vendredi 10 janvier 2014

L'impermanence des choses humaines




Elle croyait tenir le monde  entre ses doigts de musicienne et voilà qu'il file comme une anguille se planquer sous le rocher de l'inconstance. Elle croyait pouvoir courir ainsi sur les vagues, impunément, sans glisser dans l'eau froide des réveils brutaux.
 Rien, jamais, ne dure, dans nos vies de mortels. 

Il lui faut se rendre à l'évidence comme on se rend à un vainqueur: puisque tout débute, c'est que tout a une fin. La fissure du verre rappelle sa brillance et sa fragilité. Les ruines poussent comme des chiendents sur les splendeurs passées. 
Tout va ainsi, des mirages humains.
Et ce soir, comme elle aurait besoin de croire à l'éternité! 
Alors elle se blottit contre les étoiles, ses amies qui la rassurent par leur tranquille pérennité, et leurs éclats de diamants qui déchirent le ciel de leur cris silencieux. En juin, elle aurait respiré la corolle d'une fleur écarlate, et senti se dérouler le lent tapis vert de l'herbe sous ses pieds. Histoire de toucher la permanence du miracle.Celle qui console de notre finitude.
Mais elle est en janvier, et le givre a figé sur sa joue une larme, comme une étoile d'argent.
A l'intérieur, il lui semble que son coeur est un puits sans fond.


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64 commentaires:

  1. Un texte bien beau et bien touchant.
    "leur éclat de diamants qui déchirent le ciel de leur cris silencieux"
    Cette immensité mystérieuse qui vient chercher en nous ce qu'il y a de plus pur nous rend
    bien humble devant une telle beauté, une telle grandeur.
    Et cette immensité est aussi en moi, y plonger c'est percer un peu de ce mystère. Maty

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    1. Eh bien Maty, toi que je vois souvent sur des blogs amis, je crois bien que c'est la première fois que tu viens commenter chez moi. Je suis heureuse de t'avoir touchée aujourd'hui.Merci.

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  2. Le trait que l'on trace sur la feuille a lui aussi un début et une fin. Et pourtant, le trait demeure sur la feuille. Peut-être en est-il de même de nos vies sur la feuille du temps ?

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    1. Quelle jolie métaphore Tant-Bourrin! Ce que j'aime chez toi, c'est que tes commentaires sont toujours justes. Et quand tu sens que je ne vais pas très bien, tu ne fais pas de jeu de mots, tu préfères un trait de poésie. Je suis très touchée par ta sensibilité.

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    2. Tu nous dis ton vertige devant l'inexorable, le fait qu'un jour tout s'arrête, toi, moi, nous, tout ce et tous ceux qu'on aime...
      Je crois que Tant -Bourrin a raison : certes, nous ne faisons que passer, mais aussi nous sommes des passeurs, des passeurs de vie. Celle qui t'a été donnée et que tu as transmise avec tant de tripes et tant d'amour. Et qui va continuer après toi, et après eux aussi...
      Et puis aussi, l'éphémère de notre passage n'est-il pas ce qui lui donne de la consistance et du goût ? Imaginons que notre vie n'ait pas de fin. Ne serait-ce pas plus vertigineux, plus angoissant encore ?
      Je crois savoir que souvent tu remontes vite après un coup de spleen. Souhaitons que ce soit le cas cette fois encore, que le vikind t'apporte de belles sensations, de belles rencontres.
      Un ange m'a dit qu'il avait du soleil dans sa besace pour toi dimanche...

      :o))

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    3. Oui, tu as bien défini cette angoisse qui m'a saisie: c'est un vertige.
      Un moment où "les parois de la vie sont lisses" comme dans la chanson...
      Merci de me remonter si bien le moral, Candide. C'est très gentil.
      Tu me connais bien: tu sais que mes coups de spleen ne durent pas trop longtemps.

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  3. Hmmm... ça va pas fort.
    Tu vois, là, l'univers numérique montre sa grande limite : il ne remplacera jamais le contact du regard, l'écoute silencieuse, la présence...

    Tout est impermanence, diraient avec raison les sages (même s'il faut toute une vie pour l'accepter).
    Je t'embrasse

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    1. Détrompe-toi, Pierre. La force des mots est telle que tous ceux posés ici, quand je ne vais pas très fort, me font autant de bien qu'un regard ou un sourire.

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  4. Tu t'appuies sur un mur branlant, la pérennité des étoiles est un leurre, simple question d'échelle de temps... soyons optimistes :-)

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    1. Oui, bien sur, mais c'est un mur qui a été construit par un maçon qui avait quand même le goût du travail fait pour durer...

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    2. Dommage que nous ne soyons pas sortis du même chantier !
      Enfin, Reeves prétend que nous avons quand même bénéficié de ses poussières (c'est sans doute pour ça qu'on nous balaie d'une pichenette)

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    3. Nous sommes des grains d'étoiles, c'est vrai...

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  5. — Mais elle est en janvier, et le givre a figé sur sa joue une larme, comme une étoile d'argent.



    Le givre
    « Ce matin, toutes les feuilles et tous les rameaux étaient recouverts d’une armure étincelante de givre, même les herbes dans les champs à découvert portaient d’innombrables pendants adamantins, qui tintinnabulaient gaiement quand le pied du promeneur les effleurait. C’était littéralement un naufrage de bijoux et une débâcle de gemmes. Comme si une des couches supérieures de la terre avait été retirée pendant la nuit, exposant à la lumière du jour un lit de cristaux immaculés. Le décor changeait à chaque pas ou bien selon que la tête s’inclinait à droite ou à gauche. Il y avait l’opale, le saphir, l’émeraude, le jaspe, le béryl, la topaze et le rubis.
    Telle est toujours la beauté – ni ici ni là, ni maintenant ni alors – ni à Rome ni à Athènes – mais partout où se trouve une âme capable d’admiration. »
    Thoreau – journal - février 1838


    Youpiiii! C'est (bientôt) le printemps!



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    1. Merci pour ce très beau poème en prose. On m'a dit un jour que j'avais des yeux adamantins...je rougis rétrospectivement à la lecture de ce texte.

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  6. belle illustration... même les falaises s'écroulent dans la mer ;-)

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    1. Oui, finalement, il n'y a pas que les choses humaines qui souffrent d'impermanence...

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  7. Magnifique, Célestine et tellement émouvant et ce monde qui nous glisse des mains. Presque à pleurer pour moi, et crois-moi, c'est un éloge.

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  8. Allez, ce soir c'est vendredi soir Y O U PI !!! lA porte du travail est fermée !!! Bon week end!

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  9. Faut dire aussi que tu as un art particulier pour trouver des musiques qui collent à ton ambiance...
    C'est malin, entre ton billet, sa musique et mon p'tit coeur tout mou, ch'uis obligé de me cramponner au bastingage pour pas avoir le moral qui tombe dans les chaussettes. Et vaudrait mieux pas, pasque j'te raconte pas mes chaussettes du vendredi !

    ;oD

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    1. Tu veux dire qu'elles t'ont fait la semaine? Rhôô! ^^

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    2. Comme tu le vois, il y a des problèmes bien plus importants que le temps qui passe...

      ;oDDD

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    3. Ah la solitude de l'homme face a la chaussette... Qui la dira?

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  10. Le texte est magnifique évidemment... comme toujours d'ailleurs...
    mais pas habituel...toi qui est toujours si positive, à tel point qu'on se sentirait presque coupable d'avoir le moral qui vacille...
    J'espère que très vite les étoiles t'auront consolée... communiqué leur force lumineuse, je leur fais confiance...
    et moi je t'embrasse

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    1. Oh Coumarine, c'était vrai il y a trois ans ça...depuis, une fée à Bruxelles m'a appris à ne pas être que "optimiste", mais à laisser parler mon coeur quels que soient les sentiments qui l'animent.
      Merci de ton passage, Coum.
      Je t'♥

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  11. "Tout le grand charme poignant de la vie vient peut être de la certitude absolue de la mort. Si les choses devaient durer, elles nous sembleraient indignes d'attachement!" Isabelle Eberhardt.
    Même dans tes moments difficiles, de saudade, de doute, tu imprimes des choses merveilleuses, Célestine!
    Ainsi est la vie, vivons là pleinement, aujourd'hui! Le doute parfois qui nous envahit en nous posant tellement de questions, nous ouvre la voie vers plus d'amour, de sagesse et modestie!
    Bonne soirée merveilleuse Célestine!


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    1. Tu ne sais pas comme chaque mot posé ici, dans mes moments de doute et de difficulté, m,aide depuis presque cinq ans à traverser la vie, et à me dire que finalement, elle est merveilleuse. Ce n'est pas moi qui le suis. C'est le regard de mes lecteurs.

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    2. Le regard merveilleux émerveillé quoi!

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    3. C'est un échange de bons procédés, donc...

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  12. bin moi demain je vais m'acheter un lent tapis vert chez Ikéa !

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    1. Tu prends le modèle gluteflük ? Je peux t'aider à le monter si tu veux. :-)))

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    2. j'avais pensé au modèle Glooglooflou , mais le gluteflük est un peu moins cher !

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    3. Et en plus, c'est les soldes!

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  13. On ne peut être un/e vrai/e optimiste sans voir la fragilité de nos certitudes... Rien ne serait aussi beau s'il était assuré. C'est le mystère de l'instant de la fin qui donne sa splendeur au présent...

    Bravo pour cette larme de janvier...

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    1. Ah ma jolie grande sœur, je vais écouter ta sagesse. Tu as raison, ce n'est pas parce que tout passe que l'on doit moins aimer les choses qui nous arrivent...

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  14. Larme de rosée
    Fragile amie des étoiles
    Doux baume des mots.


    De tout cœur,
    Un p'tit sourire d'Ep'

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  15. Merci quel joli haïku je trouve à mon réveil.
    Je suis heureuse de t'avoir rencontrée, Epamine. Je sais que nous avons beaucoup de choses en commun.
    Je prends ton sourire comme un cadeau ce matin où le ciel est gris.

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    1. Moi aussi, je suis ravie d'avoir rencontré une Célestine. Ce doux prénom manquait à mon paysage et j'étais jalouse d'Ernest...

      Pour les matins gris, voici d'autres p'tits sourires d'Ep'

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    2. Merci Ep, je commence à aller mieux.

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  16. L'impermanence est un guide, tout en étant une conquête permanente, l'accepter n'est pas une mince affaire mais c'est un peu une des clefs de notre bonheur. La vie nous donne puis nous reprend, et nous sommes seuls garants de notre intégrité. Je crois que c'est une forme de sagesse, mais cela ne rend pas forcément plus facile de traverser certains états douloureux. Alors le réconfort du partage prend tout son sens.
    Toute mon amitié solidaire, Célestine.
    Je passais par là pour remettre dans mon sillage une petite dédicace de convivialité, qui n'est en rien une obligation, mais que j'ai plaisir à te remettre, ayant apprécié simplement l'ambiance chaleureuse qui émane de ton espace. Je t'embrasse de tout cœur.
    http://jobougon.wordpress.com/2014/01/10/tag-du-blogueur-convivial/

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    1. autre blogueuse, les tags sont une forme d'atteinte à la liberté et je n'y cède jamais très volontiers. Ils ont ce côté pervers des choses que l'on s'oblige à faire pour ne pas paraître rabat-joie, ou bougon ( lol) mais qui n'ont que peu d'intérêt en terme d'écriture, tu en conviendras avec moi. Cependant, certains peuvent être assez drôles. On pourra nous objecter que ce ne sont que de petits jeux qui entretiennent l'amitié, à quoi je répondrai que chacun a sa façon d'entretenir l'amitié bloguesque. Pour la part, je réponds à tous mes lecteurs, c'est déjà un exploit.
      Je t'embrasse.

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    2. Pssst, Céléstine : tu as oublié de recopier la première ligne du commentaire [qui est ainsi plus clair en allant chez Jobougon]

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    3. Rha la la trahie par la technique...
      Merci Pierre.
      Je recommence:

      Je te remercie d’avoir pensé à moi, mais comme je le disais il y a peu à une autre blogueuse, les tags sont une forme d’atteinte à la liberté et je n’y cède jamais très volontiers. Ils ont ce côté pervers des choses que l’on s’oblige à faire pour ne pas paraître rabat-joie, ou bougon ( lol) mais qui n’ont que peu d’intérêt en terme d’écriture, tu en conviendras avec moi. Cependant, certains peuvent être assez drôles. On pourra nous objecter que ce ne sont que de petits jeux qui entretiennent l’amitié, à quoi je répondrai que chacun a sa façon d’entretenir l’amitié bloguesque. Pour la part, je réponds à tous mes lecteurs, c’est déjà un exploit.

      En même temps ça t'a permis d'aller voir jo bougon...

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  17. Ton texte est très beau, très poétique mais j'espère que c'est un exercice de style et non biographique... et sinon, que les étoiles amies t'ont rassérénée. bises

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    1. Eh non, ce n'est pas un exercice de style...juste l'expression d'un ressenti et d'un constat ponctuel un peu amer. Mais pas désabusé je te rassure, je suis bien trop optimiste pour cela.
      Bon dimanche Brizounette.

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  18. Tu "Eires" sur le chemin qui serpente en haut des falaises de Moher, en bas l'océan bat furieusement les falaises de granit, lutte perpétuelle de l'eau et de la pierre, qui gagne au final ? Personne sinon la musique du ressac.

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    1. Si seulement le mot lutte disparaissait ...pour ne garder que la caresse.^^

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  19. L'impermanence....base de la méditation Vipassana et de la philosophie boudhiste

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    1. Une philosophie dont je me sens proche depuis longtemps...

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  20. Pourquoi Diable suis-je toujours absent lors de tes coups de blues? Je manque à tous mes devoirs...
    Je te sais très réactive, autant vite touchée par un vague à l'âme que ragaillardie par une pensée positive. C'est le lot des caractères ardents.
    L'impermanence des choses et des gens....
    Pourquoi s'en désoler puisque c'est elle qui nous permet d'évoluer.
    Lorsque la falaise s'écroule dans la mer, une nouvelle falaise se crée. Il en va de même avec les âges de la vie et c'est très bien ainsi car ça nous offre de nouvelles perspectives...
    La mort n'étant qu'un passage, elle ne ressemble pas non plus à une fin, c'est juste une porte sur autre chose. Reste le vertige de l'inconnu... mais c'est un peu le sel de la vie, non?...
    Baci Ragazza

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    1. On écrivait parfois aux élèves rêveurs: "Absent, même quand il est là"
      Eh bien toi, c'est le contraire, même absent tu t'arranges pour être là.
      Et je te remercie de tes paroles positives qui me font beaucoup de bien.
      Baci.

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  21. Que les étoiles éclairent ton chemin ...
    Bonne soirée et bisous

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    1. Merci petite Marie, ça fait longtemps que je ne t'avais pas vue par ici! ben t'étais où, ma colombe? ;-)
      Belle soirée à toi.

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    2. Je ne peux t'expliquer ... La vie n'est pas un long fleuve tranquille ...
      Je vais bien j'ai la santé, deux enfants merveilleux, un boulot, un compagnon et pourtant je me sens si seule ??? que je n'ai pas forcément envie de toujours voyager dans certains blogs ... Désolée mais la colombe a besoin de comprendre ...
      Bisous et bonne année 2014

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    3. Oooooh désolée, je ne voulais pas être indiscrète.
      Mais tu sais ça arrive a tout le monde de se sentir seul même bien entourée.
      Si tu voyages dans certains autres blogs, je ne me formaliserai pas, si ça peut t'aider a comprendre.
      Bisous et très bonne année a toi.

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    4. Surtout ne pense pas que je ne veux plus venir chez toi ??? Juste lire sans pour autant commenter ??? C"est peut être égoïste de ma part mais je n'ai pas toujours les mots ...
      Bonne nuit et je reviendrai :-)

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    5. No stress, Marie, mes lecteurs font ce qu'ils veulent et c'est tellement mieux ainsi. En revanche, rien ne m'empêche de demander des nouvelles à quelqu'un qui ne commente plus depuis longtemps. C'est une question de bienveillance. Rien de plus.
      Je t'embrasse

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  22. Il faudrait tweeter ce joli ressenti tout en émotions à Valérie T.
    Bon allez, pas inspiré aujourd'hui je m'en vais au vent mauvais...

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    1. Je te trouve très inspiré au contraire, par cette navrante actualité...
      Et puis Verlaine mâtiné de Gainsbourg, ça me plait bien!

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  23. Petite pause dans ce lundi fort besogneux, je venais y lire un billet léger et venais aux nouvelles surtout ! Ca va ? J aime bcp ta musique qui accompagne ma "turbosieste"

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  24. Dis donc, tu la fais drôlement tard, ta pause! J'adore ton mot "turbosieste" et je suis honorée de bercer ton turbosommeil...

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  25. Parfois certains messages donnent à janvier des allures de juin. Merci.

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    1. La nuit n'est jamais complète.
      Il y a toujours puisque je le dis,
      Puisque je l'affirme,
      Au bout du chagrin,
      une fenêtre ouverte,
      une fenêtre éclairée.
      Il y a toujours un rêve qui veille,
      désir à combler,
      faim à satisfaire,
      un cœur généreux,
      une main tendue,
      une main ouverte,
      des yeux attentifs,
      une vie : la vie à se partager.

      Paul Éluard.

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.