mercredi 7 décembre 2016

Délit de face, yes ?

Ma cage de farfadet, suite et fin. 
Histoire vraie, malgré les apparences.







...  J'étais en voiture et la fatigue commençait à me jeter des fourmis rouges dans les yeux. Avant qu'un micro-sommeil d'une demi-seconde de trop ne me balance dans la glissière de sécurité, puis sous un trente-tonnes, mettant ainsi un terme à ma brillante carrière de blogueuse invertébrée, je décidai de m'octroyer une pause.

Je m'installe donc sur une aire d'autoroute, dans ma cage de farfadet, réglant mon réveil sur vingt minutes et verrouillant les portières de l'intérieur, quand je vois venir vers moi une grande femme qui se met à parler en gesticulant dans ma direction. Je baisse la vitre.

- Oui ?

Elle est sans âge,  habillée d'un manteau gris clair et d'un informe pantalon gris foncé, et tout en elle est gris, ses cheveux, ses ongles, ses dents et même sa peau qui a une teinte terreuse. Elle sort comme d'un film en noir et blanc. Son regard est inquiétant, comme traqué. Elle semble très remontée. Mais elle se radoucit soudain et me dit d'une voix presque mielleuse :
- Mademoiselle, je fais du covoiturage, pouvez vous m'emmener jusqu'à Orange ?
(Orange, c'est bien la seule couleur dans ce morne portrait) 
- Du covoiturage ? réponds-je. Vous voulez dire du stop ?
- Non, non, du covoiturage « spontané ».
Je trouve ça bizarre. Le « mademoiselle » c'est sûrement pour m'amadouer.
- D'accord, mais je suis désolée, madame, il faut d'abord que je dorme vingt minutes.
- Ça ne fait rien, je vais vous attendre. Je vais aller chercher ma valise que j'ai laissée là-bas, vous voyez ? Vous êtes gentille. Tout le monde est méchant avec moi. Je n'ai pas de travail. Si seulement le patron du restaurant m'avait prise ! Allez, dormez bien, à tout à l'heure. 
Elle s'éloigne en fulminant. Je vous passe les mots fleuris à l'encontre dudit patron et de la société en général. Et pourquoi a-t-elle laissé sa valise, à cent mètres de là, à la portée de n'importe quel voleur ?
Je reste mi-figue mi-raisin, emplie de compassion, prête à écouter mon bon coeur mais en même temps terriblement mal à l'aise,  il y a trop de choses étranges dans cette femme et son comportement. Je m'endors avec un frisson horripilateur.
Et là, me voilà en proie à un affreux cauchemar :  cette femme s'assoit dans ma voiture, sort une espèce d'énorme revolver, presqu'un tromblon et m'intime de sortir. Puis elle démarre en trombe et me laisse plantée là, en emportant mes papiers, ma carte bancaire, mon téléphone, mon ordinateur...tous les trucs qu'on n'aime pas perdre, même si on n'est pas matérialiste, quoi, vous voyez...
Je me réveille tremblante de sueur.  
Alors je n'ai pas hésité : j'ai taillé la route comme une voleuse avec l'impression de sauver ma peau comme dans un thriller. Un peu honteuse d'avoir fait une fausse promesse à une pauvre femme sans doute victime de son apparence peu accorte. 
Mais tellement soulagée de cette angoisse irrationnelle qui m'avait fait fuir. Comme mue par un pressentiment négatif irrépressible.
Minable délit de faciès ou sage décision dictée par mon sixième sens ? 
Je ne saurai jamais si j'ai eu raison. J'ai juste eu un réflexe de fuite, ancestral et reptilien. Je n'en suis ni fière ni honteuse. Juste un peu interloquée.

¸¸.•*¨*• ☆



110 commentaires:

  1. Là je me fais le plaisir d'admirer la silhouette dénudée sous couleur rougeoyante.....
    Et puis ton récit , délit de fuite ou délit de faciès ????
    Rassure-toi , j'aurais fait comme toi : trop de récits d'agressions de pauvres dormeurs des bords d'autoroute.....
    Et puis, cette femme tout en gris, brrrrr : "l'épicière, l'épicière est une sorcière......" L'avait peut-être dissimulé son balai....
    Je suis rassuré de te savoir en bonne santé et pleine d'idées de récits qui nous plaisent tant...
    Bisous

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    1. Je me suis posé mille questions ce jour-là. Ce n'est jamais facile de savoir ce qu'un ou une inconnu a dans le ventre, et nous n'avons alors, comme je le disais, que des moyens sensitifs et irrationnels pour "sentir" la personne.
      Elle était de celles dont on dit "je ne la sens pas"...
      En réalité j'ai eu un peu peur qu'elle ait un complice caché quelque part. Et que ce soit une technique pour me détrousser...

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  2. Tu avais tout de même 50% de chance que ce soit une authentique stoppeuse qui n'avait même pas l'intention de te taper la thune... Tu n'es pas joueuse :-)
    Ti bacio Cara mia

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    1. Non j'ai joué petit bras, j'avoue.
      Mais en même temps, depuis quand on laisse une stoppeuse sur une aire d'autoroute ?
      Elle était bien venue dans une voiture jusque là, non ? Comment la personne a pu la laisser là ?
      Et en admettant qu'elle ait dit vrai et qu'était venue chercher du travail dans le restaurant de l'aire, elle savait bien qu'il y a toujours un accès "hors autoroute" elle aurait pu demander que quelqu'un du restaurant la ramène après son service.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Depuis Bagdad Café, il en a même qui laissent leur femme dans des motels paumés... :-)
      Autrement, fais-toi confiance, tu as la chance de non seulement avoir une conduite intérieure, mais aussi une petite voix du même bois, alors écoute-là sans te mortifier de ne pas avoir croché à des bobards (je rectifie le pourcentage à 90% que c'est le genre de truc qui fini en arnaque ou en mendicité).
      Et que vient faire une valoche dans un entretien d'embauche qui tourne court?

      Autrement, il y a de fortes chances que tu t'en serais tirée en lui lâchant un billet de 100€ parce qu'elle n'avait, bien sûr, pas mangé et pas de lieu pour roupiller...
      Tu auras au moins évité ça:
      https://www.youtube.com/watch?v=QnEOMCh9S7Y

      Ti bacio


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    3. Je n'ai pas vu Bagdad Café, ça manque à ma culture.
      Pour la valoche, c'était un des nombreux trucs inexpliqués, de toutes façons, en plus quand elle a parlé du patron du restaurant, c'est moi qui ait supposé que ce pouvait être celui de l'aire d'autoroute, mais il n'y avait aucune preuve. Elle s'était peut-être pris un râteau deux jours avant et avait décidé de tenter sa chance sur les routes...comment elle aurait travaillé là alors qu'elle n'avait pas de moyen de locomotion, de toutes façons ? On était à cent cinquante kilomètres d'Orange, ça paraît étrange...Bref, trop de nébuleux mystère dans cette affaire.
      Coluche, lui, reste une valeur sûre qui m'a fait passer un bon moment, je le revois toujours avec plaisir !
      Baci

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    4. Je confirme, Bagdad Café manque à ta culture...

      Là, tu peux le voir en anglais:
      https://www.youtube.com/watch?v=xJMji5x8Qzo

      ou en streaming et en français,là:
      http://filmstreaming1.com/237122-bagdad-cafeacute-out-of-r.html

      L'arnaque aux paumés de la route est courante. Je me suis fait aborder plusieurs fois en rase campagne par des gars qui étaient en panne de jus, mais qui ne s'inquiétaient pas de savoir si je pouvais leur en donner, mais du pognon, ça oui.
      Comme si, avec 20 euros, ils allaient pouvoir commander un camion-citerne de ravitaillement...

      Un collègue de boulot avait eu à faire avec un autre type d'autostoppeuse.
      La dame, d'un âge déjà bien mûr et d'une corpulence bien affirmée avait profité d'un stop pour s'installer d'autorité dans sa bagnole.
      "Tu vas à N... mon petit... Tu me déposes à P... (un peu plus loin) et je te taille une pipe."
      Il avait eu toutes les peines du monde à se débarrasser de la dame et préserver son kit de survie de l'humanité. Après, il ne roulait plus que toutes portes verrouillées...
      l'était trau-ma-ti-sé, le collègue :-)
      Ti bacio

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    5. Ah oui, j'aime beaucoup l'anecdote de la dame qui avait traumatisé ton pauv'collègue.
      j'ai dans l'idée qu'il n'aurait pas été traumatisé par n'importe quelle dame...
      J'aime bien aussi le "kit de survie de l'humanité"
      Finalement j'aime bien ce commentaire en rentrant de ma soirée, c'est sympa...
      mile baci
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  3. J'imagine bien cette scène :-) Ta réaction est plutôt naturelle. C'est du moins ce que j'aurais fait également. Maintenant si tout le monde a agit de cette façon, elle y est peut-être encore !

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    1. Je suis d'un naturel plutôt confiant d'habitude. Je me suis monté le bourrichon toute seule, j'étais sans doute dans un état de fragilité. C'est vrai que je m'en suis un peu voulu, le lendemain, j'avais l'impression d'être dans ces contes de fées où le personnage principal rencontre la sorcière... J'ai trop d'imagination !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  4. J'aurais fait pareil. Je crois qu'il faut faire confiance à ce que l'on ressent au plus profond de soi-même. C'est d'une grande sagesse. Et ma foi, tant pis, elle aurait dû avoir et être un peu plus sympathique. Pas de culpabilité à avoir. Bon, si elle lit ton blog, elle va continuer à invectiver la terre entière. :-)) Bonne journée

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    1. Il est vrai que j'ai eu l'occasion déjà de parler de mes pressentiments, que je n'ai pas toujours écoutés dans ma vie, et je l'ai toujours regretté. Je me souviens par exemple d'une fille à l'Ecole Normale, le premier jour, quand je l'ai vu, une petite voix en moi m'a dit: "cette fille va te faire souffrir" Eh bien j'aurais dû me méfier d'elle car effectivement elle a été d'une méchanceté sans nom avec moi.
      Et des exemples comme celui-ci, j'en ai eu plein avant que je me décide à me mettre à l'écoute de mes ressentis profonds.
      Merci Dédé, bonne journée.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  5. La peur, les peurs, ce sont elles qui nous tuent et on en est tous là.
    Bon je suis quand même un peu déçu...je m'attendais à plus glamour et sexy... :D

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    1. Ah oui, mais si tu avais lu les commentaires sur mon précédent billet, j'ai prévenu que certains seraient déçus...
      J'en suis bien désolée, mais si j'ai fait une seconde partie, c'est uniquement parce que mon billet aurait été trop long, J'ai eu pitié des yeux de mes lecteurs, et de leur patience à lire de longs textes qui n'est pas forcément infinie.
      Ta réaction est tout à fait légitime: il n'y a plus que certain(s) sujet(s) qui aguichent le chaland qui passe...les publicitaires l'ont bien compris, qui utilisent des femmes en tenue légère pour vendre des perceuses ou des scies.
      Mais j'ai pensé à tous ceux qui, comme toi, seraient restés sur leur faim : cette bannière est pour eux.
      Une vraie publicité mensongère pour un billet pas glamour pour deux sous.
      hihi !
      Bisous Mindounet, j'espère que tu ne m'en veux pas trop.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Ouais, ben y'apas d'quoi être fière !
      Et c'est bien une pub mensongère: elle est siliconée ta bannière ! Qué triteza !

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    3. Jdissa, dans un éclaire de clairvoyante luciditéjeudi, 08 décembre, 2016

      ;oP

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    4. T'as encore écrit éclair avec un e... :-D
      Tu le fais exprès non ?

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    5. Mais non j ne t'en veux pas et ne suis pas déçu, c'est pas mal d'ailleurs cette idée de séparer en 2 articles !

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  6. il y aurait beaucoup de choses à dire sur l'importance du look... des études très scientifiques ont même démontré que le petit enfançon tout joli tout mignon reçoit plus de câlins et de bisous que celui qui est moins gâté par la nature, shocking, isn't it?
    Et tout ça c'est la faute à Disney ;-)

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    1. Ce n'était pas que le look. C'était aussi l'incohérence de ses paroles, son côté très grossier (des chapelets de gros mots gros comme le bras) et puis soudain trop poli pour être honnête. Il y a eu ce cauchemar, qui m'a influencée, et puis surtout mon état général de faiblesse. Je venais de perdre mon père, j'avais le moral à zéro, et je ne me suis pas risquée à tenter le diable...
      Mais tu as raison, nous vivons dans une société de méfiance où il nous faut lutter continuellement contre la tentation de juger sur la mine et de céder au délit de faciès, et aller voir au-delà des apparences pour toucher le coeur des gens. C'est ce que j'essaie de faire la plupart du temps.
      Bisous chère Adrienne
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  7. Ce qui est le plus incroyable est que tu aies réussi à t'endormir ! Tu lui as tout de même laissé la possibilité de revenir avant ton réveil. Quelque part, l'aventure devait inconsciemment te tenter .... Je serais personnellement partie tout de suite et serais allée faire la sieste sur l'aire suivante : pas téméraire ....

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    1. Tu sais ce que c'est d'avoir sommeil en voiture: c'est une question de survie,je ne pouvais plus rouler, il fallait que je ferme les yeux un quart d'heure. Je suis comme les navigateurs solitaires, je ne dors pas beaucoup mais régulièrement il me faut faire des micro-siestes. Et puis ce n'est qu'au réveil que la peur m'a prise, mais rétrospectivement, oui, c'est vrai que si elle avait de mauvaises intentions, elle aurait pu profiter de mon sommeil, mais il aurait fallu qu'elle casse une vitre...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  8. Quand j'ai des impulsions aussi impérieuses que celle-là ("fiche-le camp, roule et ne te retourne pas!") j'écoute. Bien entendu je ne peux savoir par la suite si j'aurais dû... mais ça se passe sans grandes réflexions, ni mesquines (elle est mal fagotée) ni "raisonnables" (c'est imprudent tu ne la connais pas). Ca me saute dessus et ça hurle, alors j'écoute. Tu as bien fait et ta cage de farfadet a, heureusement,... démarré au quart de tour!

    Baci sorellita!

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    1. Tu as raison, c'était une impulsion, c'est pourquoi j'ai parlé de cerveau reptilien.
      La fuite est toujours considérée de nos jours, aveuglément comme une sorte de lâcheté, alors que nous avons tous éprouvé ça à un moment de notre vie: ce besoin irrépressible de se tirer en courant.
      D'ailleurs les livres de psychologie regorgent de conseils de fuite face à des personnes toxiques.
      Peut-être que la première des toxicités est de ne pas inspirer confiance. Le problème vient quand on se laisse dicter des peurs par d'autres que soi (c'est sur ce principe que fonctionne le racisme, par exemple)
      grazie e baci
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Bien que ce genre de mésaventure ne me soit jamais arrivée, je suis d'accord avec Edmée. Mais il est vrai que la barbe me met un peu plus à l'abri que vous, et que mon côté ours des cavernes n'incite pas à me faire trop c... !
      En revanche, avec toutes les antennes que tu possèdes, m'est avis que tu avais effectivement reniflé (incohérence: a-t-on jamais vu des antennes dans les fosses nasales ?!) quelque chose de foireux. Et puis si cette dame t'a inspiré cette réaction, elle y a, elle aussi, sa part de responsabilité.
      Non ?

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    3. C'est vrai que ce doit être plus facile pour un barbu de ne pas se laisser impressionner...
      Enfin jdissa...
      Pour les antennes dans les fosses nasales, oui vu comme ça c'est pas très glamour à imaginer... mouarf !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  9. Bref, tu as eu peur...
    C'est courant.
    Comme, sauf les voyous, on n'a plus tellement l'habitude de la castagne, on n'ose plus le risque d'accueillir quelqu'un d'un peu inquiétant.
    Cela dit, j'aime bien les illustrations de ton blog.
    Il y a toujours des femmes nues.

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    1. Oui j'avoue j'ai eu peur, et je n'ai pas tellement envie de castagner qui que ce soit en général.
      Quant aux femmes nues, le "toujours" est un peu exagéré. Disons que mes funambulles ne sont pas très habillées en temps normal, mais c'est rare qu'elles soient totalement déshabillées.
      J'avoue que cela devient presque pour moi, en ces temps d'obscurantisme galopant, un acte militant de préserver l'art dans toute sa liberté. Voir pour cela ce billet: tendre corps féminin .
      Je suis contente que ça te plaise.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Rhôôôh, le goût !...

      ;oDDD

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    3. Oui ben le Goût au moins, il a du goût, et il me fait pas des remarques foireuses sur mes funambulles.
      :-P

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    4. Jdissa, usant de son droit de raiponcejeudi, 08 décembre, 2016

      ;oPP

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    5. Pas de chances, encore un commentaire passé à la trappe. Il a du s'échouer sur les rivages enchantés des Kerguelen...

      Je disais que Jdissa aurait pu utiliser son droit de re-pionce

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    6. C'est vrai, c'est un grand dormeur !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  10. Bon. J'ai compris. Le jour où je me fais benner avec ma valoche je passe d'abord aux soins esthétiques intensifs, puis vite fait chez Sephora et en coup de vent chez Massimo Dutti avant de te demander de m'embarquer jusqu'à la prochaine gare... aaaahahahah... Naaan, je déconne... :-))) Maintenant sérieusement: t'as bien fait de te barrer, on a déjà assez d'emmerdes pour encore prendre des risques avec les conneries des autres...

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    1. Je sais bien que tu déconnes. D'ailleurs il arrive au diable de s'habiller en Prada ... mouarf ! Il y a longtemps que je ne me fie plus à l'habillement ou à la propreté des gens pour me faire une idée de ce qu'ils sont. Mais à qui je peux expliquer que je perçois une aura très négative, une énergie presque maléfique chez certaines personnes, et ne pas passer pour une fille bien barrée aux yeux de certains ?
      C'est aussi cela, se fonder sur ses ressentis intimes et subtils.
      C'est ce qui fait aussi que l'on se sent relié à d'autres personnes par des liens invisibles. ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  11. En fait elle ne te voulait aucun mal cette pauvre femme, elle désirait simplement du covoiturage pour sa valise chargée à ras bord de quelques kilos de psychotrope hallucinogène ou d'une paire d'éléphants roses lyophilisés.(Oui, une paire : mâle et femelle pour assurer la production de "bonheur") Peut être même s'en serait elle servie pour te rétribuer .
    Ne te méprends pas Céleste, ce que je t'écris est une histoire.......vécue .
    Bises lucides

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    1. Ah que c'est drôle...une représentante en champignons, avec sur sa valise la mention « Mangez-moi, mangez-moi »
      J'espère que tu me raconteras !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  12. On peut s'amuser et rire. En ce qui me concerne, j'écoute mes sens. Pratique au sabre, sans doute...
    Il n'y a pas de lâcheté dans ton geste. La raison n'a aucune place dans une rencontre, même fortuite
    Ton instinct t'a envoyé des signaux et tu en as tenu compte...
    Continue comme cela.
    Tu as juste perçu des signaux plus important que ceux visuels... L'analyse se fait sur d'autres plans...
    Alors je te félicite. Et arrête avec ses remords abstraits...
    La réalité n'est pas à condamner.
    Bisous admiratifs.

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    1. C'est quand même une expérience assez troublante, et j'avais besoin de la raconter.
      Je suis capable de me juger moi-même, mais c'est intéressant de confronter les points de vue de chacun. Dans mon cas, c'est vrai que ce ne sont pas vraiment des remords que j'éprouve, mais juste une interrogation : ai-je eu raison ? qui ne trouvera pas de réponse...
      Merci pour tes mots positifs. Je suis comme ça, une fille d'émotion et de ressentis.
      Bisous de gratitude
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  13. De deux choses lune comme me disait Prévert l'autre c'est le soleil. Soit ton comportement est à laisser sur l'erre de ton stationnement, soit faut s'arrêter plus loin, ouvrir le coffre et déballer le sac à voyages...
    Bon jour Sigmund ...
    Le subconscient ne faisant jamais d'arrêt,profite de ses envies de repos pour faire un peu de ménage. Je trouve que ton apparition n'est pas innocente, bien que n'ayant rien de commun avec les voies de Jehanne qui mènent droit au bûcher...Toi, c'est plus le coup de soeil du caravanier qui fait du mirage un vrai cauchemar. Avec sa gueule de mes tecks a t'as pas donné envie de la seoir in the car...quand on a le teint ictère et pas de pot dans l'instant, chercher ses papiers devient de la folie pure. Cette sorcière n'a pas causer ta fuite ma Céleste, non, elle a fait barrer une obsession qui s'était fait des projets de co-voiturage plus mal sein qu'une morsure de pépin.
    Vis ta vie, et roule ma Poule !

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    1. J'avoue que mon sixième sens compense un peu ma naïveté de petite fille qui ne suppose jamais le mal, en tous cas intellectuellement.
      Je suis restée très instinctive, charnelle et tactile, je hume, je circonspecte, d'aucun diraient que j'ai gardé une dose d'animalité.
      Va savoir, les animaux sentent bien l'orage, le séisme ou l'éclipse avant qu'ils arrivent, et on ne dit pas pour cela qu'ils sont fous...
      Allez, je roule, puisque tu m'indiques les rails.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  14. Je ne crois pas beaucoup au délit de « sale gueule ». Il y a des gens laids qu’on adore immédiatement, comme il y a des gens beaux avec lesquels on n’accrochera jamais et inversement. Je crois beaucoup, en revanche, à ce que l’on émet. Tout est une question de charge émotive. Lorsque la charge émotive, de celui qui émet, est trop lourde, pour celui qui la reçoit, il y a nécessairement rejet, ou déformation de l’intention. Ce n’est pas forcément que l’autre soit malintentionné, c’est tout simplement que l’intensité non verbale dont il leste ses propos, même anodins, sera perçue comme une agression.
    Imagine l’adagio du concerto pour clarinette (K.622) de Mozart dont chaque pulsation serait multipliée par 300 battements à la minute et le tempo totalement destructuré. Ce serait toujours du Mozart mais inaudible, parce qu’insoutenable à l’écoute. Ce que je veux dire par là, c’est que pour être entendu de l’autre, il faut régler sa fréquence sur la sienne. Simple question de réciprocité.

    Ce que tu as ressenti comme un danger potentiel, c’est sans doute le poids existentiel dont l’autre, inconsciemment, t’as fait porter le faix. Qui plus est à un moment de ta vie où tu n’as pas vraiment besoin de ça. Dans ce cas, la fuite n’est pas synonyme de lâcheté, c’est quasiment de l’instinct de survie. Tu as fait très exactement ce que chacun d'entre nous aurait fait dans les mêmes circonstances : tu t’es préservée et tu as eu raison.

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    1. Tu exposes là brillamment les théories de la synchronicité et de la loi de l'attraction.
      Les réglages de fréquence permettent de vibrer « sur la même longueur d'ondes » .
      Il est possible que dans un autre moment de ma vie, j'aurais moins (ou pas du tout) ressenti cette charge émotive lourde. L'exemple de Mozart est très « parlant « si j'ose dire.
      Merci beaucoup pour ce commentaire éclairant.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. J'aime bien cette idée, moi, de "charge émotive". Outre celle des personnes, celle aussi de leurs mots, qui sont une émanation directe et naturelle de leur personnalité. Vais creuser ça. Peut-être dans un billet à venir...

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    3. Absolument, ce n'est pas moi qui te contredirai... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  15. Ce qui m'étonne dans cette histoire n'est pas que tu aies fui, je trouve ça plutôt sain, c'est que tu aies réussi à dormir après la rencontre.
    On est vraiment tous différents.

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    1. En fait, comme je l'ai expliqué plus haut, d'un je ressentais vraiment le besoin de dormir, et de deux ce n'est vraiment qu'après ce cauchemar qui a duré à peine dix minutes que j'ai éprouvé la peur. je lui avais quand même dit oui, au départ.
      Mon comportement prouve bien que j'étais agitée de contradictions parce que dans un conflit entre la raison et l'irrationnel. Ça ne t'arrive jamais ? Sommes-nous vraiment si différentes ? ;-)

      ¸¸.•*¨*• ☆

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  16. Ce que je ne comprends pas, c'est qu'elle n'ait pas eu le temps de revenir vers toi le temps de ta sieste. Sa valise semblait tout près. Tu es partie alors qu'elle était à côté de ta voiture ou tu ne l'as pas vue quand tu es partie ?

    Sinon je ne prends jamais personne quand je transporte mon précieux (mon appareil photo), mais le reste du temps oui. Et j'écoute aussi mon instinct. :)

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    1. Alors pour être claire (pas facile dans cette nébuleuse histoire) je lui ai dit que j'en aurais pour vingt minutes, elle est donc partie vers le bâtiment où se trouvait soi-disant sa valise, qui était quand même à une centaine de mètres, en se disant qu'elle viendrait le moment venu. Sauf qu'elle a dû revenir pour ne plus me voir...Ou alors elle m'a vue partir de loin et elle m'a lancé une malédiction jusqu'à la treizième génération... ^^
      En tous cas, je comprends que ton précieux te soit précieux ! Tu fais de si belles photos avec !
      Gros bisous chère Sophie.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  17. Elle, inquiétante, allure sinistre, parole ordurière, politesse mielleuse (sournoise?)... Toi, fatigue intense, chagrin, souci, vulnérabilité... Ta peur et ta réaction me semblent tout ce qu'il y a de plus naturel...
    D'ailleurs, quelles que soient les circonstances, il paraît bien difficile d'être en phase avec autrui quand on n'est pas en phase avec soi-même...
    Bises rassurantes...

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    1. Certes, je suis d'accord avec le début de ton commentaire.
      Cependant je ne crois pas n'avoir pas été en phase avec moi même, au contraire, j'étais hyper connectée à mes ressentis, et sans doute complètement en phase avec mon tréfonds intérieur, au point de m'être sentie déconnectée de cette femme.
      Mais je comprends ce que tu veux dire, si tu veux exprimer par là que je traverse une période où je ne suis pas très bien, malmenée comme une coquille de noix...
      je prends tes bises rassurantes elles m'aident beaucoup.
      Bises reconnaissantes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Oui, malmenée, c'est ce que je voulais dire... Sinon tu as suivi ton intuition profonde, et ça, rien de plus sain!

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    3. Je l'avais ressenti à travers tes mots, cette énergie positive que tu dégages et qui m'attire en toi. :-D
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  18. Bonjour Célestine, à ta place, j'aurais réagi de la même façon. Je pense qu'au fond de nous, une petite voix nous dit... pars, pars! En tout cas pour ma part. Et c'est ce que j'aurais fait. Il se passe tellement de choses bizarres. Tu n'as pas à avoir honte.
    Merci pour ton billet et une fois de plus, j'aime beaucoup ton illustration.
    Doux après-midi et mes bisous ♥

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    1. La petite voix d' Higelin : « Pars, surtout ne te retourne pas...»
      Tu veux parler de ma bannière je pense, parce que l'illustation de mon billet est plutôt lugubre...
      Bisous et beaux rêves d'Eugénie
      ¸¸.•*¨*• ☆


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    2. Oui Célestine, je parle de ta bannière :-) Comme toutes les précédentes.
      Bisous ♥

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    3. Je plaisantais bien sûr, chère Denise, j'avais deviné que tu n'avais aucune propension pour les sorcières...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  19. Ah la la ! Fuir le Bonheur de peur qu'il ne se sauve ];-D

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    1. Une jolie chanson de Gainsbourg et Jane.
      Mais franchement, si tu crois que cette bonne femme avait la tête du bonheur...
      Tu as vraiment lu mon billet, chouchou ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Autrefois, les Princesses roulaient des pelles aux crapauds, et "TOC" un Prince charmant. Allez avoue belles châsses tu t'es dégonflée, si ça se trouve c'était la fée Bossalusine qui te mettait à l'épreuve ! ];-D

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    3. Ah oui c'est clair, je me suis dégonflée : tu ne crois tout de même pas que j'aurais dû lui rouler une pelle à cette sorcière ? j'aurais préféré un crapaud, à choisir...
      Muahaha !

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  20. C’est une vraie quadrature du cercle. La prendre ou laisser, là était la question !
    Si ton sentiment t’avait dit de partir sans, il fallait donc partir sans.
    En la laissant, tu gardais un regret
    En la prenant avec toi, tu risquais un remord
    Alors, oublie et ne regrette jamais rien de ce que tu fais. Parole de scout qui a eu à pâtir un jour d’avoir pris un autostoppeur fou.
    En t’écrivant, je venais de lire, un petit texte de saint Exupéry, de son roman : pilote de guerre :
    « Il est absurde de le compromettre pour des travaux aussi grossiers. C’est comme si l’on brûlait des diamants pour cuire une pomme » A méditer!
    Alors prendre des risques non mesurés… ?!
    Bisous la céleste

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    1. Brûler des diamants déjà faut se lever tôt.
      En parlant de pomme, je me serais presque attendu à ce qu'elle m'en tende une, cette lugubre femme...
      mais empoisonnée, tu vois le toutim...
      Tu nous raconteras un jour ton autostoppeur fou ?
      En revanche, il y a des êtres qui nous inspire confiance au premier regard...va comprendre l'alchimie des relations humaines...
      Bisous mon poète
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Oui, un jour, je te raconterai l'histoire de cet auto-stoppeur qui ne voulait plus descendre de voiture. ^^

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    3. Oh la la tu as dû te demander quelle araignée venimeuse l'avait piqué !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  21. Ton histoire me rappelle celle que j'avais racontée sur mon blog il y a quelques temps, cette femme et son chien. Mais contrairement à toi, je n'étais pas toute seule, les circonstances n'étaient pas les mêmes. Et je pense que si je m'étais trouvée à ta place, cette fois-ci, j'aurais fait tout comme toi, j'aurais pris mes jambes à mon cou ! enfin, façon de parler... :-)
    Bel après-midi à toi, Célestine. Bisous.

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    1. Oui je me souviens très bien de ton billet.
      Mais rappelle-toi ce que je t'avais dit: « tu as bien fait d'écouter ton coeur »
      Ton coeur te disait que tu pouvais y aller, donner à boire à son chien. Elle n'avait pas un comportement étrange, elle ne disait pas de gros mots, elle avait juste besoin de donner à boire à son chien.
      Moi mon coeur m'a dit de me sauver en courant...tu vois la différence ? ;-)
      Ça me fait penser qu'à l'occasion de ce billet je faisais référence au dernier livre de Michel Serres, "condensé d'optimisme" et que je ne t'avais pas donné le titre:
      « Darwin, Bonaparte et le Samaritain, une philosophie de l'histoire, 250 pages, aux Éditions Le Pommier.»
      Bises et belle fin de journée Françoise
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. J'ai pris note du titre du livre, Célestine. Merci. :-)
      Belle fin de journée à toi.

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    3. Même si on veut lutter contre cette attitude, ce fameux délit de facies, on est inconsciemment mis sur nos gardes, notre générosité, notre empathie naturelle, partent au galop sans demander leur restes….
      Je comprends ta réaction, j’aurais fait de même, et je m’interrogerais sur ce comportement qui n’est pas conforme mes principes.
      Le réflexe du délit de fuite a peut-être été salvateur, mais on ne saura jamais, et c’est ce qui est déconcertant.

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    4. Tu as exactement compris: ce n'était pas conforme à mes principes.
      c'est ce qui m'a interloquée.
      Bisous ma chère jak
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  22. Je n'irai pas par quatre chemins (pas plus que toi)
    Tu as bien fait et je défie quiconque de prouver le contraire !
    Ton choix est le bon car il est tien.
    J'ai aimé ta description, savoureuse, de ce membre de la famille Addams (en moins bien, elle, pas ta description :-) ).
    Et l'idée m'est venue que, peut-être (va savoir, qui sait, etc), ma vie a fourni une occasion à un blogueur, une blogueuse, de croquer mon portrait dans un billet, dont j'ignore tout, perdu dans la blogosphère.
    J'espère, tout de même, y être plus à mon avantage (je suis assez optimiste sur ce point :-)) et, surtout, que ce portrait soit dressé avec un talent identique à celui de cette page.
    Je pardonne presque tout au talent.
    Bisous.

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    1. J'aime beaucoup cette idée que quelqu'un a peut-être raconté sa rencontre avec l'un de nous...quelque part sur la blogosphère.
      Cela me rappelle qu'un blogueur de ma connaissance s'est un jour retrouvé en lisant une histoire racontée par une autre blogueuse. C'était son histoire, c'est incroyable, n'est-ce pas...c'était de lui qu'elle parlait.
      Tes compliments sur mon talent me touchent beaucoup.
      Merci

      Bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  23. Il y a un mot : « intuition », qui se rattache souvent à « instinct de conservation » et à « sage résolution ». En l’occurrence, tu n’as pas jugé cette femme d’après son apparence pour lui nuire ou lui porter préjudice. Tu as écouté ce que ton instinct (et ses milles réseaux de connections au réel, testés et approuvés au fil du temps) te dictait. Dès lors, tu n'as fait que suivre la juste voie…

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    1. Intuition...intime conviction...instinct de survie...
      Il y en a des mots sur lesquels s'appuyer pour expliquer ma réaction.
      Et effectivement rien ne peut être prouvé, on suit juste sa voie.
      Merci dad
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  24. J'aurais fait comme toi....Pris la tangente. En plus je n'aurais pas dormi, je serais parti direct....

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    1. Ah wouééé quand même ? Sans aucun questionnement existentiel ou humaniste ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  25. Je n'embarque qu'exceptionnellement des autostoppeurs et j'ai de moins en moins mauvaise conscience parce qu'on en rencontre de plus en plus rarement.

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    1. Tu as raison, il y en a bien moins qu'avant.
      Blablacar a mis un coup d'arrêt un peu définitif à l'auto-stop.
      J'aimais bien la chanson de Maxime le Forestier, dans les années soixante-dix.
      Bisous mon Boss
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  26. Intéressant !
    Je me demande ce que j'aurais fait en pareille circonstance.
    Je me mets de plus en plus à l'écoute de mes signaux intérieurs, de cette petite alarme qui disent "y' a un loup"...
    Douce soirée

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    1. Les signaux intérieurs nous protègent sans doute bien plus qu'on ne le pense...
      Tu as raison, c'est comme une alarme.
      Quand on ne les entend pas, c'est notre coeur qui commence à somatiser, si on ne les écoute encore pas, on déclenche une maladie...
      Douces pensées, la soirée fut douce merci.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  27. En fait,ce farfadet était peut-être à la recherche de sa "cage",justement pour se protéger de ces probables ondes néfastes qui l'affectaient?Je ne sais pas comment j'aurai réagi à ta place?
    Il m'est presque arrivé la même aventure ! mais à l'envers!Je m'explique: c'est moi qui étais le" farfadet",mais en mieux! enfin je pense?habillé normal,propos cohérent,pas d'état "second",pas alcoolisé non plus,bref normal quoi!Simplement en panne de voiture à l'autre bout de la ville.Bon,ok il faisait nuit,et re ok nous étions deux ,ce qui n'arrangea rien à l'affaire.Demandant de l'aide aux "voitures" qui passaient,un automobiliste nous propose son aide.Je lui propose 50 francs (c'était à l'époque) pour nous rapprocher de notre voiture,il nous dit:"ok montez derrière" je vous dépose.
    Au moment ou nous allions ouvrir les portes arrières,prit d'une peur soudaine,notre "sauveur" démarra en trombe,nous laissant planter là. Ouf,l'honneur était sauf,comme un auvergnat,j'avais gardé mon billet!

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    1. C'est intéressant d'avoir l'autre point de vue, Xoulec.
      Ainsi donc, quelque chose dans le subconscient de votre "sauveur" s'est déclenché qui lui a fait peur.
      mais quoi ? Il ne le saura jamais, et toi non plus.
      Si ça se trouve, ma dame en gris a écrit un billet pour raconter comment une vilaine automobiliste lui avait fait faux bond. On est toujours l'épouvantail de quelqu'un en somme.
      Et je n'ai pas trouvé de chanson sur le sujet...
      Bisous nocturnes, cher commentateur de la nuit
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Je crois que sur le vif,il était prêt à rendre service .Mais justement, en l'espace de la moitié d'une demi seconde ,il a réalisé que ce n'était peut-être pas une très bonne idée.J'étais pourtant convaincant,et pour"appuyer" ma demande, je proposais un dédommagement(c'était peut_être de trop). Pourtant,nous étions dans une sacrée galère.
      un peu d'aide aurait été la bienvenue.Je ne lui en veux pas,les apparences ne jouaient pas en notre faveur.La nuit était bien entamée,nous étions deux hommes,
      pas "tibulaires" mais presque!non je rigole! les rues désertes n'avaient rien de très rassurant.Je ne savais pas, cette nuit-là,que cela me ferait un histoire à te raconter.

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    3. Nous avons les deux points de vue...
      Ainsi tout se joue souvent dans ce laps de temps de "la moitié une demi seconde"...où l'on bascule dans la peur, dans l'irrationnel...
      merci pour toutes ces précisions, xoulec
      Bises du soir
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. douce nuit à toi, Célestine

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  28. C'est pas prudent, une belle femme toute seule sur une autoroute y a bien trop de prédateurs !
    Pas de garde du corps ? :)

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  29. Je crois que j'aurais fait comme toi, la nuit rend la moindre chose étrange, victime de son physique, je n'aime pas l'idée des bagages ailleurs, elle allait peut être revenir avec un homme pour te dépouiller.

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    1. Ce n'était pas la nuit, je crois que je n'aurais même pas descendu ma vitre.
      C'était en pleine journée, il y avait d'autres gens pas loin, et déjà elle avait quelque chose d'inquiétant...
      Mais j'avoue que l'idée qu'elle ait un complice m'a effleurée.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  30. Surtout, à mon avis, ne pas se poser de questions. Et là je suis très sérieux. Très sérieux. Toujours à mon avis. Kisses my dear Miss W. ATTB.

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    1. J'aime bien quand tu es sérieux : c'est rassurant comme une épaule sur laquelle on s'appuie.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  31. Je me demandais justement : "Pourquoi blogueuse invertébrée ?"
    et puis la réponse vient à la fin : "ancestral et reptilien". ;-)

    Bon, je déconne, comme toujours ! Sur les passagers qu'on prend en stop, il y a ceci qui est assez dissuasif aussi :

    http://www.deezer.com/track/13802357?utm_source=deezer&utm_content=track-13802357&utm_term=6127104_1481192854&utm_medium=web

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    1. Un tsunami de patchouli... c'est chouette ça !
      Non sans blague, tu déconnes ?
      En tous cas merci pour la découverte. Très drôle la chanson ...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  32. J'aurais sûrement fait comme toi et je ne sais même pas si j'aurais ouvert ma fenêtre ! Allez si quand même mais j’aurais été dormir au parking suivant :)

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    1. On a souvent des comportements inexplicables, du moins du point de vue de la raison...
      j'ai pensé que je ne tiendrais pas jusqu'au parking suivant...mais si ça se trouve j'aurais tenu...
      Bisous mammilou
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  33. comment ça , tu as laissé en plan la Befana?
    Qui sait ce n'était peut-être pas elle!

    Je t'envoie tout plein de bisous.

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    1. Chère poétesse j'aime te retrouver^^
      La Befana, c'est vrai je n'y ai pas songé mais maintenant que tu en parles... ;-)
      Bisous amusés
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. J'aurais fait comme toi!
      je suis souvent mon instinct...
      bisous

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    3. Je n'en doute pas chère Cathy
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  34. Je ne savais pas pour ton papa , je pense bien à toi, peut être est il en grande discussion avec le mien , qui sait et leurs villages étaient peut être voisins.
    Je serais partie avant la sieste....pour info.

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    1. C'était le 9 septembre...
      J'avais écrit ce billet ...
      et celu-là .
      Bisous ma bulle
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Très jolis tes billets et le doux regard de ton papa. Moi cela fait presque un an et demi , pas un jour ne passe sans que je ne pense à lui. Parfois, je sens bien qu'il n'est pas loin. Il me manque toujours beaucoup, je ris des reactions qu'il aurait face à certaines situations. Le mien je l'ai découvert bien tard , la relation a été tardive mais rien que ça c'était formidable. Courage . Et puis , c'est la vie qui va.

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    3. Merci chère bulle.
      Merci pour tes mots qui m'aident beaucoup.
      Il y a des moments où c'est plus dur que d'autres...
      Même si je sais que le chagrin s'estompera; il est encore bien présent.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  35. Tu as fait ce que ton instinct t'a recommandé.

    On ne peut pas toujours être la gentille femme compatissante.

    Bises Madame la Fée.. (Mais oui, tu es une féee pour toujours :-) )

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    1. Merci Suzame^^
      Tu es adorable.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  36. Je suis moi-même en "proie" à ce genre d'angoisse. Imagination débordante ou signe du destin? Va savoir...En attendant, souvent, mieux vaut changer de trottoir et tant mieux si l'on se trompe.
    Bisous

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    1. Je sui sur la même longueur d'ondes que toi, chère luciole.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.