dimanche 31 janvier 2016

Sine qua non

Merci à Mathilde pour cette belle illustration pleine de sagesse et d'espoir
























Je mentirais par omission, si je ne vous disais pas que j'ai traversé une grosse tempête,  un de ces grains qui secouent un bâtiment jusque dans les entreponts. 
Tropique du cancer, triste tropique. Un de plus, embarqué par le crabe aux pinces d'ogre, mille sabords ! Un de plus dont on se dit qu'il ne souffre plus, même s'il nous a tous laissés abasourdis.

Et par le plus beau des hasards, comme si la vie pourvoyait à adoucir ma peine par sa bienveillance, j'ai participé ces deux derniers jours à une expérience extraordinaire, prévue depuis longtemps, qui m'a mise en contact avec de jeunes enfants. Et m'a arrachée à ma tristesse. 
Il s'agissait de leur faire découvrir l'univers magique des livres au travers de petits sentiers non balisés, tendus comme des fils entre deux imaginaires : le leur, et celui d'auteurs talentueux.
Observer ces frimousses laiteuses, ces tâches de rousseur mutines, ces grands yeux de lémuriens ouverts tout étonnés sur le monde, ces trépignements impatients, ces petits cris de souris, quel étrange bonheur après ces quelques jours endeuillés de voile gris !
Quel contraste saisissant entre la faiblesse du mourant et l'extraordinaire force du vivant en devenir! 
J'ai repensé au sourire du défunt, apaisé, comme s'il nous transmettait le devoir de rire au lieu de pleurer... Une image inoubliable. Ses mots tracés de sa main, ses dernières volontés, quelques paroles  de Jacques Brel : « Je veux qu'on rie, je veux qu'on chante, je veux qu'on s'amuse comme des fous...»

Alors, ces enfants qui tenaient entre leurs doigts frêles et potelés toute la candeur du monde, ont effleuré ma joue de leurs boucles de cheveux de miel soyeux, à l'endroit même où, meurtrie, j'avais réellement ressenti il y a trois jours le souffle glacé, insupportable de la mort. 
J'ai pensé avec un frisson d'horreur que je ne survivrais pas à celle d'un de mes enfants.
Puis je me suis dit non, vite, chasser les idées inopportunes et affreuses d'un revers de mouchoir. 
Se tourner vers demain.
Allez, renaître à la vie, reprendre le cours du voyage, avancer vers une sorte de sagesse, oui, tâcher de comprendre et d'accepter peu à peu que la mort ne soit pas la fin de la vie, mais simplement sa condition sine qua non...
Et dire youpi, tout doucement, dans le fond de son coeur. Comme un enfant.





100 commentaires:

  1. Je connais bien ce genre de tempête qui te ballote dans tous les sens, qui te laisse groggy, ahuri et toujours en retard d'un événement, tellement la mort va vite en besogne...
    Puis vient l'oeil du cyclone, ce moment d'accalmie où la lutte pour la vie cesse, juste avant la déferlante...
    C'est magnifique d'avoir pu raccrocher le quotidien avec cette ruche de jeunes vies.
    La Vie est un Phénix qui renait toujours de ses cendres.
    Tu as raison de dire Youpi car la vie est belle et elle nous enrichi, même dans ses moments de douleurs.
    Ti bacio Cara.

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    1. Groggy, oui c'est le mot, surtout quand on mange et que l'on voit la chaise vide, c'est là que l'on réalise...je me suis souvenu d'une réplique de Pagno dans la Trilogie, et que César se tourne vers la chaise de Panisse: "Maintenant, il est vraiment mort".
      Accepter, et continuer...
      Youpi e baci
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  2. Il faut aimer la vie et l'aimer même si
    le temps est assassin et emporte avec lui
    les rires des enfants et tes billets gagnants...

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    1. Et entendre leur rire qui lézarde les murs
      Qui sait surtout guérir mes blessures ...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  3. Tu es sage ! Je te renvoie à la chanson de J. Ferrat " Que c'est beau la VIE " ...

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    1. Une bien belle chanson...
      Pouvoir encore regarder
      Pouvoir encore écouter
      Et surtout pouvoir chanter
      Que c'est beau, c'est beau la vie.

      Bises étoilées
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  4. A-t-on un autre choix, finalement, que la sagesse... savourons la sagesse.

    Bleck

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    1. Tes paroles sont la sagesse, grand Bleck.
      Et j'ai besoin de cette source
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  5. Plein de bises. Garde longtemps cette énergie de vie que tu partagés si bien.

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    1. Des bises à toi ma chère Berthoise.
      Je vais essayer de la garder. Je crois qu'elle est en moi. Et nourrie par tout ce qui m'arrive de beau et de positif.
      Bisous belle journée
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  6. La vie, la mort, la vie, la mort...etc...la boucle est rude mais difficile d'interrompre son cours. Bisous.

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    1. Impossible d'interrompre son cours. A peine peut-on essayer de retenir quelques grains de sable du sablier un instant dans nos mains...
      Bisous Mindounet
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  7. Se tourner vers demain et vivre au présent, c'est une question de survie. Je suis toujours fascinée par cette pulsion de vie qui nous pousse encore plus fort lorsque la mort ferme les yeux de ceux qu'on aime.....

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    1. Un ami très cher m'a un jour donné le nom de cette force. Un très joli nom : "le coeur de soi"
      Je t'embrasse, profite bien de ton repos forcé pour te remplir de belles choses.
      C'est elles qui nous donnent la force et construise notre coeur de soie.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  8. On survit à la mort d'un enfant, on survit mal, mais on survit, alors on avance à cloche cœur...

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    1. Vivre ou survivre...
      Mais vivre en silence
      En pensant aux souffrances
      De la terre et se dire
      Qu'on n’est pas les plus malheureux...

      Une belle chanson, même si tu n'en aimes pas l'interprète.
      Baci caro mio
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  9. Hello Celestine. La Grande Egalisatrice est passée aussi cette semaine tout près de chez moi. La personne était très âgée mais...
    Tu cites Jacque Brel et Le moribond. Il y a aussi son Dernier repas et l'excellent Enterrement de Cornélius, une vieille chanson de Bécaud, et pas mal de Brassens aussi.
    Et puis surtout il y a cette si belle continuité, celle que tu sais prodiguer aux enfants.Profond et joyeux, tout ça.
    Je t'embrasse en vrac et en couleurs Miss W. ATTB.

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    1. En vrac et en couleurs...je prends !
      Sincères condoléances à toi aussi.
      Puisque tu parles de Brassens, j'ai toujours aimé son expression quand il parle de la Camarde:
      "semer des fleurs dans les trous de son nez"
      On va s' y employer, indeed
      Kiss you and attb
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  10. Il est toujours triste de voir un proche, un ami, partir et nous quitter pour toujours. La vie pour autant doit continuer, elle nous invite à mieux l’aimer encore, à mieux regarder autour de nous ceux et celles qui nous entourent pour donner plus. Le plus bel hommage qu’on peut rendre au disparu c’est de ne pas tomber dans la désolation, mais continuer éventuellement son œuvre, continuer à rire comme il aimait le faire. Nous savons tous pertinemment que la fin de vie existe, ne nous désolons pas de son apparition mais soyons digne pour l’accepter car elle n’est qu’une suite naturelle de la vie qui elle ne demande qu’à être vécue pleinement et goulûment.
    Vivre la vie c'est maintenant et ne pas attendre sa fin.
    Ravi la Céleste de nous donner cette possibilité d'échanges et de dire qu'en fin de compte rien ne vaut la vie.

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    1. "Je pense de toutes mes forces qu'il faut s'aimer à tort et à travers" avait écrit Julos Beaucarne la nuit qui suivit la mort de sa jeune femme...
      Je ne te mets pas la référence du texte, car Céleste va encore se laver les yeux ,mais tu peux le trouver sur Internet, et ainsi je ne serais pas (totalement) responsable de l'inondation faciale de notre céleste amie...
      Accolade et baci à la patronne.

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    2. Je viens de lire cette émouvante lettre, et il faut s'aimer à tort et à travers, comme il a dit. Mais Pour la Céleste, elle a suffisamment de lucidité pour ne pas se laisser abattre car même si le coeur s'emballe et encaisse des coups, l'esprit s'assagit et saisit l'essentiel qui aussi l'antidote et c'est : de l'amour.
      Merci blutch avec une belle bise amicale à notre rayon de soleil

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    3. Ce sont vos mots et votre sollicitude à tous deux qui me mouillent les yeux.
      Et je vous aime à fleur de coeur, à coeur perdu, à tort et à travers.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. Quant à Julos Beaucarne, voilà sa lettre, qui est une merveille, d'amour, de pardon et de grandeur d'âme. "Reboiser l'âme humaine" n'est-ce pas ce que nous nous efforçons de faire chaque jour, mes amis, en semant mes petites graines de bonheur, de joie et de poésie ?

      Amis bien aimés,

      Ma loulou est partie pour le pays de l'envers du décor. Un homme lui a donné neuf coups de poignards dans sa peau douce. C'est la société qui est malade. Il nous faut la remettre d'aplomb et d'équerre, par l'amour, et l'amitié, et la persuasion.

      C'est l'histoire de mon petit amour à moi, arrêté sur le seuil de ses 33 ans. Ne perdons pas courage, ni vous ni moi, je vais continuer ma vie et mes voyages avec ce poids à porter en plus et mes 2 chéris qui lui ressemblent.

      Sans vous commander, je vous demande d'aimer plus que jamais ceux qui vous sont proches. Le monde est une triste boutique, les cœurs purs doivent se mettre ensemble pour l'embellir, il faut reboiser l'âme humaine. Je resterai sur le pont, je resterai un jardinier, je cultiverai mes plantes de langage. A travers mes dires, vous retrouverez ma bien-aimée ; il n'est de vrai que l'amitié et l'amour. Je suis maintenant très loin au fond du panier des tristesses. On doit manger chacun, dit-on, un sac de charbon pour aller en paradis. Ah ! Comme j'aimerais qu'il y ait un paradis, comme ce serait doux les retrouvailles.

      En attendant, à vous autres, mes amis de l'ici-bas, face à ce qui m'arrive, je prends la liberté, moi qui ne suis qu'un histrion, qu'un batteur de planches, qu'un comédien qui fait du rêve avec du vent, je prends la liberté de vous écrire pour vous dire ce à quoi je pense aujourd'hui : Je pense de toutes mes forces qu'il faut s'aimer à tort et à travers.


      Bises à tous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    5. Une très belle lettre que j'ai déjà lue, écoutée, à maintes reprises et qui me touche tant... Julos Beaucarne est vraiment une belle personne.

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    6. Un immense bonhomme, comme on dit. ^^
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    7. J'aime beaucoup cet artiste que j'ai vu à Paris quand j'étais étudiante (ça date...) avec son beau pull aux couleurs de l'arc en ciel, sa tendresse, son humour, sa douceur, ses engagements...

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  11. Tu es K.O... Ces départs de gens qui nous sont arrachés nous enlèvent quelque chose et plante des souvenirs. Que parfois l'on veut cueillir trop tôt, quand ils ne sont pas mûrs et que l'amertume nous fait monter les larmes aux yeux.

    Désolée pour toi ma douce sorellita... Mais comme tu dis, plus de souffrance pour cette étoile-là!

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    1. Je me raccroche à cette idée qu'il avait prévu et voulu son départ, car il n'en pouvait plus de souffrir. Quand même les pansements chimiques ne soulagent plus, c'est qu'il est temps de s'en aller...
      Baci sorella.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  12. ton illustration est magnifique et tellement pleine de vérité ! Bizzz des Caphys

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    1. C'est un beau cadeau que m'a fait ma lectrice silencieuse Mathilde, cette image a fait comme un déclic en moi. Elle est pleine d'optimisme.
      Et puis j'adore les peanuts depuis toujours.
      Bises mes bestioles adorées.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  13. Il y a ceux qui commencent leur vie et ceux qui la finissent. C'est ainsi et nous n'y pouvons rien . Par contre ce que nous pouvons faire c'est de vivre au mieux dans cette espace de temps qu'est la vie !
    Bises dans ce moment délicat où quelqu'un nous quitte....

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    1. Tu as bien résumé, avec ta sagesse habituelle, Daniel.
      Et cet espace est si court...
      Bisous délicats
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  14. J'espère surtout que ce fut suffisamment bref pour que le chagrin de la perte l'emporte sur le soulagement de voir enfin finir une agonie interminable...
    Mais je suis quand même surpris parce qu'aujourd'hui on a une pharmacopée extrêmement riche en produits efficaces contre la douleur et surtout, surtout contre l'angoisse.

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    1. Cinq ans, c'est long ou c'est court ? Beaucoup de souffrances, quarante-neuf chimios, des moments de découragement, des moments d'espoir, et au final, l'envie d'en finir, et une telle propagation du mal que même la morphine à haute dose ne suffisait plus...
      Alors oui, on est mitigés entre pleurer de chagrin et respirer de soulagement. Toutes les contradictions humaines jusque dans la mort.
      Merci de ton passage, le Goût. Ça me touche beaucoup.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  15. Je suis abasourdie par la beauté de tes mots. Ils visent juste et nous mouillent les yeux en nous faisant penser à nos "qui ne souffrent plus"... et c'est vrai. Et comme je comprend la douceur ressentie au milieu de la candeur des petits. Et c'est bon... ton illustration illustre aussi magnifiquement ton texte. Bisous tout plein ma belle

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    1. J'ai été éprouvée ces derniers temps, depuis juin dernier, par le départ de certains de mes proches.
      A chaque fois, il me faut retrouver la force de repartir, de sourire, et d'aimer la vie.
      Sans la vie, pas de mort, sans la mort, pas de vie.
      Proverbe indien.
      Bisous ma Brizou, merci de ta présence.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  16. Un sujet tellement délicat et précieux ...précieux comme la vie !

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    1. Oh oui Jerry. Je suis bien d'accord !
      Gros bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  17. Joli dessin de Schulz, plein de sens, même les cachés ^^

    Un peu de musique en hommage à ton ami
    https://www.youtube.com/watch?v=y8AWFf7EAc4
    Besos Célestine au grand coeur ♥
    Jack le Pirate

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    1. C'était plus qu'un ami. C'était mon beau frère, presque un frère...
      Merci pour la chanson, elle m'émeut terriblement.
      besos captain
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  18. Il y a quelque chose que j'admire chez toi, Célestine : cette capacité que tu as de faire étinceler la vie, même dans les pires moments. Tu sais faire surgir le beau derrière la souffrance, le rire derrière les pleurs, la lumière derrière les ombres.

    J'ai pensé à toi, ces derniers jours, en sachant ce que toi et tes proches viviez…
    Tendres pensées

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    1. Faire étinceler la vie... j'essaie, oui, de capter la lumière de chaque instant, même si je suis moins doué que toi en photographie...
      Merci pour tes pensées, qui m'ont accompagnée.
      Bises émues
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  19. Les mourants ont parfois de grands yeux interrogatifs de lémuriens et la vulnérabilité de l'enfance.
    Les enfants ont aussi parfois des yeux endeuillés. Et même là, je les trouve impressionnants, réservés, dignes et souvent prêts à chasser, eux aussi, les pensées inopportunes pour, d'un bond reprendre pied.
    A leur côté, je me fais parfois l'effet d'un drôle de vampire qui se nourrit de leur substance vitale...je leur en suis infiniment reconnaissante! Je remercierais presque les parents, en fin d'année, de me les avoir prêtés tout ce temps.
    Paix Céleste

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    1. Ah, MissA, Tu as tellement raison de montrer que les choses sont interchangeables, et que rien n'est figé dans des idées préconçues qui voudraient que le blanc soit toujours blanc et le noir toujours noir...
      Ton image du vampire est assez étrange : je crois que ce métier, comme toutes les relations humaines, est une interaction, et que nous leur apportons autant qu'ils nous apportent. Mais il est vrai que j'ai souvent trouvé une consolation dans les yeux des enfants.
      merci pour tes mots apaisants
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  20. On ne s'habitue pas à la mort, même en la côtoyant. Courage Célestine !

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    1. Merci Mel. Je crois le temps adoucit quand même un peu les peines. Mais il est vrai que l'idée de la mort est difficile à accepter. En même temps, on a toute la vie pour ça...
      On ne meurt pas qu’une fois, comme je dis toujours.
      Bisous ma belle
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  21. Sincères condoléances dans ces moments difficiles!
    gros bisous

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    1. Merci Cathy.
      Je pense fort à toi aussi.
      Bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  22. Tous ces mots sont très émouvants et éclaboussent mon regard d'une larme qui roule sur ma joue .... du courage ma chère Célestine - et je sais que tu en as.. je pense à toi... Quant à la lettre de Beaucarne -lettre que je ne connaissais pas- elle est magnifique... partie "pour le pays de l'envers du décor"..Heureusement qu'il nous reste les enfants qui adoucissent nos peines ....
    bisous Âmie !
    Den

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    1. La première fois que j'ai lu cette lettre, je me suis dit que cet homme-là était exceptionnel.
      Ses mots n'ont pas de haine, ils appellent à l'amour. Il transcende sa propre histoire pour s'adresser au coeur de l'homme.
      Ça force le respect non ?
      Bisous chère Den, merci pour ton soutien.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  23. Il n'y a pas de mots pour apaiser la douleur de l'absence ...
    Un gros bisou de réconfort rempli de tendresse <3

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    1. Souvent on dit "il n'y a pas de mots" et pourtant, chacun ici invente de ses propres mots une façon de soulager la peine, de compatir, et tous ces mots forment un collier de perles très douces qui me font du bien.
      Alors merci pour les tiens, qui sont toi, et qui sont uniques.
      Bisous célestes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  24. Je comprends ce que tu peux ressentir, ma chère Célestine, j'ai été moi aussi durement touchée par le départ de gens que j'aimais. Le chagrin s'est apaisé, mais ces gens-là me manquent et me manqueront toujours. Pour qu'ils ne soient pas oubliés, en parler toujours et toujours, comme s'ils étaient encore avec nous, juste dans la pièce à côté. Mais d'ailleurs, je sais qu'ils y sont...
    Je t'embrasse fort, ma douce amie.

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    1. C'est vrai, ce qui tue le plus, c'est l'oubli. C'est pourquoi les acteurs, les chanteurs et même les écrivains semblent nous parler par delà le temps et la mort...
      Parler aux disparus, et en parler, tu as raison, c'est le secret.
      Moi aussi je t'embrasse.
      ¸¸.•*¨*• ☆
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  25. Qu'est-ce qu'on dit ? Tu as replongée... Une autre façon d'enseigner aux bouts-de-choux.
    Je pense que tu es très douée pour ça.
    Bises d'ici en tout cas.

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    1. Tu es trou chou mon choupinou.
      Je ne replonge que très épisodiquement, dans le cadre d'activités autour de ma passion: les livres et la lecture. Et il est vrai ue cette tranche d'âge était assez mystérieuse pour moi...
      Merci beaucoup de ton passage
      Bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. C'est vrai que je me fais rare sur la toile ces derniers temps.
      Mais c'est bien de ne pas perdre le contact avec les bambinos ...

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    3. Irais-je jusqu'à dire que tu me manques ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. Écroulé de rire :D :D
      Je passe parfois, je lis sans sans commenter parce que je ne sais pas quoi dire parce que ça vole trop haut pour mes petites méninges. :D :D

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    5. tsss...n'importe quoi !
      Tu n'as pas de petites méninges et tu le sais très bien.
      faux modeste, va...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    6. Haha ! C'est qu'elle me gronderait ! :D

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    7. Si gentiment qu'on ne saurait appeler ça une gronderie...A peine une boutade...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  26. J'aime beaucoup le commentaire de Pierre.
    J'aurais pu l'écrire, à part que je n'oserais jamais vous tutoyer, belle enfant.
    Vos lecteurs ont bien du talent, je le réalise.
    Et vous êtes lumineuse.
    ~L~

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    1. Le talent de mes lecteurs, comme vous dites (ne vous comptez vous pas dans leurs rangs?) est de me laisser la possibilité de leur répondre quelque chose d'original.
      Votre admiration est certes agréable, mais vous ne l'étayez jamais par des arguments, et il m'est donc difficile de vous dire autre chose que "merci".
      Bien à vous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  27. Des mots pour le dire, pleurer et rire, la vie continue. Il faut toujours relativiser, Célestine et se dire que ce qui arrive devait arriver.
    Souvent, dans les familles, une naissance arrive en même temps qu'une mort.
    Le signe du Destin.
    Les enfants sont une belle antidote à la peine.
    De bien beaux mots.
    Gros bisous
    PS il me semble que je ne reçois plus les notifications pour tes publications... Il faut que je surveille mieux.

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    1. Effectivement, depuis le 22 janvier, les notifications se sont arrêtées et je ne sais pas comment les réactiver. C'est pénible d'être toujours dépendant des bugs informatiques...
      Oui, les enfants sont une source de joie, et aussi les animaux et la nature en général, qui ne trichent pas et nous apportent toute la sérénité de l'innocence.
      Tu as raison, la roue tourne dans les familles, et la fille de mon amie qui est décédée en juin attend un petit pour le mois de mai.
      Je relativise, ne t'inquiète pas...
      Gros bisous du matin
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  28. Le ciel a tout organisé... une fois de plus, c'est vraiment incroyable ! Belle et lumineuse journée Célestine, merci pour cette belle écriture. brigitte

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    1. Le ciel...l'univers, la vie, dieu ou les fées, peu importe le nom que l'on donne à cette force qui nous aide à rebondir...
      Merci de ton passage, Brigitte.
      Bises célestes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  29. La joie, la peine. L'amour, la haine. Les rires, les pleurs. Tout se touche. Les émotions sont siamoises, il nous faut toutes les vivre.

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    1. J'aime beaucoup ça, les émotions siamoises. Ça me parle.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  30. La vie, la mort, trainent dans nos vie comme autant de balises qui nous aident à avancer. Certains arrivent et d'autres partent... Et la roue tourne avec nos rires et nos pleurs comme moteur.
    J'aime la chaleur de ton texte.
    Belle soirée.

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    1. Des balises, oui. Pour un chemin compliqué, ni tout à fait le même, ni tout à fait différent à chaque fois...
      Bises, létienne.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  31. Quoi de mieux effectivement que des jeunes enfants pour nous faire oublier nos peines et reprendre goût à la vie! J'en ai souvent eu la preuve lorsque j'étais avec mes élèves de maternelle et je m'en rends compte encore aujourd'hui avec mes petits enfants !

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    1. Tu es depuis longtemps une mamie idéale pour moi, Mammilou.
      Dynamique, positive, joyeuse et pleine d'idées.
      Et je crois que j'aimerais te ressembler, plus tard, quand j'aurai des petits enfants.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  32. De tout coeur avec toi, il est plaisant et rassurant de voir que tu prends les choses avec plus de recul, ou de philosophie, qu'il y a quelques années,et ça me semble bien...
    Mûrissement sans doute, sagesse qui s'installe avec le temps, acceptation...
    Ces situations difficiles de séparation qu'on vit tous un jour ou l'autre me ramènent toujours à ces deux chansons d'Hugues Aufray qui, dans mes neurones à moi, avaient imprimé l'impression d'une grande paix face à au départ, alors qu'à la sortie de l'album "Hugh', il avait 78 ans:
    "On se reverra"
    http://www.deezer.com/album/122790
    "Ensemble on est moins seul"
    https://www.youtube.com/watch?v=TFOCjRKRiew

    Puissent-elles te plaire / aider...

    Baci per te...

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    1. Magnifiques chansons, oui, merci beaucoup mon ami pour m'avoir remis en tête (et surtout en coeur) ce grand monsieur qu'est Hugues Aufray.
      Recul ? Philosophie ? Le temps avance inexorable.
      Et ne pas accepter est une perte de temps...
      On en a si peu
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  33. Ouais, à peine quarante ans e ce qui te concerne !
    :o))

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    1. Si je ne me fais pas écraser par un séquoïa qui traverse la route sans regarder...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Je ne suis pas inquiet, je te sais prudente...

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    3. Tu me sais mal...je suis parfois d'une grande imprudence, si tu savais !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. @ Jdissa
      En effet, t'as pas idée...
      D'abord, tu as des séquoias qui zigzaguent très imprudemment sur la route et not'fée prend des risques considérables... imagine qu'elle a été jusqu'à accepter de me rencontrer...

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    5. @Blutch: C'est vrai ce n'était pas prudent pour la fée de prendre un risque aussi considérable de te rencontrer, quoique je pense qu'elle serait plus prudente à l'avenir de prendre un autre risque de rencontrer un autre fou de mon genre et je Nledis pas pour Jdissa.

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    6. Mais que serait la vie sans un peu de risque ? Celui qui donne le coeur battant et la fièvre au front...
      Bises e baci à tous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    7. Disons que tu auras deux cours battants pour deux fous mais qui avons trouvé plus fous que nous.

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    8. Et après, on dira que je suis prudente...
      ^^

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    9. Si je tente de résumer, tu rencontres des blogueurs dans le même esprit d'aventure et de dépassement de soi que si tu escaladais une montagne. A moins... à moins qu'il ne s'agisse de plonger dans des gouffres, ce qui serait nettement moins valorisant :-D
      Molto baci

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    10. "...je suis parfois d'une grande imprudence, si tu savais !..."
      D'un certain point de vue, mais d'un certain point de vue seulement, faut pas exagérer non plus, hein, d'autant que d'aucuns pourraient être tenté de lire "...d'un INcertain point de vue, ce qui serait plutôt tendancieux vue l'heure qu'il est, pour ne pas dire oiseux, il est vrai, disais-je, que je sais !...
      Mais soyons clair et honnête, seulement de ce point de vue-là.
      Vous me suivez ?

      ...'fin moi... Jdirien...
      :oDDD

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    11. @ Jdissa
      Te suivre... peut-être, parce que là, vois-tu, la route est glissante et nous n'avons pas tous la même habitude que toi sur le verglas :-)

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  34. Aaah, qui chantera le coeur battant et la fièvre au front ? !

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  35. Je suis également durement confrontée à la maladie et à la mort depuis quelques mois...(proches et très proches).
    C'est une chose d'en parler, c'est autre chose de le vivre...

    J'aime beaucoup le dessin que tu as choisi...
    cela résume tout !

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    1. Bises Solidaires chere Licorne
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  36. ton texte et son thème me touchent bcp, le dessin les résument à la perfection , je le garde précieusement, bises

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    1. C'est un cadeau d'une lectrice silencieuse qui m'a beaucoup touchée.
      je te l'offre, bien sûr.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  37. Ma belle copine, je ne t'ai pas répondu car j'ai eu aussi (pas de la famille) mais ma pharmacienne qui a été emportée par le crabe dimanche soir et il a fallu que je jongle avec la poésie pour pouvoir aller à ses funérailles jeudi. On ressort de là ...en forme ! Plus vivant ! On a envie de se jeter sur le premier brin de fleur qui dépasse et le mâchonner pour faire rentrer un peu de printemps à l'intérieur. Ton texte est délicat sensible, à ton image. Je t'embrasse mais de loin car depuis c'est une sinusite enfiévrée qui me terrasse ! :( Merci quand même de réactiver tes News, c'est pénible ta plate-forme !!! ^^♥

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    1. Tu as raison, on en ressort plus vivant que jamais.
      merci de dire que je suis délicate et sensible, c'est tellement difficile de l'être dans ce monde de brutes...
      j'espère que mes News letters vont repartir, je ne comprends pas ce qui s'est passé...
      Bisous ma copine
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  38. Moi même bouleversée par un raz de marée, je n'ai pas lu ce très beau billet qui parle de la vie en affrontant la mort. Au fil des années la regarder est de moins en moins difficile mais quand même...c'est beau la vie!!

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    1. Oh oui, marie Madeleine, la vie est très belle et je l'adore !
      A chaque enterrement je me dis , c'est ici, et maintenant qu'il faut en profiter.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.