dimanche 20 octobre 2013

Petites boîtes


J'avais sept ans, et déjà un caractère bien trempé. Ne vous fiez pas à ma petite frimousse angélique, je bouillonnais en réalité d'une ardeur peu commune. 
Cette vieille chanson de Graeme Allwright que je découvris à l'adolescence ...où il était question de petites boîtes toutes pareilles, jusqu'à la dernière, me glaçait le sang...
Mon institutrice avait écrit à l'encre rouge sur mon carnet: "Célestine sait ce qu'elle veut". Inaugurant une longue litanie d'appréciations du même genre qui devait m'accompagner jusqu'à l'école normale, "Forte personnalité"..." têtue",   "obstinée",  "beaucoup de caractère", "brillante y compris dans ses répliques aux professeurs" "tête de classe"  "préfère commander qu'obéir"...
Après il y a eu la vie, il y a eu le temps, et j'ai choisi librement les boîtes dans lesquelles je me suis glissée. 
Fonder une famille, créer des êtres humains, n'est-ce point étonnant lorsque l'on y pense? Voilà quelque chose qui ne m'est jamais apparu comme une prison. Au contraire.
 Faire le métier de transmettre. Une belle boîte un peu malmenée (et malmenante aussi parfois)  qui m'abrite depuis si longtemps, et pour laquelle je me bats. 
 (Même pendant les vacances, vont dire certains...oui, c'est un peu vrai)
Mais malgré toutes ces années, l'oiseau rebelle en moi ne connaît toujours pas de lois. Je défends farouchement ma liberté, comme une louve. Les bruits de bottes, les bruits de chaînes font toujours un bruit lugubre à mes oreilles.  Je les fuis. Je m'envole. Et mon esprit se pose plus loin, plus haut, où bon lui semble, sans considération de droite ou de gauche ou de milieu. En n'écoutant que mon coeur qui palpite.

Je suis toujours ardente et peu commune. Je le reconnais, j'aime sortir du lot. Et suivre des chemins détournés. 
Le regard droit et clair sous ma frange, j'aime toujours les pull fins et les jupes à carreaux écossais. J'ai juste laissé tomber le col Claudine, trop sage pour moi.



Édit. du 22 octobre . Eh  bien vous l'avez tous deviné (ou presque) c'est bien moi la deuxième frimousse en haut à gauche, avec mon petit col Claudine et ma frange légèrement relevée par un coup de vent intempestif, et ma petite tête qui penche un petit peu à gauche...et mon air grave, pas très souriante (j'ai changé depuis, je ne sais plus ne pas sourire sur une photo) j'avoue que l'on ne voit pas bien la jupe plissée à carreaux, mais véridique, je m'en souviens encore de cette jupe! Et de mon pull qui était rouge.








120 commentaires:

  1. Bon sang ne saurait mentir... Très objectivement, il t'en en resté quelques choses de ta petite frimousse angélique, même lorsque parfois l'oeil va un peu dans le vague. Peut-être devrais-je dire surtout car on ne contrôle plus rien en ces moments-là...
    Si tu penses nous aiguiller en parlant de col Claudine, c'est un peu râpé... Une frange couleur de jais plantée sur un visage mutin, j'ai trouvé, mais pour ce qui est de la jupe écossaise, il faudrait être devin....
    Baci Celestina

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tout bon détective procède par élimination: il y a plusieurs cols Claudine mais un seul ornant le pull d'une fille avec frange...la jupe écossaise, je te le concède, se voyait mieux sur l'original de la photo...
      Sinon, c'est très gentil et très joli ce que tu dis de moi, et tu es très observateur. C'est vrai que j'ai souvent le regard qui se noie dans une brume. On est rêveuse ou on ne l'est pas...

      Supprimer
    2. Déjà à l'époque ta tête penchait (un peu) à gauche-);-) Avais-tu déjà conscience de la Vie ou était-ce une résistance à l'invitation de tous bien sourire devant le photographe, ta petite frimousse est, en tous cas, bien sérieuse pour un si jeune âge et déjà le regard profond qui regarde au-delà des apparences ...
      Baci

      Supprimer
    3. Judicieuses remarques, élève Blutchiamo! Très judicieuses remarques...

      Supprimer
    4. Bon, avec tout ça, tu sais que je sais où tu es...
      Tu parles de l'effet dévastateur des annotations négatives dans les carnets scolaire. Je confirme,
      les annotations que j'ai eues ont été dévastatrices..... pour mon opinion sur l'école.
      Baci

      Supprimer
    5. Hélas, je sens bien que je ne parviendrai pas a te faire changer d'avis sur l'école, malgré tous les efforts...^^

      Supprimer
    6. Que veux-tu, l'école de Célestine est venue 50 ans trop tard et 500 km trop au sud. Je n'y peux rien et toi non plus.
      Il y a celles qui passent leur main dans les cheveux des rêveurs et celles qui les envoient dans la tronche de leurs élèves parce qu'elles ne supportent pas les gauchers. Je n'ai pas eu la grâce de connaître la première catégorie, la deuxième oui. Mes instits étaient tellement préoccupées par le bien être de leurs élèves qu'il m'a fallu attendre 12 ans pour que l'infirmière scolaire détecte que j'étais myope comme une taupe... Vas aimer l'école avec ça.....
      Baci

      Supprimer
    7. Vous avez ce point commun, Alain X et toi, d'avoir été maltraités par vos maîtres...et cela me rend profondément triste. Je sais bien sur, que la plupart des enfants de votre âge ont un mauvais souvenir de l'école, mais je ne parviens pas à me faire à cette idée. Pour moi, le savoir est indissociable d'une relation affective.

      Supprimer
    8. Bien que ce goût (cette nécessité dois-je dire) me soit tombée dessus après avoir quitté le cycle scolaire, rassure-toi sur le fait que je n'ai jamais cessé d'apprendre et que je continue de le faire avec mes relations, affectives (de préférence)....
      Je traine les mêmes idéaux depuis près de 50 piges alors que chaque nouvelle information ou connaissance me fait tout remettre en question.
      Ti bacio

      Supprimer
    9. Serais-tu comme une truie qui doute?

      Supprimer
    10. Oui, pas besoin d'être prof d'anglais pour ça.....
      kiss

      Supprimer
  2. Je suis très nulle pour reconnaître les gens sur leurs photos de classe et cette fois ne fait pas exception à mon habitude...
    Très joli texte. Après le cri libérateur, voici un appel à la liberté ? :-D
    J'ai comme l'impression d'être au bord d'une falaise, d'entendre les vagues qui heurtent la roche et de sentir le vent soulever mes cheveux.
    Merci Célestine!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il me faut bien souvent, en ce moment, secouer le carcan des conventions, et respirer a grandes goulées l'air pur de la liberté. C'est que j'ai l'impression, de temps en temps, que l'on voudrait me bâillonner et m'empêcher de respirer.
      J'ai fait d'ailleurs un cauchemar affreux la nuit dernière, où je sentais nettement quelqu'un se poser sur moi dans mon sommeil et m'étouffer. Et je ne parvenais pas a crier au secours, c'était horrible.
      Je me demande ce qu'en penserait un psy?

      Supprimer
    2. Il te dirait peut être que dans un rêve on est présent dans TOUS les personnages.... (enfin en tout cas les principaux personnages influents du rêve... dans le cas où il y a du monde...)
      Autrement on dit on est à la fois son libérateur et son geôlier...

      Supprimer
    3. D'où mes efforts pour me libérer de moi même...

      Supprimer
    4. Le psy ne te donnerait pas de réponses toute faite, il te demanderait ce que toi, tu en penses ;-)

      Supprimer
    5. Et là, je serais bien embêtée...

      Supprimer
  3. Avant même de lire tes indications, je t'avais repérée au premier coup d'oeil, par un étrange hasard qui m'a fait poser (ou arrêter ?) le regard pile dans la zone idoine de la photo...

    En lisant ce que tu dis des appréciations professorales, qui mettent en évidence un caractère déjà bien trempé (c'est pas moi qui le dit, hein, je ne me permettrais pas...), je me dis qu'il serait amusant de chercher à vérifier si elles restent valables dans le temps pour chacun de nous. Pour ma part, on me disait rêveur... Et surtout "peut mieux faire" ! C'en était décourageant...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, ce serait amusant de faire cette étude.
      J'écris toujours des choses positives dans mes appréciations. Je me dis toujours que je n'ai pas le droit de marquer un enfant par des mots trop durs. Ces mots modèlent, façonnent les élèves de manière durable et même dramatique parfois. Et cela ne fait pas mieux progresser un enfant que d'écrire. " peut mieux faire" en revanche, une parole positive peut inverser le cours de l'histoire personnelle d'un élève...j'en ai fait plusieurs fois l'expérience.
      Pour ce qui est de ma photo, il faudra quand même attendre que je donne la solution pour vérifier si ton intuition était la bonne...

      Supprimer
    2. Ah ben zut, j'étais sûr de moi et maintenant j'ai des doutes...
      Faut dire que je n'ai qu'une vision très succincte du modèle de référence, version 2013. Puis comme la photo est en noir et blanc, pas moyen de se fier à la couleur des "belles châsses" ;)

      Supprimer
    3. Un jour peut être nos routes se croiseront...tu n'es pas très loin, je crois.

      Supprimer
    4. Il ne me déplairait pas que nos routes se croisent, Célestine :)
      Nous ne sommes pas très loin, en effet.

      Supprimer
    5. Quand j'irai voir mon amie Evelyne, ma peintre préférée, peut être...

      Supprimer
    6. L'éventualité de cette proposition me convient :)

      Supprimer
  4. On ne change pas. C'est juste le monde autour de nous qui change, pas l'enfant qui est toujours en nous... Même si, en l'occurrence, je n'arrive pas à te repérer sur la photo (mais je suis nullissime à ce jeu) :~)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu me rappelles une chanson de Jean-Jacques Goldman

      On ne change pas
      On met juste les costumes d'autres sur soi
      On ne change pas
      Une veste ne cache qu'un peu de ce qu'on voit
      On ne grandit pas
      On pousse un peu, tout juste
      Le temps d'un rêve, d'un songe
      Et les toucher du doigt

      Mais on n'oublie pas
      L'enfant qui reste, presque nu
      Les instants d'innocence
      Quand on ne savait pas

      On ne change pas
      On attrape des airs et des poses de combat
      On ne change pas
      On se donne le change, on croit
      Que l'on fait des choix
      Mais si tu grattes là
      Tout près de l'apparence tremble
      Un petit qui nous ressemble
      On sait bien qu'il est là
      On l'entend parfois
      Sa rengaine insolente
      Qui s'entête et qui répète
      Oh ne me quitte pas

      On n'oublie jamais
      On a toujours un geste
      Qqui trahit qui l'on est
      Un prince, un valet
      Sous la couronne un regard
      Une arrogance, un trait
      D'un prince ou d'un valet
      Je sais tellement ça
      J'ai copié des images
      Et des rêves que j'avais
      Tous ces milliers de rêves
      Mais si près de moi
      Une petite fille maigre
      Marche à Charlemagne, inquiète
      Et me parle tout bas

      On ne change pas, on met juste
      Les costumes d'autres et voilà
      On ne change pas, on ne cache
      Qu'un instant de soi

      Une petite fille
      Ingrate et solitaire marche
      Et rêve dans les neiges
      En oubliant le froid

      Si je la maquille
      Elle disparaît un peu,
      Le temps de me regarder faire
      Et se moquer de moi

      Une petite fille
      Une toute petite fille ...


      Pour le jeu, tu attendras donc la solution? Même s'il n y a rien a gagner que ma reconnaissance ( si j'ose ce jeu de mots foireux....)

      Supprimer
  5. En haut, à gauche, 2 eme place ? Peut être mais il faut se méfier des photos. Parfois c'est lorsqu'on les recherche qu'elles disparaissent.
    On veut revoir. On veut relire. On ne trouve plus. On se demande si on s'est égaré ou si on a rêvé.
    On se méfie. On se dit alors qu'on ne meurt pas qu'une fois.
    Savoir ce que sont devenues toutes ces petites filles. Combien on en a croisé sans même deviner qu'un jour on les reconnaîtrait peut être sur une photo.
    Mais déjà le jour commence à se lever. Un autre jour. Une autre aurore.

    Kronos

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mais dans la pénombre du petit matin, et avec ses quinze milliards d'années, Kronos a-t-il encore de bons yeux?

      Supprimer
    2. Rassuré le vieux kronos. Il se dit qu'il aurait mieux valu qu'il se taise ou qu'il cherche mieux.
      Il se demande : quelle est la récompense si on donne la bonne réponse ?

      Supprimer
    3. Mais je n'ai rien dit...j'ai juste posé une question.
      Et la récompense? Trois caramels mous, évidemment!

      Supprimer
    4. Du moment que tu les livres personnellement à domicile, c'est tout bon....

      Supprimer
    5. Oui bien sûr, et en petite tenue d'hôtesse, bien entendu.

      Supprimer
    6. Rôôôôôôoô! Je n'habite pas au Sofitel...
      Si tu viens avec ta guitare, c'est bien...
      Baci

      Supprimer
    7. De toutes façons je ne me déplace jamais sans ma guitare...

      Supprimer
  6. J'ai adoré cette chanson de Graeme Allwright, merci de me la rappeler. Bien que convaincu d'être, comme tout un chacun, formaté dans ma boite, je rue également fortement dans les brancards face à l'injustice et à la mauvaise foi si présente notamment chez nos politiques. La sortie des sentiers battus ne m'a pas toujours servi, loin de là, mais je ne regrette rien et reste assez fier d'être droit dans mes bottes et de n'avoir jamais non plus à baisser le regard. Pour le reste...Ben je n'ai jamais porté de jupes à carreaux (même pas un kilt) et j'ai abandonné le col Mao (oui Claudine c'était une autre histoire) il y a belle lurette.
    Bisous Dirlette

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah! La mauvaise foi des politocards! On pourrait en écrire des pages...
      La chanson de graeme allwright est assez terrible, si on y réfléchit bien. Elle est justement faite, d'ailleurs, pour qu'on y réfléchisse bien. Elle donne la mesure du peu de temps que l'on a à vivre.
      Et la pleine conscience des priorités me donne la pêche. ( et la, en plus, je suis en vacances)
      Alors pas une petite idée pour la photo? Je te donne un indice: j'aimais déjà prendre de la hauteur pour regarder le paysage...

      Supprimer
    2. Avec la frange et le col Claudine, la deuxième en haut en partant de la gauche semblait evidente mais j'hésitais avec la première à gauche rangée du bas ( une "grande tige" aussi, lol)...Maintenant avec ton indice je maintiens ma première impression.
      Juste un truc qui m'a choqué sur cette photo : Pas de dirlette plantée sur le côté avec les mains dans le dos...Comme sur toutes les photos de classe.

      Supprimer
    3. C'est vrai, je ne sais pas pourquoi, la maîtresse n'a pas désiré figurer...elle ne se trouvait peut être pas belle en photo.. Je connais des collègues pour qui c'est un vrai supplice de se voir en photo...

      Supprimer
  7. Réponses
    1. Non, pas de bandeau, mais les cheveux plus courts que maintenant.

      Supprimer
  8. Je me souviens très bien des Petites boîtes de Graeme Allwright et de ses belles adaptations de Leonard Cohen. A bientôt.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mon caractère bien trempé m'oblige a te poser une question, cher Claude. Tes commentaires se portent très souvent sur la musique, et c'est normal, quand on te connaît un peu, mais rassure moi, tu lis quand même un peu ce que j'écris? (Le doute m'habite) ;-))))

      Supprimer
  9. J'ai aussi aimé fredonner les "petites boîtes" mais plus jeune que toi (évidement). Après, j'ai pris conscience de ce qu'elle disait... mais j'ai lu tout ton texte et (si je n'étais pas forcément brillante) je m'y reconnais. Répondeuse, bavarde, révoltée des injustices alors, je le suis toujours!! bonne semaine mabelle et repose toi un peu..

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le repos fait partie de mon programme!
      Les petites boîtes, quand on ne nous y met pas sans nous demander notre avis, c'est nous qui nous en créons...tant que c'est librement consenti, tout va bien. Mais rester enfermée dans une prison que l'on s'est soi-même construite, quelle horreur! La vie est bien trop courte...

      Supprimer
  10. Avoir un caractère bien trempé permet souvent la nage en eaux troubles. ( rapport au boulot de dirlo et au marigot administratif )

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est clair, et tu en sais quelque chose!
      Heureusement, il y a la nage à contre-courant, et c'est un sport intensif que je pratique en ce moment...c'est pour cela que j'ai bien besoin de vacances. Mais tous les "dinosaures" de l'éducation nationale, accrochés à de belles valeurs, en sont là...il faut lutter contre la grande bêtise institutionnelle qui consiste a faire établir les programmes sans se soucier de ce qui se passe sur le terrain.
      Mais, chut! C'est les vacances.
      Bon repos a toi qui a vécu des choses difficiles ces derniers temps. Je pense fort a toi.

      Supprimer
  11. Les appréciations, en faire une étude, les voir évoluer au cours des années et faire le bilan... Une idée intéressante.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je laisse toujours du positif et de l'espoir dans mes appréciations aux élèves. Je sais trop le mal absolu que peut faire un mot mal placé sur une jeune conscience...
      On voit souvent des gens qui ont " réussi" dans le show-business étaler leurs carnets scolaires et lire les appréciations de leurs anciens professeurs. Avec l'air de dire que ceux-ci s'étaient lourdement trompés sur leur compte... ( exemple: la publicité Guy Degrenne...) il faut un caractère fort pour passer outre cette dévalorisation et vouloir prouver que l'on est pas le cancre que l'on croyait. Tout le monde n'a pas cette force...
      Je ne dis jamais a un enfant qu'il ne réussira pas dans la vie.mais je sais que certains profs ont des jugements péremptoires et cassants.

      Supprimer
    2. les propos des profs que tu évoques dans ta dernière phrase, procèdent souvent d'une projection… Je l'ai observé assez souvent dans ma pratique professionnelle.
      C'est d'autant plus navrant, pour ne pas dire terrible, que l'enfant se laisse duper, et surtout n'a pas la possibilité de répliquer : « c'est celui qui le dit qui y est »… sauf à aimer les conseils de discipline !
      Démonstration que l'enfant est souvent fin psychologue… Il comprend, mais se tait, lorsque le patient n'est pas encore apte à recevoir le diagnostic…

      Supprimer
    3. Projection, oui, cela explique pourquoi je dorlote tant mes élèves... Je prends dans mes bras la petite fille que j'étais à travers eux.
      Ce métier est peut être une sorte de thérapie...

      Supprimer
  12. On peut déjà éliminer les trois garçons perdus dans l'école de filles. La deuxième à gauche au premier rang a quelque chose de Célestine, et c'est sans doute elle qui a mangé la maîtresse.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est vrai qu'à l'époque, les maîtresses ne se mettaient pas sur la photo...
      Les trois garçons étaient sans doute des garçons...manqués, on ne rigolait pas avec la mixité, a l'époque! Quant à moi, je ne peux être celle que vous dites. C'est pas mal vu mais relisez les indices, cher Fernand... Le col Claudine est bien visible sur mon pull...

      Supprimer
  13. J'aurais bien aimé que tu indiques où tu te trouves sur la photo.
    Les évènements de la vie ne changent pas foncièrement ce que l'on est, je crois qu'il à raison Goldman, cela nous change superficiellement.
    Comme l' a écrit JP Blondel dans je ne sais plus quel livre avec un peu de second degré, c'est étrange comme on survit si bien à nos morts...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mais c'est un jeu de piste, j'ai semé plein d'indices dans les commentaires et certains ont déjà trouvé...
      Pour ce qui est de Blondel, cela me rappelle un billet (dans lequel tu trouveras d'autres indices d'ailleurs) que j'avais intitulé: on ne meurt pas qu'une fois.
      Tu le trouveras ICI
      Bises cher Mind

      Supprimer
  14. J'ai trouvé ! Tout en haut, la troisième en partant de la droite.…
    Ah flûte ! Je me suis trompé : elle, c'est Sainte Bernadette !
    :-)
    Mais sinon, je pense qu'il suffit de continuer la rangée et aller presque jusqu'au bout.

    La chanson de Graeme Allwright a aussi marqué ma jeunesse. Et je dirais même toutes les chansons de ce disque.
    à propos de combat et de marginalité, bien entendu, je ne sais pas comment tu vis cela concrètement dans ton travail, mais je crois que les avancées supposent des « collectifs de combat ». Je ne parle pas ici nécessairement des habituelles structures de contestation politique ou syndicale… Qui sont bien souvent tout aussi vieillottes et réifiées que ce qui fait l'objet de leur combat.
    je pense aux « collectifs » qui peuvent s'organiser dans la marge.
    Le changement vient toujours des marges.
    Le combat solitaire peut remporter des victoires, mais elles sont souvent exceptionnelles et dans des circonstances spécifiques.
    Enfin, c'est ce que je crois, et aussi un peu de mon expérience personnelle de mes années « actives ».

    Dernière chose, j'aime beaucoup ce que tu dis sur les effets dévastateurs « d'appréciations négative » surtout lorsqu'elles deviennent la norme…Et en effet, la juste valorisation des vrais talents décelés, peut changer toute une existence… Tu auras permis la germination. Et c'est toute humilité d'un enseignant de voir que la récolte ne lui appartient pas…

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bien sur que je fais partie de certains collectifs, notamment au niveau de l'éducation et de la défense de la langue française. Je pense que cela fait partie de mes engagements privés et que mon blog n'est pas le lieu pour en parler. Mais je suis d'accord avec toi. Quand je dis( souvent) que je suis une extra terrestre, c'est un peu cette idée de marge que je veux exprimer. Nous réfléchissons, a plusieurs, et c'est sans doute ce qui me permet de continuer à espérer.
      Et quand je dis que je me bats, je n'ai pas dit que c'était seule.
      Quant aux appréciations, moi qui suis une fervente adepte de la note chiffrée, il faudrait que je t'explique combien on peut redonner confiance a un enfant en lui mettant quelques 18 subtilement placés, et en s'appuyant sur ses réussites. Il faudrait que je développe mes thèses...je le ferai sûrement .dans un livre, celui que j'écrirai pour transmettre l'espoir aux jeunes futurs enseignants.

      Supprimer
    2. Tsss,tsss, activiste subversive !
      M'étonne pas que tu t'accroches avec Bernadette !
      ;oDDD

      Supprimer
    3. Si tu parles de ma sup' alors oui, c'est vrai, elle a un faible QI et je me demande comment elle a fait pour parvenir a ce poste...je lui ai dit récemment qu'avec la prétendue réforme des rythmes, c'était la mort programmée de l'école de la république. Elle m'a regardé avec des yeux d'autruche.

      Supprimer
  15. Ah les clampins... Les nuls ! Tu es au dernier rang la deuxième en partant de la gauche, je le sais : j'y étais ];-D

    Ciao belles châsses bonnes vacances...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'était toi au coin de la cour qui serrait nerveusement ton imperméable, ne laissant voir que des mollets poilus !

      Supprimer
    2. ahhh! Andiamo ,moi aussi , avant de lire ton comm , j'ai trouvé également où était la demoiselle.aux longues jambes
      je te serre la pince!

      Supprimer
    3. Vous êtes vraiment choux tous les deux ! Merci de vous prêter au jeu!

      Supprimer
    4. BLUTCH t'es qu'un jalmince ! Tu aurais voulu que je te le prête mon imper "Columbo" ? Tu ne l'auras pas NA !

      Supprimer
    5. Dis donc, Chauguise, ne dis pas du mal de mon lieutenant préféré, c'est pas un pedophile

      Supprimer
    6. @ Chaud-déguisé
      Qu'est que c'est que tu veux qu'j'en fasse de ton imper pourri... je suis ouvertement cul-nu-tiste alors je n'ai pas besoin de jouer à "tu la vois- tu la vois plus". Et puis en CM2, la seule qui est bien roulée, c'est la maîtresse, alors.....
      @ Céleste
      Ca c'est bien le gouvernement, on n'est jamais au courant de rien. Je me crois encore caporal et voilà que je serais devenu lieutenant sans même le savoir... Je vais de ce pas réclamer les arriérés de solde !
      Sérieusement, tu crois que c'est vrai ce que dit mio cugino, que Columbo était pédophile ? Note que zoophile, ça m'aurait pas étonné avec son affreux clébard qu'il trimballait partout, mais pédophile....Tout de même... Bon, d'un autre côté, le syndrome de Stockholm pourrait expliquer ta passion pour lui....
      Baci

      Supprimer
    7. Quoi, mais je rêve, toi aussi tu dis du mal de mon petit Columbo chéri...je croyais qu'entre Ritals on se serrait les coudes...
      J'en apprends de belles, alors comme ça tu es adepte du nu intégral...interessant.
      Bon je te pardonne toutes tes bêtises a cause de ce que tu as dit de la maîtresse du cm2, que dont a propos de laquelle il paraîtrait que ...
      Tenerezza

      Supprimer
    8. "Tenerezza" balbutia Célestoche au marin Portugais qui la reluquait de façon chelou, Elle venait d'écluser son douzième saké de contrebande face à la baie d'Along, paumée dans ce bouge poisseux, la tronche embrumée par l'alcool frelaté, et elle avait confondu le rital avec le portos. Dans sa main moite de sueur, une photographie chiffonnée représentant une classe de CE2...

      Supprimer
  16. oh Graeme Allwright ! Que de souvenirs, de soirées "  feu de camp "  D'avoir chanté ses chansons si souvent ma guitare qui m'accompagnait partout doit être capable de les jouer toute seule !
    Ma préférée « Suzanne «  de Cohen ( et chantée par ma copine Joan Baez c'est pas mal non plus ).
    Les boîtes petites ou grandes, je les fuis, depuis toujours et je continuerai, ma liberté passant avant tout, et sans doute aussi de peur de voir leur couvercle se refermer sur ma tête ... je suis claustrophobe ! ! !
    Bon évidemment il y aura l'incontournable dernière boîte ... en espérant que le Maître du Temps nous laisse souffler encore un peu et chanter … Allwright pourquoi pas !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quand tu veux, Sable! J'ai dans ma guitare tous les airs de ce cher Graeme, que les enfants, même ceux de 2013, adorent, prouvant par là qu'ils ne sont pas forcément aptes à n'écouter que du M.pokora...
      Les soirées "feu de camp" sont encore possibles en classe de découvertes, ainsi, certains enfants se feront les mêmes souvenirs que nous, c'est chouette!
      Suzanne, j'adore, et aussi Johnny...

      Supprimer
  17. C'est drôle mais ce n'est que maintenant, Célestine, que ton nouveau thème "petites boîtes"est apparu sur ma liste de mes blogs les plus visités. C'est la seconde fois que ça arrive et si ça continue je "crie" ?
    On ne se refait pas un caractère, je pense( c'est dans les structures de nos gènes?) mais on peut par contre, changer le contenu de nos méninges ou l'améliorer: Nos connaissances, nos habitudes, nos plaisirs etc.. et même nos goûts. Enfin ça reste un avis.
    "Bon sang ne saurait mentir!" a dit plus haut Blutchiano

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai ma petite idée sur le fait que ta blog-liste ne se met pas à jour: je pense que tu n'alimentes pas suffisamment ton blog en billets, du coup il hiberne un peu, et il est donc plus lent à enregistrer les mouvements...je dis ça je dis rien...
      Juste une façon de te dire que tu te fais désirer par tes lecteurs( trices) :-)

      Supprimer
    2. Je suis sur que t'a raison que ...je me faire désirer! Non, je plaisante!... sur le fait que je me fais désirer, mais t'as raison que je n'alimente pas souvent mon blog.

      Supprimer
    3. Je le déplore, crois le bien. Mais tu es libre évidemment...et heureusement!

      Supprimer
  18. Jupe à carreaux, pull fin, col claudine même tenue pour moi lorsque j'étais gamine! Et aujourd'hui encore je porte des pulls fins et des jupes à carreaux :-)! Comme toi j'ai laissé tomber le col claudine ( même si je suis toujours très sage) mais je vais peut-être m'y remettre car il est de nouveau très à la mode!
    J'aurais dit aussi que tu étais la deuxième en haut en partant de la gauche!
    Quand à Graeme Allwright : j'adore:-)!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Que de points communs nous avons, mammilou...
      Tu sais bien que tu es ma mamy-modèle, celle que je deviendrai peut être un jour, si mes enfants me font ce cadeau.

      Supprimer
    2. Waouh! je suis toute rouge! mais fière et honorée que tu m'aie choisi comme modèle de mamy, car je suis sûre qu'un jour tes enfants te feront le bonheur d'en être une:-)!

      Supprimer
  19. Je t'ai reconnue de suite, il faut dire que ton col est vraiment Claudine par rapport aux autres...
    Tu es mariée, des enfants, une carrière à l'E.N : ça vaaaaa ! tu n'as pas été trop en marge pour une têtue rebelle ! ;) Comme tu le dis, à nous de ne pas nous enfermer dans des cases, nous les femmes, avons le chic pour ça alors que depuis un certain temps nous avons le choix ! ;) J'ai lu un livre que toutes les femmes devraient lire : Instinct Primaire de Pia Petersen et elle a raison quand elle dit que les femmes se définissent encore par rapport à leur utérus, elles ne se définissent pas en tant qu'être humain d'ABORD et femme ensuite...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il faut dire que les hommes ne nous ont pas trop aidées à nous définir en tant qu'êtres humains dans les millénaires précédents...et même encore de nos jours, quand on entend les gens hurler parce que l'on a supprimé le " mademoiselle" des papiers administratifs...comment ne pas être définie en tant qu'uterus alors que notre vie sexuelle se voit sur notre état civil...

      Supprimer
    2. Pour moi le "mademoiselle" désigne avant tout une femme non mariée, ce qui ne présume en rien de sa vie sexuelle (et encore moins de l'usage ou non de son utérus). Surtout de nos jours (ô tempéra, ô mores, comme dirait l'autre...). Mais effectivement l'équivalent masculin n'existe plus depuis belle lurette et c'était donc discriminant.

      Supprimer
    3. Je considère que le mariage fait partie de notre vie sexuelle, en ce sens que l'on peut affirmer qu'une femme a qui l'on dit madame a déjà vu le loup. Même si la réciproque n'est pas vraie. Alors que pour un homme, on v´est jamais sur de rien. Et c'est ça qui est discriminant.

      Supprimer
    4. Tout à fait exact, Célestine.

      Va juste falloir changer les habitudes et considérer qu'une jeunette de 18 ans est une "madame", administrativement parlant (je suppose qu'avant cet âge on n'utilise si "Mr" ni "Mme")

      Supprimer
    5. Merci, Pierre, grâce a notre petite conversation, tu m'as offert sur un plateau un excellent sujet de billet et je t'en remercie.

      Supprimer
    6. J'ai connu (pas bibliquement parlant) des demoiselles très prolongées qui avaient la vexation virulente lorsqu'elles étaient appelées Madame...
      En Suisse, mademoiselle est réservée au moins de 20 ans. Mais fondamentalement, ça ne résout rien du tout.
      Baci

      Supprimer
    7. Il serait bon, mon cher ami, que vous ne lanciez pas le débat sinon plus la peine que je me décarcasse a écrire un billet sur le sujet, prego, si vuole bene...
      Mille baci

      Supprimer
    8. Je n'ai fait que te donner un peu de matière....
      molto baci Ragazza

      Supprimer
    9. Je n'avais pas osé soulever le cas des demoiselles d'âge avancé tenant farouchement à ne pas être assimilées à des "madames", bien qu'ayant elles aussi vu le loup à moult reprise (voire des meutes de loups...) et je suis content qu'un autre l'ait fait ;)

      Et j'ai hâte de lire ce billet prometteur, miss Célestine

      Supprimer
  20. Oh Cel! Quelle question! Non seulement je te lis mais tu fais partie de mes trois références absolues et immédiates. Je pensais que c'était évident. Je t'embrasse.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ben, non, j'ai eu un doute, je m'en excuse, et je ne l'ai exprimé que parce que je savais que tu serais sensible à mon appel et que tu viendrais le dissiper d'une manière ou d'une autre. Je t'en remercie.
      Je me sens beaucoup mieux. J'ai appris depuis peu le magnifique mot d'assertivité et je trouve qu'il permet d'effacer les malentendus de manière douce.

      Supprimer
    2. Tu vois, j'ignorais totalement et le mot et le concept d'assertivité. Je comprends mieux maintenant cette relative souffrance que je suis content d'avoir dissipée. Je t'en dirai plus prochainement. Bises picardes.

      Supprimer
    3. Souffrance est peut être un mot un peu fort. Disons un léger malaise...

      Supprimer
  21. C'est rigolo de te voir petite :-)
    Moi j'ai pas trop grandit, mais devenue maman de deux amours qui sont mes piliers de vie, j'ai pu m'epanouir en tant que femme :-)
    Bisous

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Elle est jolie ton expression: " mes piliers de vie" mais si je si peut me permettre un conseil de " grande sœur " , cela leur met inconsciemment un gros poids sur les épaules! C'est vrai que les enfants nous font grandir aussi, quelque part. Mais il ne faut pas perdre de vue que c'est nous qui sommes momentanément leurs piliers, et que des qu'ils sont assez forts pour tenir droit tous seuls, ils s'en vont. Si on les a considérés comme des piliers, on risque de s'écrouler.
      Bon c'est juste une remarque de pure amitié, car je sais que tu la comprendras. Je connais ( j'ai appris a le connaître) le poids des mots sur les consciences...Ce blog est fréquenté par des gens formidables, je n'ai pas peur de le dire. Et c'est un vrai bonheur de converser avec chacun.
      Je t'embrasse fort.

      Supprimer
    2. Pas d'inquiétude je sais que sans mes enfants, ma vie serait plus triste, mais ce ne sont pas "mes murs porteurs" ... grâce à eux je crois que la vie vaut vraiment la peine d'être vécue :-)
      Bonne nuit !

      Supprimer
  22. Moi je suis nul à ces jeux, miraud de surcroît !... Mais il me semble qu'un consensus est en train d'émerger, auquel je me rallierais volontier.
    Peut-être ai-je été enfermé dans les boîtes d'ambitions trop vastes pour moi, renforcées par des "peut mieux faire" trop récurrents. C'est peut-être ce que je suis en train de découvrir en pelletant dans mon passé.
    Alors que j'étais représentant des parents d'élèves au collège-lycée de mes enfants( ce qui a quand même duré 11 ans), j'avais été effaré par l'aspect systématiquement négatif des jugements portés sur les élèves. Un conseil de classe était une suite de sanctions. Et quand un enfant s'élevait au-dessus de la moyenne, il ne recevait en tout et pour tout qu'un "c'est bien" laconique.
    Plusieurs années après, alors que je courrais les écoles pour parler de sécurité routière, j'avais été séduit par une découverte qui devrait vous plaire. Dans un gros bourg de campagne, l'école élémentaire était composée, comme dans la plupart des écoles du début du vingtième siècle, d'un large couloir central desservant deux classes. En arrivant dans ce couloir, je découvre une multitude de feuilles de papier accrochées "en vrac" aux murs :
    "Julie sait compter très très loin"
    "José sait tout de l'actualité"
    "Kevin est le roi du tir au but"
    "Amélie à la langue bien pendue, mais elle raconte de belles histoires"

    Avenante, l'institutrice qui n'avait pas trente ans m'expliquait que ces appréciations étaient décernées lors de "débats" avec les élèves, précisant qu'on arrivait toujours à trouver des qualités, même cachées derrière des défauts plus visibles. Et l'exercice était renouvelé tous les quinze jours...

    Comme tu vois, y'a encore de l'espoir...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bien sur qu'il y a de l'espoir. Ce blog me donne toutes les raisons d'espérer. J'y ai fait de belles rencontres, et chacun apporte sa pierre au débat.
      Ainsi ton histoire de maîtresse qui valorise ses élèves me plait beaucoup, parce qu'elle montre l'autre côté de l'école: celui que j'aime et que je défends, avec des gens bienveillants et passionnés.
      J'ai mis des années à admettre que le respect " dû" aux profs ne devait pas être systématique. Qu'il y en avait de bons et de mauvais, et que les mauvais ne devaient pas s'attendre à des étincelles de la part de leurs élèves. On n' obtient rien sans aimer ses élèves, et tout faire pour trouver en eux le bon côté.l'exemple du collège que tu donnes fait froid dans le dos. Mais il est a l'image de la société toute entière. Aujourd'hui, parler d'amour est presque devenu tabou. Alors que la violence est partout...cherchez l'erreur.

      Supprimer
    2. Tu sais qu'après mes 11 ans de représentant de parents d'élèves j'ai eu la chance exceptionnelle pour un non-enseignant de rencontrer un grand nombre de classes (plusieurs centaines, de l'élémentaire au lycée). J'ai pu constater que, même s'il ne savent pas l'exprimer rationnellement, les enfants savent très exactement à qui ils ont affaire; Mais je ne t'apprends rien... :o)

      Supprimer
    3. Médidon, tu rejoins un grand, là.
      N'est-ce pas John Lennon qui disait:"Drôle de monde celui dans lequel on se cache pour faire l'amour alors que la violence éclate au grand jour..." ?

      Supprimer
    4. Je trouve cette citation très vraie, peace and love, ça me va bien.

      Supprimer
  23. oh ben là, y'a pas photo ! C'est tout toi :-)
    Mais tu sais, je pense que quoi qu'on fasse, on est dans des petites boîtes malgré nous. Notre côté rebelle le refuse mais les petites boîtes nous emboîtent le pas et ce ne sont pas toujours des cadeaux....

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Alors, être libre consiste non pas â refuser toutes les boîtes, mais a choisir librement celles dans lesquelles on se met, et à trouver le courage de les quitter quand elles ne nous conviennent plus... C'est surtout cette deuxième partie qui est difficile à réaliser. Car il est souvent plus confortable de rester dans une boite même trop étroite, que d'en chercher une plus adaptée...
      Ah...notre côté rebelle! Je crois que c'est ce qui m'a attirée chez toi la première fois que j'ai lu un billet de toi. Tu refusais déjà avec énergie de te résigner...j'essaierai de retrouver ton billet.
      Je t'embrasse. Merci de m'avoir reconnue.

      Supprimer
  24. J'aime ce portrait. Certaines touches me ressemblent aussi (Mais quand on aime les gens on s'identifie).
    A l'adolescence. Car l'enfance était habitée par le silence chez moi. A l'adolescence la révoltée, la rebelle.
    Oui mais je me suis demandée ce que cela pouvait bien dissimuler toute cette énergie.
    J'en suis venue à me dire que ça parlait d'une demande (de reconnaissance, de regard, d'affection ). Un peu comme Marysa. Une exigence tapageuse (mais quand on aime les gens on projette!).
    Oui j'aime ce portrait de Célestine ,cherchant vainement à deviner ses jolis yeux dans ce cliché monochrome..

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Mélodie. Tu me touches. Quel mystère que nous-mêmes, hein, qu'elles étranges questions nous nous posons à chaque détour de chemin par rapport à notre enfance, et a la façon dont nous nous sommes construits...
      Ce qui est certain, c'est que depuis que je lis ton blog, j'ai compris ce dont parle AlainX un peu plus haut: la façon dont nous enseignons, et posons nos appréciations sur nos élèves, n'est qu'une projection de nous mêmes. Pense a passer de bonnes vacances, quand même, hein, miss!

      Supprimer
  25. Le port de tête n'a pas changé, il est donc facile de te reconnaitre (avec ou sans vêtement , enfin, on se comprend !! ;) )
    Après ... la métaphore des petites boites ne me plait guère, mais c'est logique, je n'ai jamais aimé Graeme pas si "All right" que ça ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @ Antiblues : raconte un peu, "Graeme pas si "All right" que ça ..."

      Supprimer
    2. Ben y'a rien à raconter pisque j'l'aime pas !! Allwrigth n'était pas all right pour moi; mais derrière ma vanne à 2 balles, je ne fais pas de prosélytisme , je constate simplement que les commentateurs de ce blog sont bien trop sérieux !! :)

      Supprimer
    3. Sérieux ? Moi ? parce-que début des séventies je trouvais qu'on essayait de me coller dans une boite trop étroite !... Je te promet que sur ce coup là, not' bon numéricman a buggué (lol puissance 10)

      Supprimer
    4. Mais non personne n'a buggué cher Garde!! Chacun s'exprime comme il le veut, et Antiblues tu le sais, tu es mon anti-consensuel préféré.
      Tu as donc parfaitement le droit de ne pas aimer un chanteur...
      Pour ce qui est du sérieux, je ne sais pas si tu as eu le courage de lire les 80 et quelques commentaires, mais cela va de la grosse déconnade aux interrogations métaphysiques.
      Et c'est ce que j'aime.
      Après, je suis d'accord avec toi: de nos jours, quand on dit que quelqu'un n'est pas trop " Right" on pense tout de suite qu'il a violé sa sœur ou qu'il a fraudé le fisc...
      Alors que tu faisais seulement un jeu de mots.
      Bisous bisous à tous les deux

      Supprimer
    5. Cool, dirlette ! c'était juste pour rire, pas pour de vrai ! mais bon, j'écoutais ça quand en 71, en fin de sursis après 68 j'étais envoyé en régiment disciplinaire (auquel j'ai échappé d'ailleurs). Je disais juste à notre ami Antiblues que j'étais loin à l'époque, de me prendre au sérieux !...Je pense même ne pas l'être plus aujourd'hui. Alain et moi, je pense ne sommes pas plus consensuel l'un que l'autre et mon intention, bien sûr, n'est pas ici de froisser les amitiés....Mais objectivement je ne crois pas avoir été trop sérieux lorsque j'écoutais Greame.

      Supprimer
    6. Oui oui, t'inquiète je suis cool.
      Et puis on peut être sérieux sans se prendre au sérieux, c'est un peu ça l'idée.
      Cool, et assertive ce n'est pas Antiblues qui me contredira sur ce point au moins... ;-))))

      Supprimer
    7. Oui, oui, pas de problème avec not' bon Garde !! :)
      Suis cool aussi, j'exprimais juste un ressenti !! ;)

      Supprimer
  26. Mieux vaut tard que jamais, j'ai écouté "Les petites boîtes" et je me sens énormément pas concerné...
    Elle est sinistre cette chanson. Vite un petit coup du Testament de Georges pour me détoxiquer...
    Je suis trop claustrophobe pour qu'une quelconque boîte puisse me convenir, pas même la dernière... La Camarde ne me mettra pas en boîte elle non plus. De toutes façons, je quitterai la vie à reculons en prenant le chemin des écoliers et ce sera une dernière cuite avant d'éparpiller les petits restes dans les bois...
    Baci Céleste

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Si l'on en croit la chanson l'Ancêtre, tu auras même droit à autre chose qu'une ultime libation...
      ^^

      Supprimer
  27. Ca fait des lustres que je n'ai pas écouté cette chanson, très difficile à chanter du reste
    Sur cette photo , ce qui me parle ce sont les blouses ou tabliers qui protégeaient nos vêtements , c'est vrai que nous écrivions à l'encre , fallait faire attention
    J'irai peut être un jour dans un boite , y'a des chances , puisque c'est là qu'on fini tous , mais en attendant , je respire
    Pas vraiment rebelle , ni mouton .. Le sujet inspire en tout cas


    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh oui Jeanne on respire c'est merveilleux, on est vivantes... Et moi je respire plutôt du bon air en ce moment...dans les montagnes.

      Supprimer
  28. Hum, les photos de classe... tu dois en avoir un sacré nombre toi, non ? et bientôt une de plus... bisous ma Célestine

    RépondreSupprimer
  29. Hi hi hi Célestine n'avais-tu pas joué avec nous quand on avait fait circuler nos photos de classes ?
    Un caractère bien trempé ne facilite pas la vie mais j'ai horreur de ceux qui moutonnent !
    Ton billet fait causer, c'est le principal !
    Bisous d'O.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Crois-tu qu'on se ressemble ma Soène? Même si je suis un tout petit peu moins "soupe au lait" avec le temps, je me suis un peu "adoucie"...

      Supprimer

Je lis tous vos petits grains de sel. Je n'ai pas toujours le temps de répondre tout de suite. Mais je finis toujours par le faire. Vous êtes mon eau vive, mon rayon de soleil, ma force tranquille.
Merci par avance pour tout ce que vous écrirez.
Merci de faire vivre mes mots par votre écoute.