vendredi 9 décembre 2011

Saturday night fever

Juin rougeoyait à l'horizon. C'était l'été. Les vacances s'annonçaient radieuses. Il était dix heures du soir. Les martinets vrillaient le ciel de leurs cris suraigus. L'air embaumait le chèvrefeuille.

J'habitais encore chez mes parents, et pour bien comprendre ce qui va suivre, il faut vous imaginer le typique appartement des années 70 : une porte d'entrée en chêne clair, munie d'un judas cylindrique fermé par un petit opercule pivotant. L'entrée, minuscule, carrée, cuisine à gauche, salon-salle-à-manger à droite, et devant, un long couloir tout droit desservant les autres pièces.
Quand les trois portes étaient closes en même temps, le carré formait une sorte de sas étanche phoniquement parlant.

Ce soir là, les trois portes étaient fermées, justement. Le détail a son importance.
Mes parents regardaient sans doute Maritie et Gilbert Carpentier au salon, mes frères jouaient, ou plus vraisemblablement, "glandaient" dans leurs chambres. Ma petite sœur dormait. Je rêvassais sur mon lit, la porte-fenêtre ouverte sur l'été et le balcon, les voilages frémissant de la brise du soir.

Mes années d’École Normale venaient de se terminer. Mes camarades de promo et moi nous étions partagé les postes vacants pour la rentrée prochaine. J'avais obtenu une école  à R., une petite ville à une vingtaine de kilomètres de chez mes parents.
Je devais être en train de confier à mon journal mes états d'âme du moment, les yeux lointains, en écoutant à la radio les Bee Gees chanter « More than a woman » avec leurs voix de haute-contre.

Vous saisissez la scène : personne, à ce moment précis, et dans cette configuration topographique et circonstancielle, n'était en mesure d'entendre de petits coups discrets à la porte en chêne. De petits coups frappés par ma copine Rachel qui n'osait pas sonner, parce qu'il se faisait tard, et qu'elle était polie. Personne...sauf mon deuxième frère, qui, comme tout bon adolescent qui se respecte, venait de ressentir au fond de son estomac l'appel pressant et langoureux du sandwich au poulet vespéral, celui-là même qui faisait à chaque fois hurler ma mère : «  Quoi, encore ? On est sorti de table il y a à peine deux heures ! »

Par une conjonction astrale extraordinaire, mon frère traversa le sas de l'entrée et entendit Rachel gratter à la porte comme une souris. Trente secondes plus tard, elle serait partie bredouille, ce qui aurait considérablement changé la face du monde. Enfin, de mon monde à moi.
Car Rachel, prise d'une inextinguible crise de remords et de panique, venait tenter sa chance pour échanger son poste contre le mien. Ses larmes m'émurent au point que j'acceptai la ville de M. contre celle de R. Celle-là était plus loin mais plus au sud. De toutes façon, j'étais décidée à couper le cordon, alors, là ou ailleurs... Elle partit en me bénissant.


Trente-trois ans ont passé. Je suis toujours à M. J'y ai construit ma vie. Je n'ai jamais eu envie d'en partir. Je regarde souvent mon mari, mes enfants, ma maison, mes amis, mon école, mes collègues, mes élèves en me demandant quelle aurait été ma vie si un soir de juin, par le plus grand des hasards, mon frangin n'avait pas eu tout à coup une irrépressible envie de poulet...


Pour le défi du samedi     Il fallait se demander si le hasard fait bien les choses...

46 commentaires:

  1. Un destin au parfum de sandwich au poulet.... C'est fou la vie parfois.
    A part ça, comment ça se fait qu'on habitait le même appartement ? Est-ce qu'il y avait du "granito" au sol dans le couloir ?

    RépondreSupprimer
  2. Oui, MYO, bien sûr! Et de la moquette marron dans les chambre, et des papiers peints psychédéliques orange et marron, et des tabourets en plastique orange avec un couvercle qui s'ouvrait,une chaîne stéréo compacte, une table en formica dans la cuisine, une lampe en verre avec de drôles de bulles molles colorées qui montaient et qui descendaient lentement avec la chaleur...Les seventies, quoi...

    RépondreSupprimer
  3. :-))
    Je ne sais pas si je me hasarderais à dire si le hasard a bien fait les choses pour moi ! :-( le hasard, oui, bien.... Question de karma sans doute. Bisous et bonne nuit ma douce Célestine ♥

    RépondreSupprimer
  4. t'as remis le noeilnoeil rainbow? ;-)) ♥

    RépondreSupprimer
  5. Je ne dormais pas , je faisait semblant !!!

    RépondreSupprimer
  6. J'adore ce texte, vraiment !
    Incroyable Célestine ... ainsi donc tu as "échangé" ton sort. Et ton amie Rachel, qu'est-elle devenue ?
    En tout cas je te tire mon chapeau, 33 ans de fidélité au lieu, aux gens, c'est beau !
    A lire de Michel Onfray Théorie de la géographie, un petit essai conseillé par Babette, qui te plaira.
    Je t'embrasse !
    Week-end doux et lumineux

    RépondreSupprimer
  7. C'est l'appétit de nos ados qui fera avancer le monde.
    Si.
    Mon Grand qu'on ne doit plus qualifier d'ado, on n'est plus ado à 20 ans, mange encore toutes les 3 heures, comme un nourrisson, un nourrisson d'1,85m sans aucune rondeur de bébé et dont les baisers piquent.

    RépondreSupprimer
  8. Il fait règle parfois notre vie...Sans mon licenciement en juillet 68, je ne serais sûrement pas aujourd'hui à Grenoble... je serais toujours dans l'Est...

    belle journée chez toi.

    RépondreSupprimer
  9. C'est le thème de tous les films de Lelouch : hasard et coïncidence, l'effet papillon, pourquoi ai-je emprunté cette rue plutôt que cette autre ?
    Eternelle question... Sans réponse évidemment ];-D

    RépondreSupprimer
  10. J'aime beaucoup ton texte.
    Nos vies sont parsemées de petits (et grands) événements qui ont influé sur le cours de notre existence…
    mais en l'espèce, ce n'est pas le fruit du hasard…
    Certes il y eut le sandwich !
    Mais c'est quand même toi qui a dit oui et pas non…
    C'est donc une décision délibérée venant de toi.

    RépondreSupprimer
  11. grace a la fringale de ton frangin, mes enfants ont eu une super instit et moi trouver une super Amie! tu sais moi aussi peu de choses me destinaient a revenir a M apres mes etudes sauf...l'Amour! pourtant tout nous separait sauf l'envie de faire de la spéléo qui un soir de septembre 1992 a poussé la porte du spéléo club..et coup de foudre..depart de mon histoire! bises CEL

    RépondreSupprimer
  12. Je pense que Rachel serait revenue tu ne crois pas si c'était aussi vital pour elle ? Mais joli hasard... Et tu nous tiens en haleine jusqu'au bout, c'était pas gagné quand j'ai vu la longueur de ton texte, tu écris si bien !

    RépondreSupprimer
  13. tu sais? je te reconnais bien là!
    Célestine au coeur tendre, qui est prête à faire plaisir autant que faire se peut...
    Je t'embrasse

    RépondreSupprimer
  14. Poulet ou pas, on est le même où qu'on soit !...

    RépondreSupprimer
  15. Avec cette succession de détails , je suis dans le décor
    j'adore ces retours en arrière , toutes ces fois où on se dit que ...
    et toi , qui as tirée ton amie d'un mauvais plan , c'était là que le bonheur te donnait rendez vous

    quand même , qu'est ce que ça peut bouffer les ados !!
    bisous Celestine

    RépondreSupprimer
  16. M et R sont assez proches (dans l'alphabet)mais leur position peut changer toute une vie. Incroyable ce qu'une petite décision, un sandwich au poulet et une copine insatisfaite peuvent avoir comme influence sur le cours de toute une vie... une vie heureuse...

    RépondreSupprimer
  17. Chère Célestine!! j'ai été tellement ravie de revoir ta jolie silhouette aujourd'hui , dans cette petite ruelle glacée de S- M!! quelle belle surprise! je viens tout juste de rentrer, j'adore ton texte , si..tellement...Je revois aussi la lampe qui trônait également à la maison : bulles molles et rouges rubis qui bougeaient de haut en bas .
    je suis bien contente que tu aies fait échange pour M ... ainsi, nos pas peuvent se croiser de temps en temps.. au fait , ton fils est superbe.

    RépondreSupprimer
  18. CROUKOUGNOUCHE le plaisir fut pour moi, tu étais bien jolie dans ton manteau rouge de Père Noël avec ton accordéon assorti. Et mon fils (oui, c'est vrai que je le trouve très beau moi aussi! lol) a apprécié à sa juste valeur et avec un oeil d'architecte ce splendide village plein de vieilles et nobles pierres. Nous avons flâné là-haut, vers le château, il faisait très doux , c'était magique pour lui qui était dans le métro ce matin encore...Merci pour ton doux commentaire plein de compliments...A bientôt.

    RépondreSupprimer
  19. DELPHINE C'était en fait une décision énorme, mais je l'ai prise en cinq minutes avec l'insouciance de mes dix neuf ans...ce qui m'importait, déjà, à l'époque, c'est que ma copine arrête de pleurer...

    JEANNE tu as raison, un vrai gouffre ces petits animaux là! et je sais de quoi je parle, j'ai eu trois frères et deux fils!

    CEDRIC pour une fois, je ne suis pas d'accord avec toi: je pense que les lieux nous modèlent terriblement...

    COUMARINE tendres pensées...

    RépondreSupprimer
  20. ASPHODELE je crois surtout qu'elle aurait tenté sa chance auprès d'une autre copine le soir-même, car ce dilemme l'empêchait de dormir! Merci en tous cas d'apprécier mon écriture, ton avis me touche car tu es une spécialiste!

    CHATAIGNERAIE Ah!l'amour! toujours l'amour...
    Dire que j'aurais pu ne jamais te connaître, ni avoir dans ma classe tes deux petits soleils...

    ALAINX c'est vrai, j'aime bien ton analyse.Je n'avais pas envisagé la chose sous cet angle. Cette anecdote est quand même une de mes préférées dans ma vie, et j'ai aimé la mettre en mots...merci de les avoir aimés.

    RépondreSupprimer
  21. ANDIAMO et comme toutes les questions sans réponses, elle fait couler de l'encre à l'infini...

    PATRIARCH mon cas n'est pas exceptionnel, tu as raison, il y a des milliers de vies qui basculent sur un coup de dés...

    BERTHOISE j'ai le même à la maison, même s'il n'a que seize ans et demi...

    ZENONDELLE merci pour le conseil de lecture, je me précipite, j'aime bien ce qu'écrit ce monsieur. Qui est Babette?
    Pour ce qui est de Rachel, on s'est perdues de vue, je ne sais pas ce qu'elle est devenue...je sais juste qu'aux dernières nouvelles que j' ai eues d'elle, elle n'était pas mariée et qu'elle n'avait toujours pas d'enfants.

    RépondreSupprimer
  22. PETITE SŒUR rhhooo! qu'est-ce que j'apprends? Ainsi, tu faisais semblant de dormir, alors que tout le monde te croyait sagement au pays des rêves...et tu espionnais ta grande sœur d'un œil?

    RépondreSupprimer
  23. ELLA j'aime l’œil arc-en-ciel! je pense que le hasard fait toujours bien les choses à certains moments de l'existence...N'est-ce pas un charmant hasard qui m'a poussée vers toi en ayant une furieuse envie de te connaître davantage? ;)♥

    RépondreSupprimer
  24. Une insomnie qui me guide vers Célestine. Une question qui me tarabuste, déclinée mille fois. Une description, si vraie, si juste. Le début d'un roman : Et si Rachel n'avait pas frappé ? Et si Célestine était partie à R.., était tombé amoureuse du chef de gare ou du commis de l'épicier ? et si, et si,... Un jour on nous montera le grand livre de nos choix, de ce qui était écrit et de ce qui fut notre liberté.
    Dans ce livre des choix, on verra que les choix difficiles, que les gestes faits vers l'autre, que là où l'amour du prochain l'emporta sur l'égoïsme, là furent les bons aiguillages.
    En tous cas je l'espère et remercie le ciel de ce texte découvert dans l'insomnie active de l'attente d'un voyage.
    Décidément Célestine a bien du talent.

    RépondreSupprimer
  25. Bonjour

    je viens faire un petit coucou. Je découvre le blog. Ceci est le premier texte que je lis, et je me retrouve totalement dans la description de l'appartement, de l'improbable carré en passant par le granito et la cuisine en formica. Un récit alerte, un petit moment de vie partagé.

    Parfois la vie se décide donc sur un sandwich au jambon. Pas plus bête que sur un coup de dé. Était-ce un samedi soir ?

    J'ai lu aussi ta présentation. Dépitée de l'école et de mon pays, je signe des deux mains. Encore de l'espoir ? Peu. Mais un peu tout de même. Et d'ailleurs tu m'as listée De Temps en Temps, alors, ... Merci.

    Bonne soirée et bonne continuation sur ton blog.

    RépondreSupprimer
  26. Je crois qu'il n'y a pas de hasard, que l'univers fait bien les chose même si parfois c'est très douloureux

    RépondreSupprimer
  27. Si on est "modelé" par un lieu, c'est qu'on est pas 'Soi'. Le 'soi' est universellement le même partout. :-)

    Mais il ne faut surtout pas me croire !! ;-) Il faut le voir par soi-même.

    Partout où tu vas, c'est "toi" que tu emmènes. C'est "Toi" qui modèle le lieu autour de toi...

    C'est ce qu'on Est qui "modèle" le lieu où on se trouve.

    Je dis que où que tu aies pu vivre, tu aurais été la même !

    Mais je n'ai nulle intention de te convaincre ! :-)

    RépondreSupprimer
  28. MARIE MADELEINE tu as raison, c'est souvent douloureux de faire un choix, mais moins que de rester dans l’expectative...

    ANILOUVE merci pour ton long commentaire, bienvenue chez Célestine! Je t'ai rajoutée dans mon totem (onglet "venez voir si vous y êtes"). Pour répondre à ta queston, oui, c'était un samedi soir (Maritie et Gilbert Carpentier...)premier jour des vacances scolaires 1978...
    J'adore ton pseudo!

    JACQUES l'insomnie vous fait écrire des choses magnifiques, j'apprécie plus que tout votre belle métaphore sur le livre des choix...Je vous souhaite de très bonnes et douces vacances et un bon voyage.

    RépondreSupprimer
  29. Il y a des choses que le hasard fait très bien, avec un soin angélique. C'est un metteur en scène exigeant et soigneux.

    Lire la synchronicité, très curieux... les recherches de Kammerer (je crois que ça s'écrit ainsi...)

    RépondreSupprimer
  30. EDMEE je pense que la théorie de la synchronicité dérange encore les milieux scientifiques qui n'aiment pas les choses qui ont l'air irrationnelles...mais un jour peut-être, l'avancement de la science admettra ce qui n'est pour l'instant basé que sur des éléments statistiques. je ne connaissais pas Kammerer, mais j'ai lu "la route du temps" de Philippe Gullemant. Troublant, en effet. Je suppose qu'au Moyen-Age, il serait déjà passé au barbecue!

    CEDRIC Devient-on ce que l'on est, ou est-on ce que l'on devient? ....... ;)

    RépondreSupprimer
  31. Tiens Célestine, va voir Coco, il vient de traiter à sa manière la fièvre du samedi soir.
    http://cocoduc.blogspot.com/2011/12/samedi-soir.html

    RépondreSupprimer
  32. 33 années dans la même école!!! Eh bien dis donc. Ici, c'est chose de plus en plus rare. Les T1 sont pour la majorité nommés dans notre circonscription (très rurale et sinistrée depuis la fermeture des mines de charbon et de l'arrêt de la sidérurgie)lors de leurs 3 premières années. Puis ils se sauvent. Rares sont les enseignantes qui font autant d'années dans une seule école ici. C'est comme ça.
    Par contre, j'ai commencé ma carrière en remplaçant un directeur en place depuis 37années dans l' école!!! qui partait à la retraite, dans un petit village de 300 habitants, cours triple, direction et surtout assumer la comparaison avec un grand homme qui avait eu les enfants des enfants des 1ers élèves qu'il avait eu!!!!! Défi très stressant pour moi mais tout s'est bien passé. La "ptite jeune" comme il m'appelait dans le village s'en est sortie. Faute de titularisation je n'ai pas pu y rester mais j'en garde un très bon souvenir.
    Bonne semaine et bientôt les vacances bien méritées!

    RépondreSupprimer
  33. La vie est faite de hasard à moins que tout soit écrit par avance, ce que je ne crois pas! C'est ainsi que si je n'avais pas traversé la rue devant mon lycée en ce soir de printemps 1970 je n'aurais jamais croisé celui qui est aujourd'hui mon mari:-)!

    RépondreSupprimer
  34. Les hasards sont ils finalement des hasards. Parfois les choses doivent se faire.

    De pareils hasards m'interdisent "les conditionnels négatifs" à la "et si ..." qui me fotn tourner la tête.

    Je me dis que certaines choses sont peut être de l'ordre d'un destin inspiré par le protagoniste lui même.

    Une belle histoire en tout cas que celle-ci.

    RépondreSupprimer
  35. Très joli texte de souvenirs. J'aime ton style narratif et j'attends avec impatience de faire connaissance avec l'orteil d'Apollon (non, je ne suis pas pédicure). Amicalement. Henri.

    RépondreSupprimer
  36. HENRI J'ai reçu ma première commande d'exemplaires, mais il faut maintenant attendre le fameux référencement! Ce n'est pas à toi que je vais apprendre quelle école de patience c'est!

    HELENE tu as raison le conditionnel passé négatif, rien de pire! Sauf dans la phrase culte si rigolote "si j'avais su, j'aurais pas venu!"

    Attention PETITS BONHEURS je n'ai pas dit que j'étais restée dans la même école, mais dans la même ville! Merci pour ce long commentaire tranche de vie!

    BERTHOISE je suis allée voir, mais j'ai beaucoup de mal avec Jim Carrey.Il fait toujours un peu les mêmes mimiques et les mêmes gags depuis vingt ans...et il ne me fait plus trop rire...;)

    RépondreSupprimer
  37. Tu racontes bien...
    Pour le reste, on ne peut pas savoir. Est ce que ça aurait été mieux ailleurs et autrement ? On ne sait pas. Et c'est très bien ainsi. C'est notre présent qui compte. Et en tirer le meilleur possible.

    RépondreSupprimer
  38. C'est une bien belle histoire. Lue dans la douceur de la musique que tu as choisi. Que du bonheur !

    RépondreSupprimer
  39. Oui SUZAME la musique est importante dans une histoire...J'aurais pu être cinéaste...

    PASTELLE je n'ai pas dit que ça aurait été mieux.
    Juste...différent. Et on a toujours cette curiosité de se dire: que serait-il arrivé si...

    RépondreSupprimer
  40. Quel beau billet, magnifique, intriguant, plein de suspens et cette conclusion; Génial !

    RépondreSupprimer
  41. Un peu au hasard j'ai butiné,chère Célestine.Beaucoup de choses m'ont bien plu.Un bel endroit fleuri d'une grande sensibilité.Je reviendrai.

    RépondreSupprimer
  42. Je t'en prie, reviens quand tu veux!

    RépondreSupprimer
  43. Et depuis ton frangin tu l'appelles "mon poulet" !

    RépondreSupprimer
  44. Tout à fait ! Mon petit poulet de grain, même !
    ¸¸.•*¨*• ☆

    RépondreSupprimer

Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.