mardi 16 juin 2009

Et vous, heures propices, suspendez votre cours...

Le temps file entre les doigts comme le sable d'une horloge antique.Déjà une semaine! une semaine assez folle , fertile en émotions, en rebondissements, fatigante, harassante même. La chaleur de l'été s'est installée lourdement au-dessus de nos têtes. Il faut apprécier , alors, chaque minute de fraîcheur du petit matin, qui nous permette de supporter ensuite la "cagne" comme on dit ici. Le soleil implacable qui brûle comme un chalumeau sur les épaules.
Les enfants commencent à être las de se lever le matin. J'organise la classe comme un metteur en scène, on change les bureaux de place pour donner un coup de renouveau au lieu, j'annonce le programme de la journée en alternant les apprentissages et les activités plus ludiques. La comédie musicale avance bien, nous mettons la dernière main à notre "livre" fabriqué avec Bruno Heitz* au mois d'avril. Les bulletins de notes approchent.Hier nous avons fait une journée de sport complète sur les bords de la rivière. Quel bon moment!


A part ça, mes plus chers amis sont venus fêter mon anniversaire ( eh oui, encore!) avec beaucoup de générosité. Musique, rires, chansons, et plein de bonnes choses à manger et à boire...
J'ai aussi préparé mon voyage scolaire en allant reconnaître la randonnée que nous ferons vendredi prochain. Pas fière, la Célestine! de se lever à huit heures et d'enfiler son short et ses baskets quand on a fait la bringue jusqu'à 3 heures du mat!
Samedi soir , j'ai emmené ma petite famille au théâtre, voir un de mes anciens élèves jouer dans une pièce de Boris Vian. Un tout petit théâtre avec une soixantaine de places. Un théâtre de poche blotti dans un écrin de verdure. Un moment magique entourée des miens...
Je me suis retrouvée dimanche à lire des passages du journal intime de mes dix huit ans.
et ce téléscopage du temps, où tout me paraissait si vivant, si proche, si présent alors que c'est si loin, m'a laissé sur les yeux un voile humide..La nostalgie, sans doute, devant l'absurdité de cette vie, si belle et si courte...



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.