mercredi 3 avril 2013

En haut de l'escalier


Dans la cour de Glovenor College, à Hampstead Beach l’on avait installé un escalier à vis qui ne menait nulle part. Sa dernière marche n’était qu’une promesse d’ascension, qui s’arrêtait net avant le grand saut dans le vide.
Le Directeur, Sir Artemus Bradbury,  le considérait sans doute comme une œuvre d’art censée nous instiller le sens de la vie. Une ascension lente qui se termine tragiquement…
Les étudiants n’avaient pas le droit de l’emprunter. Et partant, il ne se passait pas un jour sans que l’un ou l’autre de ces galapiats ne montassent dessus, pour le simple plaisir de transgresser l’interdit. Il fallait entendre le surveillant principal, Nicephore Preston, s’époumoner dans son sifflet pour déloger les contrevenants. Mais il n’avait pas de bons yeux, et avec l’uniforme, tous ces jeunes gens se ressemblaient. Le temps qu’il traversât l’immense pelouse centrale qui ornait le carré entre les bâtiments de conception très militaire, et les fraudeurs s’étaient égaillés sans vergogne, en lui braillant des quolibets.

célJ’étais alors amoureuse de George Chesterfield, un grand de troisième année, d'au moins seize ans, au profil noble et doux et aux boucles rousses. Je rêvais souvent qu ’il m’emmenait en haut de la vis interdite pour me déclarer sa flamme.Ou au moins m'embrasser.
Un soir, vers six heures, alors que le Carré était désert, je traversais l’herbe en flânant, le nez au vent pour capter les effluves du printemps anglais qui tarde à venir, mais qui explose en mille odeurs avec l’éruption des fleurs. Je serrais mes livres contre ma poitrine de quatorze ans, aussi naissante que les narcisses qui étoilaient la pelouse, en nourrissant des pensées confuses et interlopes. 

Par une bizarre concomitance du hasard ou du destin, une main vigoureuse se plaqua sur mes yeux et l’autre m’entraîna fermement vers l’escalier. Nous montâmes les marches, et au sommet, je sentis une bouche avide s’emparer de la mienne pour un baiser des plus brûlants (et des moins élisabéthains).
Georges…murmurai-je. Mais en ouvrant les yeux, je m’aperçus que mon ravisseur était…Patrick O'Kennelly  un élève de ma promotion qui me poursuivait de ses assiduités et que je fuyais. Je m’apprêtai à le gifler et à me débattre. 
Quand à ce moment-là, à quatre pouces de son visage, je m’aperçus que de petites étoiles d’or brillaient dans ses yeux d’écureuil. Le grain de sa peau ressemblait à ces étonnants fruits que l’on ne trouve que dans le sud de la France et qui s’appellent des brugnons. L'ensemble était plutôt plaisant.
Un charme étrange émanait de sa personne, dont je ne m’étais jamais aperçue auparavant. Un ravisseur ravissant.
Il paraissait embarrassé.
-George ? dit-il en souriant. George, comment dire? George rêverait de monter sur cet escalier et de faire la même chose. Mais je crains de vous dire  que ce ne soit ...avec moi!

Je pris ce jour-là, en haut de l'escalier défendu, ma première double leçon de vie...



(Toute ressemblance avec ma vraie vie est parfaitement justifiée, car l'aventure m' arriva réellement, et ce premier baiser a laissé une empreinte ineffaçable dans mon souvenir)


Pour le Défi du samedi,  du 23 février, il fallait s'inspirer de la photo de l'escalier.





54 commentaires:

  1. A cet âge là déjà tu avais le goût pour l'inaccessible....:-)
    Cet escalier sans fin est un marchepied pour les étoiles dont tu n'es jamais redescendue puisque tu as eu la grâce de garder la tête dans les nues....

    Baci

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    1. Sans doute, sans doute...En même temps, c'est délicieux d'entendre ça après avoir essuyé pendant longtemps des quolibets comparatifs à toutes sortes plantes (asperge) ou d'animaux (grande girafe, grande sauterelle). Quoique, être appelée comme un film d'Audiard , ce soit un plutôt un honneur...
      Ceci dit, regarder haut et loin, et avoir la tête dans les étoiles,c'est plus facile quand on a le pot d'échappement loin du gazon...

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    2. Je peux savoir quelle taille tu fais ? ;))))

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    3. Réponse à Véronica digne de la nièce de Pierre Dac...:-D

      Pour la tête dans les nuages, je voyais ça au sens figuré
      Baci

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    4. CoquiNet ! oui Blutchiamo :)

      Une vraie top ( je suppose que tu n'es pas une taupe comme moue à ) mots d'elle !
      La taille de ma fille :)
      Mais il y a aussi"la taille de mon âme" de Daniel Darc qui nous a quittés ( en chantant le printemps ) ... cadeau cette belle chanson que j'aime :

      http://www.youtube.com/watch?v=cxPseJxHtX4

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    5. @ Blutchiamo Je suis la fille (très) spirituelle du Sar Rabindranath Duval.

      @Véronica merci pour la chanson, elle est très belle. Je l'avais déjà entendue.

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  2. Merveilleuse anecdote Célestine, je m'y retrouve moi-même! Comme quoi, les souvenirs du passé ont encore de beaux jours devant eux! Ils sont un baume au coeur, quand on voit la routine qui gagne la société d'aujourd'hui avec le formatage des cerveaux!

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    1. Tu t'y retrouves? C'était toi,si ça se trouve, Patrick...estèce que tu as toujours tes petites étoiles dans tes yeux d'écureuil? Et tes joues de pêche?
      Pour ce qui est du formatage des cerveaux, je lutte chaque jour contre, et je trouve que je ne m'en sors pas trop mal finalement!

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  3. les premiers baisers.....
    le tien est presque en apesanteur..
    pour moi, le premier me fut donné par un presqu'inconnu , venu me rendre visite à Strasbourg où j'étais étudiante , le truc c'est qu'il habitait Paris et avait fait le voyage à vélo, dormant dans les fossés herbeux : résultat ,à l'arrivée , il était plein de coups de soleil et éternuait sans cesse, résultat d'un terrain allergique.
    il avait une tignasse bouclée et une jolie barbe, des lunettes rondes
    c'était en 74 .....
    ( soupir nostalgique)
    pas d'escalier mais un ascenseur
    jusqu'au 5è étage de l'immeuble où j'étais en coloc.

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    1. Rhôô je le vois comme si j'y étais: un des Bee Gees (le plus beau bien sûr!)délicieusement seventies.
      Je vois que ton souvenir, pour être nostalgique, n'en est pas moins aigu. Ça marque une nana, le premier baiser, y a pas à dire!!

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  4. Oui c'était bien Patrick.
    La veille il avait par hasard tapé sur "ICI"
    Il avait vu apparaître sous une casquette de gavroche
    Deux yeux bleus. Il avait eu envie.
    Envie de plonger dans cette mer, envie de s'engouffrer.
    Sous la casquette quelques cheveux de jais,
    Un nez juste ce qu'il fallait,
    Une bouche, un sourire,
    L'envie de poser ses lèvres.
    L'histoire ne dit pas ce que fit Patrick après ce baiser.
    On peut gager qu'il ne s'en tint pas là.
    Mais qui sait ?
    Un conte reste un conte...même au royaume des fées.

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    1. Eh bien si, il s'en tint là. Car n'oubliez pas , cher anonyme, que je n'avais que quatorze ans...et à l'époque, on ne rigolait pas avec l'honneur des jeunes filles. J'ai toujours, depuis, trouvé les baisers volés extrêmement troublants, justement par leur goût d'éphémère et de non-conclus.

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  5. Mettre des patins dans l'escalier ? Mais c'est très casse-gueule, ça ! :~)

    (belle tranche de vie, sinon !)

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    1. J'adooore :-)

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    2. Moi aussi. Les jeux de mots de Tant Bourrin sont des petits bijoux.

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  6. C'est ce qu'on appelle "gagner à être connu" !
    A cet âge d'ado,on a le cœur "coupant comme un diamant", on peut se laisser surprendre...
    Adulte, les jugements établis nous enferment dans des certitudes plus difficiles à remettre en cause.
    Je me dis souvent:"Antiblues, sors de ton cadre de référence et ... prends un bouquin", par exemple !
    (Je ne peux pas donner l'exemple d'embrasser une fille par surprise, tu viens d'en parler ;) ).
    Bref.
    Il a eu de la chance, ce Patrick !!!

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    1. "Méfie toi de ces jeunes amants qui ont le coeur coupant comme un diamant" c'est pas une parole de chanson de Serge Lama, ça?
      Sinon, pourquoi tu pourrais pas donner le même exemple que moi? Histoire de varier le point de vue: la même histoire racontée par un garçon, ça peut être pas mal...
      Bon pour ta dernière phrase, tu ne me vois pas mais je suis toute rouge de confusion...:-)

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    2. Oui c'est bien de Lama, j'ai mis entre guillemets du reste. Tu vois il n'y a pas que ZZ Top dans ma vie musicale !!
      ;)
      Oui bien sûr, le point de vue du garçon ... (silence...) Suis pas bien sûr que ça te plairait, j'ai horreur de la drague et de tous mes congénères qui la pratiquent ... Du reste j'aurais été incapable d'agir comme ce Patriiiiiiiiiiiiiiick !!

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    3. Qu'est-ce que tu sais de ce qui me plairait ou pas? Je suis déjà dans une boîte? Moi qui essaie de sortir des sentiers battus... ;-)

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  7. Plaisante leçon pour celui qui la donna et celle qui la reçue.... Belle journée et bises (amicales!)

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    1. Comme quoi, apprendre peut être un plaisir!

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  8. Arx tarpeia Capitoli proxima !

    Les boucles rousses.... c'était pourtant un signe ! ....

    :-)

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    1. Bon j'entends bien, il y a loin de la roche tarpéienne au Capitole, mais un signe de quoi? pfff, je capte plus le second degré, j'ai besoin de vacances...

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  9. Pour atteindre le septième ciel, cet escalier là me semble tout à fait approprié... joli souvenir Madame...

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    1. Mademoiselle! (enfin, à l'époque...)Oui un souvenir très fort. Mais pas de septième ciel. J'étais sage (enfin, à l'époque...)

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  10. Ah le premier baiser.... qui pour moi correspond également à ma dernière paire de claques. De parents transis d'inquiétude de ne pas voir leur fille revenir, une heure, deux heures, trois heures plus tard, tant ce premier baiser lui avait fait perdre totalement la notion du temps. Tu connais l'histoire :-). Premier baiser, premier amour, toujours à mes côtés....

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    1. Oh oui, je me souvenais quand tu l'avais admirablement raconté sur ton blog. J'avais adoré le côté "Peyton Place" de la scène...

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  11. Moi aussi, tu me donnes envie de transgresser ( les limites du raisonnable ) en te demandant, dans une voix chantée comme Marylin : And the last kiss ?

    Quel charme ce collège anglais ...

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    1. Le dernier baiser? Last but not least!
      Les collèges anglais ont un charme fou, c'est vrai.

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  12. J'ai moi aussi étudié à Hampstead Beach, au Glovenor College mais j'ignore tout de cet escalier et des baisers mouillés qui y furent échangés (j'étais troisième rossignol de la chorale et membre actif du club d'échecs).

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    1. Ah! c'était toi! Il me semble qu'un jour on s'est rencontrés dans un couloir, tu m'as dit en passant que ma robe était tarte parce qu'il y avait des cerises dessus, et la nuit même je rêvais que tu me l'arrachais pour les manger une à une. On fait des rêves idiots à quatorze ans.

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  13. Comme c'est beau. Une belle récré avant de corriger les dictées.
    Des bises.

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    1. Tiens, bienvenue au club, moi aussi, j'ai des dictées à corriger...
      Ça donne du courage de rêver!tu as raison.

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    2. Oui, rêver donne du courage !
      Surtout qu'au fil des dictées, j'ai cauchemardé ! Heureusement qu'ils n'étaient pas face à moi !!!
      Bon we !

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    3. Je donne systématiquement une deuxième chance, ça me fait deux sessions de corrections, mais c'est moins le cauchemar, et ça les fait réfléchir sur leurs fautes...

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    4. D'une certaine façon, je donne deux chances, voire 3 (préparation, puis dictée, puis guide de relecture et utilisations des outils pour se relire, en changeant de couleur histoire de me rendre compte si ça aide ou pas).
      Ceci dit, il est possible qu'il y ait un second tour pour voir, pour celle-ci. Affaire à suivre !

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    5. Alors moi j'alterne dictées préparées et dictées non préparées, et pour celles-ci, je souligne chaque faute au crayon à papier pour la "seconde chance".Pas facile l'orthographe! l'essentiel est qu'ils progressent et quand on en fait souvent, ils progressent.
      Qui a dit que les instits sont des glandeurs? On parle pédagogie à onze heures du soir!

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    6. Et là, à 10h45, un dimanche matin, je suis en train de corriger la correction de leurs dictées dans le canapé.
      En effet, c'est en faisant régulièrement et multipliant les dispositifs qu'ils progressent.
      D'ailleurs, je le vois surtout dans les corrections d'écriture. C'est déjà ça !

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  14. Connaître les "vertiges de l'amour" en haut de l'escalier d'Escher,dont les fâcheux diront qu'il ne mène nulle part et "rêver trop fort"s'endormir "en crevant l'oreiller"
    En version masculine ça donne:
    "Tout l'or et le plomb de l'en-dessous formait le magma de mes sentiments. Je sentis la lave en fusion bruisser dans mes veines durcissant ma chair sur quelques centimètres.

    Par Priape et d'autres dieux ithyphallique je me suis exécuté.
    Mon esprit autant que mon corps se résigne à ta tyrannie et je glisse de désir dans ma prison de draps. Affranchi du réel et de sa camisole, je vibre et je gémis puis je t'oublie, despote éphémère, jusqu'à ta prochaine exigence.
    Ah, les souvenirs!Comme les étoiles nous recevons leurs lumières alors qu'elles sont déjà mortes.
    Du temps j’ai fait le tour.
    J’ai goutté des citrons acides et des oranges amères, pourtant je n’ai que des saveurs de miel, des odeurs de jasmins et des notes bleues dans la mémoire.

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    1. Plus prosaïquement on pourrait intituler ce texte sorti d'un fond de mes tiroirs "Branlette" si je ne craignais de tacher un si beau blog, mais comme tout le monde est passé....j'me lâche!

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    2. j'aime beaucoup ton texte que je ne découvre que maintenant,j'en suis désolée, car tu as eu l'idée de t'auto-commenter, ce qui fait que visuellement il y avait un cadre blanc sous ton texte, donc par un raccourci aussi hâtif qu'inconséquent, j'ai cru avoir commenté...
      C'est joli branlette. Ça ne salit absolument pas mon blog, qui en a vu d'autres...
      Fr.nt Nat.on.l ce sont des mots qui auraient tendance à tacher beaucoup plus...

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    3. C'est sans doute ainsi que Patrick O'Kennelly fit la connaissance d'Onan juste après celle soyeuse du baiser.
      Le double effet Kiss cool.

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  15. Très belle histoire, jolie évocation d'un premier baiser...en plus à Hampstead.
    Tu aurais pu être la Fanny de John Keats...

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    1. Merveilleux livre que tu me fais découvrir. Oui, sans doute, j'aurais pu. L'histoire me plaît bien, romantique à souhait...

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  16. Cela me rappelle mes années de pension où les punitions étalaient établies sur des "Feuilles violettes". Or il se trouvait que l'accès au stade était interdit pendant les récréations. Bien sûr une interdiction aussi imbécile m'attira. Le surveillant me voyant donna son coup sifflet habituel, suivi du traditionnelle : "Sortez d'ici immédiatement". Je voulus alors faire un trait d'esprit et répondis, tel Danton : "Nous sommes ici par la volonté des élèves, nous n'en sortirons que par la force des feuilles violettes". Ma saillie eut un tel succès que mes parents furent convoqués dès le lendemain pour prononcer mon exclusion. Je n'avais que 11 ans et ma carrière de potache insupportable allait continuer dans un nouvel établissement, comme tous les ans ! 47 après j'en ris encore et finalement le referais volontiers...

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    1. En tous cas, c'est très bien raconté, et j'adore l'anecdote:tu m'as fait sourire! Je suis sûre que tu as gardé un petit côté espiègle, je me trompe?
      47 ans? Bouh, tu es vieux!!! ;-)

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  17. Quel premier baiser ! Un escalier qui mène nulle part. Pour être fleur bleue... C'est romantique.Qu'est-ce que je fais là moi pas de copies à corriger, mais un rapport à rédiger.... Laissons les premiers baisers pour réflexions plus prosaïques !

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    1. Tu as bien fait quand même de passer par là AVANT d'aller taper ton rapport. Ça va t'inspirer, si ça se trouve!

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  18. En lisant ces mots,on s'aperçoit que l'on est à tout âge, encore un peu l'adolescent(e)
    qui a ressenti ses premiers émois....

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    1. Je le crois oui. Sans quoi "les émotions d'aujourd'hui ne seraient que la peau morte des émotions d'autrefois" comme dirait quelqu'un de mes amis...

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  19. J'adore cette anecdote, c'est d'un romantisme !!
    le charme british, la transgression , le baiser presque volé , c'est doux ...
    Il faudrait enfermer ces moments là dans un coffret , tu le fais dans l'écriture ..
    George , George ...Hum , décidément ..
    Heureusement , il te reste l'autre Patrick ;)

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    1. Voila, c'est ça ma Jeanne,un coffret précieux où j'ai placé mes émotions d'autrefois, pour entretenir celles d'aujourd'hui...
      Quant à George, pas de danger, ce n'est pas le tien. Celui-là, il serait plutôt du genre d'Oscar Wilde...

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  20. ... Et il y eut l'écriture ...
    C'est une charmante historie que tu nous contes là ... De l'art de la chute ...

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Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.