samedi 10 décembre 2016

Coquin de Sor

Sous-titre : J'aurais pas dû écouter Sor, c'est malin.









Dis-moi, est-ce que tu pleures ? 

Dis-moi si tu laisses parfois les larmes,  ces perles d’eau douces ou amères,  dévaler tes joues en cascade, creuser comme qui rigole des rigoles de tes yeux à ta bouche qui s’entrouvre, accueillant du bout de la langue le sel de ton chagrin, ta joie ou ton émerveillement. Je ne pleure pas que de tristesse.
Mais quand la boue recouvre l’herbe, et puis l’injustice, et la folie, et toutes ces déraisons humaines où s’engouffre le mal comme un vent froid de tombe dans un tunnel... Ah, oui, faire péter la bonde, lâcher le barrage des conventions et des murs de pierres sèches dont on se barricade le cœur, les dénis, les forfanteries stupides, blindés dans le blockhaus de notre orgueil...comme si on était des super-héros...

T'es pas retourné, labouré jusqu’au tréfonds parfois, par les embûches de la vie qui t'ébahissent ? Quand tu entends une musique qui te déchire de l'intérieur, comme moi, ce soir. Ce putain de Sor me transperce. Mon père aimait Devos. Devos aimait Sor. Et moi j'aimais mon père.

Faut faire sortir le jus noir des rancunes, des peines, des désespoirs, des émotions. Sinon, jamais exprimées, ça te pourrit le corps de l’intérieur et ça ressort un jour en verrue, en furoncle, en abcès qu’on doit crever ou pire encore. 
Les larmes, c'est la douche de ton âme quand tout te sort par les yeux. C'est frais, c'est sauvage comme une averse de printemps. Tu sors de l'oeuf. En acceptant de montrer tes failles, ton humanité nue, sans fausse pudeur, tu te colmates. Pizzicato sur le violon du coeur.
Mais peut-être es-tu de ceux qui pensent que c’est faiblesse, enfantillage, aveu d’abandon misérable, lâcheté, dégradation de l’esprit... ou mode d'expression des crocodiles.
Si j'ai le choix des larmes, j'hésite pas.
Dis-moi que tu pleures aussi, quand t'as un trou béant devant toi.
Quand je suis triste, j'ai envie de consoler quelqu'un. 


Musique: études de Sor, Narciso Yepes.

139 commentaires:

  1. Laisse couler les larmes, ma Célestine, elles nettoyant, elles apaisent, les larmes calment. Elles nous prennent par surprise, au détour d'une musique, d'une photo, d'une voix, d'une pensée mais elles sont cathartiques.... Pleure ma Céleste, puis quand le torrent s'assèche, le soleil luit à nouveau dans tes yeux couleur de ciel. Je t'embrasse....

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    1. Je laisse couler...oui elles m'ont prise par surprise ce soir, trop de tensions accumulées, et puis d'un coup, ça lâche et ça fait du bien. D'un coup j'ai entendu dans mes oreilles la voix de mon père et je me suis mise à avoir dix ans, là-bas, dans la ville de mon enfance...
      J'en ai marre parfois qu'on dise que je suis forte.
      merci ma douce.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. je connais ce qualificatif ...oh! toi tu es forte...vite dit la réalité est un combat rien d'autre et nous ne sommes pas toujours forts..heureuse de te retrouver Celestine mais comme tu es sérieuse et moi si peu...merci de m'accepter telle que je suis..

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  2. Les hommes ne pleurent pas !
    Dehors, parce que dedans...
    Mon épouse avait une collègue dont le mari était prof de guitare. C'est lui qui m'a fait découvrir Fernando Sor. Quel bonheur, finalement, d'avoir une épouse !

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    1. C'est beau, un homme qui pleure, pourtant.
      Mais c'est bien aussi quand tu me fais sourire. Et là, tu me fais sourire à travers mes larmes.
      Quel bonheur d'avoir un boss qui a le bonheur d'avoir une épouse qui connait un ami prof de guitare qui connaît Sor !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  3. Quand dans ton profond silence, tu sens déborder ton ciel de pluie de larmes, tu prends un seau d’espoir et tu remues ton tumulte intérieur pour qu’il éclate comme un fleuve qui s’évacue vers la mer dans un profond désir de vivre et de régénérer ton profond être. Bisous

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    1. Un profond désir de vivre, oh oui...il revient tout doucement, maintenant que j'ai lâché les grandes eaux de Versailles...
      On est toujours seul, dans ces moments-là, mais c'est mieux.
      Les amis ne sont ni des mouchoirs, ni des éponges.
      Ils attendent simplement la décrue en disant de bons mots. Voilà pourquoi ils sont précieux...
      Bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  4. pourquoi presque toutes les chansons nous intiment de ne pas pleurer?
    "pleurer ça sert à rien,laisse un peu dormir ta peine dans un coin"
    Oui mais ,quand il n'y a pas assez de coins? on fait moins de confitures,comme dirait ma mémé!
    Les larmes font poser beaucoup de questions:"pourquoi tu pleures?" tout le monde l'a entendu,et dit.
    Pourquoi les femmes pleurent-elles plus que les hommes?
    Les larmes sont-elles différentes chez un homme?
    Les causes ne sont-elles pas les mêmes?
    Pourtant,quelques fois,cela fait du bien!je n'ai pas honte de le dire.et comme disait ma maman,un moment de honte est bien vite passé!
    Les larmes permettant d'évacuer le "stress" d'une émotion trop forte,elles sont donc indispensables.Il y a surement une explication beaucoup plus scientifique ,que je n'ai pas.
    Il n’empêche qu'il y a quantité de belles chansons sur le sujet:
    Victor lazlo pleurer des rivières (déjà évoquée)
    les pleurs de jane Birkin je suis venu te dire que je m'en vais S Gainsbourg
    et aussi celle-ci:una lacrima sul viso - bobby solo. que j'écoute en écrivant!
    https://www.youtube.com/watch?v=md6t8An26QI
    tu m'as fait découvrir ce"coquin" de SOR.Et il n'est point mauvais...
    Je t'embrasse,douce nuit à toi.

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    1. Un très joli florilège...
      Pourquoi nous intime-t-on de ne pas pleurer ? Sans doute parce que l'on croit que ça nous évitera la peine.
      Alors que les larmes font tellement de bien et l'adoucissent tellement, cette peine...
      Tant pis pour l'explication scientifique, écoutons la musique, ça vaut tous les anti-dépresseurs du monde.
      Bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Ça y est !j'ai une explication "scientifique" de mon cru.Après documentation et analyse non moins scientifique quant à la similarité des larmes entre hommes et femmes? Il n'y a pas de différence!Ce sont les mêmes! Mêmes formule chimique:1% d'eau,99% de sentiments...
      Cette chanson de D guichard:"faut pas pleurer comme ça"a souvent adouci ma peine.
      https://www.youtube.com/watch?v=DvnC2cQvr
      Mais il fut deux fois dans ma vie que les larmes ne furent pas de chagrin,ni de crocodile.C'était des larmes extirpées par une douleur physique extrême.
      Elles coulaient sans me faire de bien,enfin je crois! Douloureux souvenirs.
      Tu as raison,mon "explication scientifique" n’empêche pas d'écouter la musique...
      bises musicales

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    3. Merci pour ton explication scientifique, xoulec.
      Je compatis à la douleur quand elle est physique, les larmes ne sont pas très efficaces.
      Pour le pourcentage, surtout, c'est exactement ça !
      Bies nocturnes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  5. Ton texte est poignant...
    je pleure encore à mon âge. Qi l'aurait cru ? Moi le "dur à cuire" je fonds dans les larmes brûlante au point où je ne peux plus ouvrir les yeux.
    La plupart du temps, je me déverse dans l'impuissance, la calamité insupportable, l'inefficience de ma volonté couarde... Parfois, c'est le passé qui se joue de moi avec ses fantômes qui font irruption à l'improviste. Plus rarement, l'émotion d'une musique, d'un film me chavirent...
    Je ressens les larmes non comme une délivrance mais comme une punition : celle de me jouer des sentiments, de l'émotion. J'ai tellement beau me défendre de ne plus être un homme que les larmes m'inondent...
    Je lutte encore contre ces flots impromptus. Je ne les accepte pas, je les subis ; alors il me garde de m'afficher le visage ruisselant. Je choisis la solitude, l'absence d'un être compatissant embarrassé par mes effusions émotionnelles...
    Je me cache donc aux yeux de tous, jusqu'à mes propres yeux... Ils se venge bien, impitoyables...
    Aveu de faiblesse.
    Bisous tendres

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    1. Non, ce n'est pas une faiblesse. J'en suis certaine, maintenant, cette pensée vient d'un formatage : cacher ses émotions, ne pas pleurer, ne pas montrer ses failles, ne pas exploser de joie, savoir se tenir, être "fort"...mais pourquoi s'ingénie-t-on à nier ce qui fait notre humanité ?
      me défendre de ne plus être un homme tu es certain de ça ?
      Un homme, ça rit, ça pleure, ça éprouve des choses, et dans un monde robotisé, c'est la seule chose qui nous distingue encore (mais pour combien de temps ? ) de la machine ...
      Bisous

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  6. Tes yeux, couleur d'eau claire, déborde d'émotions, de toutes les émotions et c'est une chance de pouvoir exprimer, extérioriser ses émotions. Les larmes lavent les yeux, c'est pourquoi tu les as si étincelants.

    Sor, c'est magnifique, mais aussi Villa-Lobos, Aranjuez, Manuel de Falla, Albeniz, Tarrega et les autres....
    Devos: il lui eut été plus difficile de jongler avec le nom de ces autres compositeurs...
    OK, je Sor ;-)
    Un petit Albeniz par Andres Ségovia peut-être, juste pour que les idées s'envolent?
    https://www.youtube.com/watch?v=lCeebWgjrrU
    Baci sugli occhi

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    1. Ah oui, quelle beauté ! quelle élégance dans le jeu, j'aime beaucoup.
      Bizarrement ce matin, je peux écouter sans chagrin. La vague est passée. Je l'ai accueillie.
      je t'écris tantôt, j'ai des choses à te dire.
      Ti bacio forte
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  7. C'est dur, hein, de perdre quelqu'un qu'on aime...
    Sur ces choses là, je ne sais ni commenter ni tartiner.

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    1. Personne ne te le demande, cher Goût.
      Quelques mots sincères (à défaut d'un sourire ou d'un regard, difficile par écrit) valent mieux qu'un long discours creux comme le sont ceux de nos politocards, souvent. ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  8. Je suis en mesure, les yeux dans les yeux, de répondre oui. Oui je l'ai toujours fait, et même, je l'ai fait avec plaisir. Bises et merci pour ce joli Sor(tilège de notre chère guitare). Bises et accords mineurs, plus larmigènes. ATTB Miss W.

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    1. Sor-tilège...j'aime !
      Pour ta réponse, le contraire m'eut fortement étonnée. Jamais vu un musicien qui ne pleure pas. C'est incompatible.
      Kisses
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  9. Magnifique, poignant Célestine. Merci.

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    1. Merci à toi, belle orchidée
      Bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  10. ce n'est pas facile, de pleurer... ça demande un abandon auquel j'ai du mal à parvenir, les pleurs m'étaient interdits, enfant, et l'HDMV ne les supportait pas non plus

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    1. Renaître, c'est travailler sur ses anciennes peurs, ses formatages, ses interdits...
      C'est possible.
      Je te le souhaite de tout coeur, comme une libération.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  11. j'ai mis un comm', il a disparu, ça doit être un signe du ciel, je m'y livrais un peu trop ;-)

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    1. Il a ( ou il est) réapparu, Blogspot me joue des tours pendables en ce moment...
      Oui réapparaître se conjugue avec être ou avoir au choix, étonnant non ?
      Bisous ma chère Adrienne, merci de t'être livrée un peu.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Abin tu vois j'ai appris un truc ! C'est gentil d'être venue !... ;o)))

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    3. Tu veux dire que c'est gentil d'avoir réapparu ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  12. Jdissa, grave pour une fois. Profitez-en, pasque ce sera pas tous les jours !dimanche, 11 décembre, 2016

    Oui, je pleure...
    Enfant issu de familles venues du dix-neuvième siècle, de parents ayant traversé la guerre, on se devait de rester digne et pleurer était signe de faiblesse.
    Alors je n'ai jamais pleuré. Même quand sa vie a rappelé ma mère un peu tôt, bien trop tôt pour moi qui n'étais qu'un enfant, quelque soit l'âge.
    Je n'ai jamais pleuré.
    C'est, connue il y a peu, une amie aux coeur et aux yeux d'enfant qui me l'a permis. Elle a accueilli mes larmes avec tendresse et bienveillance, m'autorisant, disant que les pleurs lavaient l'âme.
    Avec elle j'ai appris...
    J'ai appris combien les larmes s'en allait me chercher au fond de l'âme, nu et sans armes, fragile comme au premier jour, me rappelant l'enfant que je suis toujours. Mais c'est ainsi qu'au contact de l'émotion pure on parvient à la digérer pour continuer sur notre chemin. Plus au fait de nos fragilités. Plus stables sur nos fondations pourtant toujours improbables. Digne et debout.
    A cette amie, je dois beaucoup.
    Qu'ici elle soit remerciée !...

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    1. Au contact de l'émotion pure...comment tu parles bien de moi ! ;-)
      Je compatis à ton histoire, perdre sa maman quand on n'a pas l'âge de ça, laisse des traces dures à ravoir au lavage... C'est pourquoi pleurer aide...parce que l'eau des yeux est pure et non calcaire.
      D'ailleurs le PH des larmes est juste parfait.
      Et s'il y a un chimiste qui trouve à redire à ma phrase, je lui ferais dire que c'est juste de la poésie.Ben quoi, oui, il y a de la poésie dans la chimie...
      Bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Pleurer et humain, instinctif, il ne faut jamais réprimer n enfant qi pleurer, on ne pleure pas par manque de caractère, ou par faiblesse, on pleure parce qu'il y a une RAISDON qui n'a pas à être jugée de PERSONNE ...

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    3. Bien sûr Virginie. Et tu dis ça avec passion (je le sens aux majuscules)
      Tu as raison, personne ne peut juger les sentiments, parce qu'un sentiment ne se juge pas.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  13. Jdissa, faut pas charrier !dimanche, 11 décembre, 2016

    Ouais ben attend, pleurez pas, quand même !

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    1. On pleure si on veut, nanmeo...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  14. Jdissa. 'tain, çuilà quand y s'y met, y'a plus moyen d'l'arrêter !dimanche, 11 décembre, 2016

    Didon, maîkresse, dans ce texte je crois relever une erreur de temps.
    En effet, tu écris "J'aimais on père."...

    ...'fin moi... Jdirien !... <3

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    1. Ben oui, j'aimais mon père, le passé n'est pas le contraire du présent.
      A présent j'aime le souvenir, l'image et la joie de penser qu'il ne souffre plus.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  15. "Les larmes de la veuve descendent sur la joue de Dieu", belle image du bienfait des larmes utilisée par Ben Sirac le sage

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    1. Je ne connaissais pas ce "sage" là, mais l'extrait que j'ai trouvé de lui en cherchant sur internet ne m'a pas trop convaincue...
      « Heureux l'homme qui a une bonne épouse: sa vie sera deux fois plus belle. La femme courageuse fait la joie de son mari il possédera le bonheur tout au long de sa vie. Une femme de valeur, voilà le bon parti, la part que le Seigneur donne à ceux qui le servent riches ou pauvres, ils ont le coeur joyeux, en toute circonstance leur visage est souriant. La grâce de la femme enchante son mari, et ses talents lui donnent le bien-être. Une femme qui sait se taire est un don du Seigneur. Rien ne vaut une femme préparée à sa tâche. C'est un don merveilleux qu'une femme discrète. Une âme qui se maîtrise est un trésor sans prix. Un lever du soleil sur les montagnes du Seigneur: ainsi, la beauté d'une épouse parfaite est la lumière de sa maison. »
      Ouh la la .. ma fibre féministe a fait des bonds.
      Après ça, je comprends qu'il ne leur reste que les yeux pour pleurer, aux veuves...mais de soulagement ? :-)
      Désolée d'être un peu iconoclaste, ce n'est pas par mauvaise volonté, et je veux bien croire qu'il a sans doute écrit des choses beaucoup plus sages pour que tu le cites.
      Personnellement je n'en ferai pas un modèle. je préfère quand tu cites Ho’oponopono.
      Bisous belle rousse, sans rancune
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Oui, mais là il étale ses interrogations mes ta physique de mec parce qu'une femme ne peut pas le faire pour lui. Faudrait aussi savoir ce qu'en pense Madame Ben Sirac.
      Peut-être dit-elle, sans être désavouée par son mari: "Heureuse la femme qui a un homme valeureux qui sait reconnaître les mérites des femmes.... "
      Bon, j'avoue que c'est peut-être, mais on peut rêver, non.

      En attendant, heureux les blogueurs qui ont une taulière comme toi...
      Ti bacio

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    3. Je ne te répondrai pas à la Zazie mets ta physique mon c...
      Mais je connais trop ce langage qui rabaisse la femme depuis des millénaires au rang de faire-valoir de l'homme, bout de côte d'adam ou repos du guerrier, sois belle et tais-toi...
      Je ne me laisse plus prendre à essayer d'excuser.
      Gentille mais pas discrète, le rôle de potiche ne me va pas.
      baci
      caro
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. Tu n'avais pas remarqué que j'ai un certain goût pour la provoc... :-D
      Remis dans le contexte de 12 siècles avant que les femmes aient un âme reconnue, le Ben Sirac était vachement progressiste. Pour certains de ses contemporains (des nôtres aussi hélas), elles n'avaient même pas encore la valeur du bétail. S'il n'avait pas encore tout compris, il a peut-être donné un pied occulte dans l'ignorance d'alors...
      Ti bacio

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    5. Pour la provoc, je suis d'accord: tu es le roi.
      Mais même au second degré, je n'aime pas lire: "une femme qui sait se taire est un don du seigneur" et autres choses du même genre.
      Voila voila... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆


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    6. Disons que cette "sagesse" est dépassée et qu'il y aurait avantage à se tourner du côté de Gandhi...
      Mais, c'était il y a 22 siècles. Si la conscience humaine n'avait pas évolué depuis, ce serait assez désastreux.
      "conscience humaine" ne veut pas dire de tous les humains. Les intégrismes de tous poils sont même de plus en plus fous et rétrogrades...
      C'est pas encore fini de récurer les écuries d'Augias :-(
      Molto baci

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    7. C'est pourquoi j'essaie de me battre à ma manière en ne laissant pas m'effleurer des idées qui me choquent ou ne me respectent pas en tant que femme. Oui, la lutte est éternelle et ne finira jamais. Mais quand on se sent soutenu cela va mieux.
      Baci ¸¸.•*¨*• ☆

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  16. Je te l'ai dit cent fois, je ne pleure pas, j'aimerais parfois, mais non je ne pleure pas. Aux garçons de ma génération on disait : "un homme ça ne pleure pas, laisse ça aux filles" C'est peut-être pour ça qu'elles pleurent beaucoup ?

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    1. Je te l'ai dit cent fois : tu ne sais pas de quoi tu te prives...
      Mais tu me diras que tu ne le fais pas exprès...
      Ben si, un homme ça pleure.
      Et même, c'est beau quand ça pleure.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  17. Oui je pleure. Je ne me l'interdis pas. Parfois je me vautre (et c'est pas bien) dans une vague de "rien n'ira jamais mieux, et ceci se déglinguera, et ceci disparaîtra, et moi je....". Quand ça vient je ne lutte pas, faut que ça sorte même si je sais que c'est une volupté sordide et malsaine, mais c'est que ça doit sortir.

    D'autre fois je pleure encore en pensant à ma mère, ou mon père, oui. Ils me manquent. Je réalise que des instants anodins avec eux étaient précieux et porteurs de richesse, et je ne peux les revivre avec eux. Pleurer permet de prendre conscience sans retenue.

    Et oui, je pleure de joie, bien entendu... Heureusement!

    Baci sorellita!

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    1. Pleurer de joie...c'est ce que je préfère, pleurer de rire dans une bonne soirée entre copains...où l'on se tape de bons fous-rires, de ceux qui prolongent la vie...
      mais voilà, pour ça, il faut savoir aussi se lâcher quand on pleure de peine.
      Et tu as raison, il y a une sorte de plaisir à se laisser submerger, comme s'il nous était nécessaire d'atteindre le fond pour pouvoir donner l'impulsion salutaire qui permette de remonter à la surface.
      Baci sorellita
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. S'en priver est s'interdire le mieux-être, et même le bien-être. Le manque, le cruel manque... ne s'apaise qu'avec la quantité de larmes "nécessaires" à un soulagement, répéter l'opération autant de fois qu'il le faudra...

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    3. C'est une ordonnance que je respecterai à la lettre, car elle est dictée par le coeur.
      ♥︎

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  18. L'autre nuit, je me suis réveillée en pleurs. Un truc de boulot ( c'est con ça fait 2 mois que je ne bosse plus, et je ne vais pas rebosser avant un bout de temps).

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    1. Ah oui, ça, ça m'est arrivé dans ma (longue) carrière...le rêve est tellement réel, à ce moment-là...
      Bizarrement, je n'ai plus rêvé d'école depuis un an et demi...
      Bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  19. Quand on a touché le fond sans périr
    On ne peut que remonter
    c'est de là que me vient ma devise
    Quand rien n'est possible, tout devient possible

    L'avenir s'ouvre radieux sur chaque minute du présent
    Là je m'exprime en épingles sans crainte

    Bisous à ma chère amie Céleste
    Les larmes ont du bon : elles nous nettoient le coeur des agressions
    qui tentaient de le percer

    Joie du matin, joie pour la vie

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    1. J'aime beaucoup ta devise, cher Petrus.
      Elle met en perspective les épreuves de la vie...
      Bises, la joie revient, peu à peu.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  20. Les larmes ont cette particularité peu commune d'exprimer des émotions qui peuvent être totalement opposées. On peut pleurer de joie ou de chagrin, dans la douceur ou dans le malheur, dans la gratitude ou la colère. On peut même pleurer de rire !

    Je me demande si je n'ai pas plus souvent pleuré de joie que de tristesse… Et d'ailleurs, la tristesse n'est-elle pas consécutive à la joie lorsque celle-ci devient irrémédiablement perdue ? N'est-ce pas la célébration de tous les bonheurs vécus, ou entrevus ?

    D'une certaine façon je pourrais dire que j'aime pleurer. Ce jaillissement spontané d'émotion, vague douce-amère, a quelque chose d'incroyablement vivant ! Pleurer c'est être vivant. Parfois douloureusement, certes...

    D'ailleurs, j'y songe : je ne pleure plus beaucoup depuis quelques années.

    Bises sur tes larmes

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    1. Dois-je comprendre que depuis quelques années, tu ne te sens plus aussi vivant que tu le souhaiterais ?
      Etre vivant, c'est accepter les déconvenues, les embûches, les épreuves, les chagrins.
      Etre vivant, c'est se protéger, mais pas s'emmurer.
      Et s'inquiéter pour un ami qui s'emmure, c'est lui communiquer un peu de cette si précieuse vie.
      Bises salées
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Non non, je constate simplement que je ne pleure plus que rarement. Et que, peut-être, cela indique que ma vie est moins parcourue d'émotions qu'à une certaine époque.

      Faut-il pleurer, faut-il en rire ? Je n'ai pas le coeur à le dire… ;)

      S'emmurer ? Voila bien un comportement qui m'est étranger. Tout au plus m'arrive t-il d'apprécier la solitude quand des tourments me traversent. Mais j'apprécie trop le dialogue et le partage pour rester trop longtemps isolé. Les portes et les fenêtres restent ouvertes :)

      Bises par la fenêtre

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    3. S'emmurer était un mot un peu fort, n'oublie pas que j'ai souvent tendance à exacerber mes sentiments et mes ressentis. Merci d'avoir rouvert ta fenêtre, et de citer Aragon en prime.
      Je suis désolée de n'avoir su bien interpréter ton silence.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    4. Désolée ? Mais comment aurais-tu pu interpréter un silence ? Le silence, à proprement parler (si je puis dire…), n'exprime rien. Dès lors comment interpréter ce rien :)

      Tu as fait comme tu l'as senti et c'est bien le mieux que tu pouvais faire. Je t'en remercie.

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    5. Disons que j'ai fait des suppositions (malgré les accords toltèques qui le déconseillent fortement)
      Merci de les avoir dissipées.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  21. Oh oui, je pleure ! Pas avec la même intensité chaque fois, heureusement. Il m'est arrivé d'attendre d'être seule, de me mettre sous la douche et de hurler ma douleur, mes larmes se mélangeant à l'eau chaude qui ruisselait sur moi. Dans ces moments de grandes souffrances, je n'aime pas avoir de la compagnie, le chagrin a besoin de place pour mieux s'évanouir.
    Je pleure quand je suis émue, par un film, par une histoire (pas toujours nécessairement triste !), par un élan d'amour de mon petit choupinet, et même par certains contes que je lui ai écrits moi-même ! :D pour te dire le degré de "sensiblerie" ! J'en oublie qui en est l'auteur ! :D
    Ce matin encore, un souvenir "remonté" par facebook : notre cher ami décédé l'an dernier, le presque frère de Jean qui aurait fait 70 ans quelques jours avant son copain depuis la maternelle, chantait sur une vidéo que j'avais faite alors que nous étions assis sur un télésiège à Cauterets. Et on riait tous les quatre, les deux couples inséparables ! Et on a bien failli craquer ce matin, Jean et moi, en entendant sa voix tonitruante défier le silence des montagnes. Saleté de FB !
    Pleure Célestine, ça fait du bien. Rien n'est plus nocif que d'enfouir la douleur sous une chape de plomb et de déni. Gros bisous, ton texte est si beau que je renifle ! Ah c'est malin !

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    1. Tu es un condensé d'émotion, une boule de sensibilité, en tus cas c'est ainsi que je te ressens. Et ma question n'attendait pas une autre réponse de ta part.
      Oui sur facebook ils aiment bien titiller notre fibre nostalgique en nous ressortant des souvenirs d'un an ou plus...
      C'est ainsi que j'avais éprouvé la même chose que toi en revoyant une amie décéder s'animer soudain sur mon écran...
      Continue ainsi, car c'est ainsi que les gens t'aiment autour de toi.
      Bisous émus
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  22. Je ne sais pas pleurer, je sais ne pas respirer de stress mais je fais face sans larme.

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    1. Chacun fait en fonction de lui-même/. Mais si les larmes existent, c'est qu'elles ont physiologiquement une importance.
      En les refoulant, on contrarie un phénomène naturel. Aucun enfant ne s'empêche de pleurer quand les larmes montent.
      Je te souhaite de découvrir un jour le mystérieux pays des larmes...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  23. Comment vas-tu ce matin, Célestine ? Il y a des soirs ainsi où le blues nous envahit... Et puis cette musique... je crois bien que si je l'écoutais trop longtemps, oui, mes larmes couleraient. Et pourtant, cela fait longtemps que je n'ai pas pleuré, comme si mes larmes s'étaient taries, sans doute d'avoir trop coulé après la mort de mon frère. Je crois que je n'ai pas pleuré depuis...
    Allez, ma belle, tu me l'as dit l'autre jour dans un commentaire, nous sommes vivant(e)s ! Je te fais un immense sourire, et je t'embrasse très fort. :-)

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    1. Je vais mieux, je te remercie. Je me suis jetée à corps perdu dans des tâches matérielles, de celles qui empêchent le petit vélo qu'on a dans la tête de se mettre à pédaler. Ça m'a plutôt réussi. Le tsunami est passé, et la tornade blanche fait sentir bon ma maison...
      Je t'embrasse moi aussi, belle amie.
      Bisous bien vivants
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  24. Pleurer ? Pas souvent, non... peut-être une demi-douzaine de fois dans ma vie... Mais souvent comme un grand lac, juste derrière les yeux, et sur le point de déborder le long des joues...

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    1. Ah ce lac, ce grand lac que l'on sent frapper aux carreaux comme une baignoire qui déborde, comme on aimerait le prendre aux yeux de certains, et le boire à long traits...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  25. Je ne sais pas commenter le chagrin ni tartiner dessus.
    Mais j'aimais mon père.
    Même ma mère qui pourtant...

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  26. Mon commentaire précédent n'était pas paru, alors je l'ai refait.
    Tu en eu deux pour le prix d'un seul.
    Ça fait deux fois moins de chagrin par commentaire...

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    1. C'est pas faux, comme dit quelqu'un que j'aime beaucoup, et qui a fait l'enchantement médiéval d'une partie de ma vie où je suivais ses aventures, et qui a fait que c'est aussi une des raisons pour lesquelles j'ai appelé mon fils Arthur...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  27. Jdissa, parfois Candidedimanche, 11 décembre, 2016

    Faut dire, aussi, écouter cette étude de Sor !
    L'amie ci-dessus citée m'ayant dernièrement fait re("re" ouais, pasque faut pas déconner non plus, Candide ne veut pas dire inculte !)re-découvrir disais-je donc, les Gnossiennes de Satie. Et me vient-y pas un matin de vouloir les écouter, normal. Et là, paf, voilà que ça m'envahit, que ça me submerge, que je sens la vague qui monte, ahem !........
    J'avais ni bouée ni extincteur à la maison, alors j'ai pris la seule décision raisonnable qui me restait: j'ai remplacé les Gnossiennes par bon vieux rock celtique bien râpeux ! Y'a des situations qui ne laissent pas d'autre choix que de prendre des mesures dragoniennes !
    C'est vrai, kwa !

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    1. Et gnossienne, ça rime avec draconienne.
      Poil à la terre de Sienne.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Candide, parfois Jdissadimanche, 11 décembre, 2016

      Certes, mais le dragon est une des figures de la culture celtique (j'ai pas écrit Celte, hein !)...
      Tu comprends ou tu préfères que je te tienne la main pour rouler doucement dans l'allée ?... ;oP

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    3. Moi ? non, je suis une fille, je comprends rien... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  28. Mais j'ai pleuré madame dit le Petit Nouveau. Je me souviens de ce jour de fin de printemps où je dus quitter mon école pour partir au collège. Pourtant juin était joyeux et je n'aimais pas trop ni les leçons, ni le dur exercice du travail à la maison. J'aimais courir les sentiers, flâner sur les chemins de traverse et si j'aimais rêver pendant les cours ce n'était pas très compatible avec ce qu'on attendait de moi.
    Mais il me fallait quitter la jolie maitresse dont j'aimais guetter l'odeur lorsqu'elle passait entre les tables. Elle avait toujours pour moi le bon mot, le bon geste, la bonne note et je quittais l'école tellement plus sûr de moi que j'y étais entré. Elle m'avait fait comprendre que j'étais quelqu'un, bien au-delà de ce "mauvais" élève bien décrié auparavant.
    Alors oui, j'ai pleuré très fort et ces larmes vidaient ce trop profond d'émotion que je ne savais contraindre. Des larmes de joie d'avoir passé l'épreuve, des larmes de peine de quitter ce havre d'accueil et de pu.
    Et la vie est passée. Plusieurs fois les larmes sont revenues fertiliser une peine, arroser de fraîcheur une joie. Je les guette car lorsqu'elles apparaissent je ne ressors jamais du jour comme j'y étais entré.
    Et c'est vous aujourd'hui qui pleurez ainsi, maitresse ? Alors, ne vous retenez pas. Que ces belles notes accompagnement ce fleuve qui doit sortir et partirent à sa beauté. Pleurez, pleurez encore ! Sans limite, sans fausse honte et mille petits élèves touchés par ce fleuve viendront se rassembler autour de vous.
    Je vous embrasse.

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    1. Merci petit nouveau, qui est devenu sans doute un grand ancien
      Tu m'émeus. Et en plus tu inventes le concept de commentaire à choix multiple et à géométrie variable:
      Un havre de pu...reté ? pugnacité ? puérilité ? pudeur ? pupitres ? puces ? pulsation ? puits de lumière ? punching-ball ?
      Tu me laisses choisir ? :-) tu vois je suis restée badine et un peu taquine...
      je t'embrasse
      Ta chère maîtresse
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Moi je dirais havre de pureté.
      C'est ce que je ressens chez notre Céleste hôtesse.
      Et je pense qu'elle était comme ça en classe aussi. Pure.

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    3. Merci Kangourou, c'est très chou
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  29. Il ne faut pas avoir peur de la tristesse, cela veut dire que quelque chose de beau a existé. Ce n'est pas de moi bien entendu ! Bisous.

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    1. Ah bon ? Et si tu nous disais de qui c'est ? NON ? bon, je vais chercher, bouge pas !
      ...
      ...
      ...
      ...
      ...
      ...
      ...
      ...
      ...
      ...
      Bon je reviens bredouille, citation inconnu par les moteurs de recherche.
      Delphine de Vigan ? Katy Perry ? Daphné du Maurier ? Mylène Farmer ? la mère Denis ?
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  30. Mon commentaire s'est perdu... J'suis dépitée. Du coup je me rends compte que je ne pleure jamais de colère. Ni de honte.
    Pleurer, c'est toujours une émotion. Cadenasser ses émotions, c'est un peu s'injecter du poison dans les veines. "Le pouvoir souverain des larmes..." Pleurer pour apaiser sa relation au monde, sa relation aux autres, et, par là s'apaiser...
    Voilà, il y avait de ça...
    La guitare de Sor, c'est un peu comme le violoncelle de Bach...
    Affettuoso ♫♫♫

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    1. Ne t'inquiète pas, aujourd'hui il y a de mauvaises ondes qui subtilisent les commentaires de mes lecteurs adorés, et qui les remettent ensuite...
      Bon le tien n'est même pas dans les spams, ça m'embête, je ne sais pas où le re^^cher...
      Pleurer de colère ou de honte ? Quelle drôle d'idée, non jamais ça ne m'arrive. la colère ne me donne jamais envie de pleurer.
      Mais l'apaisement de l'émotion par les larmes, c'est exactement ça.
      Bisous baladine
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Le repêcher...on me pique même mes syllabes !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  31. Pleurer, on ne m'a pas appris. Pourtant, je l'ai fait, en solo. Pour des raisons personnelles, ou en écoutant des morceaux de zyque tels ceux qu'on propose ici. Recuerdos de la Alhambra de Tarrega en fait partie. Et tant et tant d'autres...

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    1. Le morceau que tu nous proposes est fabuleux.
      La guitare espagnole a des accents de passion triste qui me transportent...ou me font pleurer comme hier.
      Merci
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Un bout de poème qui lui va très bien je trouve :
      Corde tendue
      La guitare gémit une note mélancolique
      Lâche une larme unique
      Que le flot emporte dans sa course épique

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    3. tssss... Sois fier de toi, ce qui compte c'est exprimer une émotion, on est dans le sujet, là, sinon à quoi bon écrire des poèmes ? ;-)

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    4. Un poète c'est quelqu'un de (comment dire ?) fragile ? Oui et non, si entre les deux il n'y avait pas le doute. Sinon, j'assume pleinement le statut.

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    5. J'aime mieux cette réponse-là.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  32. Vos larmes vous rendent proche, beaucoup plus proche de nous que vous ne pouvez l'imaginer.
    Oui, votre texte est poignant, il empoigne le coeur au sens propre.
    Merci d'exprimer vos émotions avec cette grâce.
    ~L~

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    1. C'est à peu près la seule chose que je sache faire avec constance, en fait...
      Sinon, pour le reste, je suis une épouvantable dilettante ... :-)
      Merci pour vos mots
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  33. Je n'aime pas quand tu es triste, c'est triste.

    Bleck

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    1. J'en suis bien désolée...fallait que ça sorte...
      Le pire c'est que je suis d'une nature joyeuse. Mais il y a des moments à quoi bon lutter ou faire semblant ? Ça ne trompe personne et je ne sais pas le faire, de toutes façons...
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  34. C'est très beau ce que tu écris Blue-Célestine.
    Ça fait tellement du bien de pleurer parfois, une décompression du corps et de l'âme.
    Et comme tu dis si bien, tout garder en soi et voilà que le venin en ressort par les pores de la peau comme l'eczéma ...

    Je te fais de gros bisous sur tes jolis yeux bleus

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    1. Ah oui, les maladies de peau sont clairement des choses que l'on exprime autrement qu'avec des mots ou des larmes.
      Merci pour ton passage, je suis toujours ravie de te voir.
      Bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  35. Je pense que c'est très bien de faire sortir les émotions, les plus tristes comme les plus joyeuses. Cela fait de nous des êtres humains, avec leurs forces et leurs faiblesses. Alors si tu as quelques larmes qui coulent ce soir, je te tends un mouchoir et la main à travers la blogosphère et je te dis que c'est beau de pleurer. Cela montre que l'on a des émotions et que l'on est vivant. Becs!

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    1. Un résumé parfait de mon billet, Dédé !
      Oui, être vivant, rire, pleurer, la vie est un grand théâtre et j'aime son spectacle, son prodigieux spectacle ...
      Bises émues
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  36. il FAUT pleurer ! Et quelle expression parfait que celle-ci "les larmes sont la douche de ton âme"

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    1. Rire, pleurer, les deux facettes d'une même sensibilité.
      J'ai trop connu de gens qui ne lâchent rien : ils s'effondrent d'un coup comme des châteaux de cartes. Je dirai donc qu'encore plus qu'une douche de l'âme, les larmes sont sa cure thermale.
      Belle journée mes bestioles adorées.
      ¸¸.•*¨*• ☆
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. belle découverte que votre blog.les pleurs je chasse avec rage et,je me bats contre qui me submerge un coup de pied et je remonte à la surface de la relativité,je me dis:marche!!!

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    3. Une réaction très ...caprine si j'ose dire ! Es-tu du signe du Bélier ou du capricorne ?
      Bienvenue sur mon totem, en tous cas.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  37. Je pleure souvent au cinéma, une vrai madeleine ! D'ailleurs pourquoi dit on ça, j'ai jamais vu une madeleine pleurer ?

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    1. Je pense que l'on fait allusion à Marie-Madeleine, celle de la bible...
      Les pleurs au cinéma, un grand classique de Célestine: je ne pars jamais sans mes (petits) mouchoirs... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  38. Bien sûr que je pleure et ça fait un bien fou. ça lave et quand elles tarissent parce que la source est épuisée, on se sent prêt(e)à remettre un pied dans la vie. Moi aussi on me dit encore : "toi tu es forte !". Je ne suis pas plus forte qu'une autre. Je reçois les coups de la même façon, simplement ma façon de rebondir est peut être plus rapide et mon temps de faire résilience est plus court. Accepter l'innacceptable est je crois le secret pour avancer.
    Les regrets, se culpabiliser, les " si j'avais su ", " je n'ai pas eu le temps ", évitons de se les poser. On ne peut pas revenir en arrière, ce qui est fait est fait. Ne voyons que les bons souvenirs et puis c'est en nous voyant heureux sur terre que nos chers disparus sourirons de là-haut en nous attendant. Je t'envoie un halo de sérénité chère Célestine.

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    1. Je prends ton halo de sérénité, Lauriza.
      Depuis ce fameux samedi soir où j'ai lâché la bonde, j'ai commencé la lecture d'un livre fabuleux, Les Chemins de la Joie d'Isabelle Filliozat, un fabuleux cocktail de vitamines pour retrouver l'émotion la plus positive qui soit. J'y trouve une étrange résonance avec mon billet.
      Bisous chères Lunettes Roses
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  39. Touché par l'émotion de ton texte, nullement par celle de Sor.
    J'aime la guitare lorsqu'elle n'est pas classique.
    J'aime la musique classique exceptée la guitarée (Tiens, contrepet avec un (feu) chanteur d'opérette)
    Qu'y puis-je ?
    Est-ce ma faute à moi ?
    Je suis comme je suis
    Je suis fait comme ça.

    Célestine,
    Tu es comme tu es
    Tu es faite comme ça
    Quand tu as envie de pleurer
    Oui tu pleures aux éclats
    Qui pourrait te le reprocher ?
    En tout cas, pas moi...

    (Merci à Prévert de me sortir de ce mauvais pas, je suis très maladroit en consolation, je n'en possède d'ailleurs aucun lot)

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    1. Petit clin d'oeil à Georges Guétary, le chanteur d'une époque révolue que ma grand-mère aimait tant...
      Merci aussi pour Prévert, excellent en lot de consolation: je ne ferai pas la fine bouche, c'est parfait.
      Bises célestes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  40. Que c'est beau céleste Célestine, MERCI ! Nous traversons le monde où se côtoient super héros et super zéros, ainsi va la vie... Bises. brigitte

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    1. Deux mondes semblant étanches, mais l'art transcende ces différences, et reliera un jour tout cela dans une belle symphonie.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  41. Bonjour Célestine, et oui, ce n'est pas moi qui vais te dire de ne pas pleurer. Moi aussi, il m'arrive de pleurer de chagrin, de tristesse. J'ai les larmes aussi lorsque la joie est très forte. Je suis une bonne consommatrice de klennex ;-) Alors pleure, laisse couler tes larmes... je crois que c'est déjà fait car je viens un peu tard. Tu sais, nous avons tous un coeur et il est difficile de rester insensible à certains faits et souvenirs.
    J'ai écouté Sor, c'est très beau. Merci.
    Douce fin de journée. Bisous ♥

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    1. ce qui est une source de joie et d'émerveillement, pour moi, c'est de voir la prodigieuse diversité de la langue française, qui fait que chacun peut dire la même chose de mille façons différentes, c'est absolument extraordinaire.
      C'est un peu comme si chaque fibre de chaque personne correspondait à un mot, ce qui fait que chaque texte est unique.
      C'est extrêmement précieux pour moi.
      Bisous tout doux

      ¸¸.•*¨*• ☆

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  42. Les larmes j'ai beaucoup connu. Les cris aussi, la détresse, la désespérance, et jusqu'aux larmes de sang et l'expression n'est pas une métaphore. Surtout à la période où j'ai tenté de mettre de l'ordre dans le grand bordel de mon psychisme de l'époque.

    Les larmes je connais. Celles de ces hommes et de ces femmes qui sont venues chercher de l'aide. Avec ma compagne de vie (qui a fait le même métier que moi), on se disait parfois qu'on devrait avoir au moins une subvention par la société Kleenex, tant les gens ont consommé des boîtes de mouchoirs, mises à leur disposition. Ce qui m'a toujours frappé c'est qu'au moins à 95 % les personnes s'excusaient toujours de pleurer devant moi. Comme il s'agissait là d'une faute, d'une incongruité, de quelque chose de « pas bien ».
    j'ai écrit une chronique sur ce sujet dans mon livre « 120 pensée plongeantes ».

    Les larmes je ne connais pas. Je parle des larmes de certaines personnes qui n'ont jamais laissé couler devant moi un quelconque chagrin. Je pense à ma famille lorsque j'ai eu mon grave accident de santé à 12 ans. Devant moi, personne n'a jamais pleuré. Et mon frère m'expliqua il y a quelques années que l'interdit absolu avait été installé par mes parents. Ne jamais pleurer devant moi, ni ne manifester aucune émotion. C'était « pour mon bien ». Quelque part, je comprends très bien. Seulement voilà, j'ai souffert de leur absence de chagrin manifesté. Cela ne leur faisait donc rien de me voir entièrement paralysé ? Je ne comptais vraiment pour rien dans cette famille ?
    cela a eu du bon toutefois : Ce fut une excellente porte d'entrée en thérapie… merci papa, merci maman !

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    1. Ta dernière phrase peut être résumée par l'aphorisme populaire " A quelque chose malheur est bon "
      Ce qui est assez fascinant c'est de se dire que si tu n'avais pas connu tout cela, tu ne serais pas devenu celui que tu es, et tu ne serais sûrement pas en train de commenter sur un blog que, personnellement, si j'avais vécu autre chose, je ne tiendrais pas avec assiduité.
      E quelque part, cette somme de hasards cruels ou époustouflants quia nous a amenés là, ça m'émeut...aux larmes.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Difficile de savoir qui d'autres on aurait pu être… si…
      compte tenu de la tournure que prenaient les événements pour moi « avant », cela ne m'aurait pas étonné de passer par la case prison (et même sans recevoir 20 000 Fr. !)

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    3. On l'a échappée belle, tu aurais pu être Cahuzac ... ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  43. Un billet que j'aurais aimé écrire. Je le dis souvent dans mes cours de yoga" Laissez monter vos émotions, ne retenez pas vos larmes, évacuez !" Et ça marche certains pleurent. Et ils me disent tous, après "ça m'a fait du bien !!";

    On entasse, on enfouit, on colmate, on vit dans son jus. On s'imprègne, alors il faut bien vider, évacuer, se libérer. Question d'équilibre !!

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    1. Cette pudeur dont parle Alain, et qui pousse les gens à s'excuser quand ils laissent échapper les larmes.
      Comme si c'était mal, alors que ça fait tant de bien, puisque c'est naturel...
      Equilibre, le maître mot, n'est-ce pas ?
      Merci pour ta première phrase, Daniel. Ça me touche.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  44. toujours très percutante! je suis toujours prise au coeur par tes textes, merci

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    1. Le petit chat te servira de pacemaker au cas où...
      Il est trop mignon, non ? il me fait fondre...
      Tendres pensées
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  45. Ah la la, coquin de Sor ! Je ne parviens pas à poster ! Dernier essai.
    Note que je ne disais rien de transcendant, je me contentais de citer St Ex :
    "C'est mystérieux, le pays des larmes".

    Grosses bises

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    1. Désolée pour les frasques de Blogger qui escamote les commentaires depuis quelques jours...
      heureusement tu as persévéré.
      La phrase de saint Ex est très belle.
      En tant que surefficiente hypersensible et hyperesthésique, je suppose que tu dois connaître ça, les larmes. :-)
      Belle soirée.
      Bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    2. Disons que les larmes s'imposent à moi quand je suis submergée par une émotion sur laquelle je suis incapable de poser des mots, parce qu'elle ne relève plus du langage. Quand, par exemple, je suis en proie à une peine immense qu'aucun mot humain ne peut traduire tant la souffrance est inhumaine, jusqu'au point d'en devenir physiquement douloureuse. Mais aussi, lorsque je suis littéralement happée par quelque chose qui me dépasse, me ravit (au sens premier,celui d'un rapt), puis me restitue à moi-même après m'avoir marquée au fer, indélébilement, pour que jamais je n'oublie le choc de cette rencontre. Et, effectivement, je me rends compte que quelque chose en moi s'est ouvert, et que ma vie en est modifiée. Ma "rencontre" avec Klimt, par exemple, a été un véritable choc esthétique. J'avais attendu trois heures sous la pluie. J'étais frigorifiée. Une dame m'avait abritée sous son parapluie. Un monsieur m'avait confié son rêve le plus cher : il était inscrit sur une liste d'attente qui lui permettrait, peut-être, un jour, d'aller écouter Wagner à Bayreuth. Et, à notre manière, nous étions tous des mystiques, nous étions tous en quête d'un Graal. Lorsqu'enfin les portes se sont ouvertes et qu'il nous a été donné de pénétrer dans le sanctuaire, je l'ai vue là qui m'attendait : la Pallas Athéna de Klimt. Et j'en ai eu les larmes aux yeux. Le wagnérien m'a posé la main sur l'épaule et m'a dit : "C'est beau, n'est-ce pas ?"...C'était au-delà de cela. Ce n'était pas une simple toile, c'était une manifestation : l'incarnation même du mystère.

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    3. Ton récit me donne des frissons.
      Oui j'ai déjà vécu ce genre d'expérience. Difficile à mettre en mots, mais pas tout à fait impossible, tu en donnes la preuve. ;-)
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  46. Bonjour,

    je ne suis pas un homme qui pleure facilement. Ce n'était dans ma programmation. Encore que, cela évolue et je constate alors qu'une digue a cédé et que l'eau retrouve son cours "normal".
    Je te remercie pour tes quelques mots chaleureux sur mon journal.
    Nat

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    1. Avec plaisir cher itinérant.
      Egal à celui de te voir ici.
      Bienvenue sur mon totem .
      Bises célestes
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  47. Ce billet sensible fait remonter bien des pensées. En voici trois :
    1/ Pleurer relève du savoir-vivre, un art qu’hélas on manie trop peu, et parfois trop mal (je me sens moi-même malhabile). C’est l’art de faire fondre l’angoisse et les émotions difficiles comme du sucre dans une tasse de thé brûlant. C’est bon pour la santé.
    2/ Il y a un tout vieux livre pour enfants, Ulul : Le thé aux larmes. Un vrai bijou, pour éduquer nos enfants à cet art majeur.
    3/ Avant-hier, j’ai vu des arbres pleurer. Mais pleurer vraiment ! Sur le haut plateau, la nuit avait été glaciale. Et les rayons du soleil durant l’après-midi inespérés, intenses. Alors ces nobles créatures, emprisonnées par le givre, se sont mises à ruisseler, très fort, on voyait des averses sous un ciel bleu. Spectacle impressionnant. Ces bouleaux, ces sapins, sans être centenaires, avaient bien atteint l’âge de la maturité, et c’était loin d’être de la faiblesse de leur part. C’était une réaction naturelle, face à la lumière, à la chaleur, leur façon d'être bien en vie.

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    1. Je m'empresse de noter la référence de ce livre qui me semble effectivement un bijou, de la façon dont tu en parles, mais aussi par rapport à son titre qui est pure poésie.
      Le savoir-vivre est sans doute une notion qui mériterait d'être dépoussiérée des cartons de madame de Rotschild...Et j'aime beaucoup ton anecdote sur les arbres qui pleurent.
      Chaque jour je me dis: quelle joie c'est de rencontrer des êtres tels que toi, qui ont les mots qui vibrent à la même fréquence que les miens...
      Bises éblouies
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  48. Réponses
    1. Oui, cher Etienne, l'émotion a en elle une profonde beauté
      Kiss
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  49. Ma réponse est sans surprise, hein?!
    J'arrive bien tard pour te consoler...J'espère que ça va un petit peu mieux...
    ❤️❤️❤️

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    1. Tu es pardonnée ma luciole.
      Je sais que les mambos ça occupe vraiment beaucoup...
      ❤️❤️❤️

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  50. Que c'est beau ma Céleste amie, et oui, je pleure, je pleure en entendant le bruit des bombes sur Alep, je pleure et je ne comprends pas, je ne sais plus pourquoi, qui sont les bons, les méchants, je ne sais pas mais je pleure pour tous ces innocents qui ont faims, froid, tout perdu même, je crois, l'espoir... bises ma belle amie

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    1. Il est vrai que ces images de guerre sont insupportables.
      Pleurer oui, ça sort tout seul...Si seulement ça changeait le coeur endurci de certains hommes.
      je t'embrasse.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  51. Formidable texte inimitable, il vient du tréfonds de l’âme
    Et les pleurs ne sont-ils pas justement le meilleur élixir pour l’âme.
    Bonne journée chère Célestine

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    1. Inimitable est un des plus beaux compliments que tu pouvais me faire, ma jak !
      ¸¸.•*¨*• ☆

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.