dimanche 8 juin 2014

J'ai perdu une maille...


Photo du net



Maman tricotait beaucoup.
Pendant près de quarante ans, des centaines de pulls, gilets, chandails, twin sets, brassières sont sortis de ses aiguilles en constante activité. C'était un truc de dingue. Une vraie usine...Point mousse, jersey, côtes doubles, point de riz, rien ne l'effrayait.
Maman ne savait pas regarder la télévision sans tricoter. Elle commandait ses pelotes chez Bergère de France, et j'aimais toucher les échantillons bien rangés le long de la page, les grosses laines écrues pour les pulls irlandais, les fils tissés d'or pour un effet lamé ou scintillant, les angoras d'une douceur proportionnelle au prix exorbitant de la pelote...Je choisissais mon modèle, rien n'était jamais compliqué pour ma mère, ni les torsades, ni le jacquard...Je savais à l'avance que je ne ressemblerais jamais aux petites filles blondes et sages qui posaient sur le catalogue.
J'étais plutôt Zazie dans le métro que Shirley Temple! Mais peu importe. Le moment de l'essayage était un grand moment plein d'émotion, tu te souviens, petite maman?

Je la regardais, fascinée, choisir sa grosseur d'aiguille, monter ses mailles, faire ses augmentations, ses diminutions, ses jetés et ses côtes anglaises...Tout un lexique aussi compliqué que les explications nébuleuses dans lesquelles elle se baladait les doigts dans le nez comme Champollion dans la pierre de Rosette. J'aimais le petit cliquetis rassurant des aiguilles et j'admirais surtout sa dextérité à rattraper les mailles perdues, parfois de quatre ou cinq rangs...Là, ça me dépassait.
Et pourtant, je crois qu'à défaut de me transmettre sa passion pour le tricot (je reconnais mon incommensurable nullité en ce domaine...) elle m'a fait prendre conscience de toute la symbolique de ce simple geste: rattraper les mailles échappées de l'ouvrage...

Je l'associe, dans les relations humaines, à cette capacité que j'ai de réajuster sans cesse les choses, d'exprimer les désaccords, de faire la lumière sur les zones floues afin de ne pas laisser les situations s'envenimer ou pourrir. Ou se miter.  Les non-dits, les accrochages, les malentendus, les incompréhensions sont autant de mailles perdues dans le tricot de la vie, et c'est un art d'aller gratter, récupérer avec dextérité une parole déformée, une idée mal dite, pour essayer de comprendre, pour rabibocher,  pour redonner de la cohérence et de la solidité à la relation. 

Bien sûr, certaines mailles ne se rattrapent jamais, et nous font comme des trous à l'âme ou au cœur. Pour celles-là, même les doigts de fée de ma mère n'auraient servi à rien.
Mais dans l'ensemble, c'est une chance de savoir rattraper les mailles. Une grande chance je crois.Et si je n'ai pas donné à mes enfants le goût du tricot, au moins leur ai-je donné celui du dialogue éclairé et constructif, ferment de toute vie relationnelle.


Why Worry by Dire Straits on Grooveshark
A Alain X et Mammilou: chacun reconnaîtra sa partie... ^^
Et à Marie Madeleine, qui sera, je pense, sensible aux deux parties du texte.







166 commentaires:

  1. J'échange une pelote de laine Pilou qualité Ovation 198 contre des cours de jardinage.

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    1. Pour le jardinage, voilà ce que j'ai de mieux en magasin:

      ICI ;-)

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    2. Candide, élève en voie de perfectionnement09 juin, 2014 18:00

      Raaaaaaaah, ch'uis mort de rire ! ! ! !
      Et dire que j'ai failli louper ça !
      Je m'en vais de ce pas enregistrer ce cours et le réviser intensément, en vue d'éventuels exercices d'application à venir !

      ;oDDD

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    3. J'avoue que cette vidéo me bidonne!
      Et cela m'étonne de n'avoir pas plus de remarques de mes chers petits camarades...
      Merci a toi d'avoir cliqué sur le lien...

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    4. Pour ma part j'ai le sourire discret et le bidonnage silencieux. Normal que tu n'en aies rien su, donc ;)

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    5. Et cependant? as-tu ri intérieurement? ou seulement moyennement?

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    6. Je ne suis pas allé au delà du sourire intérieur, ce qui, à mon avis, convient bien à ce genre d'humour allusif tripoteur de mots.

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    7. Tricoteur de mots serait plus juste, cher Pierre!

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  2. Une belle allégorie tellement bien évoquée, que tu contes avec tendresse et poésie. Très touchant, et tellement sincère, je vois littéralement ta maman, ardente, artisane, aventurière de la maille perdue. Bravo Celestine, une fois de plus, quel plaisir de passer ici. Alors comme le dit Mark Knopfler avec Dire Straits "Pourquoi s'en faire?" Je tembrasse, Zazie oun Penelope, et te remercie.

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    1. Aventurière de la maille perdue... Tu as le sens de la formule, Claude, j'adore!
      J'aime beaucoup beaucoup cette chanson de dire straits, je la chanterai à mes petits enfants pour les endormir, un jour, quand je serai grande...

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  3. Ta petite philososphie du tricot me plait (suis aussi une grande adepte des aiguilles !)
    L'occasion de te faire un coucou alors que je te lis avec toujours un grand plaisir.
    Merci et belle journée
    Nicmo

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    1. Bienvenue chez moi, alors, Nicmo! Il faut oser passer la porte, je ne mords pas...
      Au contraire, j'aime bien tricoter de belles relations avec les lecteurs!

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  4. c'est ma grand-mère qui m'a appris et je compte bien reprendre mailles et auguilles encore cette année (après 20 ans sans tricot, mais c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas ;-))

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    1. Je confirme. J'ai appris. Je sais toujours. Je me dis que ca pourrait resservir un jour, qui sait? Mais je n'y ai jamais trouvé tellement de plaisir, sinon, moi l'hedoniste, tu penses que j'aurais persévéré...

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  5. Ayant appris à tricoter durant ma grossesse, je sais l'apaisement que les travaux d'aiguille apportent et la plénitude ressentie lorsque l'ouvrage est fini même si cela ne ressemble pas à la maille près à ce qui était sur le modèle ;)

    Les mailles de la vie qui nous échappent un instant et qu'on rattrape au prix de maints efforts sont les plus belles de toutes...
    Joli tricot de mots
    Bises d'Ep'
    ♥ Merci pour l'allusion au nuancier de Bergère de France

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    1. Tu me diras en quoi ça te touche, l'allusion au nuancier? ( j'ai une mémoire de poisson rouge pour certaines choses...)

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    2. Je me rends compte que ma réponse était un peu rapide à ton long et joli commentaire ma douce Ep.
      Pardonne-moi, et laisse moi rattraper cette maille!
      La grossesse est un moment où on fait des choses extraordinaires, c'est vrai, peut être parce qu'on a plus de temps. Ainsi, moi, j'ai profité de ces moments extraordinaires pour m'inscrire à un cours de dessin.
      J'ai aussi regardé les feux de l'amour tous les après-midi, avant de plonger dans une sieste voluptueuse et réparatrice.
      Bises celestissimes

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  6. On ne remerciera, on ne glorifiera jamais assez, les épouses des croisés qui tricotaient des cottes en mailles de fer pour leurs époux partant guerroyer dans les lointaines contrées barbares.

    Ces épouses au mépris de leur vie... Mais oui, se piquer avec du fil de fer rouillé et c'est le tétanos ma bonne Dame !

    Je les imagine ces divines épouses penchées sur leurs travaux de mailles, guettant la venue d'un croisé de banlieue,, démêlant sans cesse l'écheveau où s'entrelaçaient les fils qui protègeraient l'époux tant adulé )

    Amen, tu peux refermer ton missel !

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    1. Mouahaha! La bonne blague...c'est vrai, ce devait être un enfer pour ces pauvres femmes...
      Sans compter que l'Ulysse de banlieue se retrouvait le bec dans l'eau devant une ceinture de chasteté...
      Décidément, il ne faisait pas bon vivre au Moyen Âge pour une femme...pour un homme non plus, d'ailleurs.
      Merci Andiamounet, pour cette minute hautement historique.

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    2. Ah oui j'ajoute : j'ai juste appris à tricoter les patins )

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    3. Une fille dans chaque port, c'est ça?
      Si tu embrasses comme tu écris, ce ne doit pas être mal... :-)

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    4. Andiam' , et quand son Croisé d'époux revenait, elle lui disait : "Vas-y, j'aime que ça m'aille à l'endroit, mais aussi que ça m'aille à l'envers !" d8-p

      Ben moi j'ai eu 3 sœurs au dessus de moi et Maman ne se contentait pas de notre admiration devant sa dextérité de tricoteuse, il fallait l'aider et j'étais embauché idem pour tricoter avec des chutes de laine récupérées les célèbres carrés de 15 cms de côté qu'elle assemblait ensuite en couvertures à la "Vasarely" pour nous empêcher (un peu) de crever de froid la nuit dans nos lits humides.

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    5. Célestine : mes baisers ? C'est du patinage artistique, pas du "car wash" ni de la serpillière dégoulinante ! Un art le patin artistique ! double salto avec pirouette Biellmann, triple Axel sans oublier le saut carpé grenouillé à l'arrière, saupoudrer le tout d'un parfum de fraises TAGADA, ah ! ça n'est pas à la portée du premier loquedu venu, le patin artistique !

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    6. Candide, apprenti patineur09 juin, 2014 13:35

      'tain Andy, ch'uis soufflé, tu sais faire tout ça ! Je croyais que seuls quelques inaccessibles gourous en conservaient le secret !
      Et moi qui croyais être un artiste, snifff !
      Didon, tu donnerais pas des cours particuliers ? Parce qu'il se trouve que j'ai un rencart sous peu, et j'aimerais bien éblouir la dame, tu vois bien.
      Bon, y'a ma moustache qui chatouille un peu dans le trous de nez, mais je veux bien payer un supplément...

      ;oDDD

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    7. Ouh la la! Andiamo! Ça va pas de dire des trucs pareils au moment de la sieste?
      Et mon Candidounet qui en rajoute une couche...Pfioouu! Et en plus il fait 35 degrés, à l'OMBRE je précise pour les ceusses qui mettent leurs thermomètres au soleil...
      Bon avec les fraises tagada, c'est carrément du fayotage, comme si tu savais pas que j'en suis gaga...
      Candide, a mon avis, tu peux te brosser pour avoir des cours de patinage par Andiamo...
      Je dis ça je dis rien...

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    8. @Saoul-Fifre
      Décidément, tu es très étonnant! Tu sais AUSSI tricoter...tu es la perfection faite homme.
      J'aurais dû t'epouser....

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    9. Mais quel est donc cet ostracisme ridicule envers la polygamie ? d:^)

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    10. Bon ok. Veux-tu m'épouser?

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    11. Candidehilare09 juin, 2014 18:02

      Taaa ta ta ! Prem's !

      ;oDDD

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    12. Zut et rezut ! Me faire doubler au poteau comme un bleu ! Et par un gars des Kerguelen 8 fois maudites, en plus ? Je m'en vais tel un prince, même pas mal...

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    13. Le Souf qui tricotait? J'en rigole encore.
      Par contre, ça m'a secoué de voir la photo de ma fille unique et préférée, revêtue de l'ouvrage que je lui avais tricoté, photo que j'avais vendue presque donnée à ce catalogue.
      Mon petit Paulinou, si tu vois ça, t'inquiète, je m'y remets d'abord, au tricot.
      Bof, vrai rapetasseur de mailles.

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    14. Bof, vrai bourreur de mou, oui ! À l'age de la petite de la photo, la mignonne Pauline avait déjà le minois tout en longueur de sa mère et quand à toi, à part tricoter des arpions derrière la gueuse, je vois pas....

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    15. Rhooo! Je biche de vous voir échanger tant de gracieusetés...Clap Clap Clap!
      Bof, je ne savais pas que tu avais une mignonne petite Pauline, comme c'est charmant!

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    16. Disons que de ce côté du couple, le mérite n'est pas bien grand....
      Baci Bella

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    17. Ah mais toi aussi tu es contre ce pauvre Bof?

      ;-)))

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    18. Minon ma chère, j'admets simplement qu'il y a plus de mérite pour la femme que pour l'homme, qui, dans une maternité, se contente des deux heures de plaisir (en valeur moyenne) du point de départ. C'est tout.
      Ti bacio forte

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    19. C'est sympa, Celle: pour une fois que quelqu'un prend la défense de ce pauvre rude Bof...

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    20. On me dit souvent que mon grand cœur me perdra...mais je ne comprends pas cette expression, mon petit Bof.

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    21. @Blutchiamo
      Rhoo quand même, tu crois qu'un père n'est pas capable de s'investir plus que deux heures dans la fabrication d'un enfant? Et les grossesses nerveuses, qu'est-ce t'en fait?

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    22. C'est normal, ou presque de pas comprendre cette expression, que j'ai inventée pour l'occasion. Le Suisse Romand parlait de maternité, j'ai pensé au rut impossible du bœuf, puis au pauvre Ruteboeuf, et pour finir à moi, habitué à la vie difficile et j'ai transformé en rude Bof. Tout ça ne vaut pas grand chose, sûr, segur. Je viens d'ailleurs de prendre une décision à l'instant: je regarde le foot à partir de demain ( pourvu que ces putains de vents arrêtent de bradasser l'antenne ). A Diù siatz.

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    23. Ooohh non, pas le foot...pas toi!

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    24. @ Céleste
      Parce que tu as vu beaucoup de mecs faire des grossesses nerveuses?
      Baci

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    25. J'avais vu ça concernant une contrée d'Afrique (je crois), Il s'agit là d'un rituel culturel pour prouver aux autres qu'il est le père de l'enfant. Je ne savais pas qu'il pouvait y avoir des implications psy venants de transferts ou d'un besoin d'exister. Mais c'est vrai que tout peut exister en la matière....
      Tu crois que mon irrésistible besoin de commenter de nuit peut venir d'une couvade mal soignée :-D
      Ti bacio

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    26. Chez mes barbaris (je m'excuse de venir bavasser mes histoires de plouc dans ce blog intellectuellissime) un de mes mâles canards prend la place de sa canne couveuse le temps que Madame aille faire ses ablutions quotidiennes, mais je vais mettre le hola à ces pratiques barbares :) en le cuisinant d'abord - comme dirait cet EXCELLENT Bof - avec des olives. Il ne faudrait pas que toutes mes canes suivent ce mauvais exemple car le risque est grand que les autres mâles, bien remontés par Blutch le meneur, ne prennent pas la place abandonnée et alors adieu magrets, canetons, couvées... La tradition, nom de Zeus ! d:^)

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    27. @ SF
      Comme le chantait cet excellent Jean Arnulf:
      http://www.jukebox.fr/christine-sevres/clip,point-de-vue,vzzml.html

      J'ai rien à voir avec tes canards. Les seuls que je sais faire, c'est avec une guitare.

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    28. Non seulement tu es couic mais tu fais des couacs ! Mais pas de coin-coins... Très jolie chanson que je ne connaissais pas mais je ne sais pas si on peut transposer et rapprocher les 2 sujets ? À ce compte-là, qui n'a pas de mort sur la conscience ? Le preneur d'antibiotiques ! L'utilisateur de bombe insecticide ou de papier tue-mouches ! L'écraseur de fourmis ! L'acheteur de gigot ! L'empoisonneur de souris ! L'abstentionniste ! d:^)

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    29. @ SF
      Plus basiquement, c'était juste en rapport avec le mélange de torchons et serviettes. Au fait, ne vas pas me dire que tu as baptiser Blutch un de tes canards...

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    30. Ô que vas-tu chercher et quelle mauvaise opinion tu as de moi !?

      Non : Blutch c'est le nom qu'on a donné à notre ânesse d:-D

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    31. Ô non mais vraiment quelle idée ? Et quelle mauvaise opinion tu as de moi ?

      Non : Blutch c'est le nom que nous avons donné à l'ânesse d:-D

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    32. @ SF
      La première fois j'avais compris.
      La première fois j'avais compris.
      J'en suis flatté, ce sont des animaux qui ont du caractère. Ce n'est pas du genre à lécher la main qui le frappe comme les clébards.

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    33. Je plaisantais, hein ? Mais tu as raison pour les ânes : ils sont beaucoup plus intelligents que les chevaux et que la plupart des bêtes d'ailleurs, et celle qui est chez nous n'a rien de docile. C'est une âne-archiste !

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    34. Personnellement, je préfère le cloporte-bonheur, surtout quand je pars à un concours de tarot ou de bridge.

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    35. Saouf, est ce que tu peux arrêter de me vexer s'il te plait en disant que mon blog est " intellectualissime" ?
      J'ai dans l'idée que ce n'est pas fatalement un compliment dans ta bouche.

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    36. @ tous:

      Votre dialogue zoologique est fort intéressant. J'adore personnellement le canard aux olives, beaucoup moins galvaudé qu'icelui à l'orange, trop classique.
      L'âne-archiste a tout pour me plaire, ainsi que le cloporte bonheur... Je garde l'idée pour un billet prochain.

      Bisous bisous!

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    37. Non non, tu as tort : je suis moi-même un intellectuel pur porc, fourvoyé dans de nobles tâches manuelles sans doute par hérédité, mais surtout par goût des choses nécessaires. Et ton métier fait partie à mes yeux de ces choses nécessaires, de même que toutes les formes d'Art. Tu vois que tu n'as aucune raison de paranoïer ;-)

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    38. @ SF
      Mais moi j'étais sérieux..... :-)
      Pour ton âne, c'est: Ni mieux dit naître (ni pire d'ailleurs)

      @ Céleste
      Tu as aussi le canard laquet, mais il coûte assez cher en gants blancs.
      Lorsque tu écriras sur le cloporte bonheur, tu mettras, je pense, du Cole Porter
      Ti bacio

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    39. Hihi! Je n'y manquerai pas caro mio

      Quant à toi, Saouf. Tu m'as rassurée. Je ne paranoterai plus!

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    40. Dis donc, je repasse entre deux matches pour te signaler que la Céleste, deux fois championne du monde, joue ce soir à 21 heures contre le COSTA RICA. Je regarderai si je t'aperçois dans les tribunes....

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    41. Bien sur que j'y serai...pour soutenir une céleste équipe...

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    42. Sûre, segure?
      Bon, en attendant, j'ai un plan: je vais voir s'il y a des girolles.

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  7. Tes mots me ramènent loin en arrière. J'ai eu la même maman que toi, passionnée des aiguilles. Je pense qu'elles l'ont sauvée d'une vie difficile. J'entends aussi le cliquetis.. Nous avions toujours de beaux tricots, ma soeur et moi, c'était notre fierté. J'ai appris un peu à tricoter mais hélas, je n'excelle pas à rattraper les mailles perdues....... J'ai même l'impression d'exceller à perdre les mailles.

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    1. J'espère que tu ne parles pas au sens figuré, chère Mel, pour les mailles...
      Je crois que nos mères étaient d'une génération de tricoteuses... À l'époque, il était normal de tricoter pour les enfants, cela faisait partie de la tradition.
      Cela m'a émue comme toi de repenser à tout ça...

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  8. tricoter est assez symbolique finalement:
    de ce fil si mince , fragile meis solide à la fois,réaliser une surface , un vêtement chaud.... une parure .....
    quand on s'y met, ça devient assez hypnotique, le geste répétitif apportant détente , déconnexion ,
    l'espace de cet ouvrage rejoint celui des travaux d'antan , créant un lien entre passé , présent et futur ,
    Les parques ainsi tricotaient le fil des vies
    ton joli passage sur les rattrapage de mailles : des fées adroites et aimantes peuvent réparer, conjurer les mauvais sorts , repriser les imperfections et les transformer en broderies magnifiques..
    J'ai tricoté très tôt , mal, mais un été pendant une cure de mes frères en Auvergne , maman m'a patiemment aidée à réaliser mon premier pull ( sans modèle) écru , à côtes , avec une petite bordure couleur châtaigne
    je n'ai souvenir de l'avoir beaucoup porté .....le résultat ne devait pas être génial!.
    Depuis, je suis passée des pulls aux chapeaux chauds ( sauf pour mes petits fillots jumeaux qui ont le droit de tout me demander!) mais la magie de l'ouvrage qui se crée ainsi entre les doigts est toujours aussi forte!

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    1. Oh ma Crouk, j'aurais dû penser à toi pour ma dédicace... Mais tu as tellement de talents, que le tricot n'est pas le premier auquel je pense quand je pense a toi...
      Tu m'as fait rire en évoquent ton premier pull...il ressemble beaucoup a celui que j'avais fait.
      Et tu as raison, il y a de la magie à voir se créer quelque chose dans nos mains...

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  9. au fait!! j'aperçois Shalimar perché en visite sur ton illustration!

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    1. Mais oui, c'est bien lui, et si l'on ne voit pas ses yeux d'or, c'est qu'il les tourne vers la mer...

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  10. Je suppose que je ne suis pas amené à me reconnaitre dans le tricot.... !
    Mais du coté des relations humaines et des transmissions, Dieu me tricote (comme aurait pu dire Desproges), je pense y trouver de quoi ne pas avoir maille à partir avec toi et filer un bon coton.

    Quant à ma mère, c'était la broderie durant ses (rares) loisirs et les vacances... Napperons, coussin, nappes, draps, et autres "dessus de cheminée".... Qui dorment dans les armoires à souvenirs.....
    Un jour, surement, ce sera vintage !

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    1. Ah bon? Tu n'es pas un as du tricot? Comme on peut se tromper...
      Blague à part, j'aime beaucoup ton allusion à Desproges, le regretté, l'immense, l'inénarrable Desproges.
      Quant aux napperons, c'est déjà vintage, ça c'est sur. Tu as des trésors enfouis dans tes armoires...

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  11. Tiens, moi non plus je n'ai jamais su tricoter (j'ai dû arrêter ma première tentative pour permettre à mon épouse et à mes belles-sœurs de reprendre leur respiration, sinon elles allaient mourir de rire). Je tricotais trop loin des pointes et donc, mes mouvements étaient bien trop amples et mon tricot trop lâche
    Le plus étonnant, c'est qu'au crochet j'étais plutôt doué (le premier ouvrage que j'avais entrepris, c'était une longue robe de plage en résille pour ma moitié).

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    1. Qu'est-ce que j'aurais donné pour te voir tricoter...rien que de la façon dont tu en parles, je suis déjà morte de rire... Cela dit, tu auras essayé c'est déjà ça.
      Et la robe en résille devait être du plus bel effet!

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    2. "une longue robe de plage en résille"
      De la pratique du crochet à l'érotisme raffiné et néanmoins conjugal...
      :-)

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    3. L'un n'empêche pas l'autre...^^ enfin, pas toujours...

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    4. Candide, future crocheteur09 juin, 2014 13:52

      La robe de plage me fait rêver... J'y verrais bien la dame de mes pensées...
      Allez, c'est dit, dés que j'ai du temps (on est jamais trop prudent), je me mets au crochet !

      ;o))

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    5. La dame va bien se cailler grave avec une robe à trous trous, dans tes contrées où il fait des températures extrêmes...j'espère que tu lui offriras un radiateur et un thermolactyl pour la réchauffer...^^

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    6. Pour tout dire, seule la jupe était en résille, le corsage était en triples brides (donc plus serré et un peu plus chaud). C'est Sandra la délicieuse petite Coréenne première petite-amie de mon fils qui en a hérité (elle y entrait encore, elle ;-) )

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    7. Ouh la! J'en connais qui vont avoir encore plus chaud soudain...
      Corsage en triple bride: rien que les mots sont déjà une invitation. Cela dit, c'est mieux, car avec la résille, les pointes de seins risquent de mener leur vie personnelle en échappant à tout contrôle...

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    8. Candide, béat09 juin, 2014 18:14

      à Cel, 14h44 :
      a) D'abord t'as même pas retenu ma description de mon île : la moyenne annuelle des température, ~10°C, est basse, mais pas extrême.
      Et comme je suis gentil avec la planète, j'éviterai le radiateur. De même que le thermolactyl, qui est nettement moins glamour que la p'tite robe !
      En revanche, je sais des moyens beaucoup plus empathiques et sympathique de réchauffer une dame qui frissonne... ;o))

      @ Cel, 15:41 : Où l'on voit que tu parles d'expérience !
      Mais étant émule de Saint Thomas, c'est simplement à titre d'information pédagogique que je demande à voir ! :o)))))

      Oulââââ, j'ai chaud tout soudain !
      M'en vais prendre une douche froide, moi !...

      ;oDDD




      Où l'on voit que tu parles d'expérience

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    9. Tu es émule de saint Thomas taquin, non?
      C'est quand même la moindre des choses, quand on habite sur une île avec un climat aussi ...paradisiaque, d'apprendre très tôt à réchauffer les dames.
      Et la, je parle d'expérience. Parce que j'ai horreur d'avoir froid. Entre avoir froid et me faire lécher les pieds par une chèvre, je choisis la chèvre. C'est dire!

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    10. Le plus distingué des tricots reste l'incontournable maillot de bains une pièce.... En ressortant de l'eau les bretelles ont décuplé de longueur et ça donne l'impression d'avoir des pantalons golf....
      Vu avec la grand-mère de mon épouse qui en tirant sur ses bretelles arrivait certes à cacher ce sein..... mais sans parvenir à faire remonter le fondement...
      Ti bacio

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    11. On sent que ta description s'appuie sur une observation rigoureuse de la réalité!
      Une réalité augmentée en quelque sorte...
      Lol!

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    12. A défaut de chèvre, je veux bien la remplacer ! Au pied levé, bien sûr !

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    13. Quelle abnégation! C'est admirable...parce que tu n'es pas à l'abri d'une ruade, si ça me chatouille trop!

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    14. Et pour chatouiller, ça chatouille...
      http://www.youtube.com/watch?v=3PMWat4MJ-8

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    15. Mort de rire! quel plaisir de revoir cette scène ...avec le grand Fernandel commeen écho à mon commentaire sur Blogbo.
      Mille baci

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  12. Quelle belle évocation, délicieuse, de ces travaux d'aiguilles. Je vous imagine charmante en Pénélope.
    ~L~

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    1. Je crains de vous décevoir cher ami. Comme je l'ai dit dans un billet précédent, je n'ai pas La vertu des femmes de marins...

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  13. "Rattrapper les mailles" ... Jolie phrase, mais parfois impossible :-)
    J'ai appris avec les années (bientôt 44 ans) qu'il ne faut pas toujours essayer d'arrondir les angles, car Pô parfois nos ailes se brûlent ... Et ça fait très mal :-(
    Bisous pleins de chaleur, le soleil tape fort :-)

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    1. Tu as raison, bien sûr en ce qui concerne arrondir les angles: quand cela nous empêche de nous respecter nous même, ce n'est pas bon. Préserver les autres, oui, mais pas au détriment de soi-même...
      Mais dissiper les malentendus ne voulait pas dire arrondir les angles, mais au contraire faire preuve d'assertivité. Une notion qui a quelque peu changé ma vie depuis que je l'ai découverte...

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  14. Candide, Hockard De Tours09 juin, 2014 13:49

    Tu dis : "...c'est un art d'aller gratter..."... Je te crois, de même que je crois sincèrement qu'en ce domaine tu es une véritable artiste.
    Pour ma part, je m'y essaye avec plus ou moins de bonheur, mais j'ai par rapport à toi le handicap d'être un peu plus rugueux. Je fais des efforts, mais j'apprécie que ce soit réciproque et en cas de mauvaise volonté, faut pas me gonfler trop longtemps !
    Une collègue spécialisée dans la médisance crasse que j'essayais de tenir à distance depuis longtemps en a fait les frais dernièrement : il parait que mon verbe du rez-de-chaussée se comprenait clairement au deuxième étage ! ;oDDD
    Je dois avoir une grande gueule ! ;oDDD

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    1. Tu es nuageux, je suis solaire( et aussi un peu lunaire par moment) ... Un vrai bulletin météo a nous deux!
      J'aurais aimé entendre ta " sortie" ce devait être jouissif.
      Et c'est bien fait pour elle. Je déteste la médisance crasse.
      Une grande gueule...mais en tant que musicien, tu as dû lui apprendre à se moduler, non?

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  15. Des doigts agiles qui courent tous seuls sur les aiguilles
    Des mailles qui s’échappent mais reviennent vite à la ligne,
    Que de merveilleux souvenirs évoquent cette main
    Qui a si bien tracé son sillon indélébile pour de nombreux lendemains
    ♥♥♥

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    1. Ma petite Jak, tu es la reine des quatrains.
      Merci merci tout plein, tu es charmante.

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  16. tu as le génie de raviver des souvenirs ; ma grand mère tricotait avec des aiguilles métalliques très fines, le cliquetis me fascinait par sa vitesse, la répétition, d'autant plus qu'elle était atteinte d'une arthrose et d'une arthrite déformante des doigts impressionnante.
    ma mère tricotait, mais sans enthousiasme, plutôt par obligation ; les catalogues sans échantillons de laine, quelle tristesse ! je les découpais, les conservais pour en apprécier les différents moelleux, je rêvais à tout ce que, moi, j'aurai pu en sortir
    je l'ai fait dès mon adolescence, j'inventais des pulls faits à l'envers, inversés... avant de passer aux modèles 100 idées. plus c'était compliqué, plus je m'éclatais ; un vrai bienfait, mieux que la méditation ;
    les mailles qui filent, même sur 20 rangs, de la rigolade, puis, un jour, ce fut un grand STOP ;
    je crois bien que ton texte m'a donné la réponse de l'incompréhensible : ma vie foirait, par peur du conflit, parce que je ne savait pas les gérer, et "mon" silence est devenue "ma" réponse en tout lieu et en tout domaine ;
    tu me redonnes envie de tricoter !

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    1. Cher " unknown" ça me gêne un peu de ne pas savoir à qui je m'adresse...
      Car tu dis de fort belles choses dans ce long commentaire.
      Aucun conflit en vue, tu peux sortir de ta coquille et me donner ton petit nom.
      Je ne sais même pas si tu es une fille ou un garçon.
      Si mon billet a déclenché quelque chose chez toi, tu m'en vois ravie.
      Tu me donnes envie très fort de continuer a écrire!

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  17. Réponses
    1. Ta réponse a glissé loin de la question, mais je crois avoir compris quel sens tu donnes à ce hélas...
      Chère trop sensible, bienvenue au club, des trous a l'âme et des mailles non rattrapées, j'en ai eu ma dose aussi...avant de réaliser qu'il fallait parler et ne pas rester dans le non-dit.

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  18. J'aime beaucoup cette image. tricoter la vie, tricoter nos relations, tricoter nos désirs et envies... Ce que j'aime tout particulièrement c'est que même si on fait une erreur, on peut toujours revenir en arrière et réparer.
    Le pardon n'est jamais facile, demander pardon non plus... mais c'est possible :-D

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    1. Possible et réparateur...pour les petits conflits de la vie quotidienne c'est quasiment magique...

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    2. Oui et c'est dommage de parfois l'oublier et de laisser parler notre égo...
      Je pense notamment à mon père qui, sur une broutille, a préféré rompre tous liens avec un de mes frères et moi-même... Je sais qu'un jour, il reviendra, je lui laisse le temps de faire le chemin.

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    3. Peut être que chacun peut faire un bout du chemin? Je dis ça, je dis rien...

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    4. Mon chemin à moi est fait, ma porte est ouverte et j'ai pardonné. À lui de mettre de côté son égo et de faire de même. Il s'est un peu perdu, il doit se retrouver d'abord et ça il n'y a que lui qui puisse vouloir le faire... Je ne peux l'y contraindre :-/

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    5. Oui pardonne moi, j'aurais dû imaginer que tu avais fait ta part, à la relecture de ce que tu as écrit la première fois. J'espère qu'il reviendra.

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    6. ça n'était pas très clair de ma part, rassure-toi ^_^
      c'est encore quelque chose dont je parle peu ou avec pudeur. après la période de colère (ses mots ont été durs: "ne viens pas sur ma tombe, je ne veux plus de toi"), il y a celle de la résignation, et puis celle de la "sagesse" (ou espoir?) qui me fait dire qu'il doit certainement ressentir le manque de son unique fille et de son unique petite-fille donc il reviendra probablement et je ne l'en empêcherai pas.

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    7. C'est drôle que j'en parle... c'est surement parce que ça fait un an que je ne l'ai pas vu... ou alors la musique qui m'a foutu le blues ^^

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    8. Ou alors peut être que tu es en confiance...

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  19. J'aime tricoter, crocheter. Jamais mes doigts ne peuvent rester tranquilles et comme ta maman, je ne peux regarder la télé sans tricot. J'aurais aimé pouvoir tricoter mes mailles avec de l'amour pour mes proches mais, hélas, ceux-ci n'apprécient guère... alors, j'attends la nouvelle génération et, avec elle peut-être une ou deux tricoteuses. Tu ne peux savoir comme cela me déçoit de ne pouvoir offrir mes ouvrages à mes proches. Rattraper des mailles, j'y arrive aussi, au propre et au figuré même si les dites mailles se distendent parfois. C'est long et délicat mais le résultat en vaut la chandelle...

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    1. Ça me fait de la peine pour toi, que tes proches n'apprécient pas ton travail.
      Un beau pull fait main a quand même plus de gueule qu'un vulgaire pull made in Bangladesh et fait a la machine à cent à l'heure dans des ateliers enfumés par des gosses surexploités...

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    2. ça me fait également de la peine... alors j'attends (et je continues de rattraper leurs mailles)

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    3. Oh pauv Brizette! Je compatis, sérieusement!

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  20. Excellente ta métaphore de la maille perdue!
    Avec ton autorisation, j'aimerai l'utiliser dans mes prochains stages de gestion des conflits ...

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    1. C'est cadeau, et je suis très touchée. Et au cas où tu aies besoin d'assistance technique, je suis là.

      :-)

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    2. Merci, je n'en doutais pas, du reste j'ai mis au futur, pas au conditionnel ! :)

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    3. J'aime quand tu fais ton bescherellosaure...mais j'applaudis car il y a peu de gens qui ne confondent pas les deux temps...

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  21. Comme Antiblues, je n'avais jamais pensé à cette image. Et pourtant Dieu sait à quel point j'ai aimé les mailles jusqu'au jour où je suis rentrée en salle d'accouchement avec un pull presque fini et que je n'ai plus jamais touché une aiguille depuis. Et depuis, j'ai fait de ma vie professionnelle un remaillage perpétuel....

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    1. Il est vrai qu'élever trois gosses tout en travaillant ne laisse pas beaucoup de temps pour les travaux d'aiguilles...
      Surtout quand, par dessus le marché, on a d'autres passions dévorantes...comme l'écriture, par exemple...
      Le remaillage perpétuel, je connais aussi, en tant que répétitrice de leçons ad libitum... :-)

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  22. J'aime beaucoup cette analogie que tu fais entre les mailles à rattraper et le dialogue constructif. Je n'en dis pas plus, mais c'est un sujet qui me touche. Je suis certain que tu exerces avec talent le tricotage relationnel :)

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    1. J'aime tisser des liens, c'est vrai, de beaux liens, débarrassés de toutes les scories qui polluent une relation, quelle qu'elle soit.
      Je suis touchée par tes mots une fois de plus. Comme sur ton dernier billet, que je n'ai pas encore commenté, mais que j'ai lu avec beaucoup d'attention, tant le sujet est prégnant.
      Tricotage relationnel, jolie expression. Merci Pierre.

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  23. Comme tous les gosses ou presque, j'ai tenté le tricotage, mais je tenais les aiguilles comme des clés à molette, alors ce fut la révélation et depuis, dans la mécanique, je tricote des modèles inédits... Par contre, je ne sais pas si dans la vie je peux rattraper des mailles filées...
    Ti bacio Céleste

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    1. Tu es trop modeste mon ami...
      Et t'imaginer avec des aiguilles a tricoter dans les paluches est très émouvant.
      Merci pour tes petits commentaires nocturnes qui m'ont permis de me réveiller avec le sourire.
      Molto baci

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    2. Pour mes paluches, il faut les imaginer à l'image de celles de tes schtroumpfs, pas ce qu'elles sont devenues un nombre déjà respectable de lustres plus tard.....
      Les seules "aiguilles" que je croise maintenant sont des électrodes de soudure à l'arc et c'est au tour ou à la fraiseuse que je pratique les diminutions de matière.....
      Etre ton premier sourire du matin me charme :-)
      Baci Céleste

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    3. Tu es aussi souvent le dernier du soir...quand j'arrive a me coucher plus tard que toi, ce qui n'est pas gagné en général!
      Avec ton attirail, tu es prêt a donner un coup de main pour les cottes de maille d'Andiamo...

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    4. Je préférerais être désoudeur de ceinture de chasteté.
      Tiens, ça me rappelle une blagounette.
      C'est un preux chevalier qui part aux croisades après avoir mis une ceinture de chasteté à sa femme. Au moment de partir il réalise qu'il va peut-être mourir au combat, alors il confie la clé de la ceinture à son page.
      En lui disant de l'enlever si la nouvelle de sa mort arrive au château.
      Il n'a pas fait 3 lieues que le page arrive au grand galop en criant:
      - Maître, ce n'est pas la bonne clé.

      Ti bacio forte

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    5. Quand on y pense...quelles pratiques barbares quand même! Il n'y a que les êtres humains pour avoir de telles idées...
      Sinon la blague est très rigolote.Merci pour ce sourire du matin.

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    6. Ben oui, l'Homme est le seul animal à pouvoir tuer sans avoir faim ou peur... Le seul aussi à pouvoir être cruel.
      Mais notre monde à part n'est pas peuplé de ces gens-là...
      Ti bacio

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    7. Merci de me caresser si doucement l'âme, Blutchiamo. je suis souvent heurtée par la violence...

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  24. Une jolie comparaison en tout cas. je pourrais vous imaginer ta mère et toi, l'une les aiguilles à la main et l'autre les stylos chacune peaufinant son point de croix à sa manière.

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    1. Mieux vaut un point qu'un chemin... ;-)
      Et tu as raison, je suis plus a l'aise avec un stylo qu'avec des aiguilles a tricoter...

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    2. Oui puis le stylo ça permet de signer au bas du registre d'état civil parce que je viens de lire plus haut que tu cherchais à te caser..:D :D

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    3. Bien sûr, mais se caser avec un stylo, ça fait un peu mots fléchés, non?

      :-))))

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    4. Fléchés ! Mais je ne suis pas Géronimo, enfin tu es peut-être dans un bon totem.

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  25. Belle image de l'âme-aille perdue.... et retrouvée sur l'haie-toile.. une maille allant-droit, une maille allant-vers, et l'on trie-et-côte des relations que l'on Spère fidèles... merci de continuer à nous donner envie de se promener dans tes allées si bien tricotées...douce journée Célestine. Bisous ensOleillés. Den

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    1. Merci Den pour ton Jacques-art poétique...

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  26. Je me souviens du nuancier "bergère de France " que c'était beau ces bouts de laines de toutes les couleurs , les fils brillants et pailletés , quel souvenir !
    ton billet évidemment me parle , je fais partie de ceux qui tentent toujours de rattraper la maille , parfois ça me coute un peu , mais je ne veux pas me laisser ronger par la rancune, alors souvent , j'attrape l'aiguille et je rafistole
    pas plus tard qu'hier tiens ;)
    je n'aime pas les trous , les accrocs , les filets percés
    merci pour ce beau billet Célestine , tu fais fort

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    1. Rafistoler les âmes perdues...je savais que tu étais comme moi Jeanne, ça se sent au premier coup d'œil ces choses là.
      Tiens ça fait longtemps qu'on n'a pas textoté, faudra qu'on y songe un de ces quatre, j'ai le zifon qui me démange.
      Gros bisous celestes

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  27. Merci pour la dédicace ! ! Je crois avoir reconnu ma partie mais j'aime beaucoup l'autre aussi:-) !
    C'est ma maman qui m'a donné le goût du tricot car comme la tienne elle ne pouvait pas regarder la télévision sans avoir des aiguilles dans les mains! Aujourd'hui je fais la même chose!
    J'ai toujours admiré la façon dont elle tricotait et la perfection de ses ouvrages. Perfection que je n'ai toujours pas atteinte ! Aujourd'hui elle tricote toujours et toujours aussi bien et aussi vite !
    Par contre aucune de mes deux filles ne tricotent ! Dommage!

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    1. Tu sais que j'ai toujours admiré la dextérité, et surtout la RAPIDITÉ des tricoteuses...
      Moi il me faut six mois pour faire un pull...
      C'était un plaisir de te dédier ce petit billet, dont je ne devinais pas en l'écrivant qu'il aurait tant de succès...
      Comme quoi le tricot fait recette!

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    2. Si ce billet a eu autant de succès c'est parce que c'est un vrai petit bijou:-)!

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    3. Merci beaucoup, Mammilou, pour ce jugement enthousiaste!

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  28. Maman m'a appris à tricoter très tôt : à 6 ans, j'ai tricoté juqsqu'à 30 ans environ: des habits pour mes poupées jusqu'à 11 ans, des pulls ensuite pour mon futur mari et ensuite des brassières et des chaussons pour mes bébés. J'aimais cela beaucoup. Maintenant j'emploie mes mains à autre chose je sculpte et je tape sur le clavier.
    J'aime beaucoup ton texte.

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    1. Ah Charlotte, quel plaisir de te voir. Je te croise souvent chez des amis blogueurs, et je suis ravie que tu aies aimé mon billet.
      Où peut-on voir tes sculptures? Tu n'as pas de blogs?
      Bises célestes

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  29. Je dis souvent qu'on tricote sa vie : une maille à l'endroit, une maille à l'envers...alors ta métaphore me plaît infiniment!
    Va voir ce que j'avais tricoté pour Fiston : http://cathnounourse.blogspot.fr/2009/02/tricot.html
    bises

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    1. Trop mignons les deux petits pulls! Un pour l'hiver et un pour l'été...
      Tu as raison, les élèves ne partagent pas souvent des activités manuelles avec leurs parents, et c'est fort dommage.
      Bises cath!

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  30. c'est ma tante que je regardais tricoter. Moi c'était cette intériorité que le tricot oblige qui me fascinait... Tandis que les mailles qui s'enchainaient m'hypnotisaient tout comme le ballet des aiguilles, je me demandais mais à quoi pense t-elle ??? Ce sont des souvenirs apaisant.
    Ton billet me donne envie de m'y mettre ;)

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    1. Quel bonheur quand je donne envie à mes lecteurs! Merci beaucoup ma belle Hélène, pour ta touche personnelle à ce billet qui évoque bien des questions et des souvenirs en chacun.
      Bises célestes

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    2. Ne dites pas des choses pareilles, délicieuse!

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  31. Ah le tricot, ça me parle, Célestine.
    Cette activité manuelle se perd, hélas, comme la couture et pourtant on y prenait un certain plaisir. Nos enfants préfèrent pianoter sur leur "tam-tam" comme dit la Maman d'une de mes amies d'enfance !

    Ma mère a beaucoup tricoté pour moi et mes filles et m'a appris très jeune à manier les aiguilles et la laine plutôt que les aiguilles à coudre. J'ai moi-même beaucoup tricoté quand mes filles étaient jeunes et puis un jour, elles m'ont fait comprendre qu'elles en avaient un peu marre de mes pulls tricotés main...
    J'ai fait également beaucoup de layette. J'aimais bien.
    Maman m'a fait des pulls ultra chics avec de la laine Anny Blatt, en suivant scrupuleusement les croquis que lui faisaient mon père pour suivre le modèle... Un enfer ! Le résultat ne me plaisait pas forcément, la laine était très délicate et difficile à entretenir, bref, que d'heures passées et d'énergie dépensée pour rien...
    Je n'ai pas transmis cette passion à mes filles, ni en tricot, ni en couture !

    Et parfois j'ai envie de reprendre un ouvrage...
    Comme j'en ai commandé des pelotes Bergère de France, acheté des laines Phildar et collectionné des catalogues de modèles. J'adorais aussi les catalogues avec ces bouts de laine... Un autre temps...

    A Lyon, il existe des cafés-tricot, des Associations qui font d'une pierre deux coups : tricoter et rire.
    Le tricot ça me détendait, on oublie tout quand on tricote !

    Je savais bien ramasser une maille perdue et j'ai souvent défait et refait !
    Socialement, j'aime moins ramasser une maille. Il faut vraiment que ça vaille le coup... sinon je la laisse tomber et ça fait un trou...

    Gros bisous

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    1. Oh ma Soene, quel délicieux et véritable petit billet tu as écrit là...
      Je suis soufflée par le nombre de gens qui ont aimé mon billet ... Il faut croire que le tricot, c'est davantage que deux aiguilles qui s'entrechoquent avec des fils de laine.
      C'est sans doute toute une époque, un état d'esprit, une conception de l'existence, basée sur la patience, le goût de la belle ouvrage, le " fait main " comme preuve d'amour...tout le contraire de notre société de consommation désincarnée, hâtive et approximative.
      Pour ce qui est de la parabole de la maille perdue, oui, j'ai remarqué que tu étais tout d'un bloc, ma swapounette, et que tu n'es pas du genre a composer. Mais c'est comme ça qu'on t'aime, finalement... ^^

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  32. Très beau parallèle. J'espère que ton stage en astronomie s'est bien passé. De mon côté, je n'ai jamais été attiré par les travaux manuels, et cela ne change pas avec le temps (sauf avec mes élèves le vendredi après-midi car ils aiment bien). Par contre, l'histoire, la lecture, l'écrit, tout cela était dans mon ADN dès 7-8 ans ; mes centres d'intérêt ont peu changé en fait mais les supports, oui avec Internet. Bonne semaine et à bientôt Célestine.

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    1. Pour savoir si mon stage d'astro s'est bien passé, je te conseille le billet précédent mon cher petit Belge...
      Tu as fait depuis longtemps la preuve que tu es génétiquement un historien et un amateur d'écriture!
      Et j'ai toujours autant de plaisir à lire tes chroniques, qui m'emmènent souvent très loin.

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  33. Ma mère tricotait beaucoup avant l'arthrite.Depuis, elle ne peut plus. Elle m'apprit. J'ai tricoté un peu. Quelques pulls. Des bonnets rigolos, mais pas aussi réussi que ceux de Croukougnouche.
    Pour ce qui est des relations, je ne sais pas rattraper les mailles. Quand c'est perdu, c'est perdu, tant pis, j'ai du chagrin. Mais rattraper et retricoter derrière, ça laisse des traces, le lien est gâché.
    Et il y a aussi les mailles qu'on laisse échapper par négligence. C'est inutile de courir après , on les lâchera de nouveau sans y prendre garde.

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    1. C'est sans doute la différence entre nous, je crois toujours au pardon, aux petits miracles quotidiens, aux reconciliations. Tu as un caractère peut-être un peu plus défaitiste. Tu sais je parle aussi dans mon billet des mailles définitivement perdues, c'est pour celles-là que j'évoque les trous à l'âme et au coeur, ce que tu nommes chagrin.
      Mais pour les petits accrochages du quotidien, ça vaut quand même le coup de faire des debriefings, non? de dissiper les malentendus? de reparler avec la personne de ce qui s'est passé?
      Bises

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  34. C'est fou comme tricoter rime avec fricoter ! Et je vais encore passer le reste de la soirée à me demander si Bibi Fricotin utilisait le tricotin. Heureusement, le lit me tend les bras et Dire Straits me berce. Je m'en vais vite me plonger dans un sommeil laineux. Bonne nuit ! (En ce moment je ne vois pas le jour dans tout ce que j'ai à faire. Il n'y a que le sommeil qui maille !)

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    1. Comme c'est joli, un sommeil laineux...faut-il pour cela compter beaucoup de moutons?
      Qant à l'allitération entre tricoter et fricoter, cela va te paraître invraisemblable, mais personne ne l'avait faite avant toi sur ce billet! ;-)
      Dormez, mon cher, je veille.

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  35. La vie comme un tricot, c'est vrai ! Perdre une maille ce n'est pas trop grave, si l'on a envie de la " rattraper " on arrive toujours à la récupérer, c'est possible, sinon on laisse couler. Mais ce qui est encore mieux, c'est que l'on peut, toujours si l'on veut ... en rajouter ( ou en enlever ) ! ! ! La vie, une maille à l'endroit une maille à l'envers ...

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    1. Et les mots que l'on tricote à l'infini, pour des motifs toujours changeants, et chatoyants...
      Je me sens l'âme poétique à te lire, chère Sable...

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  36. Et tricoter le temps, c'est aussi possible et ça nous fait de beaux manteaux pour l'hiver, ceux qui tiendront bien chaud auprès de notre cheminée quand le temps deviendra plus difficile à tricoter. En attendant continue à tricoter les amitiés comme tu sais si bien faire. Bisous ma brune

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    1. Je m'y efforce, ma chère Prudence. An si que de ralentir le tricotage infernal des aiguilles du temps...

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  37. J'ai aimé ton billet pour l'évocation d'un tricoti-tricota maternel, que j'ai aussi connu - ma première mini-robe violette avec des rayures oranges, noires et sans doute turquoise - et dont j'ai la nostalgie. C'était un geste d'amour, et la dernière liseuse qu'elle m'ait tricotée a sans doute 30 ans mais je la garde pieusement...

    Et puis rattraper les mailles de la vie. Oui. Moi aussi. Je déteste les mailles tombées, les non-dits, les chipotages pour faire semblant de rien à 10 rangs de l''accident. Comme tu as raison....

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    1. C'est émouvant ce dernier tricot de ta maman, et j'imagine bien aussi ta première minirobe style années 70. et ses couleurs psychédéliques.
      Gros kiss chère Edmée. A tout bientôt chez toi ou chez moi:

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  38. Un de mes "amis" facebook a publié ceci. Comme la concordance de sujets avec ton billet est évidente, je me permets de te le transmettre ;-) :

    http://youtu.be/wbyaMpHw21M

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    1. C'est ce qui s'appelle tricoter dans la semoule!

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  39. je te mets un texte que j'avais écrit il y a quelques années

    C’est curieux, je n’ai aucun souvenir de ma mère s’occupant de nous. Pourtant, elle était "mère au foyer", Papa travaillait à l’extérieur, mais c’est lui que je vois, omniprésent. Pas tendre, certes, mais là. Là.
    De Maman, quels souvenirs ? Je ne la vois pas.. Rien, rien. Une ombre. Une ombre que je serre dans mes bras. Qui garde les siens ballants.
    Une ombre qui m’abandonne à l’école maternelle. Je cogne contre la porte fermée. Mes cris, mes larmes. Et rien.
    De Maman, rien. Ah si peut-être .. elle tricotait.
    Les yeux, les mains, le cerveau occupés, anesthésiés, que voulais-tu donc fuir, ma maman tricoteuse, rang après rang, bien protégée ? la mort de ton père ? mais tu ne t’en souviens pas, tu n’avais que quinze mois.. Que ta mère t‘ait laissée partir sans même te regarder ? Tes sœurs, elle les a gardées près d’elle, mais toi.. toi tu as grandi au loin pendant seize années ..T’as toujours fait comme si ..
    Avec ton boulet au cœur, sans rien dire, rien.
    Jamais.
    Ramassée sur toi, cadenassée.
    Rang après rang, bien protégée.

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    1. C'est un très beau texte, Ambre.
      Il me fait comprendre beaucoup de choses de toi. Et je te remercie de la confiance que tu m'as faite en me le donnant à lire.
      je t'embrasse

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    2. merci de l'avoir lue Célestine.

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.