lundi 16 février 2015

Déçue mais vivante

Photo du net

Je n’aime pas être déçue. C’est un sentiment au goût de fer rouillé. Terriblement déprimant, comme un soufflé qui retombe mollement d’avoir trop espéré monter...ou comme une gifle en pleine face.
Je ne parle pas d’être déçue par un spectacle ou un livre.
Non, je parle de ces  déceptions  d’ordre affectif qui nous font tant souffrir. C’est mortifiant, les blessures d’ego.
Je sais que je projette sur autrui des désirs, des images, des rêves, qui ne sont au fond que des représentations très personnelles de la réalité. Je sais que chaque mot prononcé, s’il ne s’inscrit pas dans ces projections, résonne douloureusement à mon âme, comme une cloche fêlée.
 Il me faut comprendre que chacun vit dans son film personnel, et que le mien n’est pas le leur.
Il me faut accepter de ne rien attendre de personne, apprendre à recevoir non en proportion de ce que je donne, mais en fonction de ce que les autres sont. Dans leurs limites à eux, et non les miennes.
  Et accepter surtout de cheminer seule sur cette  route aride de la recherche de soi-même, que nous finissons tous par emprunter, qu’on le veuille ou non.Quand on a soif d'absolu, le relatif a un goût de craie, il me faut m'y résoudre.
Il me semble que je progresse un peu en ce sens. Mes déceptions me font mal, mais moins longtemps. Je parviens plus vite à extirper l’écharde de la douleur et à trouver le baume régénérant de l’auto-consolation.
Certes,  je mesure combien il m’a été cruel, ces temps-ci, d’ éprouver coup sur coup quelques grosses déceptions, d’autant plus énormes que les sentiments qui me portaient étaient forts et sincères. 
Imaginez : vous êtes sur l’Anapurna et plouf ! Vous vous retrouvez au fond de la fosse des Mariannes...
Mes belles théories se sont éboulées, devant le doute. Mon compagnon de toujours. Un doute qui, lorsqu’il me saisit, ne me laisse pas de repos pendant des jours.
Il a fallu que je lutte pour ne pas m’effondrer, moi aussi, comme une petite fille à qui on a cassé sa poupée. L’image n’est pas anodine : de vieilles choses très enfouies de l'enfance ressurgissent toujours dans ces moments-là. Des moments d’inquiétude, d’injustice et de désespoir. Une impression que le monde s’écroule derrière les volets clos de ma chambre d’enfant. J’entends des bruits sourds, je vois des lumières projetant des ombres sur le plafond, on ricane, on s’exclame, et je ne comprends rien.

L’état de mon cœur après le passage de cette tempête ressemble à la chambre d’un ado : un grand, vaste et incommensurable bordel.
Et cependant, dans ce foutoir infâme, je retrouve, telle une chaussette coincée entre le lavabo et le miroir, ma force de vivre intacte. Mon sourire. Et  mes précieux, mes valeurs, mes balises, qui eux, ne m’ont jamais déçue. 
Le typhon s'éloigne. J'ai envie de rire, de printemps et de soleil.
Chaque déception me rapproche de l’essentiel. Et en cela, je ferais peut-être bien d'accepter leur utilité, plutôt que de chercher à les combattre.

¸¸.•*¨*•



107 commentaires:

  1. La déception fait hélas partie de la vie : on bâtit des châteaux en Espagne, et l'on s'aperçoit que le sous-sol est marécageux et menace les murailles de ruine. Mais c'est aussi ce qui aide à mieux choisir le terrain la fois suivante, à construire des structures moins massives, plus aériennes, et sûrement plus durables... Et après le désenchantement viendront ainsi des ans à chanter !

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    1. J'adore ta métaphore architecturale.
      Merci cher TB !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  2. Une jeune fille de 17 ans avait été fort "déçue" par ses parents, une fois de plus et comme je lui disais d'essayer de tourner la page, elle m'a répondu qu'elle en avait déjà tant tourné, qu'elle était arrivée au bout du livre...
    Ces blessures-là sont les pires, surtout si elles nous viennent de ceux dont on ne voudrait surtout pas qu'ils nous les fassent

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    1. Cette métaphore-là, en revanche, a quelque chose de tragique...c'est à côté de ces vrais écorchés de la vie que je relativise mes petites contrariétés narcissiques...
      Merci Adrienne.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  3. C'est dur, c'est douloureux mais c'est, je le crois à présent, inévitable. Ou alors,il ne faudrait pas espérer, il ne faudrait pas s'investir émotionnellement....??? Quelle horreur!! Tu vois, j'ai peu d'amies et j'en ai perdue une ces dernières années avec beaucoup de déception car j'y ai cru très fort (nous nous écrivions une fois par semaine) et puis, elle a suivi un autre chemin, je ne la reconnais plus et je crois bien qu'elle m'ignore (je ne fais plus partie de son monde). Cela m'a fait mal mais il me reste de beaux et bons souvenirs. Bises mélancoliques ma belle

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    1. Comme une grande sœur, tu sais trouver les mots qui font du bien. S'investir emotionnellement, certes, mais apprendre a se protéger de ses propres excès, sans doute, c'est mieux pour parvenir a gérer les inévitables désillusions.
      Bisous Brizou.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  4. Saisissant,bouleversant. Le goût de craie,je le sens dans ma bouche.La cloche fêlée me vrille le tympan. L'enfant est devenu ado, l'ado est devenu etc... Rien de tout cela n'est facile. Le printemps vu par Einaudi est superbe mais reste impressionnant. Sera-t-il jamais temps pour la quiétude? Tendresse,Miss Williams. ATTB.

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    1. La quiétude, c'est le délicat espace entre deux tempêtes...
      Et je sais l'apprécier quand il se présente, sois en sur. Merci Claude d'être toujours ce lecteurs attentif a les mots et à mes choix musicaux en même temps.
      AtTB
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  5. Le doute est ton compagnon de toujours ? Je vois ce que c'est, tu es une scientifique égarée dans le monde des sentiments. Je comprends que ça coince de temps en temps !
    Je rigole ! (C'est à peu près la seule chose que je sais faire)
    http://youtu.be/CfGoJ2K4zSI

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    1. L'humour, excellente arme que j'utilise régulièrement, et qui est un peu émoussée depuis le 7 janvier...
      Quant au doute, tu es proche de la vérité...je suis pétrie de plusieurs influences, et si je ne suis pas une cartésienne pur et dure, j'ai quand même en moi un côté rationnel, celui qui me permet de faire mon métier par exemple. Je ne le renie pas, j'essaie de le faire cohabiter avec mon côté poète...
      Les tempêtes viennent peut être du choc de ces deux plaques tectoniques.
      Bises et merci pour la chanson de Joe qui me touche beaucoup.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  6. Ma Célestine, ton intellect te joue des tours, ton humanité est débordante, laisse toi aller et vis! Ce que tu dis,dans ton texte nous le vivons normalement,tous, même si nous avons nos différences dans leur traitement.
    Je te cite quelques extraits du fameux livre de Thierry Janssen auquel je me réfère dans mes moments de flottement et de doute: "Laisse-toi porter par la vie,ne résiste pas, fais confiance. Accepte qui tu es dans l'instant, n'attends pas le futur, ne t'attarde pas au passé. Tu n'es pas ta "souffrance" : ne t'attache pas à celle-ci, laisse-la derrière toi. Exprime qui tu es, réalise qui tu es sans compromis car tu es "merveilleux"(tu es merveilleuse, je le confirme!) comme tu es, sans peur, sans défense, rempli de joie et de projets. Tu es bien plus que tes peurs, tes défenses et les croyances de ton "ego". Tu es tous les possibles, ton potentiel est immense. Tu es bien plus que ce que tu nommes ton "moi"." et d'ajouter: " Toutefois, nous sommes aussi des êtres sociaux, interdépendants, qui ont besoin de se sentir acceptés et aimés, d'y être appréciés, entourés, compris, aidés, respectés dans leur individualité et leur originalité, protégés, sécurisés, en confiance. Nous avons besoin de pouvoir être authentiques et libres d'exprimer notre créativité....."
    Excuse moi pour la longueur du commentaire, c'est l'éloignement qui rend si expansif!!
    Je t'embrasse.

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    1. Ce texte de Thierry Janssen me va droit au coeur. Sans doute parce qu'il parle à l'âme, et à tout ce qu'elle a de bon.
      Je te remercie pour ce commentaire, très juste, comme toujours.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  7. Quand je lis ça, je me dis que c'est écrit avec tes mots pour mes maux. Pas plus tard qu'hier soir, j'étais déçue, et je bataillais, et je voulais écrire, et puis je t'ai lue..... et je me sens moins seule

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    1. Je sais, Mel, nous sommes faites toi et moi de ce même bois tendre que l'on peut griffer et tordre...Mais en même temps, je me dis que, comme le roseau, je plie, mais ne romps pas.
      Et je sais que je rebondis toujours.
      Bises et courage
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  8. Bienvenu dans l'abandon de l'égo...
    Un jour où l'autre, on réalise son existence, on réalise cet usurpateur : qu'il squattait notre personnalité, dérobait nos victoires et infectait nos plaies...
    Ce jour là, nous devons dépasser un dilemme : tuer l'égo n'est pas se suicider ; c'est sortir en pleine lumière alors qu'on vivait dans un trou sombre...
    J'ai cessé de compter, attendre, après les autres il y a presque un demi siècle... J'ai appris à tuer mon égo il y a quelques décennies. Cela prend du temps d'en venir à bout (tout autant qu'il a squatté notre âme)...
    Alors... Bienvenue, bienvenue !

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    1. Vaste programme que ce relâchement de l'âme, que ce lâcher-prise de toute une vie.
      Je suis sans doute sur le chemin, mais il me faudra encore bien du temps, tu as raison, et m'entourer de gens sages qui y sont parvenus. Et même ainsi, je ne suis pas sûre d'y parvenir.
      Mais cela semble convaincant en terme de sérénité...
      Bienvenue à toi.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. @ Cel : pour m'y aventurer parfois, je crois pouvoir dire que c'est un voyage sans fin que l'on parcourt seul(e).
      Mais l'important, c'est bien le chemin...

      ...'fin moi... Jdiriren

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    3. Heureusement, sur ce chemin solitaire, on fait parfois de belles rencontres...
      :-)))
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  9. Un banc, une femme seule, Il y a des bancs comme celui ci faisant face à la mer sur la côte d'Albâtre, je m'y assois souvent aussi seul...
    Il existe d'autres bancs, dont un qui qui me tient particulièrement à cœur, il est à Montmartre, dans un petit square charmant, les amoureux s'y bécotent, comme dans la chanson ];-D

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    1. J'ai moi aussi dans le coeur un de ces fameux bancs...
      C'est toujours là que se vivent les meilleurs morceaux d'un amour, loin des songes vains, loin des soucis cuisants...
      kiss celeste
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  10. ASSEOIS !: le "E" a été bouffé )

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    1. Tu as bien fait de "bouffer" le E, Andiamo : soit tu t'assieds, soit tu t'assois.
      Bon , mais je n'ai rien dit .... Et puis, s'asseoir en compagnie d'un E, c'est peut-être une sympathique expérience, non ?

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    2. Anne**, j'ai failli oublier de te remercier pour la leçon d'orthographe... :-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  11. Votre texte a quelque chose d'universel qui donne les larmes aux yeux...
    Je ne parle pas néanmoins au nom des autres mais pour ma part, je ne suis jamais déçu par vous, délicieuse.
    ~L~

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    1. Et pourtant, je suis sûre d'avoir déçu plein de gens dans ma vie...cela aussi, il me faut l'accepter. On ne peut pas être génial tout le temps, comme dit un ami à moi...
      Je vous embrasse, merci pour vos mots toujours un peu dithyrambiques, qui finissent parfois par me porter tort, à cause de l'impression de flagornerie qu'ils peuvent faire naître.
      Vous avez le droit de me critiquer, Lorenzaccio ! Ne vous en privez pas.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  12. Tu es déçue, et tu ne m'appelles même pas !!!
    Olga

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    1. Nous passâmes une bonne soirée, n'est-il pas ? ;-)
      Tu vois que je t'ai appelée, finalement...
      gros bisou ma Bibiche !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  13. "Chaque déception me rapproche de l’essentiel."

    Nos déceptions ne sont-elles pas nos illusions...
    Dès que l'on reconnaît l'illusion la réalité reprends ses droits.
    Et dans la réalité on chemine vers l'essentiel.
    Et l'essentiel me pousse à ne pas m'éloigner de ma source. Maty

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    1. Maty,
      J'aime ce que tu écris.
      Notre amie est sur le chemin... :o)

      'fin moi... Jdirien...

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    2. Chère Maty, je suis d'accord, les derniers événements me poussent à me rapprocher de ma source.
      Et ma source c'est la mer.
      C'est pourquoi je passe de longues heures assise à la contempler, pour me laisser pénétrer de sa réalité intangible et rassurante.
      Merci
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    3. Jdissa, je ne sais pas où j'en suis, de ce chemin-là, mais il me semble aujourd'hui que j'ai fait un pas de géant.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. Je ne crois pas que ce soit approprié de tirer un parallèle entre illusion et déception.
      Je peux être déçu par des espoirs légitimes, des personnes que j'ai élues ou qui m'ont fait des promesses.
      Nous sommes là bien loin des illusions...
      Ce sont même les déceptions les plus douloureuses...
      Baci

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    5. C'est vrai qu'en politique, notamment, il n'est pas rare d'éprouver ce genre de déception...
      Mais je dirais presque qu'elles font partie du jeu. Et puis qui se fait encore des illusions sur nos chers politocards ? Tout le monde sait bien quel est leur but premier et unique...
      Baci

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  14. "Quand on a soif d'absolu, le relatif à un goût de craie..." Oh que oui!
    Je t'embrasse

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  15. Réponses
    1. Emilie, je suis contente que tu aies remarqué cette phrase. Parce qu'elle me tient à coeur. Ma soif d'absolu me porte depuis toujours...et y renoncer n'est pas chose facile...
      Je t'embrasse de même.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  16. Tu as soif d'absolu, toi?
    Je te croyais mécréante… ;-)
    Maintenant si tu parles de l'idéal de perfection hors d'atteinte pour l'homme : c'est sur que tu n'as pas fini d'aller de déception en déception…
    Quant aux déceptions d'ordre affectif, je crois que la responsabilité nous en incombe toujours à 95 %.
    Plutôt que la soif d'absolu peut-être faudrait-il avoir la soif de la sagacité… (sur soi même et sur les autres). Je dis ça parce que la projection sur autrui de ses désirs et attentes diverses (prendre ses désirs pour des réalités comme on dit couramment) est une perpétuelle source de souffrances intérieures… (parole d'un vieux con qui fut aussi jeune con et, comme dit Aragon :
    "En ce temps là, j'étais crédule,
    un mot m'était promission,
    Et je prenais les campanules
    pour des fleurs de la passion.."

    Je dis ça… Je dis rien…
    Ce sont les propos inutiles d'un réaliste rêveur…
    :-)

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    1. Mon cher Alain X, deux choses :
      ainsi donc, je crois comprendre que pour vous la recherche d'absolu serait liée à la foi.
      Oh ? Sans rire ?
      D'autre part, je souhaite attirer votre attention sur le fait que je considère avoir un copyright de fait lié à l'antériorité sur tout ce qui peut évoquer, phonétiquement et de près ou de loin la locution "Jdissa, Jdirien" et je dois avouer que ce plagiat, bien involontaire je n'en doute pas, me démange quelque peu la glotte.
      'fin bon , pour cette fois, je vous pardonne !

      :o)))

      Jdirien

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    2. Alain,Tu sais que je travaille contre une culpabilité qui me pourrit la vie depuis toujours. Alors
      95 % cela me semble énorme, et me bouscule...
      En même temps, je ne dis pas autre chose dans mon billet: si tu ne vois pas que je me remets en question, que je m'interroge sur mes fonctionnements et que j'essaie justement de progresser, c'est un peu désespérant.
      Toi, idéaliste rêveur ? je croyais que c'était moi, ça...
      Comme quoi, on fait des découvertes chaque jour...
      bises célestes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    3. L'absolu est certes une utopie, mais il ne faut jamais oublier que seuls les utopistes ont fait avancer la civilisation et que les gens raisonnables l'ont toujours fait reculer.
      On manque dramatiquement d utopistes depuis quelques décennies...

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    4. Jdissa, je crois que la soif d'absolu, effectivement, n'est pas liée à la religion, en tout cas, dans le sens où je la comprends, c'est plutôt une recherche de vibration intense. Sans demi-mesure. Sans compromission. A fond. Au plus fort. Au plus haut. Une sorte d'exigence de vivre...
      Épuisant, mais tellement passionnant, même si je me brûle les ailes régulièrement...
      Je t'embrasse
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    5. Blutchy, le monde a évolué depuis toujours grâce aux utopies de quelques audacieux, cela, j'en suis bien persuadée...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    6. Le désir (ou la soif) d'absolu n'est pas l'intensité de vie dont tu parles…
      Désolé d'attacher de l'importance à la justesse des expressions…
      Bises terrestres ! :-)
      -------------
      Si je ne vois pas que tu t'interroges sur toi-même, je suis alors certainement particulièrement aveugle…
      Je vois bien plus que tu ne crois
      Sinon je ne commenterais pas comme je le fais… c'est-à-dire en te prenant particulièrement au sérieux.
      Je me contenterai du ton de la plaisanterie qui, à juste titre, a souvent cours ici…
      Mais tout ne peut pas toujours être sujet de plaisanterie…

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    7. Oui Alain, ma définition de la soif d'absolu laisse à désirer. Elle est même carrément bidon, je m'en rends compte, à travers la définition que j'en ai donné un peu rapidement. Si tu veux bien considérer que la vibration dont je parle n'est pas une espèce de grand frisson genre celui que l'on cherche en sautant à l'élastique ou sur les montagnes russes. Mais plutôt une recherche de sens qui ne souffre pas les à-peu-près, oui, une aspiration mystique, spirituelle à chercher en soi de quoi s'élever, toujours plus haut en terme d'exigence, pour appréhender le monde et ses questionnements...

      Je sais aussi que tu n'es pas aveugle, bien évidemment, je te prie de m'excuser si j'ai mal exprimé ce que je voulais dire.
      Je sais que j'ai encore beaucoup à apprendre, et que tu es une importante balise de vie pour moi.
      Cependant ma conception de l'enseignement me dit que le maître n'obtient rien en assénant des vérités, mais plutôt, comme le disait Montaigne, en le laissant cheminer devant soi.
      Quant à la plaisanterie, qui a dit "on peut parler légèrement des choses graves et gravement des choses légères..." ?
      Je t'embrasse
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    8. Je regrette qu'AlainX ne réponde pas à ma question venue en réaction de ses premiers mots : "Tu as soif d'absolu ? Je te croyais mécréante…"
      J'y crois comprendre, cher Alain, que pour vous la recherche d'absolu serait liée à la foi. Ou même pire, mais je n'ose y croire, réservée aux croyants !
      Ca me fait bien marrer ! Alors pour avoir des questionnements, une soif d'absolue, une recherche spirituelle, il faudrait "croire" ? A qui ? A quoi ?
      Du coup je ne sais plus qui je suis, moi. Un extra-terrestre, un martien ?
      Pour ma part, j'ai des aspirations qui s'apparentent peut-être à celles de notre hôtesses, mais ce n'est certes pas d'une entité supérieure que j'attends des réponses...
      Autre chose : pourquoi déconsidérer vos propos "d'idéaliste rêveur" d'un 'inutiles" ?

      ...'fin moi... Jdirien (registered) ;oD

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    9. Le terme "absolu" me semble pouvoir être perçu selon différentes acceptions et je ne crois pas que la dimension "spirituelle" (pour simplifier) rende mineure une soif d'absolu au sens d'intensité. L'absolu c'est l'idée de complétude, réelle (?) ou ressentie. C'est comparable au summum, à une notion de maximum, et en ce sens la soif d'absolu m'est parfaitement compréhensible (une soif qui risque fort de n'être qu'exceptionnellement étanchée, d'ailleurs, mais peu importe…). La quête d'absolu c'est rechercher à vivre le meilleur.

      'fin moi j'le ressens comme ça ;)

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    10. J'aime bien ta perception, Pierre, je m'y retrouve !...
      Quoiqu'à la réflexion, j'y ressentirais bien quand même un brin de dimension spirituelle...
      Mais on est là dans un domaine que chacun vit de l'intérieur à sa propre façon...

      :o))

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    11. J'aime bien ce dialogue calme et élégant, le soir au fond du blog...
      Vous me réjouissez, mes amis !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    12. Aaaah, passer le soir au fond du blog avec Célestine, le rêve !...

      ...'fin moi, Jdissa

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    13. Mévi, mévi, l'est gentil l'Pierrot !

      ;o)))

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    14. Cool, je prépare les boissons chaudes...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    15. Je suis sûr qu'on pourrait avoir des discussions passionnantes, tous les trois ;)

      Et d'accord avec toi, Jdirien, l'absolu confine probablement au spirituel.

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    16. ch’ti ki babellejeudi, 19 février, 2015

      M’am Jdissa, pénétrer la pensée profonde d’AlainX n'est pas une mince affaire.
      La recherche d'un absolu est souvent considérée chez le vulgum pecus (mais vous le transcendez, bien évidemment), comme la quête de la divinité. Le très Saint Père François nous a encore fait le coup du même nom tout récemment, en indiquant que le rôle des religions était de garder vivante la soif d'absolu. C'est la raison pour laquelle, je le suppose, AlainX vous a rappelé votre statut de mécréante… que vous semblez d'ailleurs parfaitement bien assumer.
      En revanche, « la foi » semblerait être la position de celui qui a étanché sa soif d'absolu. C'est-à-dire celui ou celle qui ayant creusé profond a fait jaillir une source intérieur à laquelle il peut s'abreuver en permanence. Ceci fait alors naître une autre soif, celle du Mystère : mais d'où vient donc cette eau intérieure puisqu'on ne peut pas être la source de soi-même…?
      Enfin, c'est que ce que j'ai très vaguement cru comprendre de certaines paroles prononcées par ce AlainX. Mais avec lui, rien n'est jamais certain, sans pour autant être chimérique, tout en étant probable.
      Certains m'ont laissé entendre que le fréquenter n'était pas sans risques…

      ch’ti ki babelle : - dialecte local - celui qui parle trop

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    17. Mais d'où vient donc cette eau intérieure puisqu'on ne peut pas être la source de soi-même…?
      Peut-être des étoiles, peut-être de la respiration profonde de l'univers, peut-être de l'Amour...
      Mais la foi ce n'est pas forcément en un dieu, une entité omnipotente... pitié, je fais une overdose de religion !
      En tous cas, il parle peut-être trop, mais il parle bien. Et de manière très délicate, j'apprécie.
      Kiss
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    18. Je ne sais si tu fais une overdose… mais moi je n'ai ABSOLUMENT PAS parlé de religion dans tout ça… !
      UN dieu entité omnipotente ? - personnellement je connais pas…
      Si tu as l'adresse, donne la moi, j'irai lui remonter les bretelles…

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  17. Réponses
    1. Très touchée, Cathy, je sais que c'est sincère.
      Bisous célestes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  18. je pense que je suis un de ces sujets de déception pour toi... oui je le sais...

    Alain dit quelque chose de très important: avoir la soif de la sagacité, de la clairvoyance, de cette capacité parfois si difficile de se remettre soi-même en question,
    Aimer n'est jamais facile, ça n'a rien d'un conte de fée pour fée...
    Je t'embrasse Célestine, de tout coeur

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    1. Je sais que tu le sais Coumarine. Je sais aussi que je t'ai envoyé un mail, que tu as bien d'autres chats a fouetter en ce moment que de me répondre.... J'attendrai patiemment.
      Ce que je ne sais pas en revanche, c'est pourquoi on veut à toute force me faire perdre mon âme d'enfant, mes enthousiasmes un peu naïfs, cette part de moi qui fait ma personnalité... Et que pourtant mon entourage apprécie en moi.
      Je sais bien que la sagacité est un but ultime, mais il faut me laisser progresser a mon rythme. Aimer n'a rien d'un conte de fées, certes. Mais l'aventure vaut la peine quand même...
      Moi aussi je t'embrasse
      ¸¸.•*¨*• ☆



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    2. oui Célestine j'ai bien d'autres chats à fouetter, je vis des moments très difficiles
      pourtant je suis venue voir comment tu avais réagi à mon commentaire... je n'aime pas que tu aies mal suite à mes mots...
      Ton mail... j'y répondrai sans doute... quand tout cela sera mûr en moi

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    3. Pourquoi diable devrait-on perdre son âme d'enfant en prenant de l'age...
      Pour ma part, je me refuse farouchement de le faire.
      Baci

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    4. Coumarine, le simple fait que tu sois revenue me prouve que tu as entendu ma souffrance, et de cela je te remercie.
      Je te soutiens dans ton combat, sois en bien persuadée.
      Même si je je suis qu'une commentatrice parmi d'autres, je n'en ai pas moins un cœur qui bat un peu plus vite.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    5. Blutchy, je sais que tu as gardé ton âme d'enfant, oui je m'en suis bien aperçue vendredi soir.
      Kiss céleste
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    6. M....! J'ai loupé ça !
      Voilà c'que c'est de crêcher trop loin du métro, tsss !

      Jditou

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    7. Ah c'est sûr que les Kerguelen, c'est pas la première porte à côté...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  19. Ne plus jamais rien attendre de personne, et prendre ce qui vient comme autant de cadeaux. C'est ce que j'essaye de faire, pas toujours avec succès. Mais cela m'aide à ne plus être trop souvent déçue. Haut les coeurs Célestine plutôt que haut le coeur.

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    1. C'est la sagesse, sister, ces paroles-là...Et j'aime bien ton jeu de mots...
      kisses célestes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  20. Nos déceptions sont toujours à la hauteur des "espoirs" que nous mettions en l'autre, n'importe quel autre qui nous a charmé ou étourdi un temps, avant que la craie ne remplace le miel... Je crois savoir qu'il faut un peu de temps pour ranger 'l'incommensurable bordel" qui suit ces tempêtes...mais je sais aussi que tes ressources sont immenses, elle sont l'eau de la source qui ne cesse de couler et se renouveler. Il y aura un sens à tout cela...très bientôt ! Bises ma copine, la récré est triste sans toi ! :) Bisous de soutien affecteux♥

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    1. " il y a un sens a tout cela"
      Oui, certainement, et je crois que je n'ai jamais autant réfléchi à ce sens de l'existence...
      Je me souviens d'une parole de Shirokuma, qui me disait de faire le galet dans le torrent, d'être lisse et de laisser l'eau couler sans chercher a m'agripper a quoi que ce soit...
      Je crois que je commence a comprendre le sens de ces paroles.
      Je vais retrouver ma joie de vivre. Certainement. Dans pas longtemps. Et je reviens faire la récré avec toi.
      Bisous affectueux.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. L'image du galet me fait un peu peur : elle a quelque chose d'irrémédiâblement inerte.
      Et puis pour nous, pauvres mammifères, faut être champion d'apnée !
      Pour ma part, j'ai une tendresse pour celle du bouchon dans la tempête qui, quels que soient les évènements et remous, toujours surnage et jamais ne se noie.


      ...mais... Jdirien

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    3. Ah pourtant je la trouve très jolie cette image du galet...
      mais le bouchon, c'est pas mal aussi.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  21. "L'important" c'est d'aimer ... sans rien attendre en retour" ... Oui c'est pas facile, mais c'est la meilleure façon de rester debout !!!!
    Vive la vie !!! Bisous tendres ♥

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    1. J'ai toujours beaucoup aimé les paroles de cette chanson...et je te remercie, petite Marie, de me délivrer son message caché aujourd'hui. Oui je ne suis pas prête à cesser d'aimer...
      Merci de tout cœur
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  22. Mais… je rêve ou quoi ? Tu as lu dans mes pensées et tu t'en es inspirée pour écrire ce texte si juste ? J'ai presque eu l'impression de me lire…

    Tout ça pour dire que je souscris pleinement à ton propos et que j'y ajouterais volontiers ma signature ;)

    Quoique… en y réfléchissant bien, je pourrais dire que j'y aurais ajouté ma signature... il y a quelques années. Depuis j'ai cheminé et je crois ne plus avoir ces attentes promises à la déception. C'est la rançon de l'expérience : on apprend. On comprend. On s'adapte. Sans renoncer à soi ni a nos ambitions, mais sans attendre que d'autres les partagent. Et si ça arrive… alors le plaisir en sera encore plus grand. Tout en sachant que rien ne dure…

    Bises édulcorées

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    1. Pierre, tu te souviens de mon billet sur les " cairns" ?
      Eh bien je crois que tu fais partie de ceux-là, ceux qui m'aident à avancer, à me repositionner, en faisant des analyses claires et sans concessions sur eux mêmes, en me montrant qu'un nouveau chemin est toujours possible, quel que soit le tsunami que l'on traverse.
      Et pour cela je te remercie de continuer à venir, à braver la barrière des captchas, à prendre le temps d'écrire de longues lignes, en choisissant les mots qui font du bien ou qui font mouche.
      De tout cœur.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Bien sûr que je me souviens de ton billet sur les cairns, et je suis heureux de faire partie de ses repères de pierres qui t'aident à trouver ton chemin ;)

      Tu crois vraiment qu'un petit captcha de rien du tout pourrait m'empêcher de te faire part de ce que je ressens en te lisant ? Hé, hé, c'est mal me connaître (de toutes façons les captchas ne se manifestent pas avec moi). Quant à « prendre le temps d'écrire quelques lignes », allons Célestine, ne me dis pas que tu imagines que cela me coûte ! Hmmm… douterais-tu de l'importance qui peut t'être accordée ?

      Bises du coeur (de pierre)

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  23. Heureusement qu'il y a toujours après la Célestine qui pleure, la Célestine qui rit.
    Sors un petit plus de ton Toi, ma Célestinette, regarde ailleurs, la vie est belle et le monde est beau. Ferme ton écran intérieur, éteins la télé, va faire un tour dans la campagne où chantent les cigales, tu as cette chance d'être tout près des garigues. Ou bien fais-toi un jardin mental, parfumé et fleuri. Tu y sera à l'abri de toutes ces questions qui te tourmentent et qui te relient à ce présent que tu souhaiterais autrement.
    L'âge nous donne cette faculté, cette facilité de devenir plus imperméable, désensibilisée : quand on devient vieux, on ne craint plus ni le chaud, ni le froid, on entend et voit moins...

    Bien sûr que je plaisante, encore, mais pas tant que ça ! Tu me connais, je m'efforce de prendre les choses à la rigolade plutôt que de me laisser pleurer !
    Gros bisous de la vieille dame indigne de Lyon (rires)

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    1. Soene, tu dis là des mots simples et pourtant extraordinaires d'optimisme...
      Parce que s'il y a les déceptions, il y a aussi les bonnes surprises. Des gens que l'on croyait être d'une certaine manière, bougons, un peu pessimiste, ou réaliste ? et qui se révèlent dans toute leur magnifique humanité et d'une positivité extraordinaire.. Et tu es de ceux la. Tu me surprends de jour en jour très agréablement, je te l'avoue. Et tu me redonnes ce matin plein de raisons d'espérer.
      Gros bisous ma belle
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  24. désensibilisé sans "e" ça me paraît mieux, hein !
    et v'lan que je décline une deuxième fois mon pédigrée.... grrrrrr pour Blogspot....

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    1. Quand on aime on ne compte pas, hein...qui a dit ça déjà ?

      :-)))

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  25. Ton titre fait écho à un petit bijou de mots écrit par Edgar Morin, "Amour, poésie, sagesse" ... On y lit entre autres :
    "Prudence, oui, mais n'est-ce pas stériliser nos vies que d'éviter le risque à tout prix ? Tempérance, oui, mais faut-il éviter l'expérience de la "consumation" et de l'extase ? Détachement, oui, mais faut-il renoncer aux liens de l'amitié et de l'amour ?" ... Les 76 pages de ce petit ouvrage sont seulement délicieuses , et l'air de Ludovico Einaudi accompagne bien cette double nature que dépeint l'auteur, entre mesure et démesure, Apollon et Dyonisos, sagesse et poésie ...
    Je t'embrasse

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    1. Oh Zénondelle, tu me donnes furieusement envie de lire ce " petit bijou" ...
      Je te remercie pour cette précieuse indication. Je sais que j'ai une double nature, et de la voir peinte sous les mots de ce grand philosophe me sera, je pense, d'une profonde utilité.
      Bises émues
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  26. les déceptions nous forgent, nous font comprendre la vie et nous apprennent à ne plus commettre les mêmes erreurs mais sur le moment elles sont dures à encaisser

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    1. C'est tout a fait cela, flipperine. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  27. en te lisant, je mesure combien il est important de ne pas remettre les choses au lendemain... ça fait des semaines que je me dis que je vais t'envoyer un sms et ça fait des semaines que je ne le fais pas...
    pardonne moi, ma belle! ça n'est pas que je ne pense pas à toi, bien au contraire... c'est que le temps me file entre les doigts.
    je t'embrasse!

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    1. Ce n'est pas moi qui vais te reprocher de ne pas avoir le temps...ce fameux temps qui passe, et contre lequel hélas, on ne peut que se laisser glisser sans s'accrocher...
      Mais je sais que tu penses a moi, et ça c'est doux.
      Bises sincères
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  28. Oh oui, je la vois ma Célestine positive active et vivante, mais comme je la sens et la comprends la petite blessée. Prends le temps de souffrir avant de relever la tête, laisse pénétrer la douleur pour mieux la laisser partir, et viens me voir pour marcher, rire et parler...tu veux?

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    1. Tes mots m'ont fait beaucoup de bien, par texto, ou par commentaires.
      Sois bien persuadée que je viendrai avec bonheur marcher rire et parler avec toi, des que la vie m'en laissera le loisir.
      Je t'embrasse fort.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  29. A la source de tes chagrins, de tes désillusions, de tes espoirs déçus, une larme te fait grandir, celle que tu sens couler le long de ta joue et qui caresse ta vie. Malgré toutes les rencontres, nous restons irrémédiablement seuls sur notre propre chemin. Ce constat douloureux nous ouvre à notre liberté avec un point de vue formidable sur l'amour inconditionnel.
    Sois ce que tu deviens et deviens ce que tu es déjà, chère Célestine, tu es la seule à savoir qui tu es.
    Je t'embrasse tout plein.

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    1. Une larme qui caresse ma vie...tu trouves toujours de jolies formules poétiques, elles n'enlèvent pas la douleur mais elles l'adoucissent, j'en suis certaine.
      Tendres pensées.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  30. La pire déception, à mon sens, n'est pas celle de la déception amoureuse. Celle-ci on s'en remet toujours avec le temps, mais c'est celle de l'amitié. Cette dernière reste fichée comme un clou rouillé dans le cœur...

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    1. Tu ne crois pas si bien dire, jeanmi...
      Cette blessure, je l'ai déjà éprouvée une fois, en 2010, par la brisure d'une amitié de 15 ans...j'ai été congédiée comme un paquet de chiffons mous, et j'ai mis des années à m'en remettre.
      Tahar Ben Jelloun a bien exprimé ces inconsolables blessures...
      Bises célestes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  31. Oh ! que je te comprends, tu n'imagines pas Célestine...le plus important, c'est de continuer... d'aimer, d'apprendre, progresser, grandir, comprendre.. et malgré les déceptions, perpétuer ce que l'on EST, QUI L'ON EST... dans la sérénité... n'oublie pas : "tu es tous les possibles" (cf Bizak)... "tu es déçue mais vivante"... c'est cela l'essentiel... ne plus trop attendre, être soi, sans aucun doute... ne plus vivre à rebrousse poil, et monter un mur de protection.. la solitude évite la blessure -parfois-, même si elle est souvent lourde à porter.
    Bisou.
    Den

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    1. Je crois que tu as mis le doigt exactement (mais tu n'es pas la seule) sur ce qui me fait réfléchir en ce moment. Un recadrage assez violent de mes priorités, qui va sans doute me couper de tout un tas de gens, mais qui va m'ouvrir la porte vers d'autres...
      Un ami à moi m'a reproché de tourner en rond, certes, mais comme dans un escalier en colimaçon, en m'élevant un peu plus à chaque tour de vis...
      savoir ce que je suis, ce que je veux, et me servir de cette série de déceptions comme d'un tremplin vers ailleurs, vers un autre moi plus accompli. Une mue de plus, quoi.
      Merci de m'accompagner fidèlement dans cette route aride et souvent solitaire, tu as raison.
      Bisou en retour
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  32. Ce genre de déception est toujours très dure à surmonter. Mais elles nous forgent et nous endurcissent.
    Bises sorcières!

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    1. Hey, ma sorcière, tu as parfaitement raison...Et je surmonte, je surmonte...pas d'inquiétude.
      Bises de fée
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  33. "Ne rien attendre de personne" : excellent point de départ. La seule manière de ne pas désespérer, est de ne pas espérer. D'accord, c'est pas très réjouissant, mais ça marche. Et c'est l'homme, un expert du vécu comme on en fait plus, qui le dit :-)))

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    1. C'est d'une logique imparable.
      "Un expert du vécu"...hmmm ça impressionne !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  34. Tout led monde semble parti ausssi je l'avoue je n'ai ren compirs. désolé;
    le texte est comme à l'usahe l'usage, irreprochable.
    BIEN à vous, rapha

    ps dded desolé pour l'acriture

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    1. Vous êtes pardonné pour l'écriture.
      Mon texte n'est pas si irréprochable, si vous n'y avez rien compris...
      Bien à vous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  35. J'aime bien ce qu'annonce Alain X en ce qui concerne:"les déceptions d'ordre affectif et les 95% de responsabilité" qui y sont liés.Mais il ne faut pas oublier que souvent dans ces histoires, on entraîne une voir plusieurs personnes dans un mal être incommensurable et là j'ai vraiment l'impression que vous ne pensez qu'à vous et à vous seule et j'ai remarqué qu'aucun de vos amis ne fait allusion à cette situation que vous avez bel et bien créée .Mais je pense que tous ces gens qui vous écrivent (vous portent en admiration et à leurs yeux vous avez toutes les qualités pour venir les sauver, les soutenir....) se font le plus souvent déstabiliser par vos propos,vos croquis surtout la gent masculine dont je fais parti.Alors réfléchissez à tout ça pour l'avenir, rien n'est anodin dans vos blogs!

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    1. Monsieur, et cher courageux anonyme,
      Je vous rappelle que nous vivons en France qui est ( encore un peu) le pays de la liberté d'expression. Un blog est un espace de liberté, et tant que l'on n'y tient pas des propos pédophiles, violents, racistes ou antisémites, on peut y écrire tout ce que l'on veut. Les gens qui viennent me lire sont des adultes libres et consentants, ils ne sont pas obligés de venir lire ce que j'y écris, ni d'y adhérer, ni encore moins de se sentir "déstabilisés" en quoi que ce soit. Vous me prêtez un pouvoir que je n'ai pas, cher ami. Si je me dis " fée" de temps en temps, c'est du pur second degré. De la fantaisie, de l'humour, de la poésie. Et en aucun cas ma baguette magique ne me permet de m'aliéner mes lecteurs. D'ailleurs, j'ai autant de lectrices que de lecteurs et quand ils n'ont plus envie de venir lire, ils ne viennent plus.
      En d'autres temps, c'est moi qui me serais sentie déstabilisée par vos propos. Mais voyez vous, ce blog me permet aussi de cheminer tranquillement sur la route de ma vie, et de faire aussi de belles rencontres. Et ainsi de faire un travail sur moi qui me permet de progresser. C'est ce que je dis dans ce billet. Il est temps, en effet, que je me mette a penser un peu à moi, et vous ne me culpabiliserez pas en me le reprochant. J'ai assez joué les bonnes samaritaines. Quant à votre dernière phrase, je dirai que rien n'est anodin dans aucun blog. Allez vous promener un peu dans la blogosphère et vous verrez. Et puis, si l'envie vous prenait de créer vous même votre propre espace, je serais la première à vous y encourager.
      Cela dit, c'est la dernière fois que je réponds à une lettre anonyme. J'aime bien savoir à qui je parle.
      Bien à vous.

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    2. @ ce fier et courageux anonyme.
      Pour suivre dans votre logique, par vos simples propos, vous créez vous-même une situation de malaise et de déstabilisation d'une partie du lectorat de Célestine en les accusant d'être des êtres suffisamment primaires pour ne pas avoir vu ce qui relève de vos seuls délires.
      Sachez encore que l'avantage d'internet sur la vraie vie (qui nous offre des situations autrement plus traumatisantes que les blogs) est qu'il existe une petite case rouge sur laquelle vous pouvez cliquer et cesser ainsi d'emmerder le monde avec une rhétorique foireuse.
      Mais peut-être serait-il prudent que vous limitiez vos lectures à celle de l'annuaire téléphonique, vous auriez ainsi peu de risques de vous sentir déstabilisé ou agressé.
      Autrement je vous invite à venir sur le blog collectif auquel je participe, vous y serez reçu avec tous les honneurs dus à votre prose.
      A bon lecteur......

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  36. Ah, que j'ai aimé passé ces quelques minutes à te lire. Je comprends tellement. Je vis ça aussi parfois, souvent, par moments. Je modèle autour de ces désespoirs des attitudes différentes, tantôt noires, tantôt blanches, tantôt fluo, tantôt ternes. Je cherche. Pourtant je sais, mais je cherche.
    Qu'on le veuille ou non, le chemin se faufile sous nos pas, notre chemin. Alors marchons sans chaussure pour en sentir l'essence...
    Affectueusement.

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    1. Et sans vouloir te décourager, tu vas chercher encore longtemps...Mais c'est le chemin qui est passionnant, et puis on y fait de très belles rencontres qui changent le cours de notre vie de manière inexorable...
      Bisous tout doux ma belle
      ¸¸.•*¨*• ☆

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.