mardi 17 décembre 2013

Tu seras un homme, mon fils

Je parlai longuement ce soir avec les parents d'un élève en perdition. Des parents démunis devant le lent naufrage éducatif de leur rejeton, qui leur parle mal, leur manque même carrément de respect, et vit depuis sa naissance dans une sorte d'illusion de toute-puissance.
 Entretenue par les parents eux-mêmes, qui confondent amour et permissivité. 
Je lus de la détresse dans le regard de cette mère, de ce père, comme un appel au secours.  Que faire?  Je rame, chaque jour, avec méthode et détermination, avec respect et bienveillance, pour donner un cadre rassurant et ferme à ces enfants-tyrans, qui, une fois chez eux, replongent dans l'angoisse absolue du manque de limites: les laisser manger n'importe quoi, travailler n'importe comment, traîner seuls n'importe où, se coucher à n'importe quelle heure, regarder n'importe quelles images sans le garde-fou d'une éducation bien pensée, n'est-ce pas une forme de maltraitance ? Où commence la responsabilité individuelle ? Où s'arrête celle de la société ? Je sais bien que rien n'est simple en matière d'éducation. Et que personne ne détient la vérité...Même les "super-nannies" ne sont que des esbrouffes médiatiques. Non, rien n'est simple, assurément. 
Mais comment empêcher que ces enfants deviennent des délinquants dans trois ou quatre ans? Qu'adviendra-t-il lorsque l'illusion se sera évanouie devant la réalité de la vie ? Quand l'enfant aux pieds soudain trop grands découvrira avec terreur que le monde ne tourne pas autour de son nombril ? Qui lui dira que la vie n'est pas seulement un champ de roses et de bleuets, qu'il faut en vouloir, se colleter avec la difficulté, se dépasser, aller plus haut, qui lui dira avec une voix vibrante d'émotion le poème de Kipling, qui lui mettra dans les mains les précieuses armes de la survie, volonté, ténacité, persévérance, courage ? En un mot comme en cent, qui lui apprendra à remettre sur le métier son ouvrage , sans relâche, à creuser, fouiller, bêcher, ne laissant nulle place où la main ne passe et repasse ?
Plus tard, dans la même soirée, je tombai en arrêt devant un reportage animalier qui montrait des bébés tortues en lutte pour leur survie. Je les regardai, l’œil fixe, s'extirper du trou dans le sable où ils ont éclos, et avancer de toute la force de leurs ridicules petites pattes, vers la mer salvatrice. En essayant d'éviter de se faire emporter par de cruelles et monstrueuses pies.
Le coeur serré par cette image en forme d'allégorie de l'existence, je ne pus m'empêcher de repenser à mon élève. Et à nouveau, le même sentiment m'étreignit. Un sentiment mêlé, de pitié, d'impuissance et d'absurdité.





Reverie by Schumann on Grooveshark

69 commentaires:

  1. Se dire qu'au dessus sa tête, un ange bienveillant le sauvera peut être de l'erreur, du faux pas. Savoir que dans son cœur malgré le vent des sorts contraires restera certainement dans son cœur le reflet même estompé de ceux qui l'ont aimé.
    Un jour vous lui parlerez des tortues. Un jour il gagnera le large.

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    1. Je l'espère de tout coeur. Mais ce n'est pas gagné, et cela m'a rendue triste.

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  2. Ne pas confondre amour et permissivité : tu as tout résumé. Peut-être faudrait-il prévoir une petite formation a destination des futurs parents, rappeler quelques conseils de base pour éviter le naufrage ?... Parent, le plus dur métier du monde !

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    1. Oui, c'est un métier beau et difficile, enfin, une mission. Apprend-on à devenir parents,? La seule école disponible, c'est l'exemple de nos propres parents. Cela résume bien la difficulté essentielle.

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  3. "Vendredi dernier, comme l’exige l’idéologie dominante de l’école, j’ai, pour la première et la dernière fois, consenti à participer à une réunion entre parents et professeurs. D’ordinaire, j’évite pareille corvée. Car c’en est une. J’en ai eu la confirmation. Quel intérêt de discutailler avec des gens qui infantilisent leurs rejetons jusqu’en classe de terminale? Les professeurs ne se mêlent pas de la vie de famille de leurs élèves, dès lors leurs parents n’ont rien à faire à l’école. Mais il est vrai qu’il n’y a plus de professeurs mais des enseignants qui, atteints du syndrome du larbinat citoyen, croient gonfler d’importance dès lors qu’ils communiquent avec les parents pour remplir au mieux ce qu’ils nomment, sans le moindre discernement, leur mission d’éducation. Peu me chaut d’éduquer mes élèves. J’ai déjà assez de mal à les cultiver. Ou alors, si mon enseignement possède une vertu éducative, c’est celle qui vise, par son contenu critique, à ce que les jeunes gens auxquels il s’adresse, mesurent tout le non-sens philosophique qu’il y a à venir au lycée flanqués de leurs parents. C’est cette idée que, l’an passé, je tentai, mais en vain, de rendre sensible à l’entendement de mon proviseur et de mon contrôleur pédagogique qui me firent reproche de ne pas me plier à cette obligation. Imaginez, leur avais-je fait remarquer, que, mutatis mutandis, en leur temps, Platon, Aristote ou Épicure, organisaient, en leur qualité de directeurs d’école, des réunions entre eux et les papas et les mamans de leurs disciples? Pareil ridicule était impensable, non tant parce que l’Antiquité fut un temps heureux qui ignorait le totalitarisme de la communication, mais, évidemment, parce qu’un jeune élève de Platon, d’Aristote ou d’Épicure considérait qu’il n’avait, à ce titre, plus de parents. «Je pars du principe philosophique que mes élèves n’ont ni père ni mère», ai-je dit à mes deux interlocuteurs. Devant leurs mines perplexes et contrariées je vis qu’il valait mieux renoncer à développer.

    Heureusement, ce vendredi après-midi, je ne perdis pas complètement mon temps.

    A., une de mes élèves vient me voir, seule. Nous papotons autour de la sinistrose qui entoure les fêtes de Noël qui approchent et des charmes de la solitude. Je lui demande quel est en ce moment son livre de chevet. Elle s’intéresse aux techniques de bien-être. En guise d’antidote, je lui prescris la lecture urgente de Mademoiselle Else. Elle note la référence dans l’application «mémo» de son téléphone portable. «Ça va me plaire ?»? «Je l’espère». «Pour moi, un bon livre c’est un livre qui rouvre des blessures», me dit-elle. À moi de noter dans mon carnet cette belle définition de la littérature. " pcc©F.S.

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    1. Que d'amertume ! Mon Dieu, que d'amertume !
      Jacques

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    2. A VOUS QUE JE NE CONNAIS PAS :
      Je suis d'une époque où les parents d'élèves ne se déplaçaient pas, il n'y avait pas de ces réunions : parents, profs, enfants.
      Nos parents travaillant durs, et fort tard, y compris le samedi, ils avaient autre chose à foutre que d'aller palabrer, discutailler, faire perdre leur temps à des enseignants, qui avaient assez de boulot pour occuper leurs soirées !
      Le seul critère déterminant était le carnet de notes, (je sais il sera supprimé un jour, tous égaux n'est-il pas ?) Ne les traumatisons pas ces chers Einstein, Hugo et autres George Sand !
      Car oui aujourd'hui nous n'avons que des érudits, si nous nous arrêtons à l'analyse parentale !
      Personnellement j'étais un cancre, alors devant mes notes déplorables, ma mère s'est dérangée : Une fois, il le fallait bien ! Ce fût la seule fois, et cela s'est soldé par mon renvoi... Amen !
      J'ai fait un apprentissage en usine et j'ai obtenu un C.A.P. Avec le certif' obtenu quelques années plus tôt, ce ne sont là que de biens modestes diplômes.
      Mais enfin, en sortant de l'école, je comprenais ce que je lisais, j'écrivais en commettant quelques fautes bien sûr, mais point trop, et je savais compter, calculer un angle etc.
      Pour le reste, il y a un outil fabuleux qui s'appelle LECTURE !
      Cher prof. anonyme, content d'avoir croisé la plume (le clavier) avec vous.

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    3. @ Prof anonyme
      Merci de votre éclairage particulièrement intéressant. Je ne saurais entrer dans un débat philosophique, ce n'est pas le lieu de ce blog, mais je suis quand même d'accord avec vous sur l'analyse de la situation. La dérive date de nombreuses années, elle s'est faite progressivement.
      Cela dit, il y a une petite différence entre votre situation de professeur de philo et la mienne, c'est l'âge des élèves. Vous avez en face de vous des presque adultes, je n'ai que des enfants victimes d'un système. Difficile de ne pas en tenir compte dans ma pratique quotidienne.
      Mais je peux vous le dire, je n'ai pas trouvé votre commentaire amer, contrairement à ce que pense monsieur Jacques. Quoi qu'une certaine amertume habite de nos jours, forcément, tous les défenseurs d'une certaine idée de l'école qui est en train de disparaître...
      Je peux même dire qu'il m'a mise en joie de bon matin, par son côté anticonformiste et son cynisme de bon aloi. Je reprendrai bien à mon compte le terme de "larbinat" qui me semble à peine exagéré, quand on voit le peu de considération de certains parents pour une profession qui n'a cessé de décroître dans l'inconscient collectif. Heureusement, le contact avec les familles permet ( c'est le bon côté de la chose) de pouvoir trouver quelque appui moral auprès de certains autres, convaincus du bien fondé de notre pratique et de nos convictions. Ce n'est déjà pas si mal. Même si je sais que tous les profs n'ont pas ma façon de penser ni mon enthousiasme. Il est vrai que, pour être objective, certains collègues ont largement contribué au sabordage du métier.
      Bien à vous.

      @ Jacques comme je le dis dans ma réponse ci-dessus, l'amertume est un sentiment, l'on ne peut donc s'en défendre quand elle nous prend. Mais mon optimisme naturel m'incite à retrousser mes manches malgré les vents contraires. Quant à Dieu, je crois qu'il n'a pas trop suivi les derniers développements de l'actualité...^_^

      @Andiamo Que les parents aient une haute idée de leur progéniture est un point positif, s'ils n'en profitent pas pour descendre le prof devant leurs enfants, en le traitant de tous les noms ou en remettant en cause systématiquement ses éventuelles observations.
      L'époque à laquelle tu fais référence a commis aussi beaucoup d'erreurs pédagogiques. Je ne suis partisane ni d'une nostalgie pour les sévices corporels et autres joyeusetés de l'époque, ni pour le culte de l'enfant-roi, dont on commence à mesurer les ravages. Je pense qu'il existe une voie intermédiaire, faite de bienveillance et d'exigence à la fois. C'est celle que je suis depuis des années et que je suivrai jusqu'au bout. Mais le bon sens n'est pas, contrairement à ce que mes maîtres m'avaient enseigné, la chose du monde la mieux partagée. Hélas.
      Je constate quand même que pour un cancre, tu écris particulièrement bien.

      Merci à tous les trois pour vos témoignages.

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    4. PS je note la référence du livre, à tout hasard.
      Ça va me plaire? ;-)

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  4. Parfois la vie ne fait pas de cadeaux, et puis il arrive aussi des embellies, des hauts des bas... Des bas ? Ne faut-il pas des bas afin d'apprécier les cimes ? Et des cimes pour aimer parfois le calme des vallées ? Une vie en somme, pas fastoche tous les jours, mais il est certain que le sel fait apprécier le miel.

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    1. Des bas, d'accord, mais en soie (je suis allergique au synthétique)...

      :-D

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    2. A propos de bas de soie, tu sais ce que Napoléon disait à Talleyrand ? ];-D

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    3. Talleyrand vous êtes une merde dans un bas de soie !

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  5. Ta comparaison avec les tortues est plus qu'adéquate puisque comme elles, de plus en plus de nos élèves se débrouillent... seuls dans la vie avec comme "nounous aimantes, bienveillantes mais autoritaires" la télé, la rue et internet. Hélas, hélas, hélas !

    Et c'est pour ça que je suis encore plus contente de faire le métier que je fais et que j'y mets tout mon cœur, (comme Cloclo dans sa maison du bonheur!)... Même si je ne suis qu'une minuscule et fugace étincelle dans la vie de chacun de mes loulous, même si je ne leur apporte que la chaleur et la douceur d'un mot d'encouragement ou d'un sourire bienveillant, je me dis que pour certains d'entre eux, cela restera une petite lumière dans la nuit de leur vie, une 'tite loupiote sur le bord de la fenêtre de leur existence et que cela les guidera peut-être à un moment ou à un autre, même dans très longtemps. En 33 ans de carrière, j'ai eu quelques échos heureux des mots, des regards et des rires que j'ai lancés à certaines de mes petites tortues en perdition et je suis fière d'avoir laissé une trace de pas sur leur plage de sable mouillé...

    Ne baissons pas les bras, Célestine, même si parfois les bras nous en tombent...

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    1. Célestine, sors de ce corps!
      Non je ne baisse pas les bras, chère collègue et néanmoins sœur de combat...
      Et ton commentaire me fait du bien. Comme à chaque fois que je réalise que les gouttes d'eau dans le bec du colibri ne sont pas seules dans l'océan.
      Bises et bonne fin de semaine.

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  6. Les tortues ont au moins un avantage : elles n'ont pas de parents-esclaves. :-)

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    1. Oui, mais elles sont un peu abandonnées quand même...et ça ne vaut guère mieux.
      Ah la la, Célestine et son juste milieu, elle en deviendrait pénible!

      :-D

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  7. A trop vulgariser la pédagogie, la psychologie, certains en ont fait des interprétations qui mettent mal et l'enfant et les parents. Un jeune arbre pour pousser droit à besoin d'un bon tuteur. eduquer, enseigner sont des métiers exigeants, pour y trouver son compte il faut parfois oublier l'institution !

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    1. Si seulement certains parents lisaient les revues de vulgarisation de psychologie, cela prouverait qu'ils veulent réfléchir à leur éducation...Le problème de ces enfants qui poussent tout de travers, c'est que les parents ne sont même pas conscients de se tromper. Et dans le cas que j'évoque, on ne peut même pas parler de circonstances atténuantes comme une situation précaire, ou une séparation. je sais que ce n'est pas facile pour une femme seule par exemple, d'élever un enfant.
      La complexité du métier d'enseignant, tu l'as bien comprise...

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  8. c'est exactement ça: de la maltraitance.

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    1. Oui je le crois profondément. Même si les parents ne sont pas toujours coupables, ils sont responsables.

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  9. Nous sommes bien malmenés par les parents d'élèves et la fatigue arrivant en fin de période, mon immunité a baissé ....
    résultat : un zona intercostal :(

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    1. Oh la la ma pauvre Cath! un zona bigre, si c'est pas psychosomatique, ça...
      Allez courage, j'espère qu'être entourée des tiens à Noël va t'aider à guérir rapidement.

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  10. @ Andiamo, la Merde en bas de soie avait tout de même dit à Napo qu'il l'avertirai à l'avance avant de le trahir et de changer de camp. C'est même, je crois la raison de l'invective de Napo qui n'avait pas aimé du tout que le Diable boiteux puisse se faire une carrière post-impériale.
    @ Célestine
    Difficile en effet d'être parents. Aussi difficile que d'être bon enseignant, Avec en difficulté supplémentaire de pouvoir réunir les deux, surtout si l'enfant n'a pas une souplesse de caractère suffisante...
    Tu sais mieux que beaucoup qu'il n'y a pas de solution miracle pour capter l'attention et la collaboration de l'enfant, si ce n'est une forme de respect-admiration envers les parents et les enseignants. Les uns et les autres sont trop souvent pris dans des problématiques qui les dépassent et n'arrivent plus à faire face.
    Problèmes de fric et/ou de relations hiérarchiques en overdose, ce sont souvent les gosses qui font l'ajustement de décompression, puisque ce sont les moins virulents... (de prime abord).
    Baci


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    1. J'ai beau avoir des problèmes avec des ordres hiérarchiques ineptes, je ne les fais pas payer pour autant a mes élèves. Et le découragement que je peux éprouver parfois, ce n'est que lorsque je constate combien l'école que j'aimais est en train peu a peu de disparaître. Mais quand je suis en classe, je me concentre sur ma mission et je respecte mes élèves. En tant que mère, j'ai essayé d'avoir la même ligne de conduite et de ne pas faire payer mes états d'âme et mes problèmes à mes enfants, mais je reconnais que j'ai beaucoup de chance de ne pas me laisser submerger et d'avoir mon caractère optimiste.
      Non, tu as raison, c'est très difficile d'être parent, et /ou d'être enseignant. Surtout dans ce monde en perte de valeurs.
      Bon allez, je vais au boulot!
      Molto baci

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    2. Tu es une nature forte dans ta fragilité. Tu es capable d'absorber les chocs pour que les enfants n'en subissent pas les conséquences. Tout le monde n'a pas cette fonction airbag dans ses gènes...
      Ti bacio

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    3. Il faut bien que je l'ai quelque part, a défaut, cette fonction-là...
      :-)

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  11. Je trouve que c'est tellement dur pour les parents aujourd'hui : nous sommes abreuvés de conseil et le moindre faux-pas semble être catastrophique. On met une telle pression sur les parents et les enfants : il faut performer dès le plus jeune âge. Les parents stressent dès la maternelle.... Et toute cette psychologie partout qui fait craindre sans cesse de mal s'y prendre. Moi parfois ma tête me tourne, je me raccroche à mon bon sens en croisant les doigts. Et j'espère faire au mieux (et je fais complètement confiance à son institutrice)

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    1. Je crois que tu as l'attitude rêvée: tu es lucide et en même temps confiante, en ne te laissant pas trop submerger par l'avalanche de conseils, et en faisant confiance a ton propre jugement. A une époque on appelait cela l'instinct maternel, une mère sait ce qui est bon pour son enfant.
      Et tu as prononcé le maître mot: confiance. Notre monde soupçonneux et procédurier en manque cruellement.
      Bises miss!

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  12. Bien que n'étant pas dans l'éducation, en ai-je vu lors de soins à domicile, des enfants à la télé à toute heure, des mères fumant devant leur nourrisson en pleine bronchiolite, des cartouches de cigarettes sur l'attestation CMU, des pères... enfin souvent je ne les vois guère, les pères. Je ne fais là qu'un sommaire raccourci mais je crois te comprendre Célestine et je rends hommage à ceux qui luttent jour après jour pour que de jeunes tortues trouvent leur voie. Je suis père d'un enseignant de collège, rural, ZEP, avec ses quelques joies et ses doutes, ses doutes... Je t'embrasse et te souhaite ainsi qu'à tous tes proches de bonnes fêtes.

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    1. Le doute...composante numéro 1 de ce métier de fou...tout le contraire d'une science. Un art fait de beaucoup d'amour et de foi en l'homme. Une composition permanente de mille facettes.
      Quand il doutera de trop, dis lui de venir lire les petits billets de Célestine.
      Merci pour tes souhaits.
      Kiss

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  13. J'ai souvent ressenti la même chose que toi en pensant à ce qu'allaient devenir certains de mes élèves qui ressemblaient beaucoup à celui dont tu parles ! Et pourtant j'étais en maternelle et ils étaient très jeunes ! Il m'est arrivé de dire à des parents d'enfants de 4 ans que les gronder de temps en temps et leur imposer certaines règles ne leur feraient pas de mal !!
    Quand aux petites tortues chaque fois que je vois un reportage sur leur naissance je tremble pour elles en les voyant trottiner sur la plage pour atteindre la mer le plus vite possible:-)!
    Et que dire de ce poème de Kipling, gravé sur une planche de bois dans notre entrée : magnifique!!!

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    1. Une jeune collègue me disait aujourd'hui qu'il devenait difficile d'élever ses enfants, à cause de la pression médiatique: l'interdiction de la fessée, par exemple, culpabilise les parents à qui une petite tape échappe de temps en temps, quand l'enfant cherche les limites...
      Mais les médias ont bon dos. Mon père m'a donné une seule fessée dans ma vie mais je pense que je l'avais bien méritée. Nous vivons un monde de dérives et d'exagération. Tout cela fait grand bruit, mais on n'élève pas un enfant dans le bruit.
      Pour le texte de Kipling, qui le connaît encore?

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  14. Mon Dieu comme il est difficile de modeler un esprit d'enfant pour le préparer à la vie! Le drame aujourd'hui, c'est que ce sont ceux qui nous gouvernent et souvent pour des politiques politiciennes, qui nous "fomentent" des programmes scolaires dépassés, lourds, sans tenir compte réellement de l’intérêt de l'enfant et qui n'est pour eux qu'un simple chiffre dans les statistiques. L’éducation ne doit pas être un simple jeu d'appareils,entre les politiciens, mais être un résultat par la consultation des plus concernés, l'enseignant, l'expert dans le domaine, les parents d'élèves. Il y'a pourtant de belles expériences menées ailleurs: La Finlande, la Suède, le Japon!

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    1. J'ai insisté fort sur le rôle des pouvoirs publics mais sans perdre de vue la responsabilité des parents...mais voilà, quand on voit la situation de beaucoup familles qui élèvent leurs enfants dans la précarité, j'imagine mal un bon résultat, mais si par ailleurs il y'a des exceptions. le monde aujourd'hui a gagné en apparence, seulement: la télé réalité avec beaucoup, trop de gain facile qui transforme la vie, en cinéma Loin des réalités dont l'enfant est la victime en puissance et...le résultat est là!

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    2. Pour ce qui est des choix politiques, c'est vrai que l'école confiée à un ministre, c'est risqué! Son premier souci est de marquer son passage par une réforme (dix huit depuis que j'ai commencé à enseigner...) La dernière en date a beau porter le pompeux titre de "refondation" ce n'est qu'un ramassis de mesures inconsistantes et impossibles à mettre en place.
      L'enseignant enseigne et les parents éduquent: tant que l'on perdra de vue cette évidence, l'école et la société tout entière n'iront pas bien.

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    3. La Finlande, la Suède et le Japon ont des systèmes sociaux très différents du nôtre.
      Au Japon, par exemple, tu peux laisser ton vélo sans antivol, on ne te le prendra pas.
      En Finlande, ils sont souvent deux enseignants sur une classe de seize élèves...

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    4. Il faudrait commencer par interdire que des lois portent le nom de celui (ou celle) qui l'a commise. La manie de légiférer s'estomperait quelque peu et l'école pourrait envisager une stabilisation...
      Ahhhhhhhhhhhh si les politocards pouvaient s'abstenir de penser qu'ils ont le génie de Pythagore, Volta, Tesla, Ohm, Einstein, Curie, etc. qui eux avaient quelques raisons valables de donner leur nom à ce qu'ils ont découvert....
      Baci

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    5. Les politocards, comme dirait un ami à nous, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît...

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    6. Et s'ils volaient ils seraient satellisés....
      Baci

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  15. La pitié...c'est dur comme sentiment lorsqu'on l'éprouve pour quelqu'un. Ils ont quel âge tes élèves? Délinquants dans 3 ans...bon c'était ton état d'âme du jour, peut être demain tu seras plus optimiste.

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    1. Oui c'est un sentiment que je n'aime pas éprouver, car il induit un certain fatalisme.
      Mais hélas on ne peut aller contre un sentiment, ni le juger. Cet élève là a douze ans, il ment, il vole dans les magasins, il a la télé dans sa chambre, il va voir les sites X sur internet. dans trois ans, il aura quinze ans...et j'ai beau être optimiste, je ne sais pas quoi faire pour lui, alors que ses parents ne le savent pas non plus.

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    2. Je connais bien l'attitude des jeunes que tu décris.
      Et Dieu soit loué, ça n'en fait pas FORCEMENT des délinquants !

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    3. C'est compliqué...le rôle d'un enseignant est-il de transmettre un savoir de base ou d'éduquer? Peut -il enseigner quand il n'y a pas d'éducation ou que l'enfant n'a pas été élevé du tout à la base par les parents ou a manqué d'amour aux moments clés? Je ne sais pas...

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  16. J'ai tout lu....!

    J'ai aussi des élèves qui posent des soucis et des parents qui ne veulent pas les voir ou alors ils courbent le dos, des enfants qui ont des lacunes énormes d'éducation et d'instruction, des enfants que l'on doit sermonner pour le manque de respect envers leurs parents.
    Je ne sais pas si tant de professionnels ont sabordé le navire. Ce métier est très dur, parfois ils nous transportent ,parfois il me laisse comme une épave avec envie de jeter l'éponge. Je ne veux pas être orgueilleuse ni présomptueuse, mais j'en fais bcp , c'est normal tu vas dire, et les fruits récoltés ne sont pas à la hauteur et le manque de reconnaissance me coûte bcp en cette fin d'année. ALors oui parfois j'ai envie d'arrêter, c'est souvent qd je suis très fatiguée.
    Et pour cet enfant dont tu parles , deux parents ne suffisent pas, il faut des relais d'éducation , que les profs sont et que doivent être aussi les prof de sport, les anim' de centre aéré .... Un cercle de tuteurs en somme.

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    1. As tu un prénom, chère anonyme? Je ne sais pas a qui je m'adresse, cela me fait bizarre tous ces anonymes sur ce billet...
      Cela dit je suis d'accord avec toi. Un cercle de tuteurs, une équipe d'éducateurs, une phalanstère peut être?
      La fatigue est palpable partout dans les écoles...en ce moment, c'est la dépression hivernale, et dans notre boulot, cela se rajoute a l'excitation et la fatigue des enfants, aggravée par le syndrome Noël...
      Jeter l'éponge? Oui, ça m'arrive d'en avoir envie, mais ça ne dure pas, heureusement. Sinon, je crois que je n'aurais pas pu faire ce métier...

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    2. UN phalanstère, bien sûr...

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    1. Ambre, tu fais de mon billet une affaire personnelle, mais si tu l'as bien lu, je n'ai fait qu'exprimer ma profonde détresse devant ce cas, qui est bien différent du tien. J'ai posé des questions, je n'ai rien affirmé. J'ai dit que personne ne détenait la vérité.
      Je fais partie d'une espèce de directrice d'école en voie de disparition, ou extra-terrestre, qui ne juge pas les parents, qui ne les condamne pas mais qui cherche à les aider, à dialoguer avec eux autour d'une table pour trouver des solutions. En l'occurrence, cet enfant à ses deux parents, ils ne sont ni séparés, ni en situation de précarité, ni alcooliques, ni chômeurs, il est gâté, il a tout ce qu'il veut et même ce qu'il ne veut pas, un Iphone, un IPAD et en même temps il vole dans les magasins, il insulte tout le monde, il a un dysfonctionnement. Pas une seule fois j'ai dit ou fait supposer à cet enfant qu'il a une mauvaise mère, bien au contraire. Les conversations n'ont pas eu lieu devant l'enfant.
      En aucun cas je ne fais de généralités, j'ai juste parlé d'un cas particulier, et je suis désolée de t'avoir involontairement blessée. Ne pas se mêler de la vie de famille des élèves est un principe que je respecte, effectivement sauf en cas de violence avérée, je suis absolument d'accord avec toi. Mais il serait bon alors que les parents se mêlent un peu moins de ce qui se passe à l'école, et fasse confiance aux enseignants, ce qui est loin d'être le cas. Dans les deux cas, la parole de l'enfant sert d'enjeu, et ce n'est pas bon. je dis souvent en forme de boutade, et pour désamorcer les conflits et entretenir de bonnes relations avec mes parents d'élèves "si vous me promettez de ne pas croire tout ce que votre enfant raconte de l'école, je vous promets de ne pas croire tout ce qu'il raconte de la maison" Une sorte de modus vivendi qui a fait ses preuves. ;-)
      Une dernière chose: tu sembles partager le monde entre les parents d'un côté, et les "autres". Mais je te rappelle (ou je t'apprends) que je suis aussi une maman, de trois enfants. Cela me donne je l'espère, une raison d'espérer que tu ne me mets pas tout à fait dans le même sac que ceux qui t'ont fait souffrir...

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    2. Je supprime tes commentaires à ta demande, Ambre. Je veux le préciser car il n'est pas dans mes habitudes de censurer mes lecteurs. Sauf si bien sûr ils se mettaient à être injurieux.
      mais ta réaction était légitime et même si les termes en étaient vigoureux, je la respecte.
      Cela dit, je continuerai à publier mes billets car ils émanent de mon cœur ou de ma pensée, et que je m'estime en droit de le faire. Avec le plus de délicatesse possible
      Bien à toi.
      Célestine

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    3. Je t'en remercie infiniment
      Bonne soirée

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    4. Je reste très impulsive, même par écrit, je suis désolée de t'avoir fait cette demande. Je me suis aperçue rétrospectivement qu'il y avait bp d'agressivité dans mes propos et je n'ai aucune raison de déverser de l'agressivité où que ce soit. Pardon et encore merci d'avoir accédé à ma demande
      Bon week end, bisous ♥

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  19. Il me semble qu'on ne peut pas parler de maltraitance , mais de négligence , ce n'est pas condamnable par le loi
    Certes , ce que tu décris est dur à gérer , dis toi que ton rôle c'est d'enseigner , tu ne peux pas tout faire , même si forcément ce n'est pas sans conséquences
    est ce pire aujourd'hui qu'il y a 10 ans , 20 ans , 30 ans ?
    je suis persuadée que la plupart des parents font au mieux pour leurs enfants , que quelqu'uns ont besoin de quelques clés , que d'autres ont besoin de relais aussi
    Dans certaines situations , je suis convaincue que l'internat sera bénéfique , dans des conditions éducatives cohérentes bien sur
    Le regard et le jugement des autres est sévère , tout le monde sait , tout le monde fait .. presque mieux
    J'ai vu des mères découragées , je leur ai souvent dit " faites avec votre coeur " et surtout protégez vos enfants
    Quel système mettre en place ? punir les parents laxistes ? pas possible , faire intervenir des coaches parentaux , qui paye ?
    Ton billet me fait réfléchir, c'est un sujet toujours complexe
    je crois que les nouvelles structures parentales ne sont pas faciles à vivre et puis, les parents déracinés qui ne trouvent plus de relais auprès de leurs famille , faut penser à ça aussi .. la folie des horaires atypiques , la crise du logement , la surconsommation

    à 14 ans , ma mère est partie vivre dans une ferme pour travailler ... mes grands parents n'étaient pas maltraitants , et pourtant elle a tellement souffert de sentiment d'abandon , tellement de blessures
    elle est devenue ... une femme , une mère aimante .. elle aurait pu en vouloir à la terre entière de tant de servitude
    y'a pas de fatalité , heureusement

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    1. Ah, ma Jeanne, j'aimerais bien me dire que "mon rôle c'est d'enseigner"...mais quand je vois tous les rôles que l'on veut me faire tenir, infirmière, psychologue, chef d'entreprise, médiatrice, gendarme, nounou, je me dis que c'est bien difficile de nos jours, d'être simplement enseignant. C'est même devenu quasiment impossible. Quand Ambre parle d'inconscient collectif, je crois qu'il y a aussi cela dans l'inconscient collectif: l'image très dévalorisée des maîtres, au point que le doute et le découragement minent la profession et que le bonheur de transmettre aux futures générations s'efface peu à peu des visages devant l'immensité de la tâche qui leur incombe désormais, dont la pire est d'éponger sans cesse les erreurs de la société.
      Mais tu l'as dit, il n'y a pas de fatalité, je garde espoir, car une société; quelle qu'elle soit, doit réfléchir profondément aux valeurs qu'elle veut transmettre à ses enfants, sous peine de tomber dans la décadence. Je pense que cette réflexion émerge peu à peu dans les consciences.
      Merci pour ton témoignage qui apaise un peu les choses en donnant des pistes bienveillantes et réfléchies. Bisous

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  20. C'est difficile de parler de sujets sociaux ou sensibles sans faire de la peine à certains ou en ayant une vision complète et panoramique de la question. Ton article est courageux parce que tu donnes ton ressenti, ta vérité mais notre vérité n'est jamais la vérité. Personnellement, j'ai tendance a n'être pas tendre avec les parents et les familles en général, quand j'étais encore étudiant ou juste après je disais même par provocation qu'il faudrait créer un permis à avoir des enfants, un peu comme le permis de conduire.Mais, des parents aimants et très à cheval sur l'éducation peuvent arriver au même résultat que d'autres beaucoup plus permissifs et moins disons équilibrés. Tout est affaire de sensibilité et d'humanité, être parent est très difficile, peut être qu'on paye l'acte d'avoir des enfants, qui est très égoïste en soi enfin c'est mon avis.
    Merci de ton article Célestine, c'est moins futile que sur mon blog. Bises !

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    1. Tu sais mon Mindounet, je suis aussi très futile de temps en temps, et qu'est-ce que ça fait du bien! parce que cela est éprouvant d'écrire un billet sérieux ! Les commentaires s'enflamment, et les idées fusent.
      Tu as bien résumé la difficulté de parler de sujets sociaux ou sensibles.
      C'est mon boulot quotidien, cette difficulté.
      Et crois moi, les vacances vont me faire un bien fou et je ne pense pas que je les ai volées...
      Bisous et à bientôt pour un petit sujet léger...

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  21. Je suis de l'autre côté de la barrière et je m’aperçois encore plus de la difficulté de ces enfants à devenir des adultes respectueux et eux même éducateurs de leur futur progéniture... ouille, ouille... on se demande où on va comme ça, et mon optimisme en prend un coup ces derniers temps...mais passons à des sujets plus léger... bon Noël ma Célestine et gros bisous pour cette nouvelle année.

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    1. Oui chère Prudence, il vaut mieux pourtant se faire une belle carapace d'optimisme si l'on veut durer longtemps! Mais j'y pense: les chocolats arrivent a point nommé! Du bon magnésium pour remonter le moral des troupes! Allez, joyeux Noël ma Prudence.

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  22. Ce doit être difficile d'assister à tout cela… mais il faut garder espoir qu'un jour cet élève puisse se reprendre en main d'une manière ou d'une autre. Je te souhaite de bonnes vacances… de belles fêtes de fin d'année ;-)
    De gros bisous de moi et de petite Stella !!!!
    Laure

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    1. Oh merci Laure de ton passage. J'avais tellement peur que tu aies été froissé par mon dernier passage chez toi...Gros bisous et joyeux Noël!

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  23. Cette famille est l'archétype du triangle infernal SVP (sauveur-victime-persécuteur) de l'analyse transactionnelle. C'est un psy qu'elle doit voir, avant la maitresse !
    Avec tous les bons sentiments de mise à cette époque de l'année, j'ai envie de lui souhaiter de redresser la barre à ce gamin, mais ils en va des enfants comme des bébés tortues ... Mais, bon, je ne vais pas aussi tomber dans le pathos ...

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    1. Tu as raison, ne sombrons pas dans le pathos. Ma vie est trop courte. Le rôle de sauveur ne me sied guère , trop prétentieux, j'essaie juste de sauver ma peau, c'est déjà pas mal! Et surtout, je ne suis pas psy...
      Merci comme toujours tes mots justes font mouche. Ils font même souvent papillon, et c'est mieux que de faire abeilles... ;-)

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  24. Triste histoire en effet. Un Copain de la communale ressemblait curieusement à cet individu. Gâte pourri par ses parents quand l heure fut venue de travailler, il préféra rester à la maison prétextant sa fatigue. Il vécu avec sa Mère pendant 60 ans dans un bistrot de village. Sa mére est partie à 101 ans et lui n a pas supporté cette disparition, il est mort le deux octobre dernier, je l ai appris sur la rubrique nécrologique du net.
    Bonne soirée Célestine
    Latil

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    1. Oh, Latil, ça me fait plaisir de te revoir, il me semble qu'il y a si longtemps que tu n'étais pas venu par ici...Oui triste histoire...Un homme qui n'aura pas eu de vie, parce qu'il n' a jamais coupé le cordon.
      Bonne soirée à toi.

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.