (très méchamment, je le concède) quand, il y a quelques années, les propriétaires d'une maison domotique se sont trouvés confrontés à une longue panne d'électricité dans notre campagne (juste un petit peu) reculée. Plus moyen d'ouvrir le portail, la porte, les volets roulants, plus de chauffage, plus d'eau chaude, plus de cuisson, et très accessoirement plus de télé ni d'internet : ils ont dû aller pleurer refuge dans de la famille un peu moins au top de la technologie...
      Pour avoir connu de nombreux épisodes sans électricité dans la vieille ferme que nous louions dans nos premières années de vie commune, je m'étais promis que chez moi, il y aurait toujours une cuisinière à bois: chauffage, cuisine, hygiène restent alors possibles. Dans mes errances géographiques, je ne suis pas chez moi. Mais je ne désespère pas...

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    3. Candide, ailleurs...jeudi, 21 novembre, 2019

      Bon, toujours à côté de la plaque, j'ai pas posé mon com' où qu'y fallait, tsss !

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    4. @Blutch : Didon mon Blutchy, tu as réussi à ne plus avoir d'abonnement à l'eau sans t'attirer les foudres des services d'hygiène ? Comment as-tu fait ?
      J'avoue qu'en ce domaine de l'indépendance, tu es un exemple pour moi. Tu ferais des visites publiques de tes installations à un prix accessible à une pauvre prolétaire tel que moi ? ;o)))

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    5. @ Candide
      Pour la flotte j'ai juste un peu respecté une chronologie logique:
      1° Faire un réservoir en béton à 2 compartiments assez grand.
      2° Faire la récupération des eaux de toiture avec un pré-filtre.
      3° Faire la distribution avec deux pompes et un filtre UVC.
      4° Faire analyser l'eau par un service indépendant des fournisseurs de flotte.
      5° résilier l'abonnement à la SAUR.
      Bonne chance à eux s'ils veulent venir me chercher des poux car j'ai assez récolté de vermine dans leurs services avec les quantités de cochonneries qu'il y a dans leur eau dite "potable" (oestrogènes like, radioactivité, pesticides, composants de poudre à canon, hydrocarbures, antibiotiques et autres médocs, etc. etc. etc.)
      Il faut savoir que tant EDF, les fournisseurs d'eau, que l'éduc.nat. ont des obligations de service, mais que le populo n'est pas tenu d'y recourir, quoi que puisse en dire ces dits services publics.

      Pour les visites publiques, c'est quand tu veux, une topette de vin du Jura fera office de sésame. :-)

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    6. Célestine au secours, ton blog ne m'aime pas. Il m'a sucré le commentaire que je venais de faire à Candide.
      Peut-être l'a-t-il mis à la corbeille, ce qui serait franchement une infâmie, vu la qualité du propos.
      Ti bacio

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    7. @ Céleste bis
      mystères insondables de l'informatique ou caprice arthritique d'une communication prise dans les névés de la Drôme, le commentaire est enfin apparu...
      par contre, celui que je préparais pour Pierre semble définitivement trépassé.

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    8. @ Candide
      Concernant les galères de tes pauvres domotisés: Il est clair que les services publiques devenant ce qu'ils seront dans pas longtemps, c'est à dire moribonds, il devient presque suicidaire de leur confier notre survie.
      On peut tirer une analogie nostalgique entre tous les sévices de l'Etat et cette tirade d'Audiard:
      https://www.youtube.com/watch?v=BsbyBOsuCFs

      Ce Sidi, lorsque tu as investi 20'000 euros en domotique, tu peux en rajouter 1000 pour un groupe électrogène de secours...

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    9. @ Blutch : les deux compartiments, c'est pour avoir toujours de l'eau en continu tout en conservant la possibilité d'intervenir (nettoyage?) dans l'autre ? Et quel volume par compartiment ? Restent les pompes... Mais je ne doute pas que tu possèdes un groupe électrogène... Ceci étant, et puisque tu l'évoquais pour mes domotisés, posséder un groupe électrogène de nos jours impose de gérer de près le renouvellement de l'essence. En effet, si on pouvait jadis en stocker pendant de longues périodes (et je l'ai fait sans problèmes il y a bien longtemps alors qu'en vikind la pompe la plus proche était à trente kilomètres de chez nous) celles qu'on nous vend depuis le passage au sans plomb se dégradent à une vitesse impressionnante. C'est ainsi que dans le Doubs où les motos sont remisées pendant une longue période, quand un client s'en vient au printemps se plaindre de ce que sa machine merdouille, genre reupeupeu-reupeupeu, mon mécano de fiston ne se pose pas de questions, il vide et purge le réservoir et les circuits, en remet de la neuve et c'est reparti comme en quarante ! Tout fout l'camp mon pôv' monsieur !
      PS: le coût de la visite me semblant tout-à-fait accessible à ma bourse de gagne-petit, et de plus favorable à l'instauration d'un système relationnel paisible et décomplexé, faudrait pas me pousser beaucoup pour que je m'inscrive sur la liste d'attente !
      Baci a tutti e per la padrona

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    10. @ Candide
      C'est bien de ne pas avoir besoin de tenir la main de mes interlocuteurs tout au long de la discussion. Je constate chez-toi une belle autonomie de pensée.
      Il s'agit en effet de pouvoir laver un compartiment sans devoir se laver au Bourgogne. D'autre part, un des compartiments est dévolu à l'arrosage du jardin et il ne faudrait pas que l'abreuvage des salades nous prive d'eau juste parce qu'on a mal calculé.
      Pour les pompes et pratiquement tout le reste de la maison, c'est le photovoltaïque qui se charge de la besogne.
      J'ai aussi un groupe électrogène, en tri, pour les grosses consommations et en secours.
      Avec un groupe diesel, pas de problème de dégradation de carburant.
      Afin de ne rien perdre, le refroidissement se fait avec l'accumulateur du chauffage thermosolaire.
      Rendement effectif du groupe: environ 90% se répartissant, à la louche en
      40% de force motrice donc transformée en électricité à 96%.
      35-40% en chaleur collectée par le refroidissement du moteur et stockée pour le chauffage de la maison.
      environ 10-15% de dissipation atmosphérique pour tempérer les locaux techniques
      10% pour chauffer le popotin des moineaux.

      Par l'étang qui cours, ce n'est pas un luxe d'avoir une voie de secours lorsqu'EDF se met en défaut.
      Un groupe diesel insonorisé de 5-6 kVA, démarreur électrique, coûte environ 1000 €. Ce n'est pas cher payé pour ne pas se geler les miches durant une, voir plusieurs semaines. Faut juste ne pas être débile au point de le faire tourner dans la cave.

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    11. Awéééé, mais Monsieur Blutch fait dans le sérieux, y'a un groupe diesel ! Je dois avouer que je ne voyais qu'un petit groupe de dépannage en vikind, et j'oubliais que ton passé dans l'industrie t'a donné l'habitude du matériel de bûcheron (je sais, c'est pas cohérent, mais c'est mon image à moi et on discute pas), mon aversion aussi viscérale qu'historique pour le diesel m'a fait occulter cette possibilité.
      Dans ce que tu décris, je subodore quand même un petit socle de connaissance techniques que tous les domotisés n'ont pas, et moi non plus, de même que les compétences manuelles qui en découlent.
      Et tu dors quand ? ;o)))

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    12. @ Candide
      Au delà de la propagande pour permettre à TOTAL de mieux écouler ses invendus de carburants, je constate que le Diesel est moins dangereux que l'essence.
      Pas de risques d'explosions à moins de 500°C.
      Les particules émises par le diesel sont moins fines que celles de l'essence et comme les gaz sentent plus fort il y a moins de risques d'intoxications.

      C'est vrai que j'ai la possibilité d'aller assez loin dans certains domaines :-).
      Mais pour le propriétaire lambda, un groupe de secours est parfaitement possible. Pour le prix,voir plus haut et pour le couplage sur la maison, c'est 2-3 heures de boulot pour un électricien. (Il faut placer un inverseur de sources de courant pour qu'EDF soit certaine que du courant ne se retrouve pas dans leur réseau alors qu'il est en réparation. Un petit contact auxiliaire pour interdire le démarrage du groupe si l'interrupteur est connecté "EDF" et le tour est joué.
      Après, tu invites les naufragés d'EDF à une surboum dans ta cave...
      Dormir ???? C'est quoi ! :-P

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    13. Eh bien je découvre une belle conversation technique par ici !
      Bravo mes loulous pour votre contribution au débat énergétique...
      Avec petites références audiardesques ce qui ne gâte rien.
      Bisous et baci

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    14. @Cel: Pfff, t'as même pô vu que je parlais italien, rien que pour toi !
      ;o))

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    15. Ah je devrais venir plus souvent : il s'échange de belles et intéressantes choses, ici :)
      Question techniques d'autonomie et plans de sauvegarde, je vois que l'ami Blutch en connaît un rayon. Dommage qu'il ne réussisse pas à faire des miracles informatiques en récupérant les commentaires à moi destinés. C'est assurément une lacune à combler.

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    16. Oui, et ce n'est point de ma faute si mon blog ne l'aime pas, comme il dit. Les arcanes de Blogspot sont impénétrables.
      Pour ta première phrase, je ne puis qu'acquiescer, tu penses bien...
      Bisous ravis
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    17. @ Pierre
      Disons que si un commentaire se perd dans les méandres insondables d'un blog, il faut l'autorité du "webmaster" pour en spéléogiquer les coulisses et tenter de récupérer cet instant d'éternité qu'est un commentaire de blog. Il s'est probablement paumé avant d'être mémorisé, donc même pas dans les spams.

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    18. Pour revenir à l'autonomie énergétique, il faut constater qu'elle n'est pas donnée à tout le monde, et une panne de courant curieusement arrivée dans le quartier où je suis locataire me l'a malicieusement rappelé. Locataire, tu subis, point.
      C'est ainsi que j'ai constaté que l'autonomie énergétique était soumise à quelques conditions qui nécessitent un minimum de moyens :
      - être maître chez soi, et donc propriétaire;
      - posséder le minimum de bagage théorique indispensable à la compréhension et la mise en pratique des principes techniques nécessaires au montage d'un projet cohérent et viable et à son entretien au long cours;
      - avoir les capacités techniques de la mise en oeuvre du projet et à son entretien au long cours;
      - avoir les moyens financiers de s'équiper en fournitures et outillage;
      - OU avoir les moyens financiers de faire faire par une/des entreprise/s. Mais dans ce cas il n'est plus question de parler d'autonomie puisqu'alors on se rend dépendant, au mieux d'une entreprise sérieuse, au pire d'un marchand de salades.
      C'est ainsi qu'on constate que l'ami Blutch se trouve dans une situation qui n'est pas celle de Mr Toulemonde, ne serait-ce que dans le domaine de ses connaissances techniques, capacités intellectuelles et manuelles.
      Bizouillàtous !

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  17. j'ai toujours dit qu'il fallait écouter la nature
    et en ce moment elle cri ....
    j'adore ta photo d'accueil !!!!
    tilk

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    1. Merci Tilk
      Bienvenue chez moi. Je te rajoute à mon totem.
      Et je file chez toi...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  18. Voilà comment la fée Célestine transforme une catastrophe en moment chaleureux et mémorable… je pleure pour ton chêne ma belle. Ici le froid mord mais la neige n'a pas fait son apparition. Bises

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    1. J'ai essayé comme j'ai pu de consoler tout le monde de cette déconvenue...
      Chanter, c'est magique, ça fait voir la vie autrement...
      Quant au chêne, il est solide...comme son propriétaire. ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  19. Si une telle chose survenait dans notre région parisienne, nous aurions bien la cheminée et les bougies et même des jeux de société mais pas la guitare... ;-)
    Imprévoyants que nous sommes!
    Bises Célestine
    Mo

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    1. Je suis trop loin...
      Sinon je viendrais animer la soirée avec plaisir
      Bisous Mo
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  20. La fin est importante: Nous sommes peu de choses devant la nature !Et la nature depuis quelques années se déchaîne. Pauvre chêne, c'est bien triste !! Je vais aller acheter un groupe électrogène !!

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    1. Nous sommes des grains de sable.
      Mais ça ne nous empêche pas d'aimer notre vie de grains...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  21. J'aime ta photo Célestine et je lis que tu t'en es bien sortie. On pense toujours que cela n'arrive pas chez nous mais la nature nous montre le contraire. Tu es arrivée à bon port et c'est l'essentiel. Ton vieux chêne saura encore t'apporter de l'ombre l'an prochain.
    Gros bisous ♥

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    1. Il lui reste quelques feuilles et quelques branches, c'est vrai ...
      Ce genre de mésaventures définit bien les essentiels...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Vas-tu revisiter l'histoire du vieux chêne ?
      Ok, j'essore.

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    3. Chez Brassens il est plutôt grand que vieux ^^

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    4. C'est vrai, mais vu la rapidité de croissance des chênes, pour être grand, il doit être vieux... Et là Sherlockine te dirait que j'ai toujours une pirouette pour retomber sur mes pieds :-P

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    5. Et elle aurait raison...mais c'est pour ça qu'on t'aime... :-)))
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  22. "Je me demande souvent, en ce moment, à quoi j'aurais le plus de mal à renoncer, en mode survie..." écris-tu Célestine.
    Ayant vécu la même aventure que toi ; et ce genre d'aventure se produisant assez souvent dans ma région, je me pose les mêmes questions... J'ai vraiment beaucoup apprécié le café chaud du matin, la douche chaude, simplement le fait de voir couler l'eau du robinet ; l'électricité étant revenue au petit matin. Sinon j'aurai essayé de faire fondre de la neige en posant un récipient sur le poêle non dépendant de l’électricité ; heureusement ! :-). Je n'aime pas non plus le fait de perdre mon autonomie pour me déplacer (ma petite voiture est toujours coincée dans 50 cms de neige !) Déplacements en 4X4 obligatoires après que le paysan soit passé avec une lame pour déneiger le chemin. Oui, même les 4X4 ont leurs limites et ne passent pas dans 50 cm de neige ! Et que l'on ne me dise pas que c'est du luxe et qu'il faut supprimer les 4X4 ; c'est même très utile avec le bouton d'aide à la descente qui vous ralenti à 10 km/h sans avoir besoin de freiner. Ca évite de se vautrer en arrivant plus bas sur la route ! Oui, je vis dangereusement ! ;-) Une amie de 88 ans me racontait que lorsque sa fille était née il gelait dans les appartements... Son bébé dormait avec des moufles ! Sinon, lire à la lumière de la bougie, c'est difficile.... Peut-être avec un chandelier complet ? :-) Donc ce jour là, couchée très tôt sans lecture, ni TV, ni internet (économiser sa batterie de téléphone et sa lampe torche)
    Pour la prochaine fois : prévoir un stock de bouteilles d'eau. Et je pense de plus en plus à me procurer un kit de camping avec lampe à pétrole et réchaud à gaz. Il faudrait téléphoner à Mike Horn pour les conseils ! ;-) Renoncer aux boissons chaudes et à de la nourriture chaude me serait très difficile... Pourtant la soirée tartines de pâté devait être fort sympathique ! ;-) Mais imagine des tartines de haricots verts froids en boîte de conserve... Berk !... Et pendant plusieurs jours... Encore pire !...

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    1. C'est vrai, à la campagne, on est obligé de se déplacer dans des conditions souvent très difficiles, les chasse-neige passant en priorité sur les grands axes...
      Je comprends que le sujet te passionne, Biche*. Et que les citadins ne se rendent pas toujours compte de ce qui se passe dans les endroits plus reculés...
      Les tartines de haricots verts froids...on va éviter !
      Bisous amusés
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Heureusement que je n'habite pas un tel endroit...

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    3. L'Hôpital se foutrait-il de la Charité, mon petit Bof si charmant ?
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    4. Un petit bonjour à Bof en passant! :)

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    5. Ah vous vous connaissez ?
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    6. Il a publié plusieurs commentaires sur mon blog (mot du dimanche) puis a disparu soudainement...

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  23. J'aime beaucoup ton billet et ta manière toujours aussi construite que subtile d'écrire tes textes. Le titre aussi est intéressant « sacrée nature ». En forme d'exclamation certes, mais aussi le propos nous rappelle que c'est « elle » qui préside à tout.
    Le citadin, contemporain, ayant vendu son âme au monde de la technologie, s'en retrouve définitivement prisonnier. Cela devient difficile lorsque les circonstances amènent à réaliser que « la prison dorée » nous seulement demeure prison mais est en réalité totalement en toc !
    Ces derniers temps je travaille beaucoup sur le concept de « croissance pas diminution ». Je finirai bien par en sortir quelque chose…

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    1. J'ai hâte de lire le résultat de tes cogitations...
      La nature, sacrée ? Bien sûr. D'essence divine, même, si j'ose utiliser une métaphore spirituelle.
      L'endroit de la vie où l'on retrouve ses ancrages, pour reprendre un thème qui m'est cher.
      La seule façon de perdre des branches sans perdre ses racines.
      Les deux pieds sur terre et la tête dans le cosmos.
      Sacrée nature.
      Je t'embrasse
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Elle me semble parfaitement légitime cette métaphore spirituelle.
      Le soleil a souvent été considéré comme un dieu par des civilisations.
      La nôtre a uniquement inventée : « la fée électricité » c'est quand même petit joueur !
      Baiser naturel, non électrifié, mais à étincelles d'affection garanties !

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    3. Je suis toute électrisée par cette réponse ... ❤️
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  24. Vous avez le don du récit. Chez vous le passé simple coule comme un présent, et c'est très rare...
    Nous prîmes et nous nous mîmes...c'est magnifique.
    Et puis, en dehors de la forme parfaite de l'écriture, il y a le fond, toujours puissant, subtil, et interrogeant nos questions les plus existentielles...
    Vous lire est un régal renouvelé à chaque fois.
    Je vous embrasse sur le front, précieuse enfant.
    ~L~

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    1. J'aimerais avoir ce talent pour chanter le talent céleste de notre amie...
      Mais je ne sais pas écrire.
      :)

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    2. @Lorenzaccio
      Je ne savais même pas que l'on pouvait interroger une question... :-)
      Je vous taquine alors que vous êtes si gentil et constamment élogieux...
      Merci de tout coeur
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    3. @Gemini cricket
      Flatteur va... ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  25. Un retour de vacances inattendu. J'espère que la situation c'est rétabli. Mais à te lire la petite soirée à la bougie à eu du bon

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    1. J’ai toujours essayé de voir du positif dans toute situation. Et avec un peu d’humour et de recul, tout va toujours mieux
      Bisous ma miss
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  26. J'habite dans une région encore relativement épargnée par les conditions climatiques extrêmes : tempêtes, inondations, etc. J'imagine que ça durera pas.
    Jaime beaucoup ton titre. Sacrée nature, nature sacrée.
    Bises.

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    1. Ma région n’est pas très bien placée en termes de risques majeurs...
      Mais comme disait Nietzsche « il faut vivre dangereusement » :-)
      Bisous Patrick
      Profite !
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  27. Très beau billet. J'ai pensé à vous à l'évocation du séisme.

    Bleck

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    1. Merci grand Bleck J'ai senti des odes positives...je me disais aussi... ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  28. Quatre troncs ne sont pas de trop pour résister au poids de la neige, mousseline d'ouate, lestée de plomb. Les chênes ne tergiversent pas, ils cèdent.
    Le bois, à l'automne, est moins gorgé de sève et en est plus cassant.
    Cela ne rend pas ce triste spectacle moins désolant. Le bruit des craquements l'est beaucoup plus...
    Pour l'avoir entendu, alors que j'enchainais les roues de ma voiture pour leur donner l'adhérence qu'elles n'avaient plus, une neige lourde tombait dru, en quelques minutes, mes traces avaient disparu, les sons étouffés donnaient une sorte d'irréalité à se qui se tramait.
    Les branches cédaient, des arbres tombaient dans une régularité de métronome.
    Le boulot, que j'avais ramené du Cantal, pleurait comme un saule, ses branches touchaient terre, j'avais mal pour lui. La plus haute n'a pas résisté, le tronc s'est fendu d'un mauvais sourire, mais comme Renaud, le chanteur, il est toujours debout*.
    Au printemps, je l'ai soigné, ligaturé, pansé. Aujourd'hui, il n'y parait presque plus.

    Enfant, les soirées sans fée électricité étaient fréquentes. En plus, très souvent, c'était accompagné de la tourmente, des vents tempétueux qui formaient des congères énormes et qui nous coupaient du monde. Les soirées, à la lueur de la lampe à pétrole, nous faisions des ombres chinoises, mes parents racontaient des histoires de neige ou de tempête dans lesquels untel ou tel autre était mort de froid, perdu dans la tourmente, à quelques centaines de mètres de chez eux. Ces histoires étaient vraies et nous faisaient apprécier notre modeste confort, au chaud, avec de quoi manger pour plusieurs jours.
    Aujourd'hui, quand je n'ai pas à me lancer sur les routes, ces situations ne me déplaisent pas plus que cela. Comme disait mon père :" tant que cela ne recouvre pas la cheminée, que cela en fasse".
    Un jour de printemps, la neige était tombé, alors que les arbres étaient en fleur. Cela m'a donné l'occasion de faire une belle photo, que je t'ai envoyé...

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    1. Voilà le commentaire de quelqu'un qui connaît la nature. Les arbres, la neige, les longues veillées au coin du feu, on sent que je t'ai parlé dans ce billet un langage que tu connais.
      J'aimerais savoir soigner, ligaturer panser ce pauvre chêne...tu ne veux pas venir ? ;-)
      Moi aussi, j'ai toujours aimé regarder par la fenêtre, bien au chaud, le ballet des flocons.
      Mais j'ai rarement eu à souffrir du froid dans une maison frigorifiée...Pour moi, c'était une première.
      Quant à la photo, je ne la trouve plus, tu ne veux pas me la renvoyer ?
      Bisous nocturnes
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Oups, bouleau !!! J'en ai sûrement laissé échapper d'autres !
      Même si je parais aguerri, je n'aime pas pour autant ces situations.
      J'ai souvent pensé à arrêter le chauffage au bois, à cause de la pénibilité. Mais je saurais m'y résoudre, probablement pour ne pas avoir à subir le froid glacial d'une maison sans chauffage. Je l'ai connu, aussi.
      Quant à la photo, c'est en cour...

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    3. Bien reçu la photo je te répondrai ultérieurement 😊
      Gros bisous de la nuit🌙

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  29. Et si notre sagesse nous dictait de conjuguer la modestie au présent?
    Notre insouciance n'a certes pas de limite, mais la force de la nature est immense quand elle nous rappelle à l'ordre.
    Alors, faisons profile bas.
    Bises toutes tristes à la vue de ce vieux chêne broyé.

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    1. Merci d'avoir si bien saisi le sens de mon billet, cher poète...
      Mais ne sois pas trop triste : il va déjà mieux le vieux chêne, je crois qu'il va s'en remettre.
      Bisous pleins d'espoir
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  30. Réponses
    1. C’est elle qui commande... :-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  31. Guitaras guitaratum omnia guitaras, du grand poète latin Claudius Viromandorum, mêmes initiales que Charlie Brown (Peanuts). La nature encolérée n'a pas altéré ta poésie. On dirait même qu'elle s'est faite encore plus MUSE de ton talent. Mais qu'elle ne prenne pas cette habitude car tes mots n'ont pas besoin de tant de démonstration. Bacci Miss W. ATTB.
    PS. Je connais assez bien la commune la plus dévastée.

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    1. N’est ce pas simplement la vie, la muse qui m’inspire ? La vie dans toutes ses dimensions...
      Certains lieux que tu connais n’ont pas été touchés par le séisme...
      Mais même si c’était le cas, il resterait toujours un banc sur lequel partager les pensées d’un poète latin ou autre...
      Sweet kisses my friend
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  32. Vivre sans le confort moderne eau courante, WC et électricité me paraît très difficile alors que je pourrais me passer d'Internet sans soucis :)
    gros bisous

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    1. Plus de blog ?
      Plus de WhatsApp avec Fiston ?
      Ce serait triste un peu non ?
      Les lettres c’était bien, mais la Poste fonctionnerait-elle toujours sans internet ?
      Je me le demande...
      Bisous ma Cathy
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Il y a une solution à tout : on irait vivre là-bas!!!!!!!!!!

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    3. Et les avions, ils fonctionneraient toujours sans internet ?
      Je te taquine...
      Bisous ma cathy
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  33. Oh dis donc dis donc ! Une cheminée et des bougies sont des trésors inestimables... Bien sûr il faut aussi quelques allumettes sèches et un peu de bois, cela se prévoit quand on est riche à ce point. Bises céleste Célestine. brigitte

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    Réponses
    1. Un toit au-dessus de sa tête, de quoi manger et boire, un jardin, une cheminée... je suis d’accord avec toi : la plus grande richesse du monde
      Bisous ma Plume
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  34. Le jour où tu essayais de te frayer un chemin pour rentrer chez toi, je devais prendre la route pour aller vers le sud. L'abondance de flocons et surtout la rapidité avec laquelle ils cotonnaient les routes me dissuada et me fit reporter le départ au lendemain. Je pus ainsi ravir mon regard devant les paysages féériques du Trièves, totalement blanchi, mais endurer aussi les paysages dévastés du côté de hauteurs de Castellanne. C'est que les arbres du sud, comme ton chêne, ne sont guère habitués à la neige lourde...
    Rentré chez moi depuis dimanche soir, la saison des jours courts fait que je n'ai pas encore pas pu vérifier s'il y avait eu des dégâts sur mes précieux arbres. Ce ne serait pas la première fois. Et si cela peut te rassurer, en quelques années, la végétation retrouve un équilibre. Seules restent des cicatrices qui s'atténuent avec le temps.

    Mais au delà de ces péripéties passagères, ce qui retient mon attention, tu t'en seras doutée, c'est cette phrase : « Je me pris à penser qu'un jour, qui sait, cela deviendrait peut-être notre quotidien... ». Vivre sans électricité était le quotidien de nos aïeux il à... un siècle, voire moins. C'est encore aujourd'hui le quotidien de quelques centaines de millions de personnes à travers le monde. Et on ne peut exclure que ce soit l'avenir de nos descendants, du moins, sous une forme d'abondance telle que nous la connaissons. Il est cependant difficile de l'admettre, et même seulement de l'envisager.
    L'expérience de privation qu'ont vécu ces "naufragés électriques" et dont tu parles bien permet de prendre conscience de l'extrême vulnérabilité dans laquelle l'abondance énergétique nous a placés. Et pour reprendre un des termes des commentaires lus plus haut, nous ne savons pas ce dont nous serions "capables"... lorsque nous sommes contraints de nous adapter.

    Merci pour ce billet philosophico-météorologique ;)

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    Réponses
    1. Merci à toi pour ta participation.
      Il est trop tard ce soir pour developer mais le coeur y est...
      Bisous nocturnes
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    2. Nous serons de plus en plus contraints de nous adapter à une nature qui ne supporte plus les dégradations subies par les hommes.
      La technologie maitrisée et organisée par "les autres" nous rend de plus en plus vulnérable au moindre accroc.
      L'humain a pu vivre des millénaires sans électricité, et maintenant c'est la panique complète si elle vient à manquer car nous n'avons plus les moyens techniques d'être autonomes.
      Un petit retour en arrière s'impose pour comprendre la folie des hommes.
      Le courant alternatif a été inventé en 1900 (il y a 6 générations)
      En 1920, il y avait de l'électricité dans moins de 2000 communes de France, ce qui ne veut pas dire que dans ces communes privilégiées, tous les habitants en disposaient.
      Il a fallu attendre les années 60 pour que toutes les habitations du pays soient raccordées avec au moins de la lumière dans les pièces de vie.

      Au demeurant, l'électricité est une bonne chose, c'est sa gestion qui est calamiteuse.
      Trop de concentration sur de trop grosses unités de production, trop de gestion à distance. Réduction du personnel de maintenance et cerise sur le gâteau, on arrive au télé-relevés et aux télé-découplements des abonnés à travers un réseau de communication qui n'est pas sécurisé, donc piratable.
      Comme disait Coluche: "Rigolez pas, ils font tout ça avec votre pognon..."
      L'avenir est la dispersion des moyens de production, autant pour l'eau que pour l'électricité, et c'est réalisable.
      Juste 2 chiffres pour illustrer les absurdités de nos énarques:
      le nucléaire coûte, à la construction, 9 euros le Watt de puissance de l'installation.
      Pour l'éolien c'est 1 euro. Pour le photovoltaïque, c'est à peine plus cher (de l'ordre de 1 Euro cinquante).

      Pour ce qui est de s'adapter à une pénurie, ça ne pose pas de gros problèmes, on expérimente de plus en plus ça avec l'argent, et il n'y a pas encore de révolution...

      En n'achetant pas de voitures neuves, j'ai pu en 10 ans avoir un chauffage thermosolaire et une installation photovoltaïque qui me rendront indépendant d'EDF (sans devoir gérer à l'économie ma consommation) lorsque les derniers panneaux seront posés.

      J'espère ainsi avoir rattrapé le bug du blog :-)

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    3. Nous serons effectivement de plus en plus contraints à nous adapter à une raréfaction de l'abondance. Ou autrement dit, à différents types de "pénuries" (qui n'en seront qu'à la hauteur de nos dépendances : les plus pauvres n'en ressentiront pas). Parce que l'abondance énergétique qui a permis à une fraction de population humaine privilégiée d'exercer toujours plus d'emprise sur les ressources naturelles ne peut que se tarir. Et comme il est bien plus facile d'avoir toujours plus que de devoir se restreindre, il est probable que ça ne va pas rigoler dans les chaumières...

      Quoique... il y a 6 générations ici (et actuellement en moult lieux) on devait bien rigolait un peu, quand même ;)

      Pour ce qui est de l'éolien ou du photovoltaïque, quel qu'en soit le coût de construction, je crois savoir qu'ils ne peuvent être qu'une alternative partielle (et intermittente). La plus grosse partie... c'est de consommer beaucoup, beaucoup moins d'énergie. Et surtout d'énergies fossiles, qui représentent quand même 80% de l'ensemble.

      Parcimonie et sobriété sont notre horizon, que nous pouvons considérer comme enviable... si nous parvenons à nous extraire de l'anthropocentrisme. Histoire de reprendre un peu contact avec les réalités naturelles.

      Tu as super bien rattrapé le bug du blog. Merci :)

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  35. Au prochain spectacle des carrières de lumière, on aura droit à Dali / Gaudi ! Celui-ci nous ne le raterons pas ! Plus catalan, tu meurs et plus en prise directe sur les forces telluriques, aussi. Pour la météo, oui, année bizarre, certes, des records de Mistral, de pluviométrie, des branches cassées ... Mais nous étions un peu loin pour ressentir l'effet vibro, ma sœur !

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    1. Mouarf ! Excellent.
      Gaudi Dali... oui j’irai sans doute y refaire un tour car j’aime aussi beaucoup
      Bisous Cher Saouf c’est sympa de passer de temps en temps
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  36. Ah la nature et ses caprices dit on. En fait elle nous rappelle que nous sommes locataires de cette belle planète, que nous ne sommes rien sans elle, mais qu'elle peut très bien se passer de nous. Il est bon de se le rappeler parfois, avec sagesse et humilité. Et malgré le fait qu'elle se fâche ainsi, elle reste majestueuse de beauté. Le chêne continuera de pousser, délesté des branches les plus lourdes, mais il n'est pas sûr que l'homme grandisse lui aussi !
    C'est ce que m'a inspiré ton billet ... Bises affectueuses Célestine. 😊

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    1. Ce sont des mots pleins de sagesse, chère Catherine
      Quelque chose de la sagesse des vieux Indiens, ceux qui demandaient pardon au bison avant de le tuer...
      Merci de tout coeur pour ton passage ici
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  37. Vivre au plus près de la nature tout en ayant la certitude de retrouver à la fin de mes aventures un intérieur douillet, voilà ce qui me plaît. Mais je me souviens d'un temps où je vivais dans un intérieur si modeste que nous n'avions pas de chauffage dit "central", où il n'y avait que la grande bassine remplie d'eau chaude pour faire notre toilette. Je te parle d'un temps que les moins de...40 ans ne peuvent pas connaître ! Je n'en suis pas morte mais franchement, "la vérité si je mens", je ne voudrais pas retrouver ce temps-là même s'il est synonyme de vie pleine d'amour avec parents et frères et soeurs. Ou alors, juste de temps en temps mais être en compagnie de nos chers amis, je crois que cela tournerait vite à la grosse rigolade. Il y a, dans notre troupe de copains de plus de 70 années de complicité, un guitariste qui ressortirait sa guitare sèche alors qu'il s'est immensément perfectionné dans les guitares électriques, avec une préférence depuis quelques temps pour la guitare basse. Jean ferait des gâteaux, Huguette et moi ferions les clowns, Julie, Marie-France et Kiki se marreraient de bon coeur, Raymond chanterait faux mais avec enthousiasme, Henri et Jeannot tenteraient de rattraper le coup en chantant plus fort, Anne-Marie serait à la cuisine et ferait la vaisselle. Elle adore ça, je lui ia dit qu'elle serait invitée autant de fois qu'il le faudra ! :D Nadine ferait sa commandante et râlerait puisque personne n'obéit, et Pierre, son mari, en sourirait dans ses moustaches ! Quant à jean-Louis, sans lumière électrique, il serait obligée de se rapprocher de la cheminée pour choisir une des chansons béarnaises qu'il affectionne et que nous massacrons immanquablement ! Denise n'a qu'à rajouter une bûche dans le foyer et puis voilà !
    Tu ne veux pas venir jouer avec nous ? Tu sais, personne ne nous acceptera dans un Ehpad, alors autant venir à la maison. Gros bisous, je file au dodo, partie de tennis demain matin.

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    1. Ah mariejo... tu m’as régalée à me présenter ainsi toute ta bande de joyeux drilles...
      Qu’est ce que j’aimerais me mêler à vous avec ma guitare...
      Vieillir dans ces conditions me semble moins difficile...
      Tu feras une bise à chacun la prochaine fois que tu les verras. Ils me semblent si familiers et tu as si bien décrit la soirée que j’ai eu l’impression d’y être ...
      Gros bisous nocturnes
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  38. Elle est très belle ta photo, même si ça fait un peu mal au coeur de voir ces branches cassées. Mais il s'en remettra j'en suis sûre, ce bel arbre...
    Pour une soirée, c'est une aventure, comme le jour où mes invités ont été bloqués 2 jours à la maison à cause de la neige, j'ai adoré. Mais il y avait la cheminée, et l'électricité est vite revenue.
    Quand ça dure plus longtemps, bonjour la galère..
    Et s'il n'y a pas de guitare, on peut toujours chanter. :)

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    1. Merci pour la photo, ma douce !
      Pour le reste, je suis d'accord avec toi...On n'est pas prêts pour l'effondrement.
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  39. Même un chêne n'est pas immortel. A bientôt.

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    1. J'espère quand même qu'il ne va pas mourir tout de suite, mon vieux chêne...
      A bientôt la belle
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  40. Mais sinon tout va bien pour la météo, aucune perturbation par rapport à avant :D
    Bon j'espère que le romantisme à la chandelle ne sera pas trop incrusté quand même.
    Ce qui étrange aussi depuis quelques épisodes de ce style, c'est que c'est de la neige très lourde, c'est pour cela qu'il y a autant de dégâts parce que sinon, l'épaisseur on a connu pire !

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    1. Non, aucune perturbation, tout va bien, madame la Marquise...(comme dit le canard américain)
      Mais les phénomènes étranges ne sont pas prêts de s'arrêter...
      C'est que le début d'accord d'accord...
      Bisous Mind
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  41. Guitares sèches, livres, magazines, crayons, jeux de cartes, échiquiers, tartines de pâté et Peanuts ?
    On est drôlement bien chez vous, Dame Célestine !
    Et en plus il y a de la neige dehors ? Mais c'est le paradis, votre enfer ! ;-)

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    1. Un vrai paradis, en effet...
      Et je suis prête à recommencer...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  42. Tu as ce génie de transcender le quotidien : j'ai lu tes mésaventures comme une nouvelle de Karen Blixen et depuis mon fauteuil j'ai adoré suivre tes péripéties ! Je suis soulagée de savoir que tu t'en es sortie comme une fée :-)

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    1. Karen Blixen, rien que ça ! Tu me flattes... et je rougis d'aise.
      Bisous ma miss
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  43. La nature est incroyablement belle , mais elle peut être aussi très cruelle.Et c'est elle qui à le dernier mot. Actuellement elle se déchaîne beaucoup, surtout dans le sud de la France, j’espère que sa colère va finir par se calmer.

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.