lundi 8 juin 2009

La Terre , notre Home



J'ai vu le film. Ce film magnifique d 'Artus-Bertrand qu'il fallait voir vendredi soir; l'idée qu'un nombre le plus grand possible de gens puisse voir le même programme en même temps me plaisait bien. Le choc à l'estomac est venu de la beauté époustouflante des images mais surtout de ce sentiment de colère qui m'a étreinte au fur et à mesure que je réalisais de visu où nous emmène la folie d'une poignée de dirigeants et de possédants. C'est clair, démontré, et extrêmement bien exposé sans polémique. Juste avec le poids des chiffres et le choc des photos.
Et la Terre m'a semblé soudain si fragile, à l'instar de ces ours blancs déboussolés sur des petits bouts de banquise en perdition. Et par la magie du montage, elle m'a aussi semblé si petite! Un vrai timbre-poste, sur lequel s'agitent 7 milliards d'hommes en convulsion permanente.
Bien sûr, nous pouvons beaucoup en tant que citoyens du monde, individuellement, en prenant nos vélos, en éteignant nos lampes, en mangeant bio..Mais combien on se sent impuissant devant les plus gros massacres, les plus gros carnages écologiques, qui sont commandités par quelques consortiums, quelques multinationales, des gouvernements inconscients et irresponsables, et surtout l'omnipotente OMC, qui décident au nom du profit, de déforester à tour de bras l'Amazonie, d'élever des boeufs par millions dans des camps de concentration pour bovins, pour engraisser toujours plus MCDo et ses amis, d'arroser des terrains de golf dans le désert pour quelques nantis en quête de sensations fortes, de vider la mer de ses poissons, de priver bientôt les Indiens de leur eau vitale car la fonte des neiges de l'Himalaya va finir par assécher le Gange et le Brahmapoutre, et au final, de condamner à moyen terme l'espèce humaine dans son ensemble, tels les habitants de l'Ile de Pâques qui disparurent après avoir coupé tous les arbres de leur île.
Il faudrait porter plainte contre tous ces assassins en costard cravate pour crime contre l'humanité.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.