lundi 15 janvier 2018

Crème d'empathe





« Ne pas se moquer, ne pas se lamenter, ne pas détester, mais comprendre. »
Baruch Spinoza











Dans une classe de cours élémentaire, sur la une, ce soir, de charmantes petites têtes blondes (douce litote victorhugoesque ) apprenaient avec de grands yeux émerveillés ce très beau et très mystérieux concept qu'est l'Empathie. Il faut dire que dans toutes les cours de récréation de France et de Navarre, le mot est encore peu usité, voire inconnu et manque sérieusement d'applications pratiques. 
Ils essayaient donc, sous la tendre férule de leur institutrice et le regard attentif d'une demi douzaine d'adultes très sérieux,  à grand renfort de matériel didactique fort bien adapté, c'est à dire de jolies étiquettes multicolores collées dans des tableaux, d'identifier l'émotion qu'ils étaient en train d'éprouver. Ils tentaient de se comprendre sans se juger. Vaste programme.
Ce reportage mettait en relief une expérience formidable qui, aux dires des acteurs en présence, professeurs éminents et journalistes émérites, était novatrice.
Je me suis dit, dans ma Ford intérieure : « Novatrice ? mon cul ! ». (Je ne manque jamais de rendre un hommage discret et néanmoins appuyé à l'idole littéraire de ma jeunesse qui enjoliva mes mercredis de sa gouaille goguenarde,  à égalité avec Fantômette et Fifi Brindacier.)
Je me suis dit que je ne les avais pas attendus pour pratiquer l'empathie avec mes élèves. Peut-être parce que je suis moi-même relativement douée d'empathie, il me faut bien le reconnaître, bien que cela heurte ma modestie naturelle.
Mais surtout parce que j'ai la certitude affermie chaque jour davantage que c'est la seule façon de faire évoluer quelque société humaine que ce soit. Si tant est que ce soit encore possible, rajouterai-je dans mes moments de cafard sidéral et de profond désespoir quant à l'avenir de notre engeance...Ces jours de blues fourchu où je me dis que de rêver à un mieux, c'est définitivement aussi mort que de ravoir à la machine une tache de sauce tomate de la marque Barilla sur un pull en mohair blanc. (Ne cherchez pas, j'ai essayé, c'est mort...)
« Apprendre dès l'enfance l'acceptation et la gestion de ses propres émotions et ressentis. 
 Dans le but de développer l'entraide, la solidarité, la compréhension de l'autre, la complémentarité plutôt que la compétition... » Ça fait rêver, c'est utopique, et pourtant qu'est-ce qu'on risquerait à essayer ?
Que le monde aille un tout petit peu moins mal ? 
Bon, enfin, le moins que l'on puisse dire avant de clore cette chronique à la crème d'empathe, c'est que ce n'est pas gagné, tout ça...
L'autre jour, je vous le donne en mille, Emile, devant le portail de l'école, j'entendis à mon corps défendant, un père aimant et plein de cette bonhomie pataude et paternelle qui tirent des larmes à la ménagère de moins de cinquante ans, quand son mari revient des courses en disant, j'ai emmené Lulu au PMU, et j'ai oublié les couches. J'entendis ce père donc, susurrer ce sage conseil à son rejeton engoncé dans son anorak Napapijri en solde : 
« Bon, et si y'en a un qui t'emmerde, tu le défonces, t'as compris ? »
Je me suis dit : « Lui, ce serait plutôt un empathe à tartes... » 






¸¸.•*¨*• ☆

157 commentaires:

  1. Coucou Célestine. Contente de te retrouver, fidèle au poste. L'empathie! Un beau programme de l'apprendre dans les classes et de mettre des mots sur un sentiment à développer chez les enfants. Mais je trouve étonnant que des pédagogues passent des heures à monter des cours tout bien comme il faut, avec des planches colorées, pour apprendre quelque chose qui devrait pourtant être déjà appris dans la sphère familiale. Mais bon, l'exemple du père catcheur donne toute la mesure du travail qu'il y a encore à accomplir dans notre société.

    Quant à moi, l'empathie était une notion importante que j'utilisais dans mon ancien travail mais il faut faire attention à ne pas trop en faire non plus et à ne pas se laisser "bouffer" par des émotions trop importantes. Certains semblables ont un pouvoir de manipulation important qu'il faut savoir décrypter pour ne pas devenir une éponge trop perméable à toutes les émotions.
    Bises alpines et belle semaine.

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    1. Oui bien sûr, tout cela devrait être mis en place dans la sphère familiale. Mais nous savons bien que cela ne l'est pas. Et ce n'est pas forcément la faute des principaux intéressés, souvent les conditions de vie des gens sont telles que la violence devient la règle familiale.
      Tu as donc raison de parler du boulot qu'il nous reste à faire. D'autant que les résistances sont énormes, chaque fois que l'on tente de mettre en place un progrès...
      Quant à l'empathie, je ne pense pas que ce soit « se laisser déborder par ses émotions » mais bien plutôt d'apprendre à les identifier, les gérer, et surtout réaliser que l'autre en face est tout comme nous et éprouve les mêmes.
      Ravie de te revoir, dédé. Je commençais à m'inquiéter de toi, d'autant que je t'ai envoyé un long mail qui a dû tomber dans tes spams.
      Gros bisous pleins d'empathie.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  2. L'empathie! Qui manque si cruellement dans cette tribune qui ne dit pas que des bêtises sur le rapport à l'art mais passe bêtement à côté de tout le reste...
    L'empathie n'est-elle pas naturelle chez l'enfant? Tu me diras, chez celui qui dresse son petit comme un coq ébouriffé, elle va fondre comme neige au soleil :-/
    Comme souvent je plussoie, Célestine. Et j'adore la citation de Spinoza.
    :-)

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    1. De quelle tribune parles-tu ?
      L'empathie est sans doute nichée au coeur de l'être humain, tout au fond, et c'est la société et certaines de ses règles iniques qui fait fondre ce sentiment naturel. Je le pense avec force, aucun bébé ne naît terroriste, comme dit très bien Isabelle Padovani.
      La non-violence est sans doute beaucoup plus difficile que la violence. Je l'admets.
      Et le dialogue constructif plus efficace que la force de frappe.
      Alors je sais, c'est utopique et même sans doute carrément naïf. mais n'oublions pas que les hommes se déchirent à propos des religions, par exemple, qui elles, prônent de s'aimer les uns les autres...
      Bon je retourne lire Spinoza. Il m'apaise.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Celle dont parlent Andiamo et Alezandro.

      Oui, c'est plus facile de se moquer que de comprendre. Ça va plus vite, aussi.
      Utopie? Naïveté? Moi je dis attention, tendresse. Et je me reconnais dans ce désir que tu exprimes au fil de tes mots d'être qui tu es vraiment, et d'avancer sans bouclier.

      Ah les religions! "Aimez-vous les uns les autres, sauf ceux-là!"

      Oui à Spinoza: "Etre soi, le plus possible".

      Bisous

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    3. Ah oui, cette tribune qui me laisse sans voix...
      Pour l'instant, j'en suis à faire sortir de moi, comme tu le sais, des choses qui résultent justement de cette culture de l'acceptation de la violence banale, de la domination et de la minimisation des ressentis.
      Que l'on puisse utiliser sa force médiatique pour dire que l'on aurait aimé être violée, vois-tu, ça je n'arrive pas à avoir de l'empathie, j'essaie juste de comprendre ce qui peut amener une femme à dire ça.
      Mais là, j'ai encore trop de larmes.
      Un jour...un jour couleur d'orange...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  3. L'empathie est abordée comme les autres émotions. On parle beaucoup des émotions au cycle II!
    J'aimais bien les livres de Catherine Dolto comme point de départ à un échange oral.
    http://www.gallimard-jeunesse.fr/searchjeunesse/advanced/(limit)/10?author=Catherine%20Dolto&SearchAction=1

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    1. Oui c'est important dès le cycle 2 (à l'âge que les Anciens appelaient l'âge de raison) de mettre des mots sur ce que l'on éprouve et de pouvoir en parler tranquillement en classe, sans se faire moquer ou juger.
      Et les livres à la disposition des enseignants sont en général nombreux et très bien faits.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  4. Ah, toi aussi tu veux que je m'empathe, comme si l'âge ne suffisait pas ! :o)

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    1. T'es tellement mignon comme ça, mon boss !
      Ne change rien, c'est comme ça que je t'aime :-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  5. Si tu me dégottes un anorak Napapijri bien soldé taille double XL, j'ai une petite préférence pour le modèle rainforest rouge.
    Sinon l'empathie tu disais... oui, c'est bien l'empathie aussi, c'est bien.

    Bleck

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    1. Oui, c'est bien.
      Même si je sens poindre une certaine joyeuse ironie bienveillante dans tes paroles, j'assume...
      Je suis de nature à essayer de comprendre ce que les autres me disent, pourquoi ils me le disent et comment je peux leur répondre en toute assertivité...
      Une bise
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  6. J'ai bien aimé le début mais la fin manque cruellement d'empathie, mais pas de clichés, père ouvrier, qui boit, il va au bistro, joue au PMU, appelle son fils à utiliser la violence.
    Je suis déçue Célestine, je suis jugée, par d'autres, très sévèrement pour beaucoup moins.

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    1. Tu as raison, lu comme cela, au premier degré, je passe pour une imbécile qui écrit des clichés.
      Cependant, si tu veux bien considérer que s'il y a quelqu'un à remettre en cause dans la violence de certains milieux, ce n'est certainement pas ce père qui fait ce qu'il peut avec ce que la vie lui a appris, mais ce p...de système capitaliste de classes qui maintient des clivages insupportables entre les riches et les pauvres, qui ne fait miroiter aux second que le loto ou le tiercé pour pouvoir s'en sortir, qui creuse les inégalités et pratique un urbanisme qui délimite de véritables ghettos , un système profondément injuste contre lequel je me suis indignée toute ma vie, parce qu'il est porté par une oligarchie dirigeante qui concentre tous les pouvoirs, tu comprendras que je suis, malgré les apparences, pleine d'empathie pour ce père et cet enfant.
      Mais si moi, en tant qu'institutrice, et surtout directrice d'école, je cautionne la violence, où va-t-on ? Si je dis à ce père oui, vous avez raison, allez-y, je vais laisser les enfants se défoncer la tête tout seuls sans intervenir et la cour sera devenu une jungle en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, est-ce que je ferai mon boulot d'éducatrice ? Est-ce que je pourrai me regarder dans la glace ?
      Alors oui, sans doute, pour la rue, ce père a raison de prémunir son enfant contre les prédateurs et les abrutis de tous poils. Mais est-ce un conseil judicieux devant le portail de l'école ?
      Je suis peut-être bête ou naïve, mais j'ai toujours dit à mes élèves: si vous avez un problème, demandez à un adulte de venir arbitrer. Et j'ai passé des plombes dans mon bureau pendant toute ma carrière à désamorcer les conflits et instaurer le dialogue. Entre enfants, et aussi entre parents. Et je peux te dire que des pères et aussi des mères (presque davantage d'ailleurs, à y réfléchir) qui n'avaient que la violence comme armes, j'en ai vu des quantités. J'ai travaillé en ZEP pendant 24 ans, alors je sais de quoi je parle.
      Je suis désolée que tu aies compris mon message de travers. J'espère que je t'ai un peu mieux expliqué ma position.
      Et surtout si tu t'es sentie jugée, moi qui ne juge jamais les gens mais qui essaie toujours de comprendre...

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    2. Merci Célestine, je suis contre la violence, et j'ai lu premier degré, mais avoue, on ne se connait pas encore beaucoup, que le père faisait cliché.

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    3. Célestine, moi qui ai écouté Heure-Bleue quand elle te commentait, elle ne s'est pas sentie jugée par toi.
      Elle faisait remarquer que des choses plus anodines qu'elle avait écrites lui avaient attiré des jugements bien plus sévères.
      C'est du moins ce que j'avais compris, mais bon, tu sais bien que les hommes et les femmes ne se comprennent jamais vraiment.
      Même quand on est d'accord, à tous les coups c'est sur un malentendu... ;-)

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    4. Bien sûr, mes amis, vous démontrer quand même que le dialogue, quand il est constructif, permet de mettre à plat un certain nombre de clichés et d'idées reçues, et que rien ne remplacera jamais la raison, qui est quand même la marque la plus brillante de notre humanité.
      Heure-bleue a eu raison de réagir, et je la remercie d'avoir accepté que je lui réponde, et de comprendre ce que j'ai voulu dire, car on ne peut pas tout écrire dans un billet, et les commentaires sont justement là pour faire progresser le débat.
      Heure bleue, tu dis quelque chose de fondamental: on ne se connaît pas encore beaucoup. Tout est là. les réactions souvent épidermiques viennent souvent d'un manque de connaissance. Si tu avais lu tous mes billets sur l'école, tu saurais que je ne suis pas une espèce de bourge qui méprise le petit peuple, mais quelqu'un de profondément humain, et même humaniste, qui a toujours cherché à comprendre celui qui est en face d'elle, quelle que soit son origine, sa religion ou sa couleur de peau.
      Je crois que chaque chose a toujours deux faces, que nul ne détient la vérité, et être capable de les analyser c'est faire preuve d'empathie. Afin de dégager au moins un consensus sur quelques valeurs de base.

      Je vous embrasse tous deux
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    5. Vous démontrEZ...pfff ! tu parles d'une instit... :-)

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  7. A-t-on idée aussi d'acheter une sauce Barilla pleine de colorants, d'additifs aussi toxiques que mystérieux et dont on se demande bien ce que ça peut faire dans une innocente sauce tomate.
    Et si ton pull blanc avait été rouge, il survivait à l'outrage...
    Voilà, c'est dit :-D

    S'il n'y avait que les pères pour donner des conseils à la con à des mômes...
    Un sombre jour où je regardais la Télé (le jour était surtout sombre après...)
    Je vois un reportage sur le sport à l'école.
    Cours de judo (sport (en principe) courtois s'il en est...)
    L'entraineur encourage un môme d'une dizaine d'année qui est sur le tatami:
    "Vas-y, tue-le! tue-le!"
    Au demeurant, qu'un tel prof existe dans une institution publique est déjà assez scandaleux. Mais le pire c'est qu'il obtient une audience nationale avec la télé et que ça n'ait choqué personne en cours de montage et de diffusion de l'émission.
    On appelle ça de l'emplâtrie.

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    1. Note de service à Blogspot:
      Vous êtes instamment priés de ne pas expédier un message avant l'énoncé des salutations.

      Mille baci Céleste.

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    2. Si tous les emplâtres volaient, on ne verrait plus le soleil.

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    3. @Blutchy
      Ah parce que tu crois que c'est moi qui ai acheté cette infamie ?
      Alors que je rendais simplement service à une amie en lui disant, la prochaine fois que tu fais des pâtes à la bolo, je m'occupe de la sauce.

      Mon pull en mohair a été immolé sur l'autel de la mal-bouffe industrielle aux reflets mordorés à cause des E112, E125, E143 etc etc...
      Mais de toutes façons, tu sais bien que le rouge ne me va pas, avec mes yeux ça jure...

      Quant aux comportements reptiliens qui règnent sur les bancs de touches et les tribunes de supporters, je préfère ne pas en parler. C'est un peu comme les comportements au volant, qui changent en loups les plus doux des agneaux. Ça me désole.

      Baci caro
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. @Dédé

      Michel Audiard, sors de ce corps !

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  8. Il est dit dans les évangiles : "Si on te gifle la joue droite, tends la gauche"
    Mais il est écrit également : "il y a plus de joie à donner qu'à recevoir". ];-D

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    1. J'ai toujours adoré ta lecture des Evangiles, mon Andiamounet.
      J'aurais presque aimé les cours de catéchisme avec toi. hihi !
      Tu me rappelles cet extrait culte (si j'ose dire)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Merci céleste amie de ce rappel, je disais autrefois :"aimez moi, les unes et les autres" ];-D

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    3. Ouh que c'est dangereux de dire ça Andiamo !
      Eh oui, les unes on comprend bien, mais les autres, ça peut laisser entendre que tu aimes aussi les hommes.
      C'est là qu'on s'aperçoit que le "masculin l'emporte sur le féminin" ça peut prêter à confusion !
      Je dis ça... :)

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    4. @ J'aime Ini croqué
      Comme tu peux le constater Andiamo ne t'a pas répondu car, à la lecture de ton commentaire, il s'est payé une crise de tétanie aigüe avec blocage spatio-temporel du fichier central.
      Actuellement, il est en réanimation.
      C'est qu'il ne faut pas dire n'importe quoi au doyen. Tu verras, bien à ton tour que, passé un certain âge, on devient aussi fragile et précieux qu'une poterie Ming...
      C'est que le bonhomme n'a pas été élevé aux Kerguelen. Son esprit d'aventure l'amène régulièrement du côté du 18e arrondissement de Paris, mais c'est une autre histoire.

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    5. oh pauvre Andiamounet !
      C'est vrai que c'était un rude coup !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    6. Gémini cricket : je n'avais pas envisagé "les autres" sous cet angle enfin su j'ose dire, mais vois tu j'ai beaucoup de mal à embrasser les hommes ! J'ai mis 15 ans à faire la bise à mon gendre ! Quant à mon bon Blutch il me taquine, mais je l'apprécie bien, car il ne manque pas d'humour.
      Quant à Célestine le seul fait d'écrire son nom, et la page s'illumine. ];-D

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    7. Voilà, je rougis.
      Ça c'est un très beau compliment contre lequel je ne porterais jamais plainte.
      Merci mon Andiamounet
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    8. Hé, c'était pour rire, les gars !
      Je ne manque pas d'humour non plus ! Mais y a pas de honte à embrasser les hommes, ceci dit.
      Enfin, je préfère embrasser Célestine si j'ai le choix !
      Pace e salute

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    9. @ Blutch : Je voudrais pas donner l'impression de chipoter, mais aurais-tu la bonté d'expliquer clairement et sans faux-semblants ce que tu entends par la locution "...le bonhomme n'a pas été élevé aux Kerguelen." C'est pour l'avocat.
      Tu peux aussi commencer à chercher un témoin. Parce que si nécessaire nous nous rencontrerons sur le pré. En tant que potentiel offensé j'ai le choix des armes. Il était jadis d'usage de choisir entre le fleuret et le pistolet à quinze mètres.
      Je choisis le fleuret. A quinze mètres.
      Serviteur, Môssieur !
      ;oP

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    10. Cher Candidounet

      Je crois que Blutchy a simplement pensé que Gemini Cricket et toi sont une même personne, ce qui m'étonnerait beaucoup. Même si un certain esprit gouailleur vous fait vous ressembler, il y a une différence quand même au niveau du style.
      Dis-y, toi, que tu n'es pas Gemini Cricket !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    11. Ben je veux ! L'autre n'est qu'une pâle copie, un troll qui n'ose même pas mettre de majuscule à "Cricket" tellement il a honte, ce que tu as fait d'instinct, et qui tente poussivement de reproduire ma signature avec un "Je dis ça" tellement poussif que je suis fort surpris que le Blutchy s'y trompât !
      Tssssss !

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    12. @ "Gemini cricket" : Hôla, fake orthoptère, dévoilez-vous qu'on sache qui vous êtes !
      Je suis prêt à en découdre avec vous sur le champ. En tant qu'offensé, j'ai le choix des armes. Ce sera le bazooka. A trois mètres ! A moins que le Vermorel...
      Serviteur, Môssieur !

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    13. Et si on arrangeait tout ça autour d'un verre, plutôt ?
      ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    14. @ Blutchy : Mon vieux Blutch, je suis fort surpris de te voir t'être laissé berner par cet imposteur putride ! Sois prudent mon vieux : tu le sais, les forces du mal partout elles sont !
      ...'fin moi, Jdissa !...

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    15. @ Cel : ça peut se négocier si le misérable insecte fait amende honorable et si c'est lui qui paye le Saint-Joseph (mais le vent d'ici pourrait bien lui friser les élytres !) , mais tu sais qu'il faut me prévenir à l'avance, j'ai un temps de transport !
      A moins que vous ne veniez me rendre visite, fait plutôt doux en ce moment !

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    16. Mais qu'est-ce qu'il a fait de si terrible, mon petit Gemini Cricket ? Ce n'est pas un troll, il est toujours gentil et poli... je ne vois pas...Tu confondrais pas avec quelqu'un d'autre ?
      En tout cas il ne mérite pas tous ces qualificatifs entomologiques ... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    17. @ Cel : C'est vrai ça, au fond : pourquoi ? Tu crois que ce serait mon versant bagarreur de mâle qui s'exprimerait ? Ou un côté roquet ? Aboyer pour qu'on me voit ? Ou mon côté Achille Talon, pour le plaisir du déferlement verbal et superfétatoire ? Ou Cyrano, qui s'envole avec emphase dans sa tirade, dans de grand froissements de cape et de plumes !
      Ou juste le plaisir de faire de la mousse ? Mouche du coche ?
      Va savoir !...

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    18. Houla ! C'est ma fête on dirait par ici !
      Je vous prie de m'excusationner platement si j'ai offensé quiconque en ces lieux.
      Mais je ne suis pas un troll. Juste un admirateur de Mademoiselle Célestine (avec des majuscules). J'espère que ce n'est pas interdit, on ne sait plus trop que penser par l'étang qui court. :)

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    19. @ Candide
      Pour répondre à ta question c'est qu'Andiamo n'a pas été élevé dans l'atmosphère rude et vivifiante des Îles de la Désolation, qu'allais-tu chercher?
      Donc tu prétends que Gémini est un sot sie! Je reste à convaincre...
      Pour ce qui est du duel, je propose le Fleurie à trois ou quatre verres.
      "Les forces du mâle" sont à la tribune des 100 salopes... Je préavise un billet sur le sujet :-)

      @ Gemini cricket
      J'attends un certificat de naissance dûment estampillé par la Préfecture pour croire en une existence différenciée de Jeudi ça.
      Parlez tant qu'il court, on fait ce qu'on pneu (je devrait proposer ce slogan à Michelin...)

      @ Céleste
      C'est fou! Je ne peux pas m'éloigner de ton blog sans qu'il y ait une déferlante de commentaires. Tu me diras qu'une déferlante qui arrive des Kerguelen c'est juste la banalité d'un quotidien râpeux.
      Ti bacio

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    20. @tous
      Le versant bagarreur de mâle n'est qu'une invention des hommes.
      Tout comme la prétendue douceur féminine.
      ce sont deux conditionnements auxquels bien peu d'entre nous ont échappé.
      Sortir son épée ou proposer un verre, on peut y voir de la symbolique sexuelle dans ces façons de régler les conflits.
      Mais tout en étant très empathique, je vous le dis, les conflits auraient tendance à me les briser menu, et le monde ne s'arrangera pas tant que les êtres humains resteront accrochés à leurs vieilles lunes inconscientes.
      C'est à dire quand les moules auront des glands, et c'est pas demain la vieille.
      Allez, on sourit à Célestoche !
      Jdissa, jdirien
      A diù siatz
      e tanto baci
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    21. @ Cel : te sourire, c'est pas un problème, bien au contraire !
      @ Blutch : j'te jure Blutchy, c'est pas moi !
      @ pseudo Gemini : dis-y au Blutch, que t'es pas moi !
      Pfff, c'est compliqué la vieheuuu !

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    22. @ Candide
      Bon, je veux bien te croire, mais là, tu devrais déposer plainte pour plagiat tant il imite ton style de déconnade...
      @ Gémini
      Comment t'écris quand tu ne fais pas du Candide....
      Allez bon, c'est pas grave, on sera un de plus pour étouffer la boutanche de Fleurie...
      Accolade en tandem e baci à la taulière

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  9. Je suis restée là émerveillée par ta photo... des enfants qui naturellement vont l'un vers l'autre, sans arrière pensée, juste de l'amour qui circule, juste la vie qui circule... Un beau sujet que l'empathie, à enseigner sans modération... Et puis la fin de ton billet, terrible, ces paroles d'un adulte, pauvre homme, bouh !!! Gardons espoir céleste Célestine, soyons tenaces, ne baissons pas les bras, faisons-nous Pénélope même si certains jours l'on se sent bien seule. Bises étoilées. brigitte

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    1. C'est vrai, elle me fait fondre de douceur, cette photo, je dirais même qu'elle me fait du bien à l'âme.
      Oui, pauvre homme, tout à fait, je ne le juge pas, je m'insurge juste, comme je le disais plus haut, contre un système qui instaure la violence et l'entretient.
      Merci de me redonner le courage de remettre cent fois le métier sur l'ouvrage, telles de courageuses Pénélopes.
      Bisous ma Plume.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  10. J'ai vu aussi l'émission qui m'a interpellée...
    En tant qu'enseignante j'ai essayé de faire prévaloir, l'écoute, le pardon, la réconciliation...pas facile avec les enfants, pas facile avec certains parents...
    J'espère que tous ces mots et gestes semés germeront un jour dans le cœur de mes élèves!

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    1. Oui Marie, je crois au pouvoir de germination des graines.
      Et ce n'est pas parce que ça paraît fou qu'il faut renoncer.
      Je crois aussi aux utopies comme rêves porteurs de l'humanité.
      I have a dream...
      Bisous chère marie, courage !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  11. A mon âge avancé qui ne fait que reculer, je me gausse (tel la loi du même nom), de ces "expériences novatrices" faites auprès des gosses présentement, par des pets de gogues zémirites zé diplomatés, qui ressemblent furieusement à ce qui se faisait il y a déjà plus 40 ans.... La chère et tendre qui partage ma vie depuis lurette, et qui fut institutrice dans une autre vie, faisait des choses quasiment identiques avec ses têtes brunes dans les années 1970,( à mon grand émerveillement je dois le dire), pour faciliter l'expression de leurs sentiments, le matin entre 8h42 et 9h06.
    Comme quoi TF1 et dangereux pour l'intelligence, la culture et la mémoire.

    Quant au père de Lulu : c'est qu'il pratique l'empathie cogne-itive, plutôt que l'empathie émotionnelle…
    ;-)
    mais, trèfle de plaisanterie :
    ta « foi en l'empathie » pour l'avenir du monde, semble se confirmer par les neurosciences, en observant le phénomène des « neurones miroirs » qui nous permettent d'éprouver en quelque sorte les émotions d'autrui de manière à pouvoir entrer en résonance avec nos congénères. Ce dont ne sont pas capables les sociopathes par exemple, ni l'entraîneur de judo que cite notre ami Blutchy...

    Ce n'est donc pas utopique, c'est seulement incompatible avec une société de type capitaliste fondée sur le rapport de force.
    Le collaboratif n'étant que temporairement toléré, à la condition expresse qu'il permette d'augmenter les profits…
    C'est plus une question de choix de société et, en principe, en démocratie, cela dépend de chacun de nous.
    Maintenant… c'est peut-être la démocratie qui est une utopie !

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    1. Ça fait plaisir d'entendre que finalement je ne suis pas tout à fait une « ravie de la crèche ». Les avancées des neuro-sciences que tu cites me permettent d'asseoir mes dires sur quelque chose de concret, même si je ne suis plus du tout inquiète de « passer pour » une rêveuse, une naïve, une utopiste. « Passer pour », ça ne change rien à « être vraiment » fondamentalement. Et ce progrès personnel, je te le dois en partie.
      Mon cheminement intérieur m'amène à me positionner de plus en plus fermement, en accord avec mon moi profond, et à ne pas me laisser perturber par des émanations contraires qui ne s'en prennent qu'aux apparences. J'ai en moi une lumière qui se révèle. Tu le sais.
      Tu dis exactement ce que j'essaie d'exprimer, en parlant de ta douce et tendre compagne, élevant vos enfants dans le respect des ressentis de chacun, et l'écoute bienveillante.
      L'empathie cogne-itive : excellent jeu de mots qui ne cache pas le réel problème de cette montée de violence due, je le redis comme toi, à l'instauration officielle et de longue date du culte de l'argent, de la compète qui écrase les autres, des programmes abrutissants et hanounesques, de la banalisation du langage de charretier, au culte de l'a-peu près et du poncif, il n'est que de voir le débat envenimé sur les violences faites aux femmes et encore bien d'autres raisons que l'on pourrait développer. La violence elle est dans les « plans sociaux » qui laminent des familles entières (et tu vis dans une région décimée, tu connais le problème) Merci patron, merci Bernard Arnaud j'ai envie de dire. Elle est dans la misère, inacceptable à l'heure où les écarts se creusent de 1 à 100...
      Bref, à y réfléchir, me reprend le syndrome du pull mohair : l'impression que c'est mort. Et c'est rare, mais ça m'arrive de désespérer de la nature humaine...
      Bon pas longtemps, après je repars vaillamment semer mes graines.
      Affectueusement
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  12. Si tu cherchais une preuve du pouvoir de l'empathie, ben ce com suffirait largement en lui-même...le fait de le faire avec mon merdier informatique qui me prive d'ordi...relève exclusivement de l.amour que j'ai pour toi ma Céleste ❤️🦋❤️

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    1. Je t'en sais gré, mon zoizo.
      Braver les vents contraires de l'informatique, c'est pire que de pourfendre les ailes des moulins sur Rossinante...
      Alors merci !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  13. Le talent intuitif d’un parent consiste à accepter et à partager ces phases de façon authentique afin qu’elles deviennent signifiantes pour l’enfant, hélas ce n'est pas donné à tout le monde...

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    1. Ce qui m'a choquée dans la parole de ce père, que je ne fustige absolument pas, mais dont j'essaie de comprendre la position, c'est qu'il dise cela juste avant que son fils entre dans l'école.
      Le rapport des parents à l'école est fonction de leur propre enfance, de leurs formatages, de la façon dont ils ont vécu leur scolarité.
      Alors bien sûr, ce n'est pas donné à tous les parents d'être capable de valoriser le travail des enseignants et de faire de la co-éducation avec eux, en bonne intelligence. Mais un dialogue dans l'ouverture et la compréhension est possible. Je l'ai pratiqué pendant des décennies.
      Ni hérisson, ni paillasson était ma devise. Dire les choses fermement, mais dans l'empathie, la sympathie, avec un sourire pour désamorcer les vieilles croyances, les choses enkystées, pour prouver que nous ne voulons que le bien de leurs enfants, et que l'école reste une chance que beaucoup d'enfants du monde aimeraient avoir.
      Et surtout, ne pas entrer dans ce cycle infernal de la violence, qui ne résout rien.
      Tout en comprenant celle qui les anime parfois, devant les injustices de la vie et des hommes.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  14. Je ne sais pas si l'empathie peut être enseignée... A l'expérience, certains en ont "naturellement" si j'ose dire et d'autres en manquent cruellement. Mais on peut apprendre le respect, l'écoute et le pardon dès son plus jeune âge, ça c'est sûr.

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    1. Certes, très chère lakévio, et pourtant dans cette video étonnante, par exemple, c'est un cheval qui fait preuve d'empathie. En serions-nous moins capable qu'un cheval ?
      Quant aux neurones miroirs, ils ouvrent sans doute des perspectives sur le fait que chacun possède en lui l'empathie à l'état naturel. Ce que je crois en ayant vu comment les bébés pleurent quand ils voient quelu'un pleurer, ou sourire quand ils voient quelu'un sourire. Ça m'a toujours fascinée.
      Respect, écoute et pardon restent quand m^me un beau programme !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  15. Ha ma Céleste...l'empathie ou la capacité à ressentir ce que ressent l'autre mais pour cela il faut déjà savoir écouter, or, dans la cacophonie ambiante de ce monde (pour toutes les bonnes raisons que tu as expliquées et développées dans tes réponses aux commentaires), dans ce grand n'importe quoi cynique où nous avançons à petits ou grands pas, qui se soucie de l'empathie ? J'ai souvent l'impression que ceux (pas toi hein^^) qui mettent des mots tout bleus sur les choses sont justement ceux qui ne savent pas les faire passer de la théorie à la pratique. Parce qu'on le sait tous qu'au beau pays de Théorie, tout est beau. Ô Merci pour ce billet réconfortant, la photo est magnifique, je t'embrasse♥

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    1. Merci ma belle d'avoir lu mon billet avec empathie, et aussi les commentaires, qui sont importants pour préciser chaque pensée, et ne pas rester dans l'approximation et le premier degré...
      Oui c'est vrai, la théorie toujours un peu utopique, mais moi, c'est dans ma pratique quotidienne que je tente de l'étayer...
      Merci pour ce commentaire, je suis heureuse quand tu viens me voir !
      Moi aussi je t'embrasse, grande prêtresse des Plumes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  16. Lorsque mon fils aîné était en Maternelle, je me désespérais car il ne réagissait pas lorsqu'un autre petit le bousculait, le tapait, il était trop gentil (c'est ce que je pensais), il n'avait aucune violence en lui, et je me faisais du souci pour son avenir. Il a grandi, ne témoignant jamais de colère envers quiconque, ne s'énervant jamais, et il est devenu un homme plein d'empathie, ne jugeant jamais, ne critiquant jamais. Il est devenu médecin, il passe beaucoup de temps avec ses patients (trop aux dires de sa femme) mais il ne sait pas faire autrement. J'en suis fière et je me dis que j'y suis sûrement un petit peu pour quelque chose... :-)
    Gros bisous, dame Célestine.

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    1. Et moi, et moi, et moi ?... :-)

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    2. Oups la boulette !
      Pardon Françoise... ça ne m'arrive jamais et là, plouf c'est tombé sur toi.
      En plus il était tellement chou ton commentaire, belle dame.
      Tu dois être fière de ce fils qui a prouvé qu'on pouvait s'en sortir dans la vie en étant doux et empathique, et sans castagner tout le monde.
      Bref, je te prie de m'excuser encore une fois
      Bisous belle âmie
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    3. Autre expérience que celle de Françoise : lorsque mon fils aîné était en maternelle (ou au CP, je ne sais plus), il m'a dit plusieurs fois qu'un des garçons l'embêtait souvent, se comportait en "petit chef", lui piquait ses affaires... bref, l'emmerdeur. Je suppose que je lui ai demandé s'il en avait parlé à sa maîtresse et que celle-ci n'avait pas répondu. Alors j'ai donné à mon fils le conseil suivant : s'il recommence, tu lui dis d'arrêter. S'il recommence encore, alors tu lui tapes dessus très fort, sans hésiter, pour qu'il comprenne que tu ne te laisseras plus faire. Il a agi ainsi... et n'a plus jamais été embêté par le garçon. L'ai-je encouragé à faire un usage "justifié" de la violence ou à se défendre ? Je suis à peu près sûr que ce jour-là mon fils à gagné une confiance en lui et une capacité à s'affirmer.
      Quelques années plus tard, alors qu'il était étudiant, un jeune l'a menacé avec son couteau pour qu'il lui donne son portefeuille. Très calmement mon aîné s'est mis à discuter avec ce jeune, en lui disant qu'il ne lui donnerait pas son portefeuille. Il lui a parlé en le respectant, sans juger son acte, mais en prenant une position autre qu'il entendait voir respectée. Il a été tellement persuasif que le jeune a rentré son couteau, lui a serré la main et est parti.
      Je précise que mon fils n'a, à ma connaissance, jamais été violent (hormis lors de cet épisode en maternelle). Il est même un excellent médiateur, talent qu'il exerce à titre professionnel, très à l'écoute, attentif aux autres et porteur d'une empathie "naturelle".

      Tout ça pour dire qu'un père qui suggère à son fils (ou à sa fille) « si quelqu'un t'embête, ne te laisse pas faire, défends-toi » ne l'encourage pas nécessairement à choisir systématiquement la violence ;)

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    4. Ce qui me trouble le plus, ce n'est pas que tu aies donné conseil à ton enfant de taper un autre enfant pour se défendre.
      Non ce qui me trouble, c'est que la maîtresse « n'ait pas répondu. »
      C'est cela que je considère comme de la violence. Et c'est ce que je me suis toujours interdit de faire : ne pas répondre à un enfant qui demande un arbitrage, c'est mettre par terre toute une pédagogie du respect, de l'explication et du dialogue.
      Tu as sans doute joué ton rôle de parent. Je pense que j'ai dû donner ce genre de conseil à mes enfants pour le trajet de l'école par exemple. Comme on leur dit de ne pas parler aux inconnus ou de ne pas monter dans une voiture. De ne pas se laisser faire.
      Mais dans le cadre de l'école, où des adultes sont censés intervenir, c'est juste impensable pour moi...
      Hélas, j'ai toujours été une extra-terrestre dans mon travail...

      Bises empathiques





      ¸¸.•*¨*• ☆

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    5. Ce que je ne vous ai pas dit, c'est que je lisais régulièrement à mon fils l'histoire d'un petit ours qui n'avait pas confiance en lui, et qui était la risée de tous les autres animaux de la jungle. Sa maman lui fit alors découvrir le grognement intimidant qu'il était capable d'émettre. Et le jour où il osa enfin pousser cet énorme grognement envers les autres animaux, qui se moquaient encore de lui, ces derniers furent tellement effrayés et étonnés qu'ils lui vouèrent ensuite un respect et une admiration sans bornes. Et plus jamais le petit ours ne fut la risée des autres. :-)

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    6. L'intimidation permet de s'imposer sans violence, c'est la force qu'utilisent les Jedi en fait...
      Et je me souviens très bien de cette histoire de Petit Ours.
      Je l'ai lue à tous mes enfants quand ils étaient petits.
      Merci pour ce rappel, Françoise
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    7. Je ne me souviens plus des détails de l'affaire et de la disponibilité de l'institutrice pour régler les litiges de cour d'école. Par contre je me souviens d'une autre institutrice, suffisamment retorse pour accuser des enfants de mentir, de voler, de tricher. Et la totale incompréhension de mes enfants devant cette « méchante » femme qui mettait les parents que nous étions en grand désarroi. Hélas, toutes les enseignants n'ont pas tes compétences et qualités humaines, Célestine. Il y a aussi des gâche-métier ;)

      J'aime bien l'histoire du petit ours.

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    8. Oh comme je le sais...
      Je ne le sais que trop.
      Des gâche-métier, il y en a dans tous les métiers.
      Et dans celui-là, c'est affreux.
      Surtout quand on est responsable d'une équipe et qu'il y en a une à l'intérieur... :-(
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    9. Oh la la, oui, j'imagine le crève-coeur, l'agacement, l'inconfort...

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    10. Pas mon meilleur souvenir de carrière, en effet... :-)

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  17. Pas sûr qu'on puisse apprendre l'empathie... L'empathie est plutôt un don, une qualité, une facette, qui fait partie de la personnalité. Ou pas...

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    1. Peut-être...A vrai dire, je pense quand même que les bébés et certains animaux la possèdent naturellement (comme je le disais plus haut)
      Mais comme toutes les choses que l'on possède en germe, après, on la cultive ou pas.
      Peut-être qu'on le devient aussi...
      Je ne me prononcerai pas, en fait je n'ai aucune certitude.
      Mais je sais que l'éducation quelle qu'elle soit, est un formatage. Alors pourquoi ne pas tenter celui-là ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  18. Oui , en effet ce papa me fait mal à l'empathe. Mais jusqu'où aller dans l'empathie. Non pas pour prendre ton message à rebrousse poil mais je me demande s'il ne faut pas en tant qu'enseignant parfois poser une limite à cette empathie( faut-il "secouer" les doux - rêveurs, faut-il céder au chantage de l'enfant très écouté mais qui a peut être un trouble pour réussir à le mettre au travail ...les réactions des parents me laissent en plein questionnement, c'est tout récent )

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    1. Le fait que tu te poses toutes ces questions est déjà une preuve d'empathie.
      Sinon tu appliquerais un programme sans état d'âme, comme certains profs que j'ai connus dans ma jeunesse.
      Je comprends tout à fait tes doutes, je les ai eus pendant des années...
      Dans ce billet je parle surtout de gestion des conflits, pas de travail.
      Bien sûr qu'il faut secouer les rêveurs, et rappeler aux enfants « trop écoutés » qu'à l'école on ne leur passera pas tous leurs caprices...
      je sais, c'est épuisant...
      Bon courage ma belle
      Bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  19. Je respecte et vénère l'empathie, mais si parfois elle requiert un peu plus de patience et d'effort d'un côté, elle ne doit pas être à sens unique. Difficile de se dire "la pauvrette a eu une dure journée" quand une Noire américaine déchainée me lance tout ce qu'elle peut à la tête, m'annonce que son frère viendra me faire mon affaire et s'en va en me traitant de "salope de blanche" parce qu'elle s'était gourée en commandant ses cartes de visite : elle avait ajouté le nom d'une femme qu'entretemps je suppose elle avait virée, et m'a soutenu mordicus que jamais elle ne m'avait donné ce nom de cette garce qui ne travaillait plus là. Quand je lui ai demandé comment j'avais donc pu deviner le nom... j'ai eu droit au grand show. Pas éprouvé d'empathie mais souhaité qu'elle se casse la figure en enfonçant ses stilletoes dans une taque d'égout :D

    C'est mal?

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    1. Mais non, sorella, ce n'est pas mal, nous restons des êtres humains avant tout. Il serait vain de croire qu'on se sortira un jour de nos émotions...D'où l'importance d'apprendre à les gérer.
      Les sentiments que tu as éprouvés n'ont pas dépassé la barrière de la projection mentale, (d'ailleurs j'ai bien aimé le sort que tu lui as réservé mentalement) et tu n'as pas transformé ta rancoeur en violence physique. Ce qui prouve quand même que tu as une certaine empathie envers toi-même !
      En même temps, je ne t'imagine pas te crêper le chignon avec cette furie...
      Parfois je disais à mes élèves le vieux truc de dessiner leur colère...Ça suffisait à les calmer. ;-)
      baci

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    2. L ivoirisme existe j en ai discuté jadis avec un collègue. Je lui trouvais des circonstances très atténuantes, mais finalement les associations actives dans tout ce qui est multiculturel combattent toutes les xénophobies...

      Pivoine.

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  20. Haaaa, l'empathie, parlons en ! mais parlons en comme toi, avec humour (empathe à tartes.) et indulgence tant pour ceux qui en manquent que pour ceux qui en débordent. En effet ceux là souffrent, prennent toute la misère du monde sur leurs épaules . Non violente je suis, non violente je reste mais B..... quand vais je rencontrer quelqu'un qui aura un peu d'empathie à mon égard ? Oui, toi , ma Céleste, je sais. Mais pour l'heure, occupe toi de ta "perle" plutôt que de moi qui t'embrasse bien amicalement.

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    1. Bien sûr que trop d'empathie fait souffrir (je le sais et c'est pour cela que je me soigne aussi...)
      Mais j'en ai pour toi, ma Chinou.
      A tout bientôt
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  21. La crème d'empathie, tu crois qu'on peut en commander sur Internet? ;-) Je n'en ai pas vu. Pourtant il en faudrait des millions de tonnes étant donné le grand nombre de nécessiteux...
    Bises, mon empathique Célestine.

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    1. Chacun en a des trésors au fond de lui, mais il y a la fierté, la peur, l'égoïsme, les croyances et tout ce qui empêche les êtres d'aller les uns vers les autres et de s'aider.
      Bisous ma belle jardinière
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  22. J'ai vu ce reportage et ça m'a fait penser à toi, Célestine.
    J'ai toujours adoré la façon dont tu gérais les conflits dans ton école.
    Tu manques à l'école de B
    Bises
    Angela

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    1. Merci Angela.
      C'est gentil.
      Et je suis très touchée, tellement que je verserais presque une larmichette...
      Bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  23. Je suis tout à fait d'accord avec toi pour tout ce qui concerne l'empathie, l'attention portée à l'autre en évitant autant que possible le jugement. Je précise « autant que possible » parce que je je crois qu'il est difficile d'éviter le jugement sans faire un effort : juger est une façon fort commode de rejeter les noirceurs humaines de l'autre... et d'en ressortir soi-même d'autant plus "blanc".

    Mais une phrase a retenu mon attention, après ce paragraphe que tu cites sur l'entraide et la solidarité : « Ça fait rêver, c'est utopique, et pourtant qu'est-ce qu'on risquerait à essayer ? » Je crois que c'est précisément ce "on" qui, par sa tentative de généralisation, confine à l'utopie. Car si toi (et bien d'autres) peuvent effectivement essayer (et rendre l'utopie réelle)... il me semble bien illusoire d'espérer que "on" s'y essaye. Nous retrouvons peut-être là, ma chère Célestine, une de nos divergences favorites, qui nous fait tour à tour osciller entre "optimisme" et "réalisme" :)

    Et tu sais à quel point ce sujet m'intéresse.

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    1. Certes. J'assume complètement, le «on » c'est l'humanité.
      Et tu vois, j'ai progressé, oh, pas dans le bon sens sans doute, enfin si peut-être que pour toi ce sera le bon sens.
      Parce que depuis un certain temps, où je me mets à regarder certaines réalités en face, eh bien je me sens gagnée par un défaitisme, et un aquoibonisme tout à fait nouveau et tout à fait désespérant.

      Je crois en effet qu'«on » n'y arrivera jamais... C'est toi qui avais raison, c'est aussi mort que la tache de tomate sur le pull blanc.
      L'énergie de me battre pour les autres, tout en me prenant des coups sans arrêt, est en train de me lâcher pour se concentrer dans un combat nouveau pour moi : me battre pour moi-même...
      Ça ne m'empêchera pas de continuer à semer des graines, en me disant qu'il y en aura toujours une ou deux qui germeront... Mais là, j'avoue que j'ai un passage à vide, et que je perds un peu la foi...
      La dernière attaque des givrées de la Tribune du monde m'a mise à terre. Quarante ans de luttes pour en arriver là...
      Ce doit être ça, vieillir... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. On vit une période d'outrances dans la provoc et le puritanisme. On pourrait se dire qu'en tirant une moyenne on pourrait arriver à quelque chose de plus ou moins sain concernant les rapports hommes-femmes et la sexualité, or il n'en est rien car dans cette moyenne fictive, il y a bien peu de monde...
      Les femmes de la Tribune ont voulu provoquer une réaction (et j'espère une réflexion).

      Vous faites, Mesdames, des efforts pour être belles, pour attirer les regards sur vous, ce qui, au demeurant, est parfaitement légitime et ne ressemble pas à un appel au viol. Mais puisque vous vous faites belles, laissez-nous vous admirer et montrer notre plaisir de voir de belles "images"...
      Acceptez donc de recevoir un sourire, un compliment, voir (ce qui plaisait à Michel Morgan) un léger sifflet admiratif...
      Ces petites marques d'intérêt ne cautionneront jamais les mains aux fesses ni les réflexions salaces.
      Laissez aux hommes avoir et marquer de l'empathie pour vous. Lorsqu'une femme nous prodigue des signes d'intérêt, nous sommes aux anges et nous aimerions tant qu'il en soit pareil pour vous...
      Je ne voudrais pas passer pour un harceleur, mais je vous embrasse toutes... ;-)

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    3. Dans cette moyenne fictive il y a moi, tu connais mon goût pour le juste milieu, mais si je dois pencher pour un des côtés de la balance, je pencherai du côté du féminisme, sois-en persuadé, et non pas du côté de ces furies qui ont choqué terriblement les femmes victimes de viols ou d'agression.
      Parce qu'une femme ne saurait être réduite à son apparence physique.
      Et pour une fois il y a un point sur lequel je ne te suis pas:
      Quand nous nous "faisons belles " comme tu dis, ce n'est pas forcément (ça peut l'être, mais pas forcément) pour attirer les regards des hommes.
      M'enfin, ça ne leur vient pas à l'idée, aux hommes, que c'est aussi et avant tout pour nous plaire à nous-mêmes, parce que c'est toujours plus agréable d'être bien habillées et soignées que de se balader en tenue négligée ?
      Je me suis toujours bien habillée pour aller à l'école, et ce n'était pas pour séduire mes élèves. Juste parce que c'était une forme de respect des autres, à mon sens.
      Maintenant en disant cela, que doivent penser les moches ? Celles que les hommes ne regardent jamais même si elles "font des efforts " comme tu dis. Celles que l'on ne siffle jamais dans la rue ? Celles qu'on n'invite pas, qu'on ne drague pas, qu'on n'aime pas ? C'est terrible d'être moche dans une société où tout est basé sur le physique. Les hommes passent souvent à côté de trésors de gentillesse et d'humanité (et peut-être à côté de maîtresses exceptionnelles) simplement parce qu'ils ne draguent pas les moches. j'ai des copines qui sont dans ce cas. Et qui souffrent terriblement. Simplement parce que les formatages doivent être balayés et que seul le féminisme des femmes et des hommes intelligents parviendra à les balayer.
      .../...

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    4. .../...

      Ces formatages qui font que personne ne trouve à redire qu'un type aussi moche que Gainsbourg ait pu avoir des femmes aussi belles que Deneuve et Birkin, alors que l'équivalent au féminin n'existe pas.
      En revanche, je comprends qu'ils soient "aux anges" quand une femme leur prodigue de l'intérêt. Mais je crois que ce n'est pas toujours vrai. Imagine que tu es dans le métro, et une vieille bonne femme aux cheveux sales et gras, avec une seule dent sur le devant, vraiment très moche, vient se frotter à toi et te prodiguer de l'intérêt, seras-tu toujours aux anges ?
      Or les frotteurs du métro sont souvent des types très moches (parce que l'inverse est vrai aussi, il y a malheureusement des hommes qui ne plaisent à aucune femme, qui emmagasinent de la rancoeur et finissent par se servir puisqu'on ne leur offre rien, en frottant, harcelant ou violant des femmes)
      Et nous ne sommes pas aux anges quand ça nous arrive. Et ça nous arrive bien trop souvent pour qu'on puisse passer ça sous silence..
      Alors on va dire oui mais pour ces types très moches il reste les films pornos et les prostituées. Sauf que tout en trouvant ça très bien, aucun homme n'accepterait d'y voir sa mère, sa soeur ou sa fille.
      Et là encore la vieille du métro n'aura même pas le choix de la prostitution.
      Mais ces femmes là sont bien les filles de quelqu'un, non? Et quelle image de la femme véhiculent ces pratiques d'un autre âge ? A quand la belle verte, dans le respect mutuel des unes et des autres ?
      Ainsi, qu'on les voile sous des housses ou qu'on les traite de putes parce qu'elles montrent leurs jambes, les femmes ne sont jamais libres. Et c'est insupportable en 2018.
      Voilà, tu vois, les choses ne sont pas aussi simples.
      J'ai toujours accepté les compliments sincères (et les tiens le sont) mais je me suis toujours méfiés de certains qui n'avaient pour but que de me posséder comme un objet.
      Sauf quand j'ai eu envie de fair l'amour parce que (en dépit d'une autre idée reçue) les femmes ont les mêmes pulsions que les hommes, et que l'homme qui a été en face de moi m'a plu.
      Le consentement, ça ne devrait quand même pas être très difficile à comprendre ?
      Je fais partie des femmes qui aiment les hommes, leur compagnie, leur charme, mais qui déteste ceux qui ne se comportent pas en hommes. Et manquer de respect à une femme de quelque manière que ce soit, ce n'est pas se comporter en homme. Mais en goujat.
      Et aujourd'hui, je pense à toutes ces petites filles à qui on parle de princes charmants et qui découvrent la dure réalité, un soir d'été, en un instant qui va gâcher leur vie à tout jamais.

      Ti bacio forte caro mio
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    5. Tout ce que tu dis là est très vrai, Célestine, et très simple, en fait, alors pourquoi dois- tu encore l'expliquer longuement, comme je le fais à longueur de billets, comme Leïla Slimani le fait dans Libé, comme Deneuve se sent (enfin) obligée de le faire dernièrement? La simplicité de rapports neufs, entre êtres totalement libres et égaux, jamais identiques, juste égaux, s'estimant et se respectant réciproquement en toute conscience fait-elle si peur? A moins que ce ne soit la nouveauté?
      Un monde neuf, un monde de femmes et d'hommes en mouvement, qui réinventent leurs rapports. Pour mieux se rapprocher. Pour quelque chose de plus libre, de plus large, de plus fin, de plus beau, quelque chose tellement, tellement plus inspirant, d'infiniment sincère, et respectueux.
      Tellement simple...

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    6. Tu sais, toi, combien les formatages nous collent à la peau depuis l'enfance.
      ET tu sais quel travail ça demande pour s'en sortir...
      Même les gens que nous aimons le plus au monde, et pour qui nous avons un grand respect trimballent eux aussi ces formatages. C'est ce qui explique pourquoi c'est si long.
      Pour l'instant on est passé, chez certains, de « le ménage c'est l'affaire des femmes » à « je ne suis pas macho, j'aide ma femme à faire le ménage »
      C'est pas mal, mais c'est nettement insuffisant, car le formatage reste ancré: le ménage c'est le truc des femmes ...
      Et c'est pareil dans tous les compartiments de la vie et des rapports humains.
      Il faut de la patience et de la pédagogie.
      Ce devrait être simple en effet...
      Mais c'est complexe. Et long.
      mais j'ai tout mon temps.
      Gros kiss
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    7. Nous sommes donc bien d'accord qu'il existe une voie du milieu entre les harceleurs chroniques et les "chiennes de garde" qui ne supportent pas qu'un homme regarde autre chose que la ligne bleue des Vosges en leur présence...

      Ceci dit, tout le monde a le droit de tenter sa chance et chacun peut simplement dire ne pas être intéressé(e).
      Le harcèlement commence lorsque le demandeur ne se le tient pas pour dit.

      Pourquoi la sexualité ne peut pas être abordée comme une invitation à entrer dans la chorale des Petits Chanteurs à la Gueule de Bois?

      Je sens que je vais me fendre d'un billet sur le sujet et sur Blogbo...

      Ti bacio forte Carissima et bises à La Baladine (si elle le veut bien :-) )

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    8. Bien sûr qu'il existe une voie du milieu.
      J'ai hâte de lire ton billet, car je ne saisis pas trop ton histoire de chorale...
      Baci carissimo
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    9. Oh la, il se dit beaucoup de choses fort intéressantes à la suite de ta réponse :)

      Je ne pense pas qu'il y ait un "bon" sens unanimement accepté. Ce qui est "bon" c'est de se sentir en phase entre ce qu'on pense, ce qu'on dit et ce qu'on est. La congruence, quoi...
      Donc nos sens d'évolution peuvent différer et, pour peu que les directions ne soient pas inconciliables, cela offre de belles perspectives de réflexions partagées :)

      Regarder les réalités en face, par exemple, ne me semble pas conduire automatiquement vers un défaitisme. Au contraire, ça peut même donner envie de prendre les choses à bras le corps et de mettre beaucoup d'énergie pour agir ce que l'on croit "bon". J'ai l'impression que si l'on ne choisit pas d'être un optimiste convaincu on passe vite pour un sombre pessimiste, oubliant toutes les nuances qui séparent l'un de l'autre ;)

      Je ne voudrais pas que mon moindre optimisme fasse vaciller le tien !

      Quant aux 100 femmes et leur manifeste fort maladroit, voyons-le comme un sursaut anachronique. Au vu des réactions qu'il a suscité on peut mesurer l'ampleur et la force du mouvement qui agit (et agite) en ce moment. On sent bien que le vieux monde résiste et s'arc-boute, sentant ses avantages s'etioler.

      Bon, il y aurait beaucoup à dire sur les beaux/belles et les moches, le regard d'autrui, ainsi que sur les multiples formatages dont nous héritons - certainement beaucoup plus sournois et profondément ancrés que nous le pensons - mais je crains qu'un fil de commentaires ne s'y prête guère.

      Bises et accolades

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    10. Quand je parlais de bon sens, je te taquinais un peu...
      Mais non, je ne vais pas vaciller...Mais hier soir, oui, je l'avoue, j'étais au fond du trou.
      Et puis les choses ont fait leur chemin, elle s se sont décantées, si j'ose dire. Et aujourd'hui, ça allait mieux.
      Regarder la vérité en face sans filtre, ça fait mal.
      J'aime ce que tu dis de ce vieux monde qui s'arc-boute...
      J'aimerais tant que les relations s'apaisent entre les hommes et les femmes.
      Et qu'elles soient simples...
      Mais rien n'est simple. C'est peut-être cela, la vérité première qui fait tant de mal.
      Mon côté Petit Prince ne parvient pas à s'y faire...

      Quant à toutes ces choses dont tu penses qu'elles n'ont pas leur place ici, tu te trompes.
      Je serais ravie de les entendre.
      Et ce n'est pas à quelqu'un qui gère des billets à mille commentaires que ça va faire peur, si ?
      Bises nocturnes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    11. Mon histoire de chorale, c'est pour illustrer qu'on devrait pouvoir parler de sexualité comme de n'importe quel sujet, sainement, franchement et simplement, sans qu'un Imam, un Curé ou un Rabbin se cache dans l'alcôve...
      Ti bacio

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    12. Oh si, il y a des tas de choses simples ! Regarder un coucher de soleil, observer les premières fleurs, écouter un oiseau chanter, marcher dans la campagne, admirer les étoiles...
      Et dans les relations hommes-femmes il y a heureusement plein de façons de les vivre simplement, je suis sûr que tu le sais. Elles sont déjà largement simplifiées quand l'un ne cherche pas à avoir un ascendant sur l'autre. Et ça existe quand même souvent.

      Par contre, oui, tout n'est pas simple. Alors ce que l'on peut faire, individuellement, c'est rechercher cette simplicité là où elle est, et contribuer à l'instiller dans les situations auxquelles on participe.

      Dis-donc, je trouve que cette fois c'est toi qui manque un tantinet d'optimisme ! Tu veux un pt'tit coup de remontant ?
      ;)

      Pour les billets à mille commentaires, va savoir si ça ne m'a pas vidé de ma substance !
      En fait, si je voulais exprimer tout ce que ce les sujets susmentionnés m'inspirent il serait préférable que je prenne le temps d'écrire quelques billets. En même temps ce serait compliqué parce que ça touche à pas mal de représentations et de croyances solidement ancrées, que je m'y suis déjà frotté dans le passé, et que... ben finalement je n'ai pas d'énergie à consacrer à ça en ce moment. Mais ça m'intéresse quand même beaucoup et je lis avidement ce que d'autres expriment !

      Bises toutes simples

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    13. J'adore les choses simples que tu me proposes ! celles que je t'ai chantées pendant des années, pendant que toi, tu trouvais que c'était bien complexe les relations humaines...
      Un délicieux renversement de situation !
      Oui en ce moment, je me frotte à mes réalités, mes choses ancrées que je désenkyste une à une, comme tu le sais, et c'est vrai que ce bonheur des choses simples va devenir une vraie cerise sur mon gâteau, et plus seulement un écran de fumée qui me cachait la réalité...
      Une petit coup de remontant ? Mais tu es là, ainsi que mes fidèles, et c'est le meilleur de remontants ici.

      Quant à l'énergie que tu dispenses ailleurs, j'espère qu'il me sera donné d'en voir le résultat.
      Bises requinquées
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    14. @ Blutch, je prends la bise, j'aime beaucoup les bises, celles qui font smack, celles qui font mmmphph, c'est gentil les bises, c'est un geste tendre et confiant. Je prends, et je donne! :-)

      @ Célestine, tu as raison, ces foutus rails sur lesquels on nous pose dès la naissance et pour toujours, qui sont certes sécurisants, mais rétrécissent drastiquement le champ des possibles... Oser faire un pas de côté, prendre les chemins de traverse, innover, tous ensemble mais un par un, et jamais au détriment de l'autre :-) ♥

      @ Pierre, j'espère aussi voir ton ailleurs :-) Bise qui fait mmmphph

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    15. J'aime ce que tu dis là, La Baladine... :-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  24. Et l'apathie dans tout cela ? Nuit-elle à l'empathie ? Surement en partie...
    Ok j'y vais, à plus tard donc! Bisous !

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    1. Génial Mindounet !
      J'adore tes jeux de mots rafraîchissants !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  25. Rien n'est jamais acquis à l'homme... ni à la femme non plus !

    Le seul bon moyen que j'ai trouvé pour devenir inoffensif c'est de m'intéresser à l'inné narrable ! (ou d'aller me recoucher, ce que je devrais faire, du reste !) ;-)

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  26. Nepapijrien à rien, c'est bien aussi comme concept pour rester dans le ton "Je m'en allais les poings dans mes poches crevées. Mon paletot aussi devenait idéal.." ;-)

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    1. Ah mon oncle, tu es le soleil, et tu éclaires de tes rires les coins sombres.
      Avec Aragon et Rimbaud comme compagnons, tu ne te mouches pas du coude !
      Et j'aime ça.
      Non, ne va pas te recoucher, j'ai besoin de ta joie de vivre, moi ! Et je te rassure, je ne suis pas loin de retrouver la mienne.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  27. 69 ! Commentaire érotique !
    Ok je sors...

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    1. Allez, cher Kangourou, supposerais-tu que je n'aie plus d'humour ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  28. alors, supposons que le rejeton à qui son père donne ce conseil radical et roboratif, soit un timide, un trop gentil méchamment harcelé ? devrait-il lui conseiller de tendre la joue gauche ? https://www.youtube.com/watch?v=OpTK6N2UmvU
    l'empathie ne s'apprend pas, c'est un don, une disposition, parfois une pathologie pour ceux qui ont l'âme trop poreuse...

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    1. Non, mais sachant qu'il entre dans une école, il pourrait lui conseiller d'aller en parler aux maîtresses qui surveillent la cour, ou au psychologue scolaire, ou à n'importe quel adulte convaincu que la mission de l'éducation n'est pas d'apprendre à se servir de ses poings, mais plutôt de son langage...
      Mais je peux me tromper, chère emma...
      Ou alors j'ai l'âme trop poreuse... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  29. Bonjour Célestine, j'aime ton billet sur l'empathie, j'abonde dans ton sens. Notre belle-fille est institutrice et je suis persuadée qu'elle pense comme toi et aurait eu les mêmes mots dans ta réponse à Dédé.
    Douce fin de journée.
    Bisous ♥

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    1. Je ne vois pas comment on peut faire ce métier autrement.
      Je lui souhaite beaucoup de réussite et de courage dans ce noble et beau métier.
      Moi qui suis une rêveuse ...
      Je t'embrasse aussi
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  30. Ah quelle belle vertu que l'empathie !! Moi je suis pour. Elle crée du lien. C'est une petite lumière relationnelle qui éclaire toujours les relations. L'empathie devrait être une règle universelle car derrière l'empathie se cachent l'accueil, l'écoute, la compassion, le non jugement.... Toutes veleurs qui mériteraient d'être développées.

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    1. Je trouve dommage, oui, que ces valeurs-là ne prennent pas le pas sur la haine, l'égoïsme, la violence la cupidité...
      Pire que ça, je trouve triste que l'on se moque souvent des gens qui les professent...
      Merci Daniel
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  31. Le bonsoir Dame Céleste. Vous ne me manquez pas, puisque je vous lis toujours. Ce qui me manque, en ce moment, c'est la volonté. Un virus que je m'ôte par petites touches. C'est lent et agaçant. Mais une chose est sûre : j'aime ce que vous faites et comme vous le faites. Pour l'empathie, j'en suis revenu mais j'ai encore des gros restes. Je ne sais pas si c'est grave, mais ça m'énerve très beaucoup !

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    1. C'est gentil tout ce que tu me dis cher Rod.
      Si je pouvais te donner un peu de volonté...
      Mais bon pour l'empathie c'est bien d'en avoir un peu, et c'est dommage de s'énerver pour ça.
      l'essentiel est de ne pas la gaspiller avec des gens qui n'en valent pas la peine.
      Grosses bises
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  32. L'empathie est un mot à la mode, il n'est pas si vieux que ça, mais la réalité qu'il recouvre n'a pas attendu les pédagogues et psys en tous genres, n'est-ce pas? Merci pour vos billets pleins d'humour, de bon sens et de vie.

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    1. Bienvenue sur mon totem, chère Nicole.
      Je suis toujours ravie de recevoir de nouvelles lectrices ou de nouveaux lecteurs.
      Et merci pour ces mots sympathiques
      Revenez quand vous voulez
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  33. j'ose espérer que le gamin engoncé dans son anorak n'a pas pigé la "subtilité" des conseils que lui donne son père! Aux conseils de coq de combat, je préfère ceux des coqs empathes!(Je n'ai pas pu résister!)
    Les animaux font preuve d'empathie, à des degrés divers. Enfant, j'ai souvent vu cela dans la ferme, les chats, les chiens, les vaches aussi. Nous, les humains, impossible de ne rien ressentir en voyant une vache "pleurer" son petit veau... C'est peut-être cette proximité avec les animaux,de voir leurs réactions de près qui a cultivé l'empathie. Mais attention, point trop n'en faut. Comme tu le dis si bien plus haut, il est essentiel de ne pas la gaspiller avec ceux qui ne la méritent pas.

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    1. Muahaha des coqs empathes !
      Tu as vu la video du cheval ? (dans ma réponse à Lakevio)
      C'est trop mignon.
      Oui j'imagine qu'une vache qui pleure son veau ce doit être déchirant... :-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  34. En fait, (en fait, quel tic de langage!) la première fois que j'ai vu le mot empathie en très très grand, c'était dans les années 90. Mon mari et moi étions bénévoles au musée du tram de Bruxelles et l'hiver, nous faisions des excursions avec le musée - dans une ville où il y avait le tram, cela s'entend. Nous sommes donc allés voir le premier ou un des premiers trams de retour en France, à Strasbourg. Tout un week-end. En grand, à la station de la gare de Strasbourg il y avait le mot "EMPATHIE" et la guide nous a expliqué ce que c'était... Evidemment, j'avais pensé à sympathie.

    De quoi est fait le cafard sidéral? C'est une bonne question. Mais cela ne doit pas nous empêcher de polir notre petite pierre, même s'il faut recommencer à désespérer les 3/4 du temps. J'essaie, pour ma part, de faire bien ce pour quoi je crois être faite, et ce n'est déjà pas facile (la paresse me guette).

    Je pourrais au moins déjà essayer d'être une mère moins ch................ (Le contraire du père ci-dessus, mais ch.... Quand même parfois !)

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    1. Tu pourrais aussi arrêter de te flageller en tant que mère qui a fait comme la plupart des mères: ce qu'elle pouvait... ;-)
      j'aurais bien aimé voir le mot EMPATHIE écrit en grand...C'était dans quel but ?
      Polir notre petite pierre, j'aime beaucoup l'expression.
      Le cafard sidéral, c'est quand je suis au fond d'un trou noir...
      Bisous ma Pivoine.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Polir sa pierre. J ai emprunté cette expression au vocabulaire maçonnique... dont certains aspects m'ont attirée. Pas le côté ésotérique mais plutôt le côté initiatique. Commencer par se changer soi . C est un long processus. Si tout le monde travaille à se changer avec le progrès pour but... cqfd. Je résume.

      Toutefois des psychologues m'ont dit que l'empathie nécessitait de garder une certaine distance. Je crois que sinon on est dans la sympathie au sens propre du terme, souffrir avec. C est très difficile de garder une distance...
      Je présume que les pédagogues comme les psychologues ou les thérapeutes la pratiquent.

      Le tram de Strasbourg avait été introduit grâce à une maire qui avait une grande réputation. Je ne sais plus son nom. La guide avait vraiment insisté sur cette différence entre sympathie et empathie...

      Il ne te reste plus qu'à aller à Strasbourg ;-)

      Pivoine.

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    3. Merci beaucoup pour ces réponses, Pivoine.
      C'est toujours intéressant de creuser quand on ne comprend pas quelque chose ...
      Les pédagogues ne sont pas tous, hélas, convaincus de pratiquer l'empathie...
      Ce serait trop idyllique.
      Bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. Pour le tramway de Strasbourg, j'ai complété chez moi. Après tout, c'était un beau projet et une belle oeuvre.

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  35. Chez moi l'empathie est naturelle . Entendez que c'est le sentiment qui domine. Et j'aimerais tant que cela soit réciproque au long de mes rencontres.
    Mais hier je fis l'expérience renouvelé e et douloureuse d'une attitude de la plus grande hypocrisie . Une visiteuse de malades qui loin d'agir en empathe désintéressée finit par avouer inconsciemment son égocentrisme; comprenez qu'elle ne s'occupe des gens que pour en capter un bien. Et le fond de l'affaire c'est qu'elle est dénuée de toute empathie à l'égard de toute autre personne qu'elle même.
    Avec toute l'empathie qui est mienne J'ai alors essayé de l'amener à se regarder dans le miroir que je lui tendais. Peine perdue je crois : elle refusait de s'y reconnaître. Mais je
    ne désespère pas..

    Alors Céleste merci pour cette occasion que tu me donnes de parler de mon trouble ressenti hier .....
    Bises

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    1. Merci pour ton témoignage Petrus.
      L'empathie se heurte bien souvent à l'égoïsme et à l'intéressement cupide des gens.
      On ne refera pas le monde en un jour...
      Courage dans tes démarches
      Bises solidaires
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  36. Bonjour et Bravo Célestine, si vous permettez... je découvre et suis heureux de voir toute cette activité sur vos blogues, alors que pour ma part je rame et n'en finis pas de ramer pour trouver des "accompagnateurs et accompagnatrices" dans mes quelques articles publiés... en tous cas je n'en ai pas fini de revenir... merci

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    1. Bienvenue sur mon totem.
      Vous savez, sur les blogs, il ne s'agit pas de partir à la pêche aux lecteurs, bien sûr, mais pour avoir des lecteurs il faut quand même se faire connaître.
      Aller sur des blogs que l'on apprécie me semble la bonne méthode.
      Revenez quand vous voulez
      Merci de votre passage
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  37. Et oui... la culture d'empathie devrait commencer au jardin d'enfants, sous le regard bienveillant des parents...;-) Je conçois que l'école puisse ajouter sa pierre à l'édifice, de toute façon enseigner le respect des règles de vie et celui des autres ne peut pas être nocif... Mais la cellule familiale est le premier repère, des parents qui témoignent de ce sentiment envers leur famille, doivent le transmettre un tant soit peu...Il faut savoir se défendre aussi, mais les mots peuvent suffire...je crois!
    Bisous et merci pour ce texte qui m'a fait sourire autant que réfléchir!

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    1. Réfléchir en souriant, c'est ainsi que j'ai présenté le travail à mes élèves toute ma carrière.
      Et dans la joie et la bonne humeur, ils ont appris beaucoup. Vraiment beaucoup.
      Merci à toi chère Maryline
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  38. J'ai revu un jour un élève devenu grand. " Vous, vous nous écoutiez vraiment."
    J'ai été flattée et parplexe d'un tel souvenir. Je me suis étonnée que pendant toute sa scolarité ( longue scolarité, le monsieur était ingénieur ), il n'ait eu d'autres enseignants écouteurs. Ça m'a étonnée et attristée.

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    1. Il faut croire que tu as marqué positivement tes élèves.
      C'est rare les enseignants qui sont vraiment dans l'écoute. Tu as raison, c'est triste de le dire comme ça...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  39. Ben oui; la bêtise crasse de certains parents existe.. mais pas tous. Ce serait bien de faire comme cette instit que j'ai vu dans un reportage et de commencer la journée par se serrer dans les bras... et pas qu'à la maternelle!! Tu sais si bien dire les choses sérieuses avec humour et malice ma belle!!!

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    1. C'est ma marque de fabrique, ma Brizou. Légère et grave à la fois.
      Commencer la journée par se serrer dans les bras, je suis pour !!!
      Bizou ma Brizou
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  40. Ouh! Tu m'as bien fait rire!!!
    Une fois n'est pas coutume, j'ai une théorie là-dessus.
    L'empathie est nécessaire au développement psychomoteur du nourrisson, mais l'apprentissage de la socialisation réduit paradoxalement cette capacité.
    Après ça n'engage que moi et n'est pas Rousseau qui veut! :D :D :D
    Bisous chère fée
    Emilie

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    1. On peut dire des choses importantes en gardant l'humour, nécessaire à une saine distance.
      Tu as peut-être raison. J'ai été rousseauiste pendant longtemps, à croire que l'homme est bon et que la société le corrompt.
      Et puis j'ai pensé que l'usage du langage et de la raison, si ceux-ci éloignaient l'homme de sa nature sensible, permettait quand même de régler certains problèmes autrement qu'en cognant sur tout ce qui bouge...
      Mais je me défends d'être Voltaire...
      Pas simple de toutes façons...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Tu ne veux pas être accusée de m'avoir fait tomber parterre ? :-D

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    3. Oui mais pas le nez dans le ruisseau !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  41. Ah l'empathie, ça fait rêver ! Comment les enfants en auraient alors que les adultes en ont si peu ? Tout vient sans doute des maîtres et maîtresses, à leur bon vouloir, n'est ce pas ? j'ai souvenir d'une prof en 6e qui était particulièrement gentille et bienveillante à mon égard. Je ne sais pas pourquoi. Peut être avais je l'air d'un petit oiseau blessé ? sans doute. J'ai même correspondu avec elle l'année d'après, elle avait quitté le collège. Il m'arrive de penser à elle, je serais contente de la revoir.

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    1. Au bout de tous ces commentaires, je n'arrive toujours pas à savoir si 'est plutôt bien ou plutôt pas bien d'éprouver de l'empathie...
      Je crois qu'en fait, on n'arrive pas à s'extraire de ce monde-ci, âpre et dur, pour en imaginer un autre plus pacifique... peut-être est-ce simplement impossible, au final...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Ah moi je sais Célestine ! c'est plutôt mieux avec empathie ! et je sais que tu es d'accord. Va pas nous faire croire que tu aurais changé d'avis, malgré tous les avis.

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    3. Bien sûr Mel !
      C'était juste une façon d'exprimer mon d'étonnement que tant de gens ne semblent pas convaincus...
      Mais je ne changerai pas d'avis...Les choses iraient beaucoup mieux avec de l'empathie.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  42. L'empathie a du bon quand elle sait se tenir à sa place. Quand elle est récurrente et envahissante, c'est un handicap...
    Bises sans en avoir l'air.

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    1. Tu parles d'expérience, j'en suis sûre...
      Moi même m'étant construite un peu genre éponge, j'absorbe depuis trop longtemps tous les malheurs du monde, c'est vrai.
      Mais maintenant je me soigne !
      Bises en en ayant l'air
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Psssst, « absorber tous les malheurs du monde » il me semble que ce n'est pas de l'empathie, mais de la sympathie ("souffrir avec"). L'empathie consisterait plutôt à être à l'écoute sans absorber, à "vibrer" sans se mettre à l'unisson, à être suffisamment sensible à la sensibilité de l'autre sans pour autant se laisser emporter par l'émotion. Trouver la "juste distance", en somme (ou juste proximité). C'est tout un art...

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    3. Si je puis me permettre, je crois que tu fais un contresens : étymologiquement c'est tout le contraire. Et l'empathie est plus forte que la sympathie.
      Dans la sympathie, (de sym- qui veut dire avec), on compatis (de com- qui veut dire avec mais en latin) mais quand on est "avec" quelqu'un, on est à côté, et donc distinct.
      Dans l'empathie (de em- qui veut dire à l'intérieur) on est pénétré par la souffrance de l'autre et on la ressent comme si on était à l'intérieur de lui.
      Si l'on peut parler de distance, il y en a donc bien davantage dans la sympathie que dans l'empathie. Puis que dans celle-ci il n'y en a aucune.
      Il y a d'ailleurs plein de gens pour qui j'éprouve de la sympathie, mais ça ne va pas jusqu'à me mettre à leur place...
      C'est pourquoi l'empathie est avant tout un ressenti, une disposition émotionnelle, et non un art.
      L'art consiste surtout à s'en prémunir, et à la canaliser, quand on en a trop comme moi...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. Ah ben ça dépend vraiment des acceptions du terme. Empathie et sympathie sont d'ailleurs souvent confondues, voire inversées.... et nous en avons une belle illustration ici-même, dans cet échange :)

      Pour ma part je fais référence à l'empathie thérapeutique, au sens de Carl Rogers. D'où la notion de "distance" qu'il convient de garder pour que ce que ressent l'autre ne nous atteigne pas exagérément, auquel cas ce n'est plus l'autre que l'on écoute mais notre propre résonance à ce qu'il exprime. C'est pour ça que je la vois comme un « art », ou plutôt le résultat d'un apprentissage et d'une certaine technicité (non dénuée d'empathie émotionnelle "spontanée")

      Et je crois comprendre que toi tu fais précisément référence à l'empathie émotionnelle.

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    5. Merci pour cette intéressante nuance.
      En effet, le mot utilisé par Carl Rogers est beaucoup plus intellectualisé...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  43. Ohhhh que j'aime ce billet !!!
    J'accompagne des adultes aujourd'hui, et depuis des années, je découvre de manière renouvelée et avec effroi que les mots prononcés dans l'enfance laissent des stigmates qui ont creusé de profonds sillons.
    Qui des parents, des enseignants, de la famille, des amis n'a pas su écouter avec empathie, créer une relation de bienveillance.
    Les petits écorchés deviennent grands et ne s'en sortent malheureusement pas tous de la même manière...
    PS : Ford intérieure, j'adore littéralement (je peux copier?)

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    1. Merci Cloudy !
      Tu ne peux savoir combien je ressens (et j'approuve) ce que tu dis des blessures de l'enfance...
      Je suis en plein dedans en ce moment.
      Pour la Ford intérieure, c'est une référence (littéraire) à un grand pote de mon père: San Antonio !
      Alors tu peux copier oui, c'est passé dans le domaine public !
      Bisous ma douce
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  44. une très belle photo!
    bonne w.e.
    bisous

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  45. C'est tellement compliqué tout ça. Dans l'école d'Antoine, ils travaillent beaucoup sur les émotions, l'empathie, le respect. Mais évidement, la cours de récré reste un endroit un peu sauvage avec ces conflits et ses drames. Et je dois dire que je me suis entendue dire quelques fois à Antoine "ne te laisse pas faire" et je sais que ça ne sert à rien car mon fils est un doux....mais parfois on se sent tellement désemparée et on voudrait tant les proteger ....

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    1. Bien sûr que tu lui dis de ne pas se laisser faire.
      Mais est-ce que cela veut dire se servir de ses poings ? Ou simplement avoir le courage d'aller en parler à un adulte.
      Bien sûr que toute mère se sent désemparée en lâchant sa progéniture dans la jungle de la vie...
      Mais l'école devrait être un lieu protégé. C'est ainsi que j'ai toujours conçu mon métier.
      Les conflits et les drames existaient mais les enfants étaient acteurs de leurs règles de vie. ET ça change beaucoup de choses.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.