mercredi 7 janvier 2015

Nous sommes tous Charlie


62 commentaires:

  1. Yes... Au pays des Lumières, il y a comme une coupure d'électricité :-(

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Heureusement, nous allons recharger la mère batterie...
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  2. @ personne : Beau trait !

    Aujourd'hui, je ne trouve aucun mot humain pour exprimer l'inhumain !

    Bises d'Ep', horrifiée

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ep...
      Tu me fais un drôle de coup, là, de revenir après des mois, justement aujourd'hui...Comment gérer ma joie de te revoir, avec cette abomination qui nous serre tous les tripes ?
      Je crois qu'il faut, au-delà de l'horreur, garder l'espoir que plus jamais l'on ait à vivre ce genre de journée.
      je t'embrasse fort
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  3. Que dire ?? Certains êtres humains sont devenus des machines à tuer :(
    Bisous et restons solidaires pour être plus fort que cette violence grandissante !!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu as raison, Marie, la machine s'emballe et le pays avait peut-être besoin de ce choc anaphylactique pour réagir...Mais c'est cher payé.
      bisous
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  4. Ne pas laisser le dernier mot aux cons, putain c'est un vaste programme...
    Et comme Mérad, ces enflures étaient connues des services de police selon la formule consacrée.
    Ces salopards veulent des lois islamistes et la "justice" saoudienne les séduit, on ne devrait pas les priver d'en bénéficier.
    Autrement, tous les attentats sont aussi révoltants, que ce soit à Paris ou à l'autre bout du monde.

    Aimons nous les uns et les autres, le monde en a bien besoin...
    Ti bacio

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'aime ton commentaire, mix d'Audiard, de Gaulle et Jesus.
      Devant cette abomination, l'unité nationale est de mise.
      Ti bacio forte
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  5. Réponses
    1. Tuer Cabu, c'est comme tuer PSV. On ne tue pas la poésie, l'irrévérence et l'humour.
      Bises célestes
      ♥¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. Tu vas me faire pleurer ...
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    3. Si tu veux pleurer tu regardes ça

      https://www.youtube.com/watch?v=f1Z4rRZfC6I

      Supprimer
    4. Oh la la que d'émotion...
      Pfffiouu !

      Supprimer
  6. Le grand Duduche ce matin est orphelin et moi j'ai perdu un frère...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. On a perdu des amis, des parents, des proches.
      Dans une guerre, on perd toujours quelque chose.
      Solidaire.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  7. "Heureusement la liberté est plus forte que la barbarie!" F Hollande

    RépondreSupprimer
  8. Ne surtout pas laisser l'obscurantisme casser nos plumes, nos crayons et nos rires, ce serait les laisser gagner.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La plume a toujours fait peur à l'obscurantisme...Apprendre aux enfants à écrire, ou à dessiner, ou à peindre, c'est leur donner des ailes pour toujours. Mais il faut leur apprendre aussi que dans l'ombre, il y aura toujours des ennemis de la liberté qui les menaceront...Combien de peintres, de poètes, d'écrivains sont tombés sous le joug des dictatures, passant leur vie à gratter les murs de leur prison ?
      bizou Brizou
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. Le prix de la liberté est une vigilance éternelle.
      Thomas Jefferson Pt USA 1801-1809

      Supprimer
  9. MAG

    la tolérance et l'humour sont en deuil ; les accrocs à la pensée de Voltaire ont été de plus en plus énormes, jusqu'à ce jour inqualifiable

    un acte terroriste détruit des innocents qui ne sont pas au bon endroit au bon moment.
    ce mercredi, il y a eu choix réel des victimes pour des raisons d'obscurantisme et d'intégrisme.
    parler uniquement de terrorisme, c'est nier la volonté de certains de museler ou de détruire ceux qui osent lever un sourcil quand le monde ne tourne pas rond

    oui, je suis Charlie, n'en déplaise à beaucoup

    Charb qualifiait Patapon de facho, parce que "les chats sont égoïstes, intéressés et fachos"; ni la SPA ou autres associations, ni les amoureux des chats (comme moi) ne l'ont jamais critiqué

    il n'avait pas prévu l'infinie cruauté humaine, trop naïf et altruiste ; j'invite les pour et les contre à visionner :

    http://dai.ly/xreed6

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Très bonne inteview de Charb, merci beaucoup Mag.
      Voltaire, Montesquieu, Diderot, l'ombre des Lumières (si j'ose dire) plane...et c'est heureux. Protégeons leur héritage avec passion.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  10. Difficile de trouver des mots face à l'horrible.
    Je n'ai pas le souvenir d'avoir tant pleuré que cette nuit à propos d'un événement de l'actualité.
    Ce sentiment d'avoir perdu des compagnons de jeunesse. Toute cette presse libre, subversive, iconoclaste, salutaire, nécessaire, libératrice, que je lisais dans ma jeunesse et qui a concouru à "ma formation d'homme libre".
    Et puis Bernard Maris, qui me réjouissais dans son combat vif contre un capitalisme inhumain cet homme qui était justement pétri d'humanité et de culture, et aussi le vendredi matin sur Inter (avec/contre Dominique Seux). Et encore ses conférences lumineuses relayées sur l'internet.
    Et les autres, ceux de l'ombre, travailleurs ordinaires, et les policiers, fauchés par ces cons.

    Tous ces êtres, tant critiqués par certains, les voila entrés dans l'Histoire, cohorte tragique de ceux qui donnent leur vie pour une Cause. Ils ne sont pas "morts pour des idées", comme chantait Brassens, ils sont morts pour nous…. Pour notre Liberté, cette "liberté chérie" que nous chantons dans notre Hymne National.
    Hymne auquel certaine connasse blonde n'a encore rien compris, mais se targue de
    savoir gouverner notre belle nation…. en rétablissement la peine de mort….

    Merci pour ce billet sobre et parlant, Célestine.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu as trouvé les mots, Alain.
      Respect. ^^
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  11. Il y'a quelque chose qui se fissure dans tous nos systèmes de société où la vie d'un être humain n'a plus de valeur. L'endoctrinement religieux a dépassé l'entendement avec la multiplication de ces criminels qui n'ont rien d'humains. J'entends dire parfois que l'hebdomadaire Charlie joue dans la provocation, oui, mais est-ce cela justifie un crime. J'entendais aussi dans le passé lors de la décennie noire islamiste vécue en Algérie, des voix s'exprimer , quand un citoyen était assassiné: "et pourtant c'était un bon musulman qu'on vient d'assassiner, il ne le méritait pas.!..comme si pour un athée, cela était permis!..J'entendais aussi, hier à la télé, à propos des crimes commis sur Charlie Hebdo, presque les mêmes propos: " c'étaient des journalistes innocents! comme si il appartient à ces zombis de décider de la vie ou de la mort des autres innocents ou pas!! Alors devant une telle haine, je dis simplement : je suis Charlie, moi aussi!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bizak, combien ta voix est importante, mon ami chéri, pour témoigner de la nécessité de rassembler tous les hommes, de toutes origines, convaincus d'humanisme, contre la barbarie de ces sauvages décérébrés.
      Par peur de "stigmatiser" , on a accepté beaucoup trop d'exactions. Il est temps que les citoyens du monde se lèvent ensemble.
      Personne ne doit décider de donner la mort.
      Aujourd'hui, j'ai entendu une très belle phrase du Coran : "Quand tu donnes la vie à une personne, tu donnes la vie à toute l'humanité. mais quand tu tues une personne, tu tues toute l'humanité".
      Merci.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. Quelque part et même partout dans le monde, des voix s'élèvent pour dire , ni les desperados, ni ces illuminés d'un autre âge ne peuvent ternir ce qu'il y'a de beau en l'homme et ne peuvent l'empêcher de croire en l'espoir, l'espoir de vivre libre et heureux.
      Merci Célestine pour la beauté de tes paroles et de nous permettre aujourd'hui de crier ensemble notre volonté de croire en l'amour et la fraternité dans le monde.
      .

      Supprimer
  12. Non Charlie n'est pas mort car il "BANDE DESSINEE" encore ];-D

    RépondreSupprimer
  13. Bien sûr que nous sommes tous Charlie.
    Il est temps de pouvoir répondre à ces salauds avec le seul langage qu'ils comprennent.
    Il n'y a eu qu'une seule prise d'otages de soviétiques ou attaques meurtrières contre leurs ambassades par les islamistes depuis la "belle" époque du Liban. Téhéran téléguidait alors les mouvements libanais contre tous les occidentaux, et en particulier les Français.
    2 diplomates furent enlevés et un tué dans l'agression. Le lendemain, un mollah incendiaire chiite était enlevé et livré à Téhéran en pièces détachées. Les guides spirituels de l'islamisme préfèrent dès lors ne pas être en première ligne pour accéder au paradis d'Allah, malgré les 72 vierges promises...,
    Le jour où l'occident parlera le même langage que ces salauds, on en aura fini avec eux.
    Il faut cesser de ne voir que les symptômes. Il faut toucher les tireurs de ficelles où qu'ils soient et tant-pis si on se fâche avec l'Emir du Qatar...

    Allez! tournée générale de baci

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ça a l'air séduisant comme solution.
      Je me sens pas prête à découper le corps de mon ennemi en tranches comme une rosette...
      Alors, parler leur langage, ça va être dur...
      Toucher les tireurs de ficelle, hum, même chose. Comment ?
      Tu nous diras ? Moi je n'ai que mes crayons et mes rêves de paix.
      baci
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
    2. Tu soulèves le problème de la cruauté.
      Dans cet immonde marché de dupes, valait-il mieux:
      A) découper un provocateur à la haine en morceaux et être oublié de ces salopards.
      B) se retrancher derrière ses beaux principes et avoir eu une liste d'otages longue comme un jour sans pain, les attentats à Paris à la même époque et les assassinats de Georges Besse et Michel Baroin, le tout lié à l'islamisme chiite de Téhéran.
      C'est vrai que dans la solution B) les autorités peuvent dire que ce n'est pas eux, c'est une culpabilité par lâcheté mais tellement plus meurtrière.
      Pour moi, autant la préférence nationale, le facteur innocence que l’arithmétique plaident pour la solution A).
      Pour ce qui est de tremper ses doigts dans le sang, les gouvernements y sont habitués.
      Quant à toucher les tireurs de ficelles, les services de renseignements savent parfaitement qui ils sont, mais ce sont des partenaires pétroliers.... Alors on louvoie, on tergiverse, on demande éventuellement un engagement sur l'honneur, mais on est infoutu de répondre à une agression de ce genre.
      Si les balles des policiers étaient taillées dans des os de cochon, le fanatisme islamiste se tiendrait peinard...
      Quant au fait qu'il faut tendre l'autre joue, il devait être bourré le type qui a retranscrit les paroles de Jésus....
      tanto baci

      Supprimer
    3. Ah Blutchiamo, j'aime ta façon de traiter les problèmes géopolitiques...
      Que n'es tu entendu en haut lieu...
      Malheureusement, le monde tournerait mieux si l'on mettait les bonnes idées en commun.
      La cruauté...je ne parviens pas à me positionner, tant ce mot m'est étranger.
      Je ne suis pas forcément heureuse dans un monde où l'on est obligé de tuer pou rendre la justice.
      Je sais, je suis une bisounours...
      Bises célestes
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  14. Réponses
    1. Moi aussi, Den. Si j'avais accouché aujourd'hui, j'aurais appelé mon enfant Charlie. Fille ou garçon.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  15. Je suis Charlie, contre vents et marée. Je suis Charlie depuis toujours, en conscience.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci de contribuer à cette grande chaîne d'espoir.
      le monde a besoin de ses poètes pour tourner.
      Bises émues
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  16. "Je vais continuer à vivre, à rire et à dire merde à la bêtise, aux amalgames et à l'ignominie.
    Je vais continuer à combattre l'ignorance, à m'efforcer de penser librement (voir de penser tout court!), à lire...
    Je vais continuer à me tromper, à me remettre en question et à évoluer.
    Surtout je vais continuer à transmettre des valeurs de liberté à mes enfants...
    Peut-être avec encore un peu plus de ferveur qu'auparavant.
    J'ai les boules." J'adhère à ce qu'écrit mon fils avec d'autres mots que les miens

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu lui as transmis tes valeurs les plus fondamentales.
      Et pour cela, merci.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  17. Aujourd'hui au lycée, nous avions tous "la gueule de bois", profs, élèves confondus ... La parole ne se libère pas encore, il faut un peu de temps, c'est pour cela que le silence dans ces moments, c'est bien aussi, on a besoin de sentir l'humanité, l'humanité partagée. Les mots viendront ensuite, il le faudra, et les concepts aussi, et l'impératif éthique.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai senti comme une sorte de ligne muette entre un avant et un après.
      Je ne sais pas. Le ciel avait une transparence , pendant que tous les souffles étaient retenus pendant la minute de silence. L'impératif éthique, une direction, un sens de vent à prendre pour sauver ce qui reste à sauver ? Où l'espoir de ce jour couleur d'orange que chantait le poète...
      Ce soir, je pense à Condorcet.
      "L’espèce humaine marche d’un pas ferme et sûr dans la route de la vérité, de la vertu et du bonheur."
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  18. Le coeur lourd , les yeux encore rougis
    Il faudra rebondir
    mais là , c'est dur de parler d'autre chose ...
    J'ai trouvé du réconfort auprès de mes précieux , présents au rassemblent hier soir
    se resserrer ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ne pas parler d'autre chose, jusqu'à ce que les yeux dérougissent.
      Les Précieux, c'est précieux...
      je t'embrasse infiniment.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  19. Bonjour,
    Nous sommes tous bouleversés, abasourdis, sonnés, en colère, tristes, mais... n'ayons pas peur, il faut faire bloc, être solidaires, ensemble, face à/contre la barbarie ! Nous n'avons pas le droit de nous laisser voler la Liberté, quel que soit le prix à payer pour la conserver. Gardons espoir, restons confiants.
    Pensées émues à ceux qui ont perdu la vie à Paris avant-hier, mais d'une manière générale à tous ceux qui lutte pour la Liberté et la Démocratie dans le monde.
    Oui, je suis Charlie, oui, nous sommes tous Charlie.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. *A tous ceux qui luttent, c'est mieux.

      Supprimer
    2. L'espoir doit absolument gagner la partie, sinon, on est fichus...
      Et je vois dans ce mouvement solidaire beaucoup d'espoir.
      Beaucoup.
      Merci de ton témoignage, Nhand.
      ¸¸.•*¨*• ☆

      Supprimer
  20. Voici mes pensées sur cette histoire... c'est un peu long...
    Charlie
    Quoi penser ? Quoi dire ?
    Bien sur on condamne les meurtres. Il n’y a pas photo… On est triste pour les familles, pour leur humour qui nous faisait rire parfois. Mais sur le fond, que doit-on dire ou faire pour espérer améliorer les choses ?
    La compagne de Charb dit qu’il était voltairien… En fait justement j’ai relu Candide l’année dernière. J’avais cette phrase de cultiver son jardin qui me trottait dans la tête… et ô surprise, lorsque j’ai relu le livre, j’ai réalisé que ce n’était pas le seul message, ni même le message principal finalement. Le message que Voltaire martèle tout au long des péripéties les plus horribles de Candide, c’est que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes… Que le monde dans toute son horreur parfois et sa beauté est parfait… et d’ailleurs il était largement aussi horrible à cette époque qu’aujourd’hui… La nature humaine n’a pas fondamentalement changé pour l’instant.
    Alors quelle est la perfection dans ce qui vient de se passer ?? Ben je me dis, il y a d’un côté des gens qui sont prêts à tuer pour leurs idées, de l’autre il y a des gens qui sont prêts à mourir pour les leurs… alors ils se sont rencontrés. Est-ce là une perfection ? Deux extrémités qui s’anéantissent ?
    Les dessinateurs sont morts pour êtres allés au bout de leurs idées, ils ont accompli leur mission. Les terroristes aussi finalement, vu de leur côté, ils vont mourir pour être allés au bout des leurs, ils auront accompli leur mission.
    La question c’est quelles idées on défend ? Qu’est-on prêt à faire pour les défendre ? Se moquer ? Tuer ? Ou simplement comme le recommandait Voltaire cultiver son propre jardin et incarner ce que l’on propose… l’amour, la paix. Quelle liberté d’expression incarnait cette équipe, quel était leur message constructif ?
    Certains, tout en condamnant les attentats, disent que la ligne éditoriale de Charlie Hebdo était au-delà du respectueux. Les gens s’insurgent… Comment pouvez-vous les critiquer ? Ah bon, parce qu’ils sont morts ils deviennent parfaits ? Inattaquables ? Les critiques n’ont-ils pas droit à la parole maintenant ? La liberté d’expression est-elle à sens unique ? Si on est libre de s’exprimer, on a le droit de dire qu’on n’aimait pas, le droit de penser qu’ils ont provoqué. Et le droit de dire que la conséquence est disproportionnée par rapport aux actes.
    Personnellement en regardant toutes ces unes sur internet, les trois quarts me heurtent, elles sont grossières et me donnent envie de vomir. Ils sont libres de dessiner ce qu’ils veulent et de le publier, mais oui leurs propos et leurs dessins peuvent heurter des gens. Où s’arrête la liberté des uns ? Où commence celle des autres ? Je suis pour une liberté d’expression qui s’exprime dans le respect. Si pour certain l’image de leur prophète est sacrée, pourquoi s’attaquer à ça ? On peut railler, ironiser, sans pour autant vulgariser, ridiculiser…
    Une amie à mois propose de s’abonner à Charlie hebdo pour faire entendre un message, mais finalement même si je veux soutenir une liberté d’expression, je ne suis pas sûre de vouloir soutenir celle-ci… Et finalement le journal était en situation précaire, il n’avait pas une audience démesurée qui représentait une menace pour leurs détracteurs.
    Cette équipe s’était érigée en symbole, le droit de se moquer de tout. Plus que pour un dessin ou un autre, c’est pour cela je pense qu’ils ont été visés. Les dessins qui circulent qui font référence aux deux tours de New York sont à mon avis les plus pertinents. Les terroristes s’attaquent aux symboles.
    Dire ce que l’on veut comme on veut quand on veut, c’est bien peut-être, mais agir dans le sens de la tolérance n’est-ce pas mieux ?
    … à suivre.

    RépondreSupprimer
  21. "On peut railler, ironiser, sans pour autant vulgariser, ridiculiser… "

    Heu... le simple fait de critiquer, même sans humour, la religion chez certains, c'est considéré comme leur manquer de respect. Personne n'est obligé d'acheter un canard dont l'humour déplaît. Si l'on s'arrête à ne pas montrer ou dire ce qui peut blesser, c'est la mort de l'humour : il y aura toujours quelqu'un pour vous dire qu'il souffre de votre humour à cause de son histoire personnelle. L'interdiction de l'humour, c'est un des principes des talibans... ça donne un peu trop de liberté d'exister, au détriment de la soumission.

    L'humour est une forme d'intelligence. On peut entendre ironiser, sans se sentir ridiculisé : c'est une question d'ouverture d'esprit, de recul sur les choses. L'humour permet aussi de mieux traverser les choses inadmissibles. Là encore, cela fait appel à une tournure d'esprit orientée vers l'ouverture.

    Dernièrement, j'ai eu l'occasion d'avoir un échange impossible avec un fondamentaliste musulman. Il critiquait, sur un blog français, un dessin humoristique (rien à voir avec C. Hebdo). Il était choqué de la scène, qui ne parlait ni de dieu, ni de politique, ni de religion, ni du monde oriental, ni de rien de nature à polémiquer avec lui. Personne ne lui a demandé son avis, mais ce gros malin râlait contre la scène parce qu'elle avait une connotation sexuelle, et ça le choquait. A l'écouter, c'était la représentation de la décadence occidentale, et il est parti en vrille en crachant sur la France, les homos, et tout un tas de petites choses qui devaient lui irriter la rondelle. Et puis, au final, s'il pouvait insulter les autres participants...

    Heureusement qu'il y a des gens capables de s'autoriser à défoncer les portes des cages que beaucoup voudraient imposer à d'autres. On peut tout à fait ne pas apprécier Charlie Hebdo, mais à titre personnel, je ne les trouvais pas vulgaires : ils avaient le courage de dénoncer les travers de société qu'on a tendance à ne pas trop vouloir regarder en face, ce qui va un peu plus loin que de dire "ce qu'on veut comme on veut", surtout face à des groupuscules qui veulent vous interdire de penser comme ils l'ont décidé. Au pire, même en n'étant pas d'accord avec certaines idées, cela apportait au minimum une réflexion.

    A condition de ne pas être trop arrêté sur ses idées, peut-être ?

    Dernièrement, j'ai vu un documentaire sur divers caricaturistes interviewés dans le monde... la régression de la parole est nette. Si le respect d'autrui atteignait la perfection, plus aucun dogme ne serait remis en cause.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. je comprends ce que vous dites, effectivement les niveaux de tolérance varient... mais tant que d'un côté et de l'autre on voudra convaincre qu'on a raison, tant qu'on pensera qu'on sait mieux, qu'on est mieux... rien ne se résoudra. Dans la perfection que vous décrivez, il n'y aurait plus de jugement, alors il y aurait une chance, une toute petite chance que la paix puisse surgir, que les arguments et les débats d'idées fassent place à une solidarité...
      Je suis triste de tous ces morts. les caricaturistes et les terroristes c'est une chose, ils ont chacun quelque part fait leurs choix, pris leurs risques... mais les autres, ceux qui passaient par là, les otages... dans les guerres la majorité des morts est composée d'innocents...
      Jusqu'ici dans toutes les réactions le texte que je préfère est celui d'Isabelle Filliozat... Qu'allons nous faire, chacun pour éliminer le besoin de ces gens de se radicaliser, de tuer pour exister ??

      Trois tueurs hier ont assassiné douze personnes, douze représentants de la liberté, de la démocratie. Trois personnes, dont deux frères… On les dit de même profil que Mohammed Merah. Ce qui signifie une enfance violentée et en déshérence, sans que personne ne se préoccupe de les écouter, de les regarder, de les prendre vraiment en considération. Nous sommes tous responsables de la tuerie, parce que nous avons collectivement laissé ces trois hommes devenir ce qu’ils sont devenus. Aujourd’hui en France, trop de jeunes sans repères, rejetés, sont exposés au prosélytisme de l’extrémisme islamique. Devenir kamikaze leur ouvre une possibilité de se sentir utiles, puissants, signifiants… Ne pourrions-nous faire en sorte que les citoyens trouvent autrement un sens à leur vie ? Ces jeunes sont abreuvés par internet de discours fondamentalistes, ils y trouvent une issue à leur haine. Une haine construite par la violence subie dans l’enfance et alimentée par les extrémistes (lire le livre du frère de Mohamed Merah). Si de plus en plus de jeunes se tournent vers le djihad, c’est que les deux besoins fondamentaux des humains, attachement et pouvoir personnel ne sont pas nourris, ils ne se sentent pas appartenir et se sentent sans pouvoir.
      Depuis quelques années, notre liberté et notre démocratie sont de plus en plus illusoires. La pauvreté augmente, le chômage, ce qui permet de modifier peu à peu les libertés et les lois pour que les très riches obtiennent du travail toujours moins cher et puissent s’enrichir toujours davantage. Le monde semble désormais gouverné par la finance. Tant que nous ne changerons pas de direction, nous nous exposons à de plus en plus de sursauts de haine, de vengeance. Nous faisons le lit du terrorisme en continuant les politiques d’austérité, en continuant de servir les banques et les ultra-riches. En continuant de servir le monde de l’argent plutôt que le monde de l’humain.
      La tentation peut être de répondre au terrorisme par la violence, par le tout sécuritaire. Si c’est la voie sur laquelle nous nous engageons, les commanditaires de ces pauvres diables auraient gagné. Car, s’il est utile d’interpeller les assassins, ils ne sont que des marionnettes. Les marionnettistes ? A qui profite le crime ? Interrogeons-nous. Les caricatures des dessinateurs ne sont que les déclencheurs, pas les causes de l’attaque. N’oublions pas les collusions financières entre les grands groupes financiers et les groupes terroristes…
      Le monde est complexe, évitons de réagir de manière simpliste. Ne cédons pas à la peur et évitons les colères faciles auxquelles nous invitent les commanditaires de cet acte ignoble, prenons le temps de lire, analyser, comprendre, réfléchir pour que notre colère soit correctement dirigée.


      Isabelle FILLIOZAT

      Supprimer
    2. Un concept socialiste tout aussi erroné que la démonstration pessimiste d'un monde en perdition...
      Dommage, j'ai "cru" un instant jusqu'à ce que je réalise le niveau de l'endoctrinement tout aussi inquiétant que ceux qui brandissent des armes de guerre et tue des gens physiquement... Vos armes sont différentes mais tout aussi létales...

      Supprimer
  22. Le fin mot de l'histoire est "contrôle". Amour et haine sont deux faces d'une même pièce. On ne peut laisser ces pièces sans contrôle...
    Hommage aux victimes, en espérant que leurs "départs" ne restent pas vains...

    RépondreSupprimer
  23. Chacun peut exprimer son ressenti en toute quiétude dans le cadre d'un blog public, et cela, c'est la vraie liberté d'expression, celle qu'il faut protéger. Il est des pays où les gens n'ont plus accès à la comunication.
    Je lis avec attention depuis ce soir vos interventions aux uns et aux autres.

    Il y a les réactions à chaud, les émotions, les récupérations politiques, les tensions, et au milieu de tout cela, difficile de garder la tête froide, et de se repérer dans l'immense toile d'araignée des opinions.

    Les dessinateurs de Charlie n'auraient sans doute pas aimé être sacralisés de la sorte, ni portés sur l'autel comme des dieux, ou des victimes expiatoires de leurs ennemis, eux qui étaient de vrais iconoclastes. Ils n'auraient pas aimé que tout le monde se sente obligé de les aimer, ou d'acheter leur journal, surtout ceux qui les détestaient parce qu'ils les trouvaient trop blasphématoires, irrévérencieux, grossiers...

    Ils n'auraient pas aimé que les politocards se bouffent le nez sur leur cadavres à peine refroidi pour savoir qui organisera le meilleur rassemblement unitaire...

    Mais ils auraient apprécié, je pense, que des valeurs communes émergent des différences entre les citoyens.
    Des valeurs un peu oubliées. Ne pas laisser la barbarie envahir notre monde civilisé, cela a de la gueule sur le papier.

    Mais dire que notre monde occidental est "civilisé"...c'est oublier que certaines choses dans ce monde n'ont rien de civilisé. Les SDF qui crèvent de froid et de fin sur leurs cartons, les familles parquées dans des squatts insalubres, les gens qui travaillent mais ne gagnent pas assez pour se payer un logement, les affameurs, les marchands de sommeil, et surtout l'indécente et outrancière différence entre les riches et les pauvres, entre le luxe absolu et la misère absolue, la violence du chômage, des "plans sociaux", des sans-dents, des laissés-pour-compte,n'est-ce pas une barbarie quotidienne qui est infligée à des hommes par des hommes au sein même de nos belles démocraties ?

    Quant aux politiques désastreuses exercées dans le culte de la haute phynance et des normes bureaugratteuses de Bruxelles, depuis quarante ans, visant à économiser sur le dos du contribuable pour honorer les fonds de pension américains, il ne faut pas s'étonner qu'un jour où l'autre cela amène les dérives sectaires et autres obscurantismes.

    Et cependant, pour rebondir sur ce que dit ShiroKuma, pour que les derniers événements ne restent pas lettre morte dans l'inconscient collectif, il faudrait que chacun en tire individuellement les leçons pour lui-même et sa propre vie pour voir émerger un mouvement réellement nouveau. Un modèle de société basé sur d'autres valeurs. Une prise de conscience qu'il n'y a pas de planète de rechange.
    Je continue à y croire, mais ça, c'est mon côté indécrottable optimiste. Et même si l'amour et la haine sont les deux faces d'un même Janus, je préfèrerai toujours le premier.

    J'ai mis quelques idées en vrac, vous trierez.
    Bises à tous
    ¸¸.•*¨*• ☆

    RépondreSupprimer
  24. Réponses
    1. A vrai dire, et pour respecter le principe de liberté absolue, il vaudrait mieux dire
      Nous sommes presque tous Charlie...
      Car la pensée unique où tout le monde se sent obligé d'adhérer, ce n'est plus tout a fait de la liberté.

      Supprimer
  25. Face à la barbarie, l'éducation est indispensable!
    http://cathnounourse.blogspot.fr/2015/01/attentat-la-liberte-dexpression.html

    RépondreSupprimer

Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.