mercredi 7 janvier 2015

Alchimie d'un rêve...







Je me demande parfois quelle vieille dame je serai...
Je me vois pétillante, avec une lueur d'oeil vif au coin de la lunette, de ce bleu un peu délavé des mers du sud après l'ouragan.
Ennuagée de poudre de riz, comme ma grand mère, mais pas de rang de perles. Me moquant de mes rides comme de l'an quarante.
Elégante et bien mise, sans trop d'apprêt, en somme. 
Naturelle. 
Ayant gardé ma souplesse, pour pouvoir continuer à entretenir mes pieds tout doux et mes orteils vernis. Oui, ça, ça me plairait bien. 
Sage, mais avec un minuscule grain de folie, pour faire bonne mesure.
J'habiterai sur une falaise, une maison biscornue. Ou un petit appartement sur le front de mer. Et je ferai chaque matin un footing sur la plage, tenue de sport grège et foulard de soie dans mes cheveux blancs.  
Je voyagerai en taxi mauve à travers des landes désolées.
Et je boirai du thé en mangeant des Merveilleux * et en écoutant le bruit furieux des vagues.

En tous cas, j'aimerais être une vieille dame délicieuse. Qui dédicacerait ses romans d'une plume alerte. La fille naturelle de Phillis Dorothy James et de Denise Grey.

En résumé, je voudrais être une jeune vieille dame. 

Ben quoi, on peut rêver...




Domenico Scarlatti (1685 - 1757) - Sonate E-Dur L 224 [K 135]: Allegro by Vladimir Horowitz on Grooveshark

*merveilleux : délicates pâtisseries que m'a fait découvrir Adrienne.

70 commentaires:

  1. Après deux heures de sommeil cette nuit, me voilà gagné par une insomnie à 01h42 et je découvre en allumant mon ordi, le premier billet de la journée qui est ma chère Célestine.
    Tu ne vas pas me croire si je te disais que tu lisais dans mes pensées qui me viennent parfois comme ça, fruuut!!, genre , si Dieu a crée l'Univers, qui l'a crée LUI? Cette nuit vers 23 h, j'ai essayé de m'imaginer très âgé, à la fin de ma vie, mais je n'avais pas ressenti rien de particulier et sans trop m'inquiéter vraiment de mes futures rides. Mais....mais quelques secondes plus tard, comme ça, pour rire, j'ai imaginé ma Chère Célestine la quatre-vingtaine passée, eh bien, va comprendre pourquoi je "n'admettais pas"! Bigre, alors, je crois que tu m'a ensorcelé!!!
    Je fais mienne ta citation en épigraphe: « Quand on veut une chose, tout l'Univers conspire à nous permettre de réaliser notre rêve. » Eh bien, je fais comme l'univers, je conspire!.

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    1. Et pourtant...il y aura bien un jour où ça arrivera. Je sais, ça paraît toujours un peu irréel, étrange, d'imaginer notre finitude. Autant se voir sémillant et en pleine forme. Comme disait ma grand mère, qui était une délicieuse vieille dame, "ça ne mange pas de pain"...
      En tous cas, tu m'as fait sourire...Au réveil, trouver un commentaire de ce cher Bizak, et découvrir ses interrogations existentielles et insomniaques, c'était fort drôle. Surtout le passage sur Dieu. Je me pose souvent la même question à propos de la poule et de l'œuf. Et je crois que j'aurai atteint la quatre-vingtaine sans avoir trouvé la réponse, mais en ce sens, nous partageons cette incertitude avec quelques milliards d'êtres sur cette terre. Rassurant non ?
      Très belle journée à toi.
      Bises métaphysiques.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. La diversité dans le choix de tes billets du plus triste au plus gai, Celestine, dont je me félicite et..je te félicite, pardi! nous met dans une situation où grâce à des déclics qui réveillent nos ciboulots, on voit la réalité en face!...et celle que je vois, et que j'aime, c'est celle dont a parlé THierry Janssen dans son livre,"les chemins de la paix" : "En devenant pleinement conscients de qui nous sommes dans l'instant, nous pouvons abandonner nos peurs et connaître la paix. Car nos peurs n’existent toujours qu'en fonction de notre angoisse de ne pas avoir bien existé dans le passé ou de ne plus exister dans le futur". Et d'ajouter: "ces peurs-là, soyez en assurés, ne sont que des "inventions" de notre ego intellectuel qui cherche à se rassurer.

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    3. Disons alors que mon ego a cherché à se rassurer en écrivant cette petite fantaisie...
      "les chemins de la paix", très joli titre...
      Bises admiratives
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. A la différence de l'ego - egocentrisme- qui est un renfermement sur soi-même ( tiens je m'initie à la psychologie!!), l'ego intellectuel donc, est un besoin incessant d'être rassuré quant à son existence(l'explication est toujours de Janssen) et je trouve cela tout à fait légitime!
      Bises paisibles!

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  2. je signe! je signe pour la petite maison au bord de la falaise, l'élégance, la sagesse, la souplesse et le grain de folie :-)

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    1. Ah ! Merci ma chère Adrienne ! Résumé comme cela, on peut dire que ça a de la gueule !
      La souplesse, surtout. Physique ET intellectuelle. Tous les matins, depuis que j'ai vingt ans, je pose mes mains sur le sol à plat, avec les jambes tendues. Et je me dis : pas de raison que ça s'arrête un jour. ( ça doit être ça, mon petit grain de folie) je pense a ces vieilles chinoises qui font du T'ai-chi, et je me dis, pourquoi pas moi ? Bref, méthode Coué et entraînement maximum. C'est mon assurance vieillesse.
      Belle journée ! Bises gourmandes ( je dis ça pour les Merveilleux) ^^
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. "Mourir, la belle affaire... mais vieillir, ah, vieillir ...? ", comme disait le grand Jacques, qui en sortait de bonnes, souvent. Je te souhaite de vieillir comme ma mère, dont nous allons fêter les 90 ans, et qui a toujours bon pied et bon œil, ya juste l'oreille qui commence à faiblir, et surtout pas comme moi, car je sens confusément que le fiston ne va pas tourner comme sa môôman chérie d:^)

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    3. Je me demande bien ce qui empêcherait le fiston de tourner comme sa môôman ?
      Tu ne manges et ne bois pourtant que des choses bio et naturelles ...
      En tous cs, je te remercie de me prêter encore tant d'années à vivre.
      Bises souriantes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  3. Oh! Les oeuvres complètes de Célestine Troussecotte! L'édition originale. Depuis le temps que je les cherche,ça alors! Pour la finitude je ne sais pas mais je commence à entrevoir la tarditude. Pour les landes désolées je suis partant du moment qu'il y a un taxi mauve. Pour la falaise hi! c'est haut! Bises avant piscine pour entretenir cette belle mécanique que,modestement,je suis. + smiley qui marche pas mais qui rigole. ATTB.

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    1. Ah ! contente que tu aies repéré le clin d'oeil de ma photo montage...
      Un taxi mauve, voilà un bon film que je reverrais volontiers.
      J'espère que ta séance de natation a été agréable.
      Kiss céleste
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  4. Souple ou pas, céleste ou non je te souhaite de vieillir en étant toi et en ne jalousant pas l'attitude d'un exemple quel qu'il soit... Bon, alors ça c'était le com' conventionnel pour le com' sage, le (gros) grain de folie aurait tendance à ne pas me déplaire !!

    Bleck

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    1. Moi jalouser quiconque ? la vie est trop courte pour cela mon cher Bleck. je vais essayer de rester moi-même, c'est déjà un challenge suffisamment prenant.
      Et pour le gros grain de folie, je signe. C'est si bon...
      Bises fofolles

      ¸¸.•*¨*• ☆

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  5. C'est bien dommage que je serai mort lorsque tu seras vieille, j'aurais bien fait le déplacement pour admirer ça !

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    1. Qu'est-ce que tu veux que je réponde à ça...je ne suis même pas sûre de vivre assez moi-même pour le voir. (Ben c'est vrai quoi, avec tout ce qui se passe...)
      Bises optimistes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  6. C'est un joli programme...je pourrais me l'approprier à quelques nuances près, tu devineras lesquelles.
    J'espère que tu m'inviteras dans ta jolie maison sur l'océan...je connais des tas de douceurs qui raviront tes papilles.
    Jolie la photo...comment tu as fait ??
    Bises.

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    1. Ah bon, pas de poudre de riz pour toi ? j'aurais juré que oui, pourtant (depuis l'anti-cerne, je me dis que tout est possibe avec toi... hi hi ^^)
      Bises mutines
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  7. Tu le seras à coup sûr ! entre la réalité et un zeste d'imagination ! :) moi aussi, je me vois dans une petite maison.. à Groix bien sûr, entre mes animaux et une petite parcelle de jardin pour un potager et des fleurs.. Et je prendrai le bateau de temps en temps pour aller au théâtre et au musée sur le continent puis y boire un thé aussi :) Des visions proches en somme :) Gros bisous :)

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    1. Des visions si proches que c'en est à peine Groix-yable...!
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  8. Un taxi mauve ou une Triumph TR3 vert irlandais, Tu sillonnerais les routes étroites du Connaught, à la recherche des falaises de Moher, je te vois bien : longue écharpe de soie blanche enroulée autour de ton cou, et flottant derrière toi.

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    1. Tout l'toutim, quoi...
      Euh, l'écharpe blanche pour égayer mon cou de poulet tout flasque et tout ridé, bien sûr !
      mouarf !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  9. Ah le fantasme de la vieille dame délicieuse et qui a gardé sa jeunesse fardée ! Faudra mettre des gants, sinon on voit trop "les fleurs de cimetière" sur le dessus....
    Je ne connaitrai pas la vielle Célestine, étant alors dans un état de décomposition avancée. La délicieuse odeur putride de la mort, générée par les divers gaz toxiques que mon corps rendra à la nature, aura quasiment disparue, les insectes et autres microbes se seront régalés de mes chairs liquéfiées, il restera mes os pour un peu plus longtemps. Le clou de 38 cm d'acier qui orne l'intérieur de mon fémur aura-il rouillé ? C'est la question existentielle qui ne cesse de hanter mes nuits...
    Je n'aurais pas l'occasion d'aller visiter notre Célestine nationale, perclue de rhumatismes déformants, les traits tirés, le front en rigoles de rides, le regard hagard (de Lyon) des derniers moments... Je manquerai quelque chose. Tant pis pour moi ....

    Il me reste à me consoler avec des merveilleux- des VRAIS - pas ces ersatz semi-industriels de Vaucamps que c'est une honte de les vendre comme des Merveilleux du Nord !!! pppffff ma brave mère qui en confectionnait des VRAIS doit se retourner dans sa tombe !!

    Comme ça je casse l'ambiance pour mon retour par ici ??
    Bon ben je dirai plus rien....
    M'en retourne à ma solitude....

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    1. Mais non tu ne plombes pas l'ambiance. C'est juste mon moral qui est allé faire un tour dans mes chaussettes, surtout après ce qui s'est passé aujourd'hui à Paris.
      Je te répondrai en MP.
      Bises
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  10. Tout cela est bien joli à imaginer, je te le souhaite de tout mon coeur!! Pour moi, déjà, la souplesse c'est fichu alors....

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    1. Ça peut revenir, le corps humain est comme le cerveau, il a des facultés étonnantes...
      Imaginer, cela ne fait pas de mal...même si mon petit camarade du dessus m'a remise brutalement sur terre...
      Bises tendres
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  11. Tu décris là, chère Célestine, quelque héroïne de roman policier d'un siècle passé. C'est délicieux, peut-être ..... J'ose espérer que ce n'est pas exactement ton idéal pour une vraie vie. Que tu aimes trop la vie, et les vivants, pour t'isoler sur une corniche. Je connais exactement la corniche dont tu parles, dans le Cotentin. J'ai passé des étés dans la maison biscornue, tout au bord de la falaise, battue par les vents.
    Et puis, je voudrais souhaiter une belle année à Alain X. J'ose penser que les jours qui gagnent un peu de lumière peuvent nous conduire vers des solstices sans nuit, des grandes marées revigorantes. Je ne sais pas ce qui peut vraiment consoler : la Célestine d'aujourd'hui, ses délicieux écrits probablement. Meilleurs et plus pérennes que tous les Merveilleux du Nord !

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    1. Ce n'était, comme le nom du billet l'indique, qu'un rêve, un délire un peu littéraire pour exprimer ma sacro-sainte peur de vieillir...Qui a dit que je serais isolée sur cette corniche ? Il y aura plein de monde autour de moi, au contraire...
      Pour Alain, je ne lui en veux pas de son commentaire disons...un peu musclé, c'est tout lui.
      Ce soir, c'est un pays entier qu'il faudrait consoler, lourde tâche...
      je te remercie de tes mots apaisants, du fond du coeur, Anne**
      Bises lasses
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  12. Dis! quand tu seras vieille, tu nous diras le temps qu'il fait au 23e siècle?
    C'est drôle, mais je t'imaginais plutôt perchée sur ta colline à contempler les étoiles....
    Quoique à vrais dire, l'un n’exclut pas l'autre, surtout si le réchauffement climatique fait grimper la mer jusqu'à ta colline.
    Tu dis un minuscule grain de folie... mais rassure-moi, tu ne vas pas vouloir être raisonnable pour tout le reste.
    Baci


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    1. Non, l'un n'exclut pas l'autre caro mio...
      Tu connais parfaitement mon grain de folie, je ne te fais pas un dessin...
      Dessiner devient une activité dangereuse.
      En réalité, j'essaie d'esquisser un sourire, mais j'ai envie de pleurer depuis que j'ai appris l'affreuse nouvelle...
      Bises tristes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  13. Une merveilleuse jeune vieille dame, ça me plait bien comme programme!

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    1. On peut rêver, hein?...
      Bises mon étoile
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  14. Un merveilleux portrait, Célestine !
    Tu as raison, il vaut mieux s'y prendre à l'avance, y penser et s'y préparer. La vie passe si vite.
    Moi aussi j'aimerais bien être pareille, mais sans oublier mon collier de perles fines pour les grandes occasions !
    C'est beau de rêver éveillée. Mais ça fait partie des rêves fous qui ne se réalisent que trop rarement...
    Je ferai une traboule avec ton billet pour le Défi du 20/01.
    Gros bisous

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    1. Mon portrait est un peu idyllique, je l'avoue, mais ça me fait du bien de rêver...
      Ça c'est gentil ma Soène, de me trabouler. Merci beaucoup.
      j'adore le principe des traboules bloguesques.
      Bises impatientes
      ¸¸.•*¨*• ☆


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  15. Je suis absolument certaine que tu seras une jeune vieille dame délicieuse, car l'émerveillement n'a pas d'âge. Tu en es la preuve vivante...

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    1. Tu as raison, Aimedjee, la faculté d'émerveillement est la meilleure des cures de jouvence.
      Bises...émerveillées
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  16. tu sais Célestine... je voulais pas mettre un commentaire sur ce billet un peu trop à l'eau de rose, un peu trop rêve éveillé
    vieillir, c'est aussi choper des maladies, marcher avec une canne (ou plus pouvoir du tout), perdre la tête, avoir besoin de langes
    et pire que tout dans ton cas... perdre les mots...
    Mais bon, tu as besoin de (te) raconter des histoires et tu les racontes bien
    Au fond tu le dis plus bas, dans un commentaire, ce billet littéraire te permet d’exorciser ta peur de vieillir
    Et je te comprends bien
    Mais est-ce le bon moyen celui que tu as choisi?
    Te sens-tu vraiment rassurée après avoir écrit ça?
    Pardon de te bousculer...la journée a été dure ;-(

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    1. Oui très dure, la journée...Au-delà de ce que j'aurais pu imaginer...
      La république française vient de prendre un coup mortel.
      Tout a un goût de cendre ce soir...Et les familles des dessinateurs morts doivent être cent fois plus bousculées, bouleversées, atterrées que je ne le suis par ton commentaire dont je te remercie, car il me permet de m'exprimer.
      Tu vois Coumarine, ce n'est pas important, mes petites histoires naïves.
      Peu importe le moyen que l'on choisisse pour accepter de voir son temps de vie diminuer, moi je choisis celui-là. Je sème des fleurs dans les trous de nez de la camarde, comme Brassens.
      Oh bien sûr, je pourrais me regarder sans complaisance dans le miroir, guetter les premiers signes de ma déchéance, me dire que bientôt, dans trente cinq ans, c'est à dire une nanoseconde, dans le meilleur des cas, je vais moi aussi mourir, comme tout le monde, et connaître le traitement si bien décrit par Alain, les vers, la putréfaction, la liquéfaction...Mais avant, j'aurai sans doute droit à toutes les étapes de la dégénérescence, les rhumatismes, l'arthrose, les dents qui tombent, la canne, les fuites urinaires et au final, je passerai, avec un peu de malchance, par la case démence sénile, dans un HP enfermée avec des êtres laissés à l'abandon par des familles qui ne viennent plus les voir, habillée d'une chemise trop fine, nageant dans mes couches pleines de merde, les seins au milieu du ventre et un filet de bave au coin des lèvres. Je les ai vus, Coumarine, de mes yeux, ces vieillards dépossédés d'eux mêmes, sans mots, sans dignité et sans même une lueur humaine dans le regard. Et j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps de la peur, de la culpabilité, de l'angoisse, de la colère, de l'impuissance et de tous les sentiments que l'on éprouve envers la misère humaine, surtout quand elle touche nos proches.
      J'aurais pu décrire les cris de bêtes, l'odeur d'urine, les comportements répétitifs, pendant des heures et des heures toujours le même geste, les fous-rires nerveux du personnel soignant, la pénurie de moyens, la détresse des valides, et le pitoyable sapin de noël, brillant faiblement pour personne dans une salle commune sans âme et mal éclairée. Le pire noël que j'aie jamais passé, Coum. Le pire. Avec l'espoir chevillé au corps d'arracher ma mère à cet enfer, elle qui était encore si brillante il y a un an...et dont le cerveau part en sucette.
      J'aurais pu écrire tout ça, mais je ne suis pas sûre que cela eût été très utile. Ni que je fusse davantage rassurée qu'avec mon petit rêve éveillé, plein de couleurs pastel et de bons sentiments. Les mêmes que j'ai mis dans le petit paquet que j'ai posté pour toi aujourd'hui même, hasard du calendrier...
      Alors pardonne moi mon petit billet rose, ce n'est pas par nature que je suis mièvre par moment. C'est par choix. Et même par nécessité et instinct de survie. Parce que je dois garder la tête claire pour gérer les choses de la vie.
      je t'embrasse fort
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. tu vois Célestine, dans ce commentaire tu parles vrai, et je suis touchée par la force de tes mots. Oui c'est utile d'écrire comme tu viens de le faire... parce que tes moments durs rejoignent les miens, les nôtres, et aujourd'hui ceux de tout un pays.
      Dans tes petits billets roses je te retrouve pas la Célestine que j'ai tellement appréciée dans un bon nombre de billets, ceux qui touchaient fort là où on en avait besoin, ceux qui m'ont fait réfléchir sur des questions que je ne connaissais pas fort ( touchant l’enseignement entre autres), celle qui doit affronter la maladie d'une mère...
      Je t'embrasse fort aussi

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    3. Je suis la même, Coum, celle que tu connais, et en plus de mes coups de gueule politiques ou professionnels, et de mes cris de souffrance parfois, j'ai toujours eu besoin d'évasion et de rêve.
      J'en ai reçu des commentaires compassés et même condescendants sur mon "voile rose", mon optimisme incantatoire et mon côté cucul-gnangnan. Je sais que pour écrire vrai, il faut "du sang, des larmes et des ovaires". Avant de le savoir, j'en ai pris des claques virtuelles depuis cinq ans. Je pensais que mes plus anciens lecteurs, comme toi, avaient dépassé ça, et compris que je ne suis pas faite d'un bloc monolithique, mais de centaines de fragments morcelés que j'ai appris à assumer l'un après l'autre. Mais régulièrement, il faut que j'entende ce rejet de cette part de moi. Comme on rejette un chiot d'une portée.
      Sauf que maintenant, je m'en fous presque tout le temps.
      Je dis presque, parce que quand cela vient de gens comme toi ou comme Alain, ça me fait encore un peu mal.
      Voila, c'est dit, je me suis assez épanchée pour ce soir, en cette heure nationale funeste, je ne voudrais pas friser l'indécence.
      je t'embrasse, encore une fois.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. Où donc est accueillie ta Maman, Célestine ? Tu peux m'envoyer un mail si tu ne veux pas le dire ici. Je t'embrasse,

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    5. Puisque je suis cité dans cet échange entre Toi et Coumarine, je me permets de m'immiscer. As-tu songé que ton billet puisse faire offense à ceux qui sont entrés dans la vieillesse ? Prôner la nécessité d'une "éternelle jeunesse" c'est rejeter le vieux. Dans une société de la Beauté élevée au rand de la déification absolue, le racisme anti-vieux s'est installé. Car, c'est évident, le vieux est moche. Le vieillard qui n'a plus, ni tout son corps, ni toute sa tête est devenu une figure de rejet. Le "encore jeunes" le déshumanise. Quand il n'est pas l'objet de violence. Présenter les choses sous l'angle de la merveilleuse petite vieille encore si jeune, tel que tu l'as fait, je l'ai vécu comme une offense personnelle à mon âge qui s'avance. D'où mon commentaire, volontaire et délibéré.

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    6. Quand je t'ai dit un jour que ton bonheur conjugal sans nuage, dont tu parles toujoursavec jubilation, faisait offense à tous ceux qui se débattent dans les difficultés de couple, tu m'as dit que le sillage de ton bateau ne devait pas bousculer ma petite barque...
      Tu as donc volontairement et délibérément voulu me faire mal ? alors que tu sais très bien que je n'ai pas pensé une seule seconde à t'offenser.
      Quand je parle de mon bonheur d'être mère, j'offense toutes les femmes qui n'auront jamais d'enfants, quand on tient des propos mécréants, on offense les croyants et je crois que quel que soit le sujet abordé, on offensera toujours quelqu'un. Doit-on alors se censurer dans la crainte de faire de la peine ?
      Cependant, je te demande vraiment pardon sincèrement si je t'ai blessé, et j'espère que tu voudras bien accepter mes excuses, au nom de notre amitié.

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    7. Faut-il espérer (autant pour soi que pour les autres) ce qu'il peut y avoir de plus probable dans le négatif ou est-on en droit de rêver mieux, sachant qu'en regardant l'horizon on a plus de chance de l'atteindre qu'en regardant devant ses pieds.
      J'ai eu dans ma famille une jolie collection de "petites vieilles". Elles ont attendu 90 ans pour perdre leur joie de vie et se préparer à mourir. Jusqu'alors, elles étaient un rayon de soleil rassurant pour mon propre devenir.
      La vie, c'est comme le loto... Pour avoir des chances d'avoir une vieillesse heureuse, il faut le vouloir. Je ne me verrais pas te reprocher d'avoir cette espérance, même si je suis déjà trop vieux pour me régaler du spectacle de la future petite vieille que tu décris...
      Le bonheur des uns peut être vu comme une insulte pour le malheur des autres. Il peut être vu comme un espoir d'y arriver aussi.
      Selon les bouddhistes, l'empathie n'implique pas de souffrir des malheurs de l'autre. Il faut au contraire garder la tête froide pour pouvoir l'aider.
      Ti bacio

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    8. pardonne-moi d'intervenir à nouveau...
      quand Alain parle de son couple, il parle de CE QU'IL VIT , dans le quotidien de sa vie AUJOURD'HUI!

      Il n'invente rien, il n'écrit pas "littéraire", il écrit vrai
      Bien sûr cela peut susciter de l'envie chez ceux qui sont loin de vivre ce dont il parle
      Il y aurait juste à se demander alors, où on est touché, et ce qu'il faudrait faire pour travailler pour davantage sa relation de couple (ou autre)
      Ce sera la responsabilité de chacun

      Autre chose est d'écrire un texte poétique, une sorte de rêve guimauve à partir d'une peur bien réelle, la peur de l'avancée en âge avec son cortège de difficultés
      Je ne pense pas qu'on éprouve de l'envie en te lisant sur ce texte... on se dit en souriant: bon, ben c'est du Célestine craché! Elle ne sait pas (encore) ce que c'est que vieillir, ce qui lui permet de se balader dans ce sujet comme une "fée", naviguant d'étoile en étoile, ou de fleur en fleur comme un papillon!, avec les applaudissements de ses lecteurs
      C'est aujourd'hui chère Célestine, qu'il te faut t'interroger sur cette peur de vieillir (rassure-toi, nous l'avons tous aussi), et comment dès à présent, préparer une vieillesse heureuse
      Je ne sais pas si je me fais bien comprendre. Je réalise que tu es blessée et pas qu'un peu
      Tu sais, tu n'as pas à t'excuser (je crois) d'avoir "offensé Alain
      Le meilleure chose à faire c'est de réfléchir au comment tu vas vivre les années qui viennent et qui te rapprochent de la vieillesse
      Mais ce n'est pas facile quand on est encore jeune et jolie de faire ce travail sur soi
      Je te souhaite ce courage. Et alors tu écriras des billets sur la vieillesse avec un contenu fort, qui parlera en vérité à tes nombreux lecteurs
      Pardonne-moi ma franchise
      Cela n'efface en rien mon admiration à ton sujet

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    9. Ce que j'entends, Coumarine, dans ton message, c'est une grande souffrance, et la plus blessée des deux n'est peut-être pas celle que l'on croit. Alors, bien que tu dises que ce n'est pas nécessaire, je veux te demander pardon de n'avoir pas assez mesuré cette souffrance, pour mon inconscience, ma légèreté, mon inconséquence que tu résumes par ces mots : "du Célestine craché". Pardon de t'avoir offensée dans ta douleur, je ne voulais pas.
      Je suis déstabilisée par ta réaction, et je vais te dire ce qui me fait le plus mal. C'est simplement qu'en pensant à cette "délicieuse vieille dame" dont j'ai un peu forcé le trait, c'est vrai, je pensais à Toi. Parce que tu l'es pour moi, cette délicieuse vieiile dame, dynamique, souriante, qui audacieusement m'as accueillie à bras ouverts dans sa maison alors que tu ne me connaissais pas, celle qui fait des conférences sur ses livres et anime des ateliers d'écriture. Celle qui aimait se retrouver sur une terrasse de salon de thé branché ou dans une librairie pleine de trésors...Que n'ai-je écrit "Coumarine" au lieu de "Denise Grey" ... Et puis, rien ne dit qu'une délicieuse vieille dame n'ait pas des problèmes de varices, d'incontinence, d'arthrose et pire encore.
      Coum, tu es un modèle pour moi, depuis cinq ans.
      Alors tu vois ce soir, je suis triste comme une élève qui s'est pris une remarque par sa professeur préférée, alors qu'elle a cru bien faire, ou en tous cas qu'elle n'a pas fait exprès de mal faire... Un grand sentiment d'injustice...
      Mais je sais aussi que j'apprécie ta franchise. Ta sagesse. Et que tu as sûrement raison. En fait. Depuis hier, je me pose beaucoup de questions. Et je n'ai aucune réponse. Pas encore. C'est trop tôt.Ce que tu veux me voir écrire, c'est ce que j'ai écrit sur l'HP et sur ma mère. Je ne suis pas prête encore à faire pour mes lecteurs du "Célestine vomi". Mais sans doute ça viendra.
      Je t'embrasse très fort ♥♥♥

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    10. Blutchiamo

      Tes paroles sont apaisantes dans cette tempête où je cherche à comprendre ce que l'on me dit, à analyser ce que j'ai écrit, à ménager les sentiments de mes lecteurs et à me respecter moi-même.
      pas facile dans ces circonstances...
      Alors je te remercie du fond du coeur.
      ti voglio bene il mio amico

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    11. Il est impossible de plaire à tout le monde. Je t'avoue pour ma part m'avoir aucun goût pour la sinistrose littéraire, les films catastrophes et les nouvelles à la TV. Parce que je n'aime pas ça, j'ai viré la TV de ma vie, je choisi mes lectures. J'aime ton optimisme, ton dynamisme et ta gentillesse parce que ça fait du bien à l'âme.
      Ti bacio Sorellita

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    12. Je ne cherche pas à plaire à tout le monde, je cherche à comprendre tout le monde, enfin, à essayer de comprendre plutôt. Parce que l'écoute fait partie de moi, de mon fonctionnement, et sans doute le moteur de mon optimisme : aimer les autres. je me brûle parfois à aimer trop, ou mal, ou maladroitement. je crois donner du bonheur et de la légèreté, et je fais mal.
      Il me faut l'accepter. J'y travaille.
      Au bord de mon chemin, il y a mes cairns, mes précieux, mes phares. Et tu en fais partie. Comme d'autres. Comme Candide que l'on ne voit plus et auquel je pense. Qu'aurait-il pensé de tout ça, lui ?
      Je crois qu'il aimerait ce que tu dis sur le "bien à l'âme".
      Grazie mille per tutto.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    13. juste rectifier ceci: non, Célestine, je ne souhaite pas te voir écrire du Célestine-vomi... à mon tour de me sentir bien mal comprise...;-((

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    14. Que c'est difficile de se comprendre, ma douce amie, les mots sont si ambigus quand on a la peau à fleur de coeur...
      Je crois que j'ai compris quand même l'essentiel, non? Tu m'aimes et tu veux le meilleur pour moi.
      Gros kiss
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    15. J'ai lu et relu cet échange, qui répond à un billet qui revendiquait clairement un souhait formulé sous forme de « rêve ». Et quand on sait le contexte personnel dans lequel tu l'as écrit, par rapport à la vieillesse, on n'aura aucune difficulté à en comprendre le sens. Ceux qui on fait des remarques le savent, et c'est d'autant plus surprenant. Et davantage encore quand on sait les liens qui vous unissent. Mais bon, quand la sensibilité est touchée...

      Célestine, tes rêves de "bien vieillir" ont offensé ces lecteurs, dont, quand on les connaît un peu, on sait la grande sensibilité, fût-elle bourrue. Je trouve dommage qu'ils perçoivent les choses ainsi, mais ça leur appartient. C'est dommage qu'en réaction ils t'envoient ce que je perçois comme de petits jets d'acide mais, en tant que réaction défensive, ça peut se comprendre.

      Du coup tu leur demandes pardon, et pourquoi pas, bien sûr. Pour ma part je ne l'aurai pas fait, malgré toute l'estime que je peux avoir à leur égard, parce que tu n'as pas eu intention de nuire à quiconque et que tu ne pourras jamais épargner toutes les sensibilités, connues ou insoupçonnées. Tu as le droit d'exprimer tes rêves *librement* et si tes lecteurs ont aussi le droit de dire que ça les renvoie à quelque chose qui les blesse, ils ne se rendent sans doute pas compte qu'en agissant ainsi ils cherchent, inconsciemment, à te modeler à la représentation qu'ils veulent avoir de toi. Ils t'apprécient… à condition que tu ne les dérange pas trop.

      Tout cela sonne assez bizarrement en ce moment, ou certains, au nom de leur sensibilité particulière, veulent empêcher d'autres de s'exprimer en toute liberté.

      Mon affection à vous trois, que je connais bien pour vous lire en continu, parfois depuis fort longtemps. Et toute ma sympathie à ces deux personnes sensibles avec qui, dans le passé, j'ai aussi eu quelques différents notables en matière de sensibilités respectives.

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    16. Merci pour ton témoignage, Pierre.
      La liberté de s'exprimer, plus que jamais sous les projecteurs, est une valeur à laquelle je tiens plus que tout sur ce blog. D'ailleurs, sur mon autre billet d'actualité, les échanges vont bon train. Je ne modère pas les commentaires et j'aime que chacun puisse dire en toute liberté ce qui le travaille et ce qui le meut ( et l'émeut, d'ailleurs). Je me contente de réagir en fonction de moi-même, de ma sensibilité, de mes convctions et les deux actes que je fais le plus souvent sont de remercier, et demander pardon. Je ne sais pas quelle est la part de mon formatage idéologico-culturel dans cette démarche, et quelle est la part de ma personnalité mûrement consentie. Je sais que ces deux actes me font du bien, m'apaisent et entretiennent de bonnes relations entre les autres et moi.
      J'ai découvert il y a peu les vertus de la communication non-violente et de l'assertivité, et je dois dire que cela complète bien ma manière de mener un débat et de faire émerger les idées de chacun tout en respectant les miennes.
      Pour toutes ces raisons, je te remercie une nouvelle fois.
      Bises assertives
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    17. COUMARINE : je suis le doyen ! Je suis vieux, mais je me dis quelle chance de vieillir, car cela prouve que je suis ENCORE vivant C.Q.F.D
      J'ai assez traîné dans les hostos, et lorsque j'y vois des gamins ou ,des gamines d'une dizaine d'années, voire moins dans un fauteuil roulant, maigres à faire peur, plus un cheveu sur la tête, je me dis que j'ai eu beaucoup de chance d'arriver à mon âge, avec des emmerdes certes, des rustines et des accessoires en carafe, mais bon c'est le lot de la "vieillerie"

      Il ne faut pas avoir la ménopause acariâtre, la vieillesse grincheuse, et le regret du tampon périodique.
      Regarde encore un beau mec qui passe, il n'est plus pour toi, et alors ? Tu as eu ton heure, je sais encore regarder un joli p'tit cul qui "chaloupe" et pourtant ça n'est plus pour moi, mais BON DIEU j'ai le droit de le regarder et de gueuler haut et fort :"la CAMARDE ? . JE L'EMMERDE" !

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    18. Passant en coup de vent au milieu d'un séisme dans ma vie, j'apprécie beaucoup les coms de Pierre et Andiamo.
      Dans ma vie aussi il m'est arrivé qu'un doux zéphir aille trifouiller au fond d'une plaie à vif, mais j'ai appris que prendre le temps de respirer un bon coup pour constater que ce billet se terminait par "Ben quoi, on peut rêver..." pouvait être salutaire.

      Jdirien

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    19. Andiamo
      Tu as compris je pense, la chose la plus importante. Je prône la jeunesse d'esprit et je crois que tu en es bien pourvu malgré tes nombreux printemps.
      Continue a m'émerveillent de ton talent, c'est tout ce que je demande.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    20. Jdissa
      Tant que l'on sent un doux zéphyr trifouiller ses entrailles, c'est que l'on est bien vivant.
      Et ça, c'est plus fort que tout.
      Je te souhaite beaucoup de courage dans l'épreuve que tu traverses, qu'elle qu'elle soit.
      Et je t'embrasse fort.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  17. Ben oui rêve vieille dame !
    c'est unr question que je ne me pose jamais, beau le matin, corbeau le soir !
    C'est la vie.
    je te bisouille vieille dame aux cheveux blancs, romance hier et encore aujourd'hui. :D

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    1. Attends, je prends mon déambulateur sinon tu vas me casser le col du fémur en me bisouillant !
      Bises amusées
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  18. mais si c'est important vos belles histoires, et encore plus ce soir justement, continuez c'est tellement beau!
    merci

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    1. Merci beaucoup, Sylvie, c'est adorable.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  19. Être une jeune vieille dame ça me plaît bien à moi :-)!

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    1. C'est une perspective qui est agréable, c'est certain...Un rêve que chacun caresse, non par jeunisme, mais par équilibre personnel...Je t'embrasse
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  20. Coucou Célestine, ce qui m'a énormément aidée, lors des vacances de Noël, ce fut une réflexion par rapport à ta maman. Au milieu de tt cet amour débordant que je lisais, j'ai lu ce mot : culpabilité. Il m'a nettoyée, donné des forces pour parler à la mienne différemment, commencer avec elle, qui est clouée sur son lit, un long dialogue éclairant à la fois pour elle et pour moi. Du même coup, ma soeur qui a senti l'onde de choc à distance m'a elle aussi parlé sur un autre ton et a laissé tomber un discours formaté et bien pensant d'une infirmière en chef qui se veut irréprochable. Juste pour dire qu'au milieu d'un discours d'amour "tu" peux trouver le nerf de la saine révolte comme "tu" peux trouver la force d'affronter la mort en t'habillant en fée. Merci à toi Célestine

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    1. Tu me fais du bien, Ariane, le sujet de ma mère est un sujet extrêmement sensible.
      D'où ma blessure. Affronter la mort en m'habillant en fée, c'est ma façon à moi, et ce n'est pas plus ridicule, à mon sens, ni moins respectable que de mettre un nez rouge pour Raymond Devos, ou de plaisanter sur le professeur Schwarzenberg pour Pierre Desprosges. Et si je cite ces maîtres de l'humour et de la poésie auto-dérisoire, c'est qu'il me semble que chaque forme de lutte est respectable, dans la mesure où elle permet d'apaiser ses craintes et de combattre ses démons intérieurs.
      Et apprendre que mes mots ont pu aider une famille à dénouer des liens dans un moment diffcile, voilà un baume qui enchante ma soirée.
      Je t'embrasse.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  21. En fait, c'est mon portrait que tu as fait là ;-)

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    1. Tu es délicieuse, Marie-Madeleine, à n'en pas douter. Mais tu n'es pas encore une vieille dame...
      gros kiss
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  22. Je trouve ce portrait à croquer... oui à croquer

    Tu serais parfaite

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    1. Merci ma douce.
      ce n'était qu'un rêve, une projection...qui fait du bien.
      Bises
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  23. Je repasse sur ce billet grâce à la traboule de Soène et je vois que mon commentaire du 8 ou 9 n'est pas passé (comme presque toujours sur BS, mais j'arrête de geindre car on va encore dire que ça n'arrive qu'à moi !!!^^) . J'ai bien saisi (je pense) l'esprit de ton billet et j'ai été surprise par la réaction de Coumarine (et celle d'Alain). On sait bien que vieillir n'est pas qu'un long chemin de roses ridées et poudrées d'iris blanc, on sait bien les routines qui virent parfois au calvaire pour les plus simples gestes du quotidien mais pourquoi s'auto-censurer dans le but (improbable) de plaire à tout le monde, de ne blesser personne ? Qui dit que tu vieilliras "bien" comme tu le rêves dans ce texte délicieux et "guimauve" ? Oui, hein qui peut le dire ? Mais qui peut dire aussi que tu seras incontinente, perclue d'arthrose, un Parkinson t'empêchant de dédicacer tes livres ??? Il faut arrêter de se faire du mal tant que le "mal" n'est pas là ou tant que l'on peut l'exorciser grâce aux mots... Bien sûr que c'est la jeunesse d'esprit qui domine toujours, quel que soit notre état physique et heureusement, sinon nous entendrions geindre la planète du matin au soir (et il y a de bonnes raisons de geindre). Oui bien sûr les coups durs, les coups bas de la vie nous entament un peu plus chaque jour mais tant que nous gardons cette capacité à rêver, à nous émerveiller d'un rien, nous faisons reculer l'aigreur et l'amertume... Car c'est ce qu'il y a de pire chez les "vieux" qui ont oublié leur jeunesse et l'idée même que l'on puisse être jeune... Continue d'écrire sans penser à untel ou unetelle, reste toi-même, que ce soit dans l'excès de rose ou dans les "nuances de gris", peu importe, sois sincère, c'est tout ce que l'on demande... Bises ô rêveuse impénitente ! ;)

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    1. Rêveuse j'assume, sincère, je m'y efforce, et en tous cas admirative de toutes ces personnalités différentes qui interviennent dans cette espace de respiration (et parfois d'apnée) qu'est devenu mon blog...Merci beaucoup d'avoir suivi la traboule de Soène, et de m'offrir ce bouquet de mots, ma chère copine de récré. Sur un billet où mon rêve m'a entrainée malgré moi sur des pentes inattendues.
      Bises célestes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.