jeudi 15 mars 2018

Le goût de l'inattendu


« Tout le bonheur du monde est dans l'inattendu »
Jean d'Ormesson.


Une chapelle étonnée et cyclopéenne, nichée loin de tout



Ah ! La douceur de porter sur les choses un regard neuf ! 
De les découvrir par soi-même... D’éprouver ce sentiment fabuleux de totale surprise, d’être cueillie, chipée, émerveillée par l’inattendu…Ça m' écarquille les yeux de félicité, ça me fait du bien tout là-bas, en dedans, ça me titille les ventricules...
Tiens, par exemple, cela devient bien difficile de nos jours, de ménager de vraies surprises aux amis. Prononcez un ou deux mots-clés par inadvertance, et bim ! voilà la personne que vous auriez aimé épater qui s'arme de sa loupe de Sherlock en quête d'informations sur la toile qui vont tuer tous vos effets d'inattendu.
Déflorant le mystère et faisant tomber la jubilation que vous auriez eue à être son guide.
Quelle  époque épique, que celle qui rend les gens pressés, impatients et intolérants à toute frustration. Nous voilà pris dans les rêts du « tout, tout de suite » qui nous névrose et nous angoisse, et dans notre développement on shunte les étapes, c'est fâcheux !
Je crois au besoin vital de projection et de mystère. 
J'aime mon jardin secret, cette part que l’on garde de soi, qui provoque l’étonnement de l’autre. Surprendre, même après des années, quel joli défi ! Entendre cette si belle phrase : « Tu m'étonneras toujours  ! »
Oui. Etonnez-moi, Benoît !
Car tout dire de soi, c’est perdre de sa densité, devenir transparent, attendu, prévisible et le désir n’y résiste pas. 
Le désir, cette force qui nous tient debout vers le soleil, est une fleur précieuse et délicate, une étincelle fragile. Vouloir le combler dans l'immédiat, c’est un peu comme si on la noyait d’un coup sous des trombes d’eau. Un déferlement de plaisir trop rapide, vite oublié, blasant et néfaste au final qui ratatine le désir.
 L’attente du plaisir est un plaisir, disait ma grand mère.
Ce qui est bon, c’est de rêver à partir de rien : une seule photo, pas très nette, un mot trouvé dans un livre, un coin de peau dévoilé entre les cheveux et le col de la chemise, une silhouette…Attendre comme on attendait quand j'étais enfant. Avec aucun moyen de devancer les choses. Tout le contraire du tour operator qui ne laisse au hasard que la portion congrue…
J'aime les mise-en-bouche qui font saliver,  mais sans trop révéler, les dentelles qui suggèrent plutôt que montrer… 
 Voilà aussi pourquoi je préfère les lieux secrets nichés dans l'oubli, aux grands-messes touristiques vues et revues jusqu'à la nausée.  
Voilà pourquoi je préfère décidément  le Val des Nymphes au Taj Mahal.
Je peux comprendre que certains préfèrent se rassurer, tout programmer pour ne pas avoir de surprise, ni bonne ni surtout mauvaise...
Mais peut-on jamais vraiment tout prévoir, dans le road-trip de la vie ?


¸¸.•*¨*• ☆




105 commentaires:

  1. Vivre sa vie comme une mélodie dont on est l'interprète, où les notes sont autant d'instants de bonheurs petits et grands, inventés, découverts par surprise ou après avoir longuement fouillé, vivre en décideuse plutôt qu'en automate, guidée par des désirs multiples, infinis... ouverte à l'imprévu!
    C'est tout un art de vivre que tu nous décris là joliment, j'y adhère toute entière, tu penses bien!
    Bisous d'échappée libre

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Un art de vivre dans un monde où les gens confondent souvent instant présent et immédiateté...
      Or gôuter l'instant présent ce n'est pas forcément vouloir tout, tout de suite.
      Mais goûter la délicieuse attente, et ne pas, comme disent les jeunes, se spoiler en allant voir immédiatement la solution sur internet...
      Echappée libre, échappée belle, le nez au vent, ça me va !
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  2. Elle est très belle, cette chapelle romane... Dans ce site qui a l'air sauvage. Moi qui adore le roman, son dépouillement... Fait pour le "mystique".
    J'aime bien aussi faire découvrir (plaisir d'ancienne guide... ) faire trouver "le truc", "l'endroit" vaguement secret, mystérieux et plein de mémoire ensemble. De quoi rêver.
    Difficile dans nos villes d'encore trouver des endroits vierges de rêves.
    mais enfin, du rêve, on peut toujours en recréer.
    En imaginant, par exemple.
    Tiens, serais-je la première à commenter ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Presque la première, mais est-ce important ? ;-) l'essentiel est de participer comme disait l'autre...
      Je partage avec toi ce goût des petits lieux confidentiels, sans trop de battage médiatique.
      Et de par chez moi, il y en a plein...
      Pas loin gratuit, du plaisir plein les mirettes...
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  3. Coucou Célestine. Elle est très belle cette petite chapelle. Loin de tout, comme tu dis, nichée dans son mystère. Quel bonheur cela doit être de la découvrir au détour d'une clairière.
    Pour avoir le goût de l'inattendu, il faut rester ouvert d'esprit et de coeur, être curieux, s'enthousiasmer des petites choses. Mais pour cela, il faut se donner le temps de vivre et non pas courir partout. J'ai couru partout pendant un moment et maintenant j'ai décidé de ralentir. Ce matin, dans un petit groupe que je fréquente depuis quelques séances, j'étais étonnée que mes petits camarades ne s'extasient de rien. J'ai parlé des mésanges qui venaient me rendre visite, du lever de soleil sur les montagnes, du souffle du vent dans les branches de sapin et des yeux rieurs de l'être aimé. Et j'avais l'impression... d'être une extraterrestre. Mince alors!!

    Bises alpines.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je crois que c'est surtout un état d'esprit, qui n'a rien à voir avec les fait de « courir »
      même au plus fort de mes journées de dingue, au bord du burn-out, je n'ai jamais arrêté de m'extasier, sur un oiseau, une fleur ou une étoile...
      C'est une chose précieuse que d'être curieux et de s'enthousiasmer.
      Mon propos du jour étant davantage sur le fait de savoir aussi différer un plaisir afin d'en savourer l'attente...
      Mais sans doute je te rejoins dans le sens ou pour savoir faire cela, il faut être un peu extraterrestre à notre époque où tout va vite...
      Bisous célestes
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  4. Balaline17:09

    Je me glisse avec enthousiasme dans ces délicieux moments de découverte qui semblent n'appartenir qu'à nous, juste un moment, presque en dehors du temps; s'émerveiller encore et partager!il nous reste heureusement de très beaux coins sympas, loin des chemins balisés et encore libres de visite !
    Cette chapelle est magnifique, si accueillante.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Certes elle est belle, et mérite le détour. Je serais heureuse de te la faire découvrir. D'autant que le cadre et le chemin pour s'y rendre sont eux aussi très beaux... Ce que je déplore, c'est qu'il soit trop facile de taper n'importe quel nom dans un moteur de recherche, et d'ainsi se priver du plaisir de la découverte « de visu »...
      Quand je sais qu'un ami veut me faire découvrir un lieu, je me garde de céder à la curiosité, et je lui fais confiance, les yeux fermés...
      Bisous chère poétesse
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  5. Étonnante cette chapelle ! Elle a dû être en mauvaise santé dans sa jeunesse. C'est sans doute pour ça qu'il lui a fallu des renforts et des arcs-boutants qui seraient sûrement inutiles à une chapelle en bonne santé ! ;-)
    Sinon, tu devines aisément que je signe ce billet.
    Dans les musées, je déteste les guides et les machins qu'on se colle à l'oreille avec une voix de « Monsieur/Madame je sais tout » et qui vous déclame avec emphase et voie de pontife, sur chaque œuvre, le pourquoi du comment de quoi t'es-que, Vociférant qu'il faut absolument regarder, là, en haut à droite, et puis en bas à gauche, et puis si vous approchez vous pourrez distinguer ce petit poil de pinceau délicatement incrusté dans le jaune ocre tirant sur le vert et le bleu est aussi le marron…. Quoi ? Imbéciles visiteurs ? vous n'aviez pas remarqué tout cela ?
    Et il faut continuer la visite au pas de charge…
    Moi j'aime bien rester un quart d'heure devant une toile… surtout celle si évocatrice, devant laquelle tout le monde passe sans s'arrêter. Je m'arrête avec ma bécane à roulettes, c'est confortable. C'est marrant, il y a toujours deux ou trois personnes qui viennent s'arrêter à côté de moi et je dis mon petit rituel : « avouez que c'est remarquable ! ? » Et bien entendu on me répond oui, oui, on ne va quand même pas contrarier un handicapé qui en plus n'a pas l'air d'aller très bien dans sa tête… oui, bon, je déforme ma bouche et je marmonne dans mes dents quand je dis ça… bah oui ! Faut pas avoir quelques compensations rigolotes ! Non ?
    je sais pas pourquoi mais ma compagne dit : — « franchement, tu exagères ! » On dirait qu'elle ne me connaît pas !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu as raison, c'est très étonnant d'observer les gens dans les musées... certains ne regardent rien, parce qu'ils veulent tout voir. Comme s'ils voulaient amortir le prix de leur billet.
      Alors qu'il m'est arrivé de tomber en arrêt devant un tableau et d'y rester en contemplation pendant de longues minutes...peut-être même un quart d'heure, c'est vrai.
      Ce qui est certain, c'est que je n'aime pas les visites virtuelles avant de faire la vraie visite.
      C'est un peu comme voir la bande annonce d'un film juste avant de voir le film...

      Pour la chapelle, je ne sais pas si elle est en mauvaise santé, mais en tout cas, elle est vraiment sympathique et tu l'adorerais. Un coin de verdure difficile d'accès, un petit étang aux sortilèges...Bref, un endroit plein de magie.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  6. il faut que j'ai vraiment confiance en quelqu'un pour me laisser mener dans des endroits inhabituels! je suis plutôt du genre stressée et j'ai besoin de mes sécurités
    Maintenant, je suis aussi du type solitaire et j'aime bien qu'on me fiche la paix dans un musée: je veux voir les choses à MA façon, et avec le temps qu'il faut (càd longuement... je n'ai jamais fini de regarder un tableau qui me parle..
    merci pour ce billet si bien écrit!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Elle est étonnante, ta première phrase... Il est évident que je ne suivrais pas n'importe qui dans un endroit que je ne connais pas...Je parle de faire découvrir des lieux à des amis, un peu comme lorsque tu m'as emmenée au Musée Folon, tu vois...
      Je n'aurais pas eu l'idée d'aller voir le Musée Folon sur internet juste avant la visite avec toi...tu comprends ?
      Quand je sais qu'un(e) ami(e) se fait une joie de me faire découvrir quelque chose, j'ai envie de lui laisser cette joie.
      Et moi-même, quand je fais découvrir, j'apprécie que la personne ne fasse confiance.
      Merci pour ton appréciation, Coum. C'est gentil.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. eh bien, je vous donne ici de quoi rêver
      Pas d'info stricte, juste se laisser emporter par une ambiance de peintre/poète
      Pour tous ceux qui n'auront pas l'occasion de venir à 40min de Bruxelles, se plonger dans cet univers si particulier

      Supprimer
    3. j'ai oublié de mettre le lien: le voici
      https://www.youtube.com/watch?v=BjhSMOjPL10&t=133s

      Supprimer
    4. C'est avec beaucoup d'émotion que j'ai regardé ta video, Coum.
      Parce que là, j'ai eu la surprise de l'inattendu avec toi, et je peux donc me rappeler ce souvenir très émouvant.
      Merci ♥︎

      Supprimer
  7. J'aime moi aussi garder de la place pour l'inattendu, l'imprévu. J'aime ne pas connaître tout de l'autre, j'aime sa part de mystère. J'aime m'émerveiller, m'extasier devant des petits riens, petits riens pour l'autre mais qui ne le sont pas pour moi. Je n'aime pas la foule, je suis une solitaire (un peu sauvage). J'aime ton billet. :-)
    Cette petite chapelle me plaît bien car on dirait qu'elle ouvre ses bras, elle n'est pas renfermée sur elle-même, elle est accueillante.
    Bonne soirée, Célestine. Bisous.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Un jour, j'ai écrit un billet sur le mystère...j'avais cité une phrase de Cioran
      « La connaissance détache un être de l’autre et annule les grains de mystère présents dans chaque existence…»
      Elle n'avait pas fait l'unanimité, et pourtant...
      Je continue à la penser très vraie...
      J'aime beaucoup tout ce que tu dis dans ton commentaire. ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  8. voilà, voyager sans carte, sans GPS (et sans smartphone, évidemment) mais alors il faut tout de même veiller à avoir de quoi payer l'essence en plus, vu que dans ce cas-là, entre le point A et le point B, la ligne n'est pas droite du tout :-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui mais quand on aime on ne compte pas... :-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  9. La vie n'est qu'une suite d'inattendus.
    Chaque seconde, chaque minute, chaque heure... présente sa part d'inattendu.
    C'est ce qui fait le sel de la vie : se laisser surprendre émerveillé par ce qui m'arrive.
    Donc si c'est cela qu'un ami veut vous offrir : la surprise intacte de la découverte au moment voulu ,
    alors il va de soi que 'recevoir ce cadeau là ' implique que l'on ne recherche pas à l'avance de la documentation quelle qu' elle soit.

    A partir de là , avoir le goût de l'inattendu peut se décliner de mille manières.
    Je ne serai jamais adepte du voyage organisé . Mon premier voyage d'adulte je l'ai vécu avec un copain de lycée et mon frère aîné au Royaume Uni . Nous n'avions d'autre but précis qu'au passage faire halte près d'un pub proche de Londres .....
    L'aventure fut délicieuse avec chaque jour son lot d'inattendus.
    Le second fut vers la Grèce avec un copain et sa soeur . Mon désir personnel c'était d'aller en Grèce, pas en Yougoslavie. Diverses raisons ont motivé que notre voyage s'effectue en voiture en traversant Italie, Yougoslavie avant d'atteindre la Grèce.
    Si j'avais suivi l'idée du copain nous aurions vécu complètement l'inattendu et peut être ne serions nous jamais allés en Grèce séjournant essentiellement entre Italie et Yougoslavie.
    Il suffit déjà de renoncer à prendre l'autoroute et l'inattendu surgit au beau milieu de n'importe où.
    Quand on part pour une durée limitée à l'autre bout de la France l'autoroute peut s'imposer sur au moins une partie . Mais quel bonheur de vivre l'inattendu au détour d'une route peu fréquentée.
    Tout au long de ma vie professionnelle j'ai cultive le goût de l'inattendu à partir du moment où je m'étais assuré de pouvoir être à l'heure au rendez vous fixé.
    Voilà, chacun a sa manière de vivre l'inattendu. Mais il y a certes certaines personnes qui redoutent l'inattendu et font tout pour l'éviter.
    C'est probablement une erreur puisque l'inattendu surgit par définition ou on ne l'attend pas.
    Mais aussi, être ouvert à l'inattendu ne signifie pas nécessairement avoir une réaction immédiate et conforme à nos désirs secrets . L'inattendu peut surprendre....

    Voilà j'ai bien aimé que ton billet du jour me permette d'exprimer cela

    Bises

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis heureuse que tu te sois longuement exprimé sur un sujet qui te tient à coeur, et qui me tient à coeur également...
      C'est la richesse des échanges ici.
      J'aime beaucoup ton premier paragraphe. Il prouve que tu as très bien compris ce que je voulais dire dans ce billet. Et ce n'est pas gagné, puisque, comme tu le sais sûrement, Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez comprendre, et ce que vous comprenez, il y a au moins neuf possibilités de ne pas se comprendre.
      Quant à l'autoroute, cela n'empêche pas l'imprévu...
      Regarde la la chanson...
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  10. Quel texte délicat pour parler de l'attente du plaisir et de inattendu... En tout cas, toi, tu m'étonneras toujours!
    Bises,
    Mo

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ravie ! c'est mon but...et c'est difficile d'étonner ...sauf à garder un peu de son mystère justement.
      Bises belle jardinière
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  11. Très beau texte Célestine.
    Pour ma part je préfère préparer un peu mes évasions. L'inattendu arrive toujours. Pour cela il suffit de cheminer les yeux et l'âme grand ouverts.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bien sûr ! mais je suis certaine que tu te gardes un peu de suspense et que tu ne vas pas éplucher tous les sites internet qui parlent de ta destination...
      Bisous belle d'âme
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  12. Comme tu as raison!! Donc, motus et bouche cousue sur ce que je te montrerai le jour où tu viendras dans mon bout de Bretagne cet été... bisous et belles découvertes

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. De toutes façons, même si tu me disais, je n'irais pas regarder à l'avance un guide touristique...
      Merci ma douce Brizou. Je compte bien répondre à ton invitation.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  13. blaser est le verbe clef

    un mot qui vaut mille images
    une explication en face qui vaut deux cent j'ai de la chance chez Google
    comme ça que j'ai su te cherchant que tu es sans nous l'avoir jamais dit une espèce minérale composée de sulfate naturel de strontium de formule SrSO4 avec des traces de Ba et de Ca... pfff évaporite... petit papillon va...

    chauve qui peut !

    le Louvre qui se visite en quelques jours c'est bien mieux aussi avec ses vrais planchers qui craquent

    mais t'inquiète quoi que l'on fasse la complexité de la vie fait que l'inattendu arrivera tjrs

    tu parles de cartes hi hi justement et comme j'ai une profusion d'infusions non de textes cachés
    dans ma petite besace je te le mets ici

    mais attention, c'est de l'âge de Benoît-Pierre hein :

    Carte d’identité

    Un peu cartomancienne quand même

    On part en week-end. Avec une carte à peu près à jour, pas trop déchirée autour des points sensibles, et Valérie. Quel bonheur d’avoir sa petite femme comme copilote. Ça, ça vaut tous les navigateurs GPS du monde. Elle dispose de beaucoup plus d’options, aussi…

    La valse savante des lunettes, de lecture et de soleil, de la coéquipière se joue enfin. La carte se constelle d'adorables petits trous aux pliures. Mais bon… on ne va tout de même pas mettre un frein à notre jolie moyenne pour faire un point ensemble, même si on se parle encore… Non, non, on va gagner. J’avance, moi ! On fait toujours équipe. On va trouver…

    Comment ça, « je crois qu’on n’est pas du tout dans la bonne direction » ? Holà, Valérie, là, tu n’assures plus, toi. Il est vrai que, avec un sens de l’orientation assez peu développé, les femmes ont beaucoup de mal pour déchiffrer une carte. Et pour repérer correctement les panneaux. Quant à leur vision dans l’espace routier, je n’en parle même pas. Alors… que je n’en parle pas ? Bon… Oui mais quand même, être confinées dans une caverne pendant des millions d’années a bien dû déposer quelques traces. Oui dis-je, Valérie, je l’ai lu dans un livre, hier…

    Elle me jette un regard noir. Et là, je sais que nous sommes envahis. Pas comme avec David Vincent car elle ne lève même pas son petit doigt. Purée, elle a réussi à replier calmement sa carte écartelée, en une seule fois, pratiquement d’une main, et sans se tromper. Les aliens sont déjà parmi nous.

    :)

    ceci dit, quelle jolie chapelle !



    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Me revoilà enfin après cette interruption momentanée de la bloguerie.
      Et je tombe sur cette pépite que tu gardais donc dans ta petite besace.
      J'ai beaucoup aimé ce road trip avec une super copilote qui plie les cartes d'une seule main...)
      Et (entre parenthèses) je comprends son regard noir... Une caverne.... pffff....
      Merci pour ce comm fleuve, cher cavalier
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  14. Sans doute pour ça que je n'aime pas trop les blogs de voyages où ceux qui présentent entièrement une ville. Juste une photo pour donner envie, ça va... Mais on ne sait jamais, si un jour j'y allais, je ne voudrais pas que le sujet soit totalement défloré. Même plus envie de voir certains sites que j'ai été "obligée" de regarder, comme le Taj Mahal, pour ne citer qu'un exemple récent.
    Sans doute pour ça que je n'aime le nu qu'en clair obscur ou caché...
    Sans doute pour ça que je préfère les pudiques et les secrets, ceux qui ne disent pas tout...
    Et sinon elle est bien jolie, ta chapelle. Tu aurais pu la mettre en décor du personnage esseulé de ta bannière. :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'adore tout ce que tu dis Pastelle.
      Plus aucune envie d'aller voir quelque chose dont j'ai été « spoilée »
      Mettre en décor ma chapelle...j'y pense...mais je ne sais pas faire... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. « Spoilée »... ou spoliée ?
      ;)

      Supprimer
    3. lol ! Ça m'apprendra à parler comme les djeuns !
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    4. Gemini cricket17:29

      De l'anglais to spoil qui signifie gâcher...
      La hantise des dévoreurs de séries sur netflix ou ailleurs !
      :)

      Supprimer
    5. Tout à fait...
      Mais je pense que le mot français spolier (c'est à dire priver quelqu'un de quelque chose) ça marche aussi, donc... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  15. Tu as raison, Célestine. C'est comme un cadeau enveloppé dans un papier-cadeau qu'on ouvre progressivement que la vue doit probablement se goûter et se découvrir alors qu'elle nous est de plus en plus offerte, pornographiquement.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est vrai, le plaisir d'effeuiller, feuille après feuille, se perd un peu ! ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  16. Bonjour , tiens, voici un petit cadeau-surprise caché derrière mon pseudo ... moi je le trouve tout beau, comme ce texte et cette chapelle en photo ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci beaucoup pour ce cadeau chère Annick.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  17. Sans y avoir pensé tu as aussi parlé du goût du très attendu : ces petites économies que nous faisions pour arriver à mettre assez de côté pour acheter un objet convoité. Il y avait autant de bonheur dans l'attente que dans, plus tard,la possession de ce bien qui nous avait surtout coûté... du temps. Je suis comme toi. Je trouve que le tout tout de suite est un coïtus interruptus :D

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est vrai, tu as raison. C'est sans doute parce que je fais une différence, certes subtile, entre « inattendu » et « imprévu »...
      Quelque chose peut être prévu (par exemple tiens cet après-midi, je t'emmène visiter un château)
      et inattendu, dans le sens où je ne sais pas du tout à quelle sorte de château je m'attends...
      j'adore l'image de ta dernière phrase... J'aime ton humour, comme tu le sais.
      Baci sorellita,
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  18. Ton billet m'a fait un peu dériver vers une réflexion.
    J'ai longtemps eu tendance, en recommandant un lieu que j'ai beaucoup apprécié (une lecture, un film, un restau), à m'exprimer de façon pas forcément trop détaillée, mais plutôt dithyrambique quant aux émotions que j'ai ressenties.
    Je lutte toujours contre ce côté excessif, car j'ai constaté la plupart du temps un vrai décalage entre ce que j'ai vécu dans tel ou tel lieu et la perception de la personne à qui j'ai conseillé d'y faire un tour.
    Donc oui, suggérer, afin de ne pas s'attendre à un sentiment déjà préfabriqué...
    Tiens au fait, je conseille un voyage que quasi personne n'ose : le Pakistan. C'est juste... et... !!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C’est amusant, parce qu’on m’a souvent reproché la même chose : quand je revenais d’une expédition quelque part d’une visite, très souvent j’avais les yeux pleins d’étoiles et Il me semblait que les gens qui étaient avec moi et qui avaient partagé la même chose avaient un ressenti différent. Donc je comprends très bien ce que tu veux dire par ce décalage que tu as vécu, et que je vis encore souvent moi-même, me demandant si la personne à qui je conseille ce lieu sera aussi emballée que moi.
      Bisous chère eMmA
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  19. "Ce qui me frustre, moi, c'est que l'on me donne trop de détails sur l’hôtel, les monuments, les lieux que je me fais une joie de visiter, de contempler. L’attente du plaisir est un plaisir, disait ma grand mère, dans l’incertitude des rencontres ou des itinéraires, un plaisir si subtil, impondérable...
    Ce qui est bon, c’est de rêver à partir de rien : une seule photo, pas très nette, un mot trouvé dans un livre, un coin de peau dévoilé entre les cheveux et le col de la chemise, une silhouette…Attendre comme on attendait quand j'étais enfant. Avec aucun moyen de devancer les choses. Tout le contraire du tour operator qui ne laisse au hasard que la portion congrue…"Mais c'est ça!!! Exactement ça!!!
    Pardon si je prends cet extrait de ton texte au pied de la lettre, mais franchement, merci!!!
    Bisous chère fée

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ce que j'aime, c'est qu'il y ait de l'inattendu dans le prévu...
      C'est en prendre plein les yeux.
      merci de ton enthousiasme, ma luciole.
      Ça m'émeut.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  20. C'est sans doute pour cela que l'on écrit aussi. Comment ? Entre le moment où j'ai écrit ma première phrase et celui, au bout de l'heure, où j'ai posé mon stylo, j'ai écrit tout ça et fait rire ou ému x personnes ? C'est moi qui ai fait tout ça, sans savoir où j'allais ? Si je m'y attendais !

    Après cette belle balade que tu nous offres, il y a des poires et des raisins qui t'attendent, où tu sais, auxquels tu ne t'attends peut-être pas ! ;-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu as raison, l'écriture est une aventure inattendue...
      je dirais même, impromptue, mon oncle !
      Je vais remplir mon devoir hebdomadaire, incessamment.
      Et aller honorer cette mystérieuse invitation... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  21. A la lecture ce billet invite et évoque
    entre autres choses
    Une certaine dilatation du temps
    Un tissage patient
    Le plaisir de l'attente
    Et même l'éloge de la lenteur...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le temps est élastique...
      Certes, à être catapultés vers la mort,
      autant que ce soit
      comme des bouchons de champagne,
      dans un pétillant éclat de rire.
      La vie est une grosse blague,
      dont la chute,
      certes,
      manque sérieusement de légèreté,
      on n'y peut rien...
      On ne peut que se demander
      pourquoi tout semble aller toujours plus vite...
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  22. Un passant20:36

    Dieu ! que c'est étonnant madame ce que vous dites.
    Figurez-vous qu'un jour, un autrefois que je ne saurais bien préciser, sauf que c'était un dimanche, je montais à la Garde-Adhemar. Je ne connais que très peu la région mais depuis longtemps ce village aperçu au loin en passant à toute vitesse sur l'autoroute voisine m'attirait.
    Je décidais de m'y rendre. J'avais alors il faut le dire une amie qui habitait pas très loin de là.
    Je visitais le village. Je m'y plus. J'y restai un long moment à explorer à l'aventure chaque recoin.
    L'après midi était bien avancé lorsque je décidais de rentrer. Mais je ne parvenais pas à rompre le charme. Je musardais en chemin et j'aperçus cet étrange nom de "Val des nymphes". Je fus conquis. L'endroit était comme envoûtant qui portait en son histoire plusieurs états bien différents. Les dieux, quels qui soient, semblaient s'y plaire et le soir me surprit dans mes réflexions.
    Je ne parvenais point à partir. Je m'endormis assis dans ma voiture. L'aube fraîche m'y réveilla. Ma nuit avait été pleine de rêves étonnant où des muses aux cheveux noirs dansaient en la mémoire.
    Je partis à regret. L'endroit est resté gravé dans ma mémoire comme un des ces endroits magiques où l'on rêve de revenir longtemps avant de la pouvoir.
    Vous me l'avez rappelé et c'est un beau cadeau. Je vous en remercie.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ravie d'avoir ravivé un beau souvenir, monsieur le passant qui passe.
      En effet c'est un très beau lieu, qui mérite de conserver son mystère. Si on a envie de le découvrir, surtout, ne pas aller chercher sur internet.
      Se laisser plutôt guider par les mots de votre commentaire.
      Et prendre simplement une couverture pour les nuits fraîches.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  23. Tu as tout dit sur tes ressentis (que je partage) raison pour laquelle je ne m'attarderai que sur le bonheur d'aimer et de découvrir la nature, d'écarquiller les yeux, d'ouvrir l'armoire à émotions , contrairement à pastelle .peut m'importe que les sites soient réputés et touristiques puisque je les visite avec MON coeur , MES yeux. Et cette chapelle qui est là pour illustrer tes propos me remet en mémoire celle devant laquelle nous nous étions arrêtées ensemble. Bises du soir

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est joli, ça, l'armoire à émotions...
      j'espère pouvoir t'emmener un jour au Val des nymphes.
      Avec ton coeur et tes yeux, ma Chinou.
      Bisous du soir
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  24. Xoulec23:47

    Mince alors, je n'avais pas prévu d'atterrir sur ton blog ! d'ailleurs, je n'ai jamais vraiment prévu quoi que ce soit, dans ma vie.
    Pas de plans de carrière, pas de plans d'épargne-logement. Des plans sur les comètes, des plans de château en Espagne, des plants dans mon jardin...

    J'adore prendre mon temps. C'est peut-être pour cela que je suis le papa d'ados, à pas tout à fait l'âge d'être grand-père ! J'ai toujours aimé prendre le temps qu'il faut. Pour fabriquer mes meubles,des objets presque inutiles, pour le plaisir, pour rénover et construire ma maison. Prendre le temps de réfléchir à tes nombreux billets, prendre le temps d'écrire.
    Je suis un cerveau lent !

    Je ne saurai faire l'éloge de la lenteur, de l'ennui et de la paresse, vu que je suis parfois un peu "speed" et d'autres l'ont fait mieux que moi...
    L’excès d'une chose engendre son contraire.
    J'adore préparer ma route des vacances uniquement avec mes cartes routières, en évitant soigneusement les autoroutes, comme un road-trip(de Caen) à moto. du coup, je constate que je suis passé pas très loin de ce lieu que tu cites...
    Pas de voix "féminine robotisée" pour me téléguider où je ne veux pas. Juste ma voie géo-dépaysée.

    Provoquer l'étonnement de l'autre ? tu ne vas pas me croire, je vais même t'étonner, mais en commentant, en écrivant chez toi, je me suis étonné moi-même...
    Par ton entremise, j'ai découvert des textes,des auteur(e)s,des lieux, de la poésie, la tienne aussi et puis un peu plus de moi. Et je n'en reviens toujours pas !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Un road trip de Caen...Muahaha !
      J'aime aussi beaucoup ta voie géo-dépaysée.
      Ce que je constate, c'est que mes lecteurs ont une inspiration de fous sur ce billet !
      Et que je suis sous le charme.
      j'aime la façon dont tu parles de toi, en tout simplicité.
      Merci Didier pour ces tranches de confidences (et de confitures)
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  25. J'aime regarder en film, en photos, un lieu, une ville où je sais que je n'irai pas. C'est comme lire la biographie d'un personnage que je ne rencontrerai jamais.
    Il fut un temps où je ne préparais rien, pas le moindre dépliant sur les curiosités locales et à force de m'entendre dire
    "Ah, tu as été à Pétaouschnock.... Alors tu as forcément été voir le prototype du Schmilblick, confectionné par Pierre Dac lui-même."
    "Heu...... ben non, je ne savais pas qu'il était là-bas...
    Tristesse et désolation totale.
    Alors maintenant, je tente la voie médiane, un peu de doc, un peu de GPS et le plus de temps possible...
    Et surtout dans ce cocktail, l'ingrédient principal, celui qui fait toute la différence:
    La qualité du/des accompagnant(e)s.

    Ti bacio

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La voie médiane est évidemment celle que je suis.
      Je parlais plutôt de ceux qui vont « éplucher » les sites internet alors que quelqu'un l'a fait pour eux.
      Tu vois, je connais (de nom) un certain château quelque part dans ton pays d'origine, que j'attends toujours fébrilement de visiter.
      Je ne l'ai pas encore mis dans « les lieux, les villes où je sais que je n'irai pas. »
      Alors je me garde la surprise, et ne vais pas voir sur google. parce que je fais confiance à l'ami.
      C'était là tout le sujet de mon billet, amis il est vrai que j'ai un peu digressé après. Et quand on dit grèce, on s'éloigne de la Suisse. Forcément.
      Ti bacio forte
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  26. Dans l'inattendu, la poésie prend son envol ! Les mots alors dessinent des rêves accrochés aux étoiles qui nous font dire que la vie est juste belle.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh oui, cher poète, la vie est juste magnifique !
      Et je réalise (mais tu le sais déjà) combien la poésie m'aide de plus en plus à traverser les épreuves difficiles.
      Viens, me dit la Muse
      Chante-moi un chant qu'aucun poète ne m'a encore chanté,
      Chante-moi l'universel.
      Au cœur de cette vaste terre
      Au fond même des grossièretés et des scories
      sûrement enseveli dans son cœur,
      germe le grain de la perfection.
      W.Whitman, Feuilles d'herbe

      Supprimer
  27. Angela09:38

    Je comprends tout à fait ce que tu dis dans ce billet : il n'y a rien de plus désagréable que de prévoir d'emmener un(e) ami(e) quelque part, et de s'apercevoir qu'elle (il) est allé(e) voir sur internet avant.
    C'est un peu comme se faire voler la surprise.
    Moi aussi, je suis comme Blutchy, j'aime savoir que je ne suis pas passée à côté de quelque chose d'important quand je prépare moi-même le voyage. Dans le cas contraire, je fais confiance à la personne qui m'emmène.
    Encore faut-il choisir ses amis soigneusement...
    Bises
    Angela

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah oui, choisir ses amis, à moins que ce soit eux qui ne nous choisissent ? Ou les deux en parfaite harmonie ?
      En tous cas, oui, je parlais de confiance, et de se laisser guider pour avoir l'inattendu...
      Merci pour ton message ma belle
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  28. Lorenzaccio11:53

    Il avait un joli nom mon guide, Célestine...
    Ah comme j'aimerais me laisser emporter dans vos découvertes ! Ce Val des Nymphes mystérieuses chante à l'oreille.
    On a envie de s'y laisser surprendre par le murmure des ombres furtives et bienfaisantes de la nuit ...
    Merci pour vos évocations délicieuses.
    ~L~

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah cette mythique chanson de Nathalie...elle en a fait rêver des générations.
      Vous avez bien décrit ce lieu extraordinaire.
      j'aurais aimé le faire visiter à tous les amoureux de mystères ésotériques...
      Une vraie Brocéliande à deux pas de chez moi...
      Merci Lorenzaccio
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  29. Bonjour Célestine, quel endroit merveilleux, cette chapelle est vraiment très belle dans son écrin de verdure près d'un étang. La découvrir doit être magique et un instant le temps s'arrête.
    La citation est si vraie. Ton texte est merveilleux et je suis aussi de celles ou ceux qui apprécient l'inattendu. Le bonheur n'en est que plus fort.
    Je te souhaite un bon week-end.
    Je t'embrasse ♥

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ton blog est un véritable enchantement d'imprévus, car tu puises dans la nature cette soif de surprises.
      C'est pourquoi j'aime me laisser étonner par les rêves d'Eugénie...
      Merci du coeur, chère Denise ♥
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  30. Justement cela ne sert à rien de prévoir. Le destin est imprévisible. On a beau tout programmer, tout imaginer, tout border...Il y aura toujours le petit grain de sable inattendu qui viendra faire grincer le bel ordonnancement de la roue de la vie. Grain de sable qui peut devenir grain de folie....J'aime !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'aime ton côté oiseau sur la branche, ou galet au fil de l'eau...
      Merci Daniel.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  31. L’inattendu, l’imprévu, quoi de plus miraculeux pour démantibuler la monotonie

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Démantibuler la monotonie, que c'est bien dit ma jak !
      Un petit rayon de joie dans une trouée de nuages
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  32. Ah! Les vertus de l’inattendu!
    Où le dénicher dans ce monde où nous courons plus vite que notre ombre, où nous sommes accrochés à l'immédiat, à ce qui ne peut attendre et à notre égo qui ne se contente plus de ne pas savoir, de ne pas connaitre... qui a soif d'être blasé.
    Pourtant l’inattendu fait un tel bien. Découvrir est un tel bonheur et être bluffé un autre tout aussi salvateur.
    Quand je pense au bonheur pur d'un coucher de soleil, celui qui n'est jamais comme un autre... Je vois en te lisant que je ne suis pas si hasbeen que cela.
    Bises en partage.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Has been, les poètes qui regardent avec le coeur, avec les cils, avec le ventre ?
      Ah non !
      D'une modernité intemporelle merveilleuse au contraire...
      Et d'une absolue nécessité dans ce monde qui court surtout à côté de ses pompes...
      Bisous poète
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  33. Célestine !
    Tu ne peux pas savoir à quel point ton texte me RASSURE !
    Hourra ! Je ne suis pas donc le seul, sur cette planète un peu bizarre, à aimer cultiver un peu de mystère, un fond de jardin secret (bien secret, celui-là), à aimer me hasarder sur des sentiers qu'on déconseille, etc. En même temps, rien qu'en disant cela, je me suis déjà un peu trop dévoilé (sourire) !
    Je trouve qu'on vit dans une époque folle. Que j'aime, mais folle. Si justement il y a une chose que je trouve un peu dommage, c'est ce "tout, tout de suite", et c'est ce "google" trop à portée de main qui fait que l'on ne peut même plus quelquefois avoir ne serait-ce que des conversations un peu surréalistes, un peu étonnantes, un peu intrigantes... Non, comme tu dis, bim ! Il y a toujours un doigt réactif près à balayer l'écran aussitôt qu'une zone d'ombre apparaît dans la discussion. Bon, c'est comme ça, hein. On ne peut pas fabriquer le monde à sa façon.
    Il y a aurait tant à dire, à partir de ton texte, on pourrait en discuter la nuit entière, et même plus qu'une nuit entière.
    Bon dimanche, bises.
    Fabrice

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. « On ne peut pas fabriquer le monde à sa façon. »
      En es-tu bien sûr ? Etonnante cette phrase dans la bouche d'un poète...
      Moi je fabrique le monde à ma façon, avec des mots, je mets en relief certains coins du tableau, accentue une ligne, rajoute de la lumière...
      Je te taquine, parce que je sais que tu le fais, naturellement.
      C'es justement parce que le monde est fou et même absurde que sa beauté nous apparaît encore plus fort.
      Bisous, bon dimanche, cher ami
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. Tu crois que c'est parce que je le fais naturellement, que je ne m'en rends pas compte ? "On ne peut pas fabriquer le monde à sa façon"... En fait, oui et non. Bien sûr que je fabrique le monde un peu à ma façon (et ça donne lieu à des choses parfois très sympathiques ou bizarres lol). Seulement, chacun fait un peu ça aussi, on ne peut pas prendre tout l'espace pour soi. Poète ou pas, ça ne m'empêche pas de tomber de haut et de me faire très mal, et dans ces cas-là, je suis face à un monde qui n'est pas du tout à ma façon.

      Supprimer
    3. Comme je te comprends...Mais c'est juste parce que tu es un hypersensible...
      Un peu comme moi avec ma peau de fée.
      Oui, tomber de haut, ça fait toujours super mal...
      Mais ça veut dire qu'on a été haut, et ça, ce n'est pas donné à tout le monde... :-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    4. "Tomber de haut... ça veut dire qu'on a été en haut"
      Je ne peux qu'être d'accord.
      Mais on peut discuter sans fin, alors. Parce que du coup, je me demande ce qui fait le plus mal ? Est-ce le fait d'avoir été en haut, ou bien le fait de devoir le dire au passé ? Ou les deux...
      En même temps, il faut aussi se retrouver en bas de temps en temps, pour avoir de quoi monter. C'est excitant, l'ascension. Bien plus que de contempler la vue d'en haut en redoutant l'instant de la chute "avalanchesque".

      Supprimer
    5. Ce qui est certain, c'est que ta vie,, comme la mienne, n'est pas une morne plaine.Mais une succession de creux et de bosses...
      Assez d'accord pour l'ascension, c'est vrai, c'est excitant.
      Ce qui fait le plus mal ? je crois que c'est de se dire qu'un jour, on tombera de haut pour la dernière fois... :-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  34. Et une chanson, qui illustre bien ton besoin d'être surprise, cueillie par l'inattendue, et je t'imagine bien l'interpréter :
    https://www.youtube.com/watch?v=BqwE64FveGk

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Eh oui, j'aime Françoise Hardy.
      Et cette chanson est drôle...
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. Eh bien, on a un point commun ! Quand je dis autour de moi que j'aime Françoise Hardy, on ouvre des yeux comme si je venais de dire une grossièreté, ou alors j'ai droit au "t'es un peu jeune pour aimer ce genre de musique". Et alors, je peux à la fois aimer Brassens, Françoise Hardy, Nirvana et Autoheart, peu importe l'âge que j'ai... non ?

      Supprimer
    3. Alors là, je te rejoins cinq sur cinq !
      Personnellement j'aime autant Brassens que Porcupine Tree ou Marcio Faraco
      Eclectique je suis !
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  35. ma Céleste, je n'ai hélas pas le temps de parcourir tous les commentaires de ce billet qui sont certainement passionnants comme d'habitude mais j(avais hâte de te dire combien j''étais en accord "osmoséen" avec toi sur ce sujet du mystère, de "la dentelle" qui cache un peu le genou mais pas trop. J'aime l'inattendu, l'imprévu, la surprise non déflorée par cette hâte que certains mettent à vouloir tout savoir de tout avant d'y être allés, cette manie de "googliser", comme pour se rassurer peut-être... Je ne t'oublie pas et ce billet me rappelle si besoin était, à quel point nos âmes sont si proches... Je t'embrasse♥

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah je sais ma belle brune.
      L'amitié vraie est là, dans cette certitude que l'autre ne nous oublie pas...
      Même si la vie le secoue dans des tempêtes ...
      Je t'embrasse en caresse d'âme
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  36. La chapelle est romane. Elle a donc de voutes en plein cintre qui sont très lourdes. Des contreforts sont donc indispensables pour les transferts de poussée sur les murs, dus à la voute.
    Le gothique avait partiellement résolu ce problème en élançant la voute, en pointe, vers le haut.
    La chapelle romane est destinée à l'introspection et l'architecture gothique est une ouverture au céleste.

    Alain X doit avoir raison quant à la santé de la chapelle (ou la stabilité du terrain) car on voit des faux-aplombs sur les murs latéraux.
    Les contreforts ont-ils été mis trop tardivement?
    Baci

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tout ce que je sais, c'est que j'aimerai t'y emmener, avec ton matos de géobiologiste, pour que tu me fasses écouter l'âme des Nymphes à travers le coeur des pierres. J'aime bien « l'ouverture au céleste »
      Pour le reste, ce sont des questions un peu trop techniques, je te laisse en discuter avec Alain.
      Baci caro mio
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  37. Conserver en soi tapi, le goût de l'inattendu, du mystère... les aimer demande une ouverture d'esprit, de coeur.

    Qui aime le hasard aiguise la curiosité, l'émerveillement.

    Ton billet est magnifique Célestine et dit beaucoup de toi, et là, je me reconnais aussi.

    Attendre avec plaisir la découverte, les coulisses, voilà un des sels goûtus de la vie.

    Je n'aime pas tout montrer, et de moins en moins, plutôt l'ombre à la lumière tant élogieuse, qui prend son temps..

    De plus en plus solitaire, je n'apprécie pas trop les mouvements de foule et préfère découvrir par moi-même les choses. Avec pourtant un certain allant pour l'aventure, pour l'exploration, pour la révélation qui étonne. Une jolie broderie !

    Merci Célestine pour ce beau texte gentiment partagé.
    Magnifique chapelle !

    bisou, bisou.

    Den

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je sais que j'ai extrêmement apprécié le lieu que tu me fis découvrir il y a quelque temps déjà...
      Jamais je ne serais allée voir sur internet de quoi il s'agissait.
      La surprise fut totale, et reste imprégnée dans mon souvenir. Le billet que j'ai écrit le 9 février parle de cet émerveillement. Et j'ai essayé de ne pas trop mettre de photos dans mon article, pour ne pas déflorer la surprise.

      Je suis heureuse de te voir, den. Vrai, tes billets me manquent.
      Bisous célestes
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. Oui Célestine cet émerveillement transparaissait vraiment dans ton billet hautement apprécié..un très beau souvenir pour moi aussi tout en élégance et finesse.

      Mes écrits, mes mots, peinent à l'arrière de mes pas.. mais trottinent en tête, rêvent et flânent plus haut sur les lignes raturées... je les attends... au creux de cet hiver qui repart de plus belle, et je m'engourdis là dans le froid de la gorge du ciel...
      je t'en brasse tout'étoilée.
      Den

      Supprimer
    3. Merco douce d'âme.
      Prends ton temps, l'inspiration reviendra...
      L'essentiel est que tu ailles bien.
      Bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  38. Ça te titille les ventricules... Je ne savais pas que tu appelais ça comme ça ! ];-D

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ben oui quoi...les ventricules du coeur.
      Ça me fait battre le coeur, si tu veux... :-)
      Tu pensais à quoi ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  39. C'est tellement vrai, l'inattendu est tellement surprenant et beau parfois !

    Il y a 3 semaines j'ai mangé dans un restaurant nature gourmande. Le concept est que tu ne sais pas ce que tu vas manger. Tu dis juste ce que tu n'aimes pas et c'est la surprise qui arrive dans ton assiette.

    Conclusion :

    Je me suis régalée !

    Je t'embrasse Blue-Célestine
    Douce soirée ! :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne connaissais pas du tout ce concept de restaurant.
      Je crois que j'aimerais beaucoup me laisser surprendre de cette façon...
      Dans la série, il y a aussi les restaurants dans le noir.
      Il paraît que c'est une expérience unique !
      Blue bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  40. Je souscris tout à fait à ta beauté de l'inattendu. Attention, lire avant les résumés des films, les préfaces, les quatrièmes de couverture des livres pourrait gâcher le plaisir. :)
    Bises.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu fais bien d'en parler !
      J'avais une copine qui lisait systématiquement la fin des romans pour savoir si ça finissait bien...N'importe quoi, vraiment !
      Les quatrièmes de couverture sont parfois trop explicites c'est vrai...
      Merci d'être revenu Patrick.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  41. L'inattendu peut avoir un certain charme et en même temps un peu d'inquiétude et c'est ça qui nous attire. C'est pour ça la vie est si belle. Douce pensée. ZaZa

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Douces pensées à toi, chère Zaza.
      Oui, la vie est décidément très belle
      Bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  42. Déjà dans Paris, je pars le nez au vent.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quel bonheur de partir dans Paris le nez au vent.
      J'adore, moi aussi...
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  43. quelle superbe photo Célestine, c'est vrai qu'à trop vouloir contrôler on se coupe de la vitalité, si importante
    depuis cet hiver je ne contrôle rien quasiment et je vois que c'est l'effet surprise qui s'installe à la place du contrôle et j'en suis toute contente finalement

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est vraiment intéressant ce que tu dis. On parlait justement un ami et moi, de cette difficulté de perdre le contrôle qui fait que certaines personnes n'arrivent pas à lâcher prise et à accepter les surprises...
      je suis heureuse pour toi.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  44. Ah, parce qu'il faut prévoir... ah ok. Non, mais je me félicite d'avoir lu ton billet parce que jusqu'à maintenant j'ai toujours tout fait à l'arrache, tout alors je serais irresponsable... peut être !
    Célestine allez dis-moi tu penses sincèrement que "les gens" prévoie leur vie... comment qui vont faire, avec qui y vont se marier, quand y auront des mômes leur sexe la couleur de leurs cheveux l'école où qui z'iront, les maladies qui vont attraper, leur lieu de vacances et leur avancement professionnel, les conditions de leur enterrement, ce qui laisseront à leurs petits enfants et tout et tout et tout... tu penses que les gens épluchent leurs prévisions, vraiment ? Mais alors, mais alors si "ils" prévoient si "ils" passent tout ce temps cette énergie j'ai comme l'impression qu'ils se trompent vachement souvent, quand tu entends les gens se plaindre alors qu'ils ont ÉTUDIÉ leur avenir, mais ça doit être terrible... non, je me demande si "ils" ne sont pas irresponsables !
    (j'aime vachement ta bannière, on a du te l'écrire 27 fois au minimum mais comme je suis un tout petit peu crevé je n'ai absolument pas lu les com's j'ai bien ta "petite" nana suspendue dans le rien)

    Bleck

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'adore tout ce que tu dis, Bleck !
      ben non il faut pas prévoir...C'est nous qu'on a raison.
      Merci pour ma bannière.
      Ma petite nana est suspendue dans le rien parce qu'elle est un peu entre deux eaux...
      Voilà.
      Vivement le printemps...
      Bise
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  45. Idem... comme ils disaient dans un très beau film. Suggérer plutôt que tout dire, apprivoiser les personnes ou les lieux dans le silence ému de la découverte... Ta photo est somptueuse, je connais un petit endroit caché dans la Drôme où règne une énergie particulière, le Prieuré de Praveyrac. Où donc peut se situer ce Val des Nymphes ?Bises céleste Célestine, à bientôt. brigitte

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est amusant, parce que le val des Nymphes est aussi dans la Drôme...
      En revanche, je ne trouve nulle trace de ce prieuré sur google (histoire de savoir où il se situe)
      Pourrais-tu m'en dire plus ?
      Bisous ma Plume

      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer

Il y a un bug en ce moment sur Blogspot. Les commentaires mettent quelques longues secondes avant d'être validés quand vous cliquez sur « publier »… Soyez patients !…

Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.