samedi 24 novembre 2012

"L'imprévu, qu'est-ce que ça veut dire?"

C'est une scène que j'adore, extraite d' Un Singe en Hiver", un de mes films-cultes.
Pas seulement parce qu'elle met en présence deux "monstres sacrés" éternels du cinéma français.
Mais surtout parce qu'en quelques mots, Antoine Blondin nous déploie avec génie  le grand Barnum des passions humaines, et le choc de deux conceptions de l'existence: ceux qui aiment l'imprévu, les fantaisistes, les audacieux, les poètes face à ceux à qui le mot fait peur, qui plient leur bonheur percalisé dans des armoires, qui se réfugient dans une rassurante routine. Ceux qui n'osent pas, parce que ça ne se fait pas, les tétanisés du qu'en dira-t-on. 
Les gentils et les méchants de Fugain, ceux qui font l'amour le samedi et ceux qui font ça n'importe quand...
Les oiseaux de passage de Brassens...
Et le fossé est si grand entre ces deux façons de vivre, qu'on a l'impression que la communication est impossible. Le point d'orgue de cette scène sublime, c'est le monologue de Gabin, l'alcoolique repenti, qui se met visiblement à parler chinois à une Suzanne Flon médusée et consternée à la fois.
"-Ecoute ma bonne Suzanne, t'es une épouse modèle...Mais si, t'as que des qualités.Et physiquement t'es restée comme je pouvais l'espérer.C'est l'bonheur rangé dans une armoire...Et tu vois, même si c'était à refaire, eh bien je crois que je t'épouserais de nouveau. Mais tu m'emmerdes. Tu m'emmerdes gentiment, affectueusement, avec amour, mais TU- M'EM-MERDES!
J'ai pas encore les pieds dans le trou mais ça vient, bon dieu, tu te rends pas compte que ça vient? Et plus ça vient plus je m'aperçois que j'ai pas eu ma ration d'imprévu. Et j'en redemande! t'entends, j'en redemande!
-L'imprévu, qu'est-ce que ça veut dire?
-Ah...rien, c'est des idées d'un autre monde, et puis ne parlons plus de ça, va.
-Parce que tu sais, si ça te manquait vraiment, si t'y pensais trop, tu pourrais...je sais pas moi...reprendre un peu de vin aux repas, un demi-verre...
-Un demi verre...Dis toi bien que si quelque chose devait me manquer, ce serait plus le vin, ce serait l'ivresse."

L'ivresse...
Un génie, cet Antoine Blondin, je vous dis.



57 commentaires:

  1. Quel beau film ce singe en hiver !

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    1. Une merveille! Je conseille à tous ceux qui ne l'ont pas vu de réparer cette lacune. Bebel et Gabin y sont inoubliables.
      Ça me fait un de ces plaisirs de te voir Epi, ça fait une paye que tu commentes plus! Surbookée?

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  2. Et un beau livre surtout. Je l'ai relu il y a peu, justement. Rien n'est à jeter, de la première à la dernière ligne !

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    1. Allez, c'est dit, je file à la Médiathèque mercredi (le jour des enfants)

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  3. C'est bien les mecs, ça, célébrer l'ivresse et passer sous silence les gueules de bois...

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    1. Toute médaille a un revers...
      Il faut savoir ce que l'on veut...
      tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse...
      Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages...etc etc mais je m'égare! oups, j'ai la gueule de bois ce matin. Un verre de Champomy et je suis partie!

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  4. Pour le dialogue en lui-même, il faut surtout remercier Michel Audiard, non ? ( En fait je n'en sais rien, peut-être cette réplique est-elle dans le livre, je ne l'ai pas lu. )

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    1. Je ne sais pas. Je chercherai, je n'ai pas lu le livre mais c'est vrai que cela m'a donné envie de m'y plonger.

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    2. Allez, c'est ma BA du jour : voici l'extrait correspondant dans le bouquin de Blondin. On notera juste un terme un peu moins senti que le verbe emmerder, mais l'essentiel est déjà là ! :~)

      -------

      Suzanne arrêta sa machine à coudre, leva les yeux vers son mari occupé à se raser avec le vieux coupe-chou dont il n’avait jamais réussi à se déshabituer et ressentit, comme chaque matin au spectacle de ce mâle jardinage, l’impression heureuse qu’une puissance exacte animait ce torse gonflé de bretelles.

      — Peut-être pourrais-tu recommencer à prendre un peu de vin à table, dit-elle. Je te regardais hier soir faire les honneurs de notre cave et je pensais que tu avais beaucoup de mérite. Je ne voudrais pas que tu te sentes en état d’infériorité vis-à-vis de qui que ce soit à cause de moi.

      Quentin, le visage oblique devant la glace, demeura un moment la bouche ouverte, hésitant à lui dire une bonne fois pour toutes qu’elle n’y était pour rien, que le problème réveillé par la venue de Fouquet le concernait seul, car il savait que cette révélation eût été pour Suzanne une grande déception. Puis estimant que sa proposition constituait une ouverture de bonne volonté, il se contenta de déclarer :

      — Si quelque chose devait me manquer, ce ne serait pas le vin mais l’ivresse. Comprends-moi : des ivrognes vous ne connaissez que les malades, ceux qui vomissent et les brutes, ceux qui recherchent l’agression à tout prix ; il y a aussi les princes incognito qu’on devine sans parvenir à les identifier. Ils sont semblables à l’assassin du fameux crime parfait, dont on ne parle que lorsqu’il est raté. Ceux-ci, l’opinion ne les soupçonne même pas ; ils sont capables des plus beaux compliments ou des plus vives injures ; ils sont entourés de ténèbres et d’éclairs ; ce sont des funambules persuadés qu’ils continuent de s’avancer sur le fil alors qu’ils l’ont déjà quitté, provoquant les cris d’admiration ou d’effroi qui peuvent les relancer ou précipiter leur chute ; pour eux, la boisson introduit une dimension supplémentaire dans l’existence, surtout s’il s’agit d’un pauvre bougre d’aubergiste comme moi, une sorte d’embellie, dont tu ne dois pas te sentir exclue d’ailleurs, et qui n’est sans doute qu’une illusion, mais une illusion dirigée… Voilà ce que je pourrais regretter. Tu vas imaginer que je fais l’éloge de l’ivresse parce que Fouquet traverse une mauvaise passe actuellement et que ce garçon me plaît bien, en cela tu auras raison pour une bonne part ; autrement, je ne me permettrais pas d’agiter ce spectre devant toi, que j’ai tant tourmentée autrefois et qui m’as entouré d’une façon si vaillante.

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    3. Suite :

      Suzanne soupira :

      — Il y avait quand même longtemps qu’il n’était plus question de tout cela entre nous… Je voulais justement te demander quelle attitude il convenait que j’adopte s’il prenait à M. Fouquet la fantaisie de s’« illusionner » durant les jours où tu vas être absent…

      — J’en serais très étonné, dit Quentin, encore qu’il soit homme à faire ce dont il a envie ; mais je doute qu’il ait jamais vraiment envie de boire. Ne ris pas… Représente-toi plutôt un promeneur qui aperçoit brusquement un couloir somptueux et s’y engouffre parce que rien ne le retient de l’autre côté de la rue.

      — Certes, il ne ressemble pas aux épaves qu’on voit flotter dans la région. Je confesse que j’ai été la première à subir son charme et je ne me défends pas, moi non plus, d’un désir de le protéger depuis que nous savons ce qu’il en est. Reste qu’il m’a paru extrêmement bizarre, à la fin du dîner, quand il s’est mis à te parler de cette corrida du lendemain pour laquelle tu avais des billets, que sais-je… Et toi, qui avais l’air tout gêné !

      — N’attache pas d’importance à cela. Je crois qu’il y a une déconvenue amoureuse là-dessous.

      Quentin, débitant cette explication qu’il gardait en réserve depuis le dimanche précédent pour expliquer la conduite de Fouquet, sachant qu’elle fournirait une circonstance atténuante aux yeux de Suzanne, ne pouvait s’empêcher de la déplorer : ce n’était pas une consolation qu’on devait chercher dans l’alcool mais un tremplin. Du moins les générations élégiaques qui avaient gâché le métier pouvaient-elles servir de caution quand la circonstance l’exigeait.

      — En somme, dit Suzanne, nous savons presque tout de lui maintenant. D’après ce qu’il nous a raconté, j’ai cru comprendre qu’il travaillait dans la publicité et j’apprends qu’il accomplit ici une manière de retraite à la suite d’un chagrin d’amour ; est-ce bien cela ?… Dans une certaine mesure, je t’avouerais que je suis rassurée.

      Quentin essuya méthodiquement son rasoir sur une plaque de caoutchouc pendue sous le portrait du grand-père de Suzanne et le referma avec un claquement sec.

      — Suzanne, déclara-t-il placidement, tu n’as que des qualités ; physiquement, tu as vieilli telle que je pouvais l’espérer ; en ce moment même, tu es parfaite dans ton double rôle d’épouse et d’hôtelière, mais tu m’ennuies, tout bêtement tu m’ennuies...

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    4. Merci beaucoup Tant Bourrin pour cet énorme travail de copie. Le style de Blondin est effectivement plus châtié que celui d'Audiard, mais les deux combinés (la gouaille et le trait poétique) donnent un film d'une grande force. L'addition des talents a quelque chose d'enrichissant comme un supplément d'âme qui n'a jamais été pour me déplaire.
      Merci encore.

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    5. Merci ! ( D'autant plus si c'est un véritable travail de copie et pas seulement de copier-coller ! )

      Je me permets d'ajouter la suite que j'ai trouvée grâce au texte de Tant-Bourrin et au talent de Google. ( Un simple travail de copier-coller pour ma part donc ! ) Sur cette page : http://domaine.mysterieux.free.fr/ivresse.htm (sur laquelle on trouve des parties du texte seulement) :

      "...mais tu m'ennuies, tout bêtement, tu m'ennuies... Je ne vois pas en quoi ce que tu sais de M. Fouquet peut te rassurer; en revanche, à ta place je m'inquiéterais d'avoir un mari qui vient de découvrir que tout ce qui était rassurant était ennuyeux, comme ces souvenirs qui nous entourent, dont on ne peut rien retrancher, auxquels on ne peut rien ajouter, parmi lesquels nous allons bientôt prendre la pose à notre tour; car nous arrivons à la dernière étape de notre vie... Alors, de l'imprévu, moi, brusquement, j'en demande encore et je le prends où il se trouve. Je ne veux pas qu'à mon côté on s'acharne à le réduire sitôt qu'il se présente."

      Merci encore à Tant-Bourrin !

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    6. Eh bien, voilà deux passionnés qui ont pris à coeur cette belle histoire. Je n'avais pas du tout prévu cela, et j'en suis enchantée... ;)

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    7. Quand un passionné rencontre un/une autre passionné(e), que se racontent-ils?.....

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  5. Je ne connaissais pas du tout. Bon week-end Célestine.

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    1. C'est un classique que l'on trouve en intégralité sur internet. Un grand moment de poésie. Je te conseille la scène de la "cuite" mémorable...Je pense que de nos jours, le film serait interdit pour incitation à la boisson...et ce serait dommage!
      Bonne journée cher petit belge.

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  6. L'imprévu, c'est trouver au réveil un message rédempteur et savoir que la vie nous sourit à nouveau.

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    1. Il suffit parfois de quelques mots pour illuminer la vie.

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  7. c'est mon film préféré, après il y a King kong la planète des singes !

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    1. Je suis vivante de rire comme dirait ma copine Sandrine!
      Tu as oublié "Gorilles dans la brume", "Rêve de singe" et "les chimpanzés de l'espace"

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    2. Je me gondole tout seul devant mon écran d:-D

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    3. J'avoue, le style Audiard (grossier mais jamais vulgaire) me fait rire depuis toujours.

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  8. Ce qu'il y a de chouette avec la vie, c'est qu'elle m'a toujours surpris, et réservé de belles choses au moment où je m'y attendais le moins.

    Ah ! Quentin Gabin rencontre le bel Mondo, ça le change des Flons Flons !

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    1. Et, oui, la vie nous réserve de très belles surprises quand on sait s'habiller le coeur.

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  9. je ne connais pas.
    Mais comme ça de loin, j'ai du mal à trouver les ivrognes sympathiques. (atavisme familial, sans doute)

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    1. Je comprends. Tout chose sortie de son contexte subit une pression de haut en bas qui vise à la considérer de manière négative.Il faudrait que tu visses le film...

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    2. ...Ou que tu lusses le livre.

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  10. j'aime beaucoup ces acteurs, il faut dire que les paroliers étaient des vedettes aussi à l'époque.

    Des imprévus ? J'ai eu ma part avec la vie en déplacement... A chaque retour c'était merveilleux...

    Bonne journée de dimanche avec bises

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    1. Prendre l'air ne veut pas dire quitter le nid, tu as raison...

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    2. ...Mais au contraire, cela peut le faire aimer davantage au retour!

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  11. J'aime aussi beaucoup la toute dernière scène, celle où il est sur le quai de la gare et un seul geste résume tout le futur du reste de ses jour: "Il prend un cachou"...

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    1. Aïe aïe aïe...La symbolique du cachou!

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  12. Fabuleux ce passage en effet sauf que dans la réalité, ces échanges n'ont même pas lieu, dans la vrai vie, c'est le silence et le vide qui occupe la place. Évidemment, les silences dans un film, ça peut être pénoble...

    Grand-langue

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    1. C'est vrai, le non-dit quand c'est une souffrance, engendre bien des résignations et des frustrations. Quand on connaît la longueur de la vie...

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  13. J' ai d' abord lu le livre il y a ..........que j' ai beaucoup aimé. Par contre le film m' a laissée indifférente.
    En plus, j' aime pas qu' on me brutalise (même doucement)ma Suzanne.

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    1. Je comprends. On n'a pas envie de se moquer d'elle. Chacun des deux est pathétique dans l'expression de ses ressentis. Et Gabin pousse une gueulante mais c'est un tendre.

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  14. J'adore ce film. Je l'ai vu la première fois, il y a plus de 30 ans et puis j'ai lu le bouquin. Divin ! Et oui Cédric, les dialogues sont d'Audiard, the best !
    Trop beau souvenir que tu réveilles là, Célestine. Et ce passage est merveilleux. Ah l'imprévu ! Donnez-nous de l'imprévu, il a raison, la vie est si courte. Au secours, le train train ....

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    1. Voila, tu as compris l'idée de mon billet. Loin de moi l'idée de porter aux nues un film qui de loin, peut sembler misogyne ou carrément macho, avec des dialogues un peu caricaturaux des années 50. Loin de moi l'idée de polémiquer. Juste exprimer ce goût de l'imprévu qui fait que je suis toujours heureuse des surprises que me réserve l'existence, et que j'ai horreur de la routine.Ce qui ne veut pas dire non plus que je n'ai aucune douce habitude. Il est des rituels qui sont si agréables (tiens, l'heure du thé, par exemple, n'est-ce pas chère Myosotis) on ne va tout de même pas s'en priver.Mais ne pas savoir à l'avance avec qui l'on partagera cette douce habitude, voilà qui a tout pour me plaire...
      Des repères,un cadre structuré mais un peu d'imprévu, un peu de rêve et de fantaisie, voila le secret de la vie que j'aime.

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  15. Quel film !! Tu as raison !!
    L'imprévu se conjugue avec l'improvisation ... A chaque fois que l'on parle avec quelqu'un, il y a une part d'improvisation ... Donc la gestion de l'imprévu est en nous, il faut juste la cultiver...
    C'est pas marrant de toujours contrôler son quotidien même si l'on a besoin de points de repère ... Faut varier et changer d'air !!!

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    1. Et regarder la vie chaque matin avec des yeux neufs, voilà qui rend éternellement jeune dans son coeur!

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  16. Quelle tristesse quand tout est prévu... même le plaisir a son heure, pouah! Les surprises sont malvenues parce que non prévues. On meurt tout "emmerdé"...

    Ah non! Pas moi! Merci pour cette bouffée d'amoralité! Yeaaaaaah!

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    1. Je ne suis pas sûre que ce soit de l'amoralité...laisser place à l'imprévu, ce n'est pas amoral. C'est une autre morale personnelle, une règle de vie plus souple, qui ne contredit pas forcément la morale établie mais qui l'enjolive.

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  17. Excellent film :-)
    Laissons place à l'imprévu et nos vies seront plus savoureuses !!
    Bonne soirée Célestine
    Bisous Laure
    http://ptitesphotosdelolo.blogspot.fr/

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    1. D'ailleurs, ne parle-t-on pas du sel et du piment de l'existence?
      Bonne soirée à toi aussi!

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  18. Un roman et un film d'exception.
    Quel talent ces Henri Verneuil, Michel Audiard, Antoine Blondin... tous des monstres, des monstres sacrés !
    Et que dire de Gabin, un monument !!!
    Merci pour ce rappel

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  19. j'adore les dialogue de ce film que j'ai vu, vu et re-vu !

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  20. Ce film à une magie particulière. Il fait partie des films que l'on ne se lasse pas de revoir, a cause de la pérennité de ses thèmes, la vie l'amour, la mort...

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  21. Oh oui, ce film est étonnant. Je crois que j'ai tellement de chance d'être du côté de l'imprévu, et de l'ivresse sans le vin ;-)

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    1. C'est une jolie conclusion à ce débat, marie Madeleine! l'ivresse sans le vin, n'est ce pas la meilleure?...

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  22. J'aime l'idée qu'on se réveille sans pouvoir prédire à 100% ce qui va arriver.Mais j'aime aussi ce qui est prévu. J'aime aussi que tu ne sois pas juge de ces amateurs du planifié -qui rassure les angoissés!- .j'ai besoin de mes rendez vous "avec mesjournées" , ce fameux thé ;-), ce sont nos rituels de vie en somme mais j'ai besoin et je crève d'envie de ce petit piment d'imprévu qui parfois fait un peu peur et que l'on espère. Ce grain de sel en souhaitant qu'il ne soit pas un grain de sable !

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    1. Bien sûr que je ne juge pas. Je sais que les angoissés n'ont pas la vie facile. Moi aussi j'aime certaines habitudes, dont ce blog.
      Mais le grain de sel, ça vaut vraiment le coup, le coup de risquer de se prendre un petit grain de sable de temps en temps...Crois moi, si tu en crèves d'envie, essaie.

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  23. Merci, si longtemps pas vu le film, tu me donnes envie d'aller le chercher à la médiathèque ! Non, je ne parlais pas de l'imprévu :) encore que ... :)

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  24. Parlant de l'ivresse, Blondin savait de quoi il causait :-)
    Cet extrait va plus loin que la nostalgie de l'imprévu, il raconte aussi l'illusion perdue de la recherche de grandeur dans l'ivresse... qui finit toujours par se prendre les pieds dans le tapis.

    Pour ce qui est de l'imprévu, je crois qu'il faut se donner de la peine pour arriver à toujours l'éviter, tant il est à portée de main.... ou dans l'oeil d'une passante.
    Blutch.

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.